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le» ciiriositi^s d'une ville. J'étais accompagné d'un nouveau pnide et d'un cicérone grec, ciiatf.aubr. /tin. 79. Il Au plur. L'Académie le laisse invariable : les cicérone.
— ÊTYm; Ital. cicérone, de Cicérone, nom en italien de l'orateur romain Cicéron, à cause dos abondantes paroles de res gens (voy. CICÈBO).
t aCfïnOVIANLSME (si-séro-ni-a-ni-sm'), s. m. Imilal'on •'.u style de Cicéron.
Clf.ÊliOMKN, lENXE (si-séro-niin, niè-n'),ad/. Oui est dans le genre de Cicéron. Style, tour cicéronien. l'iriode cicéronienne. || S. m. Celui qui, dans la laliniti'' moderne, s'étudie à imiter la phrase et les tours de Cicéron. Ce sont des superstitions ridicules [de langage] et une affoctation impertinente de laquelle les cicéroniens ne seraient pas avoués parleur Cicéron, lULZ. Soc. chrét. Disc. 10.
— ÉTYJI. Ciceronianu.'! , de Cioero, Cicéron (voy. ciciîno).
t CICCnONISER (si-sé-ro-ni-zé) , V. n. Imiter le style (le Cicéron
— f.TYM. Cictron. célèbre orateur romain (voy.
CICÊI.O).
t CICINDÈLE (si-sin-dÈ-l") , s. f. Terme de zoologie. Nom d'un genre de coléoptères (cicindela).
f CICIPA, s. m. Aliment fourni par le manioc.
CICISnÊE (si-si-slié), s. m. Voy. SIGISBÉE.
f CICLAMOR (si-kla-mor) , s. m. Terme de blason. Bordure de l'écu ou des pièces.
t CICOGNAT (si-ko-gna) ou CICONNEAU (si-konô), s. m. Petit de la cigogne.
— ÈTYM. Cigogne.
t aCONICIDE (si-ko-ni-si-d'), s. m. et f. Celui, celle qui tue les cigognes. La rigueur dont les Thessaliens i)uuissaient les ciconicides me semble assez raisonnable, voit. Lett. 193.
— lîTY.M. Ciconia, et cidere, pour csedere, tuer.
. tClCOMEN, lENNE (si-ko-niin, niè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui ressemble fi la cigogne.
— ÉTYM. Cigogne.
t CICONNEAU (si-ko-nô), s. m. Voy. cicognat. CI-CONTKE (si-kon-tr') , loc. adv. Voy. ci. t CICUHATION (si-ku-ra-sion), s. /'. Terme didactique. Action d'apprivoiser.
— f.TYM. Le latin cicur, apprivoisé.
CICUTAIUE (si-ku-tê-r'), s. f. Terme de botanique. Plante ombellii'ère qui est un poison {cicuta virosa, L.).
— ÉTYM. Le latin cicuta, ciguë (voy. ciguë).
i CICUTINE (si-ku-li-n'), s. f. Terme de chimie. Alcali qui existe dans la ciguë.
— ÉTVM. Le latin cicu/a, ciguë (voy. ciguë). CID (sid), s. m. Seigneur. La tragédie du Cid.
Ils t'ont nomme tous deux leur cid en ma présence; Puisque cid en leur langue est autant que seigneur, Je ne t'envierai pas ce be<)u titre d'honneur; Sois désormais le cid ; qu'à ce grand nom tout cède, corn. Cid, IV, 3.
— ÉTYHI. Arabe, seid, seigneur.
tCIDARIFOUME (si-da-ri-for-m'), adj. Terme ùi-
dactique. Qui a la forme d'un bonnet.
— f.TYB. Kiôopi;, bonnet persan, et forme. «DESSOUS (si-de-sou), loc. adv. Voy. CI. CI-DESSUS (si-de-su), loc. adv. Voy. ci. CIDEVANT (si-de-van), (oc. adv. Voy. ci. CIDRE (si-dr'), s. m. Boisson faite avec du jus de
pommes. Cidre doux. Cidre piquant. Le cidre enivre. On dit que du cidre est tué, quand, ayant été exposé, en vidange, à l'action de l'air, il a pris une teinte noirâtre et perdu de son goût. |{ Cidre à deux trains, cidre fait avec des pommes d'espècas mêlées.
— HIST. xiii* s. Sicera, id est, sidre, du cange, siCfTo. Il XV* s. De nous se rit le François, Mais vrayement, quoi qu'il en die, Le sildre de Normandie Vault bien son vin quelquesfois, basseun, Vau de Vire, th. || xvi' s. Nos reitres receurent aussi argent, qu'ils trouvèrent beaucoup meilleur que les citres de Normandie, langue, 604. Ils se servent plus du sidre ou pommé, et du peré que de la bière, par tout où ces boissons sont en usage, l'on apoelle pommé le jus de pomme, et poiré celui de poire: particulièrement en la haulte Normandie, es environs de Paris, en la Brie, et en certains endroits de la Picardie, sidre, toute liqueur procédante des pommes et des poires, meslée ou distincte. Mais en la basse Normandie, comme en Costentin, Dessin, pais de Caux, et autres, esquels ce bruvage est le mieux cogneu, aussi à Rouen, par le sidre est seulement entendu le jus procédant des pommes, demeurant le nom de poiré particulier à celui des poires, o. ne serrks, 245-246.
— TvTYM. Berry, nire; picard, cite; espagn. siara; anc. espagn. «lira; ital. ïidro , cidro; du latin
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I sicera, du grec aixepa , venant d'un mot hébreu qui signifie une espace de boisson enivrante.
