‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 274 sur 504 · BIG · texte numérisé non relu

BIG

BIGORNE (bi-gor-n'). ». f. Sorte d'enclume dont cliaque extrémité est en pointe, et qui sert à tourner en rond ou arrondir les grosses pièces. || Terme de marine. Coin de fer pour couper les clous qu'on trouve dans les joints quand on calfate. || Terme de métier. Masse en bois qui sert au corroyeur à fouler les peaux mouillées.

— HIST. XIV* s. Le dit François fery l'exposant d'un baston ferré gros au bout, que on appelle bigorgne, du cange, bùcorna. |{ xvi* s. Le chasteau semble tonner, Tandis qu'on tourne et retourne Le harnois sur la bigourne, Pour le buste façonner,

AMADIS JAMYN, PoésicS, p. 68.

— ÊTYM. Bi pour bis, deux, et corne.

+ BIGORNEAU (bi-gor-nô), s. m. || 1° Petite bigorne ou enclume qui sert à tourner en rond les petites pièces. Il 2" Nom donné dans les départements de l'ouest à un coquillage (littorine vulgaire), espèce comestible, qui est le turbo littoral de Cuvier. Manger des bigorneaux. || 3° Ancien sobriquet moqueur des soldats de manne.

— ÊTYM. Bigorne.

t BIGORNER (bi-gor-n é), V. a. Forger le fer sur la bigorne. Bigorner l'anneau d'une clef.

— ÊTYM. Bigorne.

t. BIGOT, OTE (bi-go, go-t'; le t se lie ; un bigot insensé, dites : un bi-go-t insensé; au pluriel Vs se lie : des bigots insensés, dites : des bi-go-z insensés; bigots rimeavec repos, dos, faux, travaux, etc.), adj. Il 1° Qui est livré à une dévotion étroite et superstitieuse. La différence est totale entre une armée fanatique et une armée bigote , montesq. Rom. 22. Il 2° Substantivement. Un bigot, une bigote. L'un, défenseur zélédesbigotsmis en jeu.... BoiL.Épit. vu. Vous moquez-vous des gens d'avoir fait ce complot? Votre fille n'est point l'aflaire d'un bigot, mol. Tart. II, 2. Les soubrettes sont comme les bigotes, elles font des actions charitables pour se venger, lesage. Turc. I, 9. Sais-tu bien cependant, sous cette humilité. L'orgueil que quelquefois nous cache une bigote? BOiL. Sat. X.

— HIST. xu' s. Moult ont Francheis Normans laidis Et de meffais et de mesdis; Souvent lor dient reproviers, Et claiment bigos et draschiers; Souvent les ont meslez au roi; Souvent dient : Sire, pourquoi Ne tollez la terre as bigos?WACE, Rou, dans DU CANGE, bigothi. || xv* s. Des bigotz ne quiers l'accointanoe, Ne loue leuroppinion, ch. d'orl. iJai. 78. Icelui Rebours en appelant l'abbé de Creste bigot, qui est un mot très injurieux selon le langage du pays, DU GANGE, bigothi. \\xvi' s. Cette Roxolanefit la devotieuse, et cognoissant Soliman bigot et grand bastisseur de chapelles.... d'aub. Hist. 1, si. [L'hypocrisie] Qui parle doucement et sur son dos bigot Va par zèle porter au bûcher un fagot, d'aubig. Tragiques. Bigot dénote celui qui avec une trop grande superstition s'adonne au service difin, pas- QuiER, Recherches, \i\. y m.

— ÊTYM. Bas-lat. 6150(1. Une vieille chronique latine (duchesne, III, 300) dit que Rollon, sommé de baiser le pied du roi Charles, s'écria : JVe se bi god, jamais par Dieu, et que le sobriquet de bigol vint de là aux Normands : by, par, et god. Dieu. On peut soupçonner que l'anecdote (ce qui arrive souvent) a été imaginée pour expliquer le mot. Remarquez (et cela s'oppose à l'étymologie) que le mot est commun aux langues romanes : espagn. bigote, moustache (dans le Dictionnaire de l'Académie de 4696 : bigotelle ou bigotere, pièce d'étoffe ou de cuir dont on se sert pour tenir la moustache relevée), hombre de bigote, homme d'un caractère ferme; ital. s-bigoltire, effrayer, ôter le courage. Fr. Michel a proposé visigolhus, visigoth. Cette étymologie n'est pas sans probabilité; car elle permet, dans bigot, à la fois un terme de mépris et un terme d'éloge; ayant pu, selon le point de vue, exprimer ou un homme méchant ou un homme brave et courageux; d'oii l'italien s-bigottire; et le changement du v en b, toujours diflicile en français, a pu se faire dans les autres langues romanes, qui le comportent davantage. Le sens moderne de bigot ne commence, d'après l'historique, qu'au xv* siècle.

