BOB
plus compliquée , parait mieux répondre aux diverses formes. La forme la plus .incicnne est buleter; cela est dit pour bureter ;on trouve en effet dans la Bible de Guiot (xiii* siècle) et ailleurs (voy. l'historique de BLUTEAU) buretel pour bluteau; le bourguignon a burUau; l'italien a buraltello . buralto ; le proTençal, barulel, bluteau, baruular, bluter; l'ancien catalan a barutelt; l'r est donc aussi autorisée que Vl, dans le mot, qui, dès lors, signifiant passer par une étoffe comme l'étamine, vient de bure, bureau, sorte d'étoffe.
BLUTERIE (blu-te-rie), t. f. Usine où l'oo bluU la farine.
— ÉTYM. Bluter.
BLUTOIR (blu-toir), t. m. || !• Meuble contenant un ou plusieurs bluteaux et servant à empêcher la farine de se disperser dans la bluterie. || *• Blutoir se dit aussi pour bluteau.
— ÊTYM. Bluter.
t B MI (bé-mi). Terme de musique. Ancien nom de la septième majeure d'uj, aujourd'hui appelée si.
BOA (bo-a). s. m. || !• Serpent non venimeux {coluber ou boa constrictor, t.), qui n'est dangereux que par sa grande taille et sa force; il atteint dix à treize mètres de longueur. Les boas monstrueux, les crocodiles verts Glissaient parmi les blocs superbes, v. hugo, Orient. 4. || i» Fourrure étroite et longue que les dames portent autour du cou, ainsi dite à cause de sa forme de serpent. Uu boa de martre.
— ÉTYM. Provenç. boas; du latin boa, sorte de serpent.
t BOBE (bo-b'), s. f. Faire la bobe, faire la moue. Locution tout à fait populaire.
— HIST. XV' s. L'en m'asseoit [m'asseyait] le premier sur lesrans; Mais l'en me fait par derrière les bobes, E. DBsciiAMPS, Ballade sur son éducation.
— ÊTYM. Il y a, dans l'ancien français, bobu qui veut dire nigaud: .... Mais tels i a tendu. Qui bien a esté pris et tenus à bobu, Baud.,d« Seb. vui, B4 4. Pourcoi met il sur moi ensement ses argus. Et si dist à chascun que je suis un bobus , Guesàin , y. 396. Ceci se rapporte à l'espagnol et au portugais bobo; sarde, bovu, nigaud. Le mot bobulaire, dans cette phrase de Calvin : leurs gros bobulaires de livres, Instit. 484, tient par le sens et par la forme à bobu. Diez le tire du latin balbus, bègue, et, par extension, faible, sans intelligfnce, lequel balbus avait donné baube à l'ancien français. Il est probable que bobe appartient à cette série.
BOBÈCHE (bo-bè-ch'), s. f. \\ i' Petite pièce mobile et évasée qu'on adapte aux chandeliers. || f Petit coin d'acier fin soudé dans un morceau de fer ou d'acier commun, pour faire la lame d'un instrument tranchant || 3° Nom d'un célèbre joueur de parades du temps de l'Empire et de la Restauration, habile à représenter les niais , et qui , dans le langage populaire, désigne un niais, un sot, un mauvais bouffon.
— HIST. XV' s. Pour trois gros crochets, deux platames à boubeches, pour servir en la chambre. Comptes de l'hôtel de vàle de Tours, Bibl. de t'Éc. des chartes. 3' série, t. iv, p. 390. Troys chandeliers, dont l'un est à cuvecte et deux à boubesche, pesant ensemble neuf marcs, six gros d'argent, de laborde. Émaux, p. 20:i.
— ÊTYM. Il est probable que le radical est le mépie dans ce mot et dans bobine, par assimilation de formes. Dans Du Gange, au mot bobotteriut, on peut voir hobaiche avec le sens de guêtre qui se met pardessus le soulier; y a-t-il quelque rapport entre ce mot et bobèche qui se met à un chandelier?
t BOBILLE(bo-bi-ir, Il mouillées), s. f. Cylindre de bois dont l'axe est formé par un arbre de fer, à l'usage du fabricant d'épingles.
BOBINE (bo-bi-n'), s. f. Petit cylindre de bois rond et à rebords, servant à dévider du fil ou de la soie. Il Fig. Paul.... Craint pour le fil de nos jours Que le vin et les amours N'usent trop tôt la bobine, BÉRANG. Voisin.
— ÉTYM. Picard, bobeine; piém. bobina. Diez propose bombus, bruit, par un dérivé bombtnuf , à cause du bruit que fait la bobine en tournant, ou peut-être plutôt, puisque les bobin«i ne font du bruit que dans les machines à filer, iavention récente , bombycinuKi . fil de soie. L'anglais a bobbin bobine, et bob, pendilles; y a-l-il rapport?
BOBINÉ. ÉE (bo-bi-né, née), par», passé. Soie bobinée
BOBINER (bo-bi-né), t. a. Dévider du fil, delà soie sur une bobine.
— ETYM. BcTiine.
f BOBlNErrE{bo-bi-nè-l),4'.r- Pi^'e de bois qui
3G2 WX*.
Mrvall lad» à ftriMf In pofM dan* IM cua|»- IPUM. Tint U ebarlUM*, la boMnatta ehan», k fHil CkaptroH roug».
— CTYM. tJiminuiif da bobitu, par aiaiiDilation. t BOnNmJSK (bo-bi-n«a-t'|, t. f. Il 1* Micbino k
tDolar la fil da Ito fur daa bobloai. || t* Ourriireqal bit ca inTail.
— rrVM. Bdbintr.
f B<ililM^.lti': ilM>-bi-ni*-r'). i. f. l'artia •upérieure dn r'
\ Buiii>(>iu i l*o-l>i-Doir) , I. Rk Rouat à bobiuer.
— RïYM Hohinrr.
Br)iiu m. Mot du langage enfantin.
Totii liicul que la médecine est
) " - 7"- : Las bobo* «ont
Tare» au-denus, I . I : f /' ji((diwrM(, p. as.
1 1 w! disent maladea Dès qu'un bobo ( iloulcurs, BtiuiiG. Belgu.
— Hisr. Jiv< ». Quant n'ont assez fait dodo Ces petits enfanchonn^s. Ils portent soubz leurs bonnes Visaigos pleins do bobo, CH. o'oKL. Chanson.
— rrYM. Mot enfantin.
t. BOCAGE (bo'ka-j'), g. m. Petit bois, lieu ombragé. Sais-tu que ces Persans venus sur ces rivages Veulent voir notre ffite et nos riants bocagcsT VOLT. Scyth. Il, a. L'oiseau qui cliarme le bocage, HélasI ne chante pas toujours, lamart. If^d. ii,16. Jettne oiseau prenez l'essor, Egayez le bocige, Bt- RANO. J. muie. Doux bocage, adieu, je succomtw ; Tu m'avertis de mon destin; De ma mort la feuille qui tombe Ksi le présage trop certain, muxbv. Chute dat feuillet.
— HIST. XII' S. Li palsan et li vilain. Cil del boseage et cil del plain [de la plaine] , Bou, fiïHo. K pav serent par Gazer en Oalaad, par ccle basse terra de Odsi, a vindrent el boscbage do Uan, Itoit, lie. Kt porpenez sa terre, plain et boscbage, Gérard de Rou. p. 312. Il XIII* 8. Près de lui estolt [le loup] es boscages, Si'li a fait sovent anui, Aen. 73t8. Si n'ai mis cure d'ermitages; J'ai laissié desers ot bocages, la Rote, HSO«. Cil de Chartreuse sont bien sage; Car il ont^lessié le bochage Por aprocbier la bone vile, ruteb. ««7. || xv« s. Ceulx qui Amours servent aiiisy, Il \e* fa;t après eureui sy Ou'ilzs'eschappcnt des bngandaiges De Oangier, par petiz boucaigex, en. d'orl. Bail. M. || xvi* a. Le visage enfoncé dans dn bocage ou une touche de cheveux, d'ab». fwn. IV, ta.
— STYM. Itourguig. biqu*igei provenç. botauge; aapagn. boicage; d'une forme botcaticum, venant de bOKiu ou botcum (voy. bois). Au xvi* s. l'alsgrave remarque qu'on prononçait bnquaige.
1 1. BOCAGE ou BOCCAGE (bo-ka-j') , t. m. Terme de métalIurRia. Fonte de bocage , fonte retirée en petits morceaux des laitiers soumis k un bocardage.
— ETYM. Voy. BOCARO.
BOCAGER, taiB (bo-ka-jé, jé-r"), od;. || 1* Qui hante les bols, les bocages, qui est dans les bocages. X votresuite, é nymphes hocag&res! J'irai fouler les naissantes fougères, Kt, les cheveux do roses couronnés, M'a.saocierk vos danses légères, malfil. Nareitu, eh. i. Des voix se font entendre, et les chanta des bergères Se mêlent aux accords des flûtes tloeagAres, lo. id. Diane en carquoisd'or, déesse boeagèn.... roNTAMB dans oiRAtiLT-DuvtviER. Vo* flûtes bocagires, mol. Mal. Prol. Imitez la Poussin : aux Alaa bocagires U nous peint des bergers et de jeunta btrgires, Les bras nntrelacés, dansant sous des ormeaux, delilui, Jardini, ch. rv. La bienfaisante fée et la nymphe légère Cueillant le gui divin ou la fleur bocagèra. mamon, lleltétient, v. Souris, amour, ai la bergère Quittant la grotte bocagéra En rapporta, selon mes vœux , Un doux souvenir dana ion kroe, millkv. ÉUg. liv. i. ||f Embelli par des bocages. Le Lélhé baigne en paix ces rives bocagires, DELUXi, J^n^tda, VI. ais. Depuis la Tour-dul'ii) jitfqu'k Pont-<le-BeauvoUtn , lapayaeat fraiaet
1' Cls'cr. CHATRA0B. /Wft'e, «.
