CHU
Toir, choisir, qui h la vérilé aurait pliilfit profluit ehoi'ser. mais quia lavaiuage il'avnlr la si^'iiidcalion lie «oie. Celle sigriilicaliun csl,(lans l'ancienne langue, la principale, elle dure ju.sf|iie Mans le xvi' siècle, et ne se perd qu'avec le xvu' sii'clo.
1 CHOISISS.AUI-E »,hoi-zi-sa-bl'), adj. Qui peut, qui doil tire choisi.
— ETYM. Choisir.
CUOIX (chot; l'a; se lie : un chol-z heureux), s. m. Ill" Aciionde choisir, facnUé do choisir. Un choix telairô. Faire son choix. Heiaettre la chose au choix d'un autre. Le choix du s6nal a 6lé approuvé. C'est
10 choix delanalionqni mild'aliord !e sceptre entre les mains de vos ancêtres, mass. /'<•(. car. licmils. Le choix d'elle et do vous [entre elle et vous] est assez Inégal, MOL. ildl. I, 5. H est un heureux choix de mots harmonieux ; Fuyez des mauvais sons le concours odieux, BOii.. Art p. i. Un si beau choix fut sans doute une inspiralion d'en haut, pathu, dans iiouuoi.ns, Nouv. rem. Mon choix sera suivi, c'est un point rùsolii, mol. F. sar. v, a. || 2- Prôfôreni:e accordée aune personne ou H une chose. Quand je ne sauniis autre chose de vous, sinon que vous êtes lo choix de ce g.aïul pénie [le cardinal de Iticheliou] qui n'a fait que des minicles, ci.iin. Disc, de rccrption d l'.dcad. fr. l'armi tant d amis, il faut faire un choix prudent, doss. Polit. Mon père a consenti que je suive mon choix, coiin. te tient. I, I. Nous Talions voir ici Taire choix d'un époux, in. D. San. i, l. Lt crililanl mes raisons pour en faire un bon choix, bécnikr, Sat. xiv. Hippocrale ne fait Choix de ses mots, la font. Abb. mal. Il veut bien donner ce qui vient de son choix, sftv. 457. De qvielque heureux époux que l'on dût faire choix, hac. Iph. i, 3. Cet honneur vous regarde et j'ai fait choix de vous, id. ililhr. m, t. Ma haine avait le choix, cohn. l'amp. rv, 4. Tout est ici tellement changé que je ne vois plus guère de choix entre le séjour de M iinslerel celui de Paris, voit. Lett. 490. Danscedurettriste choixde.se perdre ou de perdre les siens, st-évrem. it, lO. Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru, Se trouvant à la fin toute aise rt toute heureuse De rencontrer un malotru, LA FONT. FubL VI, 5. Je confie ivos soins Les plantes que par choix cultivait ma tendresse, delav. l'aria, m, l. || Sans choix, c'est-à-dire sans discernement,sans (iistinction. Une érudiiionentasséesans choix. Ces volumes sans choix Ma léie jetés, iioa. tulr. V. Il mangeait de toutes choses sans choix, Boss. Hern. l. Vous avais-je sans choix ConTondu jusqu'ici dnns la foule des rois? nAC. Ilériln. iu, t. Ronsard est dur, sans goût, sans choix. Arrangeant mal ses mois, galant par son françois Dos Grecs et des Latins les grâces infinies, bac. Lclt. n;i, La Fontaine ù Racine. \\ A son choix, à sa volonté. Que s'il était au choix de notre âme insensée De languir toujours en ces lieux [la terre]. Nous traînerions nos maux sans aucune pensée De régner jamais dans les cieux, corn. Imit. i, 22. Avoir à répondre oui et non à son choix, pasc. Prov. B. Chacun peut à son choix dispo.ser de son âme, rac. Ancir. m, 2. Et de ses ennemis se défaire k son choix, volt. Triiimv. ii. 2. || N'avoir pas le choix, être réduit à une extrémité qui ne laisse pas d'alternative.
11 3" Ce qui a été particulièrement choisi, élite. On y monte (à une galerie] par un escalier dérobé, et le maître du logis la pourrait appeler sa bibliothèque, s'il voulait donner au choix le nom qui se donne à la multitude, BAL2. Socrntechrét. Disc. tt.Tu vois toute la pourpre et tout le choix de Kome Se ranger à l'envi sous les lois d'un seul homme, brF.ueuf, Phars. II. Il esl fort peu d'enjfcoits Dont d n'ail le rebut aussi bien ijue le choix, cohn. le lient. \, t. Il 4" Terme de blason. Armes de choix, armoiries qu'un parliculier compose à sa fanlaisie, et sans les avoir accjuises. On dit aussi armes arbitraires.
