DE LA
A (à), (. m. Voyelle et DramiSre lettre de l'alphabet. Un grand a. Un petit a. Deux a. Des a mal formés, sans s au pluriel, n v a une géométrie matérielle qui se contente <le lignes, de points, d'A -{- b, CHATEARB. Cén. du Chr. III, n. <. Une panse d'à, la première partie d'un petit a dans l'écnture eureire. N'avoir pas fait une panse (Ta, c'est-à-dire n'aroir rien écrit, rien copié, rien composé. Si je voulais recero'r tous les ans vos quatre mille livres, sans faire jamais une panse d'à, vous seriez l'homme le plus propre k vous laisser (itire, voit. L<(l.ci.nxiv.Ne ■avoir ni a ni b, ne pas savoir lire, être tris-ignorant (vov. A BC). ||ll est maraué à I'a se dit d'un homme de bien, d'honneur et ae mérite; e( ce proverbe est emprunté des monnaies qu'on marquait aux Tilles de France par ordre alphabétique, selon leur primaut^^ : la monnaie de Paris, réputée dg meilleur aloi, était mnrquée de l'A. || A.dans la musique moderne et notamment dans la mu.<>ique allemande, le sixième degré do la gamme diatonique et naturelle, ou la dixième corde de la gamme diatonico-chromatique, appelé dans l'ancien solfège a la mi ré, a mi la, ou la. A majuscule, écrit sur une partition, indique l'alto.
— lllST. xni* s. 0\er. que tesmoigne li a ; a veut tous tems qu'on la bouche oevre; Tuit [touti prélat îieent k ce-!te oevre. Icilqui I'a bc para, Pist le commencement para , SeneHanee de l'a b c , jdbm, u ,
— ÊTYM. A latin, lequel vient de Va grec, lequel a été apporté par les Phéniciens sous le nom à'alpha (voy. ce mot).
A (a), S* pert. ting. ind. j>ri$. du verbe avoir.
X (a) pr/p. Lorsque à précède l'article masculin suivi d'une consonne autre quel'/i muette, on les contracte en au pour à U; lorsqu'il précède l'article pluriel des deux genres, on les contacte en aiuc pour d let.
— REM. Ces formes proviennent de l'ancienne langue : d I« se disait a/, qui devant une consonne se prononçait ordinairement au, comme on le voit dans autre, écrit anciennement allre et venant du latin oiter. Pour le pluriel, d <et sa contractait en as ou aua ; d'où notre forme aux.
X exprime trois rapports différents : direction, aller à Paris; repos, résider à Paris; extraction, prendre à un tas. Quand, partant de ces trois significations fondamentales, on examine les acceptions telles qu'elles se comportent dans le langage, on rencontre une variété extrême de nuances, qui rend très-difficile le cla.^sement des sens. Un mot tussi petit et aussi employé que d est devenu trèsindéterminé, de manière à se prêter à une foule d'emplois différents. Comme toute préposition, il exprime un rapport, et ne peut être bien apprécié
indépendamment des detn tannes qu'il lie, aussi bien l'antécédent que le eeoaéquent. Au lieu de la classiScalion par significations, on peut adopter une classifleation d'après les detix termes du rapport oA à figure, le sens étant lu-isi bien déterminé, en beaucoup de cas, par le mot qui précède que par le mot qui suit Tu conséquence, on peut considérer d dans les j vantes :
1* Enlrr ■. iif et un substantif pu un pronom. Séjour k Paris. Habitation k la campagne. La vie aux champs. Retour k la ville. L'ascension au haut du pic. L'orientation au nord. La remise k un autre temps. Le recours au juge. Le discours au roi. La réponse k une V ' ""vation aux dignités. La disposition k l.i o. La préparation
k la communion. La co:.; au fonds commun.
La légèreté k la course. Le lion i la gueule menaçante. Terre k potier. Va.'tes k huile. Marché aux Ixrufs. Cruche k anses. Chai.se k porteurs. Terre à blé. Tunique k manches. L'emprunt au banquier. L'achat au marchand. La demande au professeur. La suspension au plancher. L'arrachement k toutes les affections. La répugnance au mariage. Le manquement au devoir. L'obéissance au maître. li n'est rien de cela aux exemples des payens; nous n'avons pas ae liaison k eux, pasc. Pens. ii, 47. Je méditais ma fuite aux terres étrangères, rac. Baj. ui, s.
I* Entre un substantif et un pronom, construction où à exprime la possession. Un ami k moi. C'est un ami k moi; je vous le recommande. U a un style k lui. Vous avez une manière k vous.
8* Entre un substantif et un rerbe. L'exhortation k combattre. L'encouragement à bien vivre. La disposition k plaisanter. I.a promptitude à faire. L'Iiabileté k parler. La facilité k comprendre. La répugnance k venir. Le plaisir k obéir. La fermeté k soutenir la vérité. La honte k mentir. Quelque effort que l'on fasse k rompre vos beaux noeuds, corn. lier. 1, 4. Il n'a pas de peine k se rendre, la font. Fab. VIII, 7,4. Les biais qu'on doit prendrek terminervos vcfux, KOL. l'Étourdi, iv, *.
4* Entre un adjectif et un substantif ou un pronom. Exposé au midi. Porté k la violence. Enclin au mal. Prêt au combat. Parti hostile au gouvernement. Obéissant k la loi. Nuisible k la santé. Plaisant k l'œil. Important k l'Rtat. Habitué aux thé.^tres. Utile à tous, propre au travail. Affable aux petits. Semblable au loup. Egal aux plus grands. Sa mort fut conforme à sa vie. Attaché à ses habitudes. Rebelle à l'autorité. Répugnant aux sens. U est loisible k tout homme de.... U était naturel k Adam et juste à son innocence , pasc. édit. Cousin. Ils étaient cruels à ceux qui leur résistaient, Boss. Hist. m, 6.
6* Entre un adjectif et un verbe. Disposé k mé-
dire. Prêt k partir. Enclin k no rien fairo. Facile k apprendre. Important & comprendre. Chose honteuse k dire. Charmant k contempler. Agréable k faire. Inutile à dire. Le dernier k fuir. Le premier h s'élancer. Prompt k se mettre en colère. Habile k parler. Propre k supporter les fatigues. C'est bientôt le premier k prendre, la font. Fab. vu;, 7. ...Les riches grossiers N'ont pas une kme ouverte k sentir les talents, a. cuên. su.
6* Entre un adverbe et un nom ou un pronom. Conformément à ce que vous dites. Semblablement aux feuilles des arbres, les générations humaines se siiccèiltnt sur la terre.
7' Entre le mime mot répété sans article, indiquant que personnes ou choses se suivent ou se touchent. Un kun. Trois k trois. Il passèrent un k un. On les compta trois k trois. Goutte k goutte. Seul k seul. Tète k tète. Ils s'introduisirent homme k homme. Pas k pas. Mot k mot. Traduire mot k mot. Corps k corps. Lutte corps k corps, bec à bec. Bout k bout. En termes de jeu, nous sommes ficha k fiche, dix kdix, nous avons chacun une fiche, dix points; et même, elliptiquement, nous sommes fiche à, dix k.