■\ 2. BIGOT (bi-go), s. m. Sorte de pioche à deux fourchons.

— HIST. xiv s. Instrumentum ferreum diclum bigot, DU GANGE, bigo. Il xv« s. Tenant un bigotz ou pale, iD. 16. Le mary d'icelle femme curoit l'estable à ung engin, appelle bigot, id. ib.

— ÊTYM. Bas-lat. bigo, bigonis, peut-être dérivé de bec, à cause de la forme de l'instrument.

BIGOTERIE (bi-go-te-rie) , «. f. La dévotion du bigot. Une bigoterie universelle abattit les courages et endormit l'empire d'Orient, montesq. Rom, 22.

DICT. DE LA LANGUE t'nANCAISE.

BU

— TllST. XVI' S. 11 allégua à son frère pour l'en divertir plusieurs exemples de leur nation qui s'esloit laissée décevoir i telles bigotteries, d'aubigné, Ilist. I, 34. Les moynes, soubz bigotize et faincto dévotion, ne laissent pas défaire de terribles remuements, CABLOIX, V, 2fl.

— ÊTYM. Bigot.

BIGOTI.SME (bi-go -ti-sm'), s. m. Caract&re du bigot. Cadogan faisait agir les prédicants, et remuait par leur moyen les passions du bigotisme protestant, st-sim. 49« , 266.

— ÊTYM. Bigot.

t < . BIGRE I (bi-gr') , interj. Jurement adouci. Trèsfamilier (voy. BOUGRE).

+ 2. BIGRK (bi-gr'), i. m. Terme d'ancienne coutume. Garde forestier spécial pour la conservation des abeilles. || Chasseur d'essaims dans les forêts.

— HIST. xv s. Avons droit d'avoir et tenir en la dite forest [de Couches] ung bigre, lequel peut prendre mousches, miel et cire pour le luminaire de notre dite église, mercher [marquer], couper et abattre les arbres, où elles seront, sans aucun dangier ne reprinse, du cange, bigrus. Ai droit de trois ans en trois ans, quand on met les mouches en ladite forest [de Breteuil], d'envoyer mon bigre avec les bigres du roi, lequel doit estre juré devant le chastelain de Breteuil, de bien et fidèlement querre lesabeiles et le miel, pour en faire mon be- .soing, ID. ib. Et dudit fief d'Auvergny dépend ung hostel appelle laBigrerie, ou l'hostel aux mouches, ID. ib.

— ÊTYM. Bas-lat. bigrus, bigarus. Etymologie inconnue.

BIGUE (bi-gh'), s. f. Terme de marine. Mât ou mAtereau servant à élever des fardeaux à l'aide de poulies ou de cordages qui en garnissent l'extrémité. Il Terme de maçon. Assemblage de deux longues pièces de bois dressées et unies par le haut, où se trouve une poulie.

— ÊTYM. Provenç. biga, bigua, chevron, solive; bas-lat. bigus, biga.

f BIGUER (bi-ghé), V. a. Changer, troquer. Il se dit principalement à certain jeu de cartes : j'ai bigué mon as contre le sien; et absolument, voulezvous biguer? Nous avons remis le reversi sur pied, et, au lieu de biguer, nous disons bigler, sév. 237. Vieux.

— ÉTYM. On indique l'anglo-sax. bygan, bijcgan, vendre et acheter; angl. (0 buy, acheter.

t BIUASTÉ, ÉE (bi-a-sté, stée), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'une double lance.

— ÉTYM. Bi pour bis, et hasta, lance (voy. haste).

f BIUOREAU (bi-o-rô), s. m. Espèce de héron.

BIJON (bi-jon), s. m. Terme de pharmacie. Résine liquide qui coule du pin, sans incision, dite aussi périnet vierge.

BIJOU (bi-jou) ,s. m. Il 1" Petit ouvrage d'un travail élégant et d'une matière précieuse, et qui sert de parure et d'ornement. Elle a vendu tous ses bijoux. Il 2''Fig. Toute chose élégante et ornée, et, en particulier, petite maison élégante et commode. Le financier la Cour avait fait un bijou d'un vilain lieu et d'une méchante maison que Cliamillart lui avait donnée, st-sim. 222, 253. Cirey est charmant, c'est un bijou, VOLT. Lett. vers, 80. || 3° Fig. et familièrement. Cet enfant est un bijou. C'est le bijou de la famille.