CIEL (sièl), s. m. Le pluriel est ciels (sièl) ou cieux (sieil), suivant l'emploi. Voy. la remakquf:. Il 1" Espace que nous apercevons étendu au-dessus de nos têtes en forme de voilte et circonscrit par l'horizon. Le ciel est pur. Le ciel est chargé. Ciel changeant. Ciel menaçant. Un ciel gris, som'jre. Le ciel bleu. La voiUe du ciel ou des cieux. La lune est dans le ciel, et le ciel est sans voile, lamart. Ilarm. i, 40. Un monde est assoupi sous la voûte des cieux. m. ib. u, 4. Lt la moitié du ciel palissait, et la brise Défaillait dans la voile, immobile et sans voix, ID. ib. II, 2. Il [l'homme qui a fait une faute] rougit de lui-même, etcombien qu'il ne sente Kien que le biel présent et !a terre présente, Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu, mai.h. i, 4. || On ne voit ni ciel ni terre, se dit de ténèbres fort épaisses. Il On dit de choses fort différentes, qu'elles sont éloignées comme le ciel et la terre, j] Entre terre et ciel, dans l'air. || Couleur bleu de ciel. || Sous le ciel, sur la terre, 'fircis disait un jour à la jeune Amarante: Ah! si vous connaissiez comme moi certain mal Oui nous plaît et qui nous enchante, II n'est rien sous le ciel qui vous parût égal, la font. Fabl. VIII, <3. Il Ëlever quel'ju'un jusqu'au ciel, le louer avec excès. Tel porte jusqu'au ciel leur vertu sans égale, corn. //or. m. 2. On vous loua jusqu'au ciel, sÉv. 49. Et la France a les destinées Pour elle tellement tournées Contre les vents séditieux , Qu'au lieu de craindre la tempête. Il semble que jamais sa tête Ne fut plus voisine des cieux, MALH. m, 2. Il J,e Fils du ciel, l'emiiereur de Chine. Le ciel inférieur, la Chine. || 2° Terme d'astronomie ancienne. Les diverses sphères cristallines et concentriques à la terre que les anciens avaient supposées pour expliquer les mouvements apparents des astres. Le ciel de la lune. Le fiel de Jupiter. Comme le ciel mobile, éternel en son cours, Fait les siècles, les ans et les mois et les jours, Régnier, Sat. m. Les anciens ne s'accordaient pas sur le nombre de ces ciels. Ils en avaient d'abord sept pour les sept planètes, la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne. Après ceux-là venait le ciel des étoiles fixes, qu'on appelait aussi empyrée, ou premier moLiie, comme donnant le mouvement à tout; ou firmament, comme enveloppant ou affermissant tout l'ur.'.vers. Plus tard on imagina sous le nom de premier ou second cristallin des ciels intermédiaires entre le firmament et le ciel do Saturne pour expliquer divers mouvements nouvellement observés. Plus tard eni"n, au xvi* siècle et au commencement du xvw, avant que le système de Copernic triomphât définitivement, on réduisit toutes ces sphères à trois, une pour les planètes (qui en contenait réellement .sept), une pour les étoiles fixes, et une autre fort mal déterminée à laquelle on lais.sa le nom d'empyrée. Tous ces ciels étaient supposés solides, et de là ces expressions-ci : Tombesur moi le ciel, pourvu que je me venge! corn. liod. v, i. Il Familièrement. Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises, se dit pour se moquer d'une supposition absurde. Il Tomber du ciel, se dit d'une chose ou d'une per.sonne qui arrivent tout à fait à l'improviste et qui d'ordinaire apportent quelque chose de très-avantageux. Ce secours tombait bien véritablement du ciel. On l'avait regardé comme tombé du ciel pour cela. Vous qui, dès le berceau, de bon œil me voyez. Qui du troisième ciel mes destins envoyez. Belle et sainte planète, astre de ma naissance, Régnier, Élég. v. || Être ravi au troisième ciel, au septième ciel, éprouver une vive joie.
II 3" Dans l'astronomie moderne, l'espace immense dans lequel les astres accomplissent leurs révolutions : à ce point de vue, la terre, étant une planète, est dans le ciel. Par delà tous ces cieux le dieu des cieux réside, volt. Ilenr. vu. || 4" L'ensemble des constellations qui parent le ciel. Les Égyptiens ont trouvé cette grande année qui ramène tout le ciel à son premier point, boss. Ilist. m, 3. Et qui guide les cieux et leur course rapide? la font. Fabl. X, I . Il Les influences du ciel, les prétendues influences qu'on attribuait aux astres sur la destinée humaine. S'il ne sent point du Ciel l'influence secrète. Si son astre en naissant ne l'a formé poëte, BoiL. Art p. 1. Il 5° Air, atmosphère, climat. Essuyer rinclémence du ciel et des saisons. Vous y trouverez un ciel toujours pur et serein. Jeunes et tendres fleurs par le sort agitées. Sous un ciel étianger comme moi transplantées, rac. Esth. i, i. Cherchant avidement sous un ciel étranger.... iD.ilithr. m, t. Sous un ciel plus heureux et plus digne de vous, iD. ib. I, 3. Tout ciel est agréable où notre
