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par Napoléon, se laissent ferrer et monter à tous venants, p. L. cooa. i, 323.

BISTOURNER (bi-stour-né), v. a. || 1* Tourner, courber un objet de manière à le déformer. || 2°Tenni de vétérinaire. Châtrer un animal en tordant leî vaisseaux testiculaires. || 3° Se bislourner, «. réfl Devenir bistourné. Ses jambes so sont bistoumées

— HIST. XIII* s. Quand sor son chemin a songié, Sovent à mi-voie retorne, Et tous nous tempesto etbestorne, la Rose, (4868. Mes or vendent les jugements, Et bcstoment les erremens, Et taillent et cuellent et salent. Et les povres gens trestout paient, ib. 5004. Ci cncoumence li diz de Renart le bcsiomei, ruteb. 408. Bestourné, surnom de Saint- Benoît, église de Paris, parce que, contre l'usage, le chtEur regardait l'Occident, Paris tout Philippe le Bel, par gêraud, p. 423. Pour ce qu'il ne soit perix [péril] que la vérité soit bestomée par faus tesmoins.... BEAi'M. XXXV. Ij xiv* s. Et trouva l'curc bastournée [malheureuse], o. ouiabt, t. i, p. *n. Après vint le flo de la mer Oui la rivière a bestournée, iD. t. II, p. 309. Il XV* s. [Fortune] oncques ne séjourne, mais toujours tourne et bestourné, et le plus haut monté sur la roue en la boue estrangeinent retourne, froiss. m, iv, 3o. Les povres que^ rigueur proscript Et que fortune betourna, CH.~ n'oiiL. Bal. t02. (Le vin] bestourné le sens [de l'homme] et le ramené comme à nature de beste, qui n'a nulle raison, et luy trouble la veue, Ilist. de Bouciq. i, ch. 7.

— ÉTV.M. Norm. bestoumer; ital. bistomare, changer en mal; de la particule péjorative bis.... (voy. BIS préfixe), et tourner : proprement, mal tourner.

BISTRE (bi-str"), s. m. Suie cuite et détrempée dont on se sert pour peindre au lavis.

— ÉTYM. Origine inconnue.

f BISTRÉ, ÉE (bistré, strée), part, passé. Qui a la couleur du bistre. Teint bistré.

t BISTRER (bi-stré), v. a. Donner h. couleur du bistre, peindre en bistre.

— ÉTYM. Bistre.

t BISULCE (bi-sul-s') eu BISULQUE (bi-sul-k'), adj. Terme de zoologie. Qui a le pied partagé en deux sa bol s.

— ÉTYM. Bisulcus, de bi pour bis (voy. bis), et sulcus, sillon.

fBlTARDE (bi-tar-d") ou DISTARDE (bi-star-d'), s. f. Outarde.

— HIST. XIII* s. Grues et gantes et haïrons, Fertris, bistardes et plongons, FI. et Bl. (681. ||xv*s. Trompettes, clerons et bannières. Souffres, salepestres, poussières. Basions bescus comme bistardes. Guet et garnison sur frontières, coquillart, Le blason des armes et des dames.

— ÉTYM. Porlug. betarda, par aphérèse pour ahetarda. L'aphérèse, par connexion avec les langues romanes méridionales, n'est point sans exemple, et a passé, en quelques cas rares, dans la langue d'oïl ou français (voy. outarde).

tBITOR (bi-tor) ou BITOUR (bi-tour), s. m. Nom vulgaire du butor (voy. butor).

BITORD (bi-tor), s. m. Terme de marine et de pêche. Corde composée de deux fils tortillés ensemble.

— HIST. XIII* s. Et tant fist les chemins bestors [tortueux], nu cange, bestalinus.

— ÉTYM. Bis, deux fois (voy. bis), ou le préfixe péjoratif bes, bis, et tordre.

f BirrE (bi-f), s. f. Terme de marine. Assemblage de charpente servant à amarrer les câbles lorsque les ancres sont au fond.

— ÉTYM. Ital. i)i(ta;espagn.6i(a; bas-latin, bitiis (lignum quo vincti llagellantur, dans les Gloses d'Iirfurth, 279); du germanique : angl. bitls; hoil beetiug; danois, bidding; de l'ancien Scandinave biti, poutre; suisse, bissen.

f i. BrrTER(bi-té), v. a. Terme de marine. Tour ner le câble sur la tête de la bitte.

— ÉTYM. Bitte.

f 2. BITTER (bi-tr"), S. m. Liqueur amère destinée à exciter l'appétit, laquelle se prépare en Hollande avec l'eau-de-vie de baies de genévrier, l'écorce sèche d'oranges amères, la racine de gentiane et celle de rhubarbe.

— ÉTYM. HoU. biller, amer.

t BITTON (bi-ton), s. m. Terme de marine. Petite biite.