— HIST. XVI* s. Il ne convient qu'à des femmes et à des comédiens de se parer de bijoux, henri iv, dans le dictionnaire de dochez.

— ÉTYM. On a indiqué le bas-bret. bisou, bdzou, bcxeu, qui signifie bague, et qui vient de : bas-breton, ht?; gall.bys, doigt. Lechangementd'soude^en j, n'est pas facile. Ménage a indiqué bis-jocare, bijouer, de sorte que bijou exprimerait quelque chose qui joue ou qui brille de plusieurs côtés; cette étymologie est approuvée par Diez.

BIJOUTERIE (bi-jou-te-rie) , s. f. || !• Profession de celui qui fabrique les bijoux ou en fait le commerce. Il 2° Les objets de ce commerce.

— ÉTYM. Bijoutier.

BIJOUTIER, lÈUE (bi-jou-tié, tiô-r"; Vr de bijoutier ne se lie jamais ; au pluriel Vs se lie : les bijoutiers et leurs boutiques , dites : les bi-joutié-z et....), s. m. et f. Celui, celle qui monte les pierres sur or; qui fait et qui vend des bijoux. Il Par extension, celui qui porte sur soi des bijoux. Comme il [le garde des sceaux] était extrêmement bijoutier, et qu'il avait toujours les doigu pleins de petites bagues, ret«, m, ta. Peu usité en ce dernier sens.

— ÉTYM. Bijau,

BIL

tBIJUGCÉ, ÉE(bi-ju-ghé, ghé«), «Jy. Terme do botanique. Qui offre doux couples de parties opposées deux à deux.

— ÉTYM. Bi pour bis, etjugum, joug, couple (voy. joug).

t BlLABIfi,lîEp'i-la-bi-é, ée) , ad;. Terme d'histoire naturelle. Qui est partagé en deux lèvres.

— ÉTYM. Bi pour 6i>, et labium, lèvre (voy. lèvre).

t BILAMELLÉ, ÉE(bi-la-mèl-lé, lée), adj. Terme didactique. Qui est composé de deux lamelles.

BILAN (bi-lan), s. m. || !• Terme de commerce. Anciennement, livre, sorte de carnet sur lequel le négociants ou banquiers inscrivent ce qui leur est dû et ce qu'ils doivent, ou leurs opérations de diverse nature. Aujourd'hui, compte ou mémoire, dans lequel un marchand expose ses dettes actives et passives. Lesbilansdecesdeuxmaisons de commerce. || État de l'actif et du passif d'un négociant en faillite. Déposer son bilan. || Fig. L'état du parquet et de peser et de comparer les raisons des parties, et d'établir cette espèce de bilan avec toutes les grâces et les fleurs de l'éloquence devant les juges, st-sim. 463, <2ï. Il 2° Solde de grand-livre, d'un compte particulier, ou de la clôture d'un inventaire.

— ÉTYM. Ital. bitaneio, balance, de bilanx (voy. balance).

tBILATÉRAL, ALE(bi-la-té-ral, ra-H.ad/.Terme didactique. Qui a deux côtés ; qui se dirige de doux côtés opposés. Il Terme de jurisprudence. Qui assigne des obligations aux deux parties contractantes. Des contrats bilatéraux.

— ÊTYM. Bi pour bis, et latéral.

BILBOQUET (bil-bo-kè; le t ne se lie pas dans le

parler ordinaire; au pluriel Vs se lie : des bilboquets en ivoire, dites: desbil-bo-kè-zen ivoire; bilboquets rimeavectraits, jamais, succès, etc.), i. m. ||1* Jouet de bois ou d'ivoire, composé d'un petit bâton qui est terminé par une pointe à un bout et une sorte d'écuelle à l'autre, et d'une boule qui, suspendue au bâton et percée d'un trou, doit être reçue par un bout ou par l'autre dubâton. Jouer au bilboquet. Il 2° Petite figure en moelle de sureau ou autre substance très-légère, avec un peu de plomb aux pieds, qui se redresse brusquement, de quelque façon qu'on la pose. Il Fig. et familièrement. Leduc d'Orléans, qui se prenait assez aux figures, me répondait sans cesse : mais on se moquera de nous avec ce bilboquet [la Vrillière], nain grosset, monté sur de hauts talons, st-simon, 396, (42. || Familièrement. Se tenir droit comme un bilboquet, se tenir toujours debout. || Se retrouver toujours sur ses jambes comme un bilboquet, se tirer toujours d'affaire quoi qu'il arrive. || C'est un vrai bilboquet, c'est un homme sans consistance. || 3° Terme de typographie. Léger ouvrage de ville, tel que têtes de lettres, cartes d'adresse, factures, etc. || 4° Morceau de fer dans lequel le monnayeur ajuste le flan. || Outil avec lequel le doreur place l'or dans les endroits difficiles à atteindre. || Fragment de pierre bon seulement à faire du moellon.

