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CHŒUR

CHORÉGE (ko-rè-j'), s. m. Terme d'antiquité grw-que. Celui qui, chez les Grecs, fournissait la dé!) nse des spectacles.

— ÊTYM.XopTiTfà;, de ^opoi;, chœur (vov. cjœur), •t àft", conduire (voy. agir).

t CHORÉGIE (ko-ré-jie), s. f. Terme d'antiquité grecque. Fonction de chorége. || L3s dépenses de cette fonction.

— ÉTYM. Chorége.

CAO

t CHORÉGIQPE (ko-ré-ji-k') , adj. Qui appartient à la chorégio.

CHORÉGRAPHE (ko-ré-gra-f) , «. m. Compositeur de ballets, de pas de danse.

— ÉTYM. Xopeia, danse, do /.opèj, choeur (voy. chœur), et Ypàçeiv, tracer (voy. graphioue).

CHORÉGRAPHIE ( ko-ré-gra-fie ), s. f. Art de composer des danses; art des ballets. || Art de noter sur le papier les pas, les gestes et les figures d'une danse, avec des signes particuliers et fort compliqués. Il Art de la danse.

— ÉTYM. Choréqraphe.

CHORÉGRAPHIQUE (ko-ré-gra-fi-k') , adj. Qui

appartient à la chorégraphie. Exercices chorégraphiques.

f CUORÉGRAPHIOPEMENT (ko-ré-gra-fi-queman), adv. D'une manière chorégraphique.

t CUORÉIQUE (ko-ré-i-k'). adj. Terme de médecine. Qui a rapport à la chorée. || Substantivement, celui, celle qui est atteinte de chorée. Un choréique. Une choréique.

— ÉTYM. Chorée 2.

t CHORÉMANIE (ko-ré-ma- nie) , i. (. Terme de médecine. Synonyme de chorée (voy. chorée 2).

— ÉTYM. Xopeia, danse, et manie.

1 . CHORÉVÊQUE (ko-ré-vê-k') , s. m. Nom que portèrent jusqu'à la fin du xi' siècle les vicaires épiscopaux.

— ÉTYM. Xwpem'ffxoitsi;, de fûifa., campagne, et èm'iTxoiroi;, évêque (voy. évÊque).

2. CHORÊ'VÊQUE (ko-ré-vê-k'), s. m. Nom, dans quelques cathédrales, principalement en Allemagne, d'une espèce d'inspecteur du chœur.

— ÉTYM. Xopoç, chœur, et èniaxoitoç , surveillant.

CHORIAMRE (ko-ri-an-b'). s. m. Terme de métrique ancienne. Pied composé d'un trochée et d'un ïambe, ou de deux brèves entre deux longues. C'est l'opposé de l'anlispaste.

— ÉTYM. Xopeco?, chorée (voy. chorée <)i et '"!'•êo;, ïambo (voy. ïamhe).

t CHORIAMBIQUE (ko-ri-an-bi-k') , adj. Qui a rapport au choriambe. Vers choriambique.

CHORION (ko-ri-on), s. m. Terme d'anatomie. Enveloppe extérieure de l'œuf utérin.

— HlST. XVI" s. Le chorion est double, insensible, enveloppant tout le fœtus, estant légèrement lié avec la première tunique dite amnios, paré, I, 4.

— ÉTYM. Xôptov, corium, cuir (voy. cuir). tCHORIQUE (ko-ri-k'), adj. Terme d'antiquité.

Vers choriques, ceux que le chœur chantait ou déclamait dans les pièces de théâtre.

— ÉTYM. Xopo;, chœur.

CHORISTE (ko-r.-st'),s. m. || 1° Chantre du chœur. Une antienne chantée par deux choristes. Lorsqu'en ce sacré lieu, par un heureux hasard, Entrent Jean le choriste et le sonneur Girard, boileau. Lutrin, IV. Il 2° .S. m. et f. Celui, celle qui chante dans les chœurs. Les choristes de l'Opéra. Une choriste. Au signal donné, les choristes se retournent vers l'image du Soleil éternel, et font voler des roses effeuillées sur son passage, chateaub Géhie, iv, I, 7.

— ÉTYM. Chœur.

t CHORIZONTE (ko-ri-zon-f) , s. m. Nom, dans la critique grecque, de grammairiens qui attribuaient l'Iliade et l'Odyssée à des auteurs différents.

— ÉTYM. XwptÇeiv, séparer, de x<*P"'m séparément.

t CHOROGRAPUE (ko-ro-gra-f) , s. m. Celui qui est auteur de chorographies.

CHOROGRAPHIE (ko-ro gra-fie), i. /". Description d'un pays, comme la géographie est la description de la terre, et la topographie celle d'un lieu particulier.

— HIST. Nous doubtions que fust l'isle Lipara, mais la chorographie n'y consentoit, rabelais, Fant. V, <.

— ÉTYM. XwpofpaçCo, dexwp», contrée, et ypâ- <peiv. décrire (vov. graphique).

CEOROGRAPHIQUE (ko-ro-gra-fi-k'), adj. Qui appartient à la chorographie. Description chorographique.

— ÉTYM. X<i>poypa<pix6; (voy. CHOROGRAPHIE).

CHOROÏDE (ko-ro-i-d') , adj. Terme d'anatomie. La membrane choroïde, ou, simplement, la choroïde, membrane très-mince qui tapisse la partie postérieure de l'œil, où elle est située entre la sclérotique et la rétine. |{ Plexus choroïdes, replis membraneux qui forment la pie-mère dans les ventricules latéraux du cerveau. Les petits tissus nommés choroïdes, DESC. Fœt. 4.

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— HIST. xvi* S. I.a membrane choroïde, autrement nommée plexus choroïde, paré, ii, il. La lunique uvée qu'aucuns appellent choroïde, à raison qu'elle est tissue abondamment de veines et artères, comme i arriere-faix ou secondines des femmes, in. IV, 0.

— ÉTYM. XopotiSTiî, de yôpiov, chorion (voy. ce mot), et eiooç, forme (voy. idée).

t CHOROÏUIEN, lENNE (ko-ro-i-diin, diè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux plexm choroïdes ou à la choroïde.

t CHOROÏDITE (ko-ro-ï-di-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la choroïde.

— ÉTYM. Choroïde, et la finale médicale ite, signifiant infiammatinn.

t CHORTONOiMIE (kor-to-no-mie) , s. f. Art de faire les herbiers.

— ÉTYM. XôpToç, herbage, elvof),©;, règle. CHORUS (ko-rus'), s. m. Chant en chœur. Ah!

grand chorus pour celui-là [ce couplet-là], collé, Partie de chasse d'Henri IV, m, i3. Oui, sur Probus, prince équitable. Il [le vin] nous souffie un chorus fiatteur, bérang. ^genîprovoc. || Kaire chorus, répéter en chœur, soit à l'unisson soit en parties, ce qu'un autre a dit ou chanté; et, figurément, npprouver tout d'une voix. Je souperais gaiement au bout de leur longue table; j'y ferais chorus au refrain d'une vieille chanson, i. J. Rouss. Érn. iv. Toute la table s'empressa de faire chorus, id. Conf. m. L'amour alors près de nos mères, Faisant chorus, battait des mains, bérang. Trinq.

— ÉTYM. Latin, chorus, de /opo; (voy. chœur). CHOSE(cho-z'),s./'. Il l"Désignation indéterminée

de tout ce qui est inanimé. Les belles choses de la terre. C'est une chose choquante. Chose étrange, inouïe, incroyable. Quelque chose qu'on ail dite de lui. Il fit de grandes choses. Arrière, vaines chimères, Soupçons de choses amères. Éloignez-vous de nos cœurs, malh. ii . 2 Mais elle était du monde, où les plus belles choses Ont le pire destin, malh. à Duperrier. C'est chose à mou esprit impossible à comprendre, td. i, 4. Toutes les grandes choses coûtent beaucoup, les grands efforts abattent et les puissants remèdes affaiblissent, voiture, Lelt. Ii. Chose étrange de voir comme avec passion Un chacun est chaussé de son opinion, mol. Éc. des f.i, i. L'aurore aux cheveux d'or, au visage de roses, Déjà comme à demi découvrait toutes choses, Régnier, Ép. 1. Trois ou quatre choses de celles que vous me dites l'autre jour, voit. Lett. 75. Je me puis van ter d'avoir fait la plus difficile chose du monde, u. Lett. 8). Ne point errer est chose au-dessjs de mes forces, LA FONT. Ép. XVI. Chose ne leur parut à tous plus salutaire, id. Fabl. n, 2. Vousqui devez savoir les choses de la vie, id. ib. m, (. Qu'un ami véritable est une douce chose! id. ib. vui, u. Le ciel sur nos souhaits ne règle pas les choses, corm. Pomp. V , 2. Pendant que l'âme demande une chose, le plaisir en exige une autre; ainsi l'âme, devenue captive du plaisir, devient en même temps ennemie delà raison, Boss. laValliére. ÔDieu! qu'est-ce donc que l'homme? est-ce un assemblage monstrueux de choses incompatibles? id. ib. Dieu se réserve à lui seul les choses d'en haut, il partage avec vous les choses d'en bas, id. Marie-Thér. Asservi par toutes les choses qu'il croit posséder, id. la Yallière. Dieu qui, fécond en moyens, emploie toutes choses à ses fins cachées, id. Reine d'Anglel. On ne peut se rendre maître des choses en les possédant toutes; il faut s'en rendre le maître en les méprisant toutes, ID. Pensées chrél. 21. Ce sont des bagatelles dont les pauvres diables de commis s'embarrassent la tête, parce qu'ils ne sont pas faits pour les grandes choses, lesage, Turcaret, m, u. Les petites considérations sont le tombeau des grandes choses, VOLT. Lett. Damilaville, 6 août <76(i. La nation est capable d'aussi grandes choses et de plus grandes encore que sous Louis XIV, parce que le f-'énie et le commerce se fortifient toujours quand on

les encourage, ID. Louis XIV , 30 Vis sans cœur,

sans pensée et sans foi ; Vis pour l'or, chose vile, et l'orgueil, chose vaine, v. hugo, Voix intér. xix. Il L'auteur des choses, Dieu. |{ Les choses humaines, l'ensemble de ce qui existe et de ce qui se fait parmi les hommes. Comme la religion et le gouvernement politique sont les deux points sur lesquels roulent les choses humaines, boss. Ilisl. Dessein général. Il Choses de Ilot, choses de la mer, tout ce que It mer rejette sur ses bords. || .\ppeler les choses par leur nom, parler franchement et sans réticence. Il Dire à quelqu'un bien des choses, lui faire s ■■> compliments. Elles vous disent des choses b in olili géantes, sév. 546. || C'est la même chose, ii n'y a

