I. oimiwMi, r«*<.«o».||iiT'». Alt— • ' '•"' -I
Mm «JIM adultar* m |>«at «ttn li to bi«n qna U femma ffit m ce ptyi d'un lymni, pour c« la m Mtr«p«ril"n^ nnr^vr, F.th. 47. i'.
neitliuàcl. lient, BnuiL Un Sib. x;i, "7o.
I rv« n. H aiitroit baron» et chaTalii>r<
■ nnpui»
faits] lamcD'evnir, fu'ush. I, 1, m. |; »>' .i. .■in^ il'une ehOMmareieonrarte: onciues bienfait ne Tut penlu, Jth, itSaintré, ch. »». Hion faio m. «.. ilnllii diibtitr, TOiOT, M. Tftt. Il XVI* ». I liMi M* bian-faita, ion aine on <!
(piille, UNOiiî, IRO. O"! on vomira »çavuir le bon UMfa, UieSffnequfl au traité dos bicn-fall», jd. «77. Ktarnrmoit qu'il aimoit miouli Mire privA de la recnmpense d'un bienfaict, qufl non puny d'un mesfaict, AMïOT, C<i<on, «7. Il n'avoilbiorn ' ir
donna5t, pour avoir part en leurs bien' wuTre»!, jeunes et dlurlplines, mahourh. Au- »aaI.
— BTY«. UirnfniTf; provenç. bmfac, benifag, hffat; anc, calai, bmfft; nnc. espn^n. bienfechn; portuR. bemffiln; Ital. benefnlln. Dans l'ancienne langue , bienfait avait le sons gùnéral de bonne action.
BIF-WArrETH, TRICE (biin-fètenr, tri-»*), f. m. et f. Il 1* Celui, celle qui a fait du bien. Le» nation» no doivent porter le deuil que de leurs bienfaiteurs, MIBAB. CoJ/re». t. III, p. 394. Ciel! pourquoi Mahomet fut-il son bienfaiteur? volt. Fanât. III, 8. Je chante on secret ma bienfaitrice, dans le fond de nos déserts, volt. Lett. Mme de r/iotVeii', » «vril «770. Bienfaitrice à la fois et maîtresse du monde, «Atiairc, Sparlar.. v, s.HÎ- Àdj. Va, je ne biftme pas ce luxe bienfaiteur Et ce fa.sto public qui prouve la grandeur, m. j. ciiSn, Gracq. ii, s.
— HIST. xiii* ». u lient »oit por mes bienfctor», nen. t. m, p. ï»ï. || xiv s. X «avoir mon se l'en doit plu» rendre grâce et retribucion & son bienfaiteur ou donner k son ami, obesme, Eth. aei. Les liienfaitcurs aiment plu» leur bénéficié» que le» bénéficiés ne amcntceulx qui leur ont bien fait, ID. t7>. 273. Tell kenafatleurs ixîvent legiercmcnt recevoir d'autres aussi grans biens ou plus grans, m. th. 3K&. Il «▼• 8. Le roy Ix)y» unzicsme. nostro maistrc et bienfaicteur, comm. Prnl. \\ xvi* ». Comment luy rendroyent-il» grare» comme k leur bien-facteur T CALV. Insl. M3. Parcn» et ami», ou bien-faiteurs, LAnoDE. 71. Ceulx qui reçoivent des bienfaict» sont tenu» d'en rendre la pareille à leur» bienfaicteur», AKTOT, Philnp. 37. Bienfaiticur, m. Flamin. ao.
— t.TtU. Bien faire; provenç. hefofhnr, befaytm; anc. catal. benfaefor; anc. espagn. bienfechnr; esp.ign. mod. bienheehoT; portiiR. bemp'itnr; ital. bcnefaltore. Du temps de Vaugelas et de (-hiflict, l'u- »age hésitait entre bienfaiteur, bienfaicteur et fti>nfaetevr. Itouhours dOclare qu'il a entendu, toute sa vie, dire bienfaeteur h des (;ens qui parlaient bien ; Chifflet dit que bienfactrice est meilleur que 6i>nfaitrict; et on lit dan» Voiture, Lettre «a» : « Bienfaiteur n'est pa» bon; bienfaeteur no »e dit guère; dites, s'il vou» platt, bienfaicteur. • Aujourrhiii l'usage c«t fixe; et on ne dit que bienfaiteur, bienfaitrice. Bienfatteur est dans Malherbe.