— HIST. xvi* s. Henri III portoit quelquefois à la main un bilboquet dont il se jouoit. Journal di Henri III, p. 89.

— ÉTYM. Bil pour bille, avec une finale qui est sans doute bocquet, fer de lance dans la blason (voy. bocouet).

BILE (bi-1') , î. /". Il !• Matière animale particulière, liquide, amère, jaunâtre ou verdâtre, savonneuse, qui se fait dans le foie, et qui, se rendant dans le duodénum, sert à la digestion. L'eau se jaunit en bile au corps du bilieux, Régnier, Sat. v. Des yeux remplis de bile font voir tout j.iune, boss. Connaist. 1 7. Dont le cerveau est offusqué par les noires vapeurs de la bile, desc. Médit. 1. 1| 2* Fig. Mauvaise humeur, colère. Une humeur chagrine décharge sa bile sur eux, boss. Pens. 22. Ils ont une bile intarissable sur les plus petits inconvénients, la brut. U. Et quel homme si froid ne serait plein de bile.... boil. Sa(. i. Ma bile s'échauffe, Hov.Tart. 11, ï. Par lacorbleu! gardez d'échauffer trop ma bile, id. Sgan. ). Modérez votre bile, et vous rendez traiuble, HAOTEROGHE, Nobles de Province, i, t. Labile de l'auteur était encore animée par quelques contestations particulières avec des aristotélic ens.FONTEN. Leilmits. Les plus satiriques et les plus misanthropes sont assez maîtres de leur bile pour se ménager adroitement des protecteurs, iD. Dangeau. Il n'y a que la méchanceté orgueilleuse et hypocrite qui m'a quelquefois émula bile, volt. Lett. Berger, 35 févr. 1706. Il 3* Bile noire ou mélancolie, sorte d'humeur que les anciens imaginèrent par suite d'une faus.se observation, et don» ils plaçaient le siège dans la

niL

irig. TrMMM, ennui. Il nefoul pMquevoui wm tuM de I» bu» noire, »i:v. »' , ,

— tTTH BilO. L'encien fmnçalt Ji»lt toi» ou dtel* de yft>^. tiile.

Bit lAIRE (bi lit-r*). adj. Terme d'anatomie. Oui • npport » 1* l"lo. Calcul» bilialrea. Canaux bi-

erm. BUiariio, dabilif, bile.

■aiKOX.KrM- • • ■ - •'•■ 'M-— -^e iê mMeoine. 0 rteui Compli'ïi".. .

(ju'on attrikiiait & uim ration de I.' l"!" l'i'^

flérregrav fi""i-

tMtou, c< lo-con-

tinu. Il l" KiB- l>e uiauvaiM) liumtur, colère. Je ■uli bilieut comme tous les diublos, et il n'y a morale qui tienne, mol. Bourg, gcnt. il, «. J'ai aperça l'ombre p»le et bilieuse de M. d'Epcroon, qui ('approche avec toute sa florlé «aseonne, rtit. xix, «t7. Kl dilea-moi : quand j.idis la PonUino.... l)e ses bons mots sur plus d une oialière Contre Lully, Quinault cl Furctiére Fil rejaillir l'onjoûment bilieux, Ful-il traité d'autour calomnieuxfJ.D. iiolsseau, liv. l, AuxmusK.f. jj 8"SubiLnntivcment. Les bilieux sont sujets à de grandes maladies. || Fig. Celte bilieuse Oui foUemenl outrée en sa sévérité.... boil. Sat. x.

— REM. Bilieux est de trois syllabes en vers; cependant Déranger ne l'a fait que de deux, suivant, en cela, le parler ordinaire : Combien d'iinpcrce|>tibles élresl De petits jésuites bilieux I bëhanc. Infiniment pelils.

