‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 291 sur 504 · II.-* et pot* pleins de cl · texte numérisé non relu

II.-* et pot* pleins de cl

: ICI »s«iillans. IS. I, l, <7.>. rii.i leuu uuc

a bombarde et les deux coups de serpentine, u, «s. Le* quelz deux menestriers le supapela en disant : Donnez-nous une dauce ; :'tsquelz ne voult demourer.... le suppliant ala le <|uerrc,et lui dist : BaiUex-BOUsvoctre bombarde, rt nous la porterons, puisque vous n'y voulez venir, DU CANOB, bombarda. || xvi* s. Les Tuningeois avoient certains tonneaux die ter ou bombardes, et avec ce ib tiroient force tonnerres de (eu. — Ceste machine [canon] a e*ié premièrement appellée bomliante, k cause du bruit qu'elle lait, eue les Latins conformément au naturel du son appellent bombu», PARE, a, Préf.

— ETYM. Bas-lat. bombarda, de boni' fracas. L'instrument de guerre et l'in.s'. musique ont été ainsi nommés du bruit qu'i.s fui.t.

BOMBARUÊ. EE (bon-bar-dé, déc), part, patte. Ville bombardée et brûlée.

BOMBABDEMENT (bon-baiHle-lnan), ». n. Action de bombarder || Ou a dit aussi bombarderie (inusité). L'armée de mer était devant Gènes, et U bombarderie devaitbientét commencer, ^ANGKM' i. <:

BOMBA&DKR (bon-bar-dé, v. >.

bombes. En leso, les Algériens ii< la guerre, U. Heuau iaia|{ina qu'il (ai^ui U>uiti.^Ua Alger, ce qui ne se pouvait faire que de dessus des vaisseaux et paraissait absolument impraticable , roNTEN. Renau. Uncanonna et on bombarda la ville (de Stralaund] preique lans -■»-'•■■ volt. Char- Us XII, «. Il 1* Fig. et fam. :1 n'y avait

guère de jour que le duc de i. -. ue bombar-

dlt [accablkt de se* mots piquanuj ainsi quelqu'un , ST-siu. <*a, a«3. |l Elever, par une sorte de précipiution et de violence comparée k une bombe, quelqu'un k un poste, k une position. Se* protecteurs [de Duboisi se s^r/ ■' '. . jeune prince pour ne le pou aiaser faire Dubois; enfin ils \c iK>ujiMiiiL-iv-iii j>ti;«.i;pteur, ID. «,•♦».

— ETYM. Bornbarde.

BOMBABDIEB (bon-bar-dié) , ». m. || 1* ArUllcur qui lance des bombes. Le roi fit faire un plus grand nombre de galiotes et forma pour elles un nouveau corps d'orâciers d'artillerie et de bombardiers dont les rangs avec le reste de la marine furent réglé*, roNTCN. Adiou. MenrikolT, lioutenaot dans la COBpagnie des bombardiers, volt. Jtiiarw, i. H. Ov'at-il donc le pacha, le vixir de* arméesT Diioicnt les bombardieie, leurs mèche* aUuiniv« * v nuoo, OrtéiU. 7. Il a vieilli ; on dit artili secte

coléoplére qui fait entendre une , .usion

quand on le saisit.

— msT. xvr *. M. de VieilteTiUe fit cei*er le* bombardiers , aussi qu'il ne vouloit pe* mettre la ga- Icre k fonds, cabl. i, ta.

— ETYM. Bom6ord«T.

t BOMBASIN (bon-ba-iin) , ». m. || I* Blolfc de loie. Il t* Kuiaine san* envers. || Hors d'usage.

— mrM. B*a4tL bomb€teimiu, de beeibo» ou bombys, ver k soie, de |>&|iCvt, ver k soie.

BOMBE (bon-b*),».^. Il l'Oiobede fer cma rempli He poudre qui , lancé arec un mortier, •'élèeeen l'air et, retombant, éclate quand la mécbe a communiqué le feu k la poudre. Dons l'art de tirer le* bombes, dont tant d'habiles gens «eeoai ■èlé*, M. de ReetoM ooapu Jusque Ting»i«iaq dMMli de pnitqoe qall eoniget avM Moeti dta* ASkenie* nbcontra*, TOma. Xotsaïu. On entendait gronder ce* botnbe* eUhoyabiee, voir. Vcnr. n. Le* ' geais, k la première bombe, w**»«icat MOKTiao. UU. p. «0». \A fé«B»*tr» BMH ' doin les propriétés de 1- ><? U*"

dterilc en l'air, i». <b ,^ lu

va» bombe, arriver I i impruTuie. Bte (oriM lot

•oo- Bveii

BON

BON

BON

comme une bombe, à l'heure que j'y pense le moins, SÉv. 435. 1] 2° Familièrement et figurément, malencontre, accident. La bombe va crever, il va survenir quelque malencontre. Gare la bombe, craignez un accident. Quoiqu'il [le cardinal de Bouillon] dût bien s'attendra qu'à la fin la bombe crèverait, il en parut accablé, st-sim. 78, 6. Quelle bombe jetée au milieu de TOUS tous! sÉv. 670. Quelle bombe tombée au milieu des plaisirs 1 iD. 460. Le parti deHarlay fut le silence et d'attendre la bombe [l'éclat de son beaupère], sT-siM. 42, 240. Il 3° Bouleen verrecreui renfermant delapoudre fulminante et éclatant quand on marche dessus. || 4° Sorte de bouteille de verre ronde , h collet fort court. || Bombes volcaniques , portions de lave en fusion que lancent les volcans. |1 Terme de marine. Bombe de signaux, grosse boule en toile noire qui est montée sur des cercles et hissée à des mâts, des vergues, etc.

— ÉTYM. Voy. BOMBARDE, la bombo ayant été ainsi nommée à cause du bruit qu'elle fait.

BOMBÉ, ÉE (bombé, bée) , part, passé. Une chaussée bombée par les paveurs. Verre bombé. M. de Colbert trouve dur de suivre le quartier général sans sa voiture bombée, p. l. codr. Lett. i, <34.

BOMBEMENT (bon-be-man) , t. m. État de ce qui est bombé; convexité.

— ÉTYM. Bomber.

BOMBER (bon-bé). || 1° T. a. Rendre convexe à la façon d'une bombe, c'est-à-dire de manière à présenter un segment sphérique ou à peu près. Bomber une chaussée. H Roviler une table de plomb pour en former un tuyau. || 2° V. n. Être convexe. Ce jnur bombe.

— ÉTYM. Bombe, par comparaison avec la forme arrondie qu'ont les bombes.

f BOMBERIE (bon-be-rie) , i. f. Endroit d'une fonderie où l'on fond les bombes.

BOMBEXJR (bon-beur), s. m. Celui qui fabrique et qui vend des verres bombés.

— ÉTYM. Bomber.

t BOMBYCIQUE (bon-bi-si-k'), adj. Terme dechimie. Acide bombycique, acide organique trouvé dans la liquide que contient la chrysalide du ver à soie.

— ÉTYM. Bombyx.

f BOMBYX (bon-bilis') , s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom scientifique du ver à soie.

— ÉTYM. Bénêu$,ver à soie.

f BÔME (bô-m'), t. f. Terme de marine. Vergue dite aussi gui, sur laquelle se borde la voile nommée brigantine. || On écrit aussi baume.

t BOMERIE (bo-me-rie) , s. f. Terme de commerce maritime. L'intérêt de l'argent qui se prête entre marchands, sur les marchandises d'un vaisseau, lorsque le créancier se soumet à tous les risques.

— ÉTYM. Allem. Bodmerey; hoU. bodmérye; angl. bottomry;de boden, bodem, botlom, carène.

BON , BONNE (bon, bo-n'. L'n ne se lie pas quand bon n'est pas devant son substantif : il est bon et brave , dites : bon et brave ; mais l'n se lie quand bon est devant son substantif : un bon ami, dites: un bo-n ami; au pluriel Vs se lie : de bons amis, dites : de bon-z amis), adj. || 1° Qui réunit les qualités de son espèce. Bonne monnaie. Une bonne terre , une terre fertile. Bonne vue. Avoir l'oreille bonne. Cet homme a une bonne constitution. Bon dîner. De bonnes troupes. Bonne mémoire. Bonne -éputation. Bon discours. Bon naturel. Avoir une bonne prononoiation.Un bon cheval.Un bon chien de chasse. Un bon voilier, en parlant d'un vaisseau. Une bonne armée. Les mânes indignés de tant de bons soldats Contre ma lâcheté ne murmureraient pas, BOTR. Antig. I, 6. Avoir beaucoup de bons hommes et des terres bien cultivées, fén. Tél. xvm. Ce roi vit un troupeau qui couvrait tous les champs, Bien broutant, en bon corps, rapportant tous les ans. Grâce aux soins du berger, de très-notables

sommes, la font. Fabl. x, lO Je suis bonne

sœur si vous n'êtes bon frère, corn. Pomp. ii, 3. Le prince est vertueux, et vous êtes bon père, id. Nicom. II, (. 11 est trop bon mari pour être assez bon père, id. ib. m, 4. Je viens en bon sujet vous rendre le repos, m. ib. v, lo. Soufl'rez qu'un bon sujet vous fasse souvenir Que vous plaignez beaucoup ce qu'il vous faut punir, id. Hor. v, 2. Mais ou vous n'avez pas la mémoire fort bonne. Ou vous n'y mettez rien de ce qu'on vous ordonne, ID.JV icom.

III, 6 J'ai d'assez bons yeux pour voir ce que je

fais, ID. SerloT. ii, 2. Ai-je de bons avis ou de mauvais soupçons? ID. Cinna, v , f. Et de pareils amis en borne politique.... id. Nicom. ii, 3. Je leur fais bonne guerre et n'en proscris pas un, id. Sert, m, 2. Que si Dieu ne dédaigne pas de juger ce qu'il a créé, et encore ce qu'il a créé capable d'un bon et d'un