BIKÎl-K<»'DS (biin-fon), i. m. Immeuble», terre», maisons. Il n'est gu're usité qu'au pluriel. Placer »on argent en bieTii-fiinds.
— f.TYM. lUen, fonds.
BIENIIKrRKlX , KISF. (^i^-ncn-^•û , reiVj:'; quelques-uns disent, à tort, hiin-neu-roâ, endonn.int& biin le son nasal de t'n dan» in-digne), adj. || l'Qiiia la félicité, le bonheur. Je le trouve bienheureux de vou» avoir vue, sEv. t». ô bienheureux mille fois L'enfant que te Seigneur aime, bac. Cant. Allei, et soyez ce bienheureux époux, m. tfiihr. m, 4. ô cicll je aérai» ce bienheurem coupable I IB. tîi. n,«. Il U se dit de» choses. (> liienheurcux moment n'est pa» encor venu, cohn. l'nhj. iv, s. Et ce soin bienheureux n'a rien qui vous déplaise, m. Agi/ril. i, 4. Da don qu'il me fait Voudrex-vous retarder le bienheiire'it l'iïelT 1». Cinnd, m, ♦. Et je croyais toniienreuxmomont, nxc Bay i, 4. Dans la ' Ste-Fire, autant éloignée de» voies du aiicleque sa bienheureuse situation la sépare de tout eammeroe du monde, i»»». Anne de Cnnt. ii i- pan» le rtyto rrilgieux, qui jouit de la 1 On 1*8 Mt pris pour ces enfants . <
espriltbienheureut, dnnt la nuKw <■ i .le sainvr,
2?"*»2.ÎÎ!Îlf"''' " *""■"• Il ''«r '•'•vision. Du séjour BMnhMirtttx de la dmoité Je descends dans ee lieu p«r U grâoe habhé. Mr.. «Wà, |»r«J. || Sub-
stantlrement, eras qui sont idmi» I Jouir da la
(■/niiiiil.. Aii>mi>1li> ■>! en nniiiiiilier, ceul que
-.'cHe la cano-
r été admis à
" étemelle. C«iui qui obtient les
iflealion porte le lilr« de Bi»n-
huuiuuj,
reux, «'
une figure joyeuse, épanouie, ^e njoinr niinmc mi
bienheureux , se Utrer ft U joie, aux diTertiise-
mcnt».
— np.M. L'Académie dit cnie bienheureux • riolUi ^nic.f.t.'. iiii,« lo vivlo religieux), et qu'on l'iVrii .m-
mots. Cela n'ost pas :
/ •'■■iz doit s'écrire en il'
quand il signifie : qui a le bonheur de : je le i bien heureux, il est bien heureux d'avoir éch. k ce péril. Mai» bi>n/ifureua, en un seul mot, a uvc autre nuance, et désigne celui qui a la félicité, la bonheur.
— IIIST. xui* 8. Dont nous poon» bien dire que il fu plu» bienoeureiM que Titus l'empereur de Rome. joiNv. 181. Il XVI* s. Bienheureuse est U main qui ta ploya. Et qui vers moy de p"/-/. i'<.nvnya; Bienheureux est, qui apporter la • i, l, 372. Oinfesse donc que je [la mort, leureuse. Puis que sans moy tu ne peu» estre beureux, is. m,
— ÉTYM. Bien, heureux. L'ancienne langue avait plus richement développé ce th';me a yant : tiejirilrer , bieneûré, bieneûrnnt, hieneûreté.
t BIEN-INTE>Tl<)>Xfi. f.E (bifc-nln-tan-sio-né, née; quelques-uns, & tort, prononcent biin-ln-tansio-nô, biin comme in dans in-d gnc), adj. Oui a de bonne» intentions. || Substantivement L'aveuglement de» bien-intentionné» est suivi bientôt apn'^s de ta pénétration de ceux qui mêlent la passion dans les intérêts public» , hetz , n, 448.