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pas de différence. Venir, voir et vaincre est même chose en moi, corn. Pomp. iv, 3. || Autre chose, une chose différente. On ne pouvait attendre autre chose de lui. Autre chose est de parler, autre cliose d'agir. N'avez-vous, Nicomède, h lui dire autre chose? COBN. Nicom. n, 3. Moi ce^se^ d'être amant! et puis- je être autre chose? la font. Élégie v. Et celle [la maladie] q'ienous appelons la dernière, qu'est-ce autre chose, aie bien ente.".dre, qu'un redoubleniont et comme le dernier accès du mal que nous apportons en n?issant? boss. ilarie-Thér. || C'est aulre chose, c'est différent. Un épotix beau, bien fait, jeune et tout aulre chose Que le défunt.... la font. Faî). VI, 21. Il Aller au fond (les choses, ne pas s'arrêtera un examen superficiel. || On dit dans le même sens le bout des choses. Il leur promit de leur faire un beau livre de ohilosophie, écrit fort menu pour leur usage, et que dans ce livre ils verraient le bout des choses,voLT. Jft'crom. 7. || Ne pas faire les choses à demi, ne pas épargner la dépense, donner tout ce qui doit être donné. || Faire bien les choses, faire les choses de bonne grSce, s'acquitter convenablement d'une obligation, d'une corvée; et aussi, payer convenablement ce qui doit être payé, faire les dépenses nécessaires. Je croyais qu'il ferait mieux les choses. Il Sur toute chose, avant toute chose, ioc. adv. Avant tout. Et sur toute cho'e. Observe exactement la loi que je t'impose, corn. Cinna,\, 1. Apprenon.-i, avant toutes choses, à n'être pas éblouis du bonheur q-.ii ne remplit pas le cœur de l'homme, BOSS. Anne Je Gon2. Il 2' Chose se" dit quelquefois des personnes. J'avais toujours fait compte, aimant chose si haute. De ne m'en séparer qu'avecque le trépas, malii. v, 29.... Et semblable aux abeilles X qui le bon Platon compare nos merveilles. Je suis chose légère , et vole à tout sujet. Je vais de fleur en (leur et d'objet en objet, la font. Épit. xvi. Te la révère [une dame] comme la plus noble, la' plus belle et la plus parfaite chose que j'aie jamais vue, voit. Lett. 25. Il 3° La chose publique, l'État. || 4° Ce dont il s'agit. Je vais vous expliquer la chose. Voilà quel est l'état des choses. Devant elle [la justice] à grand bruit ils expliquent la chose; Tous deux avec dépens veulent gagner leur cause, boil. Kp. ii. L'homme au trésor caché, qu'Ësope nous propose, Seçvira d'exemple à la chose, la font. Fabl. iv, 2u. Je [la iMort] devais, ce dis-tu, te donner quelque avis Qui te disposât à la chose; J'aurais trouvé ton t'jstament tout fait, ID. ib. viii, l. Les titres différents ne font rien à la chose, corn. Sert, m, 2. C'est en cela que consiste tout l'agrément de la chose, volt. Lelt. d'Argental, ("aoilt (763. || La chose parle d'ellemême, il y a évidence, il n'est pas besoin de plus ample explication. || 5° 'Terme de droit. Chose jugée, ce qui a été résolu par une décision judiciaire en dernier ressort, ou ce qui n'est plus susceptible d'appel ou d'opposition; ce qui est décidé, mis hors de contestation. Cela a force, ou est passé en force de chose jugée. || 6° Terme de droit. Bien, propriété, possession. L'esclave était la chose du maître. Soigner sa chose. Vendre la chose d'autrui. Division des choses en corporelles et incorporelles. Choses hors du commun. || 7° En termes de grammaire, chose se dit par opposition à personne. Le pronom quoi se rapporte toujours à des choses, il ne se rapporte jamais à des personnes. || 8° Ce qui est en fait, en réalité, par opposition à ce qui est un mot, un nom. Vous ne nous donnez que des mots, et nous voulons des choses. Rien n'est plus commun que le nom. Rien n'est plus rare que la chose, LA font. Fabl. iv, (7. Que la grandeur et la gloire n'étaient parmi nous que des noms pompeux, vides de sens et de choses, boss. Duch. d'Orl. La pauvreté, la honte, la mort sont pour les hommes du monde des choses trop effectives et trop réelles; pour nous, ce sont seulement des noms, ID. ib. Il Dire le mol et la chose, se laisser aller à quelques plaisanteries un pfu libres. Ces soupers étaient trêsgais; on y disait le mot et la c'iose, s. i. rouss. Confess. v. || Par extension, en termes de littérature, pensées de valeur, notions réelles et positives. Livre, style plein de choses. On dit peu de cho.-es solides quand on veut en dire d'extraordinaires. Mes vers sont durs, d'accord, mais forts de choses, volt. Goût. Je conviens qu'oii il n'y a pas de choses, il ne peut y avoir de style, dider. Térence. \\ 9' Quelque chose, s. m. Certaines choses. D'un prince malheureux ordonnez (|uelque chose, corn. Cinna, iv, 3. Non, no.., j'ai quelque chose aussi bien à vous dire, iD. Nie. 11! , «. 11 est bon qu'un mari nous cache quehiue chose, id. Polij. i, 3. || Quelque chose suivi d'un adjectif, qui est toujours au masculin, avec la préposition de, qui est indispensable. Il faut

que vous gardiez quelque chose d'excellent pour vous, puisque vous faites de ces présents à vos amies, voit. Lett. 79. 11 y a en vous quelque chose de surnaturel, id. ib. 80. Si d'aventure il y a quelque chose d'atissi beau qu'elle, m. ib. 28. La pauvreté est quelque chose de bien dur, patbl'. Plaid, fi, dans BicHELET. Il Autre chose s'emploie de même, c'est-àdire avec la préposition de et un adjectif au masculin. Montrez-nous autrn chose de beau. Dites-nous autre chose de gai. || Quelque chose est devenu masculin à cau.se du sens vague qui y est attaché; mais naturellement il était, quand on a commencé à s'en servir en ce sens, féminin. Il est rarement arrivé qu'on m'ait objecté quelque chose que je n'eusse point du tout prévue, desc. Mélh. 6, 5. Je ne fais point difficulté de parler, quand j'ai dans la bouche quelque chose meilleure que le silence, B'.i.z. iiv. m, lett. 3. Dis-je quelque chose assez belle? L'antiquité toute en cervelle Mo d)t : je l'ai dit avant toi. C'est une plaisante donzelle; Que ne venait-elle après moi? J'aurais dit la chose avant elle, DE cAii.LY, Épigr. || Difficulté, brouille. On me mande qu'il y a eu (|uelque chose entre le roi et Monsieur, sÉv. 440. Il Faire quelque chose, obtenir quelque succès. Pensez; à votre Dieu laissez venger sa cause; Si vous .saviez penser, vous feriez quelque chose, GiLB. Le 18" sièc/e. || Faire quelquechose, avoir une profession. Ce jeune homme ne peut pas rester plus longtemps oisif; il faut qu'il fasse quelque chose. il C'est quelque chose, il y a quelque mérite, quelque intérêt. Enfin, si dans mes vers je ne plais et n'instruis. Il ne tient pas à moi, c'est toujours quelque chose, LA font. Fabl. v, i. Ce que vous dites là est quelque chose, fonten. Didun. Stratoitice. il Être de quelque chose à quelqu'un, être de sa parenté. Il me semble qu'elle vous est de quelque chose, sfiv. 652. Tous les Provençaux me sont de quelque chose, ID. <28. Il Naissance, position distinguées. 11 serait honteux d'être né quelque chose et de ne pas songer à s'élever, mass. Car. Prosp. Je pourraism'estiraer quehiue chose de plus que je n'étais, balz. Iiv.

