‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 355 sur 504 · MONSTR · texte numérisé non relu

MONSTR

— ÉTYM. Provenç. cellarier ; anc. catal. cellerer; espagn. cfflerero/portug. cellareiro; ital. cellerajo; d'une forme cellariarius , de cellarium (voy. cellier).

t CELLICOLE (sèl-li-ko-l'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui habite dans les caves.

— ÊTYM. Cella, celle, cave, et colère, habiter. CELLIER (sè-lié; l'r ne se lie jamais; au pluriel

['s se lie : les sè-lié-z et les greniers), s. m. Lieu, au rez-de-chaussée d'une maison, pour serrer le vin et autres provisions. Nous n'avons qu'un cellier et pas de cave.

— HIST. XII* s. Et nos avons tel celier en parfont, Raoul de C. 280. Ou de mes gerniers, ou de mes celiers, que vols [que veux-tu] que jo te face? Rois, 369. Il XIII" s. N'est sous ciel si orbes [obscur] celiers, FI. etBl. 49l.Carteiz [telz] a un puis devant son huis, qui n'a pas un tonel de vin en son celier, RUTEB. 259. NOUS trouvasmes grant foison de lapourveance le roy, c'est à savoir, les coliers le roy et les deniers et les garniers,JOiNV. 2(0. Il doivent chascuns, chascun an, au roy, six auges pour son ceUer, c'est k savoir auges de doux piez de lonc, Liv. des mél. 113. Se homme de Paris achate vin en grève, et il le met en son celier, il doit obole de rivage, ib. 301. Il XIV* s. La dame demourra, moult fu ses coerz [son cœur] irés ; Par dedens un chelier s'est ses corps enfremés, Baud. de Seb. viii, 978. || xv* s. Adonc furent traits hors de ces beaux celliers, au dam tous les vins qui là estoient, plus de six mille tonneaux,

FROISS. Il, II, tb8.

— ÉTYM. Bourguig. celcy ; provenç. celier; catal. celier; espagn. celleiro; ital. cclliere, cellaio; de cellarium, garde-manger, office, de ceJio, loge (voy.

celle 2).

f CELLITE (sèl-li-t*),!. m. Nom de frères laïques hospitaliers, dits aussi bongaris ou alexandrins, fondés par un homme de bien nommé Tobie vers l'an (300, et qui prenaient un soin tout particulier des fous maniaques et des furieux. Leur habit est une tunique noire, une ceinture de cuir, un grand capuce pointu et un manteau de la même étoffe et couleur; ils sont unis à l'ordre des servîtes.

— ÉTYM. Celle, cellule.

t CELLDLAGE (sè-lu-la-j"), s. "»• Manière de construire, de tenir les cellules dans les prisons modernes.

CELLULAIRE (sè-lu-lê-r') , adj. || 1' Pourvu de pe titos loges ou cellules. En anatomie, tissu cellulaire

ti5.-u qui remplit les vicies entre les tissus d'iine importance plus grande et qui doit son nom à ce qu'on y développe artificiellement, par l'insufflation, des cellules ou cavités. On le nomme aujourd'hui tissu lamineux. || En botanique, tissu cellulaire, tissu formé de cellules. Plantes cellulaires, plantes qui ne renferment que des cellules de différents genres. Il Théorie cellulaire, nom de ce fait général, que tous les êtres végétaux et animaux dérivent d'éléments anatomiques ayant l'état de cellule. || 2° Terme de législation. Système cellulaire, système d'après lequel les prisonniers sont renfermés dans des cellules séparées. {| Terme d'administration. Voiture cellulaire, voiture à compartiments pour transporter des condamnés en les isolant les uns des autres.

— ÉTYM. Cellule.

CELLULE (sè-lu-1') , s. f. \\-l° Petite chambre d'un religieux ou d'une religieuse. J'ai vu la Maransdans .sa cellule, SÉV. 83. Veux-tu jusqu'en ton coeur la sentir vive et forte [la componction]. Rentre dans la cellule et fermes-en la porte Aux tumultes du monde, à sa vaine rumeur, conN. Imit. i, 21). Au grand dortoir il couchait d'ordinaire; l.k de celluie il avait à choisir; Heureuse encor, trop heureuse la mère Dont il daignait, au retour de la nuit. De sa présence honorer le réduit, gres- SET, Vert-Vert, 1. I| Petit logement préparé pour cha(jue cardinal durant le conclave. |] 2° Par extension, retraite, petit appartement où l'on se confine pour ainsi dire. C'est ma cellule. Il faut embellir sa cellule. Il 3° Petite chambre dans les prisons modernes , où l'on renferme les condamnés pour les isoler les uns des autres. !| 4° Par analogie, alvéole où l'abeille dépose son miel et son couvain. On verra qui sait faire avec un suc si doux Des cellules si bien bâties, la font. Fab. 1, 21. || 5» Terme de botanique. Nom des cavités où sont logées et comme ench.lssées certaines semences. || Terme d'anatomie. Nom des interstices ou petits vides que présentent les mailles du tissu spongieux des os longs, l'intérieur des sinus et du corps caverneux. || En anatomie générale, nom des éléments anatomiques végétaux ou animaux, dont les dimensions, généralement égales en tout sens ou à peu près, varient entre cinq millièmes de millimètre et un dixième.

— msT. XVI' s. Puis les fit enclore d'une cellule [cage] de fin cristal de Venise, yver, B47.

— ÊTYM. CelUila, diminutif de cella{voy. celle 2).

t CELLULE, ÊE (sè-lu-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui offre des cellules, qui est divisé en cellules. || S. m. Dans les prisons, celui qui est mis dans une cellule. || En zoologie, les cellulé.s , les polypes enfermés dans des cellules.

— ÊTYM. Cellule.

CELLULEUX, EUSE (sè-Iu-leû, leû-z'), adj. Terme de botanique et d'anatomie. Divisé en cellules.

— ÉTYM. Cellule.

tCELLULlFËRE (sb-lu-li-fê-r'), ad;. Terme d'histoire naturelle. Qui offre des cellules.

— ÉTYM. Mot hypothétique celluliferus, de celhtla. cellule, et /'erre, porter.

t CELLULIFORME (sè-luli-for-m"), adj. Qui a la forme de cellule.

— ÉTYM. Mot hypothétique celluliformis , de eellula, cellule, et forma, forme.

jCELLULITËLE (sè-lu-li-lè-l'), adj. Terme de zoologie. Insecte cellulitèle, insecte qui fait des toiles celluleuses.

— ÉTYM. Mot hypothétique cellulilcla, de cellula. cellule, et tela, toile.

1 CELLULOSE (sè-lu-lô-z'), s. f. Terme de chimie. Principe des corps organisés, caractérisé par sa solubilité dans l'acide sulfurique concentré, et son in.solubilité dans la potasse caustique.

— ÉTYM. Cellule, et la finale ose que les chimistes ont attribuée îi certains principes organiques.

t CELLULOSITÉ (sè-lu-lô-zi-té), s. f. Terme didactique. État celluleux d'un tissu organique.

— ÉTYM. Celluleux.

I CÊLOTOME (sé-lo-to-m') , s. m. Terme de chirurgie. Ancien instrument pour l'opération de la hernie.

— ÉTYM. Kt|),ti, tumeur, hernie, et Te'iiveiv, inciser, t CÊLOTOMIE (sé-lo-to-mie), s. f. Terme de

chirurgie. Opération par laquelle, incisant la peau et l'anneau aponévrolique, on débride la hernie.

— ÉTYM. Voy. CÉLOTOMK.

I CELSITUDE (sèl-si-lu-d'), s. f. Titre qui, durant le moyen ilge, s'est donné à différents personnages èminents en dignité.

— ÉTYJl. Celsitudo, hauteur.

t CELTE (sèl-f), s. m. Nom de la langue que par-

nir.T. DE UK LANT.r? FRANÇAISE.

CEL

laient les Colten, anciens peuples qui occupaient la Gaule, le nord de l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Irlande. Le celle est une des langues aryennes (voy. aryen) ; il est aujourd'hui représenté par le celtique moderne, dont les différents dialectes se parlent dans laBrelagne en France (bas- breton), dans le pays de Galles en Angleterre (kimry, camliricn), dans les hautes terres de l'Ecosse (gaélique) et en Irlande. Celui de Cornouailles (comique) est éteint.

— ÉTYM. Celta, KéXrr,;, nom que les Grecs et à leur suite les Romains donnaient aux Gaulois.

CELTIQUE (sèl-ti-k'), adj. Qui appartient aux Celles. Monuments celtiques. Oh! la Bretagne antiquel Dans la forêt celtique, Quelque donjon gothique I V. HUGO, Odes, IV, 2B. Il Substantivement. Le celtique, la langue celtique.

— ÉTYM. Celle.

t CELTOMANIE (sèl-to-ma-nie), s. f. Travers d'une érudition systématique et incomplète qui a voulu voir dans la langue celtique l'origine de toutes les langues.

— ÉTYM. Mot hypothétique x£XTO|iavî(i, de Ké>.- TYi;, Celle, et manie.