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àme est paisible, Ducis, Macbeth, v, a. Je ne puis comprendre pourquoi, toute la Grèce étant placée sons le même ciel et les Grecs nourris de la même manière, il se trouve néanmoins si peu de ressenililance dans leurs moeurs, la brut. Caracl. de Théophr. Avant-propos D'un vaste champ de fleurs je tire un peu de miel; Tout m'enrichit, et tout m'appelle; et, chaque ciel M'offrant quelque dépouille utile et précieuse. Je re.iiplis lentement ma rtche industrieuse , a.chF.n. Élég. 24. || Fig. Il est temps qu'en son ciel cet astre aille reluire, corn. Mcnm. Il, 2. Il Terme de marine. Ciel fin, ciel clair et sans nuage. Ciel gros, ciel couvert de gros nuages. Le ciel .se hausse, il s'éclaircit. || Le fou du ciel, la fondre. Pourquoi vous troublez-vojs, enfants de l'Evangile? X quoi sert dans les cieux ton tonnerre inutile. Disent-ils au Seigneur?... lamart. Ilarm. i, 5. Il Un ciel d'airain, des cieux d'airain, un temps sec et sans p'.uie, et qui dure depuis assez longtemps pour que les biens de la terre en souffrent. Il Fig. Un ciel d'airain, les rigueurs 'nexorables du destin. || Familièrement. Remuer ciel et terre, faire tous ses efforts pour arrive: à un but. || 6" Terme de théologie. Le séjour des bienheureux. Ne désirer que le ciel. Les joies d,i ciel. Je prétendais autant qu'aucun autre à gagner le ciel, desc. i/^1. i , ( I. L'honneur leur appartient d'avoir ouvert la porte X quiconque osera, d'une lime belle et forte. Pour vivre dans le ciel, en la terre mourir, malh. i, 4. || Voir les cieux ouverts, ressentir une indicible joie. Ce n'est pas le ciel ouvert, mais enfin on n'a pas mieuv, et c'est un parti forcé, volt. Lclt. Mme du Deffanl, 6 janv. t7G4. Il Fig. Les choses, les puissances célestes, divines, Dieu, la Providence. Les dons, les bénédictions du ciel. Le ciel sur nos souhaits ne règle pas les choses, corn. Pomp. v, 2. Ciel, à qui voulezvous désormais que je fie Le secret, de mon âme et le soin de ma vie? ii). Cinna, iv, 2. Sire, puisque le ciel entre les mains des rois Dépose la justice et la' force des lois.... lu. //or. v, 2. Et dédaigne de voir le ciel qui le trahit, id. Pomp. ii, 2. Le ciel vous le fait voir un poignard à la main; Le ciel est ju5tG et sage et ne fait rien en vain, rac. Atlt. ii, 6. Cieux, écoutez ma voix, terre, prête l'oreille, Rxc. Athal. tu, 7. Nous préservent les cieux d'un si funeste abus! volt. Brut. Il, 4. Mais le plaisir à ma philosophie Révèle assez des cieux intelliger.ts, bérang. Pieu des b. gens. Ô nuits, déroulez en silence Les pages du livre des cieux, lamart. Ilarm, i, 2. Mais comment consentir à ce que vous voulez. Sans ofl'enser le ciel, dont toujours vous parlez, molière, Tart. iv, 5. J'aurais une douleur extrême qu'une personne oue j'ai chérie tendrement devint un exemple funeste de la justice du ciel, in. le Festin, iv, 9. On n'a pas besoin de lumière quand on est conduit par le ciel, in. ib. IV, 12. Vous me voyez revenu de toutes mes erreurs, je ne suis plus le même d'hier au soir, el le ciel tout d'un coup a fait en moi un changement qui va surprendre tout le monde, id. ib. v, i. On le verra bientôt, pompeux en cette ville, Marcher encore chargé des dépouilles d'autrui. Et jouir du ciel môme irrité contre lui, boil. Sat. 1. 1| Grâce ou grâces au ciel, exclamation par laquelle on se félicite de quelque chose d'heureux. Je suis revenu, gnlces au ciel, de toutes mes folles pensées, mol, le Festin, iv, 9. || Ciel! ô ciel! juste ciel! justes cieux! exclamations qui expriment l'admiration, la joie, la douleur, la crainte, etc. Ciel! quel nombreux essaim d'innocentes beautés.... bac. Esth. i, 'i. Il 7° La piété, la vertu pieuse. La tendre hypocrisie, aux yeux pleins de douceur. Le ciel est dans ses yeux, l'enfer est dans son coeur, volt. //f?ir. vu. '/enez, enfants du ciel, orphelins su.- la terre; Il est encor pour vous un asile ici-bas, lamart. Ilarm. 1, H. Il 8° Terme de peinture. Partie d'un tableau qui représente le ciel. Ce peintre fait bien les ciels. Il Aspect particulier du ciel de tel ou tel pays. Ce peintre reproduit bien les ciels de l'Italie. || 9" Le couronnement, le haut d'un Lt. Des ciels de lit. Elle n'eut.... Autre ciel pour objet que le ciel de son lit, RÉG.N'iER, i'if. x:!i. ii Le dais (pi'on porte audessus du St-Sacrement. || Le haut, le plafond d'une carrière. Des infiltrations percent les ciels de carrière. Dieu les amincissant [les contours des blocs de rocher] en immenses spirales Les sculpte comme un lustre au ciel des cathédrales, lamart. Joc. ii, 82 II Carrière à ciel ouvert, carrière qu'on exploite en enlevant à fur et à mesure la terre qui recouvre le gisement. |j Dans les machines à vapeur, le dessus d'un fourneau. Le pluriel est aussi ciels. || Proverbes. Le ciel rouge au soir, blanc au matin, c'est la journée du pèlerin. {{ Les mariages se font au ciel, locution dont on se sert pour exprimer qu'on les attribue
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à la direction même de la providence. On dit dans le même sens : cela était écrit au ciel. || Ciel pommelé et femme fardée ne sont pas de longue durée, gage conseil donné aux femmes et fondé, quant à l'expression, sur ce qu'en effet un ciel |)ommelé ne dure pas.
— REM. Le ciel, à proprement parler, est cette partie de la voûte azurée que nous voyons ou que nous concevons comme renfermée dans un horizon
: déterminé. C'est dans ce sens qu'on dit : le ciel de , la Provence et celui de l'Italie sont bien différents des ciels de l'Angleterre et de l'Ecosse; ce peintre réussit admirablement dans les ciels. Les ciels de lit tirent leur nom de leur forme et de leur position audessus de nos têtes; etces exemple'^ nous montrent que. quand on compte les ciels, c'est-à-dire quand on passe au pluriel entendu dans la rigueur de la définition, on le farme régulièrement en ajoutant un s au singulier. Le motcieux, au contraire, indique non la pluralité, mais l'universalité indivise de la sphère céleste, oh, au figuré, la Providence, le pouvoir céleste, jullikn.