8" Entre t»n verbe ayant à pour complément indirect et un substantif ou un pronom. Se rendre à U ville. Reléguer aux champs. Recevoir au camp. Aller k Rouen, k la campagne. Monter au ciel. Envoyer un livre k quelqu'un. Monter achevai. Être tourné k l'est. Être exposé au danger. Jeter quelqu'un k terre. Jeter k l'eau. Revenir k soi. J'en viens k un autre objet. Courir k sa perte. Appeler aux armes. Exhorter au travail. Recourir au juge. Descendre aux dernières prières. S'adresser à ses amis. Réduire à l'extrémité. Arracher quelqu'un k son opinion. Elever au rang suprême. Courir au danger. Se préparer au combat. Lever les mains au ciel. Accorder la récompense au mérite. Devoir de l'argent k quelqu'un. Exposer au péril. Se rendre k César. Ecrire k quelqu'un. Enseigner les lettres aux jeunes gens. Ajouter k quelc<ae chose. Imputer k crime. Assister au jugement. Plaire k quelqu'un. U importe k tout le mond^. Elle pense à moi. U s'accoutume à l'obéissance. Ce vêtement sied bien aux hommes âgés. U convient à chacun. Ce livre appartient à mon frère. Se joindre à une compagnie. Mettre une chose à sa place. Associer sa cause au salut public. Faire part de sa gloire k quelqu'un. Mêler de l'huile k de la chaux. Comparer Aristote k Platon. Répondre à l'amour. Répugner k certaines démarches. Le chien ressemble au loup. Conformer sa vie aux préceptes de la sagesse. Condamner à mort, aux galères. Puiser de l'eau k une fontaine. Boire à la source. Prendre au las. Demander quelque chose à quelqu'un. Allumer une
chandelle au feu. Acheter du drap au marchand. Emprunter de l'argent à un ami. Dire une parole, un mot à quelqu'un. Conunencer à dormir. Suspendre au plafond. Arracher aux arbres leurs fruits, un fils à sa mers. Dérober au danger. La marcotte a été prise à un bon cep. Dépouillas enlevées à l'ennemi. Retirer sa confiance à quelqu'im. Manquer à son deToir, à s«s amis. Toucher à quelque chose. Toucher au terme, au port. La vérité était contraire à vos fins ; il a fallu mettre votre confiance au mensonge, pasc. Prov. <«. Pensez-vous.... Et quand nous nous mettons quelque chose & la tête, Que l'homme le plus fin ne soit pas une bête? mol. Éc. des M. 1, 2. Moi-même la cherchant aux climats étrangers, rac. Baj. m, ♦. Enfin je viens à vous, iD. Phèd. I, 2. Mais enfin à l'autel il est allé tomber, ID. Ândr. v, 3. On dit même qu'au trôna une brigue insolente Veut placer Aricie et le sang de Pallante, ID. Phèd. I, 4. Et Phèdre au labyrinthe avec vous descendue, m. t6. n, 6. Mettons le sceptre aux mains dignes de le porter, ro. to. n, «. J'aurais trop de regrets,si quelque autre guerrier Au rivage troyen descendait le premier, id. lyhig. i, 2. Le comte d'Hai^ court, fortifié parles troupes qui avaient joint son armée, se résolut de marcher à M. le Prince, la ro- CHEF. Mém. 202. Cours , assemble au drapeau nos braves combattants, volt. Scyth. iv, *. X ce fatal berceau l'instinct m'a rappelé, id. Orphel. n, 3. S'il y a une autorité dans le monde à laquelle la raison doive céder, c'est à celle de la religion chrétienne, MASS. Vérité. Elle est donc plongée au tombeau ! gilb. à la Reine. Et je le donnerais à bien d'autres qu'à moi De se voir sans chagrin au point où je me voi, MOL. Sgan. <6. Voilà un homme qui veut parler à vous, ID. Mal. imag. n, 2. Il est ce que tu dis, s'il embrasse leur foi ; Mais il est mon époui, et tu parles à moi, CORN. Poly. m, 2. L'hypocrisie est un hommage Que rend le vice à la vertu, acbkrt, n, <o. J'ai conclu que la recherche de la vérité était une folie, parce que, quand on la trouverait, on ne saurait à qui la dire,BBRN. de s. p. Ch. tnd.
9° Entre un verbe et un terbe. Exhorter à faire. Inviter à venir. Condescendre à traiter. Il en est venu à nous dire. Réduire à capituler. Forcer à mourir de faim. U incline à prendre ce parti. Se préparer à partir. Apprendre à lire. Enseigner à s'exprimer correctement. Cela contribue à augmenter le patrimoine. Ce discours le portait à céder. Se décider à comparaître. Sa démarche l'exposait à périr. Il se plaît à étudier. Il pense à exécuter son projet. S'accoutumer à obéir. Aimer à donner. Condamner à faire amende honorable. Chercher à comprendre. Donner à copier une lettre. Donner à porter un fardeau. II reste à finir le travail.- Demander à être reçu. Manquer à venir. Répugner à travailler. On l'exhorta à avoir courage, scarr. Rom. com. II , 4 2. Et je me vois réduit X chercher dans vos yeux une mort qai me fuit, rac. Phèd. n, a. Essayez un peu, par plaisir, à m'envoyer des ambassades, àm'écrire secrètement de petits billets doux, à épier les moments que mon mari n'y sera pas, mol. G. Dand. i, 8. Manquez un peu, manquez à le bien recevoir, n). Sgan. i. Depuis assez longtemps je tâche à le comprendre, m. tb. ni, -i. L'œil ébloui se perd dans leur foule innombrable [des insectes]; Il en faudrait un monde à faire un grain de sable, lamart. Joe. IV , 34. C'est une chose grande et que tout homme envie , D'avoir un lustre en soi qu'on répand sur sa vie. D'être choisi d'un peuple à venger son affront, V. HUGO, F. d'aut. <3.
10° Absolument, devant un nom ou un pronom, exprimant une circonstance, à la façon d'un adverbe ou d'une locution adverbiale. X Paris. X la ville. Aux champs. Au midi. Au nord. Xterre.X l'entrée de l'église. X l'armée. Au feu. X l'ombre. Au soleil. X table. Au doigt. Porter une bague au doigt. Au front. Blessé au front. X l'oreille. Mal à l'oreille. Je vous dirai cela à l'oreille. X tout âge. X l'âge de trente ans. Au temps que les bêtes parlaient. X neuf heures. X midi. Au jour fixé. X échéance. Payer à échéance. Au commencement. X la fin de l'année. Au printemps. X l'année. Louer une maison à l'année. Pension à vie. TravaiUer à la journée. X la longue. Au point du jour. Au mois de mai. X toutes tee heures. X chaque fois. X quelques jours de là. X de longs intervalles. X mon arrivée. X l'approche de Xerxès X cette vue. X ce récit. Au bruit de sa mort. X la nouvelle que.... X la vue du bourreau. X la prière. X l'instigation des ennemis. X grandes journées. Venir à grandes journées. X la façon des Grecs. X pleines mains. X genoux. X pied. Au toucher. Au goût. X dessein. X souhait. X l'huile. Manger des légumes à i huile. À l'épôe. Se battre à l'épée. Xl'aiguiUe. Bro-
der à l'aiguille. X la paume. Jouer à la paume. X voiles et à rames. X toute vapeur. X la main. Fait à la main. Au poids. X la mesure. X prix d'argent. X bon marché. X un prix élevé. X vingt sous la livre. i gros intérêts. X sept kilomètres de Paris. X dix lieues environ. X ime journée de marche. X mon avis. X l'exemple des autres. X ce que je vois. X ce que je sais. X l'enseigne du Lion d'argent Au Veau qui tette. X la Boule d'or. X la cour de cassation. Conseiller à la cour de cassation. Avocat à la cour d'appel. Commis au ministère de la guerre. Tu reviens seul, Hémon; ô sinistre présage I Que je lis d'infortune aux traits de ton visage ! hotrou , Antig. m, 2. Viens, suis-moi, va combattre et montrer à ton roi Que ce qu'il perd au comte, il le retrouve en toi, CORN. Cid, m, «. Et n'est-ce pas depuis ce temps-là qu'Escobar a tant été imprimé de fois en France et aux Pays-Bas? pasc. Prov. ti. Cette pratique est juste; elle est autorisée aux Pères de l'Eglise, id. ib. X demi-lieue de là, L'Etoile commença de se plaindre, SCARR. Rom.com.ii, <». Cet usage dumotîceptre se trouve à toutes les pages de l'Ecriture, boss. But. n, 2. Aux bords que j'habitais , je n'ai pu vous souffrir, rac. Phèd. n, 6 Ainsi tout mon espoir N'est plus qu'au coup mortel que je vais recevoir, ID. Iphig. v, î. Mais ma force est au dieu dont l'intérêt me guide, m. Athal. iv, 3. Trempa-t-elle au complot deses frères perfides?n).P/ièd.i, *. Devons laisser au trône oii je serais placée, iD.Brifann. iv,2. Vous qui gardant au cœur d'infidèles amours, m. Jfithrid. IV, 4. Qu'est-ce qu'un