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— XIII*». Et li : :.inlen «erotit ctjniii, Berte, l. Bien savez <|u'oii ne peut pastrr
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fit le plus grand, quant ils sont bien avecques Diflu, Jehan de Saintré, ch. 43.
— XVI* s. Et pour l'escouter mieux. Servir voudrois d'oreilles tous mes sens. Bien qu'à tantd'ljcur trop foible je les sens, st gelais, <8t. Bien qu'en pourtraict ne vous deust faire envie. Quand vous avez le personnage envie.... id. <90. ISien que de tant les restes soyent petites, id. ) na. Où Dieu veult bien, le diable ne peut nuire, J. MAnoT, v, 23. Et bien qu'encor cest espoir la déçoit. Un autre après et un autre en reçoit, la boét. 486. Il ne mesprisera pas celui auquel il fait bien pour son indigence, CALV. Instit. Mb. Bien que je sçay que ce qu'on estime bonnes nouvelles ne vous ont esté celées, si faut il que je vous die que.... marg. Leit. 24. Les affaires de bien en mieulx vont en amendant par la bonne et briefve délivrance de Messieurs, id. ib. 81. Quant bien elle le voudroit, elle ne sauroit endurer la litière, id. ib. (42. Soipion, en bien mourant, MONT. I, 67. Ou bien c'est que.... id. i, 69. Les femmes produisent bien toutes seules des.... id. i, 3). J'ay veu des récits bien plaisants devenir très ennuyeux, ID. I, 35. Une troupe de bien dix mille hommes, m. i, 62. Les plus parfaictz se sont bien contentez de.... id. i, 70. Eh bien! quand ce seroit la mort! id. i, 76. Bien qu'à la vérité iapluspart de nos actions ne soient que masque et fard, id. i,2C0. Et quand bien le corps s'en esmouveroit.... 1D.I,303. Ceux qui enseignent à estre bien à cheval, à jouer des armes et à voltiger, langue, 129. Il nous faut confesser que bien nous prend, de quoy Dieu veille pour nous, et nous sert de rempar, id. 389. Il estoit bien mal aisé de trouver la sépulture ; et quand bien on l'eu-t trouvée, encore estoit il p'-us difficile d'en emporter les os, amyot, TItés. 44. Profiter de bien en mieulx, id. Lyc. et Num. iO. Il fut taillé en pièces bien quinze mille hommes, ro. Fab. e. La. paix fut bien faitte pour lors, mais incontinent après.... ID. Marcel. 6. Hz n'estoient pas bien l'un de l'autre, à cause de quelque différent, que le père de Eumenes avoit à l'encontre de cestuy Hecatœus, ID. Eumènes, (5. Dont ne sont par après les chandelles trop faciles à fondre, bien qu'elles sont vieil-
es, gardées de long temps, o. de sebres, 879.
— ÉTYM. Bressan, bin; Berry, hin; picard, hen, prononcé htn ; bourguig. bé, ben; normand, bé; provenç. et catal. ben, be; anc. espagn. ben; espagn. Bod. bien; portug. bem;ilal. bcne, be ; dulat. bene. Marg. Buffet (Observ.p. 54, teea) dit que bien que pour quoique est une vieille façon de parler qu'on doit éviter, spécialement en écrivant. Cependant bien que était dès lors employé parles meilleurs auteurs, et il est resté en bon usage; D'après l'historique ci-dessus, cette locution ne paraît s'être établie qu'à partir du xvi" siècle.
BIEN-AIMÊ, ÊE (biè-nè-mé, mée; d'autres disent, ce qui est moins bon, biin-nè-mé, mée, en donnant à biin le son nasal de in dans in-digne), ad}. Qui est l'objet d'une affection particulière. Fils bien-aimé. Jean, le disciple bien-aimé de Jésus-Christ. Entrez, dira le chœur des anges, 0 vous d'un Dieu de paix les enfants bien-aimés! delav. Paria, iv, 7. || Substantivement. Benjamin était le bien-aimé de son père. C'est ma bien-aimée.
— HIST. XVI" s. Ce frère bienaymé, mont, i,
— ETYM. Bien, ai'm^; wallon, binamé.