— KTYM. Bien, intentionné.
t BIEN-MOITRIR (biin-mou-rir), *. m. Clercs régulier», ministre» des infirmes ou du bicn-mourir, ordre institué pour rendre aux malades toutes sortes do services tant spirituels que corporel».
BIF.ySAL. ALE (bi-è-nnal, nnal), off;. Qui dure deux ans. Office biennaL Magistrature biennale. Emplois biennaux.
— RTYH. Bimnalis, de 6i' pour lit, deux (roy. m»), et nnnii», an (voy. a;«).
BIE>'SftANCE (hiin-séansT, t. f. I| 1* Ce qui sied bien. On peut riro dos erreurs sans blesser la bienséance, PASC. Frov. H. Nous sommes prêts d'offen- »er la bienséance, s^.v. 441. Il n'y a rien qui choque tant la bienséance que ce» sortes de conduites, ID. 8. Il était de la biensi'^ance qu'il li.1t société avec ses scmbl.iblcs, nos». Serm. Sept. Les belle» choses le sont moins hors de leur place; tes biens/ance» mettent la perfection, et la rai.son ni' ' 'an-
ces, LA BBOT. 14. Ulysse prér'';rait 1' min
de ta Grùce et la victoire & toutes les i.i. iii- <i amitié et do bienséance particulière, fC.n. TH. rv. Un homme qui t""^-'"-" '"V" !•>•= !"""=.' nnce», m. Tél. XXII. Il y et d'hon-
neur qui dniv- ^ lit, même
k l'égard des ennemis, boli.i:», Jlitt. anc. xvi, 8, Vous reganlerer. son ministère comme une bienséance de mal.idie, mas». Impén. Vou» êtes d'un sexe et d'un rang qui vou» met dans les biens/'ances du monde, id. Elus. Joug qu'on ne par bienséance, m. TiVd. 2. Pour r'
seri
hienrn.
le fuient , : . . ; ', ;
sent l'approciier qu'avec précaution, et no lui ron- "Icnt plu» que des offices de bienséance ot de cnn trainta, m. IforI du pécheur. Et même k ■ il est do bien'fi'ince Do ne j-vas trop vou» e:, CORK. i4(jr'ti7in,i. a.Oue, »€nsihleauxgnOLs il. s pi.iisirs, Iv'oigné d» Pintempérancn, le forme ancor quelques cli^slrs, San» offenser fa biensAanre, ciiAi-LiKr, Ode AH. le due. ||l* Terme de littérature.
Ce qui r.n\!ent. I«» bien-séancrs oratoires La
K^nn deni.inilc une exacte raison; L'étroite bienséance y veut ftre c.inire. » r. Art n ii. Il semble quo 1 cn»N. Fx. dr I exactement tjmais il ne iwitrn», V quelqu'i:
done en k-^oihiivub*^ umice qm j^i'iii cm'/
k ta l>(en««4uiM, la font. Fabl. tx, 4a.
morceau ijnl était si r
'■97. Ijrs noV". I ; - ;
différents |
conquises ij
bienséanee, veutut, . iiv. i, p.
Marche Trerisane, la i :it k \» b<«-r
de fempennir, volt. Kaurt, lis. || !
)>i«niéûee, sans avoir d'autre droit qu
propre oonvenaoce.
— MM. MoUtsre a dit en an lieu de d ; O'
son manbliecsi '- ~ » - "'
Cette toamnre <
— itirr. xn» ». ... ,.:
' , M0«T. 1,41». Jg \
^■tiTii, et fi ntp'trent. "
rallie] tr.iila nm llisl. l, 49. Ijt, d'voit garder la liant Paris, ID. r
— f.TVM. Birnunnl.