mauvais choix, boss. Arme de GonX. Comment ontils deviné que tout ce qu'on pense de ce premier être lui soit indifférent, et que toutes les religions qu'on voit sur la terre lui soient également bonnes? Boss. Anne de Gonx. Il y a et il y aura toujours à Paris beaucoup de jeunes gens qui font et qui feront très-joliment des vers, mais ce n'est pas assez de les faire bons, il y faut un je ne sais quoi qui force à les retenir par cœur, volt. Leur. Mme du Deffanl, 30 mars <775. || Bon compagnon, bon vivant, homme qui est agréable dans les parties de plaisir et qui y prend part volontiers. || Bon garçon, bon diable, termes familiers qui désignent un iiomme commode et facile à vivre. || Faire contre mauvaise fortune bon cœur, bien supporter un revers. Il Faire bonne mine à mauvais jeu, dissimuler le mécontentement qu'on éprouve, le mauvais état où l'on est. Il Familièrement. Le bon temps, le temps passé. Le conte est du bon temps, non du siècle où nous sommes, la font. Fabl. x, <o. || Se donner du bon temps, se divertir. || De bons moments, des moments heureux. J'ai passé avec vous de bons moments. Il II n'a pas la tête fort bonne, c'est un esprit peu judicieux, et même quelquefois sa raison est dérangée. Je crains que la tête du pape ne soit pas fort bonne, boss. Lettr. Quiét. 138. || Avoir bon pied, être bon marcheur. Avoir bon pied, bon œil, bien marcher et bien voir, et fig. avoir de l'activité, de la vigilance. || Ironiquement. Une bonne langue, une personne qui dit du mal d'autrui. || Faire le bon apôtre, contrefaire l'homme de bien. || C'est bon, c'est-à-di re j'y consens ; laissons cela. C'est bon , il suffit. C'estbon, j'ai compris. C'est bon, Ume le payera; je m'en vengerai. || Absolument. Il est bon, cela est bien imaginé. Par ma barbe 1 dit l'autre, il est bon, et je loue Les gens bien sensés comme toi, la font. Fabl. m, b. || Terme de marine. Bon frais, vent assez fort, mais favorable. Bon plein , vent arrière qui remplit bien toutes les voiles. Bon bord, celui qui, quand on louvoie, se rapproche le plus de la route à faire. Faire bon bras, brasser les vergues du côté du vent. Faire bonne main, amarrer un cordage roide et sans en rien filer. Le bon bout d'un grelin, celui qui est à bord lorsqu'on toue sur ce grelin ; e.t fig. le côté favorable d'une chose. Dans cette affaire il a le bon bout. Bonne tenue, fond solide sur lequel l'ancre tient bien. || Terme de manège. Galoper du bon pied, se dit d'un cheval qui, se mettant au galop , part du pied droit. Mettre un cheval sur le bon pied, le faire partir du pied droit. Il Fig. Mettre quelqu'un sur le bon pied, le réduire à faire ce qu'il doit, et aussi le mettre en une position avantageuse. Être dans le monde sur un bon pied, sur le bon pied, avoir une position avantageuse. Il i° Strict, exact, rigoureux. Puisqu'on fait bonne garde aux murs et sur le port, corn. Cid, II, 7. On vous rendra bon compte et des deux rois et d'elles, id. Attila, m, i. Exécutez cet ordre et m'en rendez bon compte, rotr. Bélis. v, B. || 3° Habile. Bon pilote. Bon poète. Bon architecte. Bon orateur. Apprendre la législation sous un bon maître. Bon général. Bon politique. || 4° Heureux, favorable. Bonne nouvelle. Bon résultat. Avoir une bonne issue. La bonne fortune. Bon augure. C'est bon signe que.... Notre bonne étoile. La bonne aventure. La récolte a été bonne. Ne crains pas de succès qui souille ta mémoire ; Le bon et le mauvais sont égaux pour ta gloire, corn. Cinna, i, 3. Madame, toutefois parmi leurs bons succès. Vous montrez un chagrin qui va jusqu'à l'excès, ID. Cid, i, 4. Et les nœuds de l'hymen, durant nos bons destins, id. Horace, v, 2. Et quand même l'issue en pourrait être bonne, id. Héracl. ii, 7. Ne nous brouillons point avec nos bons destins, id. Sertor. iv, 2. Voyez qu'un bon génie à propos nous l'envoie, id. //or. I, t.\\ Familièrement. Cela ne dit rien de bon, cela n'est pas de bon augure. Ce portrait ne nous dit rien de bon , MOL. Sgnn. 6. || Prendre les choses en bonne part, les prendre dans un sens favorable. || Avoir bonne opinion de quelqu'un, en parler favorablement. Ne pensez-vous pas que la bonne opinion de soi-même et la complaisance qu'on a pour ses ouvrages est un des péchés les plus dangereux? pascal, Prov. 9. Il Bonne année, année favorable. Souhaiter la bonne année, faire, au 1" janvier, un compliment par lequel on souhaite que l'année qui commence soit heureuse. |] Bonne année, année où les récoltes, les biens de la terre sont abondants. || Bon an, mal an, en compensant les années improductives par les années productives. Il tire de son exploitation, bon an, mal an, dix mille francs. ||6° Il se dit des dispositions, des manières, de l'air. Il est en bonne humeur. Vous avez bon visage ce matin. Si je

l'entretins hier et mi fis bon visage, corneuxe, Hor. I, 3. Il Ironiquement. Oh! la bonne figure! Parbleu! le voilà bon avec son habit d'empereur romain! mol. D. Juan, m, 6. || 6° Avantageux, utile, convenable, salutaire. Bonne résolution. Il avait pris le bon parti. Donner un bon conseil. Offrir une rade assez bonne. Bon pour la santé. Bon air, air sain. Bon remède. Eaux très-bonnes pour l'estomac. Le quinquina est bon contre la fièvre. Il n'est jamais bon de faire le mal. Il est bon de repasser dans son esprit.... Il est bon qu'un mari nous cache quelque chose, corn. Poly. i, 3. Il est bon cependant de la faire saisir, id. Héracl. ïv, ï. || Trouver bon, approuver. Trouvez bon qu'avec vous mon cœur s'ose expliquer, corn. Pomp. iv, 2. Pour le mieux admirer, trouvez bon, je vous prie. Que j'apprenne de vous les troubles de Syrie, id. Rodog. i, 4. Trouvez bon que je vous assure que.... sÉv. 4. || Comme bon vous semble, c'est-à-dire à votre volonté. Pour entrer dedans quand bon vous semblerait, pascal, Prov. 9. Usez-en comme bon vous semble, cohn. Agés. IV, 6. Il Bon plaisir, consentement, agrément. Je ne le ferai que si c'est votre bon plaisir. || Dans un sens défavorable, bon plaisir, volonté absolue, capricieuse; se dit aussi des gouvernements absolus : le régime du bon plaisir. || X quoi bon, pourquoi. Éclatez, mes douleurs; à quoi bon vous contraindre? CORN. Hor. IV, 4. Il Molière a dit à quoi bon de. Ah ! j'enrage ! A quoi bon de te cacher de moi ? MOL. Fdch. III, 4. X quoi bon de dissimuler? ID. Sicil. 7. Il 7° Propre à. Manteau bon pour toutes les saisons. Terrain bon pour la vigne. Eau bonne à boire. Bon à manger. Moisson bonne à couper. Homme qui est bon à tout. Homme qui n'est bon à rien. Une telle maxime n'est bonne qu'à détruire l'amitié. Toute vérité n'est pas bonne à dire. En vain nous appelons mille gens à notre aide. Plus ils sont, plus il coûte, et je ne les tiens bons Qu'à manger leur part des moutons, la font. Fabl. XI, 4. Ah! maudit animal [chien] qui n'es bon qu'à noyer! Que n'avertissais-tu dès l'abord du carnage? ID. ib.n, 3. Quel chagrin pour moi de ne vous être bonne à rien 1 sÉv. 44 B. Je la trouve bonne contre la tristesse, m. 226. Et toute médecine à tout mal n'est pas bonne , règnier, Sat. i. [La richesse] Quand elle vient sans les grandeurs. Est bonne à quelque chose, béranger. Éloge de la richesse. La vertu même.... c'est une bizarrerie d'humeur.... un parti bon à quelque chose, quand on n'est plus soi-même bon à rien, mass. Profession religieuse, sermon t. || Familièrement. Refuser ce qu'on donne est bon à faire aux fous, mol. Dép. am. i, 2. || C'est bon à vous d'agir et de parler ainsi, il vous convient particulièrement de, etc. |{ S" Solide; qui a du crédit, de la fortune; qui est garanti. Une bonne caution. Il a de bons revenus. Dix bonnes mille livres de rente. Une bonne maison de commerce. Faire une bonne maison, amasser du bien. Il Faire une dette bonne, s'en porter caution. Faire bonne garantie. Être bon pour pouvoir payer. Je prends sur moi sa dette et je vous la fais bonne, corn. D. San.i, 3. Vous savez que je suis bon pour cette somme, hamilt. Gramm. 4 4. Il [le capitaine garde-côte] se contenterait des gages de la charge pour tout intérêt de la somme, et sans être [sans que nous soyons] tenus de les lui faire bons, au cas qu'ils ne fussent pas payés, st-sim. 304, 224. || Substantivement. Vous pouvez compter sur BO pisloles, je vous en fais bon, lesage. Diable boiteux, n, 49*. Il Fig. Je vous fais bon seulement de mon cœur, et vous réponds d'une sincérité pareille à la vôtre, BALZ. Liv. V, Lett. 20. Cela donnait mauvaise opinion de son esprit, et son esprit faisait bon sur tout ce que l'on en croyait, hamilt. Gramm. 9. || Bon argent, de la monnaie qui est bonne, qui a cours; et figurément : Quoi! tu prends pour de bon argent ce que je >iens de dire! mol. Don Juan, v, 2. Il Jouer bon jeu, bon argent, se dit quand, le jeu étant bon, il faut que l'argent le soit aussi et que l'on paye si l'on perd. || Fig, X bonnes enseignes, à juste titre, avec toute garantie. Je ne le ferai qu'à bonnes enseignes, [j 9° Grand, considérable. Une bonne provision de livres. One bonne partie de l'entretien. Une bonne partie de ce« contrées. Boire de bons coups. Il a reçu un bon coup. J'ai bonne envie de voir.... Je me trouvais avec un bon nombre de voyageurs de différentes nations, bern. DE s. p. roy. en Silésie. || Fig. Avoir bon courage,, être plein de courage. || 10° Choisi, distingué, noble, élevé. Bonne famille. Homme de bonne compagnie. Bons sentiments. Les bonnes études. La bonne société.Votresang est trop bon; n'en craignez rien de lâche, CORN. Bor. u, t. Elle a le cœur trop bon pour

BON

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£*teOui.U*p«y»nlàqu. u [li>«ver.i, iswr i*i »oc«t«« n'en ftl I t. f ab i, i4. Il U» bonnee »te», le» jouis d' >»

qu'il (le chMoelier) «U», âpr*« la à l'intliluUon dei père» de l'Orai-ii.tiiippartemeol qu'il y artit, où il bon nr« fêle».... »T-»lM. »M, a»«. Om^ hoiinfll • ttllo ait »on vètomoul, El ne porte 1b noir qu'aux Iwiiii jiiur» teutemenl, «ol. Ee. des marU, I, a. Il Un bon bourgeon, un liourgooi» bunorable, ei au».Hi un »iinplo liour(jtH)ls. Son père, un lion bourgiioi», lui «an» autre mèriHi. la kont. Fable», 1, «4. ;; Honne villo, nom ciue l'on donnait, dan» l'an e'ie,,' h\o, k un certain nombre do villes ini| iii) dépulalion au roi (wur le supplier de n-f-.iu .■!. ~i h»ut\a ville do l'an», hetz, iv, ïïl.jlll" HonnMfi, v«rlU(Mix, juste, droit, raiionnable, «un»*. l)o bonHJuuiics gens. UonneH mœurs. La bonne cause. Tous le» moyon.i du vaincre étaient bon» i)Our lui. Le bon droit. U lionno foi. Ces raisons , lionne» ou mauvaises. lion tPOM. De bonnes inclinations. Une bonne doctrine. U croit rôcom- (wiisor une bonne action, bac. ICtth. m, i. Quel forfait liouvoï-vou» en la bonne conduite? cohn. «or. «V, ». Ilil* Plaisant, !.pirituel. Un Iwn mot. Uonne repartie. Bon conte. Bonne histoire. Bonne farce. [Oui] Close sur les babiuetsurlageiitillesso. Se platt k l'entretien, commente les bons mots, Kt- GNiER, Sat. V. Vous dites des bons mou et moi je fais de mauvais contes, volt. Leit. Mme du Deffant, 7 mars )7«4. Dans un pays où faire rire c'est presque toujours avoir raison ci où les comiais litl6rair«s les plu» graves se décident le plus souvent à coups de bons mots, villers, A'ant, p. <a3.|| 13' i^ui a de U bonté. Un bon roi. Auprès d'un homme «usai bon. Femme bonne et enjuuéc. Bonne mère. Bon père, bon |iour ses parents. Être bon pour quelqu'un. Tu es trop bon pour lui. Vous êtes bien bon, formule de remerclment. Il est trop bon d'avoir celte opinion de moi. Bonnes dispositions envers quelqu'un. Perdre les Ixmnes griccs do quelqu'un Vous êtes «1 bonne Que vous me con.sor-