BIEN-DIRE (biin-di-r'), s. m. Hal)ilelé à parler; parler agréable, gracieux, fleuri. Qu'eux tous seuls du bien-dire ont trouvé la méthode, Et que rien n'est parfait s'il n'est fait à leur mode, Régnier, Sal. IX. Pour disputer le prix du bien-dire, Boss. Par. de Dieu, 2. L'abbé de Choisy y perdit [auprès du roi] toute son insinuation, son esprit et son bien-dire, st-sim. 200, 174. Il [le duc de Berry] était amoureux fou de Mme la duchesse de Berry, et en admiration perpétuelle de .son esprit et de son bien-dire, id. 294, 23. Las! si j'avais pouvoir d'oublier Sa beauté, son bien-dire, Et son tant doux, tant doux regarder. Finirait mon martyre, vers anciens cités par laharpe. |{ Familièrement. Être sur son bien-dire, affecter de bien parler.
— REM. L'Académie, qui ne donne que être, se mettre sur son bien-dire, observe que hors de là le trait d'union doit être omis et qu'il faut écrire : le bien dire, prenant dire comme un infinitif auquel bien e.st joint. Mais elle n'a pas tenu compte de l'emploi que Régnier, Bossuet et St-Simon en ont fait, et qui est excellent. Cet emploi réclame le trait d'union que l'on mettra toutes les fois que, d'après leur exemple, on se servira de bien-dire comme d'un substantif.
— IHST. xvt' s. La grâce de bien dire, qui est
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née en nostre France depuis cinquante ans, on haillan, llist. Préf.
— ÉTYM. Bien, et dire.
niEN-DI.SANT, ANTE(biin-di-zan, zan-t*), adj. Il 1° Qui parle élégamment , facilement. C'est un homme bien-dùsant. Voire subtileetbien-disante tristesse, BALZ. I, 237. Ainsi raisonnait Paul-Louis, et cependant écoutait le jeune homme bien-disant, auquel, à la fin, il s'en remet, lui confiant sa cause imperdable, p. L. couiuer, Procès. || Substantivement. Après ceux qui font des présents. L'amour est pour les bien-disanls, ri'onier, Am. \\ 2° Qui dit du i)ien d'autrui, par opposition à médisant. Cet hommeest bien-disant. || Peu usité en ce sens.
— Etym. Bien, dire.
BIEN-ÊTRE (l)iè-nê-tr'; quelques-uns disent biinnê-tr", en donnant, à tort, à biin le son nasal de in dans in-digne), s. m. \\ l°Étatdu corps ou de l'esprit dans lequel on sent qu'on est bien. Le gouvernement veille au bien-être public. La fièvre ayant cessé, il éprouva du bien-être. Les chats sont possesseurs d'un bien-être qui n'attend rien de nous; avec quelle économie ne joui.ssent-ils pas du bien-être! mùntcrif dans DESFONTAiNES. || 2° t'iat de fortune convenable, douce aisance. 11 regrette le bien-être qu'il a perdu. J'attends de votre volonté seule un sacrifice de quelques années, d'où dépend l'établi.ssement de votre fille et le bien-être de toute voire vie, bern. de s.-p. Paul et Virg. La misère avait affaibli les ressorts de l'âme de M. André; le bien-être leur a rendu leur élasticité, volt. l'Homme aux quarante écus, le bon sens de M. André.
— HIST. XVI* s. îS'ostre bien estre, ce n'est que la privation d'estre mal, mont, ii, 2i5.
— ÉTYM. Bien, (tre.
t BIEN-FAIRE (biin-fê-r'), v.n. Faire plaisir, faire du bien à quelqu'un. Il se plaît à bien-faire à tout le monde. Sa première inclination est de nous bienfaire, Boss. Bonté, I. Il reçoit comme un bienfait, quand nous lui donnons le moyen de nous bienfaire, ID. I, Yisit. 2. L'homme en bien-faisant ne dépend que de lui-même, i. j. Rouss. Km. v.