BIE>Sf.A>T, ANTE n.iin-sé an, »n-f).ad/. Conforme k 1.1 '■ • • '" " " ■ ■ ■ • ' ' ■ • -" ' ''" 'lire.... Il I, porter. I) d'hu- 7. Cl
casion, hOTS. Aniig. i, 4. Mmadehou coup de crainte de »e méprendre, feq une timidité bienséante ft son kv Venez me voir; l'amitié tous ' ccttebonna action; Chose ferez et bivusiinic et saçi- , De son succès amour est caution, anmm,AÉhne D.pour la prier....
— HIST. XIII* ». X Paris [iri ^en revindreirt, U
Itrrtr fVîT
ml 1,;
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irii-nt osses-
'!u reibeawf'r.-
nanf) .f m.
'- 11 Au
cité bii^o tirnT\t
leur p
cens
cuns (Je SCS tiis a, ib.
il sont bon et bien ;
Xïvti, I». L'ordre de
séant. Et si croi que il
niTEB. 240. Il XIV* ».
tcles choses k faire
sioni. " ' ''
ta an estoit bien
mot
Bii et f. Itiiujo lie j jounl't'iii. relui
»UCC'
plur.
— M \M. /il M . rcur.
t BIE>-TE.ME (biin-to-nue), t. f. Possession du binn-lennnt.
BIENTOT (biin-tfl; la », dans U ; i
cr.iîlcfuH» . .ti' } n ; bientôt il VÎendr.T i! l
de Ifti) -irce; en ; . , . , -
tement Une rose qui pa-ssera bipnlùt. Vuoi 1 vous chançez bientijt d'humeur et de langage, a>a?(. Poty. V, f. Mais cet illustre amant vous a bientôt quittée, m. Pomp. rr, 1. Sans moi voui pasaaries
ifttvos
: 'te pas-
iii^t'* ^'ui.tv.i;, .i).ij.'« l'.'-iiii'i vuK a pris
1» écarté», luc. Briu t, S. Qvt» nooa
>nnoiu aisément nos huias, quand la
us les paidonna, et qtie nooa noos
«mot las pina éclairés «t lés plus habiles,
quand nous sommes les plus élei^ et hw plus beu-
I rruT, Boss. Keint i'ÀngUl. || Familii'rement etH-
lement A bientôt, tocitiMNi «rfreré. exprimant
(1.'<ir» oii q»ron n*f*r* reroir bientôt la pcr-
ite loculioa est ni néo-
ela «M bientôt dit, eala
non 4 Ihil*.
loe apitelaatcmpssiinplestta»
' ' - "Mti* l'aniliaire etia ptr-
iitôi TOUS le trerrei retenir, r^ir par eux le* ftMSOtftuwl bien
. bovrgoig. Md; 9tnj, hm-
VTKn.LAXCR fbiin-Ti-naa-a*; OmonHléaf
«ittnbforableda
ifOOB m'é*
BIE
coulez. Avoir de la bienveillance pour quelqu'un. Gagner, se concilier ou s'attirer la bienveillance de quelqu'un. Reçu avec bienveillance parleminiolre. Homme sans bienveillance. DeVinius par là gagnant la bienveillance, cobn. Qthon, m, i. Ma franchise surtout gagna sa bienveillance, boil. l'oés. diverses, XXIII. Il n'en est pas de même des grands d'Europe, à qui la disgrice n'ôte rien que la bienveillance et la faveur, montesq. Lett. pers. <02.
— KEM. Malherbe disait hienveuillance (ii, 4) : Oui ne sait point qu'à sa vaillance 11 ne se peut rien ajouter? Qu'on reçoit de sa bionveuiUance Tout ce qu'on en doit souhaiter?
