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et qui n«fV otr dans sa substance même (safran), ou à côté f tulipe), ou au-dessus ((çlaïeul), ou audessous. Caïoux se dit en fait d'olRnons de fleurs, et ce sont do petits commencements d'autres oifOions, I.A QuiNTiNYE, dans ménage. La reproduction de.? arbres par les boutures, celle des plantes par racines ou par caïeux, buffon. Animaux, Génération. De gros caïeux de lis paraissaient à la surface de la terre, chateaub. Itin. 33. || On écrit aussi cayeu.
— ÉTYM. Origine inconnue, tout intermédiaire manquant; à moins qu'on n'y veuille voir une prononciation altérée de cailleul (caillou) , et une assimilation déforme avec un caillou.
J CAILLASSE (ka-lla-s'. Il mouillées), s. f. Couche fragile dans une carrière ; marne caillouteuse.
— Etym. Cail, radical de cot7!ou(voy. caillou). CAILLE (kft-U', Il mouillées, et non câ-ye), s.f.
Petit oiseau de passage à plumage grivelé. La caille est un gibier recherché. Un dimanche M. le maire chassait aux cailles dans mon pré, P. L. CODr. ii, 290. Il Kig. et familièrement. Être chaud comme une caille, avoir beaucoup d'ardeur. Je veux corrompre un député : Four l'amour et la liberté II était plus chaud qu'une caille, biîrang. Pr^fml. || Fig. et familièrement. Caille coiffée, femme galante..
— HIST. xm* s. Ses escus ne li vaut le pan d'une ouaille, L'elme ne le clavain vaillant un œf de quaille, Tout soef l'abat mort que gaires n'i bataille, th. d'Ant. IV, 38t. Et la caiUe le son escoute, Si s'en appresse [approche] et puis se boute Sous la rois [le rets] que cil a tendue, la Rose, 2(769. De crasses perdrix et de quailles. Fabliaux, babb. t. IV, 00. Tel plenté de quailles orent-il que tuit en furent repleni. Psautier, f- t28. || xiv" s. Dist que miaux vault morir par armes et batailles Ou'estre pris à la roix [filet] en champ com une quaille, Girart de Ross. 2297. l'ius fort volent sajettes qu'en champ ne vole caille, Guesclin, 5983. Il convient voler aux cailles depuis le mois de juillet jusques en aoust, Ménagier, m, 2.
— ÉTYM. Picard, coaille, cot Us; wallon, quaie; provenç. cnlha; cat il. guatlla; vieux espagn. coalla; ital. quaglia; bas-lat. quaquila; de l'allemand : flamand du moyen âge, quakele; anc. haut-allem. i('a/i(aîa;allem. moderne, wachlel.
(.CAULLÉ, ÉE (ka-llé, liée, !i mouillées), part, passé. Sang caillé. On craint le lait trié ou caillé, j. j. nouss. Ém. 1.
2. CAILLÉ (ka-llé. Il mouillées), s. m. Lait caillé. Manger du caillé. On désigne ainsi tantôt le lait coagulé en masse par des procédés artificiels, tantôt la matière caséeuse proprement dite qui reste après la séparation de la crème et du petit-lait.
— HIST. xvi« s. Avant que mettre le caillé dans les esclisses ou cagerottes, pour le convertir en fourmage, G. DE SEBRES, 287.
— ÉTYM. Caillé t.
t CAILLEBOT (ka-lle-bo , Il mouillées) , s. m. Obier, espèce de viorne.
I CAILLRBOTE (ka-Ue-bo-te, Il mouillées), s. m. Terme de marine. Morceau de bois pour remplir un vide.
— ÉTYM. Voy. CAILLEBOTIS.
t CAILLEBOTIS (ka-lle-bo-ti, ?J mouillées), s. m. Terme de marine. Ouvrage de menuiserie fait de lattes croisées à angles droits, et remplaçant, dans certaines parties du navire, le travail' plein des panneaux, des ponts, etc.
— ÉTYM. Ital. carabotlino.
CAILLEBOTTE (ka-Ua-bo-f, Il mouillées), s. f.
Masse de lait caillé, coupée par morceaux. Manger des oaillebottes.
— HIST. xvi" s. Soubdain vous verrez l'eau prinse comme si fussent caillebotes, rabel. dans lacurne. Et en sort quelques membranes et caillebots de sang concret, et chair sans forme, que les matrones appellent faux germe, paré, XVIII, 37.
— ÉTYM. Cailler (voy. ce mot) et botte ou bot , qui est sans doute le même que bout, extrémité morceau. '
t CAILLEBOTTE, ÉE (ka-lle-bo-té , tée. H mouillées), part, passé. Lait caillebotté.
i CAILLEBOTTER (ka-Ueboté , H mouiUées),
v. a. Il 1° Mettre, réduire en caillots. |l 2" Se caille-
botter, V. réll. Se prendre en caillots.
l..lv.i.!!'^J' ''^'* "• ^'^ '^'■^'""' 1"" 'e 'ait ne se cail-
w „ .,'^°''''°"P^ *"^ mamelles, paré, xviii, 26.
as^d^danYï''"" '' '^"8 "« cai'lebottast et conge-
CAILLE-LAIT ( U-lie-l*, u mouillé-), ,. m.