nom, pour immortel qu'il soit, s'il n'est écrit au li^Te de vie? flécb. t. i, p. 53. Si quelques mariages se faisaient à mon voisinage, j. 1. Rouss. Ém. IV. D'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne, volt. S. deL. XIV, chap.34.Zamore vit encore au cœur de son amante, id. Alx. i, 4. C'est avec éclat Que je veux aujourd'hui me venger au sénat, iD. Ctitil. u, 3. Pour languir aux déserts de l'antique Arabie, id. Zaire, ni, <. Unis pour le butin, divisés au partage, id. Cat. m, i. Les mendiants groupés dans l'ombre des portiques Ont moins de haine au cœur et moins de (lamme aux yeux , v. huoo, Voix, * . Et tout ce peuple ingrat pour qui je périrai , Viendra, la joie au front, sourire à mes tortures, c. delav. F. Stet/.ii, 6. Les choses qui se pratiquaient aux siècles passés, df.sc. Mélh. C'était au temps même que le roi de Prusse vers la Saie et le prince de Conti vers le Kliin empêchaient que les forces autrichiennes ne pussent secourir l'Italie, volt. S. de L.XIV, 111,302. Onfitmouriraumêmemoissoixantodix personnes, m. ib. m, 3»». On vit encore à cette journée quelle était l'inimitié naturelle entre les Suédois et les Danois, lo. Ilitt. de Rust. u, 4. O ciel! qu'aux châtiments ta justice est sévère. Et qu'il est dangereux d'exciter ta colère I rothoo , Antig. m , ».... X l'orgueil de ce traître , De mes ressentiments je n'ai pas été maître, mol. Tart. v, 3. Je n'en serai point cru à mon serment, et l'on dira que je rêve, m. G. Dand. ii, 8. X mon serment l'on peut m'en croire, iD.Amph. n, <. Aux événements de la guerre ilfaut....HAM. Gramm. tu. Mme do La Tour, à cette scène, venant à se rappeler l'abandon où l'avaient laissée ses propre» parents, ne pouvait s'empêcher de pleurer, bern. de s. p. P. et Virg. Les gardes, sans tarder, l'ont ouverte à genoux, rac. Baj. m, 8. Les emportant aux dents, dans les bois se retirent, la font. Fab. m, <3. X toute peine, il regagna le bord, ID. ib. vi, <7. Les mauvais effets qui en germent à milliers, montesq. Celt. pers. 86. Cette déclaration est suivie d'un prompt courroux qui paraît à notre rougeur, mol. Préc. 6. Ce grand cœur qui parait au discours que tu tiens , corn. Cid, ii, 2. X ce que je puis voir, vous avez combattu. Prince, par intérêt plutôt que par vertip, corn. Nie. ii, 3. X ce que je voi. Chacun n'est pas ici criminel comme moi, RAC. Théb. i, 6. L'échangeen était fait aux formes ordinaires, la pont. Fo6. m, 4 3. Faire sa ronde ainsi qu'à l'ordinaire, n.ib. iv, 22. Croyant que ces propositions pouvaient être prises au sens de la grâce efficace, pasc. Prov. i7. Pour faire croire que nous les soutenons au même sens qu'ils ont exprimé par leurs écrits, m. ib. Condamner ces propositions au sens de Jansénius, id. ib. Il s'est fait un miracle à une religieuse dePontoise, m. t6. «. Xton ordre suprême, ils se rendent ici, VOLT. Jf. de Ces. 1 , 2. Abandonner mon camp en est un [crime] capital. Inexcusable en tous et plus au général, corn. Nie. n, 2. Aux rebelles vaincus il usait de douceur, Régnier, Ép. I. Lâches aux dangers et perfides dans l'occasion,?, d'ablanc. Tac. 450. Ils s'engagèrent, à peine de la vie, à.... boss. Bist. i, ».
Il* Absolument, devant un pronom interrogatif. X qui cela? X quoi bon? X quelle fin? X quelle uti-
lité? la font, foîi. II, i3. X quoi vos jours, vos années se sont-elles écoulées ? mass. Conv.
12° Absolument, devant un verbe exprimant une circonstance à la façon d'un adverbe ou d'une locution adverbiale. X vrai dire. X ne pas mentir. X en croire Homère. Xy bien regarder. X tout prendre. X compter de ce jour. X partir de telle époque. Que gagnerai-je à vous tromper? Perdre son temps à jouer. Il passe le temps à se lamenter. Il s'arrête â lire les affiches. Le bon sens n'est pas à penser sur les choses avec trop de sagacité, vauv. Bon Sens. Guzman, du sang des miens ta main déjà rougie Frémira moins qu'une autre à m'arracher la vie, yoLT. Ali. m, 6. Ils triomphent à montrer là-dessus la folie du monde , pasc. Pent. div.l. Et que deviendra lors cette publique estime. Qui te vante partout pour un fourbe subÛme, Et que tu t'es acquise en tant d'occasions X ne t'être jamais vu court d'inventions?MOL. i'iÉlourdi ,iii,4. L'allégresse du cœur s'augmente à la répandre, id. Écol. des F. iv, 6. La curiosité qui vous presse est bien forte. Ma mie, à nous venir écouter de U sorte, id. Tart. ii, 2. 11 faut avec vigueur ranger les jeunes gens. Et nous faisons contre eux à leur être indulgents , id. Éc. des F. y, 7. X parler franchement, in. l'Étourdi, i, 9. X vous dire la vérité, id. D. Juan, i, 3. Imitez son exemple à ne pardonner pas, malh. vi, 6. J'entreprendrais sur elle à l'accepter de vous, cobn. Rod. m , 4. J'en ferais autant qu'elle à vous connaître moins, îu. ib. v, 4. X vaincre sans péril on triomphe sans gloire, id. Cid, u, 2.XIes défendre mal je les aurais trahis, id. tb. v. Je deviendrais suspect à parler davantage. ID. Cinna, i, 4. X raconter ses maux souvent on les soulage, lo.Poly. i,3.... J'aurais en mon malheur Quelque contentement à flatter ma douleur, RÉGNIER, Sat. XV. X commencer par leur fils Hinyas, boss. Bist. m, 4. Les apôtres, à les regarder par les yeux humains.... m. ib. ii, n. X remonter à la source, c'était.... id. ib. n, <2. X l'entendre, rien n'était difficile, fén. Tél. xvi. Cette prétendue règle, à la prendre sans restriction, est évidemment fausse , d'ouv. Prosod. fr. 11 est faux qu'à s'en abstraire par vertu l'on se fasse mépriser, j. j. RODss. Hél.i, 57. J'avilirais le sceptre à vengermon injure, c. delav. F. Sicil. m, 2.
13° Absolument, devant un nom de nombre ou devant un pronom suivi d'un nom de nombre. X quatre. Ils soulevèrent ce fardeau à quatre. X lui seul. X moi seul. Médée , à elle seule , bravait une armée. Ignominie qui, à elle seule.... X trois que nous étions, nous ne pouvions soulever ce fardeau.
14° Absolument , arec' un adverbe de temps. X quand? X quand le rendez-vous? X demain. X demain, je vous attends. X demain les affaires. X jamais. Événement à jamais déplorable. X toujours. Soyez prêt à demain, cobn. Cid, iv,6.
15° Elliptiquement, devantvnnomou un pronom. Au secoursl X moi , citoyens I Au voleur I Au feu I X la porte, l'insolent I X table, messieurs! X l'ennemi, soldats! X votre santé! X monsieur un tel (.sur une adresse). X Jupiter, très-bon, très-grand. Au revoir (revoir est ici un substantif). X ce soir. Xdimanche. X la vie, à la mort. X perpétuité. Concession à perpétuité dans un cimetière. X moi, comte , deux mots , cobn. Ctd, u, 2. Holà, gardes, àmoil rac. Iphig. IV, 7.
16° Elliptiquement, entre un substantif et un verbe (équivalent à bon, |>ropre). Chose à dire. Lettre à écrire. Homme à pendre. Je ne vous crois pas homme à faire cela. Occasion à ne pas laisser échapper. Affaire à perdre un homme. Procès à ne pas finir. Conte à dormir debout. Chambre à coucher. Pierre à aiguiser. Arbres à transplanter. Compte à revoir. Travail à refaire. Lettre à porter. Par abréviation : à revoir, à refaire, à porter. Un voile à couvrir d'autres flammes, mol. Dépitam.i,*. Un cœur qui jamais n'a fait la moindre chose X mériter l'affront où ton mépris l'expose, ID. Sgan. <«. La couronnen'arien àme rendre content, mol. D. Garc.v, 6. Cherchons une maison à vous mettre en repos, id. l'Étourdi, v, 3. Je me sens un cœur à aimer toute la terre , id. D. Juan , 1,2. Je n'ai point un courroux h l'exhaler en paroles vaines, id. ib. 1,3. Si je te disais le nom de toutes celles qu'il a épousées en divers lieux, ce serait un chapitre à durer jusqu'au soir, id. ib. i, f. Sous quel astre ton maître a-t-il reçu le jour? Sous un astre à jamais ne changer son anjour, id. l'Étourdi, 1, 4. De taille à se défendre hardiment, la font. Fab.i, s.C'étaituneclameuràrendre les gens sourds, id. ib. viii, *2. Ce n'était pas un homme à conquérir des royaumes, volt. S. de L. XIV, w, <65.