— msT. XIII" s. Amitié est nommée l'une : C'est bonne volenté commune De gens enlr'eujs sans descordance Selon la Dieu benivoillance, teJÎO4e,4704. Por ce amoit moult l'acointance De Richece et la bien-voillance, ib. Ii2fl. ||xiv« s. Benivolence a similitude à chose amable et seruble eslre amisté.mes ce n'est pas amisté , obesme , Eth. 209. Amislé est begnivolence entre ceulz qui veulent l'un à l'autre bien contre bien, ID. ib. 232. || xv" s. Or ne soullïez que je mendie; Mais de vostie begnivolence. Me laissiez mes gaiges à vie, E. descuamps, Supplication. Il xvi' s. Il ne sçait pas, pour avant jeu, capter la benevolence du candide lecteur, mont, i, <88. La jalousie de nos femmes pour nous empescher de l'amitié et hienveuillance d'autres femmes, m. i, 245. Geste victoire ne luy apporta pas moins de bienvueillance, d'honneur et de gloire, qu'avoient fait les deux autres premières, amyot, Cain. Toutefois ili! ne continuèrent pas ceste benevolence quand ilz furent instalez en leur estât, ains eurent tousjours desbat ensemble, m. Crassus, 23.
— ÈTYM. Bienveillant ; provenç. benvolensa, bevolensa; catcd. bcnecolema; espagn. benevolencia; ital. benevolen;:a. La langue a longtemps hésité entée benivoillance , bienvoillance, benivolence elbienveuillance.
BIENVEILLANT, ANTE ( biin-vè-llan , llan-t'. Il mouillées, et non biin-vè-yan), adj. Qui a, qui marque de la bienveillance. 11 s'est montré fort bienveillant à mon égard. Un accueil bienveillant.
— HIST. XIII" s. T'ainie et tous ses bien-veillans Dois honorer et obiers tenir, la Rose, 2578. || xv=s. Mon cœur a envoyé quérir Tous ses bienvueillans et amis, Il veult son grand conseil tenir, ch. d'okl. Bail. '2b. Tant allèrent ces paroles que par aucuns des amis et bienvueillans du mareschal luy furent rapportées là où il estoit, Bouciq. ii, 26. Et eust esté bon que les amys et bienvueillans du royaulme l'eussent veue [la puissance du royaulme de France], af- Cu qu'ils en eussent eu estimation telle qu'il appartient, COMM. I, 0.
— ÉTYM. Bienveillant pour bienveuillant, debien et veuillant, participe aujourd'hui inusité de vouloir (voy. vouloir); provenç. benvolcnt, beiolent, benvolen; ital. benivolente. Il est fâcheux que l'assimdation ait confondu veuillant avec veillant (qui est de veiller) , et n'ait pas gardé cet ancien participe présent; d'autant plus que celte forme du verbe vouloir se trouve dans : que je veuille, etc.
t BIE.WENIU (bien-ve-nir), t). a. Usité seulement dans cette locution : se faire bienvenir dans la société , de la société, faire qu'on soit bien accueilli.
— HIST. xii° s. Bienveigniez vous, dit-il, mi dru et mi domaine, Soï. 30. ||xv"s. Le roi dit à sa sœur : bienveL3z,mabollesœur et monbeauueveu.FRoiss. I, I, 7. Il xvi" s. Â bienveigner, à prendre congé, à remercier, à saluer, momt. i, 292. De la teste, nous convions, renvoyons, desadvouons, bienveignons, ID. Il, <69. Sa femme le bienveignantdeses criailleries accoustumées, ID. Ill, iil.
— ÉTYM. Bien, venir.
BIENVENU, UE (biin-ve-nu, nue), adj. Oui arrive à point; que l'on accueille avec satisfaction. C'est un homme qui est bienvenu partout. || Familièrement. Vous ne seriez pas bienvenu à lui dire cela , vous seriez mal accueilli si vous lui disiez cela. Il Substantivement. Soyez le bienvenu. C'est une fille qui vient de naître; elle est la bienvenue. Toutes vos lettres seront les bienvenues, sév. 279.