vox la vie et la couronne, corn. Pomp. iv, 'i. Votre oompaaiion, lui répondit l'arbuste, l'art d'un bon naturel, la font. Fab. i, aa. Vous dites que tous le* hommes ne peuvent pas être grand.t. mais (|uu tous peuvent être l>ons, volt. LetL Marmonlel, 4" nor. ^^»». On a surpris sa bonne foi; on lui a Tolé quinxe mille francs; dans le fond, il est trop bon, LRSAOK, Turc. m. •. Son man est bon homme, stv.607. Oui est j.'uiséiiiste et pourtant fort bon homme, pasc. l'rov. i. Dont il aurait eu horreur, car il est bon homme, id. Prov. s. Mon fils nous amuse et nous est très-bon, sâv. aae. L'essentiel est d'être bon aux gens avec qui l'on vit, ]. i. roussbau, Ém. 1. Il Je suis bon, je suis bien l>on de l'écouter, c'està-dire je [wussu la bonté, la complaisance trop loin en rficoutant. Ahl vraiment je suis bonne De leur ouvrir ma porte ; Us pensMint que je .suis Fort en peine de ma personne, la kont. Fab. vir, i>. || l^.iredo bonne composition, étru d'une humeur, d'un caractère faolle, et aussi n'avoir pas U fermeté ou la probité nécessaire. Il Le bon l)leu. Dieu considéré comme l'être bon par cxceltenco. Cn bon Dieu, une image 'du Christ, ou un crucilli. Combien.... De milliers d'autres pctiLn (irétres Oui |>ort«nt de |ietits bon<i Dieux I uKnANU. /n/iniincnl petiU. || Ironiquement et familii'rement. Il est lion là, avec les pro)iositions qu'il nous fait, il a turt de nous faire de telles propositions. Je TOUS trouve bon de parler ain.4i. || Bun cela! formule d'approbation. || 14* Simpie, crédule. Bon homme, homme simple. Vous êtes trop bons de croire ce que dit chacun. Nos petits enfaiils nous traiteront de bonne» gens, comme nous traitons nos pères d'imbéciles, volt. IHal. a< '' «t mille

bonnes gensqui n'en voient pa.s a, noss.

Avert. La bonne dupe que H. nirc;iri'ii lcsaok, Turc. IV, ». Il 16' Souvent II sort uniquement à donner de l'énergie à l'expression par une idée d'augmentation. Il en a .lugmenté le nombre d'une bonne moitié. J'ai fait quatre bonnes lieues. J'ai

attendu un bon quart d'haur« Fallut deviner et

préilire. Meltrs à part foroe bon ducats, la roirr. Fah. vn. I». Hé, la bonne «nrontéet hol. Sgan.*. Os«».tu bien [laraltre devant mes yeux après tas bons dépoftemenu* .. i, 4. Je saisis Mlle occa-

sion de lui (Il , duchesse d'Orléans] une

booM loM pu-, .„...,. sT-.im. 17», 4t». Il Bon poids, bouM BMurs, poids, mestire qui sont plu-

BON

tétau deU qu'en deçà du poids, de U mesure

eiarli. Il !*• Il «'i-iiiiilole ciiuiine terme sSectueux.

Je ne vous ferai

Il père [jé»uitt)]

lu'eu lit U ''■ iue ji; lu vi», pasc. Proti.

s. Il Et sui il. mon Ion, ma bonne,

iwrmu de careiv im u amitié. Do s'entendre aupeler

polit ccBur uu mon bon, iioil. Sal. x. || Ma boDoe

.,,<j, ,,,,ni/,,,..r,.i. lin lions de dédain ou de supé-

"Sse.... je ne vous connais

, Turcarel, v, » Je n'y

veux point aller. De |ieur qu'elle ne vint cncor me quereller; Ou' (^ett" bonne femme.... — Ah I l'urles. c'est ' - ne vous outttenirun

loi langage; . ii qu'elle vous trouve

lion, Kt qu'cli<: n (:^I |«i:iii n i^-c à lui donner ce nom, «uL. Tart. I, a. || 17* Terme de commerce. Bon à payer, lion puur mille francs. || l'ar anali""" I '"•' Ihjii pour une personne, puur deux perxoi d'cmréc dans un tht.ltrc pour une, pour .

sonnes. || 18" Terme d'imprimerie. Bon à tirer, moi qu'on écrit sur la dernière épreuve pour indi'pii-r qu'une feuille peut être tirée; et, s un lion à tirer, des lions à tirer. , fouille d'un ouvrage tirée sur le pajiier ueiiuiui. Il 18" Bonne au féminin employé dsiu diverses locutions. La bailler, la donner bonne, tromper quelqu'un, lui faire pièce. Vous me la donnez lionne, la fo.'«t. Jfa^n. || La garder bonne, garder rancune. M. du Maine n'osa répondre une (larolu \k M. d'I^lliœufj; sans doute i^u'il la lui garda bonne, SAINT-SIMON. 30, S8. || En dire do bonnes, en écrire de Iwnnes, faire des reproches de vive voix ou par écrit. Mme du Chàtelet va vous en écrire sur cela de lionnes, volt. iell. vers, »l. Votre Majesté lui en dirait de bonnes sur l'horrirur d'avoir excité une guerre civile, in. Leur, à Catherine, 20. M Courte et bonne, se dit do la vie d'un homme qui l'use rapidement dans les plaisirs. || X la bonne, naïvement, sans façon. || 20* A la bonne heure, à propos. Uest arrivé à la lionne heure. || Xla bonne heure est aussi une fihrase d'aoïuiescoment. Vous le voulez . k lu lionne ioure;quocelasefas«e. Il ïl'UeboiK :i,par

opposition ^ lanl. || l'roverlies. À qii iiial-

heur est bon, c'nst-à dire i;uelque ai d'un accident fÂcheui. uuand le in.i.i.

bon Ou'à mettre un sot à la raison, lu^^ ^ rait-ce à juste cause Qu'on le dit bon à quelque clkose, LA roNT. Fah. v, 7. || Après bon vin, lion cheval, c'est-à-dire quand on a un peu bu, on est plus hardi. || X tout bon compte mvenir. c'est-àdire on doit toujours être reçu à r^ r un calcul pour s'assurer s'il est exact. [ lion rat, c'est-à-dire bien attaqué, bien dciuinm, n .N'être bon ni à rdlir ni à liouillir, n'être propre à rien. Il U n'est pas bon à juter aux chiens, c'est-à-dire on ne veut pas de lui, on le condamne, on le repousse. Il Une bonne fuite vaut mieux qu'une mauvaise attente, c'est-à-dire il vaut encore mieux prendre la fuite, si le cas l'exige, que d'attendre par imprudence ou par opiniâtreté. || Couvrcx-vous, la chideur vous est bonne, se dit à quelqu'un qui fait trop de cérémonies. || Tout celaesi bel et bon, mais l'argent vaut mieux, c'est-à-dire nous ne nous laisserons pas amuser à de belles promesses, à de vaines espérances. !| Aux derniers les bons, ce qui reste de quelque chose après que les autres ont choisi est souvent le meilleur. || 11 fait bon vivt«, c'est-à-dire, on apprend toujours; les plus habiles, les plus expérimentés ont encore quelque chose k apprendre. || Il fait bon tiattre un gluneux, il ne s'en vante pas. || Ce qui est bon à prendre est V rendre, manière de s'excuser : si j'ai pris à : je restituerai. En renversant le proverbe : u ,... est lion à prendre est bon à ganler, beauh. Barbter de S^. tv, 4; c'est-à-dire un ne rend pas ce qui est une fois pris, reçu. || Bon jour, bonne rruvre, se dit d'une bonne action faite un jour lolennel, et. ironiqueroeot, il a volé le jour de Pâques, bon jour, bonne oeuvre. La drAlesse un matin s'en vuit, bon jour, bonne œuvre, Jusqu'à notre maison poi^ ter ce lieau chef-d'oeuTra, Monaho , O^mocr. ▼, a. [1 Aux bonnes fêtes, tes bons coups, c'est-àrdus les maUUtears profiieot des boones fêtes pour birs leun coups. |l A boo eateadeur salut, c'est-à-dire comprenet et faites votrs proflL || Les bons comptes font les bons amis, e'eat-Mire rien n'entretient mieux les bons rapports que de régler exaetement les affaires d'intérêt || k boa vin point d'enseigne, c'est-à-dire 11 n'est pas nécessaire de vanter ce qui est bon. || Les bons maîtres font If k boni «alMs, c'est-à-dire il faut qu'il y ait de U douceur et de l'aminé réciproques entre les maîtres et lee valets.

'»>. • CuftUMlajii , changer la cou correcleeeompaiierait à deman-

BON

— KEM. 1. I.e comparatif de boa est wfJtmr

le sup< ri.ilif est U mritUur. «-t uluâ bon i,„ U fji

bon y

non .

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dit W

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para'

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Ope

plut '

tisane est plus qu'une

ladie, bien >;u'on nf .

lK<rini' qu' ' > Il 1. Al

marché e ; . il fiut : .

Ikju marché ;; 'a. n est arrivé '■

mauvais, et l'on doit dire : il t-

1 ,.. j ij ,. 1 f ../

l'usage. Il 4 moWI-1 r

ijcciif ; par coo»^

n correcte; mais,

uu terme unique dd à

- d«, de même que Ton

— bTH. 1 . LN iioMMit boN. Le sens change s^i de l'adjectif. Un bon homme , qui a de U bonhomie, l'u homoK . jmme qui a de la bonté.

Il I. ni BON OKi, ut HOMM vouMm, M Mil caoa, DK BONNE o&lcs. Ges quatTS termes expriment l'acquiescement, mais non un acquiescemetit de Diéme nature , puisque gré , volonté , coeur et gr,1c<> dilTèrcnt. De bon gré exprime l'absence de contrainte et une détermination volontaire; c'est l'opposé de malgré : on fait de bon gré ce qu'on ne fait pas malgré soi. De bonne volonlé dit quelque chose de plu»; un bommede bonne volonté est im homme que sa volonlé porte à faire ce qu'on lui demande; non-seulement il u'yesipascontmint, mais encore il le veut lui-même. Avec de bon

le cœur intervient, la volonlé y est et de ,

' 'I l'entrain qu'elle donne. Kn&n de ixinne ime que la grâce s'y joint : faire une v,,.^.. ... ixmoe grâce, e^est la hire sans qu'on ait besoin de nous prier et avec une mauiérs qui rehausse le prix de ce qu'on bit.