CELUI (se-lui), m. sing. CELLE (sè-1'), f. sing. CEUX (seû), m. plur. CELLES (sè-1'), f. plur. Pron. démonstr. \\ 1° Suivi de la préposition de. Je ne connais d'avarice permise que celle du temps. Celles de ma naissance ont horreur des bassesses, corn. Itodog. III, 6. L'amour est celui de tous les dieux qui siit le mieux le chemin du Parnasse, RAC. Lett. B, à M. le Vasseur. J'ai tout réduit à trois stances, et j'ai 6té celle de l'ambition, qui me servira peut-être ailleurs, rac. Lett. 29, à if. le Vasseur. Ceux de Crotone ont perdu contre lui deux batailles, FÉN. Tél. XI. Il 2° Suivi de gin', que, dont. Ceux qui font des heureux sont les vrais conquérants, volt. Lett. à Christian Vil. Celui qui met un frein à la fureur des fiots Sait aussi des méchants arrêter les complots, RAC. Ath.i,*. Celui qui fait tout vivre et qui fait tout mouvoir, S'il donne l'être à tout, l'a-t-il pu recevoir? L. RAC. Religion, i. Aimer ceux qui vous haïssent, ceux qui vous persécutent, et les aimer lors même qu'ils travaillent avec le plus d'ardeur à vous opprimer, c'est la charité du chrétien, c'est l'esprit de la religion, bourdal. Serm. pour la fiHe de St-Étienne. Mes craintes t'offensaient: tu n'étais pas de celles Qui font jeu de courir à des fiammes nouvelles, a. chénier, i37. || Il n'y a celui, celle qui, c'est-à-dire il n'est personne qui. Il n'y avait celui qui ne prévît une prochaine rupture avec la famille de Lorge , de l'humeur si connue de M. de Lauzun,

— KEM. 1. Celui, celle, ceux, celles ne pouvant être employés qu'avec la préposition de ou les pronoms relatifs qui, que, dont, il en résulte qu'ils ne peuvent être suivis d'un adjectif ou d'un participe. Les construire ainsi est une faute très-commune et ancienne. Girault-Duvivier en cite cet exemple do Racine: Je joins à ma lettre celle écrite par le prince; et celui-ci de Montesquieu : La blessure faite à une bête et celle faite à un esclave. Il faut mettre en regard cette phrasede Voltaire : Nous sommes incertains si le paquet pour votre altesse royale et celui pour votre aimableambassadeur.... Lettr. Prusse, 30. Domergue, Solutions grammat. a réuni plusieurs exemples pris à différents écrits de son temps : « Les nombres ordinaux se forment des cardinaux ; dans ceux terminés en f, on change f en tième. — Le goill de la philosophie n'était pas alors celui dominant. — Pline dit que Carès inventa les augures tirés des oiseaux, et qu'Orphée inventa ceux tirés des autres animaux. — Je ne puis mieux finir cette lettre qu'en vous faisant part do celle écrite par M. de Bufl'on à cette dame respectable. — Elle débile atout venant les choses les plus futiles et souvent celles les plus ridicules. » Dans tous ces cas il faut employer le relatif qui: celle qui est écrite; celui qui est dominant; ceux qui sont terminés, etc. || 2. Celui, celle peut être suivi d'un adjectif ou d'un participe, quand l'adjectif ou le participe appartiennent à une inci.se, après laquelle vient qui, que, dont. Votre exemple et celui, si généreux, qu'a donné votre lettre. Ma lettre, et celle, écrite par mon ami, qui vous sera remise. || 3. Après celui qui, il arrivait souvent, dans l'ancien style, que l'on reprenait la phrase principale par i'( ou elle. Autrefois on regardait ce pléonasme comme donnant force et clarté; aujourd'hui on le regarde comme fautif. Celui qui méprise le remède, il touche de près h sa chute, Boss. Rech. 2. Il 4. Je ne suis pas celui qui vous a fait tort, et non pas, qui vous ai fait tort, le verbe s'accordant avec celui, qui est de la troisième personne. Cependant L'ossuet a dit dans une phrase célèbre, en parlant

CEL

de nicu : Je suis celui qui suis. Cette construction n'était pas sans exemple dans l'ancienne langue : Je no suis pas celui qui veux Paris reprendre D'avoir manqué si tost à Pegasis de foy, Ronsard, m. C'est d'ailleurs une imitation du latin : Sum qui lum.

— HIST X* S. Cel edrc [lierre] sost [sous] que cil sedebat, Fragm. de Valenc. p. «es.Cilgedre fu sèche, il). En ccle durctie e en celé encreduliteit, ib. p. 409. Chi [qui] rex eret [était] à celsdis [jours] sovre pagiens, Fulalie. I.adomnizelle celle cose non contrcdist, 16. Il XI' s. E se algons [aucun] meist main en celui qui.... L. de Guifi. t. Cil sont montez qui le message firent, Ch.de Itol. vii. Par cels de France veut-il du tout errer, 16. xi. || xii' s. N'i a celui qui de pitié ne plor, Roncisv. 37. Que si haut don [l'amour] sait merir [à] Cens qui senent sans tralr. Coud, 3. Quant pour vous n'a de moi cure Celé à qui m'avez doné, ib. 4. Onques Tristans, cil qui but le breuvage. Plus loyaument n'aima sans repentir, 16. (9. Et quand l'haleine douce vente Qui vient de cel doux paîs, Où cil est qui m'atalente, Vame de Faiete , dans Couci. || xiii' s. Ilcc trouvèrent Guillaume de Braiecuel et cex qui avoec lui estoient, viu.eh. i38. El quand cil oïrent ce, m. 69. Cil [je] sui que demandez, sachiez le vraiemcnt, Berte, xlvii. Tout droit à celui temps que je ci vous devis, ib. v. X tous ceuz qui CCS présentes letres verront ou orront, BEAUM. 78. Il xV s. Comme celle qui ne savoit à qui ni en quel pays trouver confort ni soutenance, FROiss. I, i, 13. Adonc demandèrent à leurs varlels s'il y avoit celui qui voulut porter les lettres qu'ils avoient escrites, m. i, i, 228. J'en parle comme de celui que j'ai connu, en beaucoup de choses traité avecques lui, coM»f. vu, 2. Et se jeta ti deux genoux devant moi comme celui qui cuidoit déjà estre mort, m. iv, 7. Je suis eelui qui de ci no partirai, Lows xi, <8. ||xvi's. Ceux de Besse, de Montsoreau et autres lieux confins, bad. Gorg. t , 47. Les hommes de celui temps, in. Panl. 11, ». Il n'y eut celui qui ne beust vingt cinq ou trente muids, m. 11, 20. Mais qui est cil ne celle en cestui monde, En qui douleur par faux rapport n'abonde? MAROT, I, 383. Ils estoieut proches parents, comme ceux qui estoient enfants de deux cousins germains, amyot , Thésée, 8. Celui emportoit le prix, non qui estoit le plus viste entre les vistes, mais le plusvcrlueux entre les vertueux, m. Lyc. B5. C'est celui Philippe qui depuis fit la guerre aux Grecs pour leur ester leur liberté, ID. Pélop. 48. Celui aime peu, qui aime à la mesure, la boêtie, 44 i. Que celui sorte de la cour qui veut estre pieux, n'AiB. Conf. Il, 9. Ceux de Bordeaux maintiennent que la verge de St-Martial est celle mesme d'Aaron, m. (76. Ceux estoient du nombre des pcrcs, desquels l'on a dit que.... Calvin, fnst. Dédie.

— ÊTYM. Picard, cho, chelle, celle, cheule, même sens, choUe, chol, même sens, cheux, crusses, cmtes, ceux, chcllc-lo, celle-là; Saintonge, cheul . cheu, ce, cet, chéle, chelé, celle, chelés, ceux, celles; provenç. cel, celh, sel, sell, celui, cela, eelha, cella, sela, celle, cil, cill,cilh, sill, ceux pour le nominatif pluriel, ceb, ceux au régime, celui, stlui, selhui, celui; anc. catal. cell, ce, cet, eells, ceux au régime, cella, celle; espagn. aqtielto; ital. quelln, colui , colei. Le vieux français est eil ou cel , féminin celé, aunominatif singulier, relui au régime singulier pour les deux genres; cil ou cel, féminin celés, au nominatif pluriel; cils, cels, féminin celés, au régime pluriel; cils ou cels ont donné le mot actuel ceux. Cil ou cel est formé de eeee-ille; celui, de ecce-illius, comme autrui de aUertus (vov. il).

CELUI CI (.sc-Iui-si), CELCILX (sclui-la), m sing. CELLE-CI (sè-le-si), CELLE-LX (sè-fe-la), f. sing. CEUX-CI (seù-si), CEUX-LX (seù-Ia), m. plur. CELLES-CI (sè-le-si), CELLES-LX (sèle-la), f. plur. Pronoms démonstratifs, les mêmes que celui avec l'adjonction de ci et W, et rentrant dans la règle, exposée k ce, qui permet de mettre ci et là après les mots que et détermine {ce-lui-ci, ce-tui-td, comme ce lifn<i, ce livre-là). Ils se rapportent le premier au nom ou à l'objet le plus rapproché, le second au nom ou à l'objet le plus éloigné. Turenne et Ckindé commandèrent des années l'un contre l'autre; celuici étaitplus impétueux, celui-là plus réfiéchi. La f .li» et l'amour jouaient un jour ensemble; Celui-ci n'était pas encor privé des yeux, la font. Fabl. xii, »4. Vivaient le cygne et l'oison: Celui-là destiné pour les regards du maître; Celui-ci pour son goût, ro. 16. III, 8. Que le sort de tels esprits est hasardeux, et qu'il en paraît dans l'histoire, à qui leur auilace» été funeste 1 mais aussi que ne font-ils pas quand il