— liEM. Clioix a un double sens actif ou passif : actif, le choix de cet liomine, c'est .\-d ire le choix qu'a fait cet homme; passif, c'est-à-dire le choix qui a été fait de cet homme.
— SYN. CHOIX, KLiTE. Des hommes de choix sont des hommes choisis pour un objet quelconque; les grenadiers sont des bonimesdechoix, puisqu'ils sont choisis à cause de leur taille: des hommes délite .sont des hommes qui excelleiilau-<lessus des autres; à l'année les compagnies d'élite sont des compagnies qui ont une prééminence; des compagnies de choix seraient des compagnies choisies entre plusieurs. Mais, à part cet emploi, choix et élite se confondent : le choix de Rome, dans Rrébeuf, c'est 1 eiiie .le Home, et on no priii d.siiugner entre : le
etlélite de ces iuUeau\
ciio
— niST. xu* s. [Il] Vit la raison qui n'est mie à son chois. I oiic. p. 2 ..Car faisons iinecliose,seil vous vioni à chois, Sax. xxxiil. Ainsi pourons .lier as bois, Alires [arbres! trauchier et luendre à chois, wace, /(ou, (,«-,!> -Ml' i. Il xiii* s. Mais ce que distes, se vos plesl, S'irés demain en la foresl. Quel vie volrés démener, l'.ii bos u en rivière aler; Se vos volés aler en liois, i:i ce vos plaise en vostre cois.... Parlonnp.v. <770.Avoirei grans richesses [ils] orenttoutà leurchois, Bcrle, lxi. Il estati quoisjje le [la] feme, (|uanl ses barons est mors, de laissier tous les muebles et toutes les dettes as hoirs, bealm. xiii, o. Il XIV* s. ûr fay le quel que tu vouldras. Et y pense tout à loisir; Quant à chois es, tu pues choisir, nncYANT, dans SIénagier, t. ii, p. 27. || xvi' s. Ils ne voyent pas de chois entre mémoire et entendement, MONT. I, 33.
— Ri Y.vi. Choisir.
t ClIOLAriOtlUK (ko-la-go-gh'), adj. Terme dn médecine. Oui purge la bile, qui agit sur l'appareil hilniire. || S. m. Les cliolagogues. Le purger par cholagogiios, mol. Poiirc. I, ti.
— IIIST. XVI' s. L'évacuation se fera par la plilebotomic et par medicamens cholagogues, paré,
V, fJ.
F.TYM. Xo).aTf(iJYÔ;, de y.o).9|, bile et if ^'^> chasser (vcy. agir).
c'iIOI.fiHOI.OriIK (ko-lé-do-lo-jie), s. (. Mot que donne le Dictionnaire de l'Académie, que les méde cins no connaissent pas, et qui, en tout cas, doit être supprimé, étant absolument liarbare, puis(|u'il n'y a point en grec de mol /■•'irfiit;. Le mot devrait i[i-e choleingie ou cholnlor/ie, traité sur la bile.
CIIOLÉIIOQIIK (ko-lé-do-k'), adj. Terme d'anatomie. Conduit ou canal cholédoque, conduit formé par la réunion des conduits hépatique et cystique, et versant la bile dans le duodénum.
— IIIST. xvi" s. L'autre portion de la bile est envoyée dans l'intestin duodénum par les conduits cholédoques, PARÉ, XX, 4 9. L'obstruction du conduit cholidoque, ID. xx bis, 25.
— liTYM. Xo>r,So/oi;, de yoXit, bile (voy. colère) , et Se/eaOai, recevoir.
jCilOLfiLITlIE (ko-lé-li-f), s. m. Terme de médecine. Calcul biliaire.
— r.TVM. Xo)ti, bile, et XOo;, pierre.
t CIlOl.fiLOGlK (ko-lé-lo-jie) , s. f. Terme de physiologie. Traité sur la bile.
— f.TYM. Xo)ri. bile. etXoY";, traité.
t CHOLPJ'OEESK (ko-lé-p6-è-7.') , s. f. Terme do physiologie. Élaboration par laquelle le corps vivant fait la bile.
— f.TYM. XoA-?i. bile, et 7to'>,';iç, action de faire.
CllOLÉRA-.MORlîUS(kol6-ra-mor-bus') ou, simplement, CUGLRii.X, s. m. Terme de médecine. Il 1° Maladie endémique et sporadique caractérisée par des évacuations abondante.', du haut et du bas, une grande faiblesse et du refroidissement. || 2" Maladie épidéraique, dite aussi choléra asiatiijue, née dans l'Inde en I817, offrant des symptômes analogues à ceux du choléra endémique, mais avec beaucoup plus d'intensilé, et caractérisée par une matière semblable à de l'eau de riz qui est dans les selles.