— BON, t. m. |l 1" Ce qui est bon. Il a préféré le bon à l'utile. La France, oii les connaissances ont été portées au.vii loin que |iartout ailleurs; seulement est-il à craindre que l'on n'y prenne à la fln un bizarre mépris du bon devenu trop familier, rtMrnni. Cxar Pierre. \\ 1* Kn termes de philosophie, le bon , l'ensemble des dispositions qui rendent lltoane un être moral. Que le bon soit toujours camandedu lienu. Dés demain je chercherai femme, la roNT. f'nb. vit, 1. Au. sein de ses amis répandre mlUeclKMes. Et, recherchant de tout les effets et tes causée. Raisonner avec «UA sur la bon, sur le beau, lu. Ijettret, xix. || 3* Bonnes qualités soit dani une personne, soit dans une cbosi-

Il y a du lion chez cet ' tout ce qu'il y a de bon. t.-> . > .. l'aime et je llionore, volt. Ép cret, et quironune eut «lu iioi:

garda sai

heureux r^

quelquefois. A^i-Hikiix, IfcuAu

IjDubnn. d# bon vin. HI*t, A

du pire, d'abl. Tac\' .

avantage. Harcourt s'en faire nr^fTiT. ; qu'àcequ' IIS. i».|i :

de mon copur .■ Il 4* Le bon .c*»! sant.dcsurprenaiii. n.- |>m,..

c'est que. croyant stlrsper ^ Enfln le bon de tout c'est >; ne peu! vous lier que vdu.« II, 4, Vraiment oui. c'caî l.^ Moi. 17. liaspann à f~l i«

bon, La rotn. F. at. i omi-

rent il a perdu se i e. La mari ne aedouti

ne qui est de bon, mol. «recru. t^~ i, «- u *' ^^' m»* donne du bien-étn, du pUiHTi ne se dftgairs

BON

qu'avec jour, heure, moment. L'accès de flivre passé, on a deux jours de bon. Quelques jours de bon, des jours où l'on a de la satisfaction, du repos. Du moins on ne perdrait pas tout, on aurait du moins quelques moments de bon, mass. Profestion relig. sermon i. \\ Il fait bon, c'est-à-dire il fait un bon temps, la température est agréable. || Il faitbon,il est utile, agréable. Il fait bon se promener, le temps est favorable à la promenade. Il ne fait pas bon avoir affaire à cet homme, il est désagréable d'avoir affaire à lui. Choses qu'il ne ferait pas bon tirer en exemple, cohn. Ex. d'Hér En de certains temps il fait bon s'expliquer, id. Olhon, n, 3. Il ne faisait pas bon s'attaquer à eux, Boss. béf. Il nous faisait bon voir tous deux bien étonnés, BÊGNiER, Sat. XI. Il fait bon l'entendre là-dessus, SÉV. <35. Il II y fait bon, l'occasion est favorable. La friponne Veut dire : il y fait bon, la font. Coupe. Je vous avertirai quand il y fera bon, regnard, le Joueur, ni, e. \\ Il fait bon ici, on y est bien. Vous avez peut-être dit en certains moments de plaisirs, d'excès, de fureur : il fait bon ici, mass. Avent, Bonheur de.': justes. \\ Il ne fait pas bon ici, on y court des dangers. Je viens vous avertir qu'il ne faitpas bon ici pour vous, mol. Fest. u, 8. || 6° S. m. plur. Les bons, les gens de bien. Tous les bons, tous les hommes de bien. Les bons imposent aux méchants. Tenir compte des bons et des méchants. Montrez-lui comme il faut régir une province, Remplir les bons d'amour et les méchants

d'effroi, corn. Ci'd, i, 7 Sévère aux méchants

et des bons le refuge, rac. Àthal.Ty, 3. || 7° S. m. Le gros bon, le petit bon, nom de deux espèces de pommes. {| ^" Tout de bon, loc. odv. Véritablement, sérieusement. Quoi! tout de bon? Se quereller toutdebon. Pleurer tout de bon. L'huis s'était presque ouvert, tout de bon le guet vint,RÉGNiER,Sa(. II. Elle dit en montant sur l'échafaud : C'est donc tout de bon, sÉv. 299. C'est tout de bon que vous devriez venir à Paris, id. &18. Il vit bien qu'elle lui parlait tout de bon, hamilt. Gramm. 4. L'histoire dit qu'il .ne parlait jamais tout de bon, et son siècle l'appelle le moqueur, balz. Liv. n, (cfïre 6. Ainsienbouffonnant et en alléguant les fables ils persuadent tout de bon au prince qu'il n'est point obligé à sa parole, ID. T Disc, sur la cour. Si dur que d'avoir fait tout de bon le sévère, la font. Court. Comment! c'est tout de bon? — Il le fautlaisser faire, RACAN,i}ergeries, Lucidas, n, 4. Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque; Parlez-vous tout de bon? mol. Éc. des f. II, 6. J'ai douté fort longtemps que ce fût tout de bon, id. Tart. iv, 7. J'entendais tout de bon que lui seul héritât, id. l'Étour. iv, <. Je ne le disais pas tout de bon, pasc. Prov. 8. Tout de bon , votre doctrine est bien commode , id. Prov. 5. Quelquefois en faisant semblant d'avoir compassion, elles l'ont tout de bon, pasc. dans cousin. Prenezvous tout de bon des mesures pour commencer une nouvelle vie? mass. Carême, Communion. Vous vous disiez à vous-même que vous mettriez , tout de bon, ordre à votre conscience, id. Carême, Samaritaine. Me trouvé-je plus disposé à commencer tout de bon l'ouvrage de mon salut? id. Carême, Parole de Dieu. Tout de bon, ne pouviez-vous plus rire, après que vous eûtes descendu dans l'antre de Trophonius? FONTEN. Parmênisque , Thêocrite. || Au lieu de tout de bon, seul consacré par le bon usage, le peuple dit pour de bon ; jouons pour de bon. Il 9° Coûter bon, c'est-à-dire coûter un bon prix ; coûter cher, au propre et au figuré. Oh! que la complaisance que j'ai eue pour ses folies me coûte bon! SCARR. Rom. corn, i, <3. Il en coûta bon au père du comte de la Marck pour se faire réhabiliter à la succession de son père, st-sim. 70, 248. —BON, adv. Il 1° De la bonne manière, bien. Sentir bon, avoir une odeur agréable. || 2° Tenir bon, résister, se soutenir. Comment tenir bon Contre ce dernier adversaire?LA PONT. Coupe. Le seul Mathatias tint bon contre les autels étrangers, mass. Vices. Les autres six chevaux ont tenu bon jusques ici, sÉv. 56. Oui, partout de son nom chaque place munie Tient bon contre le vers , en détruit l'harmonie, BOIL. Ép. IV. Il 3° Terme de fauconnerie. Voler bon, être bien dressé ou affaité, en parlant des oiseaux de proie. || 4° Bon! bon! exclamation qui exprime la surprise et, en plus, l'approbation ou le désappointement. Bon! vous arrivez bien. Allons bon! je me suis encore trompé. || Ne parlez pas ainsi. Bon! vous voulez m'en faire accroire. Bon 1 bon ! il a de l'argent de reste pour se tirer d'affaire, lesage. Turc, v, <6.

— HIST. X* s. Buonapulcella fut Eulalia, Eulalie.

— XI* s. Dist Blancardins : moût bon plait en

BON

avrez, Ch. de Hol. vi. Franceis sont bon, si ferront vassalment, ib. Lxxxiii. Après [il] esorie : cil sont bon à confondre, ib. cxv.

— xii* s. Une bone cité, Ronc. p. <9. Aincn'ot [il n'y eut] si buen [haume], ib. p. 30. Nos bons Kranzois n'ont cure de fuir, ib. p. en. Bon sont à vaincre, do verte le sachez, ib. p. 70. Sempres sera son bon droit desrainiez [soutenu], 16. p. (2. Les deux boens pailes gentement [elle] raloiia, ib. p. (74. Ma seror te douai par bone volonté, ib. p. (98. Mais à dame de valor, Bêle et bone et acesmée [parée] , Couci, I. Amer [aimer] toute la meilior Qui soit jjar les bons louée, ib. [Cela] Me fait ressouvenir De là où tuit mi bon désir Sont et .seront jusqu'au mourir, ift. xviii. Merci [je] lui cri, qu'oncne fis vilenie ; Car vilains fait bone amour desevrer, ib. xxii. De ce [je] sui en bone atenle Que je son homage [amoureux] pris, DAME DE FAiELE daus Couci. Beaus services ne serajà péris A fin amant qui en bon lieu l'emploie, Couci, p. 124. Se vous ma volonté et mon bon voulez faire, audefr. le bast. flomancero, p.22. Car s' [si] un seul jour à mon bon [je] vous avoie [avais], t6. p. 28. Puis [elle] lui a son vouloir et son bon enchargé [l'a chargé de ses intentions], ib. p. 3;i. [Les deux statues] Si disoient par nigromance De tout leur bon, de leur enfante, ib. p. 69. Et s'eles [les dames] font, par mal conseil, folage, X lasches gens et mauvais le feront; Car tuit li bon iront en ce.st voiage [croisade], quesnes. Romancero, p. 94. Nuls ne pourroit de mauvaise raison Bone chanson ne faire ne chanter, 16. p. <oo. On ne connoit boin servise. Tant qu'on ait autre esprouvé, auboins desezanne, ib. p. (27. Li dux Miles le voit, ne lui fu mie bon , Sax. vin. Quant li cuens les i sut, moult lui fu bel et bon, ib. xxii. Et s'il dit que jo ne li plais, prest sui, face de mei tut sun bon. Rois, 176. AIsi com ce est grevalz péchiez nient estre bon entre les bons, alsi est-ce granz los estre bon entre les malz, Job, 441. Cume bons est li rois d'Israël à icels chi sunt de dreit cuer. Liber psalm. p. 95.