I, lettre^. Si l'on m'eût fait faire une étudb sérieuse de l'histoire, j'aurais pu y devenir quelque chose, stsiM. 1,21. Il Environ. Il y a quelque chose comme huit jours qu'on ne vous a vu. || 10° Peu de chose, i. m. Chose inutile, sans valeur. Ma vie est peu de chose et je vous l'abandonne, volt. //e»ir. ch. ii. Tu me semblés si grand et nous si peu de chose Que.... malh. i, (. Qu'est-ce là? lui dit-il. — Rien. — Quoi ! rien! peu de chose , la font. Fabl. i , 6. || De peu de chose, d'une famille qui n'a rien de bien relevé. Des Alleurs était un Normand de fort peu de chose, fait à peindre et de grande mine, st-sim. 60, 93. Il 11» Grand'chose, quelque chose qui a de l'importance. On ne lui répondit pas grand'chose, ha.milt. Gramm. 4. X quoi vous servait d'irriter des gens qui, sans être grand'chose, tiennent à quelquechose? p. L. COUR. I, 67. Celle [la voix] de mon mari qui n'est pas grand'chose, pont de veyle, le Complaisant, 11, t. Grand'chose ne s'emploie t;uùreque dans desphrasesnégatives. || Grand'chose est un archaïsme (grand, dans l'ancienne langue, étant à la fois masculin et féminin) pour grande chose, dont Bossuel s'est servi : Ce n'est pas grande chose. Vie rel. L'apostrophe est inutile, puisque la locution n'était pas grande chose, mais était, à l'origine, grand chose ; l'Académie devrait supprimer cette apostrophe. || 12° Familièrement, chose se dit en place d'un terme, d'un nom qui ne revient pas à l'esprit. Monsieur chose. Madame chose. Aussi bien ne peut-on Changer chose en Virgile ou bien l'autre en Platon? Régnier, Sat.

II. Vous voudriez voir la haute société et ne point restituer ? garder l'hôtel de chose et y recevoir le marquis? p. L. cour, i, 276. || 13° Populairement. Etre tout chose, être mal disposé soit pour la santé soit pour l'humeur. || Proverbe. X chose faite, conseil pris, c'est-à-dire quand la chose est faite, ce n'est plus la peine de demander conseil.

— REM. 1. Quelque chose comme un seul mot est masculin; il en est de même de autre chose, qui, dans le sens vague, est également employé au masculin. Quelque chose est promis et vous verrez qu'autre ch^se sera fait, legoahant. Peu de chose est naturellement masculin, puisque peu est un substantif masculin. Il 2. La prononciation c/ioiise, qui est celle du Berry et qui fut très-usitée au xvi" siècle, avait cours encore dans le xvii*; Ma.-guerite Buffet la condamne, et Chifllet, Gramm. p. <79, dit :« J'ai vu le temps que presque toute la France était pleine de chouses ; tous ceuxqu' se piquaient d'être diserts chousoicnt à chaque période. El je me souviens qu'en une belle assemblée un certain lisant hautement ces vers : Jetez-lui des hs et des roses, /.yant

fait de si belles choses : quand il fut arrivé à choses, il s'arrêta, craignant de faire une rime ridicule; puis, n'osant démentir sa nouvelle prononciation, il dit hraviment chouse. Mais il n'y eut personne de ceux qui l'entendaient qui ne baissât la tête pour rira à son aise, sans lui donner trop de confusion. Enfin la pauvre chouse vint à tel mépris, que quelques railleurs disaient que ce n'était plus que la femelle d'un chou. »

— lllST. IX* s. Et in cadhuna cosa. Serment.

— x« s. Ne ule cose non la pouret omque pleier [plier], Eulalie.

-— XI* s. Mais d'une chose vous sui je bien garant, Ch. de Roi. cxiv. De plusors chosàs à remembrer li prist, ib, CLXxni. S; alquens [quelqu'un] vienge l^vient] à pref [après] pur clamer la jose.... Lois de Guill. 7.

— XII' s. Les saintes choses sont faites es main» des estrangers, Uach. i, 2. De ceste couse, Rone. p. 8. Mais d'une chose soiez vous bien certis [certains], ib. p. 72. De pluseurs coses [ils] vont toute

jour parlant, ib. p. 163 Fins cuers qui bée à haute

honor Ne se porroit de tel cose desfendre, Couci, XXIV. Car j'ai assez autre chose à penser, quesnes, Romancero, p. <oo. Mais li message [messagers] estoient d'autre chose ententif, Sax. xxiv. Et ciiose [il] nous demande que nous ne povons faire, ib. XXXI.

— xiu* s. D'autre chose [je] vous ai la matière accueillie. Berte, ii. Mais plus hardie chose [que Pépin] ne fut onque choisie [vue] , ib. li. Ne de chose que j'aie , jamais [je] ne leur faudrai , ib. vii. Qu'il soit de coste chose et maistre et conseillère, ib. xii. Car forment le hastoit [il avait hàtej de la chose achever, ib. xvii. Je ne voi q:ie ma chose [mon affaire] à nessun bien s'afruite, ib. xxxvii. Onque si douce chose [que Berte] [je] ne vi ni n'acointâi, ib. Lvii. Mais si viennent les choses corn Dieu plaist et agrée, ib. Lxviii. Bien entent li messages [le messager] que c'est chose passée [décidée], ib.... Bon fust que gehesist [elle avouât] [ce] Que Berte est devenue ne quel chose ele en fist, ib. xci. Sire, font-il au roi, nous vous voulons monstre? Que grant chose est de roi, ib. xcvu. Je ne pris [prise] riens, ne beauté, nejouvent. Or, ne argent, ne chose que je voie, anonyme, dans Couci. Car sachiés que toutes vos choses Sunt en vous meîsmes encloses, la R'.se, 5357. Plus soat rices, et plus grans mestiers lor est que li quemins et les cozes communes soient amendées, beaum. xxv, <7. Cheli par qui t )Utes choses sont fêles ei sans qui nulebone œuvre ne porroit estre fête, ce est li Pères, et li Fis et li Saint E.speriz, lo. Prologue. Or avint chose, que le conte Henri cescendi de ses sales de TroLes pour aller oîr messe à Snint Eslienne, joinv. 205.

— xrv* s. Il confesse à rendre quid pro que, chose pour chose, oresme, Eth. 254. Et semblablement appartiennent à magnificence toutes grans choses qui sont faites pour la chose publique, id. ib. Ht. Puisque la chose est faite, on ne la peut changier, Guescl. 6372. Chose publique, ce n'est autre chose mus que Testât publique ou commun, et est nom gênerai à touz estaz de terre, pais, roiaumes et citez, BERCHEURE, ^ 1, lerso.

— XV* s. Longue chose seroit à raconter, frciss. 1, I, 45. Et cil de sa personne estoit assez haut et crueux; et ne se esbahissoit point pour petit de chose, id. m, iv, 67. Encore leur faisoit-on la chose plus grande et plus périlleuse qu'elle n'estoit, id. n, m, 35. Entre les autres choses il [l'ambassadeur anglais] demanda au duc Aubert.... id. ii, ii, 223. Quand ces nouvelles lui vinrent en la main (au comte de Valois] , iui convint porter ; CJr autre chose n'en put avoir, ID. 11, il, 233. Quand les chevaliers virent qu'ils n'en auroient aulre chose, ils se despartirent et prirent congé, id. ii, ii, 207. Très belle Heur, oncques je ne pensay Faire chose qui desplaire le doie, ch. d'orl. Bal. 63. El pour acheter chevaux, armures et ce qu'à guerre appartient, souvent advient qu'ils vendeul leurs choses [biens] , monstbelet , Iiv, l, ch. 25. Et par saint Jacques je ne fois Gueres autre chose que boirè, Patelin. Sire, tout ce lessez ester: Parlon vous et moy d'autre chose, La pass. de N. S. J. C. Et bief le vin prins sobrement Est tousjours une b'.nne choze, BASSELIN, Fou de Vire, 00. Considérées les chouses dessus dites. Lettre de Charles VU, Bulletin du comité de la langue, t. m, p. 676. Des deux parties il mourut deux mill» hommes du moins, et fut la chose bien combattue, coum. i, 4. Ce fut grant chose à mon advis de rallyer sur le champ... id. i, 4. Usant de menace et prest à exécuter grani chose, ID. 11, 9. Et n'eust jamais creu, pour chos*

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que on luy cust sceu dire, les paroUes qu'il oyoit, ED. IV, 8. Pas grarit chose je ne demanfie, Dist le bon sei^'neurdo Cambrayc, villon, 2' Repue fianehe. C'est grand chose [une bonne chose, un point imporlanl] de voir ses enfanls alliés [mariés], en la pleine vie, louis xi, Nnnv. XLiv.

— xvi' s. Tout ce qu'ils appellent musique rompue cl chose faite , et chants à quatre parties, calv. Inslil. 71). Ceux qui présument de requérir autre chose à Dieu, qui ne soit comprinse et entendue en ceste oraison.... id. ib. 730. Si on nous apporte sous le titre de l'esprit quelque chose qui ne soit contenue en l'Kvaiigile, ne la croyons pas, ID. ib. 931. Quelque cho.se que je voulois estre faicte apréz ma mort, MONT. I, 78. Tout ce que noslre sagesse peult, ce n'est pas grand chose, m. i, 132. Qu'il soit bien pourveu de choses, les paroles ne suyvrontque trop, ID. 1, 4 87. Adonne toi à l'estude des lettres pour en tirer quelque chose qui soit toute tienne, m. i, 282. Magistrats de la chose publicque [république] emperiere du monde, id. i^ 288. Il s'en retourna sans accepter ne prendre chose qui soit, de tant de presens, AMYOT, l'élop. 60. Si d'adventure il y eut adonc quelque chose moins que humainement faitte contre les Syracusains, id. Marcel. 30. Caton se souciant moins que de chose du monde des crieries que l'on faisoil à rencontre de luy, id. Cuton, 38. Mais la main des dieux jalouse N'endura que telle chouse Suivist son train coustumier, nONS. 388. Bref on ne voit chose qui vive. Sans estro serve de douleur, ID. 409. Les sciences sont composées de choses, non de paroles, paré. Au lecteur. Il faut mettre dessus l'aine quelque chose ronde, iD. xiv, 47. Chose bien donnée n'est jamais perdue, cotgrave. Chose qui plaist est à demy vendue, id.