— EtYM. Xo'Épa, choléra, et proprement gouttière (la maladie ayant été ainsi nommée, à cause que les matières lluent comme par une gouttière), et le latin vtorbus, maladie (voy. morbide). Voy. ciiOLËRiOLt' à l'étymologie.
t ClIOLfiKlI'OllMK (ko-lé-ri-for-ra') , adj. Terme de médecine. Qui a l'apparence du choléra. Entérite cholériforme.
— ETY.M. Latin hypothétique choleriformis, de cholern , et forma, forme.
t ClIOI.fiKLNK (ko-lé-ri-n'), s. f. Terme de médecine. Affection qui règne souvent pendant le choléra épidémique, qui est caractérisée par une diarrhée ordinairement indolente, et qu'il ne faut jamais négliger.
— f.TYM. Diminutif de choléra.
CIini.KIUQUE (ko-lé-ri-k'), adj. Terme de médecine Il 1° Qui tient de la bile. Tempérament cholérique. Il 2° Qui appartient au choléra. Accidents cholériques. Il Siibstanlivement, celui, celle qui est atteint du choléra. Un cholérique. Une cholérique.
— lllST. xiii* s. Cil qui sera colorikes [bilieux], caus [chaud] et ses et magres.... alebrant, f" 17.
— RtYiM. Cholericus, signifiant en latin bilieux et qui tient du choléra, par une confusion de x'^'^i bile, el yoXÉpa. choléra; du grec -/oVe'-i-/.'-;. qui signifie uniquuiiieiil relatif au choléra, et 'jui vient de •/'t'i'.i. i:lu»lér;i,
; cm:)'- '-■"■: ■■■'■'•• '';^ !'■ •■-■■ \'\. v. ni, Tor.Tii;
CHÔ
de chimie. Genre de sels formés par l'acide cho» leslériqiie.
t CIIOLF.STÉRINE (ko-lè-slé-ri-n'). et non CHO- LESTIÎAUI.VE, s. (. Terme de chimie. Substance cristallisée des calculs biliaires humains, décrite par Fourcroy sous le nom d'adipocire.
— ÉTY.M. Xo/ï). bile, et çTtpi;, solide.
t CIIOI.i;STf:itlOUE ^o-lè-sté-ri-k') , adj. Terme de cliimie. Acide formé [lar la réaction de l'acide azotique sur la cholestérine.
t CIIOLIAMIIE (ko-li-an-1)'), s. m. Sorte de vers îambiqiie grec ou latin qui a un ïambe au 5* pied et un spondée au o«.
— Ktysi. \uu.W\i-fjOi, de yw/ô;, boiteux, et la(j.- 6o;, ïambe. Il a été nommé boiteux parce que lo vers îambique régulier avait un ïamlie au sixième pied
t CIIOI.IAMBIOCF, (ko-li-an-bi-k"), adj. Qui appartient au clioliambe. Vers choliamhiqiies.
■j- CIIOLIIIÉ.^IIE (ko-li-é-mie),4- f. Terme de médecine, l'énétraiion de la bile dans le sang.
— F.TYM. ,\'/)r,, bile, et allia, sang. CIlfi.MAlU.E (chô-ma-bl'), adj. Qu'on doit chômer. Kùte, jour chômable.
— liiST. xvr s. Jour chômable, monet, Dict.
— F.TYM. C/iiÎMifr.
CIlÔ.MAtîE (cho-ma-j'), s. m. || 1" Action de chômer; suspension des travaux. Toute indu.strie est exposée aux chômages. On ne paye pas aux ouvriers les jours de chômage. Le chômage des fêtes et dimanches. Il 2" Par extension. Le chômage d'un canal, d'un moulin, d'une usine. || Fig. Mme de Richelieu me parut abattue; les fatigues de la cour ont rabaissé son caquet; son moulin me parut en chômage [Mme de Sévigné écrivait chav.mage], SÉV. no.
— IIIST. XVI' s. Nous avons entendu que nostre monnoye de Tournax est en chômage, du cange, cliomare.
— F.TYM. Chômer.
CUO.MÉ, ÉE (chô-mé, mée), part, posté. Fête chômée, fête pendant laquelle on chôme, c'est-àdire pendant laquelle les travaux mercenaires et les ventes publiques sont interrompus.
t CIIO.MP.LIE (cho-mé-lie), î. /". Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des rubiacées.
— f.TYM. C/iomei, médecin français du rviii' siècle.