— xni* s. Conquise [la reine Blanche] en a la justice romaine [la cour de Rome] , Si qu'ele fait les bons pour maus [mauvais] tenir, hues de la ferté, Romancero, p. t84. Il furent bon ami sans mal et sans envie, Berte, ir. L'un ot nom Carloman, qui fu de bonne vie, ib. 11. Il fait moult bon bien faire, plus n'en puet on porter [emporter], ib. III. Fille, dist la rojne, bon gré [je] vous en saurai, ib. vu. [Il étoit] Preus et loiaus et sages et de bon escient, ib. ix. Car de li [elle] honorer a chascuns bon talent, ib. Seigneur, ce dist Tybers, cist conseil est moût bons, ib. xxiii. Elle ert [était] sage et courtoise et de bone manière, 16. XL. De bone part [elle] lui sembla, si en a grant pitié, ib. XLV. Bone gent [ils] sont et sage et de grant renommée, 16. XLvi. Debonliea [famille] [elle] est venue, par amour pensez ent, t6. xlvii. [Dieu] Lui a cestui lundi envoie bone estraine, ib. l. Moût souvent [elle] prie Dieu qu'il envoit bone fin [à] Celui qui.... ib. LV. Et ses filles andeus [toutes deux] , Diexleurdoint bon destin, ibi LV. Bon se feroit garder, qui pourroit, de mesfaire, ib. LXix. Bon fust que gehesist [elle avouât] [ce] que Berte est devenue, 16. xci. Le bon roy de Hongrie, qui le poil ot chenu, ib. cxxiii. Vilain, fait Renart, je n'ai cure De tes poucins,tuit soient ton; Mes se tu vous faire mon bon, J'auré le coc que je demant, Ren. 5332. Oïl, dam le Deu le vos mire; C'est bon gré Deu et maugré vostre, ib. 2)891. Moult me délite en ma pensée. Et me resbaudissent li membre. Quant de mon bon tems me remembre, la Rose, <3(40. Ce ne di-ge pas por les bonnes [femmes] , Qui sor vertus fondent lor bonnes [bornes, règles |, Dont encor n'ai nules trovées, Tant les aie bien esprovées, 16. 9950. Si est bon qu'on sace, quant on veut faire demande, à quel segneur on en doit traire, beaum. vi, 33. Or veons, après ce que noz avons parlé des degrés de lignage, de cix qui tiennent héritages par cause de bone foi, ib. xx, (. Ne ce n'est pas bon à soufrir que li povre paient l'aisement que li rice ont es chozes communes, 16. xxv, t7. On doit croire que chascuns est bons, dusqu'à tant que li contraires est provés, ib. vi, 29. Mais tous voirs [vérité] n'est pas bon à dire. Contenance des femmes.

— xiv* s. Par aventure n'est-ce pas une meisme chose estre bon home et estre bon citoien, oresme, EI^. 4 46. Ainssin fasoit Girars , es bons prenoit exemple, Girart de Ross. 2996. Avec Bertran estoit de Beaumontsire Alain, Et Jehan de Beaumontqui fu bon de la main, Guescl. <8352. Bertrans vint à Henry le riche roi de non. Les nouvelles lui dit du noble roi Charlon; Et quant Henry le sceut, ne lui

BON

vint mie à bon, t6. (6939. Ains a dit à Bertran : nous recommenceron. Je le vueil , dit Be.-tran, j'en ferai vostre bon, ib. )8i6.

— XV* s. Si firent leur fête par trois jours des bourgeois de Nantes et de bonnes gens de là ectour, au mieux qu'ils purent, froiss. i, i, t48. Ainsi gist la ville d'Audenarde; il n'y fît oncques si bon [pour la surprendre] qu'il fait maintenant, m. 11, II, S<3. Et le meilleur et le plusbon conseil que on vous puist donner, c'est que vous fassiez bien garder vos cités et bonnes villes, id. m, iv, 20. Et entendirent [les Anglois] à emplir leurs malles de tout bon et de tout bel, dont ils avoient grant foison, id. ii, ii,2I6. Si se rafreschirent, et puis s'en partirent [de la ville], quand bon leur sembla, id. ii, ii, 220. Le bon doit amer et affecter le bon, le noble le noble, le vertueux le vertueux, par la consemblableté de mesure qui est entre eux, G. ciiastelain , Exposition sur vérité mal prise. Rien ne m'est bon; n'autre bien n'assaveure,Fors seulement l'attente que je meure. al. chart. Compl. contre la mort. Et se de mes biens je despens Souventeffoiz à grant largesse, Quant lion me semble, les suspens, ch. d'orl. Bat.so C'est beau débat que de deux bons, ID. Rondeau. Puisqu'il vous plait que je die de bon [tout de bon]. Je le feray à vo commandement, e. desch. Conseils aux dames. Après furent desnués etdevestus grande partiedes morts, et fut pris ce qu'il y avoit de bon, mons- TREL. Liv. i', ch. 20. Les gens d'armes firent leurs monstres au long de la dite ville, ce qui faisoitbien bon à voir, J. de troyes, Chron. <465. Ma femme se dict mal porveue. Que je perts les byens et la veue, X force de boire du bon, basselin, Vau de Vire, 38. Et en ce montra bien son bon sens et advis et grande bonté , Bouciq. 1 , ch. 30. Quand le grand maistre de Rhodes vit que c'estoit à bon, t'b. II, ch. H. Entre les conseilliers se trouvent tousjours largement de bons et notables personnages, COMM. I, 0. Pour tout ce fournir et parfaire, J'ordonne mes exécuteurs Ausquelz faict bon avoir affaire Et contentent bien leurs debteurs, villon, Gd Testam. Rond. Finalement en escrivant. Ce soir seuUet estant en bonne. Dictant ces laitz [chansons] et descripvant. Je ouyz la cloche de Sorbonne, id. Petit Testam. Et voudroit qu'il lui eust cQusté bonne chose, et qu'il eust trouvé homme qui bien lui sust ester, LOUis xi, Nouv. lxiv.

— XVI" s. Vous ne poviez à heure venir plus opportune , nostre maistre est en ses bonnes : nous ferons tantoust bonne chiere, rab. Pont, iv, )2. Je pense que il luy coustera bon, dont il se passast bien en la paourté où il est, id. Épi. «.Bonne [grande] partie de la ville, mont, i, 27. Si la mémoire m'eust tenu bon [si j'eusse eu bonne mémoire], id. i, 34. Une bonne peur, id. i, 64. Comme lorsqu'il va de bon [qu'on joue sérieusement], id. I,f08. Un jeune homme d'une bonne maison, id. i, (28. Tenir bon à [lutter contre] , i, (25. Ole bonhomme [vir probus]\ id. i, (42. Le bon homme [il parle de son père], id. i, (96. Sentir bon, id. i, 39(. Elle se donnoit de bons coups de poinçon dans le bras, id. i , 309. Il faict bon traduire les aucleurs comme celuy là,iD. Il, (37. Quand on est altainct d'une bonne fiebvre, id. rv, 67. Afin de leur vendre bon les plaisirs qu'ils se promettent, yver, p. 578. Les collecteurs ne doivent estre tenus de faire le mauvais bon [de payer pour les contribuables insolvables] , loysel , 9(4. Lucuîlus y renvoya encore un autre de ses lieutenans, Adrianus, avec une bonne troupe, amyot, Lucull. 30. Hz estoient fort bons et grands amis.iD t6. 84. Les Jeux pi emiers jours Csesar teint bon pour Ciceron, mais le troisième il se laissa aller, et l'abandonna, id. Cicéron, 58. Lajoyed'un roy en prospérité ne se cache point, ny son rire quand il est en ses bonnes, id. Ce la curios. 8. Vous n'allastes plus connillant, ny à cacbcttes; vous vous dccUrastestout â bon, Sat. Mén. p. (25. J'ay trouvé bon la censure de l'Escole de Médecine ii Paris.... (édit. orig. les autres édit. mettent bonne], pars, xx. Préf.

ÉTYM. Picard, boin; Berry, boun. boune; pro-

venç. bon; catal. bo; espagn. bueno; portug. bom; ital. buono; du latin bonus, anciennement buonus qu'on dit être le même que fonos dans les Tables Eugubines. On remarquera, dans l'historique, le mot bon employé substantivement pour signifier ce qu'on désire; il n'est pas sûr que ce soit l'adjectif bon détourné de son sens et de son emploi; il se pourrait que ce fût un mot germanique : anglo-sax. bin; an. cien scaiid. bon, bœn ; suéd. et dan. bon, demande, prière; anglais, boon, don, faveur.

2. BON (bon) , s. m. || 1* Autorisation de payer pour le compte de celui qui l'a signée. Bon d'un

BON

banquiar. Bon de ealiM. Bon tur to iréior. L« roi enil l« Mrs [Im fonotioni da mirintandaoi] pnr i— booa M leafignaiurM dont Colbert l'accabla, »t Mi, 71. Il On mal tor If billet* i ordre : lion i (la aomma da....)- H ^K- Ueltre aon bon k tout, ttre d'une «(tréma faeilitA. || 1* DiUet qui autorino à roeatoir une certaine eboio; garantie écrite. Bon de pain, bon pour une certaine quantité de pain.

— f.TVM. Bon, adj.

Br).'«ACE(lio-na-»'),»./'. Ili'Calmedola merapr*»

un ora^i-. Nou< cûmM une grande tionaco. || !• Fiff. Un mage li prompt >|ui Iroulilo une boiiace, i;nn.<(. Cid, 11, a. le changeai d'un seul mot la temjitlecn lionacc, ID. le Ment, il, a. Tout noua rit et notre navire A la bonace qu'il difiire, haui. tu, 1. Noua n'avoni rien qui menace Uo troubler notre bonace, ID. II, 1. Ta bonace la plu* profonde N'est jamaiiuna quelque Ta|>eur, rotr. St Gen. iv, 4. Quand les choies s'adouciront, il ne l'endormira pas, pour cela, dan* la Innace, balx. Atii écrit. Aussi abject dans le danger qu'audacieux dans la bonace, il tenta tout pour prévenir sa chute, »t-sim. mi , e*. || Co mol, tré«-usité dans le xvii* siicio, au figuré , ne l'est plus guère maintenant en co sens.

— HIST. XVI* s. Hz pa-sscrent en la Sicile si seurement et eu bonace si grande, qu'iU tiroient leurs ehevaulz après oulx par les renés, nageans au long de leurs bateaulx, amyot, Timol. 38. Le fonds du pré, estant eschaufTé par la bonasse du temps, sera arrousé de fois à autre, o. de serres, 307. Jusques à ce que la terre, par la bonnasse de la saison, naturellement se reveat de nouveaux herbages , id.

— tvm. Provcnç. bonatsa-, espagn. bonnasa; portug. honança; iud. bonoceta; de bonus, bon.

I BON-AIR (bo-nér'), (. m. Au jeu do l'bombre, ha.HanI qui a lieu quand l'bombre joue sans prendre tfee quatre matadors.

t BONAPARTISME (bo-na-par-ti-«n') , t. m. Attachement au gouvernement impérial fondé par Napoléon, et k .sa dynastie.

— ÊTYM. Bonaparte.

t BONAPARTISTE (bo-na-p*r-tl-st') , i. m. et {. Celui, celle qui appartient au bonapartisme.

t'BONARD (Iw-nar), s. m. Ouverture des arcbea dans les verrerie».

BONASSE (bo-na-8'),a4/. Qui estd'unebonté trop simple. C'est un homme bonasse et peu respecté dans sa famille. Je l'aurais déjà poussé si je lui avais trouvé quelque disposition , mais \\ a l'esprit trop bonasse, cela ne vaut rien pour les affairée, lxsaor, Turc. II, a.

— HIST. XVI* s. Encor la mer maintesfols est bonnasse ; Le vent parfoia est paisible et serein , la BOt- TiE, SOI. Selon que l'eau est ireuae ou bonnasse, MONT. Il, 3. Sotte, bonasse et vicieuse facilité, qui fait qu'on veut plaire à tous et ne desplaire ni ofTenaer personne, charron, Sagem, ii, 3.

— tTYM. Le même sous une autre orthographe que bonace, c'est-à-dire l'adjectif bon avec une désinence au ou asse d'un sens péjoratif.

t BONBANC (bon-ban) , t. m. Sorte de pierre tendre qu'on tire des carrières de Paris.