— HIST. xvr s. Prenant ce chemin-lk. Us s'om barrassoyent en im pals montagneux et boscageux,
où U cavalwia euat pau profité, lanour, «74 il
aat daaaapaié Qu'ail vaneur booager soit k luy préféré, ROM. 7»4.
— Btym. Boeom.
BOCAL (bo-kal'), t. m. || !• Sorte da bouteille ou davaaa k large ouverture et k col tria-court Daa •ooanx de pninos k l'eau-de-vie. || !• Globe de vf-rre twnpild'oa.i i.'iirs artisans sa «
•J?^,'""^ T un seul point
p»«oa do m;,;,, „„ u «uire matière qu'on ananie •tti cora, aux trompettaa, aux aarpenU, pour la»
ROI'
at qui
torini^ lie
— BUT. XVI* ». Les gendarmas ont Jeté le sort, qui K tiroit adone d'un clupaau ou d'un bocal, comme quand on veut taira le roi de la fève, ou blan quand on Joua k U blanqua, calv. /n«li<. <to.
— BTYM. Eapagn. boeal; liai, boccale; baa-lat. baucalit, du grec pavx^Xiov, pavxaiU, vaa*.
t BOCAHBRB (bo-kan-br') , t. m. Terme de mé- 1 iliurttie. Itocard.
t BOCAMKLI.K (bo-ka-mM'), t. f. Un daa noms vulgaires du putois.
t BOCANB (bo-ka-n*), t. f. Dansa grave et figurée, fort eetiméa au zvii< alida.
— ETYM. Boean, maître k danaar de la reine Anne d'Autriche, qui en fut l'inventaurat lui doniu son nom.
BOCABD (bo-kar), t. m. Terme de métallurgie. Machine qui écrase la mine avant de U fondre.
— KrYM. Allem. Pochwrrk, bocard, poehen, bocarder. l'uchm veut dire proprement frapper.
I BOCARDAGE (1)0 kar-da-j'), >. m. Termede métallurgie. Action de bocarder.
— ETYM. Bocarder.
BOCARDË, ÊE (bo-kar-dé, dée; , jKirf. jnuti. Mine bocardée.
BOCARDER (bo-kar-dé), n a. Paaser au bocard.
— f.TVM. Ilucard.
t B^HJ^iVK^ (bo-ki), I. m. Terme de blason. Fer de pique.
— ETYM. On trouve seulement, dans le bas-latin, boquelum, qui signifie un pieu, et qui est pour 6osquetum , morceau do bois.
t BODÉE (bo-dée), t. f. Banc qui soutient les outils du verrier, pendant qu'il introduit les pots dans le four.
t BODINE (ho-di-n'), ». f. Terme de marine. Ouille du navire.
BODRUCIIE (bô-dru-ch'),». f. Voy. baudruche.
t BCjKsse (bo-è-s'), ». f. Outil avec lequel le ciseleur ëbarbe son ouvrage.
t BOKSSER (bo-é-sé), v. a. Ebarber un métal sculpté ou ciselé.
— r.JSM.Boéae.
BOEUF (beuf; 1'/ se prononce, eicppio lian.ilHcuf gras et bœuf salé, dites : beu gras, beu salé ; cependant quclquea-uns prononcent bœuf lialé; au pluriel Vf ne se prononce jamais : les bœufs, dites : les beû ; l'sse lie ; des bœufs et des vaches, dites : des beû-z et des vaches; au xvii* siècle, d'après Chifllet, l'^nesonnait jamais, même au singulier, devant les consonnes, et devant les voyelles il était indifrùrent de la prononcer ou non) ,t. m. || 1* Taureau chktré, servant surtout au labour des champa et k la nourriture de l'homme. Bœuf de labour. Bœuf de boucherie. Quatre bœufs attelés, d'un pas tranquille et lent. Promenaient dans Paria le monarque indolent, uoil. Lutr. II. Il Bœuf gras, bœufque les bouchers promènent au carnaval. || Uœuf violé, viélè ou ville, se disait autrefois du bœuf graa, parce qu'on le promenait au son d'une viole ou vielle. || Kig. et familièrement. C'est un bœuf, sa dit d'un homme d'épaisse stature, ou d'un lourdaud. Je tombe d'accord que c'est un bœuf, iiAHiLT. Gramm. 7. C'était JCourson) dehors et dedans un gros bcruf fort brutal , fort insolent, ST-siM. 470, au». C'éUit [M. de Chaulnes] sous l'épaisseur, la pesanteur, la physionomie d'un bœuf, l'esprit le plus délié, le plus délicat, le plus souple, ID. ai. a4i. Son Moustapha n'était qu'un gros bœuf appelé sultan, VOLT. Leit. à Cnth. 71. || C'est un bœuf pour le travail, se dit d'un homme qu'un travail long et p' ■ rebute. || 1* La chair
de bfTuf. ■' bœuf. || Un bcruf,
dans le UiiKii)je (les re.suiurHuurs, est un morceau de bœuf. Sêrvea-moi un bœuf au choux. || Un bœuf k la mode, un morceau de bœuf cuit dans un bain d'eau, do bouillon, d'aau-de-via, avec des carottas et un bouquet d'herbes odoriférantes. || Pig. a( Umilièrement. C'est la pièce de bœuf, se dit de ce qui est le fond ou la matière principale et solide, comme le bœuf danslaarapaaoriUnairea. ||>*<Xil-de- IxTuf, petite fanètra ronae ou ovala, pimiiquia ordnairement k la couverture d'un bàÛmailL || Au pjur. Des œils^ta-bœuf. || «• Pied de botnf, aorta da jeud'enfanta. || S*EnhiBtoir« naiurella, boMif déaigiia un Kaan d'aniiaaax ruBlnanla. || •* Boof anuqué, animal que les aoologiataa ont retiré du ganrabcBof, qui reaaambla plna au moiiton qu'au boànf al oui vit en Amérique. |j Barafdamar, nom vulgalra rixVhip po|>otame, du lamantin at de plusieurs |' " Bœuf des marais, nom vulgaire du butor
verba. Mettra la ebarrua devant laa beanb, cm- 1
davant oa|
JDanoer par où l'on danait finir.
qui devrait ' ' || Je ne lui ai dit mut ai
Ifr.ut, c'est .. lui ai pas dit de gros««« p«.
roiaa. tj Oconer uu auf pour awkr an boni ' petit eadaan, une petite avança ponr au gros proflL y Dieu donna la baMf, al ' corne, signifia qua Diau donna daa (r:
qu'il but qua nou> '<i>"^ «iilinna.
— HIST. u* a. I liétail] eacu chivals u buefs, l.' . «. i| xii* s l'ai ol nomer, Rou, *u(n;. Ne ïaniaù.'d'une chamic. Rnnc. p. loa. Sur un et.
metrv i <• covrir; Li buef en cbancck-ii :.i.
l'ardu : , Th. U mort. It. || xara. Kt fiit
oorra ses nomes par le pais enlor, ai gaaingn tarant asaéa boaa «t vaonea at migUa, atnoot fnat planté d'autres baataa, vulir. cunr. li praoéa garde k vous parar ; S'en aanréa plna quatmard'arar. la Jbsa, ma*. Et por ea diat ci Ruatabuaa : Qui k Inim béa [qui s'efl'oree d'avoir des bœufs], si a bues, acTzn. u, «as. Bien part s'allaluia [il p«rd son alMuiaJ qui k dos de buef la chante, Prottrb* dans Laaocx ne LMCT. Ca seroit cartaa grana aaebars (tkuta]; Devant la buef iroit li chars, ib. || xiv a. Oonqnos disons nous bien que ne beuf ne cheval ne autra barta n'est beneuré,oacsiiB,£'(A. 3<. Kt aussi lelyon naaa esjolt pu en otr la voiz du beuf, mais pour la baof mangier, in. ib. 9». || xv« s. Moult avoit nea bouflle, yeulz comme bœuf bouUtna dehors, col court, paroUe legiere, o. cbamtêx. Ckren. du D. d* Botàrg. u. ch. vil. On a beau roanar la bœuf k l'eau s'U n'a soif. Prorerb* dans utaonz M uncr. || xvi* a. On lie les bœufs par Jea oomee al laa hommes par les pa- Kklea, u>TBKi,*ss7. Les grands bomts ne font pas les grandes arées nabouragas] , iVoeerts dans Leroux DB UHCT. La belle qui estolt de l'âge d'un vieil beur[<c ou «7 ans], c'est k dire désirable et fiaiscbc. Moyen de parteiiir dans leroox di umct.
— ETYM. Berry, tiœu; picard, bu, bau; mlconnais, beu; yiiUon.boûf; provenç. boc, buou; calai. bot>; anc. cspagn. boy; espagn. mod. buty; portug. boi; iuL booe; du latin bot, bovii, grec ^t; basbreton, bû, vache.
tBOG (bogli), ». m. Jeu de caries qui se joue avec un carton circulaire divisé en a compartimenta.