C11Ô.MER (chô-mé), e. n. |{ 1' Ne pas travailler parce qu'on solennise une fête. Les dimanches on chôme. Profitons, s'il se peut, d'un si fameux exemple; Chômons; c'est faire assez qu'aller do temple en temple. Rendre à chaque immortel les vœux qui lui sont dus, la font. Filles de Minée. Il 2° Ne pas travailler par manque d'ouvrage. Un bon ouvrier chôme rarement. Les ouvriers chôment bien souvent dans les saisons rigoureuses, dans les crises industrielles. || Ne pas travailler pour une raison quelconque. Nous suons, nous peinons comme bêtes de somme; Et pour qui? pour lui seul: nous n'en profitons pas; Notre soin n'aboutit qu'à fournir ses repas; Chômons, c'est un métier qu'il veut nous faire apprendre, la font. Fabl. m, 2. Ne l'attends pas que je t'aide un seul brin. Ni que par moi ton labeur se consomme; Je t'ai jà dit que j'étais gentilhomme. Né pour chômer et pour ne rien savoir, iD. Papef. Il 3° Par extension. Ce moulin, ce canal chôme, ils no travaillent pas. La monnaie chôme, les ateliers do monnayage ne travaillent p:is. La terre chôme, elle est en jachère. L'argent chôme, il ne produit pas d'intérêt. || 4° Chômer de, manquer de. Chômer de besogne. N'épargnez pas le bois, on ne vous en laissera point chômer. Partez, vous ne chômerez pas d'argent pour votre voyage. |{ 5° V. a. Solenniser par la cessation du travail. Constantin établit que l'on chômerait le dimanche, kontzso. Espr. XXIV, 23. Au lieu de chômer les saints et de faire pénitence, p. L. coun. i, 2H. Qu'on me révère et qu'on chôme ma fête, la font. Diable. Mais à quoi sert lîacchus qu'à causer des querelles?... Et nous irons chômer la peste des humains I id. Filles de Minée. Vierge n'était, mariyr el confesseur Qu'il ne chôuiill, id. Cal. Tous les voisins chômèrent la défaite De ce démon, id. Papef. \\ Proverbes. Il no faut point chômer les fêtes avant qu'elles ne soient venues, il est imprudent de se réjouir de ce qui estàvenir, et aussi il ne faut pas s'affliger d'un mal qui n'est pas encore venu et qui peut-être ne viendra pas. Laissons venir la fêle, avant que la chômer, MOL. le Dép. 1. i. Il C'est un saint qu'on ne chôme plus, se dit d'un homme qui a perdu crédit, pouvoir, ropiii.iiion. L'honneur est un vieux saint que l'on ne cliôrae plus, réonier, Sat.xm,
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>— Rem. 1. Régnier écrit chommer, ;iiii5i quo Lu Fontaine : [la goulle] S'élenil à son plaisir sur loi leil d'un pauvre homme, Disant : je ne crois pas qu'en ce poste je chomme , Fabl. m, 8. Celle orlliograplie et celle prononcialion sont tout h fait hors d'usage. Il 2. L'orthographe et la prononcialion c/iilmfT reproduit non la plus ancienne orthographe qui est chômer, mais celle qui s'introduisit durant la xvi* siècle et le XVII' siècle, cliaumer.
— IIIST. XIII" s. Ménage fait prendre mal somme; Ménage hait celui qui cliome Et rien ne fait. Choses qui fniUent en menaije. X grans trais lioivent vin d'Auchuerre, Pour miex chômer desor le fuerre, BU CANGE. chomare. \\ xiv« s. Car ilz sçavent que telz metaulx Sont tous morts (ici point ne faulx), Que jamais plus ne reprendront Sulislance et vie, ains chômeront. Et l'un à l'autre n'aydera, Traité d'alch. 50(1. Il XV' s. Je vous prie, vous qui estes par de là, avisiez à fraper un beau coup sur le duc de Bourgogne.... et j'espère faire si bonne diligence par deçà que vous connoissiez que je n'ay pas chômé tant que j'y auray demeuré, duclos, Preuv. de Louis XI, p. 399, dans LACrnNE. Et si lui dirent les maislres [maçons à un prince qui faisait bâtir un chftteau] que le demourant estoit legier, mais qu'il fist finance de la couverture, car il n'avoit que chommer. Perceforest, t. vi, f° 93. || xvi« s. Ainsi sans double il chommera moins [sera moins oisif] que les aultres, mont, i, 182. Mon corps ne me laisse pas une heure, ny dormant, ny veillant, chômer d'instructions de mort, m. m, 300. Nous nous investissons des faoullez d'aultruy et laissons chômer les nosires, ID. IV, 219. Ce pendant jEmilius ne chommoit pas de son entendement, et ne laissoil à tenter et essayer expédient quelconque pour tascher à l'aire quelque cho.se, amyot. P. jEm. 20. Il ne laissoil pas pour cela chommer ses gens, ains les contraignoit de travailler, lo. Sylla, 30. La pluie survenant, ou les gelées chcans dessus [les oliviers], faut avec patience chommer de ce labeur [la cueillette], o. de SERRES, 700. Les jeclons du cep sortent plus tost à travers la terre molle que par la dure qui aura chômé, LABOÉTiE, 343. Quant je chomms, je ne besongne pas, g. du cuez , dans palsgr. p. 4014. Mieulx vault chômer que mal besogner, le roux de UNCY, Prov. t. II, p. 347. Des lors qu'il se mist aux guerres, il ne chaumapas d'en apprendre de bonnes leçons, BRANT. Duc d'Albe. Tant y a qu'il ne chauma pas en sa captivité [il n'y demeura pas), ID. Draqut. Il vaut mieux perdre que chômer, Div. leçons de P. Messie, f° 89, dans lacuuxe.