— HIST. xu" s. L'apostohes l'asiet juste lui erramment, E bien seit il venuz, ço li ad dit suvent, Th. le niart. 68. || xiu" s. Et Alexis respondi que bien fust il venus come ses fils qui auroit sa fille à feme, villeh. cxv. Comment avez à nom? que bien soiez venue, Berte , lu. Sire , fait-il au roy, très bien venus soies, ib. cxx. Tex chevaliers preus et vaillaus, Larges, cortois et bataillans. Doit partout estre bien venus, Loés, amés et chier tenus, lallose, )8U09. Il xv" s. Et partout sont-ils bien-venus [Gennevois et VéuitiensJ pour l'or et l'argent qu'ils p^'r-
BiË
tant ou pour les marchandises que ils eschangent, Fiioiss. II, m, 26. Tous deus estes céans les bien venuz, CH. u'orl. (o. ||xvi's. Celte lettre fut la bienvenue pour servir d'excuse au levement du siège,
d'aub. Il ut. II, 267.
— ÉTYM. Bien-tenir.
BIKNVENUE (hiin-ve-nue) , s. f. \\ i' L'heureuse arrivée de quelqu'un. || 2" Bon accueil. Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux , a. cuén. Jeune captive. || 3° Réception dans un corps, etfrais du régal qu'on paye à ses nouveaux compagnons. Mazet à qui pour bienvenue L'on fait bêcher.... la FONT. Maset. 11 fut hué et paya do cette façon sa bienvenue, j.j. rouss. Ém. v.
— HIST. XV" s. Si fut, après ses bienviengnues, une bonne pièce à séjour, Bouciq. i, ch. 35. Se ret'yra ledit duc à Gand, oii il luy fut fait une bien venue de grant despense, co.Ma. ii, 5. || xvi" s. Ce prince s'enquist si on avoit jjris ce psaume exprès pour sa bien-venue, d'aub. HiU. u, <88. A la bienvenue et réception de.... cakloix, vi, il.
— ÉTYM. Bienvenu.
BIENVOULU, UE (biin-vou-lu, lue), adj. S qui l'on veut du bien. Je vécus tranquille et toujours bienvoulu dans Chambéry, ).}. rouss. Conf. v. Ces Banians et les Guêbres sont bienvoulus partout , volt. Mœurs, »02.
— HIST. XV" s. Et s'il pensoit de n'estre point bien
VÛUllu, COMM. VI, 7.
— ÉTYM. Bien , ^vouloir.
i. BIÈKE (biè-r'. Quelques-uns écrivent bierre, dit l'Académie), s. f. Boisson fermentée faite avec le houblon et les graines céréales, particulièrement avec l'orge. Bière de mars, bière brassée en mars. Double bière, bière forte, petite bière, ce sont diverses sortes de bières, selon la quantité d'alcool qui s'est développée par la fermentation; la petite IJière est celle qui en contient le moins, jj Fig. Ce n'est pas de la petite bière, ce n'est pas peu de chose. Il C'est une enseigne à bière , se dit d'un tableau, d'un portrait très-mal peint.
— HIST. XVI" s. La bière est une boisson faite avec des grains; diver,sement nommée, selon les pais et les langues, chacun aiant sa particulière appellation, comme Medon, Guttale, Cervoise, Queute, Aile, et semblables , usitées en Lorraine, Angleterre, Esoosse, Flandres, Allemaigne, Pologne, Bohême, Dannemarch, Moscovie et autres nations septentrionales.... 0. DE SERRES, 261.
— ÉTYM. Ital. birra; d'un mot aussi bien germanique que celtique :angl. saxon, i/cor; anc. scandin. bior ; anc. haul-allcm. pior; ailem. mod. /iier; gaéb beôir; has-bret. bioro'h.