— ÉTVM. Picard, cose; Saintonge et Berry, c/iomsc; provenç. espagn. portug. et ital. cosa; du latin causa (voy. CAtJSE), employé avec le sens de chose dans le bas-latin de la loi Salique, de Grégoire de Tours et des Capitulaires.

t CHOSICTTE (cho-zè-f) , s. f. Petite chose.

— HIST. xiii" s. î'eves et poiz et tex chosetesCum fruis, racines et herbetes, laUose, 84)4. || xv* s. Comme font marchant à marchant Touchant leurs petites chosettes, coquii-L. Enqueste de la simple et de la rusée. Hz firent cejit mille chosettes, villon, la Uepue du pelletier.

— ÉTVM. Diminutif de cho-ie.

t CHOSIER (cho-zié),s. m. Usité seulement dans cette locution proverbiale : va, va, quand tu seras grand, tu verras qu'il y a bien des choses dans un chosier. Cela se dit pour indiquer à un enfant et même à une grande personne qu'il y a bien dos choses dont on ne peut rendre compte.

— ÉTVM. Chose.

) . CHOU (chou), ■■!. m. 111° Plante potagère de la famille des crucifères. Chou cabus, chou pommé. L'une voudra que tu plantes des choux; L'autre voudra que ce soient des carottes, la font, ilaict. Cet homme, disent-ils, était planteur de choux; Et le voilà devenu pape! id. Fabl. vu, )2. Le lièvre était gîté dessous un maître chou; On le quête; on le lance : il s'enfuit par un trou, id. ib. iv, 4. Il Chou-fleur, chou dont les rameaux et les Meurs naissantes se mangent. Au plur. Des clioux-fleurs. Il Chou-rave, chou dont la tige, s'épaississanl, forme une sorte de pomme bonne à manger. (>n appelle aussi chou-rave le chou-navet. Au plur. Descliouxraves. {| Cliou-navet, chou dont la racine est ronde et charnue comme le navet. Au piiir. Des chouxnavets. Il Chou de Bruxelles ou de Brabant, chou vert dont la tige est garnie de petites têtes de feuilles frisées. || Chou cavalier, chou à tige élevée et (|ui ne pomme jamais. || Chou de chien ou brède de Chine, noms vulgaires d'un chou indéterminé de la Chine, introduit dans les colonies, à l'est du cap de Bonne- Espérance. Il Familièrement. Aller à travers choux ou tout au travers des choux, agir en étounli, sans rien examiner. || Tonner sur les choux, faire plusde peur que de mal. Simple, ignorant, à tromper trèsfacile, Bon gentilhomme et qui, dans son courroux, N'avaitencor tonné que sur les choux, la font. l'apef. Il Populairement. Bête comme un chou, très-bête. Tête de chou, tète d'homme stupide. || Aller planter ses choux, se retirer à la campagne. Il fallut retourner .\ ses ( houx de Pekam, hamilt. Gramm. )0. La conclusion fut que le maréchal est allé dans sa maison phinler des choux, sÊv. )34. Dans un autre sens. Ce qui me console c'est que vous êtes en lieu de planter choux [en terre ferme] et que vos Alpes ni votre mer Mùditerranée ne sauraient plus vous faire périr, sêvio. )45. || On l'a envoyé planter ses choux, on l'a destitué. |1 S'entendre à une chose

CHO

comme à ramer des choux , n'y rien entendre : comme les choux ne se rament pas, savoir ramer les choux c'est ne rien savoT. || Faites-en des choux, des raves, faites, disposez de la chos-, comme il vous plaira. Qu'il en fasse des choux, des raves, Disaient quelques-uns des |ilus braves, scahron, Virg. travesti, ch. V. Il en fait commodes choux de son jardin, il en dispose à son gré. || Faire ses choux gras de quelque chose, c'est-i-dire faire gras ses choux de celte chose, en engraisser ses choux, d'oij le sens : en retirer profit. Faire ses choux gras d'une chose, en faire son meilleur plat, d'où le sens : s'en régaler, au propre et au figuré. Je vous conseille de faire vos choux gras do cet homme, sÉv. 200. Il Absolument. Faire ses choux gras, faire bien ses afiaires. || Il a été trouvé sous un chou , sa naissance est inconnue. || Populairement. Manger les choux par les trognons, être mort et enterré. || Cela ne vaut pas un trognon de chou, cela ne vaut rien. || Ménager, sauver la chèvre et le chou, ménager également deux partis, deux adversaires. || 2° Nom de certaines plantes qui ont de la ressemblance avec le chou. Chou de cocotier, chou palmiste, noms vulgaires par lesquels on désigne le bourgeon terminal de l'arec oléracé (palmiers). || Chou caraïbe, espèce de gouct. Il Chou bâtard, arabette ou navette. || Chou oléifère, le colza cultivé. || Chou poivré, gouet commun. Il Chou marin, crambé, sorte de légume. Il 3' Mon chou, mon petit chou, mon chou-cliou, expression familière de tendresse. || 4° Assemblage de coques de rubans, en forme de chou, sur un petit carton rond. || Terme de tapissier. Nœud que l'on forme avec l'élofi'e par le haut d'une draperie. 115° Chou ou petil-chou, sorte de pâtisserie. || 6° Au jeu de quille, faire chou blanc, ne rien abattre; et, figurément, n'arriver à aucun résultaldans une entreprise. M. Jaubert, dans son Glotsaire, dit que chou est ici pour coup, par suite de la prédominance du ch dans l'idiome du Berry. Si on n'admet pas cette explication, la locution reste tout à fait obscure. || 7° Terme de zoologie. Chou-fleur de mer, espèce de polypier. || Proverbes. Ce n'est pas le tout que des choux, il faut encore de la graisse, c'est-à-dire qu'on n'a qu'une partie de ce qui est nécessaire pour faire une certaine chose. Il Chou pour chou, Aubervilliers vaut bien Paris, c'est-à-dire, s'il s'agit de choux, Aubervilliers vaut Paris, et, de là, chaque chose a son mérite particulier. Il On dit aussi, absolument, chou pour chou, dans le même sens. Chou pour chou, cet homme-là vaut bien l'autre. || La gelée n'est bonne que pour les choux. Aussi sain qu'un chou cabus après la gelée, CYRANO DE i!E;nGERAC, le Pédant joué, dans le- Boux de lincy, Prov. t. i, p. 02. Il F.Uefait bien valoir ses choux, se dit d'une personne qui fait trop valoir ses bonnes qualités.

— lliST. XII* s. Dune comença sun cors durement à grever, Eles grasses [crassus] viandes, chouse nés [navets] à user. Th. le mart. 83. || xiirs. Tôt fruit et chol sont malvais à user, alrbrant, f°4. Dant Prestre, il est la festeasfox; Si fera on demain de chox F.t grant départie à Baieus, lien. 2uoco.... .le vi la soif jhaie] branler. Et la feuille du chol trembler, Où cil se gist qui est repost [caché], ib. )350. Et Renan, qui veû l'avoit, Desoz un chol muciez se fu, ib. 6055. La où li palis fu desclos, Avoit li vilain planté chos, i6. )3t8. ||xiv« s. La tige d'un rouge chol, ilodus, C cxiv. Il xv« s. Combien qu'il soit sailly d'ung trou De la cliquette d'ung musnier. Voire ou de la lignée d'un chou, coquillart, Droits nouveaux. Ne aussi d'en faire ses choux gras, Ses grans chieres, ses raliasDegueuUe, sesgaudeamus, m. Plaidoyer de la siinple et de la rusée. Quaud le choux passe la soi [la haie], Le vigneron meurt de soif, le roux de LINCY, Prov. t. i, p. 63. S'il veut du dur, il a du moul [mou]; S'il veut des pois, il a des choul, E. DEScit. Poésiesmss. ^424, dansLACURNE. Monstrant en ce, que il pensoit à venir par ce à chou pour chou, et au mcsme par le semblable, G. ciiastel. Chron. des D. de Bourg, m, ch 45. || xvi's. Pastennades, raves, choux-cabus, o. de serres, 2oi. Les chous premiers meurs sont les cabus ou pommés.... plusieurs blancs se resserrent au milieu ainsi que cabus.... de mesme avient de certains verts crespés, s'affermissans vers le milieu.... plusieurs autres espèces de chous y a-il, presque sauvages, degenerans des bons; comme ronges, tannés, griseastres, chous raves, servans plus pour médecine que nourriture.... outre lesquels les cauli fiori [cliouxfieurs], ainsi dits des Italiens, encoresassés rares en France, tiendront rang honorabieau jardin pour leur délicatesse, id. 634.Gasteaux, popelins, gaufres, petits-chous [iiâtisserie], m. sas. L'herbe au Turc, le

CHO

chou rouge, paré, xvi, 35. Comment! est-il fol, comme ung chou à pommes? bab. Panl. m, 43. .le voy bien que c'est la revanche de la Meole, et que le roi de Navarre a voulu faire chou pour chou, mais le mien est mieux pommé, ^/m.desi.i.LY, t. i, p. 124, dans lacurne. Il l'aime comme les choux, il voudrait l'avoir mangé, oudin, Curins. fr. Faites en des choux ou des pastez, id. ib. Souffler les choux e.i dormaul [ronfler], oudin, Dict.