— ÉTYM. Bitte.

BITUME (bi-tu-m'), s. m. Substance combustible qui est liquide, huileuse, ou solide et noire, et que l'on trouve dans le sein de la terre.

— HIST. XVI* s. Bilnmon est une espèce de poix, de laquelle on gresse les navires, fALissï, ï77. De

BIZ

Ml nllrt. <'*' W'timwi..,. PAUt, «rr, *«. Ongueiw fikilfstve'i I. o. Minitu. *■*•

— mr>i l'rttm ; e«paKri . brtun ; portug. tffMinf ; it<il f'iiuiiir; du latin, bilumra.

f BITUMI.NKR (bi-tu-mi-nè), «. a. Kodulro da bituma.

— frrm. Bifmtn.

BlTtMi j»EirX , EU8E (bl-tu-mlneû , ueû-ï") ,aij. Oui contient du bitimifl; qui a Ip« quilités du bitume Une odeur bilumincuM. [Pour l'incrédule] I,'»blme nVst qu'un peu d'e«u bitumineaie, chacal». Gén. III, IV, ».

iiisT. XVI' f. Le» bains alumineux et »uipburét ou bitumineux, ou furré», p*Bt, xviii, 70.

— tTYM. Prorenç. biiuminot; e«p»ign. etital. fci- (iiin<iMMO; portUR. betuminoto; de bituminonu, do hUuwfn, bitume. . , ^ „ .. „

I BlTfMIMFÈRE (bi-tu-mi-nl-fft-rT.od;. Terme didactp|iii-. Oui produit du bitunii-.

f.rYM Biiumf, et frr, qui porte.

+ BITI MIMSATION (bl-tu-ini-ni-za-«ion), ». f. Terme de chimie. Transformation de» «ubsUnces organique» en mati^re bitumineuse.

— CTYM. BilummiMr.

f BITIMI.MSKR (bi-tu-mi-nl-ié), v. a. Enduire debittimc.

f.TYM. Biiume.

BIVAC (l)i-vak) ou BIVODAC (bivouak. Bivouac est plu» usité ; il n'est que de deux syllabes) . i. m. Terme de guerre. Carde extraordinaire faite la nuit en plein air; aution qu'une armée en campacnefait, en plein air, pour prendre du repos; la troupe même; le lieu où elle s'arrête. De» bivouacs furent établi» dan» le» rue». Le bivouac de l'armi'e au pied d'une montagne. Le bivouac prit les arme». Nou» quiltâmc» le bivouac. Et comme s'il» étaient en pay» dangereux, L'ombre de Saint-Germain est un bivouac pour eux, corn. Utvictoiret du roi. J'ai passé toute» le» nuit» au bivac à la teio de me» escadrons, pEixissoN, ConttTtat. de Louii XIV drtani Lille, p. «7. J'avai» l'air d'un soldat qui sort du bivouac, CHATKALBR. Ilolie, «0. J'ai d'un géant vu le fantôme immense Sur nos bivouacs jeter un œil ardent, ntBANO. Ch. du Cosaque.

— ÉTYM. Allem. Bfitrache, bivouac, Aeiei, aupi*», ettroWi.ti, veiller (voy. vfiu.kb).

BIVALVE (bi-val-T'), ». m. Co<iuille composée de deux valves.

— ÉTYM. Bit, deux, et valre.

t BIVALVDIJMRE (bi-val-vu lô-r"), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui a doux valvule».

— KTVM. fli. et valvule.

DlVAyUEn (bi-va-ké) ou BIVOUAQUER (bi-vouaké. Itivoiiaquer est plus usité; il n'est que de trois syllalxis), V. n. || 1' Camper en plein air. Certes, quand je bivouaquai» sur les bord» du Danube, mon domicile n'ôtoit pas là, p. l. COUb. i, S50. «énonçant à se» marais Le cosaque Qui bivouaque. Croit sur la foi de» Anglais Se loger dans no» i>alai», bé- KANO. Gauloù. ||t* Familièrement, passer une nuit en plein air. || 11 se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— ÉTYM. Bitae.

I BIVEAD 0>i-vÔ), *• "«• Instrument de» tailleurs do pierre, servant pour mesurer l'angle compris entre deux surfaces contigufi». || Sorte d'équerre employée par les fondeurs do caractère».

t BIVOCALE (bi-vo^ka-1*), ». f. Terme de grammaire. Réunion de deux voyelle» ne représentant qu'un seul son, comme peu, dou.

— ÊTYM. Bi pour 6i», et voco't» (sous-«ntendu Ultera) , voyelle (voy. voruxi).

f BIvniE (bi-voi), ». f. Terme d'eaui et forêts. Lieu où deux chemins alxiutissent.

— F.TYM. Bi pour bu, et voie.

BIVOCAC, BIVOUAQUER. Voy. bitac , Biva-

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