BOGUEI (bo^hé), ». m. Voiture légirat petit cabriolet découvert. || Au plut. Des boghaia.
t BOGUE (bo-gb'), ». r II i* Terme de botanique. Enveloppe piquante de la chtlaigne. || t* Terme de métallurgie. Gros anneau de fer qui ceint le manche du gros marteau, et est muni de deux pivota.
— ETYM. Anc. franc, bou, bracelet (annillasqu'oa bousapela, BmoiT, i, S4<); itaL bota, anneau pour attacher le pied; lombard, koya; baa4at. bauca, bracelet; de l'anc haut- allem. bouga, bracelet; anc. scand. baugr, anneau, de bia^oii, courber. La bogue de chkiaigne a été dite ainsi par aasimilalion avec une bague, avec un anneau.
t BOGDETTE (bo-ghé-f) , t. f. L'un daa noms vulgaires du blé sarrasin.
t BOHË (bo-bé), adj. m. Thé bobé, aorte de tbé noir.
— BTTM. BoM, nom d'une montagne de Cbineoû l'on récolte du tbé.
BOIlfiME (bo-é-m') ou BOHÊMIEIf, IBOni (boé-miin. miè-n'), i. - - ' ' 1* Nom de bandaa vagabondes, sans d. «ns métier c4galiet.
et se mêlant soute:.. la bonne aventara : on
leur donne auasi le nom d'Sgypiiaaa at de Zinfaris (voy. (iifOARi). On pensait qua ce Mt daa bohémea. stv. *t. Sorciers , bateleurs on fllona, Raaie immonde DHin ancien monde, SoreiaiB, MteiaQri ou filous. Gais bobéffliens, d'où Taaaa-vtmat MtAKC. AoA. llfParexIanataa, vagabond, q«i aat de bouts déréglées. Mener une vie de boblme. || M de bo< héme, fol que les aacrooa et Isa filona ae gardant entra aux. || Maiaoo de bebfioM , naiaon où rigna la déaordr*. AlbiMMi sa mit si bien avae hii prendéme] qu'aapéiant plus da fortune dana «ne ntaiaon de bohêaïaa at da fantaisies qn'k la cour daaoo mattrt!, il fit en aorte da aa bire débaucher d'avec lui, ST-siM. 4sa, 41. n Cest une bobéffliaaae. se du d'une femme adroite et intrigante, et surtout dure fanna déveigiiadée. || t- 5. f. U boMne, l'enseabia daa gana qui ntaent une vieda I
— mn. sv* a. P<a aaia que boa D'osL. llaitdaa», p. *n. Pouroa qu'il y avait* aarraaitts on boaamiana oa (au] paya, na caaaa. .Kfypdiui.
— ETYM^oMaua, aiaai diu parce qu'oa aroTait rUs vaaaiaat de la 0«Mrm. MkAna a aasai *<- .ifiémarolMndda viau baMu tSeit qu'an beosma
a U rawde, Soitoaa, powasrrird'MMOflhanda, Tu aoisan Italie patlé, Salyra «ir lt|
BOl
courtùan par sigogne, le Cabinet satyrique , t03*, p. «9.
«. BOÏARD (bo-iar), s. m. Voy. boyard.
t 2. BOÏARD (bo-iar) , s. m. Terme de pêche. Civière à bras sur laquelle les pêcheurs de morue chargent le poisson.
— ÉTYM. Le même que bayard.
i. BOIRE (boi-r'),je bois, tu bois, il boit, nous buvons, vous buvez, ils boivent; je buvais; je bus, tu bus, il but, nous bûmes, vous bûtes, ils burent; je boirai; je boirais; bois, buvons, buvez; que je boive, que tu boives, qu'il boive, que nous buvions, que vous buviez, qu'ils boivent; que je busse, que tu busses, qu'il but, que nous bussions, que vous bussiez, qu'ils bussent; buvant; bu, v. o.|| l'Avaler un liquide. Il boit du vin. Vous boirez de la tisane. Il but du poison. Buvez un verre d'eau. Il 2' Dépenser à boire. Il [mon aïeul] but ainsi son héritage; Que son âme soit en repos! BÉnANO. Enfant de b. maison. Buvons galment l'argent de mon tombeau, ID. Mon tomb. \\ X boire! locution pour demander qu'on verse à boire. || S" Fig. Que tout seul, s'il se peut, je boive tout le fiel Que répandrait sur vous la colère du ciel, mair. Sophon. iv, i. Et d'enfants à sa table une riante troupe Semblait boire avec lui lajoie à pleine coupe, hac. Eslh. ii, 9. La céleste troupe, Dans ce jus vanté. Boit à pleine coupe L'immortalité, J. B. Rocss. Bacchus, cantate. Le germe des douleurs infecte leur repas; Et dans des coupes d'or ils boivent le trépas, thomas, Ép. au peuple. Quand pourrai-je.... Boire l'heureux oubli des soins tumultueux, DEULLE, L'hom. des ch. iv. Adieux, regrets, baisers.... Mon &me s'en troublait, mon oreille ravie Buvait languissamment ces prémices de vie, lamÎIrt. /oc. I, 36. jjBoire, dans le sens d'être obligé d'endurer. Honorable défaite.... Encores derechef me la fallut-il boire, régnieb. Sot. viu. Qui gai fait une erreur, la bcità repentance, lo. Sat. xi. Ayant bu la première honte, hamilt. Gramm. 4 i . Malheureux que je suis! il faut que je boive l'affront, mol. Préc. 18. Mon frère, doucement il faut boire la chose, ID. Éc. desmar. m, 20. Ils boivent les affronts comme l'eau, j.J.ROUSS.^m. n. 11 boit, en expirant, le plus horrible affront : Les pieds d'un malheureux suspendu sur sa tête Renversaient sa couronne et lui battaient le front, masson , les Helvétiens, ui. || 4° Absolument, boire du vin. On buvait pendant des jours entier?. Boire beaucoup, boire avec excès, bien boire. Il avait bu copieusement. Aimer à boire. Vous buviez sur san reste, et montriez d'affecter Le côté qu'à sa tojche elle avait su porter, mol. l'Étour. iv, 5. Soyons bien buvants, bien mangeants, Nous devons à la mort de trois l'un en dix ans , la font. Fab. VI, 19. J'ai soupe hier avec trois des plus jolies femmes de Paris; nous avons bu jusqu'au jour.... lesage. Turc, m, 5. Il Boire son soûl, boire autant qu'on veut. Il Boire à la santé de quelqu'un , faire des vœux pour quelqu'un en buvani. Nousbuvonsàvotre heureux retour. Qu'on boive aux maîtres de la terre, Qui n'en boivent pas plus galment, bérang. Trinquons. || On dit aussi, boire la santé de quelqu'un, au lieu de boire à sa santé. Je voudrais bien les remercier d'avoir' bu ma santé ; la vôtre fut bue avant-hier chez la princesse de Tarente, sÉv. 44). || Boire sec. Cet homme boit sec, c'est-à-dire il boit beaucoup. || Le roi boit! la reine boit! Acclamation usitée dans les repas du jour des Rois, lorsque le roi ou la reine de la fève boivent. || Boire, être ivrogne. Cet homme a le défaut de boire. || Donner à boire, tenir un cabaret. Il Chanson à boire, chanson de table. Elle chanta vingt chansons à boire, sÉv. 407. Chanter un air à boire, mol. Bourg. iv, 4. || Donner pour boire, donner une gratification en outre du salaire. Je lui donnerai de quoi boire, sÉv. <6. || Après boire, après avoir bu , à son aise. Un poète n'est bizarre et fâcheux qu'après boire, Régnier, Sal. vui. Un beau jour, après boire, la kont. Ùazet. Eh bien! nouslirezvous quelque chose aujourd'hui ? Me dit un curieux qui s'est toujours fait gloire D'honorer les neuf sœurs et toujours, après boire. Aime à dormir au bruit des vers psalmodiés, a. cbén. Ép. 2. || Fig. Ils boiront dans la coupe affreuse, inépuisable. Que tu présenteras au jour de ta fureur , X toute la race coupable , BAC. Ath. II, 9. Il En langage poétique, boire à la source d'Hippocrène, faire des vers. || Boire, courir risque de se noyer. On est allé à son secours; il commençait àboire. Il faillit se noyer et but beaucoup. On dit dans le même sens, boire un coup. || Terme de manège. Un cheval qui boit dans son blanc, est un cheval qui a le nez blanc; un cheval qui boit la bride, a le mors trop enfoncé dans la bouche. Il 5° S'imbiber, s'imprégner de. L'éponge boit l'eau. La terre, brûlée longtemps par le soleil, but la
BOJ
pluie. Il Absolument. Ce papier boit, il se laisse pénétrer par l'encre. || Fig. La terre humectée But à regret le sang des neveux d'Ërecthée, rac. Phèdre, II, (. Telle est Iris, quand un nuage obscur, Chargé do pluie, altéré de lumière. Boit le soleil, et vers notre paupière Réfléchit l'or et la pourpre et l'azur, MALF. Narcisse, m. || 6'V. n. Terme de tannerie.Faire boire les peaux, les mettre à la rivière. || 7° Terme lie couturière. Faire boire du taffetas, dulingo, une étoffe, tenir en cousant une pièce lâche contre l'autre tendue, de manière qu'avec des longueurs inégales elles arrivent au même point. || Terme de marine. Faire boire la voile, tenir la voile lâche en la cousant à sa ralingue. || En ces deux derniers emplois, boire se dit pour être béant, à demi ouvert, et cela se comprend, puisque boire exige que la bouche soit ouverte. || 8° Se boire, v. réfl. Être bu. Ce vin se boit au dessert. || Proverbes. Boire comme un templier, comme une éponge; boire excessivement. Les chevaliers de l'ordre du Temple étaient accusés d'être ivrognes. || Boire le vin du marché, boire ensemble après la conclusion d'un marché. Il Boire le vin ou le coup de l'étrier, boire un verre de vin quand on est près de partir, jj X petit manger bien boire, c'est-à-dire lorsqu'on a peu à manger, il est bon de boire un bon coup. || Il y a à boire et à manger, c'est-à-dire l'affaire présente de bons et de mauvais côtés; se dit aussi, au propre, d'un liquide trouble, par exemple du café mal filtré. || Qui bon l'achète, bon le boit, c'està-dire il ne faut point plaindre l'argent à bonne marchandise. || On ne saurait faire boire un âne s'il n'a soif, c'est-à-dire on ne saurait déterminer une personne entêtée à faire ce qu'elle n'a pas envie de faire. || Qui fait la faute la boit, on porte la peine des fautes qu'on fait. |1 On ne saurait si peu boire qu'on ne s'en sente, c'est-à-dire boire un peu trop expose toujours à quelque sottise. || Croyez cela et buvez de l'eau, se dit d'une chose qui ne mérite pas de croyance. On dit dans un sens à peu près analogue : buvez frais; buvez du meilleur. Prononcez seulement ces mots in , cum , sub , et buvez du meilleur, VOLT. Dial. to. Il C'est la mer à boire, se dit d'une chose trop difficile, qui ne se peut faire. Ce n'est pas la mer à boire, se dit d'une chose qui ne présente pas de grandes difficultés. Si je pouvais remplir mes coffres de ducats! Si j'apprenais l'hébreu, les sciences, l'histoire! Tout cela c'est la mer à boire, la font. Fàb. viu, 26. [j II n'y a pas de l'eau à boire, c'est-à-dire à ce travail, à ce métier, à ce marché, il n'y a rien à gagner. || Le vin est tiré, il faut le boire, c'est-à-dire il n'y a plus à hésiter, à reculer, et aussi, vous avez commencé, il faut achever. || Qui a bu boira, c'est-à-dire on ne se corrige pas de ses vieux défauts.