CEL

plaît H Dieu de s'en servirl il fut (ionné à celui-ci fCromwell] de tromper les peu(iles et de prévaloir contre les rois, Boss. Knne d'Anglet. Deux rauleU cheminaient, l'un d'avoine chargé, L'autre portant l'arpent de la gahelle ; Celui-ci glorieux d'une charge si belle, N'eilt voulu pour beaucoup on être soulagé. LA FONT. Fabl. I, 3. neux sortes de gens fleurissent dans les cours, et y dominent dans divers temps, les libertins et les hypocrites; ceux-là gaiement, ouvertement; ceux-ci finement, pardes artifices, la bruy. XVI. Tel est l'avant.ige ordinaire Qu'ont sur la li.-auté les talents; Ceux-ci plaisciU dans tous les temps; Celle-là n'a qu'un temps pour plaire, volt, dans GiRAULT-DuviviEB. Mes lettres se font avec une si véritable afTection que, si vous les jugez bien, vous les estimerez davanlagc que celles que vous me redemandez; celles-là ne partaient que do mon esprit, celles-ci parlent de mon cœur: celles-là m'étaient à charge, et celles-ci me soulagent extrêmement; n'est-il pas vrai, madame, que je vous aurais fait gran<l dépit, si j'avais mis encore cinq ou six fois celles-ci et celles-là et que vous vous seriez étonnée de la nouveauté de ce style? voit. LHtr. te. \\ Celui-ci s'emploie aussi pour annoncer ce qui va être dit, et celui-là pour rappeler ce qui a été dit. Des deux exemples que j'ai de cette locution, je vous ai dit le premier; celui-là ne vous a pas convenu, celui-ci vous persuadera sans doute. || Celui-ci, celui-là; pris dans un sens distributif et comme l'un et l'autre. La fortune pourtant habite en ces demeures; Je la vois tous les jours entrer chez celuici, Cliez celui-là.... la font. Fabl. vu, <2. || Celui-là, annonçant une proposition qui va suivre. 11 n'est enseignement pareil X celui-là, de fuir une tête éventée, la pont. Fabl. ix, 8. || Celui-là, cellelà, pris absolument et signifiant cette chose, cette action, ce fait, cette assertion, qu'on ne veut pas nommer, mais que la tournure de la phrase fait assez comprendre. Je ne m'attendais pas à celle-là, c'est-à-dire à cette nouvelle, à cette sottise. Vous marier, vous, mon pèrel — Moi-même en propre personne. — Je ne m'attendais pas à celui-là, rkgnaRD, Sérén. e. || Celle-ci, sous-entendu lettre, se met quelquefois en commençant une lettre. Celleci est pour vous assurer.

— IiEM. 1. Celui-là, celui-ci, disent certains grammairiens, ne peuvent être suivis du pronom relatif, et celui-ci qui disait, celui-là qui chantait ne valent rien. Cette assertion doit être restreinte; celui-ci, celui-là étant déjà déterminés par l'adjonction des particules ci et là, ne permetleut pas qu'on les détermine de nouveau par une phrase conjonctive; ainsi on ne dira pas: ceux-là qui aiment Dieu gardent ses commandements. Mais si cette phrase conjonctive est non pas déterminative, mais simplement explicative, rien ne s'oppose à ce qu'on la reçoive, par exemple : Turenne et Condé.... celui-là, qui fut tué d'un coup de canon, fut enseveli dans son triomphe ; celui-ci, qui finit sa vie dans son lit, jouit longtemps de l'éclat de sa renommée. Avecc'wl, celait, celui-ci, cehu'-M admettent sans contestation après eux le pronom conjonctif : c'est celui-là qui m'a volé: c'est celui-ci qu'il faut arrêter. Il 2. Celui-là prend aussi après lui le pronom conjonctif, quand il y a quelques mots entre lui et le conjonctif. Celui-là est deux fois grand, qui, ayant toutes les perfections, n'a pas de langue pour en parler. Âmes de bronze, humains, celui-là fut sans doute Armé de diamant, qui tenta cette route, Et le premier osa l'abîme défier, la font. Fabl. vu, 4 2. Celui-là peut bien faire, qui ne nous aigrit plus par une grande fortune, la kruy. xii. || 3. Autrefois celui-là, ce/ui-ci prenaient après eux le pronom conjonctif comme celui le prend. Mais qu'il soit une amour si forte Que celle-là que je vous porte. Cela ne se peut nullement, malhkrbe, dans girault-duviviER.... Le feu qui brilla Gomorrhe Ne fut jamais si véhément Que celui-là qui me dévore, voiture, ib. Notre galant vous lorgne une fillette, De celleslà que je viens d'exprimer, la font, dans le Dict. de DOCHtz.

— HIST. XVI' s. Et vraiement celui-là disoit bien, qui appeloit l'agriculture la mère et la nourrice de tous les autres arts, la boétie, <47. Celle-là qui estoit en mal d'enfant et qui se tourmentoit, id. 305. Ce souverain bien académique et peripatetique, qui est vivre selon -icelle [nature) , devient difficile à borner et exprimer; et celuy des stoïciens, voisin à celui-là, qui est consentir à nature, mont, iv, 305. Certes ceulx-ci [ces versj ont je nesçayquoy de plus vifet (le plus bouillant, comme il les faiten sa ^lus verte jeunesse et eschauffé d'une belle et noble ardeur, 10. I, 222.

CKN

f.TVM. Celui, et ci, là.

CELUr I.X. Voy. CELUI-CI.

t CEMBRK (san-br'), s. m. Espèce de pin des Alpes et du Daupbiné.

CfiiMF.NT (sé-man), s. m. \\ 1° Matière diverse dont on entoure un corps métallique pour le soumeltre à la cémentation. || 2° Terme d'anatomie. Substance qui, recouvrant la racine des dents, va en s'amincissant à mesure qu'elle se rapproche de l'émail de la couronne, où elle s'arrête.

— ETYM. Crmenlum , fragment de pierre, moellon ; de c.rdere , tailler, couper.

CÉMENTATION (sé-man-ta-sion\ s. f. Opération qui consiste à mettre la pièce à cémenter dans une boite en tôle en l'entourant soit de poussier de charbon, soit de cuir carbonisé ou de corne, et à l'exposer à une forte chaleur qui a pour but d'amener la combinaison dû métal avec le charbon. Acier de cémentation, acier produit en strali fiant des couches <le charbon, mettant des barres de fer sur ces couches et chauffant à blanc.

— ÉTVM. Cémenter.

CÉMENTA TOIRE (sé-man-ta-toi-r"), adj. Relatif à la cémentation. || Cuivre cémenlatoire, cuivre qui a été précipité par le fer d'une dissolution de sulfate do cuivre.

— ÉTYM. Cémenter.

CÉMENTÉ, ÉE (sé-man-té, tée), par(. passé. Fer cémenté.

CÉMENTER (sé-man-té), v. a. Soumettre à la cémentation.

— ÉTYM. Cément.

t CÉMENTEITX , EUSE (sé-man-teû, teû-z'), adj. Qui a les caractères du cément.

— ÉTYM. Cément.

CÉNACLE (sé-na-kl'), s. m. || 1° Dans les Écritures, salle à manger, et, plus particulièrement, la salle où Jésus-Christ institua l'Eucharistie après y avoir soupe avec ses apôtres. Gomme il descendit autrefois dans le cénacle, mass. Car. Conf. Ce souffle ébranla le cénacle et consterna les disciples, id. Panég. S. Franc. || La Cène de Léonard de Vinci [tableau très-célèbre] est nommée quelquefois le Cénacle. Il 2° Par extension, réunion d'hommes de lettres, d'artistes, etc., qui se voient souvent et sont accusés de s'admirer mutuellement. Est-il besoin de dire que dans son cénacle Joseph [Delorme] n'a introduit que quelques poètes.... unis entre eux par des rapports intimes d'amitié et de voisinage? ste- BEUVE, note à la fin de la H" éd. des Poésies et pensées de Joseph Delorme.

— ÉTYM. Cœnaculum, de cœnare, souper (voy. cène).

f CENCHRE (san-kr'), s. m. Terme de botanique. Nom d'une graminée (cenchrus).

— ÉTYM. Kéyxpoî.

t CENCHRITE (san-kri-f), s. m. Terme de minéralogie. Diamant gros comme un pois.

— ÉTYM. KtyxP"'!?! ^e xér/.poi;, grain du cenchre.

t CENDAL (san-dal), s. m. Sorte d'étoffe de soie, dont on se servait dans le moyen âge.

— HIST. xiu* s. Se il eust fait ses atours de bon cendal enforcié de ses armes, joinv. <94. || xv* s. Quand le roi de France fut retrait en son logis et en [on] ot tendu son pavillon de cendal, fhoissart,ii,

— ÉTYM. Provenç. cendal, cendat, sendat ; espagn. cendal ; ital. zendado, zeiidale; on le tire du latin sindon, grec 5iv5à>v, étoffe fine.

t C'EN DESSUS DESSOCS (san-de-su-de-sou), /oc. adv. Véritable forme de ce qu'on écrit aujourd'hui sens dessus dessous (voy. sens dessus dessous, où l'historique démontrera la vraie signification et orthographe).