— ÊTYM. Biltosui, de bilit, bile. Dos gens qui parlent mal disent bileux au lieu de bilieux.

t BILIGULÊ, £K (bi-li-gu-lé, lée), ai/j. Terme de botanique. Oui est partagé en deux languRttcs.

— ÊTYM. Bi pour bit, et ligula, lanRuello.

t BILINB (bilin'), i.^. Terme de chimie. l'rincipe extrait de la bile.

— ÉTYM. Bile.

t BILINGUE (bi-lin-gV), adj. Terme d'histoire nalurcllo. Oui a doux langues. || Terme de philologie. Oui se sert de deux idiomes dilTijrenls ; qui est en deux idiomes difT6rents. Des inscriptions bilingues.

— STYN. Bilinguit, de bi pour bit, et Ungua (Toy. langue).

t BILITÈKE (bi-li-té-O < <kO'. Terme de grammaire. Composé do deux lettres : ta, je, sont des mots bilitéres.

— ÊTYM. Bi pour W», et litera ou littera, lettre (voy. lettbe).

BILL (bil. Des grammairiens recommandent de prononcer biU avec les II mouillées; à tort : il n'y a aucune raison de changer la prononciation anglai.'ie de ce mol), t. m. Projet d'acte du parlement d'Angleterre, et aussi quelquefois, loi rendue. L'Angleterre publia des bills afln de défendre aux sujets de S. H. britannique de porterdes secours aux Américains, CMATEAUB. ^tn^r. 343. Apris ce liill des miladys de l'ordre, Dans la commune arrive un grand désordre, ORBSSKT, K«rl- Ker l, ch. u. || Bill d'indemnité, expression qui, du parlement anglais, est venue d.ins le langage parlementaire, et se dit de l'absoluiion que la chanibre donne à un ministre pour quelque chose d'irrégulier, il est vrai, mais commandé par les circonstances.

— ÊTYM. AnKl. bill, anciennement bille. Le baslaL billit, cédulu , mémoire , contrat , n'est que le mot anglais latinisé. Bill ou bille, n'ayant de relations avec aucun mol germanique, est une altération de 6ulf<, {mlfa , qui veut dire auui cédille, rescril (voy. bulu) , comme le prouvent hitlfilr cl /m<(fl« qui avaient le sens de rcscril-, la confnMu;i entre bille et 6u(J« est évidente. Il y a eu pvut-élic aussid'autresconfusions : à l'article billot, on verra (]ue ce mol a été dit pour pancarte, et cela parce <(ue la pancarte était fixée k un pieu, à un btllot; faudrait-il penser que, de U mémo façon , billf, pièce de bois (voy. billr s) • influé sur l'assimilation entre bille et bulie? Ouoi qu'il en soit, bill est un mol d'origine française.

Bli.LAKD (bi-llnr. Il mouillée*, et DOD bi-yar; le d ne se lia pas : un billard élégant dite* : uti I " AUgant; l't au pluriel no s« lie pas : det '■ Ai4ganu, dites : des bi-llar éliganU; oepeudjùi , ,..siaurs lient l'i ; de* bilUr-i éléganla), a. m. || 1- Auirafols biion recourbé avec lequel on poussait les boules, et aussi queue de billanl. U but est un Cttur fier: la Utia, un pauvre amant; U passe et le* bd- T"^'./*!? 5? ''"" ''"• Pf»'>li'e l'our loucher au Miat Ut rol4*t de son amour, la ro.NT. à Mme M ta ''«r«t, m iw rntoyam m }>ciii biVarà.

BIL

Il f Jeu qui *• Joue vm d«* boule* dMroira tui une table entouré* do rebord» rembourré* et

garnie d'un tapis vert. Il Ulablesur laquelle on joue. Il lA «ni!-- <hiii !s'pi-l!f Mt l*" billard. Montons au billard. î orUlif. Ce billard est

p<tit, I .s; Je prouverai par

l)on» témoins yu auini > i > • mis en fit faire UnlOUt semblable pour son fils; Ce plaisiroccupail les amour» r\ les ris, la roNT. à Mme dr !" /"•"■<■ il 3' !"■ r qui sert à fixer la raquette du i lerre. sorte ili- i'U qui consi^l'

, ,ur y faire passer ensuite do pcli- |iic ton fait rouler avec une paleli>'. Il 4° Irriiit. du chasse. Morceau de bois se terminant en point" d'un liout et recourbé de l'autre, dont se irs. || S* Terme de marine.