— ÉTVM. Wallon, eau; bourguig. ch6; picard, caulct, Cdlel; provenç. cauJ; espagn. col; portug. couve; italien cavolo; du lat. caulis, grec, xa-j).o;, lige. Dans le vieux français, au singulier, nominatif li chois ou chns ou chous, régime le chol; au pluriel, nominatif li chol, régime les chois ou chos ou chous.

2. CHOU (chou) , adn. Terme de chasse. 1| 1° Chou , chou-là ! Se dit pour exciter un chien à quêter; et chou-pille I pour exciter le chien à se jeter sur le gibier. || 2° S. m. Chou-pille, chien qui ne quête que sous le fusil.

— ÉTY,M. Chou, exclamation, qui est peut-être l'ancien picard chou, qui signifie ce, et piller.

t CHOUAN (chou-an), s. m. || 1° Nom que l'on donna, pendant la Révolution et après )8'io, à des bandes qui, dans l'Ouest de la France, faisaient la guerre de partisans contre la lévolulion de )793 et années suivantes, et plus tard en )8;il. {| Nom donné, dans la polémique des partis, aux amis de la branche aînée des Bourbons. || 2° Terme de zoologie. Le moyen-duc.

— lllST. xvi° s. Si nous oyons crier de nuit quelque chouan. Nous heris'-ons d'esfroy.... bons. 8i5.

— ÉTVM. On a beaucoup discouru sur l'origine du mol chouan; peut-être il vient de chouan, oiseau de proie nocturne (voy. ciiat-iiuant), par comparaison avec les habitudes nocturnes de ces bandes. On l'a fait venir aussi de Jean Chouan, un de leurs chefs. S'il est si difficilede déterminer l'origine de cftoaan, formé presque de notre temps, on co-mprend combien d'autres dénominations plus anciennes sont restées obscures.

]■ CHOU.\NiVER (chou-a-né), v. n. Faire la guerre de chouans, de partisans. Je ne vais pas en Venlée pour donner des bals ou tenir table ouverte, je vais chouan'ner, en. de Bernard, l'Anneau d'argent, § 0. Il 11 se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— ÉTYM. Chouan.

I CHOUANNERIE (chou-a-ne-rie) , s. f. Guerre de chouans, de partisans. || L'ensemble des chouans, le parti des chouans, leurs opinions.

— ÉTYM. Chouanner.

t CUOUAKT (chou-ar), s. m. Terme de zoolo^i'". Effraie.

f CHOUC (chouk), s. m. Choucas noir.

— ÉTYM. Namurols, chau, hibou; de l'anc. haut allem. chouch; angl. choug/i, où paraît être le même radical que dans chourtle.

CHOUCAS (chou-kâ), i. m. Espèce de petite corneille.

— llIST. xvi° S. Les uns sont bandes noies, larronnesses et odieuses par tout. Cola sont les grosies, corneilles et cliucats, d'aub. l'ien. m, )B. les linottes, cochevis, pies, corneilles, chucas, corbeaux parlent et chantent, paré, Animaux, 2». Il est seulement accompagné des corneilles chantant quaqua, et des COI beaux avec leur crucro, et aussy des choucas, MERLIN C0CCAIE, t. Il, p. 19, dans LACURNE. Ce sont chucas et corbeaux qui croassent En vain contre eux.... daïf, CEuvres, p. 218, dans lacubne.

— ÉTYM. Chouc.

\ CHOUCUE-IIENT (chou-che-man), s. m. Terme de chasse. Cri de la chouette.

— ÉTYM. Chouc.

t CHOUCH ETTE (chou-chè-f) , S. f. Un des noms vulgaires du choucas.

— ÉTY.M. Chouc.

CHOUCHOUTE (chnu-krou-f), s. f. Chou cabus blanc haché qu'on fait fermenter dans la saumure.

— ÉTYM. Allem. Sauerkraut, de sauer, aigre, sur (voy. sur. adj.), et, A'raut, herbe, l'assimilation avec chou ayant altéré sauer.

t CUOUDET (chou-dè), s. m. Un des noms vulgaires du hibou.

— ÉTYM. Chouc.

t CUOUE (choue) . s. f. Chouette.

— HIST. XIII' S. Elle est plus noire qu'une choe, Fables et contes anciens, t. m, p. 20). D'un vilein j dist, ki nurrisseil Une kauwe que mult ameit. marie, ■ Fable 48. Sa colors n'esloit pas en semblance de 1 choe, Berte, xxxiii.

— ÉTYM. Wallon, chatce; namurois, chautce; Savoie, chue, choucas; espagn. chova, espèce do

CHR

CHR

-ai, choya, corneille ; tl'un radical allemand chouch, (lioiiplte; holl. kamc, choucas. Voy. CHOUC.

CHOUETTE (choii-6-l'), s. f. || 1" Oiseau nocturne

ilu genre du chat-luiant. Comme après les liil)ous

vont criant les choi:<;lles, RÊGNiEn, Sat. xii. || Être

Inrron comme >ine chouette, Otre un voleur déter-

iiié. Il 2°'l'erme de jeu. Faire la chouette, jouer

•ul contre deux ou plusieurs personnes. || l'ig. iMa

ire.spondance est très-active, je fais la chouette à

-is persoinies, c'est-à-dire que seul j'entretiens

rrespondance avec trois personnes. || Il est leur

louetle, il est en butte i"i leurs railleries. || 3"" .leu

! ilogue au jeu d'uie. H 4" La chenille du séneçon.

5° Populairement, fttre chouette, être parfait en

^oa genre. Cela est chouette. Cet emploi populaire

n'est pas sans analogie avec un e.'icmple de Uabe-

lais; voy. l'insTORiouE.

— UF.H. La chouette iiant persécnt(5e par les autres oiseaux lorscpi'elle s'aventure pendant le joiu-, de là vient apparemment qu'on dit d'une personne qui est en hutte à la raillerl" «le plusieurs autres, qu'elle est leur chouette; ctdelàau.ssi que jouer seul contre plusieurs s'appelle leur faire la chouette.

— HIST. xv° s. De tant, dist-il. comme les yeuls des suetes ou des chauve soris sont inahiles à recepvoir la clarlédu souleil, ciini.ST. de i'ISan, Charles V, m, rh. 4. Il XVI" s. Quel qu'il soit, il n'est point poète, Mais filsaisiié d'une chouette. Ou aussi larron pour le moins, mabot, Épiqrnm. Ma femme sera coincte et jolye comme une belle petite chouette, b.^bel. Pantagr. m, I4.

— ÈTYM. Diminutif de c/iouc ; Berry, chuèche ; norm. cavretlf, petite corneille; wallon, chawèlc.

CIIOU-FLEUR (chou-fleur), s. m. || 1° Sorte de chou. Voy. CHOU. || 2" Terme de médecine. Variété de condylomes dont la base se réunit à un pédoncule commun de manière à représenter assez bien un chou-flnur. Exciser des choux-fleurs.

CHOU-PILLE (chou-pi-ir, U mouillées), s. m. Voy. cnou 2.

CHOUOUET (chou-kè), s. m. \\ 1» Billot sur lequel on ral)at les filières dans les tréfileries. || 2°Terme de marine. Forte et large pièce de bois, qui sert à l'assemblage d'un mit supérieur avec son mât inférieur.

— HIST. XVI' s. Comme il convient faire bon feu en somme. Comme de bois et gros chouquetz en busclie, FADRi, An de Hhélnr. f" <9, dans lacurne.

— ÊTYM. Diminutif de l'anc. franc, choque, souche (voy. cnoc et sol'chk).

t CIIOL'QUETTE (chou-kè-f), s. f. Un des noms vulgaires du choucas.

— ÈTYM. Diminutif de ehouc.

CIIOU-KAVF, (chou-ra-v';, s. m. Voy. cnou. CHOYÉ, ÉE (cho-ié ou choi-ié, ée), part, passé.

Enfant choyé par ses parents. X l'avenir Mazet serait choyé, I.A FONT. Stazet.

CHOYER (cho-ier, ou, suivant d'autres, choi-ié), je choie, tu choies, il choie, nous choyons, vous choyez, ils clioient; je choyais; je choyai; je choierai; je choierais; que je choie, que nous choyions, que vous choyiez, qu'ils choient; qiic je choyas.se; choyant, v. a. ||1° Soigner avec une tendre sollicitude, entourer (le prévenances. Je t'ai toujours choyé, t'aimant comme mes yeux, la font, l'abl. viii, 23. I! le choie, il l'embrasse, et pour une maîtresse On ne saurait, je pense, a\oir plus do tendresse, mol. Tart. I, 2. Ta mère le choie, Zara ne le néglige pas, p. L. COUR. iett. Il, 102. On ne saurait choyer avec trop de précaution un esprit malade, Exil de Cicéron, dans respontainks. || 2° Conserver avec soin. Choyer des meubles. De peur de voir finir mon argent, je le choie, j. j. rouss. Conf. 1. 1| 3° Se choyer, i'. ré/î. Se procurer toute l'aise possible. Moi, Monsieur? quelque sol ! la colère fait mal ; Et je veux me choyer, quoi qu'enfin il arrive, mol. l'Élour. u, 7.