CENDRE (san-dr"), s. f. || l" Poudre qui reste après la combustion du bois et autres matières. Cendre chaude. Faire cuire sous la cendre, dans les cendres. Lessive de cendres, lessive faite avec des cendres. Mettre en cendre , réduire en cendre, brûler. ]£urs trônes mis en cendres, corn. M. de Pomj i, 1. Brûlez votre recueil et faites-en des cendres, la font. On ne s'avise. Cet édifice est réduit en cendres, BOSs. Hist. ii, 8. Dussé-je après dix ans voir mon palais en cendre! rac. Andr. i, ♦. Brûlez le capitole et mettez Rome en cendre, id. Mithr. m, 4. Une ville qui sera mise en cendres comme Troie, fén. Tél. x. || La cendre qui couvre le feu, au propre et au figuré. Le feu couve sous la cendre. 11 ne peut.... que se mettre au visage Sur le feu de sa honte une cendre d'ennui, malb. i, 4. I^ feu qui semble éteint .souvent dort sous la cendre, COHN. Kod. m, 4. Tout cela se préparait et se cuisait

CEN

sous la cendre, dès le temps que le roi parla à son neveu de ne plus retourner en Espagne, st-simon, 241, 2)3. Et tu veux qu'éveillant encore Des feux sous la cendre couverts, lamart. Méd. I, 1 1. 1| S* \jà cendre en tant que signe de deuil, de mortification, au propre et au figuré. X ces vains ornemens je préfère la cendre, RaC. F.slh. i, 4. Je l'ai trouvé couvert d'une affreuse poussière. Revêtu de lambeaux, toul pSle; mais son œil Conservait sous la cendre encor le même orgueil, iD.ift. n,4.Tandis que toute l'Eglise combat sous la cendre et sous le cilice, mass. Car. Jfûne. Priam, les cheveux souillés de cendres, le visage baigné de pleurs, chateaub. Génie, u . u, ♦. (I Fig. Faire pénitence avec le sac et bi cendre ou dans le sac et la cendre, éprouver une vive affliction de ses péchés, des offenses commises contre Dieu. Il Fig. C'est pourquoi- déguisant les bouillons rie mon Sme, D'un long habit de cendre enveloppant ma flamme. Je cache mon dessein aux plaisirs adonné, régmer, Sat. xiii. || Au plur. Les cendres, cendre des linges de l'autel ou des rameaux bénits dont le prêtre fait une croix au front des fidèles le premier jour de carême. Recevoir, prendre les cendres. Le jour des Cendres, le mercredi des Cendres. lioniface, donnant les cendres à un archevêque de Gênes, les lui jeta an nez, volt. Mœurs, 05. || 3» Reste, débris d'une chose qui a été consumée par le feu ou par ce qui est comparé au feu. De son vain orgueil les cendres rallumées Poussent déjà dans l'air de nouvelles fumées, corn. il. de Pomp. i, 2. Une autre Rome sort des cendres de la première, boss. nist. III, 1. Votre Ilion encor peut sortir de sa cendre, bac. Andr. i, 4. Les vices des grands renaissent de leurs cendres, mass. Pet. Car. Vices. L'État renaît pour ainsi dire de sa cendre, J. J. Rooss. Contr. Il, 8. Il 4° Reste des morts (locution provenant de l'usage des anciens de brûler les cadavres) et, figurément, leur mémoire. Et qu'ont fait tant d'auteurs pour remuer leur cendre? doil. Sat. ix. Ah! ranimez les cendres de nos pères, mass. Car. Temples. Gémissez sur les cendres de l'époux qui vous a été enlevé, m. Or. fun. ViVars. On craint que de la sœur les flammes téméraires Ne raniment un jour la cendre de ses frères, bac. Phèd. il, 1. J'ai donné comme toi des larmes à sa cendre, volt. Ali. i, 4. Que j'unisse ta cendre à celle de ton père, A. ciién. p. 41. Nous respectons les cendres de nos ancêtres, parce qu'une voix nous dit que tout n'est pas éteint en eux, chateaub. Génie, i, vi, 3. Aime une ombre comme ombre, et de cendres éteintes Eteins le souvenir, malh. v, 17. C'est ainsi que la justice divine, justement irritée de notre orgueil, le pousse jusqu'au néant, et que, pour égaler à jamais les conditions, elle ne fait de nous tous qu'une même cendre, boss. Duch. d'Orl. Ces veuves qui s'ensevelissent, pour ainsi dire, elles-mêmes dans le tombeau de leurs époux, y enterrent tout amour humain avec ces cendres chéries, id. Anne de Gons. Les morts du sein de l'ombre avec terreur s'élancent Pâles, et secouant la cendre des tombeaux, Gilbert, Jug. dernier. Nous avons cru devoir rendre ce témoignage aux vertus d'un sage dont l'envie n'a point respecté les cendres, condorcet, Malouin. 1 1 a dit à la mortelle : Vite ! éblouis ton amant ; Avant de mourir, sois belle; Sois un instant étincelle, Puis cendre éternellement, v. hugo. Voix tntér. xvu. || U ne faut pas remuer ou troubler les cendres des morts, il ne faut pas dire du mal de ceux qui ne sont plus. Il B" En chimie et dans les arts, certains résidus de la combustion. || Cendre bleue, oxyde de cui\Te précipité de la dissolution du sulfate de ce métal par la chaux. Il Cendre verte, couleur que les peintres emploient dans les paysages (variété terreuse de carbonate de cuivre). || Cendre gravelée, proprement la cendre des vrilles de la vigne, ou la cendre du sarment; et par extension et plus particulièrement, le produit de l'incinération du tartre brut ou lie de vin desséchée. || Cendres du Levant, espèce de soude. Il 6° Cendre de plomb, le plomb de chasse le plus menu; on dit plutôt cendrée. || 7» Cendre rouge, variété terreuse de lignite brûlé. Il Cendre noire, variété terreuse de lignite à l'état naturel. || Proverbe. 11 faudrait les brûler pour en avoir de la cendre, se dit, pour exprimer la rareté des bons ménages, de deux époux excellents l'un pour l'autre.

— HIST. xii* s. Je ne pris [prise] pas plein poing de cendre Ta menace ne ton orgueil, la Charrette, 79». E vestirent eaus [eux] de haires, e mistrent cendres sor lor chef, Machab. i, 3. D'ire [il] devint vermeilz plus que carbuns sur cendre. Th. U mart. 44. Il xiu* s. A l'entrée de quaresme, après ce que on prent cendres, villeh. vi. Por cel pais qu'il V3loit prendre Et les cités livrw l Mndre, FI. et Ml.

CEN

«3. De toute teinture fors de graine en charrcte un denier; neis [même] se il i a cendre claveléa qui appartient .\ teinture.... Lit. des me't. 284. Encor to veuil assez aiirendro Demeslertaiiiture avec cendre, Hen. <2 040. Bien le doit-on ardoir en cendre, ib. 9017. Il XVI" S. Abattant boys, bruslant les grosses souches pour la vente des cendres, rab. Pant. Ii, 2. K'ie se resoult en pouldre comme feroit de la chaux vi\<! ou (le la cendre, qui la fouleroit, amyot, Sertor. J3. Mieulx vault la cendre divine Que du monde la faiMie, le roux de lincy. Proverbes, t. i, p. «. S'il ne s en trouve après une exacte et diligente recherche , il faudra exécuter sur toutes sortes de meubles jusques aux cendres du feu, avant qu'en venir aux immeubles, Kouveau coustumier génér. t. II, p. 1094.

— ÊTYM. Picard .chot'ne; bonrguig. carre; provenç. eenre, cendre, cette; cifial. cendra; ital. cenere; du latin cinerem, le mffme que le grec xôvtç.

CENDRÉ, lîK (san-dré, drée), adj. \\ 1° De couleur de cendre. Gris cendré. Les peuples étaient de couleur cendrée au septentrion , volt. Mreurs , (41. Les sourcils sont plus chiltains et les cheveux plus cendrés, j. j. rouss. Hél. ii, 25. || 2° Terme de fonderie. Mêlé avec les cendres. || 3° Terme d'astronomie. Lumi"'re cendrée , lumière faible qui nous permet d'apercevoir les parties de la lune qui ne sont pas actuellement éclairées par le soleil. Cet effet est surtout sensible trois jours après la nouvelle lune; il est attribué par les uns à une qualité pliospborescenle du globe lunaire, par les autres, aven plus de vraisemblance, à la lumière réfléchie de notre globe sur la lune.

— HIST. XVI" s. De couleur cendrée ou livide, PARÉj v, 24.

— ÉTYM. Cendrer.

CE\DRÊK(san-drée), s. f. \\ 1° Écume de plomb.

Il 2° Le menu plomb de chasse. Charger un fusil de cendrée pour tirer aux petits oiseaux. || 3° Cendrée de Tournay, poussière de houille et de chaux que l'on emploie comme ciment hydraulique.

— HIST. xm" s. Cil a bouté en la cendrée [les cendres du foyer] , Qi tous jours sert sans atendre loier. Ane. poésies franc, dans lacurne. {| xvi" s. Ils rendoyent le venus [argent] en lune [plomb], Toire à tenir jusqu'à l'e.ssay de la copelle ou cendrée , TA!i0REAU, Dialogues, p. <40, dans lacurne.

— f.TYM. Cendre.

t CENDRER (san-dré) , V. a. Donner une couleur de cendre. || Mêler de la cendre avec quelque chose.

— ÈTVM. Cendre.

CENDREUX, liUSE (san-drefl, dreû-z'), adj. Il 1° Souillé de cendre. Un habit tout cendreux. Une table toute cendreuse. || 2° Fer cendreux, fer que le poli qu'on lui donne ne rend pas plus clair et auquel il demeure des taches couleur do cendre. Il 3° Terme de gravure. Planche dont le métal n'est pas pur.

— HIST. XVI" s. 11 commande à ses gens qu'ils amassent grande quantité de ceste terre légère et cendreuse , amyot, Sertor. 24. Au chat cendreux jamais ne toml)e rien en gueule, cotgrave.

— ÉTY5I. Berry , cendroux; provenç. cendros , cenros; ital. ceneroso ; du latin cinerosus, de cinis (voy. cendre).