— HIST. X' s. Qu'elle Deo raneiel [renie], chi maent [demeure] sus en ciel, Eulalie. \\ xi* s. N'a tel vassal sous la cape du ciel, Ch. de Itol. xL. Souz cel n'i a plus encrisraé félon, ib. xcii. Mors est Rolans: Deusen al'ame es cels, ib. c:,xxin. Ijxii's. Qui fit le ciel et la terre et la mer, Rnncisv. p. 32. Charles regarde amont vers les hauz ciez, ib. p. ( 12. [Je] N'en donroie le désir Pour tout l'avoir dessouz ciel, Couct, XII. || xiii" s. Dame, merci, pour Dieu qui fit ciel et rosée, Berle, xvi. Comment diable I estes vos tiex [tel] ? Quidiez-vos monter as .«ainz ciex. Avec Dame Dieu là amont? Ren. 24740. 11 sembloit que c". fust uns anges, Qui fusttantost venu du ciau, la Rose, 9U7. Des roses i ot grans monciaus; Si bêles ne vilhoras sousciaus, ib. 1048. Et ce face dire deus ou trois feiz, ainsque les esteilles aperenl ou ciel, Ass. dejér. 82. Licuers le conte est àCitiaux, Et l'arme [âme] là sus en sains ciaux. Et li cors en gist outre mer, rute!!. 69. Et la contrée du cial ne aide pas sars plus à la force des corps, ainczois vault moult à la force des couraiges, j. demeung, Végcce, I, 2. Il xiv s. Mais aucuns qui se voient en fortune tramper, Cuident aucune fois jusques au ciel aler. Et ne regardent pas desdegrez avaler, Guescl. iBiao. Dix huit ais de blanc hcis, dont or fist le chiel de la dite chapelle, Bulletin du comiléde la lantjue, t. ii, n» ) , p. 54. Il XV' s. Il est ravy trop plus hault qu'aux tiers cieulx Et prend pour soy tousjours la chose aux mieuix, al. chart. Le débat des deux fortunes. Y -mx tu mettre ta bouche au ciel [t'en prendre aux grands], parler des grands seigneurs auxquels on ne peut dire : pourquoy faictes vous ainsi? geuson. Harangue au roi Charles ¥1, p. 17. Le roy entra en la ville; sur lequel quatre gentilhomnr.es et chevaliers demeurans en icelle portèrent un ciel ou dais, et estoient toutes les rues par où il passoii tendues à ciel, I. ciiARTiER, llist. de Charles Vil, p. 20», dans LACUKtiE. || xvi* s. Le ciel ou poisle [de l'autel] est un cèdre embasmant Les cœurs humains, MAROT, I, ("-t. Et firent oster de de.ssus son berceau les ciels, poisles et daix qui y estoient, avec les rideaux et tour du lict, carl. m, i7. Le soleil est de trois epicycles, c'e.st à dire ciels ou estages, au dessus de la lune [c'e.st-à-dire ceux de Mercure, de ■Vénus et le sien propre], paré, Monstr. ap. 4. Je m'asscu roy qu'au changement des cieux Cest an nouveau romproit ma destinée, rons. Amours, i,<80. De ces nations qui n'ont aulcune cognoissance de vestemenls, il .s'en trouve d'assises environ soubs mesme ciel que le noslre et soubs bien plus rude ciel que le nostre, mont, i, 2B9. Ce ciel dfc lit tout enflé d'or et de perle.j n'a aulcune vertu à rappaiser les trenchées d'une verte colique, ID. i, 320. Ciel immobile on ne cognoist, leboux de linxy, Prov. t. i, p. 07.
— ÉTYM. Picard, du; bourguig. cier; bressan, ciar ; franc-comtois, cié; wallon, sir; provenç. cei ; espagn. et ital. cielo; du latin cœlinn, qui se rattache au grec x5î),&;, creux (car i'orllioguphe c;elum parait devoir être rejetée). Notre pluriel cieux est le cas régime, dans l'ancien français le nominatif pluriel étant li ciel.
f CIF.NTOUR (si-an-tour), ioc. adv. Voy. CI.
CIERGE (sièr-j'), s. m. || 1° Grande chandelle de cire à l'usage des églises. Cierge pascal, cieige de grande dimension que l'on bénit dans chaque paroisse pour la fête de Pâques. Cierge bénit. A la Chandeleur, on porte des cierges à la procession. Et votre oeil a telle étincelle Que le soleil n'est, auprès d'ede, Qu'un cierge de la Chandeleur, rkcnier. Louanges de ilacettc. Après que l«s ruches sans miel N'eurent plus que la cire, on fit mainte bougie; Maint cierge
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aussi fut façonné, la font. Fabl.ix, )2. ||Être, se tenir droit comme un cierge, être, se tenir très-droit, avec de la roideur. || Briller, offrir un cierge à la sainte Vierge; et fig. Il doit un beau cierge, il a lieu d'être reconnaissant. Elle m'a dit : tu me dois un beau cierge. Car sans mon souffle au néant tu restais, iiébang. Métempsyc. || 2° Terme de botanique. Genre de plantes dites cactus, où l'on distingue le cierge du Pérou. || Un des noms de la mol'uie noire et du bouillon blanc. || 3° Cierge d'eau, se dit de jets d'eau placés sur la même ligne.
— Iiisr. xii* s. Où n'eûst cerge ou lanterne enfichée, Rnnc. p. 1(8. Esteigniez, fait lur il, cescirges alume^. Th. le mari. 52. || xiii" s. Dcdenz [ils] virent cirges ardanz, Dont li clartez esteit mult granz, Lai dcl désiré. Neïs les onze mile vierges, Qui devant Dieu tiennent lor cierges, la Rose, til6u. Qui verra deux cierges estaindre. Lors si verra Comment Jliesu Crist enverra, Qui maint orguilleux à terre a Plessié et mis, ruteb. 84. || xiV s. Li atake [l'attache] devant fu escarboucle cler. Qui par nuit reluisoit, com chierge en candeler, Baud. de Seb. v, 772. Il xv''s. Il n'y avoit ne cierge ni chandelle, Lancelot du lac, t. il, !*■ 14, dans lacusne.
— ÉTYM. Latin cereus, de cire, de cera, cire (voy. cire).
t CIERGER (sièr-jé), 0. a. Terme de métier. Garnir une étdlïe de cire.
— É'FYM. Cierge.
t CIERGIER (sièr-jié), s. m. Celui qui fait ou vend des cierges.
— ÉTYM Cierge.