Barre d gros bout ressemble à une

masse de iju.;ir>i.

— IIIST. xiv< S. Après avoir feni d'une voiture ou billars le lavemier sur le bras, tant "■■■ i'-- •■■■.■ ■! [le tavcrnier] tcnoit li vola du |)o

mimVm, Areh. de Sent, fondt de ^ tactions. Il XV ». Très fort vou . i j'ay

filon biUart bien tenu, en. ij' ' > bil-

lard do quoi on crosse, villo.w, J'elit l.ttumrnl. Il XVI* s. Je vous prie nous envoyer ung jeu de b.llard et ung autre jeu que l'on nomme le trou madame, iiE laiioiide, Émaux, p. <ll^.

— ÊTYM. Uourguig.6i(/<ird, boiteux, àcaoseque les boiteux marchent avec un b.lton qui s'est dit billard. Billard est proprement une crosse & crosscr cl vient de bille au sons de pièce de bois (voy. iiiLLP. 3) : et le nom du jeu actuel vient de la queue, qui était et s'est dite un bil'ard ou bAton.

BII.LAIIDKK (bi-llar-dé. Il mouillées, et non biyar-dè), v. n. || 1* Toucher deux fois sa bille ou pousser deux biUcs i la fois. || Il se conjugue avec l'auxiliaire arot'r. || On dit aujourd'hui queuter. || 2*Tcrme lie manège. On dit qu'un cheval billarde, quand, en marclianl, il jelto les j.inibes du d< ' liors.

I! 3* On dit des cornes d'un bt-uf i\ .. lo;it

>iuand elles s'écartent beaucoup l'uuu u<: ■ uuuu.

— ÊTYM. IliUard.

*■ i:ii I Ml) (lii-llfi, ){ mouillées), t. m. Instruri recourbé et en pointe, dont se serrent

— fclYM. /»l7/#î.

t. BILLK (bi-U', Il mouillées, et non pas bi-ye), (. f. Il 1* Doiilo d'ivoire servant au jeu de bilKiril. Il t* Petites boules de pierre ou de marbre qui servent k des jeux d'enfants. || Fig. F.lre h bille reilles, à billes égales, se dit de deux personin dans une concurrence n'ont point d'avantage i mie sur l'autre. Ahl bien, bien, billes pareilles, baron. Coquette et fautte prude, i, 8.

— IIIST. xu' s. Li trois enfant quo il ol engendrez, Jeueiit et rient et tiennent pain assex; X la hillette jeuent desus le sel [les sacs de sel), Li cAoroii de Simet, MA. \\ xiii* ». Par foi n'i donrole une bille, Ce dilTybert, en elz n'en toi, Ren. soaso. .... Ceste closture Oui n'est pas faite en quarreure, Ains est si ronde et si soutiUe, Ou'onques ne fu beril en bille Do forme si bien arrondie, la Bote, 30494. Mais en vain me travaillerai ; "Tout ne me vaudroil une bile, ib. 0376. || xiv< s. Alon» faire

(jouer) r.->.i- r.n ,.).. .1.. i,f, !.,, ■■'",l....l.i'n,^DijcAXOg,

billa. : . il prit sa

bille, (■'. ■ .\ terre, i6.

Il XV* s. bon' ufs ou de billes T en.

d'orl. ttnnd- .r, servant fc chappes,

gamyede pluMuuis jkjiIu», de rubiscl de dyamans, nu LAimunn. h^mnux, p. 165. || xvi* s. Jau [co(i) sus 1' ' labour (Proverbe pour exprimer

— t, ii>i. i,^ji|{n. billa; i' ' ' ' " lecture que ce mot vient du ■■

lemand moyen, ftiV'-': " ■■"

le* enhnts se ser\

pas snlisraiMiit: ■ , ; ,. .

iiiile (voy. mlls i) ei I '>n dont il reste une .

éu>l>iau daii.s t<iJiV<(c et bullelê (voy. BILL). *. BILLK (hi-ir, H mouilliVs. et non pas bi-re). ^ 1 ; 1 1 • kTosseur d.'

.lies. Il t"

M .11 tel , lll(<r(e;ni il nci' î JolICr il U !

fain» sauter la bille. On ii.iircmenl

au bâtonnet, foira sau:... .... .....■■■ ■ ■•' " 4'

dont le paumier se sert pour lordn

ror te* balles. || S* Outil du ^^rcr

l'nrfévre. || •• II.

brc. Il Branche du . , ; ^ .

propre à mcitro en pùpiniéru.

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