2. BIÈIVE (biè-r'), s. f. Coffre où l'on enferme un mort. Et l'art imitant la nature Bâtit d'une même figure Notre bière et notre berceau, roïh. St Gen. V, *. Au pied du cet autel de structure grossière Glt sans pompe, enfermé dans une vile bière, Le plus savant mortel qui jamais ait écrit, boil. Épitaplie d'/irnawW.Âsamort on lecloue dans une bière, j. j. ROuss. Jim. I. Notre défunt était en carrosse porté, Bien et dûment empaqueté. Et vêtu d'une robe, hélas! qu'on nomme bière, Robe d'hiver, ro'ued'été Que les morts ne dépouillent guère, la font. Fab. vu, U.
— HIST. XI" S. [Ils] Lèveront nous en bières [brancards] sur somiers [bêtes de somme], Ch. de Roi. cxxx. Il XII" s. En Aleschans fu la bataille fiere; Le jor i fist Renoars mainte bière, Bat. d'Àhsckans, 0291. Prendront nos cors, qu'il ne voudront laissier, Desor les bières [brancards] que porteront sommier, Jionc. p. 83. Faisons des bières de verges et de peaus, ib. p. 160. Tout droit à Blaives [il] fist les berres [brancards] porter, ib. p. -168. Nel larra [il ne le laissera] qu'il n'i aut [aille] pur vivre u pur mûrir ; Ainz s'i fereit porter sur bière e susienir. Th. le mart. 35. E meïsmes li reis seiveit la bierre. Huis, <32. Il XIII" s. Acoslez s'est à une pierre; Bien vosist estre mors en bière, Ben. 6G42. Bau sire, laissiez cest alere, Mes faites une bière fere X porter Roouel en l'ost, ib. 24828. Dedenz gisoit une geUne Que l'en amenoit en Utieie Fête autresi com une bière, ib. 8980. Mors gist [il] là hors en leu de bière En ces fossés, gûle haée, la Rose, fiocs. Al conte Estevenon font la bière aprester, X douze des plus povres de l'ost se fist porter. Douze deniers de Luqueàchascun fist uoner, Ch. d'Ant. vi, 226. || xv" s. Item s'en suivent ceux qui portèrent les bannières de la bière et du tournoy [funéraiUes du comte de Flandre], Fiiûiss. u, u, 2<7. Se j'avoye la maislrie Sur ceste faulse mesgnie. Je les meisse tous en bière; Si est telle ma prière; Je pry Dieu qu'il les maudie, eu. b'orl. Bal. 26.
BIF
— ETYM. 'Wallon, bitd, brancard; namurois, M, bière; rouchi, teard, civière; provenç. bera; ital. bara; de l'aileni. Bahre, civière, de l'auc. liaut-al* lem. bdra; anglo-sax. bxr, lire.
BIÈVRE (bié-vr'), s. m. Nom du castor.
— HIST. xiv"s. Il n'y otvars ne gris ne drap fourra de bievre, Girart de Uoss. au44. Pour un chappel d e bievre, fourré d'armines, laborde. Émaux, p. 20« Il XV" s. Arriva Saintré, qui couvert tsloit jun trè» bel chapcl de bievre, J. de Saintré, 60. Peaulx de martres et de bieuvres, Percc/'or. t.iv,p.28. Ijxvi's. Entre les animaux terrestres et aquatiques sont les amphibies : comme sont les bievres, loustres, tortues, FARË, Animaux, 24.
— ÉTYM. Anc. wallon, buivre; du celtique :comwall. befer; ou de l'allemand Biber. Comparez ie latin fiber, castor. On a rapproché le sanscrit boh bhru, rat, ichneumon.
BIEZ (bié), t. m. Fossé creusé à côté d'une rivière pour l'usage d'un moulin, et pris d'assez loin pour pouvoir ménager une chute d'eau ou au moins une penta qui augmente la rapidité de l'eau. Le conduit se nomme buse quand l'eau tombe sur la roue, et coursier quand elle passe au-dessous.