— HIST. XI' s. Li mieux gariz [protégés] en ont boûd [se sont noyés] itant, Ch. de Roi. CLXxn. Il xii* s. S'il en bevoit, ne fust mort erramment, Ronc. p. <05. Onques Tristans, cil qui but le brevage, Plus loiaument n'ama sans repentir, Couci, XIX. Il xiu* s. Et quant il lui donnoit à boire et à manger, Berte, xix Volentiers [elle] en beùst, mais trouble ert [était l'eau] com godale [sorte de bierre] , ib. xxvu. X son plaisir eUô a et mangié et beU, ib. LI. lUuec [il] eûst esté noiiés ; Mais li peschieres à esploit S'en vint au comte qui buvoit, El. et Jeh. 27)1. Siot non li legas de France maistre Robiers de Crescon et estoit englois, preudomme, mais volentiers buvoit; par Dieu! ainsi sont maint preudome, Chron. de Rains, p. 87. Il convient que il [le fripier] dolnt au roy pour le mestier xxv deniers de la haubanerie, et xn deniers à boivre aus compaignons, Liv. des met. 202. Il est bien raison^ue l'anui Que je ai porchacié reçoive; Droiz est que ma folie boive, Ren. <5748. Je ne sui mie encore morz ; Moult avez tost le duel beU Que vos avez de moi eu, ID. 12776. X ce sunt cil bien cognoissant Qui vont les dames tralssant, Qui dient por eus [els , elles] losengier Qu'il ont perdu boivre et mengier, la Rose, 2566. Et quant il vint à la fontaine Que li pins de ses rains [branches] covroit. Il se pensa que il bevroit, ib. H88. Il n'est nus qui de celi boive, Boive en neïs plus qu'il ne doive [même s'il en boit plus qu'il ne doit], Qui sa soif en puisse estanchier , Tant a le boivre dous et chier, ib. 60i2. S'il fist fohe, si la boive, buteb. 79. Et li dit que il looit [conseillait] qu'il se traïsist [retirât] à main destre sur le flum, pourceque sesserjans eussent à boire, joinv. 226. Ses chevaliers sarrazins se mistrent en la ville et comencerent à boivre des vins, et furent maintenant touz ivres, id. 248. || xiv* s. Et semblablement ne désirent pas touz unes meismes viandes ou boires, ORESME. Eth. 9B. || XV S. Et Usent grand
BOl
foison Q'espices, par especial de sucre et aussi de lait de chèvres ; ce sont les communs boires des Turs et des Sarrazins, froiss. m, iv, 68. Pensez à vos besognes, car jamais je ne buverai ni ne mangerai tant que vous soyez en vie, id. n, m, 76. [Les Anglais naufragés sur la côte d'Irlande] burent assez, ID. II, II, 69. L'endemain, après messe et après boire, les traiteurs [les négociateurs] vinrent ensemble en la dite chapelle.... id. i, i, ii3. Puisqu'il est trait rtiré], il le faut boire, ch. d'orl. Hép. à Fred. Illuil'alloitadviser nécessairement comment il pourroi t mieulx boi re ce qu'il avoit brassé , car boire le luy falloit, G. CHASTEL. Chron. du duc Philippe, Introd. En l'an de mon trentième eage, Que toutes mes hontes j'en beues, Ne de tout fol encorne sage, VILLON, Gr. TesJ. Il XVI* s. Plus tost beuront [boiront] les Partes Araris, marot, iv, 6. [Les rivières] Qui d'une part en la terre se boivent : Autres plusieurs en la mer se reçoivent, id. iv, <3. Je boiray par Dieu et à toy, et à ton cheval, hab. Garg. i, 39. ils en perdent le boire, le manger et le repos, MONT. I, 64. Boire chaud, boire froid, id. i, <64. Qui fait la faute, il la boit, loysel, 8:^6. Les premiers harquebusiers qu'on avoit poussez beurent seuls quelque fumée, et firent la pluspart du meurtre en attendant les autres, d'aub. //is«. i, t53. Premier que de joindre, il lui fallut boire la volée de )4 canons, id. ib. i, 167. Parmi les pleurs et la tristesse , ce prince beut les remonstrances des pasteurs et des amis [les accueillit], et rompit les mauvaises espérances de la cour, en espousant la sœur du duc de Longueville, id. «6. i, 198. Si peu de pièces qu'ils menoient n'eussent peu passer du costé du Vivarets, d'où les montagnes vont boire dans la rivière, id. ib. i, 320. Ceux qui firent cette sortie, et qui en beurent le premier péril sont en cette compagnie, m. t&. II, 305. En mesme temps commença la tranchée , qui vint percer la contr'escarpe et boire dans le fossé, id. ib. m, 29. Un Allemand de la garde s'estoit fort beu, paré, ix, 1" dise. La terre les eaux va boivant. L'arbre la boit par sa racine, La mer salée boit le vent. Et le soleil boitla marine; Le soleil est beu de la lune. Tout boit soit en haut ou en bas : Suivant ceste reigle commune, Pourquoy donc ne boirons-nous pjs"? rons. b07. Point ne parle à celui qui boit, génin. Récréât, t u, p. 247.
— ÉTYM. Bourguig. borre; Berry, bere, beuvre; provenç. heure; catal. beurer; esp'agn. beber; itai. bevere; du latin bibere; rattaché au grec itivEiv, boire, par le sanscrit pd, boire, dans les védaspt'ft, d'où , par assimilation de la consonne , la réduplication bib. Boire est régiJièrement formé , ayant l'accent tonique sur la même syllabe que bibere,
2. BOIRE (boi-r'), *. m. Ce qu'on boit à ses repas N'eussent pas au marché fait vendre le dormir Comme le manger et le boire, la font. Fabl. viii,*2. Il Fig. et familièrement. U en oublie, il en perd le boire et le manger, c'est-à-dire il est tout à tine occupation; sa passion l'absorbe. Il en perdit le boire et le manger, hamilt. Gramm. 9.
— ÉTYM. Boire; norm. bére, cidre.
t 3. BOIRE (boi-r'l, s. f. Hl" Nom donné, dans les départements de Maine-et-Loire et de la Loire- Inférieure, aux anses ou petits golfes de la Loire. Il y a près de notre village une belle boire, legoa- RANT. Il 2° Terme de pêche. Communications que les mares, fossés ou chantepleures ont avec les rivières, ou bien fosses pratiquées sur les bords des rivières. La pêche ne peut être affermée au profit de l'Etat dans les boires creusées demain d'homme.
— ÊTYM. Bas-lat. borra, creux plein d'eau; ital. borro , fosse creusée par les torrents de montagnes. Sauf ces rapprochements, on ne sait rien sur l'origine de ce mot.