— ÊTV.M. Berry, chômer, cltaumer, larder; Saintonge, cftomcr, manquer; génev. ehorjncr; liourguig. chômai. Diez le tire du même r.idical que calme; mais cela donnerait chaumer, non clioincr, qui est l'ancienne orthographe; l'allemand saûmcn, suédois suma, islandais sa?ma, hollamlais zuymen, t.iriler, agir avec lenteur, est plausible, sauf la difficulté du changement de l's en ch, laquelle cependant n'est pas absolue. Resie le celtique qui réunit le plus de probabilité : bas-bret. choum , s'arrêter, cesser; gaél. ciim, arrêter.
1 CUO.MET (cho-mù), s. m. Voy. cnAUMERET.
t CUONDlllLLE (kon-dri-ir, /( mouillées), s. /". Terme de botani(|ue. Genre de plantes composée3,de la tribu des chicoracées.
— ÉTYJI. Xovôpo;, grain.
tCHONDKIXE (kon-dri-n'), s. f. Terme de chimie animale. Substance qu'on obtient en faisant bouillir la cornée, les cartilages permanents ou ceux des os avant l'ossification.
— ÊTVM. XovSpo;, cartilage.
tCUONDROOllAPHIE (kon-dro-gra - fie), s. f.
Terme d'analomie. Description des cartilages.
— f.TVM. Xovôfo;, cartilage, et f f içEiv , décrire. t CUO.VDROÏUE (kon-dro-i-d'), adj. Terme d'ana-
tcmie. Tumeur chondroîle, tissu fibreux morbide ayant par sa texture une grande ressemblance avec le tissu cartilagineux, sans être pourtant formé de ce tissu.
— f.TYM. Xo-'ôpo;, cartilage, et ticoi;, forme. CUO.NDROLOUIE (kon-dro-lo-jie), s. (. Terme
d'analomie. Traité des cartilages.
— ETVM.XovSpo;, cartilage, et ),6yo;, traité (voy. logioue).
t CUONDROME (kon-drô-m'), s. m. Terme de chirurgie. Non donné aux tumeurs cartilagineuses.
— Etym. Xovôpo:, cartilage.
JCIIONDROPTÊRYGIEN, lENNE (kon-dro-plé-
ri-jiin, jiè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a des nageoires cartilagineuses. || Substantivement. Les chondroptérygiens, nom donné autrefois à tous les poissons dont le squelette est cartilagineux.
— filYM. XôvSpo;, cartilage, et itupuS, aile.
t CllONDROTOMIE(kon-dro-to-mie),*. /. Terme d'analomie ou de chirurgie. Dissection ou section
des cartilages.
— ÊTVM. XûvSpoç, cartilage, et To;j.ri, section
(voy. TOME).
t CIIOPART (cho-par), s. m. Nom du bouvreuil
en Picardie.
t CUOl'E (cho-p'), s. f. Il 1" Sorte de gobelet en forme de cône tronqué, contenant une mesure de bière d'environ un demi-litre. || 2" Le contenu. Boire une ou deux chopes.
— lllST. xv s. ['restre,dy. — Voulez que je dye? X la guise de Normandie, Je bef à vous de chipe en chope. Ilir. de SleGenev.
— f.TYM. Allemand, Schoppen, qui se rattache à schôpfm, puiser.
CIIOPINE (cho-pi-n'), s. f. \\ 1° Ancienne mesure contenant la moitié d'une pinte, || Copulairement. Mettre pinte sur chopine, faire débauche de vin. Il 2° La contenance dune chopine. E le a bn .sa chopine [de vinl, SÉv. 09. A prix d'argent l'auteur comme le sot Boit sa chopine tt mange son gigot, desiiou- I.IÊRES. dans biciielet. Le roi prenait souvent, entre ses repas, des verres d'eau avec un peu de (leur d'orange qui tenaient chopine, st-sim. 403, 2i>2. Que Votre Majesté fasse seulement apporter une chopine de vin rouge, volt. Dial. 27. || 3° Terme de marine. Boite placée au-dessous du piston d'un»? pompe.