CENDRIER (san-dii-é), s. m.|| 1" La partie du fourneau qui est au-dessous de la grille ou du foyer, et où tombent les cendres. || 2° Vase dans lequel on met les cendres ou de la cendre.

— HIST. XIV" s. Un povre auqueton, aussi noir quechendrier, Baud. de Seb. xn,t55. || xv s. L'eaue p,sl à la cendre mesiée. Mais elle est par avant coulée Sur le cendier, si que ne passe, E. desch. Poésies mss. f° 530, dans lacurne. Bon Dieu que deviendra cette charongne sale ? Faut-il point qu'au sercueil poudreux elle dévale, Pour estre le repas des animaux abjects? Où sera, pauvre corps, or ta gloire divine. Quand tu seras mangé parmi cette vermine Dans le niesme cendrier [lieu où sont les cendres, cimetière] qui couvre tes subjects? peb- RiN, Poésies, p. 30, dans lacurne.

— ÉTYM. Cinerarium , caveau où l'on met les cendres des morts, de cinis (voy. cendre). Cendrier ou cendier signifiait, entre autres, le linge où l'on met les cendres quand on coule la lessive.

t CENDRIÈRE (san-dri-6-r'), s. f. Un des noms de la tourbe.

■\ CENDIULLARD (san-dri-Uar, Il mouillées), s. m. Coucou d'Amérique.

—ÉTYM. Cendre, à cause de la couleur de cet oiseau.

t- CENDRILLE (san-dri-ll'. Il mouillée.s), s. f. Nom vulgaire de la mé.sange.

— ÉTYM. Cendre, h cause de la couleur.

CIÎN

t CENDRILLON (san-dri-llon, Il mouillées, et non san-dri-yon), s. f. Nom, dans un conte de fée, d'une jeune fille qui, obligée de faire la cuisine pour ses sœurs, étaitcontinuellement près del'Jtre et des cendres. || Par extension, petite fille qui ne quitte pas le feu ; servante malpropre. Terme familier.

— ÉTYM. Cendre.

+ CENDUURE (.san-dru-r"), s. f. Ensemble des petits Irons dont la surface de l'acier est parsemée quebiuefois.

— ÉTYM. Cendre.

CÈNE (s6-n'), s. f. \\ 1° Le souper que Jésus-Christ fit avec les apfltres la veille de sa passion. Le jour de la cène Jésus-Christ lava les pieds à ses apôtres. Il Tableau qui représente la Cène de Jésus-Christ. La Cène de Léonard de Vinci. |{ 2° La cérémonie ou des princes, le pape, des préUils, des supérieurs de communautés servent les pauvres après leur avoir lavé les pieds, en mémoire de la cène de Jésus- Christ. Les Lorrains ne se trouvaient jamais à l'adoration de la croix ni h. la cène, à cause de la dispute de la préséance avec les ducs, st-sim. 27, 50. || 3° La communion, et spécialement la communion sous les deux espèces, comme la font les protestants. Ce n'est pas faire la cène que d'en recevoir les signes, Boss. Déf. comm. Ils firent la Cène avec Luther en signe de paix, iD. Var. 4.

— HIST. XII" s. He Dex, ce dist li rois, qui goustas à la çaine, Sa.xons, xxx. || xiii" s. Quant passée en la quarantaine Et vendra lie jor de la çaine, RU- TEB. Il, (38. Le mont Syon où Dieux conversa charneulment et fist la cène, Psautier, f° «5. Vos devez croire que nostres sires vint en terre por sauver lou pueple, et que il sist à la cienne, Merlin, f° 53, verso. Il XIV" s. Chiés un bermite vinrent le soir ou [au] bois d'Ardeno; Li sains bons fist bon feu, mais poure fut la cène [le repas], Girarl de Uoss. )»99.

— ÉTYM. Bourguig. faire la çaine, souper; provenç. espagn. et ital. cena; portug. cca; du latin cœna et aussi cena qu'on troure dans un très-ancien manuscrit de Plante.

t CENELLE (se-nè-l'), s. f. Fruit de l'aubépine. Il Fruit du houx.

— HIST. XIII" S. Framboises, freses et ceneles, la Rose, 8416. 11 nel [ne le] prise [estime] or une cenele, Ren. H066. || xvi" s. Le suc de senelles vertes délayé en oxycrat est un remède singulier,

PAUé, XXI, <8.

— ÉTYM.Norm. chenelle ;hoarg. cinelle ; par contraction de coccinella (voy. cochenille), forme dérivée du latin coccum, kermès : fruit ainsi nommé à cause de sa couleur rouge.

+ CÉNESTHflSIE (sé-nè-sté-zie), s. f. Terme de physiologie. L'espèce de sentiment vague que nous avons de notre Être, indépendamment du concours des sens.

— ÉTYM. Koivèç, commun, et aïaBridi;, sensation (voy. ESTHIÎTIQOE).

t CÊNiS.ME (sè-ni-sm'), s. m. Terme de grammaire grecque. Mélange des dialectes dans un même écrit.

— ÉTYM. KoiviiT|xèi;, de xoivîilctv, rendre commun, dexoivèç, commun.

f CÉNOBIARQUE (sé-no-bi-ar-k') , s. m. Supérieur d'un monastère de cénobites.

— ÉTYM. Cénobite, et ôpxs'v, commander (voy. archonte).

CfiNOBITE (sé-no-bi-t') , s. m. Moine qui vit en communauté, par opposition à l'anachorète qui vit isolé. Quoique tu sois grand cénobite. Quoique tu sois parfait bermite. Jamais, tant que tu vis, ne te tiens assuré", CORN. /mi(. i,20. Du cénobite il apprend à souffrir, millev. Ch. à Pav. vi. Des cénobite.s se venaient prosterneràl'autel, CHATEAUB. Génie, m, i, 8. Il Ne se dit guère que des moines des premiers temps de l'Egbse. || Fig. Vivre en cénobite, vivre retiré.

— ETYM. Cœnobita, de ccenobium, couvent, de xoivoSiov, de xoivà;, commun, et pio;, vie (comp. vie).

CÉNOBITIQCE (sé-no-U-ti-k') , adj. Qui kpparlient au cénobite. La vie cénobilique. Dans le 'louddhisme, à la simplicité primitive a succédé à la fois une mythologie compliquée, une cosmogonie bizarre, une métaphysique subtile, en même temps qu'un esprit cénobilique prononcé et une discipline ecclésiastique détaillée, nicolas , le Lamaitfne, Rev. germ. t. xii, p. 439.

— ÉTYM. Cénobite.

t CÉNOSE (sé-nô-z'), s. f. Terme de médecine, évacuation portant sur toutes les humeursdu corps, telle que la saignée. {| Inusité.

— ÉTYM. KevMois, action dévider.

CÉNOTAPHE (sé-no-ta-f), t. m. Tombeau vide,

dressé à un mort dont on n'a pas le corps.

CEN

— ÉTYM. Kivoriçiov, de xevA;, vide, ettifoç, tombeau.

CENS (san; quelques-uns font sentir Vt et disent sans') , i. m. || 1° Dénombrement des citoyens romains et évaluation de leur fortune qui se faisaient tous les cinq ans par les censeurs. Faire le cens. Porter au rOle du cens. Le cens donna deux cent mille citoyens. || 2' Terme de jurisprudence féodale. Redevance que le posse.sseur d'une terre payait au soigneur. Donner à cens. Les Vaudois prirent à cens les héritages des environs, volt. Hœurt, (38. || Fig. Abandonner la terre pour le cens, renoncera un bien qui coûte plus qu'il ne rapporte. || 3" Dans l'ancienne Rome, quotité d'imposition payée par un citoyen. Qui paye le cens des chevaliers. || 4° Quotité d'imposition, de revenu, de propriété ou de loyer, nécîssaire pour être électeur ou éligible. Le cens électoral. Le cens d'éligibilité.

— HIST. XI" s. Cil qui custivent la terre, ne deit l'um travailer [tourmenter], se de lour droite censé non, lois de Cuill. 33. || xm" s. Cil qui de tel uzjge ne li rendoient cens ne rente ne redevances, beaum. xxiv, 0. C'est à savoir se li contens [contestation] fu de droit cens, id. xxiv, ». Une autre manière de rente y a c'on apele sorcens ou cens costier. et de tix manières de cens a il moult es bones viles, in. XXIV, 20. .Noz apelons vilenage, héritage qui e.st tenus de segneur i cens ou à rente ou à champart, in. XIV, 7.1|xv's. Et qu'il [Ferdinand, roi de Naples] payeroit cinquante mille ducats l'an de cens, coMM. VIII, 4 2. Il XVI" s. I^ seigneur n'est exclus du retrait [droit de rachat] pour avoir reçu les cens, rentes ou autres redevances annuelles [mais seulement par les droits seigneuriaux de mutation], loïsel, 466. Le cens n'est requerable, ains rendableet portable, id. 531. Cens sur cens n'a point de lieu [qui tient à cens ne peu! bailler à cens, ce qui ferait deux seigneurs censiers], in. 633. Terres tenues à champart, ferrage, vinage, gros cens [ou croit de cens, contre-cens, surcens, par opposition à chefcens ou cens primitif], ou rente originaire et directe, tenant lieu de chef-cens, doivent loUs et ventes au seigneur desdits champart, terrage, etc. :n. 545.

— ÉTYM. Latin censtis; provenç. ces, set; cataL cens ; espagn. et ital. censo.

f CENSAL (san-sal), s. m. Nom des courtiers dans le Levant.

CENSE (san-s'), s. f. Nom qu'on donne aux métairies, dans certaines parties de la France el de la Belgique. Le roi à la tète de son armée couvrait Monsieur, qui assiégait Bouchain, et s'avança jusqu'à la censé d'Hurtebise, st-sim. )I2, a 18.