17° Elliptiquement, devant un verbe. Demain, à recommencer. Après-demain , à dîner X levoii,
monsieur. Finissons; nuis demain, muse, à recommencer, BOU.. Sot. VII.
18° Locutiom avec U verbe étrt. Cala est à moi .Tout était à l'ennemi. C'est à vous de prendre garde. Ce n'est pas i nous d'eiaminer. Onnepeutêtre à soi un seul instant. Cet homme est à lui-même une énigme. C'est bien fait à tous. C'est à un bon consul de pré- TOir cequi arriver». C'est à faire à lui. C'est folie à TOUS de croire. Cinq est à quinze comme Tingtest à goiiante.i cette partie de trictrac, nous étions cinq trous à dii. Dans cette partie de billard, nous sommes quatre à sii. Je suis ici à l'attendre. Je suis encore i. savoir comment. Cet homme est k craindre. Avec ellipse de soit: Honneur aux braves , c'est-à-dire honneur soit aux braTes, et ainsi pour les exemples mirants : Gloire à Dieu dans le ciell Guerre aux chAteaux et paix aux chaumières I Malheur aux vaincus I Les fureurs de la terre Ne sont que paille et que Terre X la colère des cicui, malb. ii,a. L'amour que J'ai pour tous est tout à Totre gloire, cohn. D. Saneht, II, s. Oui n'est point au Taincu ne craint pas le Ttinqueur, id. M. de Pomp. i, *. C'éuit bien dit à Ini; j'approuve s» prudence, la font. Fab. ui, <8. L'homme est à lui-même le plus prodigieux objet de U nature. Connaissez donc, superbe, quel paradoxe TOUS êtes à vous-même, pasc. édit. Coutin. Elle était à U ooDTersation comme si elle n'arait eu autre chose à faire, l.i. rolss. Hél. vi, H. Chaque juge est un homme à moi, BtaAMG. M. du S. f.Elle reVint longtemps après ; J'étais à chanter sous la treille , lo. Print. et Àut. Les clameurs des soldats par la crainte étoufféesSont on faible rempart au chef audacieux. Qui brarele courroux d'un ministre des cieui, c. dri^v. Paria, i, 4. La bonne grice est au corps ce que le bon sens est à l'esprit, la bocbit. Reflet. »7. C'est bien à tous, infime que tous êtei, àTOuloir faire l'homme d'importance, mol. Prie. U. U est encore à reTenir, st\. m. Est-ce donc une chote i dire gaiement? et n'est-ce pas an* chose k dire, au contraire, tristement, comme It oboae du monde Uplus triste? PA»c. Peiu. u, ».
19* toculùHuavfeavetr. AToiraffaireàquelqu'un. 11 y a de la folie à croire que.... Je n'aTais rien k TOUS écrire. Vous n'aTei qu'à parler. J'ai à tous entretenir. U y aurait à craindre. Le tempe que j'ai à Tirre. L'argent que j'ai à dépenser. Ils eurent un peu à souffrir sous set successeurs, boss. llitt.n, t. Si c'était une paysanne, tous auriez maintenant toutes vos coudées franches k tous an faire la justice k bons coups de biton, hol. G. Dand. i, >.
!•• Locutions a9te faire tuiri d'un infinitif. J'ai fait faire un habit k mon Uilleur. U a fait accepter un cadeau k son ami. Faire prendre les armes k la troupe. Ils l'ont fait tecrroir [U bulle] tu clergé, PASC. ProT. ««.
11' locutiom avec Miaùter et <m infinitif. S»)eisser séduire aux ToluptAs. S« laissant conduire à leurs inclinations et k leurs désirs. Ne nous laissons pas abattre à la tristesse, PAflC. édit. Coutin. J'arance cette opinion; mais, parce qu'elle est nouTelle, je la laisse mûrir au temps, id. Prot>. «. Ce peuple se laissait conduire k ses magistrats, eoss. Uist. m, 7. On se laissait dominer k l'amour, id. ib. n, 4t. Et ne TOUS laissez pas sédoireàvos bontés, mol. F. Sac. T, 3. Et quej'aurais ce(te faiblesse d'àme De me laisser mener par le nez à ma femme, lo. ib. r, %. Vous TOUS laissez tenter à l'envie de causer, stv. 40j. Quand je tous écris, je me laisse conduire k ma plume, BALZ. Ut. xv, lett. xv. Ne tous laissez point abattre k la douleur, f£n. Tél. xxui. Ne tous laisse* point Taincre k TOtre malheur, lo. ib. u.... Ce béroe Laisse aux pleurs d'une épouse attendrir sa rictoire, RAC. Iphig. IV, 4.
12* locutiotu avec ouir dire, voir faire, entendre dire, etc. J'ai oui dire k des Tieillards. — REM. Des lexicographes ont critiqué cette loiition, comme étant amphibologique et pouTantsi- ^ifier: j'ai entendu qu'on disait k des Tieillards ; Us voulaient que l'on mit: • J'ai oui dire par des vieillards, x Mais ce scrupule est excessif ; oui dire est une locution inséparable et on ne peut jamais intercaler quelque chose entre oui et dire, ni supposer, j'ai oui quelqu'un dire k des vieillards. Cela /jtant impossible, le sens de la locution ne prête à aucune amphibologie. On dira de même : j'ai entendu dire à votre frère que vous viendrez, c'est-àlire j'ai entendu votre fr^re qui disait; j'ai vu ':ire à ces hommes une action généreuse, c'est-kiire j'ai vu ces hommes faisant Mais il n'en serait plus de même si un pronom intervenait au lieu d'un nom : je lui ai entendu dire; je lui ai tu faire; je M\ ai vu donner; l'amphibologie commence, et il yak distinguer deux cas : 4* si le verbe k l'infini-
tif ne peut avoir rie régime indirect avec d, la locution est bonne, l'amphibologie n'existe pas : je lui ai TU franchir le fo^ : on ne dit pas franchir à quelqu'un ; le cas n'est pas douteux ; je l'ai vu franchi.'isant le fossé; je lui ai vu faire une action généreuse; on ne dit pas faire à quelqu'un; le sens est donc, je l'ai vu faisant. 2" Si le verbe à l'infinitif peut avoir un régime indirect avec d, l'amphibologie commence réellement : je lui ai tu donner un soufflet pourrait également signifier, je l'ai vu donnant un soufflet, et j'ai vu qu'on lui donnait un soufflet. On éritera donc cette tournure.
S3° loruttotu avec attendre. J'ai attendu k vous parler que tout le monde fût. sorti. Elle.... Attend l'ordre d'un père à choisir un époux, corn. Cid, 1, 4 . Qu'attendons-nous à nous soumettre? boss. Hitt. II, t». Attendez à les lui donner quand ilauraassiez de force, FÉN. TéL xxi. Le feu demeure caché dans les veines des cailloux, et il attend à éclater jusqu'à ce que le choc d'un autre corps l'excite, id. Eiisi. dé Dieu, ti.
M* Locutions avec trou/ter.}'^ trouvé k votre ami un airsoucieux.Trouver k dire. Ecoutez si vous trou- Tez l'air k votre goût, mol. Préc. tu.
>S* Devant de. Rien ne plaît k des gens malades. Répondez avec fermeté k de telles prétentions. Il se livre k des extravagances. X déplus hauts partis Rodrigue doit prétendre, CORN. Cid, i, 3. La nature, féconde en bizarres portrai ts , Dans chaque Ame est mai^ quée kde différents traits, bou.. .4r(. Po<''l. m. Cette locution s'explique par la construction partitive (voy. de).
M' De.... À. De Paris k Rouen il y a trente lieues. D'eux k moi il y a cette différence. D'homme k homme. Elliptiquement: ringtk trente, dixk douze, pour de ringt k trente, de dixk douze. Du matin au soir. De la tête aux pieds. Du jour au lendemain. De TOUS k moi. De nation k nation. ViTre de pair k compagnon. Traiter de Turc k More. De gré k gré.