— IIIST. xiu" s. Quant ele est seule et enserrée, Cort tenue d'un vilainastre. Vos alez joer et esbatre; Mais el ne se puet remuer. Tant sache son mari suer, Homan de la Poire. Male-Bouche el tous ses parens, X qui jà Diex ne soit garans. Par barat estuet baialer. Servir, chuer, blandir, flater, la Rose, 7425. 11 fait trop bon le chien chuer. Tant qu'on ail la voie passée, ib. 7430.||xvi"s. Nos pédantes se irouveroient chouez [alliapés], mont, i, 44g. Je disois, en mes jours, de quelqu'un en gaussant, qu'il avoit choué la divine justice, id. i, 3io.

— ÉTYM. Berry, clwuer, churr; picard, chuer, parler bas, caresser, chocr, gratter; ital. soiare, flatter, soia, flatterie; angl. (o sue, demander avec instance, supplier; d'un radical inconnu.

t CHRÉMATISTIQUE (kré-ma- ti -sti -k'), s. f. Terme didactique. Art de créer les richesses. || Chez

quelques auteurs , synonyme d'économie politique.

— f.TYM. XpïiaaTiTTiy.ïi, de Xf'^>i'-''-< *™''' > fortune. t CUnf.MATOLOGIB (kré-ma -to-lo-jie), s. f.

Terme didactique. Doctrine de la richesse ; traité des riches.ses.

— f.TVM. Xsr.ij.a, fortune, avoir, et Wyo;, traité. t C1I11Ê.M.\ l'OI.Of.IOUE (kré-ma-to-lo-ji-k'), 'adj.

Qui a rapport ."i la clirémalologie.

t CHUIvlIATOXOAriE ( kré-raato-no-mie), s. f. Lois nainrelles (]ui règlent la production et la répartition de la riclu'.sse.

— f.TYM. Xf-'.aot. avoir, et vôao;, loi.

\ CIIUÊ.MATONO.MIQUE (kré-ma-to-no-mi-k') , adj. Oui a rapport à la clirématonomie.

CHKiî.ME (krô-m'), s. m. \\ 1° Huile mClée de baume, et consacrée pour servir aux onctions dans l'administration de certains sacrements. Le saint chrême. Je vais vous consacrer sur ce bord de ma tombe; Baissez la tèle, enfant, pour que le chrême y tombe, la.mart. Joc. v, is2. || Fig. Cela ferait renier chrême cl baptême, cela mettrait toute patience à bout. Il 2° Fig. Liaison occulte. U était toujours demeuré une sorte de liaison de H. le Prince et de M. le prince de Conli h lui [Larocliefoucaulil] de l'ancien chrême des pères, mais sans rien d'apparent, ST-siM. 229, 93. Sa vertu [de .Mlle de Coudé] la rendit suspecte aux jésuites, à qui l'hôtel de Conli l'était déjà de tout temps, à cause de l'ancien chrême du vieux hôiel de Conti, qui en eiïel s'était un peu communiqué à celui-ci, même à celui de la liUe du roi, m. 22.=>, 22. Vieux en ce sens.

— HIST. xii' s. Cuidiez-vos , chier frère, ke li cramme faillist el baptisme de Christ? ST bebn. 503. Il xiii's. Et d'autre part ot un cresmier, Et à senestre un balsamier; Car de l'un basmes decouroit, Et de l'autre cresmes caoit, FI. et Ul. 321. Et puis prent le cresme, et l'oint par dessus le loup; disant ce qui est usé de dire, et orisoiis, et psaumes, Ass. de J. 1, 30. Moult a cy vertueux baptesme. Qui enta sans huile et sans cresme Salut d'invocation trine, J. BE MEUNG, Tr. 254. || XV- S. C'est contre soy conjurer. ... Loy forfaire. Et estre au cresme parjure, ALAIN chart. Espérance ou consolation des 3 vertus. EnJhesus est Saint Esperit; Car il a esté oint du cresme, Et sy a annunciô baptesme, liésurr. de J. C. Le bonhomme qui est à la bonne foi et du bon cresme, Z,p.s quinze joies demariage, joie 5*. Cesluy drap est cher comme cresme. Patelin. \\ xvi's. Dont nous rendront-ils donc certains, que leur chresme soit un vaisseau du Saint Esprit ?calv. Instil. < ICO.

— ÈTYM. Xpiciia, baume, onction, de xp'''^i oindre (voy. eu ris r).

CIIKÉMEAU (cré-mô),s. m. Petit bonnet de linge fin, dont, après l'onction, on coiffe l'enfant baptisé.

— HIST. XVI' s. La chambrière ayant son surcot sur la teste (à la mode du pays, qui est fait comme un chremeau, mais il couvre tout le corps et les espaules par derrière).... mabg. Nouv. lxix.

— ÉTYJI. Chrême.

CHRESTOMATHIE (krè-sto-ma-lie) , s. f. Recueil de morceaux choisis dans certains auteurs classiques. Chreslomathie grecque.

— ÉTYSI. Xpi-,<;Top.àOcia , de xoiffTÔ; , utile, de Xp'îio-Oat, se servir (voy. CHRiE), et p.aO£ïv, apprendre (voy. MATHEMATIQUE).

CJIRÉTIKX, lEXNK (kré-tiin, tiè-n'), adj.lj 1° Oui professe la religion du Christ. Le monde chrétien. Le peuple chrétien. Une âme chrétienne. Elle a trop de vertus pour n'être pas chrétienne, corn. Pobj. IV, 3. Quel est cet aveuglement dans une âme chrétienne, et qui le pourrait comprendre, d'être incapable de manquer aux hommes et de ne craindre pas de manquer à Dieu? Boss. Anne de Cous. Que, pour conserver un faux honneur, il soit permis d'accepter en conscience un duel, contre les édits de tous les états chrétiens et contre tous les canons de l'Eglise, pasc. Prov. 14. || 2" Qui appartient, qui est propre au christianisme. La religion chrétienne. Des largesses chrétiennes suffiraient peut-être aujourd'hui pour vous acquitter envers votre juge, mass. Car. Fausse Conf. Ces outrages n'ont rien de philosophique, je dirai plus, ils n'ont rien de chrétien, volt. Phil. n, 227. La vie chrétienne que je vous propose, si pénitente, si mortifiée, si détachée des sens et de nous-mêmes, BOSS. la KaKière. Il Cela n'est pas chrétien, cela n'est pas conforme i la charité. || Le roi Très- Chrétien, Sa Majesté Très-Chrétienne, le roi de France. || Familièrement. Parler chrétien, parler d'une façon à être compris. H faut parler chrétien, si vous voulez que je vous entende, mol. les Préc. rid. 7, Il 3° Substantivement, Celui, celle tjui pro-

fesse le christianisme. Aux plus âpres tourments un chrétien est en butte, corn. Pnbj. i, i. Je sais (|U(.lle est l'humeur et l'esprit du chrétien, m. ib. III, 3. Tous chrétiens sont rebelles, m. ib. m, 3. Certes ou les chrétiens ont d'étranges manies.... in. ib. IV, 5. Quoi! vous entreprenez de .sauver un chrétien! ID. ib. iv, 0. Les chrétiens n'ont qu'un dieu, maître absolu de tout. De qui le seul vouloir fait tout ce qu'il résout, id. ib. iv, 6. Enfin chez les chrétiens les mœurs sont innocentes, lu. ib. iv, 0. (ellella l'él cité) d'un i rai cliietieunest que diins sessoulTiances, Les plus crueU tourments lui sont des récom|ierises, lu. ib. v, 2. Un chrétien ne craint rien, ne dissimule rien; Aux yeux de tout le monde il est toujours chrétien, id. ib. v, 2. Qui sans |irendre l'aulrui vivent en bon chrétien, bEgnikr, Sat. XII. Je trouve ici les chrétiens trop savants: chrélien, tu sais trop la distinclion des péchés véniels d'avec les mortels, boss. Marie-Thér. Nous vîmes alors dans cette princesse, au milieu des alarmes d'une mère, la foi d'une chrétienne, id. ib. Fille, femme, mère, maîtresse, reine, telle que nos vœux l'auraient pu faire, plus que tout cela clirétienne, m. ib. I.essius parlera en [la'ien de l'homicide, et peut-être en chréiien de l'aumône; Vas(|uez parlera en païen de l'aumône et en chrétien de l'homicide, PASC Prov. 13. Il 4» Chrétien de St-Jean, de St- Thomas, sectaires des pi'emiers siècles. Les chrétiens de St-Tliomas existent encore dans l'Inile. || En Espagne, vieux chrétiens, les chrètierrs de race chrétienne, par opposition à nouveaux chrétiens, terme désignant les Mores et les Juifs convertis. Il Chrétien de la ceinture, nom donné dans l'Orient aux Nestoriens et Jacobites || 5° Familièrement, un chrétien, un homme. C'est un dur chrétien, c'est un homme difficile. Une dure chrétienne, une méchante femme. |{ Une chrétienne, une femme. Direz-vous : je suis sans chrétienne, la PONT. Pâté. Il Un bon chrétien, un homme facUe, accommodant. Car, grâce au droit reçu chez les Parisiens, Gens de douce nature et maris bons chrétiens, doil. Sa(. x. || 6» Bon-chrétien . sortede grosse poire. Bon-chrétien d'été. Bon-chrétien d'hiver. Au plur. Des bons-chrétiens.