BOIS (bol ; Vs se lie : les bois et les campagnes, dites :les boi-z et les campagnes), s. m. \\ !• La substance dure, compacte, solide, qui constitue la racine, la tige et les branches des arbres et des arbrisseaux. Ustensiles en bois. || Fricasser les écuelles de bois, subsister des débris de sa fortune. || Faire flèche de tout bois, mettre tout en œuvre pour réussir. De tout bois, comme on dit. Mercure on ne façonne, RÉGNIER, Sat.i. Il Ne savoir de quel bois faire flèche, être à bout de moyens, ne savoir comment sortir d'embarras. || Êtreduboisdonton fait les généraux, les ministres, etc. Avoir le mérite, les qualités qu'exigent ces différentes fonctions. || Etre du bois dont on fait les flûtes, avoir un caractère fort doux, s'accorder avec tout le monde. || 2° Les botanistes appellent particulièrement bois, la partie du tronc des végétaux dicotylédones qui est ligneuse et placée sous l'aubier; au centre du bois se trouv» U
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moella. Il >' Bol>. M» k brtttr ou boi« Ai chauffiige. Il«nu holi. Hol< w- «■->••" M.'iir.-.lMlK, ., ,1, f.^ Allor iii hol«. ùllhr .'. '<:«•
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i'(toore* pour faire du Un.
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M bol* manquait à l'âtra, unu^Nu. £m. li'lr. || \i mg» de boli flotta, Tliage pile , dâfait. || Kiit. On ««rradaqual bol* ji< i ' " ' '<•■»■
raeiirejeittia. Vo^n i !Tait
(bomm* qui arait r ,..» ju fus
d« retour d« l'artn Ko Iwidm
de marinx, (klra du I . , londeboU
pour un Taiaseau. || 4" iioi» de charpente ou do conftruction ou de menuiserie. Art de tniTalUer le bois. Le principal uxaga du bois dans lea bttiments et dani lei constructions dn toute ecpioe est de lupporter de» fUrdeaui , ituifOM , Kipér. tur le* tég. 4" mim. Le bois qu'on fait servir trop tAt aux con- Rtnictiona navales fermente, se corrompt et se dAlériom promptcment. Ilevue det deux mondei , t.xxv, p. »4i, (Mil. Il {loscru, boiseries qui ne sont pas peintes. || Dois aflaibli, bois qu'on a Uillé en cintre, qu'on a rendu courbe. i| Bois déchiré, bois qui provient de quelque ouvrage mis en piAces, surtout de Katcaui. jl Bols d'ouvraKe, bois qu'on travaille dan» les fortu et dont on fait des sabots, des ustensiles, etc. M 6* Terme de marine. La coque d'un navire ou partie de cette coque. Tirer en plein bois, diriger le feu des canons sur la coque. || Bois d'arrimage, rondins droits, sanaécorce, servant à accorcr le» pièce» à eau et k vin dans la cale. || Nneud do bois, noeud •ervantkembrasaerduboisqu'ilfauttratncr. || <* Réunion d'arbret. Bois sacré. Bois Uillis. Petit bois. Chemin à travers les bois. Un boisd'ollvien, de chênes. Elle i^est quelque temps (garée Dans ces bois qui du camp semblent cacher l'entrée, rac. Iphig. I, 4. Nos seuls gémissements font retentir le» bois, 10. Phfd. Il, a. Ou'iin brigand me surprenne au coin d'un bois, il faut donner la bourse, j. ;. nous». ConlT. I, ». PJevé loin de» cours et nourri dan» le» bois, n ne sait pas encor ce qu'on doit à des rois, VOLT. Jfrfr. IV, î. Il Bouquet de bois, petite touffe de bois de haute fuUie. || Homme de» bois, nom vulgaire de l'orang-outang. I| LeshAtos, les habitants des bois, les animatx qui vivent dans les bois, et, particulièrement, laa oiseaux. Vous dtes le phénix des hAtos de ce* boto, ut »ont. Fabl. i , a. || h'ig. Être vola coame dan* un bol*, être volé d'une façon audaetottte ou nn* pouvoir se défendre. J'ai bien affaire 4le son argent; eh I qu''û ne vienne pas ici piller le nètre; c'est voler au coin d'un bois, lesaor. Titre. I, ». Il Terme do vénerie. Faire le bols, aller en qiiAte avec le limier pour détourner un animal. Toucher au bois, se dit en parlant du cerf qui, ayant refait sa tête, la frotte contre les arbres pour détacher la peau velue qui la couvre. || 7« Terme d'eaux et forêts. Le* arbres en général, réuni» ou isolés. Semer un bois. Couper un bois. L'âge du boit. Un terrain couvert ou plutôt à demi couvert de genièvres, de bruyères, est un bois à moitié fait et qui a peut-être dix ans d'avance sur un terrain net et cultivé, Borr. Kxp. tur Itt régit, a* m/m. || Bois de haut revenu, demi-futaie de quarante à soixante aas. Il Bois en état ou en étant, arbres debout. || Bois gisant, bois abattu. || Bois encroué, arbre »ur lequel un autre est tombé. Il Bois vif, arbre qui pousse des branche* et de* feuilles. ||Boi*mort, arbre séché sur pied. || 8* Rejetons de* arbres. Pousser beaucoup de boi*. De peur que la vigne ne jette trop de bol*. Le vieux bois de la vigne. || 9* Objet fait de bois. Bois de lit. Dirions-nous que le* corde* d'un violon seraient venues d'elle*-m«me* afélendre sur un bois dont les pièces se seraient collée* ensemble? FitM. Krisi. s. Ce foudre ridicule Dont anse on bois pourri re peuple trop crédule, co*K. Poly n, *. Sur un bois glorieux Oui fut jnoin* une croix qu'une échelle des cieui, aonr 51 Cm. n, e. Un fragile bois que malgré mon secours Le* ver* sur son autel consument totis le* Jours, sac. Athal. m, a. Il 10* tye b.Mon d'une lance, et par extension, la lance même. Hompro un mis. || Haut le bois, ancien oom- II ' 'l'arrêter, parce qu'alors on tenait
I Porter bien son bois, cheminer
d';.., ,..^. ,vn,..,v, , comme fkisait ua* trouoe, la pique hante. [| Charger un homme de boie, lu donner M* coups se btton. || 11* Cornes ruMoae* du cerf et autres animaux. Un cerf se mirant autrefois Louait •• ^"tft de son bols, la font. Fabl. vi, ». || Fig. et populairement. Cette femme fait porter da bob ••"■"«•ri, elle lui est infidèle. || 11* Au jeu de
uJwidettiMne. Jouwbaueoup de duM* de kpfo,
BOI
afln de caser aisément plus tard. || Pig. Abattre bien du boi», faire beaucoup de Jy^iKn» ■'■ i."u ili- lemp». j|H*Terfnede pharmacie, lioissud -»yac, lii'v.ilv<'li;ir<;ille.la v|iiinr,lc»a»«afri 1» Terme i'\ le mercure. |i 16* Bois, nts végétaux. Il !»ois d'aigle ou bois de garo, nom donné ft ' arbres des Indes et des Moluqnc», app'' <i genres nv " ' Ofuitdria. Il Buis a tniais, bouleau < autres arbre» ou arbuste*. || Bois I-'" ' '<" h'"'n» ot bois de petit baume, il que, du croton balaa- : , ■ 'Jin vulgaire, à Maurice et & ikiiirbon, du terminalier mauritien de iJimarck, qui fournil un baunje analogue au benjoin. Il Bol» de buis, un des nomsquc |>ort«, à 111e Maurice, la fcmélie k feuilles de buis qui v ett appelée aussi faut buis. || Bois de Brésil ou oe Kemamboue (bréslllct), provenant du canaipinùl echi'iuxa (/.amareJr). Ce boLs, '••■■ - '■''■ •«■gardé comme astringent, n'est plus*' ' pour teindra en rougo pourpre. || Bois , ou bois de Cypre, nom doniié : t* dans les Antilles, k la cordie gérascanthe; a* k la Virginie, au cyprès distique; ï* au bois du brya ébène, dont on se sert en marqueterie, LP.noAiiANT. Il Bois cotun, nom vulgaire du i>euplier de Virginie et do végétaux dont les s*:: sont entourées d'une matière coumoeose.
aussi bois k coton. || Bois do fer. • ■ ' ■ • ' .i ••• férents bois qui sont très-dur». |j 1 arbrisseau d'un a.spect agréable; un des :. .: „.iresdu
daphné meirreum, dit aussi bols joli, garou. || Bois immortel , arbre de Madagascar , nom vulgaire donné , k cause delà dureté de son bois, k l'endr.ich mada-
f;ascarien. H Boi» de jolicœur, nom vulgaire, aux les Maurice et Bourixjn , ilu pillosporo ondulé. il Boi» do Lousteau, nom vulgaire donné quelquefois en F'ranco .1 l'évonj-me européen ou fusain. Il Bois madame, k la Martiiiii|uo, nom vulgaire do la guetlarde rud" n i"'- "i.iilre, aux Antilles, nom vulgaire de l'eX' :■. i| Bois néphrétique,
arbris-seau do 1.1 : pagne, que l'on croyait
donner k l'eau, dans laquelle il a trempé, U vertu de nettoyer le» rein» et la vesslo. || Bois palmiste, nom que porte k Haïti la geoffroye é] ■ »
différente des (lalmlcrs dit» palmistes. || l \ .