— CTYM. Bon et bane.

t BONBEC (bon-bèk'), i. f. Sobriquet par lequel le peuple désigne une femme bavarde. C'est une bonbeo. On dit aussi, dans le même sens et fami- Uirement, Marie bonbec.

— KTYM. Bon et bee.

BONBON ( bon-bon ) , t. m. Dngéee, sucreries. J'arrangerais une botte bien garnie de bonbons, j.j. koose. Cm. u. L'éréque succeaseuret neveu [de M. de Chartres] en était pour ainsi dire encore à recevoir du bonbon de sa main Jde Mme de Maintenon], stsmoN, ise, SOI. Avec tes charmes de l'amour, Vous aves eu, jusqu'à ce jour, Plus de bonbons que da louanges, st-lambert, à Mlle ....

— ETYM. Bon, adjectif, répété.

t BONBONNE (bon bo-n'), t. f. Sorte de damejeanne, et aussi, dana le Midi, vaae en fer-blanc pour mettre l'huile.

BONBONNIÈRE (bon-bo-nié-r*) . t. f. || t* PetiU botte à bonbons. || Kig. Cne bonbonnière, une petite maiaon élégante et commode, et, dans un sens de déaiyremeot, ce qui est trop petit ou n'est pM aa- ■n étovi pour aon objet Cette église n'est qu'une bonbonnière. I| t* Espèce de roituie.

— rr>iii. AotiboN.

■ON-CllRftTlEN (bon-kré-tiin), ». m. Sorte de gneae poiro. || .4u plur. Des lions-chrétiens.

•~^y-,Dy grammairiens ne veulent pu qu'on «M bOMCWii i«M, et recommandent de dire toujouie ém peiret * linii thriflm. L>uie«e a tiu-

BON

ebé U question et permis de cbangar, par une ■•"■'■v, là qualiAcatioo du mot p"'"! •«• "<i aube- ; mais, comme l'ellipse | ■■* être

, '<iée, il admet aussi dei bon-i

t BONCORK (bou-ko-r') , t. m. burUt de narcisse.

BOND (bon-, le d ne se lie jamais : un bond agile, dites : un bon agile; au pluriH l'j se lie : des bonds agiles, dites : dvs bon-z agiles), t. m. ||1* Mouvement d'un corps qui, heurtant un autre corps, re-

'■"* '■ ' ■■'• n fait plusieurs bo'-' ' -!»boi)d

• en l'air, J.J. an Pren-

! 'il II -.lisir au jû elle

bondit: et ' ■ une chose au mom'*nl

opportun. > s delà prendre au b<ind

[la paix], elle t'iuiliera cuuime les autrea. arre, u, 33a. U est au guet pour prendre au bond roers^lon, sev. (H. Il Prendre U balle entre bond ' i

sir l'occasion. Il Tant de bond que de mani" ' .'^ on peut, hou ne ikukI

soll i! i.iut-il, pourvu que noua

preniui.^ ... i...u ... ►,...... jle paraais]? pasc. Pr'>v.

0. Il Faire faut bond, en parlant de la balle, dévier en bondi;i*ant; et rigurémenl, manquera un eiiK'.igemnnt. Toi qui mourrais pluldt que lui faire un faux liond, rEgnier, Sat. vi. Rtre obligée de fairt.' faux bond à Livry, s£v.33«. Nos commensaux nous ont fait faux bond, lo. 4o. Rien ne lui a fait faux bond jusqu'ici, lo. 4fia. || Faire faux bond à son honneur, commettre une faute grave, en parlant soit de la probité d'un homme, soit de la conduite d'une femme. Hais s'il faut qu'à l'honneur elle fasse un faux bond, mol. Éc. detf.iu.i. || Fig. La balle n'a été prise que du second bond, on ne s'est pas mis à cette afTaire aussitét qu'il aurait fallu. Il S* Saut. La course du chat n'est qu'une succession delionds. Satan part; du premier bond il touche à la ceinture étoiiée, chateai'b. Jfari. ski. jj Fig. Sa muse.... Ne s'élève jamais que par sauts et par

bonds, BOiL. ilrl p. m. Comme c'était [d'Aubigné] un homme de sauts et de bonds, on lui persuada de quitter ses débauches, de vivre à son aise, st-siu. 61 . <oo. style incohérent, qui va par sauts et par bonds, VOLT. Phil. iv, 480. || 8* Terme de manège. Saut que le cheval exécute subitement, et après lequel il retombe à peu près à la même place.

— SYN. BOND, BONDissEMENT. Le bondissemeot est l'action par laquelle on fait des bonds. Le bond est l'acte lui-même. Le chat court par bonds ; son allure est un bondissement continuel.

— HI.ST. XV* s. Les Anglois, qui jà avoient dcsconflt la plus grand partie de l'ost, s'en vinrent en criant leurs cris celle part, et se boutèrent es plus drus de plein bond, froiss. i, i. 33o. Qu'il ne le me font Pour voir que feroye, Et si je sauroye Leur donner le bont, CH. d'orl. Rond. Or ont les folz amans le bond. Et les dames prins la voilée. C'est le droit loyer qu'amours ont ; Toute foy y est violée, villon. Bail, di la belle fleaulmiére. Il lui avoit baillé le bont [il lui avait joué un tourJ.XATii. de coucr, //iti. deChaWeiF//, p.7o3, dansLACURNR. Et disoiten .solmesme qu'elle lera le guet sur celle qui lui faisolt tort de aon ami , et qui lui a baillé le bond [l'a sup-

filantée], Loms xi, Notiv. xl. Le brayot rompit par e grant bont qu'il print au chcoir, Fereefor. t. m, f «03, dans lacurne. Le tuèrent de plainbont, martial, Vigilet de Charles Vil, t. n, p. », dans la- CURNI. Il xvr 8. Si ne voulut-Il perdre son deijeuner, lequel estoit prest, que de bon que de volée, des PER. Contri, XLvii. La fortune tous a voulu jouer un faux-bond, tver, p. «i3. La balle, aient Ikit un bond , donne dans le corps du mareachal de Biron et tua ce capitaine, d'al'b. Hist.m, 367. Je donnerais plustost un faulz-bond à mon ame, qu'à la promesse que je vous av faite, carloix, ri, a. Ne plus ne moins que fait le ruzé champion de lucte, qui cherche tout moyen d'avoir prise sur aon adversaire pour luy donner le bond, amtot, Fab. «t. Et l'air crevé d'une greale menue lYappoit à bonds les champs de toutes parts, rons. 7a. Et, le tirant, en arrache un morceau Qu'il flat rouller bond à bond desur l'eau, mrs. eu. Peu sourenl tombent ils en disette, pouroa qtie ton^ouis quelqu'un d'eux, soit de bond ou de volée, attrape du moyen, dont U coBUDuniqno Uberalemeiit au autrea, uukmib,!**. Lae paaaioaa ne sont que bondt et ToUea, aooke et reeèa flevranx de folie, aailQes et moaTemans violensettamarairea, CBARaoN, Sagitm, u, 4. Lesquelles parole* ayants esté priia* au boad par un ou deux, Sat, Kén. La mtIm 4» ealÂcl. Àtmtkfropot.

— tm. Voy. aoKia; angL bowid. n bond.

BONDE (boo-d') , s. ^. Il 1* Urge ouTertare de Ibad ,

BON

daitinée fc lalaeer éeooler toute rean da Péung quand

on rfiirrl.. iam n nul U boocbo Ordinairement.

Il> ;>èce de bois qui tert à boucher

la z . rond nar lequel on remplit un

tonneau. || Le morceau de boii qui sert à boucher U bonde d'un tonneau. On dit p!u> souvent bondon. I! Fig. Notre amante Lâche la bonde aux plearsoelte fois-là, LA FONT. Court. En levant le* Doodei d«* digues, Boae. Haine, 3. Je lâche la bonde t nés larmes, >. j. loiss. Conf. iv. A ton cours violent Je veux ouvrir la bonde, raisTAH, Panthét, t, 7. Il t* Pièce lie cuivre garnie d'un rebord et qu'on soude fiir l:i r.tii'Tire il'iifif. riivf'tiA ilfi gafde-robe.

quand on dit lâcher, ou\ juverture. Quand 00

dit lever U liuiide, ou eooudère le tampon. La remarque d» ro'ii 'Mil eondamneot lever U bonde n'att donc |in'

— lit'- : t je otroie que li abe* [abbé] «t

li eonvens ucvani un fastent foaiezentour leur boa, de bonde en bonde I borne] toutea les foi* que il vourront, du canqs, mmdu/a. Tant que de *on corps lolt desvorce L'ame à qui donna si grant bonde [li-

habonde Que jusqu'au ciel

xtio, Tr. «lei. Il xv* a.

inds qtic cette année [aa-

' bonde* [firan-

is. C'est grant

.'<• est ce

ant.mal

mil<^'! r.li.irîti' nui i:ri lui

m Av

glaise) s.

tièresj (!

peine que il.: vurc en c plus [leine de mourir; Si

souffrir, Et, auderraio, ou lunn jaiicr la faoïtde [borne], eu. o'ohl. Bond. 4&. Prince, moostrex à CCS jeunes enfans Qtie leurs cuidiers ne les aoit decovans; Car toat verront de vieillesce la bonde, Kt mort qui flert les petiz et les grans, t. ntsca. Ut err. de la jeunette. [Le déluge] mortifia toute créature vivant en la terre, et en deffermant les bonde* des abismes, agloutv lesbaultessesdesmons, meismes les oiseaulx de l'air en la geulle de* fons, cao*- TEL. Chron. du D. Philippe. Proetme. \\ xn* t. n espie ceux de qui la maison s'en est allée nar le* fenestres, comme quand l'estang sort par la bonde, et aont demeurés à sec, d'aub. Conf. i, ». Pofasons qui sont en estangs, après trois ans, ou la bonde estant levée, ou mis en nuchea, sauvouers ou resu.- I vouer* , sont meubles, lotsel, Kb.

— eTYM. D'après Diei, de l'allemand : suisse, vunti souabe, bunte; ancien haut-ail. fpuni; angl. bunç. Etymologie trèt-vraisemblable, ma:* qui rencontre une difficulté dana l'historique où bonde signifie borne (angl. bound). Que de bone, ancienne fome de boriM, on ait fait bonde, c'est ce qui se peut trtsbien, par l'attraction de l'n pour le d, oomnM rtndredereddfre; qu'on ait passé du sensde borne. soit en raison de l'usage, soit en raison d'une aatimilation de forme, au sens de bonde; cela se conçoit aussi ; et dès lors, vu l'historique, d semble qu'on ne peut séparer bonde de bone ou borne (roy. borne).

BONDE, ÉB (bon-dé, dée) , port, pasii. Navire bondé.

BONDER (bon-dé), v. a. Terme de marine. Charger un bâtiment autant qu'il est poeàble.

boo-dien), (. m. Gros eoin, avec lequ< > de long tiévent le* piéea* da bot*

qu'ils scient.

— KTYii. Bon et Dieu, à cause daeerrioe que rend cet instrument.

