‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 332 sur 504 · GAI · texte numérisé non relu

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nistes, par leurs caillets [appeaux] enchanteurs, joo» ont fait donner dans les retz des tyrans, «6. p. 460.

— ÉTYM. Diminutif de caille : ne valant pas mieux qu'une caille, ou gazouillant comme une caille.

I 3. CAILLETTE (ka-llè-f. Il mouillées), t. f. Un des noms vulgaires du pétrel. •

CAILLOT (ka-llo, Il mouillées, et non ka-yo ; le t ne se lie pas dans la conversation ; Vs se lie : des ka-llo-z épais; au pluriel caillots rime avec dos, faux, etc.), s. m. Petite masse d'un liquide coagulable par une action chimique ou par la chaleur. Le caillot du lait. Un caillot d'albumine. {| Terme de médecine. Masse rouge ou rougeâtre, friable, formée par le sang dans lesvaisseaux où il a cessé de circuler, dans les cavités, soit naturelles, soit accidentelles, où il s'est épanché, dans les vases où on le reçoit pendant la saignée, etc. Le sang de la saignée se prit en un caillot. Cracher des caillots de .sang Le sang qui durcit en caillots, lamart. Joc. vi, <5*.

— HIST. XVI" s. Les trombus et caillots de sang, paré, Mumie, 8. Tel flux se connoistra par ce qu'il sera plus gros et plus noir, et qu'il sort par trombes et caillons, jd. xviii, 65.

— ÉTYM. Cailler 1 .

CAILLOT-RO.SAT (ka-Uo-ro-za, Il mouillées),*, m. Poire ainsi nommée parce qu'elle est pierreuse et a un goût de rose.

— ÉTYM. Caillou (la forme caillotté se trouve dans des patoLs) et rose. Ménage dit que poires df cailleau se trouve dans le roman de la Rose.

CAILLOU (ka-llou, Il mouillées, et non ka-you), s. m. Il 1° Pierre très-dure, qui fait feu sous l'acier. Et quand d'âpres cailloux la pénible rudesse De tes pieds délicats offensent la faiblesse, A. chénibr, Élég. 3. Des veines d'un caillou qu'il frappe au même instant. Il fait jaillir un feu qui pétille en sortant, BoiL. Lutr. m. \\ Fig. Il a le cœur dur comme un caillou, ou un cœur de caillou, c'est-à-direilest trèsdur. Tous ces gens-là, monsieur, ont des cœurs de caillou, HEGNARn, le Joueur, li, 9. |{ 2° CaillouR, pierres qui ont l'apparence du cristal, comme les cailloux de Médoc, du Rhin. || Caillou d'Egypte, sorte de jaspe très-figuré. || Nom de plusieurs pierres employées dans la fausse bijouterie. || 3° Terme de géologie. Tout fragment de roche peu volumineux. Il 4° Outil pour décrasser le creuset des ouvriers en cuivre.

— HIST. XIII" s. Si durement [elle] s'estoit hurtée à un chaillo, Berte, xxxu. Sailli la veille en mi la rue; Ticroelins vit que vers li rue Qaillous et pierres.... Ren. 722). Cil drecent au chastel perrieres; Grans cailloux de pesans perrieres, Por les murs rompre, lor envoient, la Rose, 4 6066. Dont veïssiés ribaus d'assaillir aatis. Et jeter aus fondufles ces grans caillaus massis, Ch. d'Ant. vi, 982. jjxiv" s. Lors li a dit li roys que il avoit en son courage que le diz augures trenchast avecque son raseur un cballeuz à travers : Pren donques, dist-il, cest challeul, BERCiiEURE, f° t9, verso. Bien estoient ung cent, que queuls, que boutillier. Qui veîst sur Bertran venir et costier Et jeter grans chaillos pour lui à empirier, Guesclin, ooo. ||xv" s. Ce n'estoient cailliel ne fust. Mais chevaus et florins sans compte, FROiss. Buiss. de jeun. Fine, franche, ferme et de hait Pour faire saillir estincelle D'un caillou par bonne cautelle, coquillart, Croit nouveau.