— HIST. IX' s. Pro deo amur et pro Christian poblo. Serment. \\ x's. Qued elle fuie lo nomchristien, Eulalie. \\ xi' s. E nous défendons que l'om christien fors de la terre ne vende. Lois de Guill. 41. Si recevrai la chresliene lei, Ch. de liai. vi. Si recevrez la lei [cr-oyance] de chrestiens, ib. m. || xu's. X crestianes lois, Ronc. p. 27. [Charlo] Qui des rois crestiens est topaze et rubis, Sax. xxvi. || xiii' s. Je vous defi'cns.... que vous n'assailliez mie ceste cité, quar elle est de crestiens, et vous estes pèlerin, VILLEII. xLviii. Il XV' s. Tout crestian qui est loyal et bon. Du bien de paix se doit fort resjouir, cii. d'orl. Zio?!. 120. Ung des plusorueulx chrestiens du monde, Journal de Paris sou^ Charles VI, au 1436, p. 100, dans lacurne. Loys Daulphin, duc de Guyenne, En bastissant ceste besogne, Print une belle chrestienne Fille du duc Jean de Bourgogne, martial d'auvergne, Vigiles de Charles VU, dans riciielet. Il XVI' s. Plus de gens besles que d'asnes chrestiens, le roux de lincy, Pror. t. i, p. 7. Juifs en pasques, Mores en nopces, Chrestiens en plaidoyers Despendent leurs deniers, id. ib. p. 290.

— ÉTYM. Provenç. crestian, cris/tan; calai, christiâ; espagn. et ital. cristiano; du latin c/in'ilionuj, de Chrisius{\oy. curist).

CURÉTIENNK.MENT (kré-tiè-ne-man), adv. D'une manière chrétienne. Vivre, mourir chrétiennement, Elle s'appliquera à souiïrir ses infirmités chrétiennement ,fLÉCii.-^/o;i(aMj'. Il prêche simplement, fortement, chrétiennement, la bruy. xv. La reine a également entendu deux leçons si opposées, c'est-à-dire qu'elle a usé chrétiennement de la bonne cl de la mauvaise fortune, boss. Reine d'Angl. Quand je dis que celte nouvelle [la levée du siège de Belgrade par les Autrichiens] doit faire plaisir, ce n'esl pas qu'à parler bien chrétiennement, on doive se réjouir des avantages des infidèles, bac. Letl. viii, à son fils.

— ÊTYM. Chrétienne, et le suffixe ment. CHRÉTIENTÉ (kré tiin-té, et non, comme disent

quelques-uns, kré-lièn'-té), s. f. Les peuples, les pays chrétiens. Cromwel allait ravager toute la chrétienté, pasc. P. div. 20. Ce grand temple de la paix dans lequel toutes les nations de la chrétienté doivent entrer, voit. Leit. 180. Tant que je serai hors de la chrétienté [en Afrique] , id. «6. 40. Les villes, les provinces, les royaumes en furent remplis [de disciples de Jésus], et c'est ainsi qu'en très, peu de temps, s'élevèrent de nombreuses et florissantes chrétientés, BOUiip, Pimies, j, p. 33«. || Fig.

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et populairement. Marchor svirla chrétienté, avoir «es chaussures percées. |j Dieu l)énisse chrétienté, ge dit quand c-j. compare un homme à un animal, pour atténuer 3U pour reprocher ce qu'il y a de désobligeant en cela.

HIST. xi*s. Que recevez sainte crestientet, Ch.

de Itol. xxxir. || xii's. [One] Creslienté n'ait pasde nos mal dis, Ronc. p. Be. Et si [il] croira saintn creslienté, 16. p. H7 [Un bref] Qui la crestienlé defendist ne veast , Th le mart. 67. || xiii* s. Tl favoit bien que c'esloit la plus gentius feme de la chrestionlé et la plus riche, Chr. 'le Rains, p. B. Riie, vous lestes hors de la main l'archevesijue quant à laie justice; vous n'avés riena fait, se vous n'iesles hors de sa crestienté [autorité spirituelle], ib. p. 244. Il xv s. De quoi toute la chrestipnté p"ur ce fut en prand branle, fboiss. ii, 11, <9. Oui sont les plus allyez prince? qui soient en la chrestienté, comm. II, 8. Ii XVI' s. Ils montrent bien par cela qu'ils n'ont point une seule goutte de chrestienté, Calv. [nstit. 25(. Le plus beau couple de la chrestienté, mahg. Nouv. X. Sachant que ou il mourroit cruellement, ou renonccroit la chrestienté, m. ili. x.

— f.TYM. Génev. chritiéneld; provenç. chrestiantat. xristiandat; catal. christiandat; espagn. crisliandad; porttig. chrisliandade ; ital. crùlianità ; du latin christianilatem, de christianus, chrétien.

CliniE (krie), s. f. Terme de rhétorique. Sorte d'exercice que faisaient faire les rhéteurs anciens et qui a été longtemps en usage dans les classes de rhétorique des collèges. Il consistait à développer une pensée par sept ou huit moyens diiférents qui rappelaient les différents lieux communs étudiés alors avec tant de soin, et aujourd'hui fort méprisés.

— ÊTYM. Chria, de xpiia, sentence, proprement chose utile, de ypâtrlon, se servir.

CHRIST (krisf; dans Jésus -Christ on prononce Jé-zu-kri, sauf les ministres protestants qui prononcent Jé-zu-krist'), s. m. || 1° Le Messie, l'Oint, le rédempteur. Jésus fut le Christ prédit par l'Ancien Testament. Il Le régne de Christ, le millenarium, et plus tard, parmi les sectes protestantes, un régne d'égalité parmi les hommes. C'est de là que nous est né ce prétendu règne de Christ, inconnu jusques alors au christianisme, qui devait anéantir toute la royauté et égaler tous les hommes, boss. Reine d'Anglet. Il Adjectivement. Salomon avait été oint et christ à la place de son père, volt. Phil. iv. 369. || 2° Figure de Jésus-Christ attaché à la croix. Un christ d'ivoire. 'ri 3° Ordre du Christ, ordre militaire fondé en (3(8 par Daniel I", roi de Portugal, pour défendre les frontières de son royaume contre les Maures, à la place des Templiers qui venaient d'être supprimés. Il 4° Jésus-Christ, Nctre Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, le rédempteur des hommes. Nous avons été rachetés par le sang de Jésus-Christ. Souvent on écrit par abréviation J.-C. Cinquante ans avant J.-C.

— REM. Christ prend la marque du pluriel. Cette galerie contient plusieurs christs; Il a deux christs d'ivoire. Il est dit dans S. Luc : » Vous verrez parmi vous de faux prophètes et de faux Christs. »

— HIST. X* s. [Elle] volt lo seule [siècle] lazsier, si ruovet Krist, Eulalie.

— ÉTYM. Provenç. christ; espagn. et ital. cristn ; du latin christus, de xfi<riÔ4, oint, traduction du mot hébreu messie.

CHRISTE-MARINE (kri-ste-ma-ri-n'), s. f. Nom vulgaire de la salicorne (sai)cornto hprbarea, i.), du bacile (crilhmum marilimnm, L.), Ae l'inule maritime,selon les différents pays maritimes de France.

— f.TYM. Kç,r,6aov, fenouil de mer.

t CHRISTIANISE, ÊE (kri-sti-a-ni-zé, zée), part, passf'. Rendu chrétien. Toujours abîmé dans sa philosophie christianisée; car il ne lit que des livres saints, siîv. 512.

i CHRISTIANISER (kri-sti-a-ni-zé), V. a. Rendre conforme à la religion chrétienne. || Attribuer aux auteurs de l'antiquité des sentiments chrétiens.

— - HIST. XIII" s. Nus ne doit espouser juyve, s'ele n'est avant crestiennée, bkaum. xviii, 8. Droin, faitil, par Saint-Omer, Tu les feras crestiener; Si tost com bautisié seront, James de cest mal ne cherront, Ren. 26226. Je cuit que vous volés estre crestien nés, Ch. d'Ant. VI, 47). Il XV* s. Les ennemis de Dieu avoient reconquis presque tout le royaume de Russe [la Servie] et prins le roy, qui s'estoit fait chrestienner, fboiss. i, i, 60. Kt moult en mouroient, sans estre chrestiennés, les quelles choses estoient moult grieves et piteuses à ouir raconter, monsthel. i, 208. Il est trop enbesogné de sa femme, qui a geu laccouché] d'un beau fils qui fu christianué le jour M Antoine, Journal de Paris, an (43o, p. (3e, dans LAcuHNE. > ^• >

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— ÉTYM. Christianixare , de christianus, chrétien; grec, ypioTiavCîieiv. L'ancien français disait ehrestiewr, qrii signifiait rendre chrétien, baptiser.

CHRISTIANISME (kri-sti-a-ni-sm'), s. m. || 1° La religion chrétienne. Constantin embrassa le christianisme, noss. Hist. I, (0. Et sachant combien, dans certaines conversions, il entre de politique, de sagesse mondaine, de crainte servile et toute naturelle, de demi-christianisme, dol'Rdal. Pen.s(/«, t. I, p. (38. Un si bas, si honteux, si faux christianisme Ne vaut pas des Platon l'éclairé paganisme, BoiL. t.ipît. XII. Ministres de l'Évangile, vous croyez que le christianisme est le profond et éternel système de Dieu; qu'il est la rai.son de l'existence d'un univers et d'un genre humain.... Mirabeau, Collection, t. v, p. 267. || 2° Par extension, vertu chrétienne, résignation chrétienne. Il est capable de soutenir ce m.alheur avec beaucoup de christianisme, SÉV. 386.

— Erra. Provenç. crestianisme ; catal. christianisme; e&pagn. christianismo ; haX. cristianesimo ; de cliristianus , chrétien; grec, ■/pi'7TtaviiTiiô«.

t CIIRISTICOLE (kri-sti-ko-l'j, s. m. Adorateur du Christ. Mot du langage des adversaires du christianisme ou des gens qui n'y appartiennent pas.