nom (' ■ ' ' ' - -r ■ --' ■ . ,"1 lal.)U.iiii'inii|>u i-i k la ^ ' est recherché par
lestou... 'r-^ !| Boisdo l'cr-
pignan, h irce qu'on le
porte k Pli, net» pour le»
cochers, des in.ilrumeutsk vent, aiusi que des ouvrage» do menui.Herio et do marqueterie. || Bois pliant, nom vulgaire de l'osynde blanche, dite encore ruiivet, cultivée dans quelques jardins d'Italie, || Bois de rainette, arbre de 111e de France dont les feuilles exhalent , quand elles sont frui»sées , une odeur très-prononcée de pomme de rainette (dodonée k feuille» étroites). || Pois de rose, nom sous lequel on apporte des Canaries la racine du liseron k balais. Cette racine est api>elée aussi bois de Rhodes et bois de Chypre. || BoisdeSpa, nom du cbktaignier, quand il est employé pour de petits meubles de luxe. Il Bois violet ou bois de violette, nom donné dans le commerce au palissandre k cauae de sa couleur et de la légère odeur qu'il répand. (Cette liste a été empruntée en très-gnnde partie k lmoarant.) Il Proverbes. Il a l'reil au boi», se dit d'un homme
3ui craint d'être surpris, parce qtie les embûches te ressent ordinairement dans les bois. || À gens de village, trompette de boi», c'e»t-k-dire il ne faut aux ignorants que des choses proportionnées k leur intelligence. || Trouver visage de bois, *e dit lorsque? venant ohet quelqu'un, on trouve la porte fermée, ou l'on ne trouve personne. || Il n'est feu que de boi* vert, c'eit-k-dire on a beiaoin de l'activité de* jeune* gens. || Oui a peur des fbulUes n'aille au bols, oa n'aille au bois qui a peur des feuille*, c'eslk-dire, qui craint le péri ne doit [las aller oé il y en a. Il La faim cha.sae ou fkit sortir le loup du bois, c'e*t-k-<lire, quand la miière, quand une nécessité preste, on fkit oe qu'on n'avait m lliabitude ni le goOt de faire. || il ne Ikut ne* mettre le doigt entra le boi* et l'écoroe, c'eal-k-dire il ne Ihat pe* ■'ingérer oui k ptxtpœ du* le* qtierelle* d'an oéaaga. dd penonne* oataraUanMnt amie*, jj Le bois tara fait la feu droit, e'eal-A-iUra loua mojen* ■ont boa* pour arriver.
— STN. KM*, ooeins. Entra le* oome* tt 1* bois il y a cette différtooe : le boia préeent? pliHiean bnnchcs; il tombe et paie m>nin*e régnliërement; •n contreire, la oome «et un Jet émft», teo* divi- ■iao,etqtii,kmolB*<rMeiiliM, ae toato liath.
BOI
XI* s. Selve ne bois, aaeooae (eacbetle] n'I pueteetre, Ch.df lo.: , ..m ii m- ► i ;i i..r.i souvent au bois esl>ii bos erent [ils étaient que aont vert boit et t< Il xin* s. Tant qu'en un l> et grant et plenler. Brrr IkiIs aie Totcoiement et i ronè, laid* Méiion " elle ne le poet cau|
acomplis, HUOM. i:..,
,il>ai en la forett le bol* «ec, ; Pour deux gran* comptoirs et ^ vj
tout de tyjisd'Yerlande, nr. LABOkiin , tmauz, p. 4*4. Fol chesnc, prunier, poiner et néflier sont epelé* vif Ik)is; et loua aultre* bois Kntappelé* mort Mis, l'i le bois s«c aluttu ou en estant est appelé* boit mort, '^rdoni». da nia, t vu, p. 7T7. || xv* s. Si le inary passe les dix [nuits] Sanseaose et que le boys s'allume, Femme peut prier se* amis i > f» "> "ton la eoustume, oooimx. Droiu noaa. || ' toreau n'aguaresj'ecoaiois. Qui i^en ; . m-
gnant par le* bois, marot, i, W*. Tous leui* davi*, ce sont hache*, gros bois. Lances, baraoi*, eaiaodars, goulboon*, lo. i, *^. Le marié avant amie da rompre un bois en faveur de sa nouveUis espome. ST. I, ata. Il avoltune bossesur le dos, etVaaira
- l'estomac, qui lui faiioient mal porter son bois i.arallusiooauxcbeTaliers],i)asraa. CoiiM, xxua.
Mort boi* ect boi* ne portant that : boi* mort est bois sec, en estant o<i gisant, lotskl. asi. Le roy Henri ayant commandé le comte dt " ■■"■
do rompre un boia contra luy, n'Ai. ^■■.
Le comte eaaaya k *e rendre maistre de U itocheUa, mais, y ayant eu visage de bois, s'advançak Ponts, la battit de deux pièces et l'emporta d'amnt, ». ib. I, 144. Au premier assaut ceux de dedans aient repoussé, poursuivirent par U brèche et maslerent k coups d'espée, comme n'aient point de loagboi*, iD. ib. Il , *S. La forest te distingue en boi* de ebaufage et de haute fustaie, o. de snaas, 7M. Quand on parle du bois en gênerai, s'entend du sauvage, 10. 784. Ainsi perces mots, [bois] sec et aquatique, entendrons La fourniture deoosforasts, taiiUs, sausaies, ramées et ozeraies, m. 78B. On taille en crois sani lo bois de cbaufage. et en deeoor», celui ilet liastimeh», to. an. Telle* restrinctions de la lui.e n'ont lieu pour le bois-mort, ne pour le bns-chalilis. qui est le presque abbalu per le vent, u>. eo7. I/-S jurisconsultes appellent mort-bois, les aibrae qui ne portent fruict, ID. "11. Meiunt d'un oostélee grosses busches et bois de fente (aliat , de nfenle) at de moule; de l'aut-v les fagots, bourréeset eosterests. m. SOS. Petit hoi» allume le feu, le gros bot* le nournst, oit^iN, Récréât, t. n, p. **7. Boys mutile a precieulx fruit, ID. ib. p. 1*6.
— CTYM. Bourguig. 6oo; picard, bon etbo; provenç. hott; espagn. botipu; itaL boeco: bas-lal. bitteut, boectini, bustiu; angL tusA, bmason; de l'allemand Butch, buisson. Un n est p«s tdr que l'ailem. 0uf cA ne provienne pas des langues romanes; ea oe cas, le terrain de ce radical serait inconnu.
BOISAGE (boi-za-j*), t. m. I| 1* Tout le bois dont on s'est servi pour boiser. || r Terme de manne. Action de boiser un bilunetiL || >* Terme de mine» Ensemble des étais en bois qui soutiennent les pem ^ d^ n,iii« Pi ilo< ir>li>ri>>« t'ne machine immense fui co' ihlé de boia; on s'ttn
sTT ' iravener l'étang: c«
K ' ju»)u'k >oo pieds de proMo-
d. Uectitm, t. v, p. **•>.
BOUE, CE (boi zé, xée), y«r(. p-x i de planchette* de boia. Apparieinaat I sée. lit* Garni de forèta, de bot*. P>j> ><.>.>• 1 1<> vince boi*éa.
t BOISnnirr (boi-aa«ian), «. m. Actioii de mettre en focMa on terrain.
BOUEk (M^é), a. «. Il I* Garnir de mtwnitarie. Ije maréchal dlBMréa* aimait fort ' fit
boiser toute la maison, a'MttM. 4 44, . .iic
de marina. Conalndrala earoaaaed'u en
montant lotis le* membr** lur la qni :nr
d'eau! at forita. Garnir «le fut la. Bmscr une ooau*e.
■Oami(boi-ae-rie). i. f. Oumga da aatria»rio 4lontoo revêt la* mur» deeappananMnia.
— Crm. Boimr.
KHSSVX, Kt;sB (bei-atû, aa«-aO, «V-Oai a U nature da bois. Raeiaa I Peu nailé; on dit 1
rade
KHMSAO <bat-a6).t, «. P 1* AMianne
BOI
ROI
ROI
capacité pour les matières sèches, valant )3 litres, Ol, ou <3 litres plus un centi(>me réduits à <2 litres 50, c'est-à-dire au demi-quart de l'hectolitre, lorsqu'on voulut raoaener les anciennes mesures aux mesures métriques. Vendre, mesurer au boisseau. || Ce que cette mesure contient. Un boisseau de blé, de sel. Il Fig. Il ne faut pas mettre la lampe, le chandelier, la lumière, etc. sous le boisseau, il ne faut pas cacher la vérité aux hommes. Cette lumière qui était sous le boisseau éclaire présentement tout le monde, sÉv. 300. Dieu ne vous a pas mise sous le boisseau, mais sur le chandelier, fên. xviii, 8I7. |12°Trou conique d'une canelle, qui reçoit la clef. || Cylindre creux qui fait partie du moulin destiné h la préparation du tan. Il Chacun des cylindres dont se compose un tuyau de latrines ou de poêle. || Petit pot de terre sans fond à l'usage du fabricant de pipes.
— HlST. XIII" s. Li meunier de grant Pontpueent prendre de chascun sestier de blé ou de aucun autre grain mandre [moindre], un boissiel, mes plus n'en pueent il pas prendre se il n'est bestens [temps contraire], Liv. des met. 48. Sauniers ne saunieres qui vendent sil à mines ou à buissiaus, à fenestres ou à estai, doivent chascun an trois sols de hauban, ib. 297. Trop l'i a fet dolereus merc. Parmi la plume del aubert Fist de sanc saillir plein boisel. Parle champ en cort le ruisel, Ren. 30(H7. Après a fait unboissel prendre.... Qu'il empruntout itel mesure, RAYNOUARD, tossci. || xv° S. Il luy paroissoit homme à n'avoir pas toujours eu les pieds dans un boisseau, Mém. s. Du G. ch. 27.