— HIST. xv" s. Comme d'avoir bruslé maintz beaulx villages et maintes belles censés, comm. v, 14. Et descendit le roy en une censé ou métairie, ID. viii, 8. Il xvi" s. Un petit village ou plustost censé, appellée la Cafelle, u. du bellay, 387.

— ÉTYM. Wallon, seins, s. f. provenç. sensa; du bas-latin censa, fermage, cens, qui est devenu ensuite le nom de la ferme même; de censiu, cens.

CENSÉ, ÊE (san-sé, sée), adj. Regardé comme, réputé. Que tyranniquos rois censés grands politiques, BOIL. Sat. xn. Il est toujours censé, par le droit naturel, que les engagements qu'il a pris avec l'F-spagne sont subordonnés à ceux dans lesquels il est né, fSn. xxii, 264. Les occasions qui sont allachées à l'état où la Providence nous met, ne .-ont pas censées en notre pouvoir, io. xvui, 221. Les Lapons moscovites sont aujourd'hui censés de l'église grecque, VOLT. Russie, i, i. Si le prince est prisonnier, il est cen.sé être mort, montesq. Espr. v, (4. Chez les anciens, les piètres et les prêtresses étaient censés commercer intimement avec le ciel, cua- TEAUR. Génie, i, i, ».

— ÉTYM. Censere, réputer, proprement compter, du môme radical que census, cens.

tCENSÉ.MENT(san-sé-man), ode. Mot du langage populaire qui signifie par supposition. Tu es censéiiient le maître.

— ÉTYM. Censé, et le .suffixe ment.

t CENSERIE (san-se-rie), ». f. Office de censal.

CKNSEUR (san-seur), i. m. || 1* Magistrat dans l'ancienne Rome. Ixjs censeurs, qui étaient au nombre de deux, dénombraient les citoyens, estimaient les biens et veillaient au maintien des mœurs. || 2" Dans le langage général, celui qui censure la conduite, les .ictions d'autrui. Un censeur malveillant. Tout babillard, tout censeur, tout pédant Se peut connaître au discours que j'avance, la FONT. Fabl. i, 19. Tout ce que je désire Trouve en vous un cen.seur prêt il me tontreUire, bac. Rrit. III, *. Abl quittez d'un censeur la triste

CEN

diligence, ii). tV;. i, 2. Je converse avoc inoi-m(^me commo avec lo iilus K'gilimo censeur do ma vie, ■oss. Pcnsfcs chréliemies, 32. On s'érige en censeur do ces faits éclatanls, mass. Hyst. Iticarn. Un censeur lies défauts qu'on trouve on leur conduite, moi,. J). Garde, ii, *. Jean-Iiaptiste devient le censeur d'une cour volupteuse, mass. Car. Uétang. Vous devez être un censeur rigoureux de votre propre conscience, m. Car. Paroie. Des attention'! si religieuses trouvi^rent des censeurs dans le monde, m. l'anég. S. Louis. Ce rigide censeur, la nnUY. xii. ô juges, quelle majesté do vos séances! quel pré- .sidcnt [Dieu] (le vos assemblées, mais aussi quel censeur de vos jugements! Boss. le Tellier. Le pu- IJic, rigide censeur des hommes de cette fortune et de ce rang, m. ib. || Adj. Les plus censeurs no me reprochent rien, noTROu , St-Gencst, m, 2. || Celui qui censure les écrits, y relève les fautes. Je vous arréteàcette rime, Dira mon censeur i. l'instant.... Maudit censeur! te tairas-tu? la font. Fabl. ii. Ainsi s'expliqueront nos censeurs sourcilleux, boil. Ép. X. l'uis-je lui dénier quelque part dans mes discours, après qu'il en a été si souvent et le censeur et l'arbitre? BOSs. Or. fun. Cornet. Kt peut-être ta plume aux censeurs de Pyrrhus Doit les plus nobles traits dont tu peignis Burrhus, boii.. Ép. vu. Il 3° Agent préposé à l'examen des livres, journaux, pièces de (héStre, dessins, etc. Le censeur refusa son approbation. Censeur royal. Censeur dramatique. Il 4° Officier de l'ancienne université qui examinait les récipiendaires. En Sorhonne, les censeurs donnaient leur suffrage par billets. || B° Censeur des études, surveillant des études et de la discipline dans un lycée. Le censeur du lycée de Louis le Grand. || 6° Censeur de la banque, censeur d'une société commerciale, mandataire des intéressés pour le contrôle des actes des administrateurs.

— IllST. XIV' s. Li cencour noiiibroient le peuple, BERCiiF.uRE, f° 2, xcrso. || XV* S. Quelques censeurs de ce temps ont descouvert que nous n'en fouilletasmes pas un, d'aub. Conf. n, o.

— fiTYM. Ccnsor, censeur, proprement celui qui compte.

CKNSIER (san-sié), adj. m. || 1° Terme de jurisprudence féodale. Seigneurcensicr, ou, subslantivement, censier, celui à qui lecens était dû. || 2°Censicr, censière, celui, celle qui devait le cens. Les censiers, les vilains. || Celui, celle qui tient une censé h ferme. || 3°Papiercensier, ou, absolument, censier, livre où s'enregistraient les cens.

— H!ST. xiv's. La grange de Jean Leclerc, censier de Tremonvilliers, du cangr, ccnscriiis.\\xw' s. El Hiesmement prirent et emmenèrent plusieurs charrues aux censiers du mont Saint-Eloi emprès Arras, MONSTR. II, 0. Il xvi* s. Les seigneurs censiers et rentiers peuvent procéder par saisie sur les héritages sujets à cens et rentes, lôysel, 524. Le seigneur n'est tenu faire vue à son rentier foncier ou censier, id. 628. Le seigneur censier peut tenir, on sa main, les terres vacantes, et en faire les fruits siens, jusqu'à ce qu'il en soit reconnu, m. B'iO. Tous les valets de chambre, et officiers censiers, tant de son capitaine que des autres seigneurs.... carloix, u, 18.

— ÉTYM. Bas-lat. censerius, de ccnsus, cens; wallon, seinst, fermier.

CENSITAIRE (san-si-tfi-r'), s. m. || l°Termedejurisprudence féodale. Celui qui devait cens et rente à un seigneur de fief. Les censitaires d'un fief. ||2° Adjectivement et dans le langage constitutionnel, électeur censitaire, celui dont le droit est fondé sur un cens.

— ÊTVM. Cens.

CENSIVE (san-si-v'), s. f. Terme de jurisprudence féodale. || 1° L'étendue des terres d'un fief qui devaient des cens. Il était dans la censive d'un tel. Si j'achetais une toise de terrain dans la censive de monseigneur l'abbé, je deviendrais serf do monseigneur, et tout mon bien lui appartiendrait, fùt-il situé k l'OTidichéry, volt. I.clt. Dupont, 23 févr. (770. Il a^Terre possédée sous la condition d'un cens, primitivement par des vilains, des roturiers. Certaines terres furent données en fief, d'autres en censives. || 8' Redevance en argent ou en denrées que certains biens devaient au seigneur dont ils relevaient. Le laboureur cultivant pour soi seul, sans ferme ni censive, p. l. courieb, i, 322.

— HIST. xui' s. Tybaut tient vignes, trois arpenz, qui sont en tel leu, en tel conssive, I.iv. des mift. "7. Et tout ainsi que comme noz disons descensix, Oisons noz de toz héritages tenus en vilenagc, îî^*""-,*"'' **• Car aulrenient porroient avoir moult aaum li seKoeur de qui los censives sunt tenues.

CKN

ID. XLV, 2». L'en doit somondro de chctel, segont la loi, et de héritages et de censives, à huit jorz, et de fiez, à quinze jors, Uv. de just. 83. || xvi- s. Pour les liommaiges, fiefs, denrées de censives, et tous les aultres droits seigneuriaux, carl. iv, 3).

— f.TYM. Bas-lat. censiva, de census, cens.

t CENSIVEMENT (san-si-ve-man), adj. Terme d'ancien droit. Avec charge de cens.

— f.TYM. Censive, et le suffixe ment.

CENSORIAL, AI.E (san-so-ri-al, a-l'), adj. \\ 1° Relatif à la fonction des censeurs \ Rome. La magistrature censorlale. || 2" Relatif à la censure exercée par des magistrats ou des agents du gouvernement. Lois censoriales. Offices censoriaux. Loin que le tribunal censorial soit l'arbitre de l'opinion, j. j. bousseau, Contr. 47.

— f.TYM. Censeur.

CENSUEL, ELLE (san-su-èl, h-V), adj. Terme do jurisprudence féodale. Qui a rapport au cens. La tenure féodale et la tenurc censuelle. Ce capitulaire où Charles le Chauve parle des terres censuellesdont le cens avait appartenu au roi, monteso. Esp. xxx, )5. — HIST. xvi° s. Le droit d'indemnité du soigneur [pour biens passant en main morte] s'estime au cinquième denier de la valeur de la chose censuelle [de la censive], loysel, ao. I.e seigneur féodal ou censuel [à qui le cens est dû], m. 405. Celuy qui tient héritage en censive doit, au jour et lieu accouslumé, payer le droit de cens au seigneur censuel, Coustumier génér. t. i, p. loo. De l'héritage censuel et roturier, l'acquesteur peut prendre saisine et possession , sans le consentement du seigneur censier et justicier, ib. p. 148.

— ÈTYM. CensuaUs, de cciiius, cens; provenç. cessai,■esjtugn.ccnsal; portug. censual; ital. censuale.

