BtSKR (bi-zé). r. a. Retaindre uoa éloiTa.Biser un drap
— CTTM. Bit, doux (ois.
M m pour M», titérie.
'( ne se lie pas dans I»
1 l'a aa lie : de* bi«'
— r.f iM. Hit i.
< BI.SErrË (bi-zè-t*), i. f. PeUta dentelle da bas prix.
— m$T.xiii*s.Xleria]biselaO«dain. sageetioUo,
ren va, chançon : ai h par \ • -\\iei boo
cuer ne oi [je n'eus] desespari' mans (ui
cisui el serai Toslesjorsde niâ ... , i,,v..deM dur- Ift, «'série, t. V, p. SI*. Il xiv< s. Les dix chaperons orfrazé* d" {■i'^iN- rj,Mi>.>nnas da paoa ot da tuvaux, nue ir une biaetta d'or à
oifroisier le 1!
— ETYM. liat-lai. buetut, espèca d'élotTa ainsi appelée il cause de sa couleur hitf. Pour rnmprendr* comment ce mot a pris -"n»
qu'il paraît a»oir dé» le ) ,"c-
.';. bitelte (voy. 1 :iis-
s'élant dit [lour cl à
|i' Il |iii:s comme nous liivin (;ri»>M/ . m nuin a
passé de la bitelU qui portait à la biteue qui était
portée.
t s. BISETTK O'i-zè-t'), ». {. L'un des noms vulgaires de l'oiseau appelé macreuse.
— f.TYM. Bit *.
BISEXF 'V- ^'^■U') OU BISEXUÉ, ÊE (bi-aWtso-é, ée) ou I ELLE (bi-sè-ksu-èl, hV), ttOj.
Voy. CI \U8, BISSEXI'EL.
t BlSlitjl', l;l.S(,ll(»P (bi-chop') ou BICHOKF (Wchof), I. m. Ifoisson composée de vin chaud, de sucre et d'épices.
— f.TYM. Angl. bi'iihop, ou allem. Bitehoff, ^véquc.
tique. Qui offre deux échancnires ou deux sinoosités.
— F.T^'M. Bi pour bit, et titiui.
Bl.>i.MrTII (bi-smuf), t. m. Métal d'un Wanc tirant sur lo rouge, el formé de lamc^
— ETYM. Allem. H"i>m«fA ; ari ; •»• p ''>,itil. biJTniit/a. r noe.
I on), t. m. ||1*.\ l>oeuf
ai 1 est appelé au*s 11 111 Mu«aga
d Nona été employé dans le moyan
.tgu ,.. ' '-^iif uro, dit aussi aurochs.
— t r . >n , boeuf sauvage ; espagn.
et iial.;i. ,.;.,. i.j n; grec, pi«»v;ana allem.
witunt.
BIM)XNB (bi-zo-n') , i . f. Sorte de toile grise qui sert princij>a1ement à Iliro des doublures.
— FT^-M. Bit I.
I '.m. Peau da mouton av«c
s.'i Tu .se servent pour couvrir
les C'j. liais.
— f.i 'iiKe, aumotbusnii, paraît .Mt.K iinjunlexte du XV* si^cle. V ' peau de mouton employée ;... ... U.i,...:.-, ,.... ics Basquest
4. BISQDB (bî-sk*), t. (. Terme de jeu de pauma. Avant iLV de quinze points qu'un joueur fait à oa an' i 'rendre sa bisque, preodrc son avan-
Ui .omme Iji FTrs/<!i^rr voulut prendra sa
busqué d'éire de j< - - ] à la ra-
iraile; le mar^h.il , at Reral
fil' i'.63. IjFig. cl familièreioent II
lu: e et bisque, ae dit d'un honuaa
q . me supériorité sur un autra.
:' a. J'ay enoor bisque à prendra sur la
jci. ■ j ..::endrai que laaoif enoor vienne, l.u
UOLX, Vnu de Vtre, Ï7.
— CTYN. Il 7 a en italien Msea, qui Tant dira Jao, tiipot
a. BtSQCE (bi-sk'), «. f. Potage da oontia d'«erevisses. Qu'est davanu ca teint dont fat ooolaar fleurie Semblai t d'orlolass seuls et de bisquas noturie T »ou .Vol. m. On Mrvit deux potages, l'ai de biaque, l'autre k la reine, VOLT. iWrfOll, •.
— ETTM. Origiac iMoauiiM.
BIS
t BISOCER (bi-ské), v. n. Éprouver du dépit. Mot très-populaire et banni du langage sérieux. Je crois que ma belle robe va joliment la faire bisquer, la Tt'leet le Cœur, ii, 7. Crénoral il bisque, le nourrisson, i^. 8. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÉTYM. M. Ampère le rattache h. l'italien hisza, colère; mais cela n'explique pas la forme du mot. On cite le Scandinave Wsfc; ancien anglais, baiske, aigre : la forme conviendrait; et alors il faudrait admettre que du sens d'aigre on serait venu à celui de bisquer, comme de aigrir, au propre, on est venu au sens figuré de aigrir quelqu'un contre un autre.
tBISQUINE (bi-bki-n'), s. {. Terme de marine. Sorte d'embarcation qui tient la mer.