— ÉTYM. Berry, bossiau; boisteau, dans quelques provinces, d'après Du Cange; angl. bushel; lias-lat. bustellus, bussellui;, bissellus. 11 y a deux étymologies pour ce mot : celle de du Cange est le bas- latin busa ou buta, cuve , tonneau (voy . botte 3) , en vieux français, boise, d'où un diminutif boissel , boucel, en provençal, bossel, en italien, botticello. Celle de Diez est le bas-latin bustia , en français boiste (voy. BOÎTE), en provençal, bostia; d'où un diminutif bustellus, boisteau, et aussi boisseau; d'autant plus admissible qu'on trouve, dans le provençal, baissa à côté de bostia. Cette dernière étymologie s'appuie sur le t des formes bustellus et boisteau, lequel l n'aurait point de rai.son d'être si le mot venait de buia ou boise. Au reste le boissel venant debu- 20 paraît s'appliquer aux liquides (voy. dans l'historique l'exemple tiré du roman du Itenarl), tandis que le boissel venant de boUte s'applique aux grains.
t BOISSELAGE (boi-se-la-j') , s. m. Travail, of- 3ce de mesureur de blé.
— ÊTYlA. Boisseau , par l'intermédiaire de botsirf.
BOISSELÉE (boi-se-léc) , s. f.\\ 1° Ce qu'un boisseau peut contenir. Une boisselée de froment, de haricots. || 2° Boisselée de terre, l'espace de terre qu'on peut ensemencer avec un boisseau de blé.
— ÉTYM. Boisseau.
BOISSELIER (boi-se-lié), s. m. Artisan qui fait des boisseaux et divers ustensiles de ménage en liois.
— ÉTYM. Boisseau.
t BOISSELIÈRE (boi-se-liS-r'), s.f. Nom vulgaire de la pie-grièche grise.
BOISSELLERIE (boi-sè-le-rie) , s. f. || 1° Le métier, le commerce du boisselier. || 2° Les objets mêmes qu'il fabrique.
— ÉTYM. Boisselier.
t BOISSELON (boi-se-lon) , s. m. Sorte de petite bêche pour sarcler le blé.
BOISSON (boi-son) , s. f, \\ 1° Tout liquide qui se boit. L'eau pure est la boisson de certaines personnes. || 2° Le vin, le cidre, etc. II a toujours de la boisson en cave. || Familièrement. Être adonné à la boisson, avoir des habitudes d'ivrognerie. Un mari plus jeune qu'elle, mais usé par la boisson, j. J. Eocss. Conf. I. Il 3° L'eau passée sur le marc de la vendange ou sur des fruits coupés en quartiers et préparés. On fait, à Paris, dans les petits ménages, beaucoup de boissons de ce genre. || Terme de marine. Eau mélangée d'un peu de vinaigre.
— HIST. XV* s. Duabus pipis vini et una pipa de boisson seu de bevratge , nu cange , beuvenda.
— ÉTYM. Picard, boichon. Ce mot n'a pas été rencontré dans les textes qui ont servi à composer l'historique de ce dictionnaire, .sauf dans un texte demilatin du XV* siècle ; pourtant la forme en paraît ancienne. Le mot de la langue d'oïl était poison (de potio) ; boisson a été formé de boire à l'imitation de potion ou pomon.
BOITK (boi-t* ; la syllabe oi est brève) , ». ^. || i» Etat du vin bon à boire. Ce vin n'est pas encore en boite. U 2° Paus les fermes, petit vin que l'on obtient en
versant de l'eau sur le marc, avant qu'il soit entièrement pressuré.
— ÉTYM. Boire. Villon a dit boiture dans un sens analogue : Nous y ferons maie chère. Puisque boiture y est si chère. Grand testament.
BOÎTE (bol-f ; lasyUabeotestlongue), s./". || l°Petit coffre à couvercle. On lui jeta les joyaux et la boîte, la FONT. Conf. Que vient de te donner cette farouche bête?— -Celte lettre, monsieur, qu'avecque cette boîte.... mol. Éc. des mar. il, 8, || Familièrement. On dirait qu'elle sort d'une boite, se dit d'une personne dont la toilette est d'une grande fraîcheur, ef au.ssi d'une personne apprêtée, guindée. || Il faudrait que cette personne fût toujours dans une boite, elle est si délicate que la moindre impression de l'air lui fait mal. || Fig. et familièrement. La boîte ?! Perrette. caisse secrète d'une association non avouée. Perrette est ici un nom arbitraire pour un possesseur non avoué. || 2° Boîte aux lettres, boîte d'un bureau de poste, où le public dépose ses lettres. || Boîte à réverbère, petite cavité faite dans une muraille, fermée à clef, et contenant la corde qui sert à faire monter ou descendre un réverbère. || 3° Tabatière. Il a toujours sa boîte à la main. || 4° Ce que contient une boîte. Boite de pastilles. || 5° En termes d'artillerie, petit mortier de fer haut de sept ou huit pouces, qu'on tire dans les fêtes publiques. Des boîtes qui crevèrent tuèrent trois ou quatre personnes, sÉv. 29(. .le l'accoutume aux coups de fusil, aux boites, aux canons, j. J. aou.ss. Ém. i. || 6° Terme d'anatomie. Boîte du crâne, la cavité osseuse qui renferme le cerveau. || 7° Terme de médecine. Botte fumigatoire, boite qui contient tout ce qui est nécessaire pour secourir les noyés et les asphyxiés. || 8° Boîte à savonnette, sorte de boîte en forme de boule, qui s'ouvre par son milieu en deux parties égales. Il Terme d'art militaire. Embouchure de fer ou de fonte dans laquelle entre le bout de l'essieu d'un afTiH. Il Botte à pierrier, fausse culasse des pièces d'artillerie , qui se chargeaient par la culasse. Il 9° Tuyau par lequel le vent est transmis du sommier des orgues à un jeu d'anches. || Coffre de fer percé de trous et placé à l'entrée d'une conduite d'eau , pour empêcher les ordures d'y passer. || Jonction de deux pièces d'une .soupape dans une machine hydraulique. || Douille que les serruriers scellent dansunbillotetqui, recevant l'extrémité d'une barre, la tient ferme. || Partie d'un vilebrequin qui , emboîtant la mèche, la fixe au corps de cet instrument. Il Boite d'essai, petit coffre dans lequel les monnayeurs mettent les monnaies essayées. || Boite du crochet, morceau de bois fixé à mortaise au bout de l'établi du menuisier et qui sert à maintenir un crochet de fer. || Terme d'architecture. Assemblage de planches formé pour revêtir une poutre. || Proverbe. Dans les petites boîtes sont les bons onguents, se dit à propos des gens de petiie taiUe à qui l'on fait le compliment de les préférer aux autres.
— REM. On a vu plus haut que Molière fait rimer boîte avec bête; c'est que, de son temps, on prononçait ouè la diphthoiigue oi (une bouète), en y faisant entendre un e, tandis que aujourd'hui on y fait entendre un a. Cette ancienne prononciation est encore celle de certaines provinces.
— HIST. XII* s. En une boiste , iiojic. p. 16. || xiii*s. Et quanques cil gaaigne qui l'ouvroir a ouvert, il le met en la boiste de la conflarie des orfèvres, Liv. des met. »9. Li bochier d'Orliens prennent .sur chascune beste six deniers, et metent en une boete, à défendre cels de lor bore contre autres gens, Liv. de just. 7. Ne savez-vous que la castenge [(^âtaigne] Douce, plaisans, ist de le [la boisse (enveloppe] Aspre, poignantde grant angoisse?7io» Guillaume, V. H50, dans du cange, Gloss. français. \\ xiv* s. Une boeste d'argent, à mettre pain à chanter, esmailliée dedans et dehors , pesant un marc , deux onces, de laborde. Émaux, p. IG8. Pour faire et forgier la garnison d'argent pour une ceinture et une boiste à porter lettres , m. ib. Une boiste d'argent endorré pur porter eynz [dans] un anel entour le col de un homme, id. ib. \\ xv* s. Ils s'esmeurent , rompirent les bouettes des fermiers des aydes, jetterent l'argent par les rues, juven. 1 380. Quand monseigneur le curé vit qu'on le vouloit bouter en la boiste aux cailloux [prison], il fut plusesbahi qu'un canet, louis xi.iVouti.xcvi. ||xvi*s. Quelque femmelette qui regrette la perte des bouettes où estoient les fards, amyot, Timol. 22. Cinq petites pièces à boites, faites d'un excellent artifice, et qui, bien qti'elles ne soyent que de calibre demie bastarde, peuvent faire bresche de 60 pas, d'aub.
//!»•(. m, 02. Si l'os do la cuisse est hors de sa boitte. PARÉ, fntrod. 23. Toutes espèces et différences d'artifices de feu, comme boettes, bariquades, gren»> des, ID. t ui, p. 705. X la volonté sera laissée la f«çon de percer les tonneaux; comment y mettre l'espine ou guille, en France appellée focet.et l'instrnment avec lequel l'on perce le tonneau, guimblet, la canelle, fontaine, bo6te, ou robinet, ni de quelle matière soit-elle, de leton ou de boi», o. de
— ÉTYM. Berry, bouetc; wallon, boise; provenç. 6ots.90, bostia, brostia, brustia; portug. boeta. Raynouard le tire de buxus, buis; mais on ne voit pas comment le t se serait introduit , cette étymologie n'expliquant que la forme fcois.ïO.DiezletiredenuÇiSa, pyxida; d'où , dans le bas-latin , buxida , poxides: ce qui adonné boiste et boistia, et, par affaiblis.sement de la prononciation, boissa dansle provençal et boise dans le wallon. IIuÇli;, boite, de itO^oç, buis.
f BOmîMEÎfT (boi-te-man) , J. m. Action de bo'ter; défaut de la marche d'une personne boiteuse d'une machine qui marche inégalement.