— REM. Ce mot a vieilli; mais il pourrait encore être employé, surtout aux modes et temps où Bossuet et J. J. Rousseau s'en sont servis.
— HIST. xiii" s. Et bien li portèrent tesmoignage cil qui là furent, qui par son bieufere fuient rescous, et bien furent tout près d'estre perdus, villeii. cxxxv. Ses bionfaire ne li pot riens valoir, Chron. de Beims, <4l. || xiv s. Ceulz qui ont bienfait veulent que ceulz vivent à qui il ont bienfait, pour gaigner et recevoir d'eulz grâces et rétributions , OBESME, Eth. 273. Il XV" S. Quant Dieu fut las de leur bienfaire, comm. i, 3. || xvi's. Cette sienne libéralité consiste à leur mettre en main les moyens de luy bienfaire, mont, i, 217. Qu'il ayt besoin de moi, je lui bienferay volontiers, ID. I, 270. Chacun est obhgéde bien faire aux plus inconnus, langue, 73.
— ÉTYM. Bitn, (aire.
BIENFAISANCE (biin-fe-zan-s', ou biin-fè-zans'; la seconde prononciation est surtout employée dans la récitation et la lecture), s. f. Pratique des bienfaits, habitude de faire du bien. Une bienfaisance éclairée, active, Les lois doivent tendre à inspirer l'application, le travail, l'économie, la tempérance, l'équité, la bienfaisance, l'abbé de st- PIEHRE, Mém. pour diminuer les procès. DienfuileuT est un de ces mots composés qui portent avec eux leur définition; le bienfaiteur est celui qui fait du bien.... mais tous les bienfaits ne partent pas de la bienfaisance, duclos, Considnations sur les mœurs , ch.xvi. Certain législateur [l'abbé de St-Pierre].... Vient de créer un mot qui manque à Vaugelas, Ce mot est bienfaisance, il me plaît.... volt. IHsc.T. La. grandeur véritable est dans. la bienfaisance, Arnaud, Béguins, i, 4. Aux êtres animés tu donnas l'existence. Pour épancher sur eux ta vaste bienfaisance, S.T-LAMBERT, Saisons, Hiver. \\ Terme de droit. Contrat de bienfaisance, contrat dans lequel l'une des parties procure à l'autre un avantage purement gratuit. Il Terme d'administration. Bureau de bienfaisance, bureau où l'on distribue des secours aux nécessiteux.
— REM. Bienfaisance né se trouve dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à pirtir de l'édition de
— HIST. XVI* s. Par miséricorde et bcneficence les péchez noussont remis. — L'aulheur de l'epistre aux Hébreux, recommandant humanité et bcneficence, dit que Dieu se délecte de tels sacrifices, CALV. Inst. 51». Pour rendre grâces et honorer sa libéralité et beneficence par ceste souvenance éternelle, AMYOT, Public. 36.
BIE
— lîTYM. Bien, faire. Ce mot est dû à l'abbé de St-Pierre. L'idée qu'il exprime était autrefois rendue par beneficence.
BIENFAISANT, ANTE (biin-fezan, lan-t' ou biinfè-zan, z,in-t'; cette dernière prononcialioii est usitée de préférence dans la récitation), adj. \\ 1" Qui aima à faire du bien. Vous serez fidèle, honnête, humble, reconnaissant, bienfaisant, pasc. dans cousin. Elle a usé chrétiennement de la bonne et de la mauvaise fortune ; dans l'une elle a été bienfaisante ; dans l'autre elle s'est montrée toujours invincible, ROSS. Reine ^Anglet. Dans toute l'ajlministration de la justice, il nous paraissait un homme que sa nature avait fait bienfaisant, et que la raison rendait inflexible, id. le Tellier. ht vous, divinités aux hommes bienfaisantes, Qui tempérez les airs, qui régnez sur les plantes, la pont. Quinquina, II. César bienfaisant est mort assassiné, voltaire, Trvimv. v, 5. || 2° Dont rinfiufnce est utile, en parlant des choses. La bienfaisante nature. De» soins bienfaisants. Une liqueur bienfaisante.