— ËTYM. Sans doute la même que la hiscaienne (voy. ce mot), et dite bii^iti'ne des Bisqnins, ancien nom des Biscayens (voy. bisquain, à l'étymologie).
BISS.\C (bi-sak) , s. m. Sorte de sac ouvert en long par le milieu. 11 en a plein sonbissac. || Familièrement. Avoir de bons tours dans son bissac, être en fonds de ruses, de fourberies. Je n'ai qu'un tour dans mon bissac: Mais je soutiens qu'il en vaut mille, LA FONT. Fabl. ix, )4. || Cet homme est au bissac, il est à la mendicité. Il l'a mis au bissac, il l'a ruiné. On dit aujourd'hui plus souvent : à la besace.
— HIST. XV' s. En bissacs plains de souvenance, Pour leur simple provision ,CH. d'orl. Bal. 78. || xvr s. La senteur de cette chair attira celte part un loup, qui emporta la chair et le bissac aussi, amyot, Dion, 35.
— ÉTYM. Bis, deux, et sac (voy. besace).
t BISSE (bi-s'),s. f. Terme de blason. Couleuvre et, particulièrement, la couleuvre de Milan.
— ÉTYM. Provenç. moderne, bessa; ital. biscia; lomb. bissa; piémont. biesso. Ménage tire bisciada latin beslia, bête ; ce à quoi la forme du mot se prête peu. On a indiqué l'allemand biss, morsure; anc. haut allem. bise.; étymologie qui plaît à Diez, en supposant un ancien haut-allemand bi:o, bête mordante. Les patois lombards ont bisià, besià, piquer, bisient, mordant, bisiell, aiguillon d'abeille; et le patois normand a beser, être tourmenté par les piqûres des mouches, en parlant du bétail.
BISSECTION (bi-sè-ksion), i. f. Terme de géométrie. Division en deux parties égales.
— ÉTYM.Bts, deux, et section.
t BISSER (bi-sé), t). o. Néologisme. Faire répéter un morceau de chant, un couplet, ane tirade. Ce morceau a été bissé.
— ÉTYM. Bis, deux fois.
t BISSÊTRE (bi-sê-tr'), s. m. Mot inusité présentement, qui signifiait malheur, malaventure. Eh bien ne voilà pas mon enragé de maître? Il nous va faire encor quelque nouveau bissêtre , mol. VÉtoxir. V, 7.
— HIST. xiv S. Nuls ne saitle meschiefne le besistre grant Qui est ens au roiaume aujourd'ui apparant, Guescl. 10909.
— ÉTYM. Norm. bisieulre, malheur; provenç. bwsexl, bisest; bas-lat. bissexius. Bissélre a été dit de hissexte (voy. ce mot), parce que le ]o\xt bissextil était regardé comme un jour de malheur. Géuin, Lexique de Molière, rapporte un passage d'Orderic Vital, liv. XIII, p. 882, qui montre bien le rapport établi entre bissextile et bissêtre, malheur : Cette année était bissextile, et le bissexte tombe de fait sur les traîtres.
BISSEXE (bi-sè-k'), adj. Voy. bissf.xuel.
BISSEXTE (bi-sè-ksf) , s. m. Jour ajouté tous les quatre ans au mois de février. On aura bissexte cette année.
— HIST. xiii* s. JuUes César, li premiers empereres de Rome, qui moult sot de letres. trova le jor de byssexte,Cf)mpwt, f° <.
— ÉTYM. Biscxtus, de bis, deux(voy. dis) , elsextus, sixième, de sex, six (voy. six). Jour ainsi nommé parce que , s'intercalant tous les quatre ans après le 24' jour de février, on comptait pour la deuxième fois le sixième jour avant les calendes de mars, c'est-à-dire que, le 24 février étant nommé le sixième jour avant les calendes de mars, le 25 était nommé le bis-sixième.
BISSEXTIL, ILE(bi-sè-kstil,ksU-r), adj. An bissextil, année bissexlile, l'an, l'année où se rencontre le bissexte. Ce sont, en général, les années dont le chiffre est divisible par 4, l'année séculaire exceptée; ainsi <804, 1808, t8l2, etc.; mais tsoo ne l'a pas été, et <900 ne le sera pas.
— ÉTYM. Bissexte.
t BISSEXUÊ, ÉE (bi-sè-ksu-é, ée), odj.Voy. bissrxuKL.
BISSEXUEL, £LLE(bi-sè-ksu-èI,è-r), adj. Terme
BIS
de botanique. Oui a l'organe mâle (étamino) et l'organo femelle (pistil) réunis dans la même fleur ou sur le même pied.