CIGALE (si-ga-l'), s. /■. |H° Insecte de la famille des hémiptères, qui fait entendre dans les champs, pendant les grandes chaleurs, un bruit aigre et monotone. Le chant de la cigale. La cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue, Quand la bise fut venue, la font, l'abl. i, i. Tithon n'a plus les ans qui le firent cigale, malh. vi, 17. Et comme la cigale, amante des buissons, A. chén. Éleg. t.||Eig. Ronsard, fais-a'en raison, et vous autres esprits Que, pour être vivants, en mes vers je n'écris, Pouvez-vous endurer que ces rauques cigales Egalent leurs chansons à vos œuvres royales? Régnier, Sat. ii. || 2" Terme de marine. Organeau d'une ancre ou d'un grappin.
— HIST. xvr s. Babillard en cigale, cotgrave. Ferrer les cigales [faire un travail inutile], id. Comme nous allons \ la chasse des bestes, ainsi vont les tigres et les lions à la chasse des hommes; et ont un ]iareil exercice les unes sur les aullres, les chiens sur les lievre.% les brochets sur les tenches, les arondelles sur les cigales, mont, h, (70.
— ÉTYM. Provenç. et ital. cicala; espagn. cigara; du latin cicada.
CIGARE (si-ga-r'), s. m. || 1° Petit rouleau de feuilles de tabac que l'on fume co.mme une pipe. Aux arrêts forcés pour avoir fumé un pauvre petit cigare? — Un cigarel croyez-vous que je ne reconnaisse pas votre alfreux tabac de caporal? ch. de behnard, (o Peau du lion, § 3. || 2° Tabac à fumer de l'île de Cuba.
— REM. On fait quelquefois cigare du féminin; Chateaubriand a dit : Je lui présentai une cigare, il fut ravi et me fit signe de fumer avec lui, Iiin. (24. Mais cigare est définitivement masculin, conformément à l'usage des fumeurs et à l'étymologie.
— ETYM. Espagn. cigarro, cigare, de cigarar, rouler en forme de papillote, papilloter, rouler dans du papier.
t CIGARETTE (si-ga-rè-f) , s. f. || 1° Petit cigare fait avec du tabac roulé dans un bout de papier ou de paille de mais. || 2* Cigarette de camphre, de belladone, etc. tuyau de plume où l'on met ces substances en poudre, et qui, tenu dans la bouche, transmet ce qui s'en exhale.
— ÉTYM. Diminutif de cigare.
CIGOGNE. (si-go-gn') , s. f. \\ 1° Gros oiseau voyageur remarquable par son long bec et ses longues jar.ibes. La cigogne mange les serpents. Compère le renard se mit un jour en liais, Et retint à dîner commère la cigogne, la font. Fabl. i, 18. Je ne sais si c'était à cause que les cigognes mangect les serpents ou pour ce qu'elles nourrissent leur père en vieillesse, ou pour avoir été les inventrices des clystères, qui est une louable et utile invention, VOIT. Letl. 193. Ce monstre craint la raison, comme les serpents craignent les cigognes, volt. Lett. d'Argenlal, 13 juin 17C3. || La cigogne est le symbole de la piété et de la reconnaissance, parce qu'on dit qu'elle nourrit son père et sa mère dans leur vieillesse. Quand cet honnèta homme [Néron] eut tué sa mère (c'était une terrible cigogne I).... \on.Leit. 125.
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Il Contes de cigogne, à la cigogne, balivernes, contes faits à plaisir. J'appréhende qu'on ne croie que tout ce que j'ai rapporté jusqu'à présent ne passe pour des contes de la cigogne ou de mam're l'oie, à cause que cela semble trop ridicule ou trop extravagant, le Roman bourgeois, édit. de Nancy 1713, in-8*, p. 237. Il 2''Terme de marine. Maniveile d'une meule servant à aiguiser les outils, jl 8° Terme de métier. Levier coudé.
— HIST. XIII* s. Je ne pris [prise] ton gaaing le vol d'une cigogne, La folle et la sage. E pur fere ceste ■besoigne I revaut l'oint [il y faut la graisse] delà cigoine, Ms. St Jean. || xvi' s. i:ependant Panurge leur contoit les fables de Turpin , les exemples de St Nicolas et le conte de la cipuoingne, rab. Paul, u, 19. Sornettes et ontes de la cigoigne, comme l'on dict. L'esté de Bénigne Poissenol , f"4, v', dans fr. Micnr.L, Argot. Seigneur docteur, ce que je vous dis ne .sont point des contes de la cicoigne, La comédil des Proverbes, act. ii , se. 2.
— ÉTYM. Picard, chigogne ; provenç. ciconia; espagn. cigueiia; portug. cegonha; ital. cicogna; du latin ciconia.
■fCIGOGNEAC(si-go-gnfi),î. m. Petit de la cigogne.
— ÉTY.M. Cigogne.
CIGUK (si-gue), s. f. Il !• Plante vivace de la famille des ombellifères et dont le nom est attribué à trois plantes ombelliières qu'il importe de distinguer : la ciguë vireuse (cicuta virosa, L.) ; la ciguS proprement dite ou grande ciguë {conium macutalum, L.) ; la petite ciguë ou ciguë des jardins, dite aussi faux persil (.rthusa cgnapium, i.); ces trois plantes sont vénéneuses. || 2° Poison mal connu dans sa composition, parlequel les Athéniens faisaient mourir les condamnés à mort. Sotrate mourut, ayant avalé la ciguë, fén. Socrale. \\ Kig. Cette philosophie va tout droit à la ciguë, volt. Lett. Prusse, 12.
— HIST. xiii* s. N'onc cil mué ne le troverent, Qui par cegue le tuèrent, la Rose, 5888. Seignorie que j'ai eiie, Ne pr;s [je ne prise] pas un rain de segue, R'JTEB. II, 197.
— ÉTYM. Norm. chue; Berry, cocue; provenç. etcuda ; espagn. et ital. cicuta; du latin cicuta.
1. CIL (sil; l'Académie dit qu'on mouille l, sill; cependant l'u-sage le plus général est de ne pas la mouiller), s. m. || 1° Poil qui borde les paupières. Nous vîmes une larme, et ce fut la dernière. Sous ses cils abais.sés [de Socrale] rouler dans sa paupière, LAMART. Socrale, 371. || 2" En termes de botanique, se dit des poils soyeux qui bordent certaines parties. Il 3° Terme de physiologie. Cils vibratiles, filaments très-fins, dressés sur toute la surface ou une partie seulement de certains éléments anatomiques de quelques animaux invertébrés, de quelques embryons des animaux vertébrés et de quelques algues, se contractant par eux-mêmes, et se mouvant d'un mouvement vibratile très-vif et continu.