— ÉTYM. Boiter.
BOITER (boi -té), v. n. Marcherens'appuyant imparfaitement sur une des jambes et en inclinant par conséquent le corps plus d'un côté que de l'autre. U boite du pied gauche. Homère dit que, quand les bienheureux immortels virent Vulcain qui boitait dans leur maison, il leur prit un rire inextinguible, LA FONT. Psyché, I, p. 97. Vous boitez toutbas, BAC. Plaid. II, 13. Il U se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— REM. Dans boiter, boiteux, etc. l'usage a abrégé la syllabe oi; et l'orthographe, ne connaissant pas l'étymologie, et ne consultant que l'usage, a écrit boiter ce qui devrait s'écrire boiter, boiteux, etc.
— SYN. BOITER, CLOCHER. Autrefois clocher était le seul usité, et il n'y avait pas heu k synonymie. Depuis boiter s'est introduit et a expulsé, à peu près complètement, clocher de l'ii.sage au sens propre. On dit présentement qu'un homme boite, et non qu'il cloche; et, si on se sert de clocher, c'est dans le style familier et pour donner à l'idée un tour plaisant. Mais clocher est usité au figuré de préférence à boiter, qui n'a guère d'emploi en ce sens : une comparaison cloche; il y a quelque chose qui cloche dans cette maison. On remarque que, par faute sans doute d'un adjectif répondant à clocher et qui existait dans l'ancien français, clop, l'adjectif botteux reçoit très-bien le sens figuré.
— ÉTYM. Wallon, hoisti. Le wallon indique l'étymologie, qui est boiste (boite), boife s'employant pour articulation : dé-boiler, faire sortir de l'articulation ; boiter, avoir mal à la botte, à l'articulation
f BOITERIE (boi-te-rie), s. f. Terme de médecine vétérinaire. État d'un animal qui boite. Les vétérinaires en distinguent trois degrés '.la feinte ou boiterie à peine sensible; la boilerie basse, celle qui est plus apparente ; la marche à trois jambes, la boiterie dans laquelle l'animal ne peut appuyer à terre le membre malade.
— ÉTYil. Boiter.
BOITEUX, EUSE (boi-teû, teu-z'), adj. P" Qui boite. Volontiers gens boiteux haïssent le logis, la FONT. Fab. X, 3. Vous aviez bien raison de me dire que vous alliez bon train, tout boiteux que vous êtes, lesage. Critique de Turc. \\ Par extension , table, chaise boiteuse, table, chaise qui a un pied plus court que les autres. Il Ruban boiteux, ruban dont les deux bords ne sont pas pareils. Châle boiteux, châle qui a une large bordure à un seul bout. || Dans la typographie, colonne boiteuse, colonne qui a plus ou moins de lignes qu'une autre de la même page. Il Fig. La marche lente et boiteuse de l'esprit humain est celle qu'on est toujours obligé de retracer quand on écrit l'histoire et non la fable des grandes entreprises. On s'offense d'un esprit boiteux, pasc. P. div. «28. Il Terme de manège. Cheval boiteux de l'oreille et de la bride , cheval qui , par ses mouvements de tête, marque tous les pas qu'il fait en boitant. || 2° Qui manque de nombre. Phrase boiteuse. Des vers boiteux , des vers trop courts , qui n'ont pas la mesure. Le vers est boiteux. || Ancien terme de musique. Contre-point boiteux ou k la boiteuse,contre-point chargé de syncopesoude contretemps sur lesquels la voix semble sautiller. || S" Boiteuse, s. /'.Nom d'une ancienne danse allemande, et de l'air sur lequel on la dansait. || 4° Terme de charpenterie. Boiteuse, solive d'enchevêtrure, scellée d'un bout dans le mur, et assemblée de l'autre dans une principale pièce de bois, nommée chevêtre || B" Substantivement, un boiteux, une boiteuse, un homme.
Mii
BOI
un* femuM i|ul bolla. La uuutuuo >1u «lége d* Cturluroi * t»it courir tous l«f jeune* gens, et mêffle le* boitoux, uv. **t, Ouoil rou* Toudriex Ciire renirar un vieux boileui dans U ulle du balT VOLT. un. Chabanon, laoût 177». || «g. Attendre le boiteux, allendre U conAnoalion d'une nouvelle, te tempe, l'oeeaaion; locution proverbiale qui <a irouvo dan* Corneille, Suit* du Mtnteur , i , i . ut
de ce que le meieager a tié dit, par )>: t
comnM n'allant pas aieez vite, boiUu.. u , .uvtrbe. 11 ne faut pas clocher devant les boiteux, c'Mt-i^ir* il faut se garder de rien faire ou dire qui pulM* rappeler aux geiu un défaut naturel dont il* (Ont afTeolM.
— HIST. xui* S. Tous boittoux, toux mehaignez, lou* ceux à qui leur fvmes gilent d'enOauls, ne doivent point do guet ciilro la Hagdelaine et la Saint- Martin d'yver. Lit. ilet mél. 4M. || XJV s. Kt »emblablumont font ceulx <iui veulent drecier les fusl* ou les basions qui sont tors, tomes et Iwisleui, ORKSME, Eth. »«. Une teste [de cerf] haullo et large en arcbée, et n'y sont nulles perche* boeteuse*, jrodu*. ^ XIV, reelo. || xvi' ». L'un gist en terre tout honteux, L'autre a le col tout boiteux, duuell. VII, 7u, verso. Les boiteux sont mal propres aux exercices du corps; et aux exercices de l'esprit les âmes boiteuses, mont, t, tftO, L'anxiété faict vieilles trotter et boiteux saulter, cKnin, Hécriat. t. u, p. ais.
— ETYM. BoUer; provenç. boUos.
BOlTIER (boi-tié), (. m. || i* Boite à onguents. Il t* ColTre où l'on serre les instruments et les pièces d'appareil de chirurgie.
— RKH. En parlant d'une montre, on ne dit pas le hoitiir; on dit la boite.
— ETYM. Botte.
t BOiTILLON (boi-ti-IIon , U mouillées), (. m. Morceau de bois d'orme emboîté dans l'œillet d'une meule de moulin.
— ETYM. Diminutif do botte.
t BOITTK (boi l') ou BOUETTK (bouè-l'), ». (. Terme de pèche. Appit pour la piche de la morue. Il Petite poissons nouveUement éclos.
— eTYM. Bos-bret. bmUd, nourriture, et au»ti apptt, amorce.
t BOITTÊE (boi-iée), ». (. Synonyme de boitte.
\ BOIT-TOUT (boi-tou), ». m. Verre à patte dont le Died est cassé, et qu'on ne peut poser sans l'avoir vidé. Il Uuboit-tout, un homme qui dépense tout son avoir on ivrognerie-, expression populaire parallèle à celle do mange-tout.
— ETYM. Botre, tout.
\ BOIVIN (boi-vin), ». m. Terme de marine. Cordage qui lient la bouée.
— ËTYM. Boue*.
4. BOL(bol)ouBOLUS(bo-lus').». m. || i- Terme de pharmacie. Terre argileuse colorée , qui était employée autrefois en médecine comme tonique et astringente. ||Bol d'Arménie ou bol oriental, argile ocreuso louge (couleur due k l'oxyde de fer), grasse au toucher, tonique et astringente. || 2" Portion d'éloctuaire ofBcinal ou magistral, d'un poids déterminé que l'on avale en une fois. || 8* Terme de physiologie. Dol alimentaire, masse arrondia que forme l'aliment air moment où il est rassemblé sur la partie supérieure de la langue pour être porté dans le pharynx par la déglutition.
— HlST.' xvi< s. Ung pot de bol armenicque prisé six BMSUS, Dl LABORDS, ÈvuMi, p. <•«. Bol armene, terre sigillée, vixt, v, ». U pourra user d'un bol de casse ou d'une inftision de rheubarbe, lo. vu, &. Puis «en tn*tiUé twebenthine da Veniie avec un peu de bol fin, ii>. viu, M.
— ETTH. Rû>i><, motte de terre.
1. BOL (bol), ». m. Il 1* Coupe, vaaa hémisphérique qui scrtk prendre certaines boisson* telles que le Uiit, le punch || I' Ce qu'un bul peut ooalenir. Un bol de punch.
— ETYM. Angl. bovil, jatte; peut-être du celtique: gaél. bol, tiéil, coupe; comw. bolla.
BOLAIRB (bo-lé-r'), adj. Terre balai re ou sigillée, terre argileuse que les ancien* employaient comme ab*on>ante, antiputride, aleiipbanaaque. La terre de Lemnoi, le bold'Arménie, ele. loot de* terres bolaiie*.
— tTTM.Boi t.
t BOLERO (bo-lé-ro), ». m. || t* Uanae eepagnole vive et fc trol* lemp*, moins lente que le bndânco. Il t* Air sur lequel on la danse, et qui *ert tu**! de chanson. || iu plttr. Des boléro*.
— «TTM. Mot espe«iiol.
BOLBT (bo-lt), ». et. Champignon à chapeau •eatUe ou pédoocali, dont la surface inférieur* est erdlBeinneot pmie de tube*