— ÉTYM. Bis, deux, et seruet.
f BISSOC (bi-sok), s. m. Terme d'agriculture. Appareil composé do deux socs aj'ant chacun coutreet versoir. || La charrue munie de cet appareil.
— ÉTYM. Bis, et soc.
BISSUS (hi-ssus'), î. m. Voy. byssu.s.
t IUSTAHl)E(lii-star-d'),s. /. Voy. iiitaude.
BISTOQUET (bi-sto-kè), s. m. || 1° Terme du jeu de billard. Sorte de masse avec laquelle on jouait pour éviter de billarder. La chose et le mot sont présentement hors d'usage. || 2' Terme de jeu d'enfant, qui est la même chose que le bâtonnet. Petit bAton cylindrique terminé des deux côtés par un cône. En le frappant sur cos extrémités avec un bâton plus long, on le fait sauter, et il s'agit do le frapper de nouveau quand il est en l'air.
— ÉTYM. Il peut venir de bis, deux fois, et toquer, toucher, parce qu'on toque deux fois le bâtonnet.
BISTORD (bi-stor). Terme de marine. Voy. bi-
TOllD.
BISTORTE (bi-stor-f) , s. f. Terme de botanique. Espèce de renouée (pobjgonum bistorla, L.), dite aussi grande oseille.
— lilST. XIII' s. Pourre [poudre] d'une herbe que liphisicien apelentbistorte, alebrant, f» 28.1| xvi's. Bislorte ou serpentaire masie se plaist en l'ombre et en l'humidité; il y en a de deux sortes, grande et petite, les deux aians leurs racines entortillées, d'où est venu leur nom, o. de serres, oia.
— ÉTYM. Bis, deux fois, et lorta, tordue (voy. tors).
tBISTORTIER (bi-stor-tié) ou BISTOTIER (bisto lié), s. m. Espèce de pilon de bois à long manche dont on se sert en pliarmacie, pour mêler les substances molles et préparer les élecluaires.
— HIST. XVI" s. Lors faudra blanchir le succre, afin qu'il ait plus beau lustre sur le fruit; cela se fait en esmouvant et agitant le succre avec quelque violence, le battant ou avec un bislortier mis au fons de la bassine, le tournoiant dans icelle, ou avec un couple de trenchoirs de bois.... o. de sf.rrks, 872. Après avec un bistorlier ou pilon de bois, remuerés le succre fort rudement, en le battant jusqu'à ce qu'il soit blanc, id. 876.
— ÉTYM. Sans doute de bistort, tordu deux fois, soit à cause de la forme du pilon, soit à cause de l'action qu'il exerce sur les substances pilées.
BISTOURI (bi-stou-ri), s. m. Instrument de chirurgie ayant la forme d'un couteau.
— HIST. XV* s. Guillaume Ression garni d'un voulgo de guerre et d'une historié ou panart, du cange, basloria. Une historié ou grant cousteau, ID. ib. Un coustel poignant nommé bistorit, id. ib. Il xvr s. On fera l'incision transversalement avec une lancette courbée appellée historié, paré, vi, o. Figure de deux historiés courbées, dont l'une est ouverte, l'autre enfermée dans son manche ou chasse, ID. VI, 8. Un rasoir, lequel doit avoir double tranchant comme nos historiés, ID. vi, to. Il faut accroislre la playe avec une historié ayant un bouton au bout, et qu'elle ne tranche que d'un costé, id. viir, 35.
— ÉTYM. Bas-lat. bastoria, sorte d'arme, bâton, massue; de môme radical que bdton (voy. ce mol). Du sens d'arme, de grand couteau, bistorie en est venu à celui d'instrument de chirurgie; mais, en déliassant le xvi" siècle, il a perdu le genre que lui assignait son origine, etapris, avec le masculin, une désinence masculine qu'on trouve cependant aussi dans un texte du xv" siècle.
f BISTOURISER (hi-stou-ri-zé), V. a. Inciser avec le bistouri. Se dit par plaisanterie, dans le parler vulgaire, et non dans le langage chirurgical. Il est des bistouris.... — Des bistouris! au diable; Cherche qui tu voudras pour le bistouriser, hauteroche, ^obles de province, u, to.
— ÉTYM. Bistouri.
t BlSTOUKiVAGE (bi-stour-na-j'), s. m. Terme d'art vétérinaire. Procédé de castration qui consiste à produire l'atrophie des testicules en renversant ces organes dans les bourses et en les faisant tourner deux ou trois fois autour du cordon.
— ÉTYM. Bislourner.
f HISTOURXE.'*lEST(bi-stour-ne-man), s. m. Action de bistourner.
— ÉTYM. Bistuumer.
BISTOURNÉ, ÉE (bi-staur-né, née), part, passé. Châtré. Un breuf bistonrné. || Fig. Les Français, domptés aujourd'hui, abattus, mutilés, bistournés