— HIST. XIII' s. N'est nus [nul] qui cliascun jor ne pinte De ces tonneaus ou quarte ou pinte. Ou m;ii, ou selier ou chopine, laltase, C8I3. || xiv s. Une grand chopine d'argent dorée, et est le bilieion d'une leste qui baille et l'autre d'une femme, cl est le fruitelet d'une seraine [sirène], de laborde, Émaux, p. 213. Une chopine de vin aigre, ilodus, fxLiv. Une chopine toute esmailliéededansetdeliors, de laborde, ÉmauT, p. 2)3. Il xvr s. Chacun contribua de vin la quatrième partie de la mesure, que les Grecs appellent cotyle, qui pouvoit esire environ cheopine, AMYOT, Cam. 48. Cheoppine, m. Agis et Cléoin. 39.
— f.TYM. Chope ; wall. sopeine.
CIIOPIXER (cho-pi-né), t).n. Mot populaire. Boire chopine à chopine, et aussi boire avec excès. Leur voisin le notaire Un jour de fête avec eux chopinait, LA FONT. Troq. || Il se conjugue avec rau.\iliaire avoir.
— HIST. XV' s. Ces honnesles gens Ne vous pourront ruiner X chopiner, basselin, xx.xtx. || xvi' s. Il les mena boire à la Meule, et quand ils eurent bien chopine.... desper. Contes, lxv. U m'invita à boire avccques lui, et choppinasmes theologalement, bab. Panl. ii, 30.
— f.TYM. Chopine.
t CUOPIXETTE (cho-pi-ni-f). s. f. || 1° Diminutif familier de chopine. || 2° Cylindre du corps d'une pompe qui est sons le piston.
— ÉTVM. Diniiniitif de chopinn.
t CUOPPEMEN'r (cho-pe-man) , s. m. Action de chopper.
— i:;tym. Chopper.
CUOPPER(clio-pé), t'.n. || 1» Heurter du pied contre queU(iie chose en niarcliant. || 2" Eig. Se tromper lourdement. Si rinfinilé en pelilesse est bion moins visible, les philosophes ont bien plus tôt prétendu y arriver; et c'est là où tous ont clioppé, pascal. Pensées, i, art. 0. Je clioppe par dessein, ma faute esl volontaire, REGNiER,.Sat. vu. Si lepliishabile d'entre eux évitait une chose, il chop|)ait en une autre, Francion, v, p, t85. (j 3° Terme de manège. Un cheval choppe, quand il cède d'une jambe de l'avant-main.
— HIST. xtii* s. Lors va [la fortune] soupant et jus se boute, Ausinc cum s'el ne veïst goûte, la Rose, 0171. Il XIV' s. Comme lo cheval eut sopé, DU CANGE, assopire. \\ xv s. Le suppliant en soy retournant soupa, et lui coula le pié, et en soupant desserra son arbaleste, id. ib. \\ xvi' s. Par leurs mains seras souslevé, Afin que d'advenlure Ton pied ne choppe, et soit grevé Contre la pierre dure, ma- ROT, IV, 3(10. N'est-ce pas raison qu'on se moque de leur vanité, et que Dieu aussi les mette eu opprobre, les faisant non seulement chopper, mais en la fin se rompre le cou du tout? calv. Inslit. <l». Que nous soyons sur un cheval , il ne faut sinon qu'il choppe d'un pié pour nous faire rompre le col, lo.ib. 154. .Mon jugement ne va qu'à laslons, chancelant, bronchant et choppant, mont, i, \bb. Les sçavants cliopenl volontiers à cette |iierre [la pédanterie], m. m, 2SU. Voyez comme il [l'Amour] va chancell.mt, chopant el follasirant, id. m, 380.
— éTYM. Espagn. ï'ipo, ïompo, estropié, celui qui choppe; ilal. zoppo, boiteux; pays de Coire, :opps ; anc. franc, chope, souche; de l'allemand schupfen,
heurter; hollandais, schoppen. C/i opper s'étant dil aussi soKpfr, on voit que ch el t peuvent alterner l'un pour l'autre.
t ClIOPPEl'R (clio-peur), s. m. Celui qui choppa.
— f.TYM. Chopper.
CUOQUA.VT. A.VFE (cho-k.ln, kan-t'), adj. Qui choque, qui blesse. Air choquant. Avoir des manières cho(]uanies.
tCII()OI!ART(cho-kar), t. m. Espèce de corbeau.
+ CIIOQL'E (cho-k'), s. m. Terme de chapellerie. Outil pour donner la forme.
CHOQUÉ, ÉE(choké, kée). part, passé. \\l'0\ii a reçu un choc. La li;irque, choipiée par un bateau à vapeur, coula bas. || 2" Kig. Oiïensé S'il a[>crceïait que je fusse si choqué de ses discours, pasc. Prov. s.
t CIIOQUEMEXT (cho-ke-man) , s. m. Action de choquer ou de .se choquer.