17* Ijoeution à qui. C'était k qui partirait le premier. Ils se disputent k qui sera préféré k l'autre. Tirons k qui jouera le premier. Eh bieni gageons nous deux X qui plus tOt aura dégarni les épaules Du caTtlier, la roirr. foft.vi, s. Hélène adorée vit les peuples et les dieux combattre k qui la posséderait, P. l. COUR. I, s».
M* Locutions par pUonasme. À est suivi d'un pronom personnel reproduisant la pronom possessif qui précMe. C'est mon opinion kmoi. Votre devoir k vous, est <to partir. Sa manière k lui, c'est de parler par sentaneas. Leur gain k eux est de cent francs.
t9* tocviion populaire, la borqu* à Caron. Cette tournure n'est plus usitée que dans cette locution, et ce serait ime faute que de s'en servir aatre part. Pourtant elle n'est qu'un archaïsme, et, aujourd'hui encore, on ditparmi les ouvriers et les gens de campagne : la femme k Jean, la fille k Thomas, la soBur an bedeau.
— RKM. 1. i. étant entre deux substantifs où le conséquent détermine l'antécédent, le conséquent doit-il prendre le pluriel, quand l'antécédent change dénombre, ou quand le conséquent peut représenter une pluralité? En d'autres termes, si l'on écrit fruit k noyau, faut-il écrire, au pluriel, fruits k noyau ou k noyaux; et faut-il écrire arbre k fruit ou k fruits? U y a quatre cas : t* L'antécédent est au singulier ou au pluriel, et le conséquent n'est pas susceptible de pluralité; alors on met toujours le singulier : pomme k cidre et pommes k cidre ; mouche k miel et mouches k miel ; machine k vapeur et machines k vapeur; une arme k feu, des armes k feu; un moulin k eau, des moulins k eau; une rente k perpétuité, des rentes k perpétuité; a* l'antécédent est au singulier ou au pluriel, et le conséquent indique la pluralité : une béte k cornes, des bêtes k cornes; un serpent à sonnettes, des serpents k soimettes; un homme à projets, k préjugés; s* le conséquent est nécessairement singulier; alors quand l'antécédent est mis au pluriel, on peut maintenir le conséquent au singulier, attendu qu'il est unique pour chaque antécédent , ou le mettre au pluriel en considérant qu'il y en a auunt que d'antécédents : une comète est un astre k queue; les comètes sont des astres à queue ou à queues; manchette k dentelle, manchettes à dentelle ou k dentelles; couteau à ressort, couteaux k ressort ou k ressorts; cuiller k pot, cuillers à pot ou à pots. L'usage le plus ordinaire est de mettre le singulier; mais, comme on TOit, le pluriel n'est pas une faute; 4* le conséquent, bien que multiple, peut être considéré comme un nom collectif, par exemple, fruit, feuille, fleur, puisqu'on dit le fruit de cet arbre, la fleur du poirier, la feuille de
l'acacia. Dans ce cas, on peut mettre le nombre que l'on veut, que l'antécédent soit au singulier ou au pluriel: arbre à fruit ou à fruits, arbres à fruit ou à fruits ; mais si le conséquent ne se prend pas habituellement au sens collectif, il faut toujours le mettre au pluriel. Ainsi ou ne dira pas fleur k pistil, mais à pistils, fmit ànoyau, mais fruit à noyaux, à moins, bien entendu, que la fleur n'ait qu'un pistil, le fruit qu'un noyau. Considérer ces mots-là comme collectifs se peut k la rigueur; mais c'est leur attribuer un usage qu'ils n'ont pas, et dès lors il vaut mieux suirre l'idée naturelle, qui est celle du pluriel. Il I. On lisait dans l'aTant-demière édition du DicJi'onnatrs de VAcadémie : il y avait sept à huit personnes dans cette assemhlée. La dernière édition et tous les grammairiens modernes condamnent cette locution. On ne peut employer la préposition d qu'entre deux nombres qui en laissent supposer un intermédiaire ou qu'entre deux nombres consécutifs, quand il s'agit do choses qu'on peut diviser par fractions. Mais, dans l'exemple cité. Il faut là conjonction ou, parce qu'une personne ne se divise pas. Les bons auteurs ont reconnu la règle donnée ici. On a pris ou tué aux Allemands sept k huit cents hommes, rac. Lett. d Bail. iLi. Les deux jeunesbergères assises voyaient, à dix pas d'elles, cinq ou six chèvres, la font. Psychi'. Il y avaitdans lamaison dupaysan où je logeais cinq ou six femmes et autantd'enfantsqui s'y étaient réfugiés, BERH. db ». p. Éludes, )3. Je fusélOnné de voirjusqu'à sept ou huit personnes se rassembler sous ce même toit, LA brut. 4 3. La faute vulgaire provient d'une extension non raisonnée du cas où la locution convient, sept k huit livres, au cas où elle ne convientpas, sept k huit hommes, jj 3. C'est à lui à qui on en veut. Dites c'est à lui qu'on en veut , ou c'est lui k qui on en veut. L'usage actuel condamne la répétition de d,- et c'est en effet im pléonasme. Ainsi on trouve une faute dans ce vers de Boileau : C'est k vous, mon esprit, à qui je veux parler, Sat. xx. Mais si Boileau y avait vu une faute, il lui était bien facile de l'éviter, eu mettant : Oui, c'est vous, mon esprit, à qui je veux parler. Le fait est que de son temps cela n'était pas considéré comme une faute. Ses contemporains ne se font aucun scrupule de répéter d. Que de son cuisinier il s'est fait un mérite. Et que c'est à sa table k qui l'on rend visite, mol. Misanth. Il, f>. Ce sera k vos oreilles à qui j'ajusterai la cadence de mas périodes, balz. liv. vii, lett. xxi. Les auteurs plus anciens usent également de cette façon de parler. Aujourd'hui on rejette absolument ce pléonasme. || 4. On dit, à Paris, à Bordeaux, quand il s'agit de la demeure, soit fixe, soit passagère. Il est à Paris, il réside à Paris, il passera quelques jours à Paris; autrement, on peut dire djnt : il y a douze cent mille habitants dans Paris. Il 5. X devant les noms de lieux, t" On se sert toujours de d devant les noms de villes ou de villages : aller ou résider à Paris, à Meudon, à Saiut- Cloud; »• de en devant les noms de continents, de pays, de provinces, quand ils sont féminins. Aller ou résider en France, en Afrique, en Algérie, en Angleterre, en Normandie; 3* de d, s'ils sont masculins : aller ou résider au Japon, au Mexique, au Canada, au Per-the, au Maine. Cependant on dit : en Portugal, en Danemark, en Béarn, bien qu'ils soient masculins; *" autrefois la distinction entre l'emploi de d et celui de en n'était pas faite, et l'on disait aller k l'Amérique. L'un des trois jouvenceaux Se noya dès le port, allant à l'Amérique, la font. Fab. xi, 8. Selon pa.ssaà Chypre, fén. Solon. De cet ancien usage il est resté, à la Chine : aller à la Chine; mais oncommencekdire de préférence, en Chine. ||6. C'est à vous à faire cela; c'est à vous de fairacala. Ces deux tournures s'emploient l'une et l'autre et sont équivalentes; il est impossible de fixer entre elles une nuance réelle et fondée sur l'usage. C'est au prince k juger de ses ministres, d'ablanc. dans BounouRS. Ce n'est pas k vous d'élire quelle charge et quelle fonction vous devez faire, l'abbé RÉGNIER dans BouHOURB. C'était à lui k vous faire entendre.... BOSS. Hist. u, «. Ces deux tournures, autorisées par l'usage, n'ont pas un titre égal devant la grammaire. C'est k vous de parler s'explique grammaticalement : de parler est k vous. Mais c'est à vous à parler ne s'explique pas ; il faut y voir une incorrection causée par l'oreille, que la premier d décida à en vouloir un second. {| 7. On doit répéter la préposition à devant chactm de ses compléments : il écrit k Pierre et à Jean, et non, il écrit à Pierre et Jeaa; il aime à lire et à écrire, et non k lire et écrire. Ainsi on n'imitera pas ces exemples de Molière : On