BONDIR (bon-dir), «. ». || 1* Flaira un ou plo aieurs bonds. L'eau tomba , écume et bondiL Le* troupeaux de moulDiM oui bondiaaaat «or l'herbe, rCH. W. xut. Pounnioi bondiaaaa-fow (ur la plan écuminte. Vague* ooot aucun vaut n'a ereaaé la sillon ? LAMART. Hoim. I, *. || t* Fig. Se eoeletar, en parlant de l'catomac Un dégottt qui lui biiait bondir le ccaur, «tv. 41. La reine Gisèle était toute courbée, touaiant et ««chant toute 1* jooxaéa avec une ealetéqui taisait bondir le ocnir, rta. nx, «7. Plus la nature humaine, abaadoonéa à allamême ou à la superstition, inspire da* idée* trM** et (ait bondir le CTur. plus.... voLT. UUr. tàrfmtel, )» août iT««. Il t*Tcrnie de Téaeria. Faire boodir, se dit du cerf, du daim, du cheTreoil, mi, pounuiTi, bit partir de la repoaée d'autre* bMas navet. || Il *e conjugue atae fauxiliaira «re«r.

— Rnr. xr *. Sur loua le* autre* boadirt {r Ut] U olilknt, CKdtMaL aaan. H tnra. Bi s'cninvinrent *i Vtht fudemant de pis et de ("^

qo*araiaoi*BttoutaUlerT«boDdir, rknM.d«JUiM. n. •».||xir>a. EtfbUgnwkclocbaaoaaéaMkaal

boodie , Li sont U Eapaigael i Cwêd 8*71. Il (V* a. nâ ta*

aviai li fnad noiaa a«ac

BON

grands tabours qu'ils ont aussi , que on l'ouït bien bondir largement de quatre lieues angloises par jour et six de nuit, froiss. u, m, 124. Les Escots commencèrent à bondir leurs cornets et à bruir sur leurs tabours, id. u, m, I24. X tant le fiert de l'espée entre le col et le chappeau, et luy fist bondir la teste jus des espaules, Percefor. t. iv, f" 42. |{ xvi* s. Les animaux aussi parmy les gros herbages Bondissent à grands saults, ddbell. iv, 76, recto. Ains, comme balles, d'vn grand sault [ilsjBondissoient en bas et en hault, id. vu, 46, recto. Mais tantost veissiez d'autre part Gentilz hommes pensionnaires, Bondir courciers, et genetaires Faire ruades et grands saultz, 1. M.^ROT, V, 167. Les chevaux, de la douleur, bondissoient en l'air, amyot, Crassus, 48. M. de Vendosme après avoir rasé ledit chasleaii, et fait bondir les tours, print le chemin de Rouchauville, M. DU BELL. 80. Mille espèces d'animaux Inégaux Sur les campagnes bondissent, am. jamtn, liv. IV, Chanson, Or que le plaisant.

— ÉTYM. Provenç. bondir, retentir; catal. bonir, même sens. L'ancien français bondir signifie retentir; et on lui voit ce sens jusqu'au xv" siècle, où le sens de sauter apparaît. Ce qui fait croire qu'il est pourtant plus ancien, c'est qu'on le trouve dans l'anglais, ta bound, faire un bond, et que, dans un texte du xiv' siècle (du cange, bondula), oa trouve jouer à la bonde pour jouer à la paume. Il faut admettre que, du sens de retentir, on a passé au sens de bondir, en considérant le retentissement comme un bondissement qui fait tressaillir, qui ébranle. Et en effet, l'anglais (o bound signifie à la fois faire un grand bruit et faire un saut. Le sens primordial de bondir étant retentir, Diez le tire du latin bontbitare, faire du bruit, avec un changement de la<" conjugaison en la 3" (le picard bondft' est de la i" conjugaison), comme dans (cndV de (tnnt(are, et du tend, comme dans coude de cubitus. Quant au catalan bonir, le d aura disparu comme le ( dans l'espagnol re.tinir, portug. retinnir, pour retentir.

BOXDISSANT, ANTE (bon-di-san, san-t'), adj. Qui bondit. Le monstre bondis.sant Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant, rac. l'hèd.v, B. ô! que n'ai-je entendu ces bondissantes eaux, Ces fleuves, ces torrents.... a. chén. Élég. 40.

BONDISSEMENT (bon-dise-man), s. m. \\ i' Mouvement de ce qui bondit. Les secousses des montagnes et des coUines, ébranlées par un violent tremblement de terre, sont fidèlement représentées parles bondissements d'un troupeau, laharpe, dans LASAYE, Synon. || 2° Bondissement de cœur, soulù- Tement d'estomac, nausées, dégoût profond.

— HIST. xv s. Et dura celle tempeste , et le bondissement [retentissement] de leurs cornets moult longuement.... et le grand bondissement de ces cornets se renouvela, qui dura une moult longue pièce,

FHOISS. II, III, (24.

— ÉTYM. Bondir.

BONDON (bon-don), s. m. || 1° Morceau de bois court et cylindrique qui sert à boucher la bonde d'un tonneau. (| La bonde même. || 2° Fromage de Neufchâlel affiné qui a la forme d'un gros bouchon.

— HIST. xiii" s. Et fu la plaie si large que le sano li venoit du cors aussi comme le bondon d'un tonnel, JOINV. 226. Il xV s. Ainsi que un moust qui boust au tonel et par faulte de vent rompt la barre et le bondail.... al. chart. l'Espérance. La belle pieceàlapoictrine. Tissu cramoysi, large à la boudiné. Et, du hault jusque au bondon. Elle est aussi droicte qu'un jon, coquill. Monol. de la botte de foin. 11 XVI' s. Chose pesante, pouvant entrer par le bondon dans le tonneau, o. de serres, 204. Puis en estant le bondon bien bouché, roulerés le tonneau, ID. 205.

— ÉTYM. Bonde; provenç. bondon. Ce mot a, comme on voit dans l'historique, et comme l'a bonde, le sens d'ouverture que bouche un tampon.

BONDONNÉ, ÉE (bon-do-né, née), part, passé. Un tonneau bondonné.

BONDONNER (bon-do-né), v. a. Boucher avec un bondon.

— ÉTYM. Bondon. Bondonner, dans l'ancien français, tient à bondir, et signifie sonner, retentir.

t BONBONNIÈRE (bon-do-niè-r') , s. f. Instrument dont le tonnelier se sert pour percer les tonneaux.

— ÉTYM. Bondon.

t BONDBÉE (bon-drée), s. f. Espèce d'oiseau de proie (/a/co apivorus, L.).

— ÉTYM. Peut-être bondir, anciennement retentir, à cause i" cri de l'oiseau.

BONDUC (bon-duk), s. m. Terme de botanique.

BON

Arbrisseau épineux, à fleurs légumineuses, qui croît aux Indes {guilandina bonducella, L.).

t BON-FIECX (bon-fieû) ou BON-FILS (bon-fi), s. m. Membre d'une congrégation du tiers ordre de Saint-François.

— ÉTYM. Bon, fils (fieux est la forme picarde de fils).

BON-HENRI (bo-nan-ri), s. m. Terme de botanique. Plante herbacée qui ressemble àl'épinard; dite aussi épinard sauvage.

— ÉTYM. Bon, Henri.

BONHE0R (bo-neur; Ménage remarque que dans les provinces on prononçait bonhur; ce qu'il condamne; cette prononciation existe encore dans les provinces du Midi; elle est tout à fait à rejeter), s. m. Il l» Evénement heureux; chance favorable. Il a eu le bonheur que l'âge ne l'a point miné lentement et ne lui a point fait une longue et languissante vieillesse, fonten. Lahire. Le bonheur peut conduire à la grandeur suprême, corn. Cinna, ii, i. Puisqu'il tient à bonheur d'être l'un de nous deux, ID. Rod. IV, 1. J'ai craint un ennemi, mon bonheur me le livre, id. Héracl. iv, 4. || Succès. Le bonheur des armes françaises. || Dans ce sens il s'emploie aussi au pluriel. Il lui pourrait arriver tous les malheurs et tous les bonheurs du monde, val'gelas. Remarques. Depuis un certain temps il lui est arrivé des bonheurs de toutes sortes, th. corn. Remarques. U est toujours égal au milieu de tous les malheurs et de tous les bonheurs du monde, CHiFFLET, Grammaire , p. 3b. De combien de petits bonheurs l'homme dti monde n'est-il pas entouré! MARIVAUX dans laveaux. || Porter bonheur, annoncer, procurer bonne chance. J'avais fait venir M. Bailli pour me porter bonheur, sÉv. 53(. {| Avoir du bonheur, être favorisé par le hasard. || Jouer avec bonheur, être en bonheur, avoir la chance au jeu; etfigurément, jouer de bonheur, réussir contre toute espérance. || Familièrement. Au petit bonheur! Arrive ce qu'il pourra! || Par bonheur, par bonne chance. Un voyageur Qui s'était muni par bonheur Contre les mauvais temps.... la font. Fabl. vi, 3. Il De bonheur, se dit dans le même sens. De bonheur pour elle, ces gens partirent presque aussitôt, la FONT. Psyché, u, p. <<8. || 2° État heureux, état de pleine satisfaction et de jouissance. Le comble du bonheur. Il n'est pas de plus grand bonheur. Après avoir joui d'un bonheur constant. La vertu fait le bonheur. Le bonheur des méchants comme un torrent s'écoule, rac. Àthal. ii, 7. Je faisais le bonheur d'un héros tel que vous, id. Mithr. iv, 4.... Le sort, qui toujours change, Ne vous a pas promis un bonheur sans mélange, id. rph. i, <. Le bonheur a cela de la mer et du flux Qu'il doit diminuer sitôt qu'il ne croît plus, mairet, Sophon. iv, 1. Dieux puissants qui veillez au bonheur de la terre, bré- BEUF, Phars. vu. Le roi qui fait le bonheur de tant de peuples, fén. Tél. ii. Je ferai votre bonheur, pourvu que vous sachiez en jouir, m. Tél. i. Près du bonh«ur extrême est l'extrême infortune, m. j. CHÉ. Œdipe roi, v, 4. Dans le cours de nos ans, étroit et court passage , Si le bonheur qu'on cherche est le prix du vrai sage , Qui pourra me donner ce trésor précieux? volt. 2" Discours. Uais quelbonheur honteux, cruel, empoisonné.... id. Orphel. m, 4. Que sont ces biens peu sllrs, près des plaisirs du cœur? Tout l'univers vaut-il un instant de bonheur? GILBERT, Didon à Énée. Le vois-tu bien, là-bas, là-bas. Là-bas, là-bas? dit l'espérance; Bourgeois, manants, rois et prélats Lui font de loin la révérence; C'est le bonheur, dit l'espérance, bérano. Bonheur. Car Dieu mit ces degrés aux fortunes humaines; Les uns vont tout courbés sous le fardeau des peines; Au banquet du bonheur bien peu sont conviés, v. nuoo, F. d'automne, 32. || Le bonheur éternel, la félicité des élus. || 3° Le bonheur de, avec un infinitif, c'est-à-dire la satisfaction intime, le bonheur. U a eu le bonheur de conserver longtemps sa mère. Toutes deux d'une si heureuse constitution, qu'elles semblaient nous promettre le bonheur de les conserver un siècle entier, Boss. Marie-Thdr. Le bonheur de lui plaire est le seul où j'aspire, rac. Brit. m, 8. 1| Avoir le bonheur de, formule de civilité. Depuis que j'ai eu le bonheur de vous voir. Il 4° Bonheur du jour, sorte de petit meuble où l'on serre les papiers et les petits objets auxquels on tient. Parfois cependant il range à sa manière; ce matin, par exemple, il a ouvert le bonheur du jour, et vidé les tiroirs, Mme reybaud dans Tier. des deux mondes , <" juillet 1859, p. 44.