— HIST. xii" s. De faire bieus, murs e fossés, benoît, Chron. 267H. Tuz en jur [les paysans] sont semons de plaiz : Plaiz de forez, plaiz de moneies, Plaiz de biez et plaiz de moutes [moutures], wace, Hou, 5975-6074. || xiu" S. Sire, ce n'est marlicre viez. Ne grant fousez, ne parfont biez, Ainz est abimes vraiemenl, Ben. 20220. Que tute la grant ewe fait isirde sun bied. Voyage de Charlem. 774.
—ÉTYM. Norm. bieu, ruisseau; génev.fti; wallon, bi; rouchi, biéfe; piém. bial; génois, ieo; bas-lat. bedale, biale, beale, bedum, becium , byesium; du germanique .angb saxon, bed; anc. nord, bedr; anc. haut alleûi. betli; allem. moderne, Bett, proprement lit, par suite lit d'une rivière, d'un fossé, conduit. Il y a bien dans le bas-breton béx, fossé, mais isolé et sans congénère dans les autres langues celtiques. Biei en deux syllabes, de Wace, vient de bedale; bies monosyllabe vient de bedum.
tBlFASCIÉ, ÉE (bi-fa-ssi-é, ée), adj. Terme didactique. Qui offre deux bandes.
— ËTY.M. Bi pour bis (voy. bis) , et fascia, bande, t BIFÈllE (bi-fè-r') , adj. Terme de botanique. Qui
produit du fruit deux fois dans l'année.
— ÉTYM. iii/er , de bi pour bis, et [er, qui porte.
t BIFFAGE (bi-faj'), s. m. Les ratures faites sur une pièce d'écriture.
— ÉTYM. Biffer.
t BIFFE (bi-f), s. f. Pierre précieuse contrefaite.
— HIST. xvi" s. 11 achapta une fois un diameni faux, fort grossièrement faict; quoy voyant, uusien ami lui dit : Vous n'avez gueres à faire de porter ceste biffe, les Contes du sieur Gaulard, p. 33.
— ÉTYM. II est possible que biffe soit, en ce sens, une altération de l'italien tc//'a, tromperie, attrape. Mais il y avait dans l'ancien français, biffe, signifiant une sorte d'élofle (voy. biffer, à l'étymologie).
BIFFÉ, ÉE (bi-fé, fée), part, poisi. Un passage bifi'é. Un acte biffé. Sur les registres des curés la qualité de prince [du cardinal de Bouillon] fut rayée, biffée; et annoté en marge, que.... ST-siJt. 280, 45.
f BIFFEMENT (bi-fe-man), s. m. Action de biffer. Il Dans les statuts des orfèvres, biffement était employé pour exprimer l'aciioa de rompre les poinçons.
— HIST. xvi" s. Aussi s'estoyent-ils bien recordez ensemble, pour parvenir au bifement des deux parties de question, froume^nieau, Finances, 3" livre, p. 425.
— ÉTYM. Biffer.
BIFFER (bi-fé), r. o. || 1' Effacer ce qui est écrit. Biffer une ligne. || 2° Terme de palais. Annuler en effaçant. Biffer une clause d'un contrat. || 3" Rompre. 11 t'tait dit dans les statuts des orfèvres que l'on bifferait ou romprait les poinçons des maîtres après leur décès.
— ETYM. xvi" S. Portrait si biffé qu'il ne s'est peu faire coguoissable , mEnaiiu, Uist. de du Guesclin, p. VI.
— ÉTYM. Origine incertaine. Ménage le tire do blafard, parce qu'en effaçant on rend pile; ce qui ne peut se soutenir. On a, dans le b.is-latin et l'ancien français, biffa et biffe, signifiant une sorte d'étoffe qui était rayée : Et de biffes cameUncs raiées, Liv. des met. 393, Qui veut sa roI.e de brunote, D'escarlate ou de violete, Ou biffe de bone manière, BABBAZAN, Fabliaux, éd. méon, t.iv, p. 4î!). Il serait possible que de là on eût fait biffer pour rayer. Il y a aussi im composé des-biffer f Au reste