«it bten qiM Célh A MiMé àm dMn k Uandre «t LéU«, Vttourdi, v, *. Comme li j'éuli femma k *tot«r U foi que J'*i donnie à mon mui et m'èloi- Hoer j»m«i«(le li vertu, lu. C. Dand. u , to. Exceptioni • F'armi tou» le» rom»ii« de l'antiquiti, je doone U préférence à Théâgine et Châriclée, parce
S M CM deui mon Tbtagftoe et Cliaricièe , éUnt le M d'un ourrage, ne font qu'une eipreasion unique. Par U mime raiion on dira, il aime t aller et venir, parce qu'aller et venir forment une locution. On pourra Mmblablement lupprimer d quand deux verbe» niacéi l'un k cAté de l'autre ressembleront à une locution; ce qui e»t délicat à appréei«r. On pourra encore supprimer d, du moins «a poiaia, quand U phrase est longue, comme ici : Pour de resprlt, j'en ai, sans doute, et du bon SOût X juger sans étude et raisonner de tout, X faire aux nouveautés, dont je suisidoUtie. Kigure de lavant sur las bancs d'un tliéttre, Y décider en chef •t faire du fracas X tous les bons endroits qui méritant des ah! mol. Mùanth. m, 4. Supprimer à n'est point une faute contre la logique ou la grammaire; c'est seulement une faute contre un usage qui, dans la fait, est favorable i la clarté. C'est avec cette remarque que l'on appréciera les phrases suivantes de bons auteurs : Uolse qui m'a dit que j'éuis fait k l'image et ressemblance de Dieu, aOM. Connaiu. de IK iv, d. La disposition qu'a le corps, dans les passions, k s'avancer ou se reculer, iD. «6. tv, s. 11 no songe plus qu'à vivre et avoir de la santé , la urut. 8. Une animosité qui commençait k aigrir et troubler votre cœur, MASS. l'Tofu. relig. Serm. *. || 8. X se répîite avec l'un et l'autre. Cela convient k l'un et k l'autre, et non k l'un et l'autre. Cependant, en poésie, la rîgla ne s'observe pas. X l'une ou l'autre enfin votre kma k l'abandon Ne lui pourra jamais refuser co pardon, corn. Perth. iv, i. ||9* Locut. vie. Le fils k Guillaume. Loc. corr. Le fllk de Guillaume. La rapport d'origine n'est plus marqué par la prép. à. Ne dites pas non plus, la maison k mon père. Lot. tic. Je suis l'alné k mon frère qui est k l'aris. lx>e. corr. Je suis l'aîné de mon frère qui est k Paris. Loc. vie. Je suis cousin k votre apothicaire, toc. corr. Je suis cousin de votre apothicaire. Loe. rie. Sept étés de dix, reste k trois. Loc. corr. 8«pt Aies de dix, reste trois; comme s'il y avait, it nste trois. Loc. vie. Il demeura k la grande rue. Atw-tous votre mouchoir k la pocheT Loc. corr. Il demeure dans la grande rue. Avez-vous votre mouchoir dans votre pocheT
— HIST. IX* s*. Et ab Ludber nul plaid nunquam prindrai, Serment.
—j* s. Chi [qui| rexeret k cels dis sovre pagiens, EuMi*. Ad unespede [ép^] li rovereot tolir le cbief , ib. Jonas proplieta haoetiat mult laboret emult penet k cel (lopulum , Fraçm. de Valene. p. *M. Dune si rogavit Ùeus ad un varme que parcussist cel edra [lierre], ib. p. ««8.
— XI* s. Car fut l'espéa k moult noble vassal, Ch. de Roland, lxxxvi. Trahi vous a, qui k garder vous ot, ib. xci. Orjesai bien, n'avons gueres k vivre, ib. cxu. Sire, kpled estes, et je sui k cheval, ib. CLVU. Conseillez moi k dreit et k honur, ib. cucxiv. Pu'is il s'escrie k sa voix grant et haute : Baron français as ebavkls et as armât I ib. cczii. Seigneur baron, à Cbarlemagna ir«i, ib. t. Sa coustume est qtlll parole k loisir, ib. x. Que noua seionsconduit k mandiar, ib. m. Quand [il] la dut prendra, si luichelt (tomba) k terra, ib. zxv. Tant vous [mon épéa) Ijej aurai en court k rai portée , ib. xxziu. Kn France ad Ais s'en doit ban repairer [allar], ib. m.
— xii'a. La nuvala vint al r?i Salomun qaa Adonias Aid al tabernacle, Jloii, p. ae. David parla k nostre Seigneur al jur qu'i! l'out delivred de tu/ ses enomis, ib. p. aos. K sis pares le fltt al oatel porter, t6. p. 117. Entrer vuel |je veux) an sa terre k [avec] mon bamage flar, Soi. ». Qui doac valst la duc sor un cheval gascon, Poindra parmi las mes, k sa main un baatoo... , ib. s. Quant li dus fu ocis i dupl et k tourment, ib. <1.... il ot fait asembler Toux les prince* qu'il pot k sa terre trovor.ib. la. Et si escrie: Or k eut [allnn* sureui], rhevalior, Ronc. p. 67. X ces Mi«>a« [ils) font les grailles I trompettes] sonner, A p. *1. An duel (deuil) qu'il ot , li cuens [comte] •beit paamé, ib. p. M. X Icett mot l'a RoUnd coneQ , ib.p.n. Vousfuslas fila au bon comte Keys'er, ib. ^•t X «eU eterie : Car chevaochei, baron, ib. p. 7i. Pniatkor, ib. p. ». X toute vostre vie, ib. p. H. XhMIeetkvilté, ib.p. U.Xuue lieue orentléuient jm «loaton, 1*. p. 47. X [avw:] mil franxois [il) s'est de Hoiuit parti», ib. p. »7. Vers le ptUU qui fut
au roi f.ibon, ib. p. 4M. Garez en vous, gentil» fils à baron, ib. p. Mo. Si estes suer (sreur) al marquis Olivier, ib. p. 4SI. [Il] mit jambe k terre du lion destrier corant, ib.p. <»». LasI quel amour k duel est départie I ib. p. •«!. X Uarsiîe en alsi, ad vnviz ou de gré, ib. p. «>». X cas paroles U saint anges descent, ib.p. 473. Ne m'i laissez mourir k tel tourment, Couci, xi. Car vostre [je) sui, etserai k tous dis [jours], ib. xvii. Et nule riens [chose] n'est tantk mon désir, «b. xix. Ou cil qui aime du cuer k son pooir , ib. xx. X la douçor du tens qui raverdoie. Chantent oisel et (lorisscnt verger, ib. zxi. Mais il convient qu'k sa volenté [je] soie, ib. XXI. Que me partir |je] n'en pourroiek nuljor, ib. zvii. Tuit [tout] mi penser sont k ma dame amie, ib. ii. Vous pouvez bien savoir par ma chanson Et k mes diz, que je n'aim se vous non, ib. II. Tant s'est amors afermée En mon cuer à long sejor, ib. i. Or k mari autre que vous n'aurai, Romancero, p. 7a.
— 1111* s. I.à trouvèrent il la comte Looysà moult plentéde bonegentetde raoultbone chevalerie, vil- LïH. XXXII. Il s'agenoilla toulplorantet leurjura sur sainsqueil k bonne foi tenroit les convenances [conventions],ib. XIX. Ouar k si grant chose convient moult à penser, ib'. xiii. Et sachez qu'il n'avoient viandes entre aus [oui] tous k plus de trois semaines , ib. Lxxiv. Et les gens du pals vindrent à merci au fil de l'empereur de Constantinoplo, et tant lui donnèrent que pair firenlklui, tb. lx. Adonc issiliempereres Alexis par une autre porte, k [avec] toute sa force, ib. lxx. Au roy [ils] aportercnt divers joiaus à présent, joinv. 17S. Jetedonrai victoire de desconflre l'empereur de Perse, qui se combatra k toi à tout [avec] trois cent mille hommes, id. 3S4. X un coup je forai la teste trebucher, Berle, xix. X ses mains [elle] avait trait [tiré] un petit [peu] de fougare, ib. XL. Me gardez que [je] ne soie prise à [par] beste cuiverte [malfaisante], ib. xxxvi. À l'issue d'avril , un temps dous et joli , ib. i. Car nuls ne vient k vie, ne conriene [qui ne doive] finer [finir], ib. m. X Pépin [ils] orent guerre qu'avez oui conter, ib. m. Car il ne plot k Dieu, qui tout a k garder , ib. m. X tous se fit aimer lierte, tant vous en di, xb. lxix. Que jamais ne dirai que soie fille k roi, ib. xliii. Mais do lui vous lairons ore à parler ici , ib. ux. Les dismes furent establies et douées anciennement k sainte église soustenir, BEAUU. XI, a».