— HIST. XVI' s. Aucun ont les paupières prises avec le cil, paré, xviii, 17. Il lui dardera un cil d'œil [clignement] avec un ris friant , pasolier, Menophile, p. 120, dans i.acurne. Cingar remarquesoudain la contenance de cet homme, et, resserrant la paupière et cil île ses yeux, faisoit signe à Uerthe comme est la coustume des pippeurs, merun cocaie,
t. I, p. 177, dans LACURNE.
— ÉTYM. Provenç. cil, silh, cilla; catal. eella ; espagn. ceja; ital. ciglio; du latin cilium, bord de la paupière supérieure, paupière, sourcil; grec, xùXov, la paupière, le dessous de la paupière.
j- 2. CIL (sil), pronom démonstratif masculin, dont le féminin, resté dans la langue, est celle, et qui était encore en usage au commencement du xvir siècle- Autant que cil qui mit les souris en bataille, ré^ GNiER , Sat. VI.... Te montrer à nu mes passions. Comme à cil qui pardonne aux imperfections, id. t6. Cil a été, dans ses beaux jours, le plus joli mot da la langue française ; il est douloureux pour les po6^ tes qu'il ait vieilli, la bruy. xiv.
— HIST. X' s. Et cum cil lo fisient [faisaient] , dunt oreaveistodit, Fragm. de Valenc. p. 409. ||xiii's. Ce fu cis, bien le dit Solin, Qui par les respons Apolin Fut jugié du ment li plus sages, la Hose, 6881.
— ÉTYM. Voy. CELUI.
t CILIAIRE (si-li-ê-r') , adj. Terme didactique. Qui appartient aux cils. Le bord ciliaire des paupières. Il Terme de zoologie. Les ciliaires, genre de poissons de la famille des leptosomes.
— ÉTYM. Le latin ciliuvi, cil.
CILICE (si-h-s') , s. m. Ceinture de crin qu'on porte sur la peau par mortification. Porter le ciiioa. Aflliger son corps de cilices et de jeûnes, liais d'où vient cet air sombre, et ce cilice affreux. Et cette cendre enfin qui couvre vos chevelu? bac. 4'*(/i. i, i.
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KUe pleura la mort de son époux dans le jeûne et dans le cilice, mass. Jeûne. Le moine secoua le cilice et la liaire, doil. Lulr. vi. Il faut perler ta croix, pofttor do ton calice, Couvrir son front de cendre et son corps d'un cilice, la font. Captivité de St Unie.
— ÊTYM. Provenç. eilici, cirici, selits ; espagn. cHicin; ital. eilircio ; de cilicium, éloiïe de poil do clièvre, de xtJixiov, étoiïe ainsi nommée k cause qu'elle se faisait avec du poil de clièvres de Cilicie.
CILIÉ, ÉE (si-li-é, ée) , adj. Terme didactique. Oui est garni de cils ou de poils rangés comme des cils.
— RTYM. Cilintiis, de cilium. cil.
t CII.IFËRE (si-li-fô-r'), CILIGÈIIE (si-li-jê-r') .adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte des cils.
— ÉTVM. Ciliiim. et ferre ou gerere, porter.
t CILIOBRANOHE (si-li-o-l)ran-ch') , adj. Terme de zoologie. Oui a des branchies en forme de cils (mollusques). || S. m. Les ciliohranches.
— ËTYM. Cil, et brancliie.
f CILIOGRADE (si-li-o-gra-d'), adj. Terme de zoologie. Qui marche à l'aide de cils. || S. m. Les ciliogrades, classe de faux zoophytes.
— ETYM. Cil, elgradi, marcher.
t CILIOLE (si-li-o-l) , s. m. Terme de botanique. Petit cil.
— ÉTYM. Diminutif de cilium, cil.
CU.I.É, ÉE (si-llé, liée, Il mouillées), part, passé. 111° Garni de cils. Cheval cillé, cheval sur qui des poils blancs se montrent vers l'arcade orbitaire. Il 2° Fermé. Ouvre tes yeux cillés, et vois de quelle .sorte D'ardeur précipité la rage te transporte, Régnier, Ép. I.
CILLEMKNT (si-lle-man, Il mouillées, et non siye-man), s. m. Action de ciller les yeux, les paupières. Cillement d'yeux.
— ÉTYM. Ciller.
CILLER (si-llé, Il mouillées, et non si-yé), v. a. Il 1° Faire toucher et séparer les cils des deux paupières. Il ne fait que ciller les yeux, les paupières. Il Absolument, fermer les yeux pour une émotion, une surprise, etc. X ce violent coup de tonnerre tout le monde a cillé. || Personne n'ose ciller devant lui, se dit d'un homme impérieux devant le(|uel personne n'ose rien se permettre. || 2° Terme de fauconnerie. Coudre les cils ou les paupières d'un oiseau de proie. Il S^Ciller, V. n. Se ciller, v. réi!. On dit qu'un cheval commence à ciller ou à .se ciller, lorsque des poils blancs se montrent vers l'arcade orbltaiie ou les tempes : c'est un signe de vieillesse avancée.
— HlST. xiv's. Le faucon ne doit point estre chillé trop estroict, ne le fil de quoy il est chillié ne doit estre trop délié, ny ne doit estre noué sur la leste, ains doit estre tors, Modns, f'Lxxviii. Il convient que l'un tiengne l'esprevier par les e.sles du cor|is, et l'autre le prent par le becq et le cillera [coudra les paupières], Ménagicr, m, t. \\ xvi* s. Kn une minute de temps, et moins qu'on ne mettroit à ciller l'œil, le son de la trompette pénétrera par tout, CALVIN, Imtit. 804. Soustenir l'esclat des pompes sans ciller les yeulx, mont, i, 47I. Il faull qu'il [le philosophe] cille les yeulx au coup qui le menace, il faut qu'il frémisse planté au bo.'d d'un précipice, comme un enfant, nature ayant voulu se reserver les légères marques de son autorité inexpugnable à nostre raison et à la venu sto'ique, m. ii, 20. Caton ne respondit rien, ains regarda seulement ces estrangers au visage d'un regard fiché sans ciller, AMYOT, Cal. d'Vliq. 3. Les serpents usent de fenoil, et scilbins les yeux en frottent les paupières pour recouvrer la veuë, paré, Animaux, l.