CENSURABLE (san-su-ra-bl') , adj. Qui peut, qui doit Être censuré. Une raison qui n'est p.as moins censurablo, pasc. Prov. *t. Leur censure, toute censurable qu'elle est, aura presque tout son effet pour un temps, m. ib. 3. Il est pernicieux et nécessairement censurablo, boss. Lelt. quiét. 22t. Le P. 'l'cllicr avait dit au roi qu'il y avait dans ce livre plus de cent propositions censurables, st-sim. 423, <22.

— KrVM. Censurer.

CENSURE (san-su-r'), s. f. \\ 1° Dans l'ancienne Rome, dignité et fonction de censeur. |{ 2° En langage ecclésiastique, improbalion, condamnation de propositions, d'ouvrages où il s'agit do dogmes. Il y a eu une censure do la Sorbonne contre tel livre, jl Censures eoclé.Viastiques, les menaces que fait l'Église des peines qui seront encourues si l'on contrevient à ce qu'elle ordonne; ou les peines mêmes quand elles sont encourues, telles que l'excommunication, l'interdiction, la suspension, etc. Toutes les provisions de la cour de Rome portent absolution des censures. Il a été permis à ce complaignant, pour avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par monitoires et censures ecclésiastiques, furetière. Il 3° Peine disciplinaire que prononcent contre un de leurs membres les corps de magistrature, l'ordredes avocats, les chambres des notaires, des avoués, et les assemblées délibérantes. || 4° Critique à l'efTet de corriger. J'ai besoin d'un remède et non pas de censure, MAiRET, Solim. I, 2. Tels abus méritent censure, la FONT. Fianc. Les censures que vous dites que je vous ai faites, bossuet, Lelt. )47. Cette censure que nous exerçons sur nos frères, id. Jug. ^. N'allons point nous appliquer à nous-mêmes les traits d'une censure générale, et profitons de la leçon, si nous pouvons, sans faire semblant qu'on parle ii nous, MOL. Crit. 7. Craignez-vous pour vos vers la censure publique, Soyez-vous à vous-même un sévère critique, boil. Art p. i. On a beau se farder aux yeux de l'univers; A la fin, sur quelqu'un de nos vices couverts, Le public malin jette un rcW inévitable, Et bientôt la censure au regard formidable Sait le crayon en main marquer nos endroits faiLX. BOIL. Sat. XI. Les compagnons d'Ulysse enfin se sont offerts; Ils ont force pareils en ce bas univers, Gens à qui j'impose pour peine Votre censure et votre haine, la font. Fafcl. xii, <. || 5" Examen des écrits, journaux, pièces de théâtre, dessins, fait avant qu'ils paraissent, par des agents du gouvernement. Les journaux furent soumis à la censure. Abolir la censure. La censure dramatique. || Le corps même des agents qui examinent. La censure refusa son approbation.

— HIST. xvi* s. La censure tourmente les pigeons, laissant aller les corbeaux libres, cotgbave.

— ÈTYM. Censura, de census, cens; provenç. et espagn. censura.

CENSURÉ, ÉE (san-su-ré, rée),par<. passé. Opinion malsonnanto et censurée par l'Église. |

CEN

CENSURER (san-su-ré), v. a. || 1" Relever, rc pren'lre ce qui paraît digne de blAme. Cette seuU rebelle, entre tous mes sujets, Censure mes édité, attaque mes projets, botr. Antig.iv, 0. Il [le peu< plo] aime à censurer ceux qui lui font la loi, cor.< Pulchérie, m, 1. Socrate un jour faisant bâtir, Chacun censurait son ouvrage, la font. Fab. iv, n. Celui qui a la mémoire fidèle et une grande prévoyance est hors du péril de censurer dans les autres ce qu'il a peut-être fait lui-même, labruy. xii. Prompte à nous censurer, leur adroite éloquence Ressaisit par degrés sa première influence, c. dei.AViONE, l'(?p, SIC. II, 2. Il est avantageux qu'on blinie, qu'on censure Nosplus sincères actions, corn. /ni!(. I, 12. Il 2" En matière de dogme, condamner. Quand on eut censuré ses livres à Rome, pasc. Proi: 0. Sa doctrine a été censurée par l'université, il>. ib. (3. Il 3" Dans certains corps, infliger la peine disciplinaire de la censure. Cet avocat a été censure par l'ordre. || 4° Se censurer, v. rifl. Faire la censure l'un de l'autre. Jupin les renvoya s'élant censurés tous, Du reste contents d'eux.... la font. Fabl. 1,7.

— IllST. XVI' S. Mais je ne suis pour censurer Vostre mestier : Tousestats tendent à l'argent, i. le

houx, VII.

— lîTYM. Censure.

CENT (san; le ( se lie devant une voyelle ou une h muette : cent hommes, dites :san-t hommes; au pluriel Vs se lie : deux cen-z hommes ; le t ne se lie ]iai dans cent un; dites san un. Prononcez de même, c'est-à-dire sans faire sentir le (; deux cent un, cent une, deux cent une, le cent-unième, le deux cent-unième, le cent-onzième, le deux-cent-onzième, etc. et cent huit, cent huitaines, le cent-huitième), adj. numéral ou nom de nombre. \\l' Dix fois dix. Cent ans. Cent livres pesant. Deux cents hommes. Cent un, cent deux, cent trois, etc. Dans cent un ans. Nous partîmes cinq cents; mais, par un prompt renfort, Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port, corn. Cid, iv, 3. Sait-il bien ce que c'est que cinq cents écus? — Oui,monsieur, il sait que c'est mille cinq cents livres, mol. Scapin,

II, 2 A fait de méchants vers douze fois douze

cents, BOIL. Vers en style de Chapelain. La Suède et la Kinlande composent un royaume large d'environ deux cents de nos lieues, et long de trois cents, VOLT. Charles XII, -l. On assure que les portefaix ou croulietcurs de Constantinople portent des fardeaux de neuf cents livres posant, duff. Ili:t. uat. de l'homme. \\ Entre mille et deux mille on énonce souvent les centaines, c'est-à-dire qu'on pronoace onze cents, au lieu de mille cent, treize cents au lieu de mille trois cents, et ainsi de suite jusqu'à dix-neuf cents; mais on ne dit point dix cents pour mille, ni vingt cents, trente cents, pour deux mille, trois mille, etc. || Parier cent contre un , donner quelque chose comme tellement certain qu'on oflTre de parier cent contre un. |{ Le conseil des Cinq-Cents, une des deux assemblées législatives dans la constitution directoriale de la république françai.se. || Les Cent-Jours, règne de Napoléon I" après son retour de l'Ile d'Elbe; il dura cent jours, du 20 mars )8IB au 28 juin de la même année. Il 2" D'une manière indéterminée, un grand nombre. Faut-il vous le dire cent fois? Il a cent moyens de se tirer d'affaire. Il y en a plus de cent dans le même cas. C'est cent fois pire. Ni sur l'éclat d'un nom cent et cent fois vainqueur, corn. Nicom. 1,1. Après avoir tourné le cas En cent et cent laiUe manières, la font. Fabl.u, 20. Sans répéter de nouveau ce qu'on a ditcent et cent fois, BOss. Hep. 11,20. Les chirurgiens aimeront mieux cent fois briser la lancette et le bistouri que de s'abaisser aune obéissance servile,DiDER. Lctt. || En un motcomme en cent, c'est-à-dire quoi qu'on dise, bref. En un mot comme en cent, vous n'aurez jamaisdansce pays une armée à vous, p. L. COUR. I, 289. || Locution familière. Ja vous le donne en cent, essayez tant que vous voudrez. Il Locution familière. Faire quelque chose de cent en quatre, se dit d'une action qui ne se répète que de loin en loin. Locution obscure et que Génin explique conjecturalement par : faire quelque chose de cent tanz quatre, c'est-à-dire quatre fois sur cent; tant dans l'ancien français signifiant fois. Il 3° Terme de finance et de commerce. Cinq, dix, cent pour cent, etc. c'est-à-dire intérêt, gain, produit qui est de cinq francs, dix francs, cent francs, pour cent francs. Prêter à cinq pour cent d'intérêt, ou simplement, à cinq pour cent, ou, plus simplement encore, à cinq. Rente à cinq pour cent. Rente cinq pour cent. 1| Il y a cent pour cent à gagner dans celle affaire , c'est-à-dire on doublera sa mise

CEiN

de fonds, on fera un gain Irès-considérnble. || Substantivement, le trois pour cent, le quatre et demi pour cent, nom des rentes françaises inscrites sur le grand livre. Lo cinq pour cent a été converti en quatre et demi il y a quelques années. || 4° Centième. Page cent. Numéro cent. || 5° S. m. Le nombre cent. Le produit de cent multiplié par cent. Il 6° Centaine. Unccntde marrons. Deux cenlsd'œufs, de fagots. Trois cents de paille, de foin. Vendre, acheter un cent de, etc. Joie à brûler un cent do lampions, BÉRANG. Belges. \\ Un cent pesant, un poids de cent livres, un quintal. || Un cent de piquet, un cent de dominos , une partie en cent points. || Familièrement. Il a des mille et des cents, il est fort riche. 11 ne parle jamais que par mille et par cents, il joue le gros capitaliste; et, quelquefois, il est exagéré dans tous ses propos. Oh! nous ne gagnons pas des mille et des cents; mais, pourvu que j'aie le nécessaire, çàme suffit, clairvillf. et thiboust, la Corde sensible, se. I3. || 7" Terme de commerce. Le grand cent, se dit pour les marchandises vendues àla pièce ou au poids, et dont le vendeur cède quelques pièces ou quelques kilogrammes au-dessus du cent sans les faire entrer en compte. || 8° Monnaie. Un cent, la centième partie du dollar. || Monnaie de cuivre du royaurne des Pays-Bas, qui était la centième partie du florin.