— XIV* s. Mais k ce que je voy.... N'estes pas asseQr [en sûreté] , du Guesclin , 8466. Etkceux qui sont en eage moyen, amis leur sont nécessaires à leurs bonnes actions acomplir, oresme, Éth. aav. X ce que dit est s'acorde ce que disoit un philosophe appelle Eudoxus, ID. ib. 38.
— XV* s. Le duc de Bourgogne y [kAire] establit à demeure le vicomte de Meaux, froiss. ii,ii,4.Le roi de France, qui tint k bonne et l<elle ceste chevauchée..., ID. u, II, 4. Edouard II, qui fut père au gentil roi Edouard, id. i, i, a. Quand iU eurent bien considéré toutes leurs besognes et la dure guerre qu'ils avoient aux Anglois, id. i, i, 76. Messire Thomas avoit escrit aux seigneurs qu'ils ue vinssent k Bordeaux k [avec] toute leur puissance, ID. Il, II, 4. U leur avoit donné k capitaine un moult gentil prinr«, lo. i, i, 34. Les Hainiiyers se logèrent assez près de la ville et considérèrent au quel lez [cAté]elle estoitplus prenable, id. i, i, 4oa. lU furent moult esbahis : néanmoins ils se mirent k défense, id. j, i,4 4 0. Il l'appela et dit : Sire de Mauliuis.son , parlez k moi, id. i, i, 4<li. Ils senloient le comte de Koix k trop cruel.... Mieux leur vaioit à estre ses prisonniers que là mourir hontcu.sement par famine, ID. ii, m, 7. Une treve fut accordée k durer quatre mois tant seulement, id. i, i, 4'». Volontiers il eusl attendu k bataille le roi d'Angleterre, ID. ), I, 484. lA il monta en mer, et cinglèrent tant au vent et aux estoiles qu'ils arrivèrent au havre de Bayonne, id. i, i, a««. Et il alourneroit tel le pays que, kquarante ans après, il ne seroit pas recouvré, m. I, I, loi. Monseigneur mon fKre et madame la comtesM de Hainaut vous recevront k grand joie, id. t, I, 44. Et souvent y avoit des chevauchées, des rencontres et des faiu d'armes des uns aux autres, ID. 1,1,44 a. El fit dire k sa sœur qu'elle vuidast tost et hastivemont son royaume, ou il l'en feroit vuider
; k honte, m, i, 1, 4 4. Le roi Philippe de France, qui lavoit grand*a4liancesauroid'Escosse, 10. 1, 1, so4. X saillir un fossé, le coursier trébucha et rompit k son maistre le col, id. i, 1, sas. Et k ce temps Ik. lesEscou [Ecossais] aimoient et prisoient assez peu la» Anglois, et encore font ilskpre.«ent, id. 1, i, 34. Las FjcoU n'ont que faire de chaudiara* ne de cbau-
drens, car Ils cuisent bien leur chair an cuir des bestes mêmes, quand ils les ont escorchi^'er , id. i, I, 34. Cest k vous k qui je lioy, uasselin, zx. Par la croix où Dieu s'estendy. C'est k vous k qui je vendySix aunes de drap, k' P. Patelin. ClierclianI rompre le dit voyage k leur pouvoir [autant qu'ils |iouvaient], comu. v, 4 7. 11 pourroit sembler au lecteur que je dis.se ces choses pour quelque haine particulière que j'aurois k eux, iu. vu, 44. Il presclioit que Testât de l'Eglise seroit reformé k l'espée, ID. VIII , a. C4sste povre et jeune princesse , car ainsi se povoit elle bien appelier, non point seulement pour la perte qui.... mais k se trouver entre les mains des persécuteurs de sa maison, id. v, 4 7. Et n'estoient point les trous entre les barreaux plus grans que k y bouter ung bras k son aise, id. iv, ». X peu de défense fut desconfit le dit ducet mis en fuite, iD.v, 3. Laquelle chose lui fut k très grant préjudice et desplaisir, id. v, 7. Et aux paroles d'hommes insensés il deliliera d'attendre la fortune, id. v, 8. I.a joie fut très grande au roi de se veoirau dessus de tous ceux qu'il hayoit [haïssait], 10. v, 41. X cestecause tindrent conseil lesdits Pisans,iD. vu, 7. Au temps que le roi Henri regnoit, id. l, a. Ce povre rey de Portugal, qui estoit très bon et juste, mist k son imagination qu'il yroit devers le duc de Bourgogne, iD. V, 47. X toute diligence, id. i, 3. Use mettoit k chemin, id. i, 3. Il avoit esté dit que l'on se reposerait deux fois au chemin pour donner haleine aux gens de pied, id. 1, ». Les autres ont trop d'amour k leurs biens, k leurs femmes et k leurs enfants, id. IV, 44. U avoit eukespouseet k femme la sœur du dit roi Ferrand, m. vu, 44. Ceulx qui sont aux grans auctoritez vers les princes doivent beaucoup craindre.... is. m, 44. Les langages dont ils devront userk ceux qui les enquerront, id. i, ». U estoit né et marié au dit pays de Guyenne, id. u, 4 6. X ceste fois, id. m, 7.
— xvi* s. X ce qui me peut souvenir. Fut un bruit comme l'empereur Devoit vers Pesquiere venir, I. MAROT, v, 464.... en leur faisant k cognoi»tre et sentir que.... id. v, aR8. J'attends k ce soir M. de Villars et ma nièce, «arguer. k(t. xcvii. Pensant vous voirk ces pasques, ai attendu k vous escrire, id. lett. cvii. Le comte de Carman, k ce que j'ai entendu, vous mené une bande de bous bouimes et bien esperimentés,iD. lett. cxiv. Le roy de Navarre, lequel je pense estre à chemin.... ID. Ull.cxxui. Si est-ce qu'il se résolut d'en avoir raison, k péril que ce fust, id. Nouv. 44. Elles estoient belles k l'œil et delitieuses on goust, rab. Pont. 11, 4. X
les veoir, eussiez dit que c'estoient id. i!>. 11, 4.
Donnez dessus k [^avec] vostre mast, id. ib. 11, a». Puis k tout son baston de croix, guaigua.... 10. Garg. 1, a7. Toutes les langues ont esté formée* d'un mesme jugement k une mesme fin , du uellat, I, p. 3, trrso.ie laisserai cest argument choisir Aux plus savants et aux plus de loisir, 10. vu, p. 2», rerso. Afin qu'à son retour le malheureux se voye Manger aui avocats, id. viii, p. 60,i-er»o. Uu'y a jour auquel les personnes soient si tristes qu'k celuilà, AMïOT, fiuma, 4». Il fut si elTrayé qu'il se partit à la plus grande diligence qui luy fut possible, id. Thém. 3a. Subjuguant toutes les nations qui par avant ne recognoissoient point les Romains k seigneurs , in. Cit. 44. U se teint sans rien eutreprendre dedans sa maison, comme personne qui aa délibérait de vivre k soy petitement, sans plus s'eotremettre d'affaires quelconques, id. Gracq. si. Hz ne pensoient à autre chose qu'k prendre les plus précieux meubles qu'ilz eussent pour s'enfouir k toiiz es déserts de la Scythie, id. Cross. *u. U ue fut pas si tost retourné à Sparte que Aratus lui prit k son dos la ville de Caphyes, id. Agis, et Clfom. 18. C'est k Dieu, auquel il faut avoir tout son recours, lanouk, 30. X ceux qui cheminent encore par les sentiers des doctrines estranges, ils leur donnent des noms ignominieux, id. 74. < 11 suffit donc, k ce que [pour que] quelqu'un soit nostre prochain, qu'il soit lioninie, 10. 71. X ceux qui plus sont despoumisdes facultés de nature, c'est k ccux-lk auxquels il faut plus adjoustcr d'art, id. 441. J'ai assez dit : c'est kvoiu k penser, id. 46*. Les hommes brûlés k centaines dedans les granges. D'AuniONK, Hisl. I, •*. X cachettes, Mo.tTAich . I, 4. Blecé k mort, m. i, 4*. Un homme k qu chascun avoit veu bien faire en la meslée, id. i, a. X jamais, id. i, 170. X celui qui en estoil requis, c'Mtoit titre ne gaing, ib. i, 4|. Au hasard du combat, in. ib.l'nlaliourink porter k la guerre, 10. 1, !"• Révérence k la religion , id. 1 , 4 7. Le* choses morle-' ont enooredesrilationsoccultn k la vie, 10. 1, 10 A belle* dents, id..'. 14. X pleine boucbe. lo.i, 14.