— HIST. xiii* s. Ja ne sera si bien fesans, Oue chascunsses ovres ne blasme, laUose, 8006. ||xv*s. Là eut un fort assaut et périlleux, et moult de bienfaisans d'un costé etd'autre, proii=s. i, i, lo*.
— ÉTYM. Bien, faire; bourguig. béfensant. Dans l'ancienne langue, bienfaisant voulait dire non pas seulement celui qui a de la bienfaisance, mais, en général, celui qui fait bien en quoi que ce soit. Ainsi l'on était bienfaisant dans une bataille, quand on s'y comportait bravement.
BIENFAIT (biin-fè; le t se lie: un bienfait espéré, dites ; un biin-fè-t espéré; au pluriel, \'s se lie : les bienfaits espérés, dites : les biin-fè-z espérés; bienfaits rime avec bleuets .jamais , succès , faix) ,î. m. j| l"Bien qu'on fait à qnebiu'un. On sent qu'à leur place [des grands] on serait trop heureux de répandre la joie et l'allégresse dans les coeurs en y répandant des bienfaits, MASS. Humaiiiié des Grands. Car enfin, quoique j'estime vos bienfaits, j'aime encore mieux vos caresses; et si l'on ne pouvaitêtre de vos commis et de vos amis à la fois, je pense que vous me faites l'honneur de croire que je ne délibérerais guère sur ce choix, voit. I.elt. 4 75. On ôte du mérite au bienfait qu'on retarde, rotr. Bélis. li, <0. Les bienfaits ne font pas toujours ce que tu penses. D'une main criminelle ils tiennent lieu d'offenses, corn. Cinna, I, 2. Un bienfait reproché tint toujours lieu d'offense, RAC. Ipliig. IV, 6. Les bienfaits dans un cœur balancent-ils l'amour? id. Baj. m, 7. EtnesufBt-il pas, seigneur, à vos souhaits Que le bonheur public soit un de vos bienfaits? ro. Bri«. iv, 3. Les bienfaits peuvent tout sur une âme bien née, volt. Tancr. u, 6. || 2° Par extension, bien, utiUté. Les bienfaits de la science. Considérez que Rome en reçoit du bienfait [de la trahison qui livre Carthage] ; Approuvez une cause en louant son effet, mairet. M. d'Asdriibal, m, 2. Un mari, une femme, un père, un fils ne sont liés entre eux que par l'amour qu'ils se portent ou par les bienfaits qu'ils se procurent, montesq. Lett. pers. (04. || Proverbes. Un bienfait n'est jamais perdu, c'est-à-dire une bonne action a toujours sa récompense. || Les injures s'écrivent sur l'airain et les bienfaits sur le sable, c'est-àdire on garde un long souvenir des injures, tandis qu'on oublie facilement les bienfaits.
— SYN. bienfait, service, bon office. Le bienfait est un acte par lequel on fait du bien à quelqu'un; le service, un acte par lequel on le sert; le bon office, un acte par lequel on lui vient en aide en quelque chose. Bienfait , étymologiquement , pourrait être le terme général : mais il a pris par l'usage un sens particulier qui exprime que le bienfaiteur a une supériorité de fortune, un surplus dont il fait volontairement emploi en faveur d'une autre personne. Celui qui sauve un homme qui se noie, est non pas son bienfaiteur, mais son sauveur; et celui qui distribue une part de sa fortune est un bienfaiteur. C'est pour cette raison de supériorité de richesse qu'on dit les bienfaits du prince. Le service est imposé par le zèle, par l'amitié; et il ne suppose que le désir d'obliger; du reste tout peut être égal entre celui qui sert et celui que l'on sert. Le bon office est l'emploi de notre crédit, de notre médiation, de notre entremise; le service, comme on voit, est plus général que le bon office. Donner de l'argent est un bienfait ; prêter de l'argent est un service ; faire des démarches, parler pour une affaire, est un bon office.
— HiST. xn* s. Tous U clergés et li home d'aaga, Qui en aumosne et en bienfais [bonnes actions] uiaïaront [demeureront], quesnes. Romancero, p. 94, Il xin* s. Pechiô porte sa paine, et bienfait sa r^