— HIST. XVI' s. là les chocquements des Anglois, les querelles des Allemans, d'aub. Ilist. l, t3:i.
CHOQUER (cho-ké), t'. a. || 1° Donner un choc contre. 11 ne voit point d'éciieil qu'il ne l'aille choquer, Boii.. Sat. viii. L'oiseau de Jupiter.... Choque (le l'aile l'escarbol, la font. Fabl. ii. 8. Ayant choiiuô celui qu'ils virent les armes à la main contre lui , ils l'avaient porté à terre, scarr. Ilom. corn, il, I4. La phalange aussi choqua la bataille [le corps d(? bataille) des Indiens, qui fut rompue tout d'un coup, valgei. Q. C. 491. Quelque jour ce jeune liun Choquera la rébellion, En sorte qu'il en sera maître, mm.ii. vi, 10. !| l'ami licrement. Choquer le verre, trinquer. Et pour choquer. Nous provoquer, Le verre en main, en rond nous altiquer, bCrang. TriiK/iioni. || Absolument, en ce sens. Clio ;uons. Voulez-vous cdioquer avec moi ? Il 2" Kig. Ofl'enser, blesser, déplaire. Soit qu'il plaise à mes yeu.x, soit qu'il me choque en Vilme, CORN. Ot/ion, il, 5. Ah! rien de voire part ne saurait me choquer, id. Xicom. v, 5. Ou si ce nom vous choque ailleurs ([u'en Arménie, id. ib. m, 2. En faveur des chrétiens s'il choquait son courroux, id. Poly. v, I. Eiicor ([uedeiiia part tout vous choque et vous blesse, botb. Vencsl. i, \. On ne le peut heurter qu'on ne me choque en lui. ID. Bélis. IV, 0. Dos que les hommes choquent notre goilt, mass. Pardon. Les dominicains sont trop puis.sants, et la .société des jésiiiies est trop politique pour les choquer oiiverienieni, pascal, Pror. 2. Des décrets qui cboipieiit vos sentiments, ID. ib. 18. Toujours au plus grand nomlue il faut s'accommoder, Kt jamais il ne faut se l'aire regarder; L'un et l'autre nous choque; el tout honinio bien sage Doit faire des hab:ls ainsi que du langage, MOL. 1\c. des maris, i, i. L'hippogrilTe n'a rien qui me cljoqiie l'esprit, la font. Coupe. Une robe loujouis m'avait choijué la vu^, bac. Plaid, ii, o. Ce* qui me choque do ces beaux esprits, c'est qu'ils no se rendent pas utiles à leur patrie, montesq. Lett. pers. 30. J'ignore comment il l'an! présenter au rci le déiail de Eoiitenoi el les autres événemculs qui ne peuvent choquer que sa modestie, volt. Lelt. duc de Choiseul. mars 1702. || Absolument. On vous dira de là-haut qu'on peutqueli|uc chose de difficile, puisqu'on peut embrasser tout ce qui choque, noss. la Vallière. Un remède infaillible pour empêcher que les hardiesses ne choquent, c'est de ne leseniplo;cr que dans la passion, boil. /.cym, sublime, 3t. Il 3" Être conlr.iire ou agir contrairement à. Si on choque les principes de la raison, pasc. /le/. 2. Elles ont quelque cliose ipii choque la bieiisi'ance, CoRN. Ex. du Cid. De notre Sparte il choquera les luis. m. Agé-'iil. II, 0. Vous prétendez choquer ce que j'ai résolu. MOL. Sgan. (.Quatre choses choipiaient 1/ liberté de Rome,MONTES0. Fsp. xi, (4. Ce dessein. don Juan, ne choque point ce que je dis, mol. le Festin, V, 3. S'ils clioijuent les bennes mœurs, ils seront notés d'infamie, volt. Lelt. à Mlle C/airon,2- août 1701. Il Choipior l'oreille, produire des sons, joindre des mois qui oiïensent l'oreille; et figurément, tenir des propos qui déplaisent. |; 4° En termes d.i marine, choquer un cordage tendu, le filer avec précaution Il Choquer du câble, en filer dehors. 1] 5" Se choquer, ti. réfl. Recevoir el donner un choc. Ces deux voitures s^ sont choquées. Il conçut que ces grands corps, qui semMaient en se choquant préparer leur communes ruines, étaient au fond des institutions salutaires, volt. Babouc. Les astres brisant leurc orliites Se choquent dans l'immensité, délavions, Paria, iv, 7. || Par extension, former un hiatus. Que vous songii'Z à accommoder des consonnes qui se choquent el à mesurer des périodes.... voir. Lelt 180. Il En venir aux mains, en parlant d'hommes ou de troupes qui s'abordent pour se combattre. Tant qu'on ne s'est choqué qu'en de légers combalâ,
CHO
conN. llor. I, «. Kaut-il faire toralior le fer de la
main ilo deux .-irmées prêles à se choquer, fxiîcii.