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X tort ou à droit, id. i, h.X ce compte, m. i, 26. X peine est-il en son pouvoir de..., id. i, 227. X la vérité , ID. I, 22. X l'abri des coups, id. 1, 25. X l'exemple des Thraces, id. i,23. Au royaume de Teruate, ID. I, 24. Xl'advenir, ID. i, 230. Xnage, id.i, 277. Les moyens qu'ils ont à y employer, id. i, 24. X quoi faire voulez vous.... id. i, 8S. IlPenvoya subjuguer le monde à tout [avec] seulement 3oooo hommes , ID. i,<80. Lesyeuxme troublent à monter [quand je monte], id. i, 224. X parler en bon escient, id. i, 227. Il le somma de sortir à parlementer, id. i, ie. Estre deslogé à force, id. 1, 26. Ne craindre point à mourir, id. i, 69. C'est à Dieu seul à qui gloire appartient, id. m, 40. Ce n'est pas moi que l'on abuse ainsi : Qu'à quelque enfant ces ruses on employé, la boet. 445. De m'effrayer depuis ce présage ne cesse ; Mais j'en consulterai sans plus & mamaistresse, id. 506. Sœur de Paris, la fille au roy d'Asie, bons. 4 06.
— ÉTYM. jldetob qui se sont confondus ;bourguig. ai; provenç. espagn. et ital. o.
■[ABAISSANT, ANTE (a-bè-san, san-t'), adj. Qui abaisse. Cela serait abaissant. Conduite abaissante. Langage abaissant.
ABAISSE (a-bê-s'), s. f. D'apris le Dictionnaire de l'Académie , pâte qui fait la croûte de dessous dans plusieurs pièces de pâtisserie. Mais cette explication est inexacte. L'abaisse est un irmrceau de pâte qui a été abaissé, c'est-à-dire dont on a diminué la hauteur en le passant sous le rouleau, jusqu'à ce qu'il soit devenu mince. Une abaisse est une pièce de pâte mince que l'on emploie de diverses manières.
— ÉTYM. Abaisser.
ABAISSÉ, ÉE (a-bè-sé, sée) , part, et adj.
Il 1° S'emploie au propre et au figuré. Des regards abaissés. Une autorité abaissée. Tiens, insolente, tiens cette vue abaissée, noTEon, Bel. i, 6. 11 faut, dit saint Augustin, parler d'une façon abaissée et familière pour instruire, fén. t. xxi, p. 167. L'Inde esclave et timide et l'Egypte abaissée, volt. Mah. II, 5. En reconnaissance de l'humiliation volontaire où il est réduit et oii il se tient abaissé pour nous, bouhd. Pensées, t. m, p. 264. Sion, jusques au ciel élevée autrefois , Jusqu'aux enfers maintenant abaissée, rac. Esth. 1, 2. Cette fierté si haute est enfin abaissée, id. Alex, v, 3. || 2° En termes de blason, abaissé se dit de toutes les pièces I de l'écu qui se trouvent au-dessous de leur situa- [ tion ordinaire : vol abaissé , chevron abaissé , pal I abaissé, se disent de l'oiseau dont lesailessont pliées I ou dont le bout est tourné vers la pointe de l'écu, du chevron, du pal, dont la pointe finit au cœur de l'écu.
ABAISSEMENT (a-bê-se-man), s. m. || 1° Action d'abaisser ou de s'abaisser ; état de ce qui est abaissé. Abaissement d'une soupape, des paupières. || 2* Fig. Abaissement de la voix, qui indique trois choses : le passage de la voix haute à la voix basse; le passage des syllabes accentuées aux syllabes qui ne le soni pas ; le passage de la voix aiguë à la voix grave , dans la musique. || 3° Diminution. Abaissement du prix des denrées. Au moral, abaissementde courage. L'abaissement des caractères. |] 4° Action de faire déchoir, état de déchéance, humiliation volontaire ou forcée. Après l'abaissement des Carthaginois, Rome fut sans rivale. Abaissement de fortune. Se tenir dans l'abaissement devant Dieu. On tomba dans un tel abaissement.... Cette famille est réduite à vivre dans l'abaissement. Son grand dessein a été d'affermir l'autorité du prince et la sûreté des peuples par l'abaissement des grands, LA bruy. 4 0. Et la mort ou l'exil ou les abaissements Seront pour vous et moi ses vrais remerclments, 'corn. Olhon, II, 4. Un peu d'abaissement suffit pour une reine, ID. Nie. v, 7. Un si doux ennemi par ses abaissements N'a-t-il pas étouffé tous vos ressentiments? BOTROU, Bel. IV, 6. Ce triste abaissement convient à ma fortune, bac. Iph. m, 5. Vous avez vu ma lionte et mon abaissement, volt. Brut, iv, 4. Un homme religieux et désintéressé dans ses abaissements volontaires, bourd. Pensées, t.ii, p. 478. La mesure de nos abaissements en ce monde sera la mesure de notre gloire dans l'autre , id. ib. t. 11, p. 466. Le dieu que nous adorons n'a acception de personne, ni de celui qui est dans la grandeur, ni de celui qui est dans l'abaissement, id. ib. t. m, p. 4 94. Son humilité la sollicite à venir prendre part aux abaissements de la vie religieuse, boss. La Vallière, Profession. || B° Terme d'art ou de science. En chirur- ^e, abaissement de la cataracte, opération par laquelle on fait descendre au-dessous du niveau de la pupille le cristallin devenu onaque. Abaissementde la
matrice, lésion par laquelle la matrice descend plus bas qu'elle n'est dans l'état de santé. || 6° En algèbre , abaissement d'une équation , réduction d'une équation à un degré moindre. || 7° En blason, abaissement, addition dans un écu de quelque pièce qui en abaisse la valeur.
— HEM. Abaissement peut s'employer au pluriel. On ne dirait pas, il est dans les abaissements, au lieu de, il est dans l'abaissement. Mais , toutes les fois qu'il comporte une idée de pluralité, on peut s'en servir au pluriel. Corneille et Rotrou l'ont fait, et on en trouve aussi des exemples dans les auteurs en prose : Les abaissements que Marie avait soutferts sur la terre, mass. Xyst. assompt.
— SYN. BASSESSE, ABAISSEMENT. Défaut d'élévation par rapport à la condition et à l'âme. La bassesse est une manière d'être; l'abaissement, un état qui résulte d'une action; on est dans la bassesse; on s'est mis ou on a été mis dans l'abaissement. A bassesse est attachée l'idée de permanence; à abaissement l'idée de quelque chose d'accidentel. On dit la bassesse naturelle à l'homme, la bassesse de la naissance. On appelle abaissement, l'état auquel on descend volontairement ou malgré soi. De la sorte, bassesse peut se prendre pour abaissement, mais non abaissement pour bassesse ; on dira tomber dans la bassesse, mais on ne dira pas l'abaissement de la naissance; tout ce qui est permanent, naturel, reçoit bassesse et non abaissement. Bassesse est absolu , et abaissement relatif. L'un se prend toujours en mauvaise part; on est dans la bassesse soit par le vice, soit par une condition à laquelle aucune considération n'est attachée. L'autre est relatif; il se prend en mauvaise part ou en bonne, suivant que l'abaissement est le résultat de fautes ou d'une infériorité, ou suivant qu'il est volontaire et un acte d'humilité. On censure la bassesse des flatteurs; mais si on blâme l'abaissement des caractères, on loue les abaissements de la vie religieuse, et le chrétien s'efl"orce de chérir, à l'exemple de J. C. et de ses disciples, l'abaissement et les souffrances , lafaye. L'abaissement du style sera une qualité si, avant pris un ton trop haut, on se remet au ton véritable; un défaut, si le ton est audessous du sujet. Mais la bassesse du style est toujours condamnable.
— HIST. XII' s. [Il] refusé a lor povreté. Si qu'il n'en a de rien gusté [des mets ofl'erts] ; Abaissement li fust e laiz [ce lui eût été abaissement et honte] ,