— HIST. xVs. Sachiez c'est un fol christicole,Oui a prins leçon à iescole. Dont il va ainsi gergonnant, Convers-on de saint Paul.

— ÊTYM. Christicola , de Christus, Christ, et colère, adorer (voy. culture).

t CHRISTINO (kri-sti-no) , s. m. Terme de l'histoire contemporaine d'Espagne. Les christinos , les partisans de la reine (Christine, par opposition aux carlistes, partisans de Don Carlos.

t CHRISTOLOGIE (kri-sto-lo-jie), s. f. Traité du Christ; doctrine de l'œuvre du Christ.

— ÉTYM. XpiTToç, Christ, et )6yo;, traité.

t CHRISTOMAQUE (kri-sto-ma-k'), s. m. Nom donné par plusieurs Pères de l'Église à tous ceux qui erraient sur la nature ou la personne de Jésus- Christ.

— ÉTYM.Xpi<rcotiâxoi;, deXpiuTèç, Christ, et \i.iytn^ai, combattre.

' f CHRISTOPHANIE (kri-sto-fa-nie) . s. f. Manifestation, apparition du Christ. Saint Paul eut une christophanie sur le chemin de Damas.

— ÊTYM. Xpiatèc, Christ, et çaiveaOai, apparaître.

CHROMATE (krô-ma-1'), *. m. Terme de chimie. Nom générique des sels formés par la combinaison de l'acide chromique avec les bases salilîables.

— ÊTYM. Chrome.

t CHROMA TÉ, ÉE (kro-ma-té, lée), adj. Converti en cbromate.

t I. CHROMATIQUE (kro-ma-ti-k') , adj. Terme didactique. Oui a rapport aux couleurs. || Construction chromatique-hémisphérique, construction imaginée par M. Chevreul pour définir et nommer les couleurs d'après une méthode précise et expérimentale, et qui présente sur un plan circulaire 72 couleurs distinctes, dites gammes franches, et comprenant chacune 20 tons de la même couleur dont l'intensité, à partir du centre, qui est le blanc, croît jusqu'à la circonférence , au delà de laquelle est censé être le noir normal.

— ÊTYM. Xpwiii, couleur.

2. CHROMATIQUE (kro-ma-ti-k') , adj. Terme de musique ancienne. Genre chromatique, façon particulière de diviser le tétracorde ou la quarte, comme nous disons, c'est-à-dire l'intervalle de deux tons et demi, en un demi-ton, un autre demi-ton et un tri-hémiton (tierce mineure) : exemple, ut, ut diè,%e, ré, fa. Le nom de chromatique vient soit de ce que les Grecs marquaient ce genre par des caractères rouges ou diversetr.ent colorés, soit de ce que ce genre était moyen entre les deux autres comme la couleur est moyenne entre le blanc et le noir, soit parce qu'il varie et embellit le genre 'iliatonique comme la variété des couleurs embellit un tableau, J. J. Bouss. Vict. de mus. ||Te:me de musique moderne. Qui est composé d'une suite de demi-tons, soit en montant, soit en descendant. Une gamme curomatique. Il y a là un pa.ssagt chromatique que je ne puis pas faire, liasse chromatique, basse procédant par demi-tons. || Chromatique se prend Sl^llstanti^ement pour genre chromatique. Le chromatique est moins naturel que le diatonique. || Dans la conversation, le chromatique, du chromatique, signifie passage langoureux, mou, plaintif. Ah! madame, vous ni^ m'aimez plus, puisque vous êtes insensible au chromatique dont cet air est tout rempli, dancoubt, le Chevalier à la mode, IV, a. Il Molière l'a fait féminin, en sous-entendant

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musique ou mélodie. Il y a de la chromatique là dedans, Préc. rid. to.

— ÊTYM. XpwiiaTi/.è;, de xfû>i>.oi, couleur.

t CHRO.MATIQUE.MENT(kro-ma-li-ke-man), fldv- Terme de musique. D'une manière chromatique ; par demi-tons.

— ÊTYM. Chromatique 2. et le suffixe ment.

t CHROMATIS.>IE (krô-ma-ti-sm') , s. m. Terme didactique. Coloration.

— ÉTYM. Xp'i)fiaiTTii7|jio(; , de ypd^i.'x, couleur. CIIRO.ME (krô-m"), s. m. Terme de chimie. Métal

ainsi nommé parce qu'il forme des combinaisons colorées avec la plupart dos corps.

— ÊTYM. Xpwpia, couleur.

t CHROMÉ, ÉE (krô-mé, mée), adj. Qui contient du chrome. Plomb chromé.

t CHRO.MIDE (krfl mi-d"), s. m. Terme de chimie. Genre de corps simples analogues au chromo. Il Terme de minéralogie. Famiile de minéraux ayant le chrome pour type.

CHRO.MIQUE (krô-mi-k') , adj. Terme de chimie. Acide chromique, acide composé de chrome et d'oxygène.

— ÊTYM. Chrome.

j- CHROMISME (krô-mi-sin"). s. m. Terme de botanique. Mot employé pour désigner l'anomalie qui consiste en un excès de coloration, et qui est l'inverse de l'albinisme.

— ÊTYM. XoMjj.a, couleur.

t CHROMOLITHE (krô-mo-Ii-f), s. m. Procédé pour donner à la pierre neuve une teinte ancienne quand on restaure les vieux monuments.

— ÉTYM. Xt-wH-a, couleur, et >iOo;, pierre.

f CHROMO-UTHOGRAPHIE (krô mo-li-to-grafie), s. f. Impression lithograi hique en couleur.

—ÉTYM. Xpo)|j.»-, couleur, et lithographie.

t CHROMO-LITHOGRAPHIQUE (krô-mo-Ii-to-grafi-k'), adj. Qui a rapi'ort à la chromo-lithographie.

t CHRÔMOPHORElkrô-mo-fo-r'), s. m. Follicule coloré garnissant le corps des céphalopodes.

— ÊTYM. Xpôitia, couleur, et ifopo;, qui porte.

f CHROMULE (krô-mu-l"), s. f. Terme de botanique. Matière verte qui colore les feuilles.

— ÊTYM. Xp(ri|j.a, couleur, et 0).ri, matière.

t CHROMURGIE (krfl-mur-jie), s. f. Partie do la chimie qui s'occupe des couleurs et des teintures.

— ÊTYM. X&Mp.ot, couleur, et épY'jv, œuvre. t CHROMURr,iQUE (krô-mur-ji-k') , adj. Qui a

rapport à la chromurgie.

CHRONICITÉ fkro-ni-si-té), s. f. Terme de mé- ; decine. État des maladies chroniques.

— ÉTYM. Chronique.

( . CHRONIQUE (kro-ni-k'), s. f. || 1° Annales selon

l'ordre des temps, par opposition à histoire où les faits sont étudiés dans leurs causes et leurs suites. Je veux qie la valeur de ses aïeux antiques Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques, boil. Sat. V. Il [le roi de Prusse] perdra ses États pour avoir fait des épigrammes: ce sera du moins une aventure unique dans les chroniques de ce monde, volt. I.elti-. Chaurelin, 3 octobre (7C0. || 2° Fig. La chronique, les chroniques, ce qui se débite de petites nouvelles courantes. Ces histoires de morts lamentables, tragiques. Dont Paris tous les ans peut grossir ses chroniques, boil Sat. X. Il La chronique scandaleuse, nom donné à. "Histoire de Louis XI (de (400 à (483) attribuée à Jean de Troyes; et figurément, les propos médisants qui courent sur certaines personnes dans la ville. Pellégrin passa dans cette ville [Méthone] dont il nous a fait la description, en y mêlant la chronique scandaleuse de tous les consuls français, chateaub. Ilinér. 30. || Chroni(|ue du pont Neuf, chansons, vaudevilles et autres pièces satiriques et piquantes qu'on chantait sur le pont Neuf. Tu seras cornu comme un bœuf Dans les chroniques du pont Neuf, Parn. fr. dans leroux. Dict comique. Il Aujourd'hui, dans les journaux, partie où l'on raconte les principaux bruits de ville; et chronique politique, partie où l'on rapporte succinctement les nouvelles politiques. Chronique théâtrale. Chronique musicale. !| 3° S. f. plur. Nom que les protestants donnent aux Paralipomènes.

— HIST. xiii* s. C'est la lin des sept ars pour certes. C'est la vision des prophètes. Ce sont les divines croniques, Ce senties sept vertus parfaictes, J. DE MEiiNG, Tr. 93. Les croniques de cbascun an, jlfJs. Ribl. imp. suppl. fr. n° 632-5, f" 2(7. || xv« s. Les chroniques de sire Jean Froissart [titre du livre], FROiss. Prol. Si je disois : ainsi et ainsi en advint en ce temps, .... ce serait ehroniiiue et non pas histoire, id. u, m, 63. || xvi' s. Il y a encore en la cour de Parlement à Paris, des registres faits par forme de chroniques, calv. Instit. uoo.

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— ÉTVM. Provonç. espagn. et ital. cronica ; ilu laiin ehrnniea, chroniccyruyn , de clirnnicus , qui appartient a;i temps (voy. ciiiioniquf. 2).

2. CHRON'IOUE(kro-ni-k'), adj. Terme de méclatine. Oui dure longtemps, en parlant des maladies qui parcourent lentement leurs périodes. Maladie chronique ou passée à l'état clironlque.

— HIST. XV" s. Klles témoignent et approuvent la chronique [durable] vérité du troisième enseignement que mon feu père jadis me bailla, louis xi,

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