— REM. 1. Cent reste invariable : <° quand il est suivi d'un autre nombre, ou qu'il peut se rendre par le terme centième; ainsi il ne prend pas d's dans trois cent mille francs, mille sept cent trente, les deux cent-troisièmes, le numéro quatre cent; cela est arrivé eu mil sept cent, etc. On voit que les deux derniers exemples reviennent à : le numéro (juatre-centième ou le quatre-centième numéro; 1 année mil-sept-centième, ou la mil-sept-contième année. 2* Quand il n'est pas multiplié par un autre nombre, et lors même qu'il serait suivi d'un pluriel: les cent hommes engagés, les cent premiers numéros. Cent prend Vs, lorsque, se trouvant multiplié par un autre nombre, il est suivi ou censé suivi d'un substantif pluriel, accompagné ou non d'un qualificatif: Il a composé doux cents jolies romances; Cette ville compte plus de trois cents belles maisons; Cette salle peut contenir neuf cents personnes; Nous étions sept cents hommes, et nous ne sommes revenus que trois cents; Je les ai trouvés au nombre de six cents. |j 2. On entend souvent des phrases comme celle-ci : mon argent est placé à cinq du cent. C'est une locution vicieuse, dites à cinq pour cent. Cinq du cent voudrait dire cinq du cent de francs ; or on ne dit jamais : un cent de francs.

— HlST. XI" s. Set cenz charnels e mil autours muez, Ch. de Roi. ix. Puis icel jour en fut cent ans déserte, ib. tu. Meurent paien à miller et à cent. ib. cix. i| xii* s. Un petitz biens vaut mieux, si Diex me voie , Qu'on fait courtoisement , Que cent grcignor fait cnvieusement, Couci, xvi. Ja n'en reviendra pieds [homme], se nous estions cent. Saxons, xxi. || xiu* s. Li cens d'aloses doit seize deniers, TAILLIAR, Recueil, p. 15. Il me convient servir mon meslre Qui moult plus riche me fera Cent mile tans quant li plaira, la Rose, 6938. Le cent de pièces pesant de suif , Liv.mit. t62. ||xiv*s. En tel doleur sont cil qui sont jalons. Qu'il vauroit [vaudrait] miex, cent contre un, eslre cous, machault, p. 68. Il xv s. Nous ne savons que nos gens rapporteront, ou paix ou guerre c'est cent contre

un que nous vinssions à paix, froiss. ii, ii, or..

... Car il [mon cœur] a de maulx doloreux Plus d'un cent, non pas ung ou deux, cii. d'orl. Bal. 24. Contre un inconvénient qui pourra advenir par exécution de justice, cent en adviendront, si on procède par autre voie, monstr. i, IS. || xvi« s. Il lui dit qu'il n'en savoit point de meilleur que de jouer aux cents [piquet], marc, fiouv. Lix. L'aprèsdisnée fut passée à jouer au cent, u'aub. Con{. n, 0.

— ÉTYM. Wallon, sain; picard cht'nt; provenç. cent, cen; espagn. cien, cienio; portug. cem, cento ; ital. ce/Ko; du latin centum; grec, ê-y.arov; basbreton, kant; zend et sanscrit, çata.

1. CENTAINE (san-tè-n'), s. f. || 1° Nombre de cent ou environ. Une centaine d'années. À centaines, par centaines, en grand nombre. || La centaine, cent ans de vie. Je souhaite à M. le président Hénault la centaine au moins de Fontenelle, volt. Lrtt. Mme du Deffand, U févr. <762. || a« Dans les états fondés parles Germains, division de la population, agrégation de cent familles ou environ sous un chef, et plus tard division correspondante du territoire. Si un centenier trouve un voleur dans une autre centaine que la sienne, montesq. Esp. xxx, 22.

— HIST. XII» s. E li prince de Philistins en vo-

CRN

noient od ccnleines o od millier; do cumbalcurs , Rois, U2.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. cmlena; de centum, cent.

2. CENTAINE (san-tè-n'), s. f. || 1° Lo lirin qui lie ensemble tous les fils d'un écheveau : ce brin appartient à l'écheveau môme et est formé par les deux bouts; c'est l'un de ces bouts que l'on prend pour dévider l'éclievcau. || Fig. Perdre la centaine, ne plus savoir où l'on en est. || L'Académie remarque qu'on trouve aussi l'orthographe senléne. Il 2° Terme de marine. Liure pour tenir les paquets do petits cordages.

— ETYM. Le nom de centaine vient-il de ce que le nombre des tours d'un écheveau est souvent de cent, ou multiple de cent? L'orthographe senlène ne s'y accorde pas facilement. On remarquera que, dans les dictionnaires de la fin du xvi' siècle, Oudin, Colgrave, se trouve centinc, mot d'origine d'ailleurs inconnue, avec le sens de moyeu deroue,occ/iiod(;/;o ruota; y aurait-il quelque rapport entre centine, œil de roue, et ce qu'on pourrait appeler œil d'écheveau?

CENTAURE (san-to-r'), s. m. Être mythologique, moitié homme et moitié cheval. Achille fut élevé par le centaure Chiron. Le combat des centaures et des Lapilhos. Le point principal du système chronologique de M. Newton est de rechercher, en suivant avec beaucoup de subtilité quelques traces de la plus ancienne astronomie grecque, quelle était au temps de Chiron le centaure la position du colure par rapport aux étoiles fixes, fonten. Newton. Il Terme d'astronomie. Une des constellations de i'bémisplière austral.

— ÉTYM. KévTaupoç, que la mythologie comparée a rattaché au sanscrit gandharva , génie à tfite do cheval.

CENTAURÉE (san-ti5-rée) , s. f. Terme de botanique. Il 1° Genre de plantes dont quatre espèces amores et toniques sont employées en médecine : la grande centaurée {centaura centauriwn, L.); la jacée (centaurea jacea , L.) ; le bluet {centaurea cyanus, L); et la chausse-trape {centaurea calci- Irapa, L.). \\ 2° La petite centaurée (gentiana cenlauriiim, L.), d'une autre famille, très-commune dans les bois; elle est le meilleur fébrifuge indigène après la gentiane. On m'avait guéri d'une fièvre avec de la petite centaurée, ciiateaub. Itin. 74.

— HIST. XVI' s. Le centaurium a pris son nom de Chiron le centaure, paré, l'réf. Je lui fois injection, en laquelle adjoustay centaure, absynthe, aloès, iD. VIII, 32. La pervenche, la centaurée, id. XVI, 35. Petite centaure, m. xxviii, 63. Gentiane, centaure-petit, fumeterre, m. xxv, 7, Centaurée, ceste herbe a prins son nom de Chyron centaure.... Elle est aussi appellée fiel de terre, pour sa grande amertume, o. de serres, 609.

— f.TYM. Centaxtrea, centaureum, ainsi dit du centaure Chiron, rangé parmi les habiles médecins.

t CENTAUROMACUIE (san-tô-ro-ma-chie), s. f. Combat des centaures et des Lapithes.

CENTENAIRE (san-te-nê-r'), adj. Qui a, qui contient cent ans. Nombre, prescription, possession centenaire. Un vieillard centenaire, ou substantivement, un centenaire. Mon grand-père, qui est mort centenaire, était apothicaire de Cromwell, VOLT, les Oreilles, 7.

— HIST. XVI" s. Possession centenaire et immémoriale vault titre, loïsel, 727.

— ÉTYM. Centenarius, de centum, cent.

CENTENIER (san-te-nié; l'r ne se lie jamais; au

pluriel l's se lie : les san-te-nié-z et leurs soldats), s. ni. Il 1° Centurion, officier romain qui avait cent hommes sous se-: ordres. J.-C. guérit la fille du centenier. Un chétif centenier des troupes de .Mysie, CORN. lier. I, 2. Il 2° Dans certaines villes de Franco, officier de la garde bourgeoise au xvi" siècle. î| 3° Le chef ou magistrat de la centaine. Si un centenier trouve un voleur dans une autre centaine que la sienne, montesq. 7:sp. xxx, 22. Les comtes avaient sous eux des officiers qu'on appelait centeniers, id. ib. 17.

— HIST. XV* S. [Jean Lyon] ordonna secrètement aux centeniers, et leur dit, froiss. h, ii, 63. Il XVI" s. Chacun propriétaire peut aussy gager ceux qui font dommages et sont trouvez en mesus sur son fond, h condition de rapporter les gages incontinent à la justice ou au centenier, Nouveau coust. ginér. t. ii, p. 351. Le roy a constitué des centeniers dans la ville de Paris, pasquier, Lettres, t. i,

p. 27) , dans LACURNE.

— ÉTYM. Centenarius, Aa centum, cent; provenç.

centenier ; anc. catal. ccntcner.

CEN

CENTÉSI.MAI., AI.E(san-té-zi-mal, ma-l'), adj. Terme d'arithmétique. Par centièmes. Fraction centésimale. Deux pour cent, quatre pour cent, sont des fractions centésimales. || Division centésimale, celle qui contient cent parties ou un multiple de cent. Dans le thermomètre centigrade, chaque division de l'échelle est un degré centésimal. Quand une circonférence est partagée, ou censée l'être, eu quatre cents parties , cliacune d'elles est un degré centésimal. Les degrés centésimaux.

— ÊTYM. Centesimus, centième, do centum (voy.

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