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GON

fCONTESTEUR (kon-tô-steur) , t. m. Celui qui conteste. Je ne dis pas qu'un contesteur n'ennuie; Mais il est bon quelquefois que l'on nie, scarbon, Poésies div. Œuvres, t. vu, p. <69, dans pougbns.

— ÉTYM. Contester.

CONTEUR, EUSE (kon-teur , teû-z'), s. m. et ^. Il 1° Celui, celle qui narre habituellement. Conteur agréable. L'art du conteur est de réduire l'action à ce qu'elle a d'original et d'intéressant, marmont. Élém. litt. OEuvres , t. vu , p. 42 , dans pougens. L'un d'eux était de ces conteurs Qui n'ont jamais rien vu qu'avec un microscope , la font. Fabl. ix , t . Mme de Chevreuse, qui était une conteuse, m'a dit qu'elle avait été causede l'emprisonnement de M. le prince [Condé] , segrais , Mémoires, t. ii, p. 14. Il Celui qui compose, écrit des contes. Les conteurs orientaux. Il 2° Celui, celle qui débite des choses fausses ou frivoles. C'est un conteur, un conteur de fagots, un conteur de sornettes, un conteur de chansons. Il Conteur de fleurettes. || Conteur, celui qui en conte à une femme. Elle en aimait fort une [jtjuus fille] à qui l'on en contait. Et le conteur était un gentilhomme De ce logis, bienfait et galant homme, LA FONT. Fianc. En cet emploi , conteur ne se dit que par occasion; c'est à cause du mot en conter mis précédemment qu'il peut figurer ici; car, s'il n'était pas précédé du verbe, tout le monde entendrait un homme qui fait des contes en général, et non pas un homme qui cherche à plaire. || 3° Adjectivement. Et dans de longs récits la vieillesse conteuse En troublait le repos de l'enfance peureuse, DELiLLE , Homme des ch. i.

— HIST. xiii* s. Tant ont li compteour compté, Et li fableour tant fable , du cange , abelimentum. Il XV* s. Cil est appelle conteur, que aucun estabht à parler et conter pour soy en court. Ane. coustume de Normandie, dans lacurne. || xvi' s. X fol conteur sage escouteur, cotgrave. Tel conteur tel auditeur, LEROUX DE LINCY, t. II, p. 420.

— ÉTYM. Conter; provenç. comtaire; espagn. contador; ital. contatore. Le provençal comtaire est au nominatif; le régime serait comtador. Le vieux français compteour ou conteour est au nominatif pluriel; le nominatif singulier est contere, et le régime singulier conteour ou conteor.

CONTEXTE (kon-tèk-sf), s. m. \\ 1» L'ensemble d'un acte par rapport à l'enchaînement des dispositions et des clauses. Les actes notariés doivent être écrits en un seul et même contexte. || Unité de contexte, terme de droit. L'unité de contexte est exigée dans les testaments, c'est-à-dire que les dispositions doivent être rédigées d'une manière complète, de suite, sans interruption, lacune, ni intervalle. Il 2" L'enchaînement d'idées qu'un texte présente. Il résulte du contexte de l'article que....

— ÉTYM. Lat. contextus, de cum, et textus, texte. CONTEXTURE(kon-tèk-stu-r'), s. /■. || 1° Tissure

départies formant un tout. La contexturedes muscles, des os. Je me suis souvent étonné d'une si étrange con texture, boss. Imp. 3. Un organe de plus ou de moins dans notre machine aurait fait une autre éloquence, une autre poésie; une contexture différente des mêmes organes aurait fait encore une autre poésie, MONTESQ. Goût, plaisirs de l'âme. M. Bertin annonçait que la contexture ces différents plans de fibres musculaires qui forment l'estomac était à peu près semblable dans l'homme et le cheval, condorcet, Bertin. \\ 2° Fig. Liaison entre les diverses parties d'un ouvrage d'esprit. La contexture de ce poème est bien entendue. Telle est la prophétie de Joad dans l'Athalie de l'illustre Racine, le plus beau morceau de poésie lyrique qui soit sorti de la main des hommes et auquel il ne manque, pour être une ode parfaite, que la rondeur des périodes dans la contexture des vers, MARMONT. Élém. litt. OEuvres, t. ix, p. 24, dans POUGENS. Je sens avec déplaisir toutes les fautes qui sont dans la contexture de cette pièce aussi bien que dans la diction, volt. Mariamne, préface.

— SYN. CONTEXTURE, TEXTURE. Ces deux mots ne diffèrent que par le préfixe, et, pour le sens, ils ne diffèrent qu'en ce que contexture appelle davantage l'attention sur la complication, l'enchaînement qui existe dans la texture.

— HIST. XVI' s. Changeray je pas pour vous cette belle contexture des choses? mont, i, 8b. 11 fault apprendre aux enfants de haïr les vices, de leur propre contexture [à cause de leur nature même, non de leurs résultats], id. i, <u8. La contexture du nid du moindre oyselet, id. i, 235.

— ÉTYM. Com, et texture.

t CONTIGNATION (kon-tigh-na-sion) , s. f. Assemblage de pièces de bois, qui servent à rendre quelque chose stable, ou à porter un fardeau.

CON

— ÉTYM. Lat. contignatio, de cum, et tignum, bois de charpente.

CONTIGU, nË (kon-ti-gu, gu6), adj. Qui touch(^ à. Sa maison est conllguS à la mienne. On l'établit gouverneur des peuples contigus à cette province, VAUGEL. Q. C. liv. X, ch. io. Ces maisons n'étaient point contiguês, ayant de chaque côté un vide qui les séparait les unes des autres, rollin, Hist. anc. OEuvres, t. ii, p. 27, dans polgens. On conçoit comment les terres des particuliers réunies et contiguês deviennent le territoire public, i. t. Rouss. Contrat soc. i, ». || Fig. Idées contiguês, idées qui touchent l'une à l'autre. Deux sujets contigus. Il Terme de géométrie. Côtés contigus, côtés passant par un même point. Angles contigus, angles qui ont un côté commun.

— SYN. CONTIGU, PROCHE. Mots qui désignent le voisinage. Contigu s'applique au voisinage d'objets considérables, et désigne de plus un voisinage immédiat. Proche a moins de force, et s'emploie pour des objets moindres. Ces deux terres sont contiguês; ces deux arbres sont proches l'un de l'autre, d'alem-

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