— ÉTYM. Cil; ciller c'est d'abord remuer les cils, puis coudre les cils, et enfin avoir des cils blancs. Ménage le lire de sigillare, sceller; mais ni le sens ni la forme ne permettent celte étymologie.
CIMAISE (si-mê-z'), s. f. Voy. cy.maise.
CIMBALAIRE(sin-ba-lô-r'),s-. /'.Voy. cvmbalaire.
CIME (si-m'), s. f. \\ i" Le haut pointu d'un arbre, d'une montagne, d'un clocher. Du Taurus escarpé nous franchissons la cime, volt, .'icythes, i, 3. Semblable à CCS hautes montagnes dont la cime, audessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans .sa hauteur et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environne, Boss. ioui's de Bourbon. Elle-même aux cerfs pourchassés Prépare de profonds asiles Sur la cime des monts glacés Contre les chiens les plus igiles, combaub, dans richelet. Ainsi d'un champ d'épis se recourbe la cime Sous l'haleine du ■vent qui les touche et s'enfuit, masson, Ilelrétiens, VI. Il Poétiquement. Le mont à double cime, la double cuue c'esl-à-Utre le Parnasse. Les nymphes de la ■i™>me cime, les Muses. Hï-Fig. On ne pourrait faire
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sentir que par une trop grande discussion la difficulté et le prix de ces sortes d'ouvrages, que n'estiment peut-être pas assez ceux qui ne se plaident que sur la cime la plus élevée de la théorio . îonten. Sauveur. || 3' Terme de botanique. Cime, voy.
CYME.
— HIST. xn* s. Li arbre qui cheQ seront Se dresseront tuit contre mont; X mont torneront lor racines; Contre terre seront lescymes, Adam, mystère, p. 76. Il xiii's. Lors [il] lui conte de la racine Dusqu'en la cyme ses meiïais, lioman de Ilobert le diabJe. || xv s. Iceulx siipplians se prindrent à copper des cymeaulx du dit arbre, du cange, cimeij.x. il xvi' s. Là s'eslevoit la cyme forestière D'Ide [le mont Ida].... bons. 803. L'office de censeur, qui estoit à Rome la cyme de dignité où pouvoit atteindre un citoyen romain, amyot, Caton.
— ÉTYM. Provenç. cim, sitn. cima; catal. dm; espagn. et ital. cima; porlug. cimo; dulalin cijma elcuma, tendron, cœur de chou, qui dans les langues romanes, a pris le sens d'extrémité de la tige, et de là, celui de tout sommet; du grec xùiia, jeune pousse, de xùm, être gonflé par ce qui est engendré, par le bourgeon, par l'embryon.
CIMENT (si-man),i.m. || l°Poudre de tuiles et de briques pilées, qu'on mêle avec de la chaux, pour lier les pierres des murs et des autres bâtiments. Il Ciment romain, sorte de mortier, ainsi nommé bien que les Romains ne l'aient jamais connu, qui possède à un de;.'ré supérieur toutes les propriétés des chaux hydrauliques, c'est-à-dire qu'il acquiert presque instantanément, à l'air et à l'eau, dnreié et imperméabilité. Le ciment de Vassy, qui est le ciment romain le plus renommé, provient d'un calcaire argileux et magnésien, dur, d'une couleur bleu-cendre, que l'on trouve immédiatement au-de.ssus du liais, et que l'on calcine dans des fours à chaux ordinaires. Ce ciment est naturellement hydraulique : aussi s'en sert-on dans les constructions où l'on craint l'action de l'humidité. || Ciment hydraulique ou pouzzolane, nom donné à un produit volcanique provenant des débris de laves poreuses ou dures. || Par extension. Ce nid qu'avec tant d'art. Au même ordre toujours architecte fidèle, X l'aide de son bec maçonne l'hirondelle! Comment, pour élever ce hardi bâtiment, A-t-elle, en le broyant, arrondi son ciment? LOUIS RAC. Relig. i. || Fig, D'un ciment éternel ton église est bâtie, boil. Lutr. vi. || Fig. Cela est fait à chaux et à ciment, cela est solidement établi. Il 2" Fig. Ce qui sert de lien, de moyen d'union. La vertu est le meilleur ciment qui puisse lier les amis ensemble. L'unité de principes et de législatiun, ciment des agglomérations humaines.
— lllST. XIII' s. Bien l'atacha à fort ciment, Ren. 20182, Et si est sa nieson couverte D'une grant piere d'aymant; Li mur entor sont à cimaiit, huteb. ii, 31. Il XIV* s. Tuit ensemble se tiennent comme poix à ciment, Girarl de lloss. v. 4oul. lant soit par eau, ou par ciment. Ou autre sorte infiniment, Tousjours seroit ce y mcscompter Et tousjours besoigne à refaire. Traité d'alch. 53t. j| xvrs. X telle cause est appelle ciment de paste, comme l'autre de fonte, pour sa qualité refondante toutes las fois qu'on s'en veut servir, o. de sp.hhes, 7G8. Ces cimens résistent à l'eau dès incontinent estre posés, id. 7(is. L'Estat, c'est à dire la domination, ou bien l'ordre certain en commandant et obéissant, est l'appuy, le ciment et l'ame des choses humaines, cuahbo.n, Sageae,
— ÉTYM. Provenç. cimen; espagn cimenta, ciment, cimienio, base; portug. cimenta; du latin cxmenlum, moellon, dec.rdere, tailler.
CIMENTÉ, ÉE (si-man-té, tée), part, passé. Il 1° Lié avec du ciment. Des pierres bien cimentées. Il Fig. Une amitié cimentée par des services mutuels. Une opulence cimeniée du sang des peuples, MASS. Prcjp. Il 2° Terme de géologie. Roches cimentées, roches qui sont liées d une naanière peu apparente.