CAI
Terme de botanique. Genre de la famille des rubiacées. Lecaillait jaune (rjaliumriemm,L.).
— ÉTYM. Cailler et lait. C'est par erreur qu'on a attribué k ces plantes la propriété de cailler le lait.
CAILLEMENT (ka-lle-man. Il mouillées, et non ka-ye-man), s. m. Action de cailler; état d'un liquide qui se caille.
— ÉTYM. Cailler.
t. CAILLER (ka-llé, W mouillées, et nonka-yer), V. a. Il 1" Faire prendre en caillot. 1| 2° Se cailler, t;. réjl. Le lait se caille. Le sang se caille. || Avec ellipse du pronom se. Cela fait cailler le lait.
— HIST. xii's. CoaiUiez est, sicumelait, li cuers d'icels. Liber psalm. p. 18». || xiii's. i-'our ce apele il cel mont caillié et cras, qu'il est plenteîs de la grâce Dieu, Psautier, ^ 78. || xvi's. La collation de cerises, laitage, fraises, caillé, salades, des yvers. p. 524. Thrombus ou sang caillé, paré, xviii, ts. 11 incise et atténue le sang caillé, id. viii, 32. Un pot de cresme estoit au milieu de nous deux. Et du laict sur du jonc caillotté comme glace, ronsard, 43. [Des femmes] se voyant ainsi belles, blanches, caillées, poupines et en bon point, brant. Dames galantes, t. i, p. 282, dans lacurne. Le maistrede la maison qui estoit des plus gras, et pour cette cause on le nommoit l'enfant caillé, bouciiet, Serées, livre m, p. 5G, dans lacurne.
— ÉTYM. Espagn. c«a;ar ,• portug. coalhar; ital. quagliare, cagliare; de coagulare (voy. coaguler). Formation régulière. Vu bref ayant disparu, il est resté cnaglare d'où coailler dans un texte du xii* s. , et finalement cailler.
■[■2. CAILLER (kâ-llé, iZ mouillées), ï. m. Machine à prendre les cailles; appeau qui contrefait leur cri.
— HIST. XV" s. Une roiz et ung caillier à prendre cailles, du cange, caillier. Comme pauvres cailles trop crédules, par leurs caillets [appeaux] enchanteurs ils nous ont fait donner dans les retz des tyrans, Sat.Mén. p. toe.
— ÉTYM. Caille.
CAILLETAGE (ka-lle-ta-j'. Il mouillées), s. m. Propos de caillettes. La vie uniforme et simple des religieuses , leur petit cailletage de parloir , j. j. rouss. Conf. II.
— ÉTYM. Caillette 2.
CAILLETEAU (ka-Ue-tô , Il monillée.s) , s. m. Jeune caille. On nous a servi des cailleteaux.
— ÉTYM. Diminutif de caillet, inusité, diminutif de caille.
t CAILLETER (ka-lle-té. Il mouillées), v. n. Faire la caillette; bavarder.
— ÉTYM. Caillette 2.
t. CAILLETTE (ka-Uè-f, Il mouillées, et non ka-yè-t'), s. f. Quatrième estomac des animaux ruminants, ainsi nommé parce que le liquide acide qui en humecte la surface interne a la propriété de faire cailler le lait.
— HIST. XIV' s. La fraze, c'est la caillette, la pance et les boyauls, lesquels les tripiers vendent tous nettoies, Ménagier, ii, 6. || xvi* s. Aux lieux qu'on vendoit jadis les friandises de langues, caillettes et pieds de mouton, Sat. Mén. p. 109.
— ÉTYM. Cailler t .
2. CAILLETTE (ka-llè-f, H mouillées, et non pas ca-yè-t'), s. f. Personne qui a du babil et point de consistance. Cet homme est une franche caillette. Les acteurs, qui étaient pour la plupart des caillettes de Parisiens, l'rancion, liv. iv, p. (42. Canillac lui reprocha [à Brancas] la futilité de son esprit, et son incapacité d'affaires et de secrets, et qu'eu un mot il n'était qu'une caillette, st-sim. 447, 232. L'aîné [des fils de Larochefoucauld] était sans table, sans équipage, mais de grands biens, une cour de caillettes de Paris le soir chez sa femme, m. 352, • 43 Chez l'espèce femelle, 11 brille encor, malgré son poil gri.son; Et n'est caillette en honnêle maison Qui ne se pâme à sa douce faconde; En vérité caillettes ont raison ; C'est le pédant le plus joli du monde, j. b. rouss. Livr. ii, ép. e. N'allez pas croire qu'elle examine jamais avec nos caillettes de Paris et nos aristarques modernes.... dider. Corresp. dans i.AVEAUX. Il ne peut y avoir que quelques esprits rampants et subalternes et quelques caillettes qui daignent modeler leur façon de penser sur la sienne , MONTESQ. Correspondance, 56.
— HIST. XVI' s. Jamais nous n'avons eu que du mal par ces caillettes d'Italians illec, d'aub. Fœn. m, (9. Et nous grands badaux, et caillettes, sots en latin et en français, de l'avoir enduré, Sat. Mén. p. 83. Ce n'est pas sans cause que les autres nations nous appellent caillettes, puisque comme pauvres cailles coiffées, et trop crédules, lei prédicateurs et sorbon-