— ÉTYM. Berry, chillou, chaillou, caille ; caillotté, chillotte, petit caillou; Saintonge, c/iat7; picard, cailleu; wallon, caie; namurois, caiau; rouchi, caliau; provenç. calhan; portug. calliâo. Mot difficile. Diez, faisantressortir l'analogie entre cailler et durcir, propose cailler, acceptable pour le sens; mais, si caillou avait même origine que cailler, on trouverait parfois dans les anciens textes coailUm (vcy. l'historique de cailler); ce qui n'arrive jamais. Grandgagnage le tire du fiamand jrai, kei, caillou. À cause du sens, on ne peut guère, jusqu'à présent du moins, admettre nue caleulus ; d'oii, par suppression de l'u bref, calclus; d'où chail ou chaille; d'où, avec un suffixe ou, caillou ou chaillou. Ce suffixe ou et au dans le provençal fait difficulté; car représentant la finale latine avus (clavus, clou), on ne voit pas comment il s'est joint à cail. Au reste les suffixes ont varié : il y a eu ot, otle, eul, iel, tous suffixes qui vont beaucoup mieux au primitif cail que le suffixe aius. Le celtique cal, dur, a été indiqué.

CAILLOUTAGE (ka-llou-ta-j', «mouillées, et non ka-you-ta-j'), s. m. Ouvrage fait de cailloux. Ces murs sont ainsi composés : un lit de grosses pierres, une maçonnerie mêlée, une couche de cailloutage, CHATEAUBR. Itin. li, 306. || Faïence fine ; terre à pipes.

— HIST. XVI" s. En fustes quitte pour trois ou quatre mousquetades qui vous sifflèrent aux oreille^ et

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autant qui firent voler la poudre et sauter le caillotaje à l'entour de vos pieds, sully, Mém. t. iv, p. 460, dans lacurne.

— ETYM. Caillou.

t CAILLOUTÉ, ÊE (ka-Uou-lé, tée, JI mouillées, et non ka-you-lé), part, passé. Garni de cailloux.

t CAILLOUTÉE (ka-Uou-tée, Il mouillées), s. f. Il 1° Faïence fine. || i° Sorte d'enjolivement pittoresque fait de cailloux de diverses couleurs dans les jardins.

— ÉTVM. Caillou.

t CAILLOUTER (ka-llou-té. Il mouillées), v. a. Terme de ponts et chaussées. Garnir de cailloux.

— ÉTYM. Caillou.

+ CAILLOUTEUR (ka-llou-teur , Il mouillées), s. m. Celui quicaiUoute. || Ouvriertaillantlespierresàfusil.

— ÉTYM. Caillouter.

CAILLOUTEUX, EUSE (ka-Uou-teû, 1eil-z', H mouillées, et non ka-you-teû), adj. Plein de cailloux. Un sol caillouteux.

— ÉTYM. Caillou.

t CAILLOCTIS (ka-llou-ti, Il mouillées), s. m. Terme de ponts et chaussées. Caillous qui couvrent un chemin.

— ÉTYM. Caillouter.

CAÏMAC (ka-i-mak), s. m. Voy. kaïmac.

CAÏMACAN (ka-i-ma-kan), s. m. Lieutenant du grand vizir.

— ÉTYM. Mot arabe composé de ksim, tenant, et makâm, lieu : lieutenant.

CAÏMAN (ka-i-man), a. m. Espèce de crocodile. Cette rivière [dans les Florides] était remplie de caïmans, chateaub. Voy. Am. 430.

— ÉTYM. Acayoûman, nom du crocodile en langue caraïbe, Dict. fr. caraïbe du p. haymond breton, Auxerre, (001. Indi aquelzoallin, alii cai/manem vocant, nieremberg, Ilist. nal. xu, 6. De los lagartos o caymanes qua llaman (des lézards ou, commeon dit, caïmans), acosta, Uist. nat. de Indias, III, 47.

CAIMANDER (ké-man-dé), v. n. voy. qdé-

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