— SYN. 1. BONHEUR, FÉLICITÉ, BÊATITUDK. BonhCUr

veut dire proprement bonne chance, et, par conséquent, il exprime l'ensemble des circon-stances, des

BON

conditions favorables qui font que nous sommes bien. Il a donc un caractère extérieur , objectif, qui en fait la nuance avec félicité. La félicité n'est point liée à ces conditions du dehors; elle est plus propre à l'âme même; aussi on ne dira pas : la félicité que les richesses procurent; mais on dira : le bonheur qu'elles procurent. La béatitude, qui est du style mystique, est la féhcité destinée, dans une autre vie, à ceux qui auront pratiqué la vertu dans celleci. Il 2. BONHEUR, CHANCE. Ce qui distingue ces deux mots, c'est que chance est tout à fait indétfrminé , et que bonheur ne l'est pas. Le bonheur est la bonne chance ; tandis que la chance peut être aussi bien mauvaise que bonne.

— HIST. XII' s. Et j'atendrai.... Joie d'amour, se bon eûr m'i maine, Couci,Tivi. \\ xui* s. [Que] Dame Diex par sa grâce lui renvoit bon eOr, Berte, xli. Et miex vient de bon eOr nestre, Qu'estre de bons [riches], c'est dit pieça, Lai de l'ombre. || xv s. Et prioit moult gracieusement que chacun se peinastde bien faire la besogne et garder son bonheur, FROISS. 1, I, H. Il XVI* s. Paoures humains, qui bon heur attendez, rab. Garg. i, B8. Si en allant en quelque voyage ils rencontrent une de cesbestes, ils le repulent de bon-heur, paré, xxiii, 27. Le pays à qui je dois Le bon-heur de ma naissance, bons. 43(.

— ÉTYM. Bon et heur (voy. ce mot). L'étymologie, appuyée en cela parla synonymie, montre que le sens propre et primitif est bonne chance, et que le sens qui se rapproche de félicité est secondaire.

BONHOMIE (bo-no-mie), s. f. Qualité du bonhomme, de celui qui est à la fois bon de cœur et simple de manières. Une douce, une aimable bonhomie. Montre moi un des nôtres qui ait conservé cette bonhomie, j. I. Rouss. Ilél. VI, 9. C'est de cette retraite que je vous dis que votre procédé me désarme pour jamais, que bonhomie vaut mieux que raillerie, VOLT, lettr. Trublet, 27 avril tiet. \\ En un sens défavorable, simplicité excessive et crédule.

— ÉTYJI. Bonhomme ; provenç. bonomia. L'Académie devrait écrire bonhommie par deux m comme on écrit bonhomme , ou écrire home et bonhome, comme l'étymologie l'indique, et comme on faisait dans l'ancienne langue.

BONHOMME (bo-no-m'), s. m. ||l°Homme plein de bonté, de facilité. Le moine [envoyé en prison à Earbezières] se trouva un bonhomme qui , gagné par la compassion, alla avertir M. de Vendôme, STsiM. t33, 224. Il Faire le bonhomme, alTecter la bonté, la simplicité. Dans ce sens : un faux bonhomme. Il Adjectivement. Mélac, doux et très-bonhomme, souffrait tout de ses amis, st-sim. ))0,)9i. Le Turc revint, après cette expédition, aussi bonhomme qu'auparavant, chateaub. Itin. (47.

Il 2° Homme simple et peu avisé. C'est un bonhomme qui se laisse mener. || 3° Homme qui commence à vieillir. Le bonhomme Broussel eut scmpule de souffrir que son nom fût allégué comme un obstacle à la paix, retz, iv, 23-2. Les comtes font traîner ce bonhomme en prison, corn. D.San. V, 4. Il 4° Anciennement, parmi les gens de guerre, le bonhomme, le paysan. Vivre aux dépens du bonhomme. Jacques Bonhomme, le paysan français. Il 5° Familièrement, et par opposition, un petit bonhomme, un petit garçon. On ne manqua pas de faire beaucoup babiller le petit bonhomme, j. j. rouss. Ém,. 11. Il 6° Figure dessinée négligemment, et aussi, figure en plomb qui sert de jouet aux enfants. Il 7° Nom vulgaire du bouillon-blanc, plante. |{ 8° Outil du verrier. || Outil du vitrier. || 9° Bons-hommes, religieux établis l'an 1 259 , en Angleterre, parle prince Edmond ; ils professaient la règle de St Augustin et portaient un habit bleu. On donna en France ce nom aux Minimes à cause du nom de Bonhomme que Louis XI avait coutume de donner à saint François de Paule, leur fondateur.!} Les Albigeois affectaient de prendre le nom de Bons-hommes. Il Les bons-hommes, chefs de la république de Floreiice au xiii' siècle.

— REM. Bonhomme fait, au pluriel, bonshommes: deux vieux bonshommes; mais, pour éviter l'idée de faiblesse ou de simplicité, on dit aussi, au pluriel, bonnes gens : Deux vieux amis qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps se rencontrèrent; cesbonnes gens se mirent à pleurer. Quand ilsignifie un petit garçon ou unefigurede.-isinée, il aau?si un pluriel qui est bonshommes : Ces deux petits bonshommes babillaient comme des pies. Il avait barbouillé des bonshommes sur le mur. On prononce : des bon-zo-m'.

— HIST. XIV» s. La quele Jaquete dist au dit Lorens en lui présentant à boire : Tenez, bon homme,

BON

Uivm; Ion la dit Loms M prlost à Murroueier : ta M nMii comiiM buM* rib*u<l«, j« na iiiii pu bon boamt; eu m* faona ast ptui prude fcmma que Ui n'a*, DO CAMOi, bcmi homiiut. || xv i. 1^ iiip-

ftlitnl, MM paniar à tuoun iii«l, dist à celui Deuo : ....bon-bomn».... à qaoy rwpondil icclul B«luc tslla* parolM : eommant bon homme T iut>-jc corjtt • m. A. Aliamei ftil deKnui priwnnier» pour le „. '• 'In «voir esté en l'osl o( baUUle de» Hu-

,, I. Jaequof Donihommei, à l'encontro

den nohiM, do cahoe, jaçufi. || viv ». PourUut oy-Je fait voeu à St Krançois lo Jeune la quel ««I au Planii lez Toun reclamé dn loutei femmet an grande deTotion ; car il ast le fondateur dei boni homme* [Minimes], x^o. m, <«. Au temps que les loudards riTOient sua le lionhomme, ils rivoient au«i sus U bonne femme, desper. Conlet, uux. Ils aiment la |c»erre et le trouble, parce qu'ils virent du binn du bon-hommo et ne sçaumicnt vivre du leur rn temps dn paix, Sat. Min. p. tes. l't ont toujours, m ce f»i*aiil, vpscu dessus Jac'|ue.i llonbomme, th. db bëze, dans lo DicHonnaiTt do ijo-

CBtZ.

— ÉTYH. Bon, homme; Berry, bottnfcoume, paysan, boxinhoumerie . pndroit habité pardes paysans; wallon, bnunamr; namurois , boulome, homme, mari. On voit que le paysan .se nomme lui-même bonhomme, c'est-k-dirc l'homme, le mari, le maître de la maison ; c'est de ce mot que les gens de guerre avaient fait un sobiHquet.

BONI (bo-ni), f. m. Terme de finance. La somme restée sans emploi sur une dépense. || Au mont.depiété, ce qui revient sur un gage qu'on a laissé vendre. Payer les bonis.

— CTYM. Aoni, génitif neutre latin, comme qui dirait : aliquidtmni, quelque chose de bon.

t BONIFACE (Ijo-ni-fa-s"), (.m. Nom propre qui M prend pour homme simple, crédule. C'est un honiface.

BOMFICATIOr» (bo-ni-fl-ca-sion), t. f. Amélioration. La bonification de la terre par la culture. Il Augmentation du produit d'une affaire. || Bonificati>n de tara, ce qui est accordé en sus de la tare réaUe.

— tTYM. Boni/l«r.

BOmnÉ, ÉB (bo-ni-fl.é, éa), part-patH. Du vin bonifié dnn< la cave.

BOMFIKIt (bo-ni-fl-é) , je bonifiais, nous bonifiions; que je bonifie, que nous bop'iflions, r. o. Rendra meilleur. Moi, je travaille celle (ia '.erre] que mon p%re a bonifiée, 1. 1. nooss. Ém. ii. || 1* Suppléer un déficit. Si la somma n'y est pas, je vous nonifleral ce qui manque. || 8* Se bonifier, r. Hjl. S'améliorer. En bouteille, le vin se bonifie.

— ETYM. Bonus, bon, et un sufflie /t«ar«, fréquentatif de faetre (voy. faire).

tBOIfIMEirr(bo-ni-man), t. m. || !• Parade de charlatan. || f Par analogie, manœuvres pour tromper. Il Mot tréa-vulgaire, et qui est presque d'argot.

— ÉTTM. Bon, c'est-à-dire action de faire quelque chose de bon , d'agréable.

BONITE (bo-ni-t'), ». f. Poisson de mer qui est à pan pris de la grosseur d'une morue , et qui ast une aapioe de thon.

— ÉTYM. Bas-lat. honiton.

t BONJEAC (bon-jA). s. m. Couple de bottes de lin, liées ensemble, qu'on fait rouir.

t BON-JÉSUS (bon-jé-zu). Ordre qui fut établi an I63R, par le prêtre Halusalli, disciple d'une sainte veuve, Gentile de Ravanne. Les religieux de cet ordre di.uient matines k minuit

BONJOUR (bon-jour), t. m. Terme de salutation. Je vous souhaite lo bonjour. Kl je vais lui donner le bonjour seulement, mol. Tort, i, S. S'il fallait vous dire tous les bonjours qui m'accablèrent, sEv. <74. Il Elliptiquement. Bonjour, monsieur. Bonjourimnnaieur le docteur. Eh Itonjoiir, monsieur du Corbeau I LA FONT. Fobl. I, 3. Il Vol au bonjour, terme d'argot désignant une aspAoa da vol qui eonsisia à s'introduire dans une maison dont on croit las babitamla sortis, et k feindre, si l'on rencontre quelqu'un, «ua visite, un bonjour k souhaiter. I| Pro- Terba. La bonjour vient du dehors, c'est-à-dire, c'est k celui qui arrive dans une localité à faire les premières visites.

— msT. xin* ». Dama, dit-il, qua trè» bon jour Vous doint cil qua J'aima at aour (adore), audu». ««■*»T. Homonetro, p. ». Primaut, Diex benala voa, rw Ranart, et bon joraiax, «m. »o»7.

— *TYii. Bon, jour.

-J î?!"?'i'*'^ (bon-lou-rié), ». m. Twma d*ar-

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