CI.MENTER (si-man-té), t). o. || 1» Lier, enduire avec du ciment. Cimenter llu pavé, le bassin d'une fontaine. || 2° Fig. Consolider, affermir. Cimenter la paix par une alliance. Mais un roi, vraiment roi, qui, sau'e en ses projets. Sache eu un calme heureux maintenir ses sujets. Qui du bonheur public ait cimenté sa gloire, Il faut pour le trouver courir toute l'histoire, boil. f.plt. i. Nos communs ennemis cimentent ma puissance, volt. Zaïre, iii, *. Je vous prie de cimenter auprès de l'un et de l'autre cette amitié que je voudrais tant mériter, mo.ntesq. Corresportd. t. Verra-t-on cimenter Icui-s portiques durables Du sang des misérables Devant eux immolés? volt. Odes, u. || 8° Se cimenter, v. réfl.
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S'unir, se consolider. Les alliances se cimentent par la bonne foi.
— lllST. xvi« s. Ces idoles se cimentent du sang des petits enfants, mont, ii, 257. Nostre estre est cimenté de qualilez maladifves, id. m, 236. Tant s'en faut que ce soit concorde, que c'est plutost un secret discord, cimenté de poison, lanoue,62. Ainsi nature cimente les os avec le callus, paré, XIII, 20.
— ÉTYM. Ciment; espagn. cimenlar.
+ CIMENTIER (si-man-tié), s. m. Celui qui fait le ciment.
— ÉTYM. Ciment.
CIMETERRE (si-me-tê-r') , s. m. Sabre à lame fort large et recourbée. Le cimeterre au poing ils ne m'écoulent pas, corn. Cid, iv, 3. Ali sous sa pelisse avait un cimeterre, v. huoo, Orient. (3. C'est de temps immémorial la coutume des Tartares de porter plus de cordes que de cimeterres, pour lier les raaliieureux qu'ils surprennent, volt. Russie, ii,
I. Il En général toute espèce d'épée. Déjà brille en leurs mains [d'AiUy et son fils] le fatal cimeterre volt. }lenriade, viii. Les savants ne vont pas s'établir dans ces mers de sable, pour arracher le voyageur au cimeterre du Bédouin, ciiateaub. Génie, IV, III, 6. Jamais leurs nobles cimeterres [de mes aïeux] Dans les bois n'ont fait peur aux gens, BÉRANG. Vilain.
— HIST. XV' S. Sanneterre ou cimeterres, qui sont manières d'espées à la Turque, j. ciiartier, llist. de Charles Vif, p. 272 , dans lacurne. Six mille cinq cens cbevaus légers se fussent meslez parmy nous, avec leurs cimeterres au poing, qui sont terribles espées; veu le petit nombre que nous estions, nous estions desconfits sans remède, COMU. p. 663. dans lacurne. || xvi* s. Persée estoit sur le haut de la roche. Ayant au poing sa cimiterre croche, bons. 612. Plusieurs qui, les jambes contremont, donnoient carrière, la teste plantée sur leurs selles entre les poinctes des cimeterres attachez au harnois,
— ÉTYM. Espagn. et portug. cimitarja; ital îcimitarra; du persan chimchir.
CIMETIÈRE (si-me-tiê-r') , s. m. || 1° Le lieu où l'on enterre les morts. Les cimetière» ne sont plus permis dans le sein des villes. U approuve avec douleur l'enseigne d'un marchand hollandais (|iii, ayant mis pour titre À la paix perpétuelle, avait fait peindre dans le lableau.un cimetière, fonten. Leibnits. Les tombeaux d'Ossian contrastent avec nos cimetières de campagne, ciiateaub. Génie, l, t. Nous admettons les comédiens à nos tables, et nous leur fermons nos cimetières, volt. Lett. Damilaville, 18 juillet 1762. Il Fig. Du corps de ce mutin gisant sur la poussière Le ventre des corbeaux sera le cimetière, botbou, Antig. iv, t. 112° Le lieu où la mort frappe et .sévit. La ville était devenue un vaste cimetière, L'Italie a passé longtemps pour le cimetière des Français, Toute la question n'est que d'un cimetière [Ostende assiégée] ; Prononcez librement qui le doit posséder, malii, iv, 7. || 3" Cimetière de Blangy, nom d'une variété de pommes du pays d'Auge. || Proverbes. Les jeunes médecins font les cimetières bossus, se dit pour signifier que les jeunes médecins, avant d'avoir acquis de l'expérience, sont la cause de la mort de beaucoup de personnes. || U a de l'esprit, il a couché au cimetière, se dit par ironie de quelqu'un qui manque d'esprit, et par un jeu de mots sur les espriis ou revenants qu'une croyance superstitieuse place dans les cimetières.
— REM. En 1668, llarg. Buffet, Observ. p. 49, recommande de ne dire ni ceumetiere ni cemetiere.
— HIST. XII' s. Li dus Miles se tint devers un cismetire, Sax. x. Se nuls fust el forfait le rei Henri chaû/.. Ne fust en cimetere sis aveirs retenuz. N'en mustier, Th le mnrt. 62, jj xiii* s. Et fu li cors embausemés de bau.sme et apcrtés à Saint Denis, où il fu enfouis en cimetière comune, Ctir. de Rains, 178. Ou se il font aucun pecié en liu saint, si comme en cimentiere ou en moustier, beaum. 4|. Chimentiere, id. xliii, 42. Or facenl large cimetière Cil d'Acre, qu'il lor est mestiers, ruteb. «03. L'en doit amer les liex de sa nativité. Et les sainz cimetières de grant antiquité. Où la char et les os de ceuls furent gité. Dont li vif sunt ou monde richement hérité, J. de meung. Test. 922. |{ xV s. Quand toutes gens issent du moustier, il [Jean Balle] s'en venoit au cloistre ou cimetière el là preschoit, froiss. ii,
II, 106. Messire Pierre de Craon avoit en la ville de Paris, en la cimetière que en dit Sainct Jean, un très bel hoslel, m, m, iv, 28. || ivi* s. Ores tu mar^ ches solitere, Parmy l'horreur d'im cimetere, du