II, 89. On s'aborde, on se choque, on fait feu de
part et d'autre, p. t.. couu. t" lettre, particulière.
Il S'offenser. C'est lin homme iiui se choque de tout.
Il Riroen désaccord, aller mal ensemble. Ses vers....
lioiiffis de grands mots qui se choquent entre eux,
ciLBEnT, le XV III' siècle.
— SYN. CHOOL'ER, iiEL'RTF.R. CHoquer, venant de snuche ainsi qu'on le voit à l'étymologie de choc, signifie proprement faire trébucher, comme celui qui heurte du pied une souche. Heurter veut dire proprement porter un coup; c'est pour cela qu'on dit heurter à une porte, et non la choquer; la choquer, ce serait y frapper à l'effet de l'enfoncer. Une légion romaine qui allait choquer l'ennemi, le chargeait pour le faire trébucher, mais elle ne le heurtait pas : car ici heurter aurait un sens moins précis. lOn suivant la nuance on trouve que choquer indique plutôt une action faite par une cause extérieure sur un objet, et heurter une action involontaire : Un heurt survient : adieu le char; Voilà messire Jean Chouart Oui du choc de son mort a la tête cassée, la font. FaU. vu, H. Un heurt, parce que c'est le char lui-même qui a rencontré un caillou; un choc voudrait dire qu'une autre voiture l'a rencontré, te choc de son mort, parce que c'est un objet extérieur; le heurt ne serait pas bon ici. On se heurte la tête, parce qu'on ne le fait pas exprès; mais un homme qui veut se tuer se choque la tête contre la muraille; deux béliers qui se battent choquent leurs têtes. Au figuré, heurter les opinions reçues, c'est leur faire éprouver un heurt, c'est-à-dire se rencontrer en opposition avec elles; choquer des opinions reçues, c'est leur infliger un choc, une offense.
— HIST. xvi* s. Il allait chocquant sa teste contre la muraille, mont, i, 23. Un de ses ancestres mourut-il pas chocqué par un pourceau? id. i, 74. Pour avoir choqué contre la porte de.... id. i6. Des vices qui chocquent la conscience, ID. i, 122. C'est une incivile imporlunité de chocquer tout ce qui n'est pas de nostre appétit, id. i, ibb. Ils disent que ses arguments sont foibles, et entreprennent de les chocquer ayséement, m. ii, tBO. Et ainsi alla de grande roideur chocquer les ennemis, lesquels soustinrent ce premier choc vaillamment, amyot, TimoL 37.
— ÈTVM. Choc ; espagn. chocar.
t CIIOQUETAGE (cho-ke-ta-j'), s. m. Terme d'eaux et forêts. Coup de marteau pourmarquer une souche. On dit aussi souquetage.
— ÉTYM. Choquet, souquet ou fouchet, petite souche.
t CHORAGIQCE (ko-ra-ji-k'), ûrfj. Terme d'antiquité. Qui appartient au chorége (on dit plutôt chorégique, le grec yofriyiy.à: étant beaucoup plus usité que x'>p«Y'i'ô;). Le couvent de nos missionnaires comprend dans ses dépendances le monument choragique de Lysicrates, chateaubb. Ilin. 229.
CUOR.4Ï0UE (ko-ra-ï-k') , adj. Terme de métrique ancienne. Vers choraïque, vers qui renferme des chorées.
— ÉTYM. Chorée i .
t CHORAL, ALK (ko-ral', ra-l'). || 1» .id). Terme de musique. Société chorale, société qui s'assemble pour chanter des choeurs. || 2° .S', m. Espèce de chant religieux. Un choral de Luther. || Masse des chantres qui sont au chœur d'une égUse. || Au plur. Des chorals. Ainsi font les luthériens aUemands dans leurs chorals qui sont une véritable psalmodie, LAFAGE, Cours Complet de plain-chant, n" 692.
— ÉTYM. Chœur.
4. CUORËK (ko-rée), s. m. Terme de métrique ancienne. Pied composé d'une longue et d'une brève, dit aussi trochée.
— ÉTYM. XopÊïoi;, dexopi;. chœur (voy. chœur). t 2. CHORÉE (ko-rée), s. f. Terme de médecine.
Maladie, dite aussi danse de St-Guy, qui consiste et) des mouvements continuels, irréguliers et involontaires, d'un certain nombre des orgaues mus par le système des muscles volontaires.
— ÉTYM. Xopeia, danse, Je xop^îi chœur (voy.