M. DU BELL
— ETYM. Contre, et assaillir.
t CONTRE-ASSEMHLÉE (kon-tra-san-blée) , ». f. Assemblée faite en opposition à une autre assemblée. Nous résolûmes une contre-assemblée de noblesse, RETZ, m, <9. Il Jupiur. Des contre-assemblée ou assemblées, c'est-à-dire des assemblées faites contre l'assemblée ou les assemblées.
—ETYM. Contre, et assemblée.
t CONTRE- ASSIÉGER (kon-tra-sié-jé), v. a. Assiéger l'assiégeant.
HIST. xV S. Comme le duc de Bourbon assiégea Belleperche, et comme le comte de Bourguignon le contreassiegea, Hist. de Loys III de Hourbon, p. »t. dans LACURNK. Et fut le duc contreassiegé , et ot siège sur siège devant Belleperche, ce que 1 on ne veitonques en ce royaume, ib. p. 402.
— ÊTYM. Contre, et assiéger.
t CONTRE-ATTAQCE(kon-tra-U-k'), ». f. Terme d'art militaire. Travaux que les assiégés exécutent en opposition aux lignes d'attaque. || Au plur. Des contre-atuque ou contre -atwques, c'est-à-dire de? lignes dirigées contre l'attaque ou les attaques.
— ETYM. Contre, et attaque.
t CONTRE-ACRE (kon-trô-b'), s. f. Planchette mise contre les aubes. IMu pJur. Des contre-aube ou contre-aubes, c'est-à-dire des planchettes mise» contre l'aube ou les aubes.
— ETYM. Contre, et aube.
t CONTRB-AUGMENT (kon-trô-gman) , ». m.
Terme de droit. Gain nuptial et de survie, consis-
I tant en ce que le mari survivant retient une portion
de la dot do la femme. || Au plur. Des contre-augments.
— f.TYM. Contre, et augment.
+ CONTUE-AVKU (kon-tra-veii) , s. m. Aveu opposé à un aveu précédent. || Au plur. Des contreaveux, c'est-à-dire des aveux qui sont contre les aveux.
— ÉTYM. Contre, et aveu.
t CONTRE-AVIS (kon-tra-vi), s. m. Avis opposé à un autre avis. || Au plur. Des contre-avis.
— HIST. XVI' s. De cette espèce estoient les livrets qui ont porté les titres qui s'ensuivent, le contr'avis à celui de l'avocat Bernard , d'aub. Uist.
— ÉTYM. Contre, elavit.
CONTRE-BALANCÉ, KE (kon-tre-ba-lan-sé,
sée), part, passé. Un poids contre-balancé par un autre. || Fig. Des passions contre-balancées par des intérêts.
CONTRE -BALANCER (kon-tre-ba-lan-sé; le c prend une cédille devant a et o; contre-balançant, nous contre-balançons) , v. a. || l" Faire équilibre à. Un poids qui en contre - balance un autre. Il 2° Fig. Curieux de contre-balancer par quelque endroit les puissances qui devenaient trop redoutables, Boss. Hist. m, 6. Sa puissance [de Crassus] contre-balançait celle de Pompée et de César, qu'il tenait unis comme malgré eux, ID. Uùt. i, 9. Lors donc que le témoignage des sens contredit ou ne contre-balance point l'autorité de la raison, il n'y a pas à opter, dider. Pens. phil. 62. L'autorité de Sigismond fut presque toujours contre-balancée par les privilèges des princes et des villes, volt. Mœurs, <<9. Vous jugerez si des actes de cette nature peuvent contre-balancer trois ou quatre actes d'une foi irréprochable, patru. Plaidoyer xv, dans hiche- LET. ||3°Se contre-balancer, v. réfl. S'équilibrer. Ces deux poids se contre-balancent. Les parties se contre-balancent mutuellement, et le tout se soutient sans peine par le contre-poids, boss. Connaiss. ii, 2. || Fig. Le bien et le mal ne se contrebalancent pas toujours.
— HIST. XVI* s. C'est luy que nulle violence Peult esbranler tant seulement, Si bien il se contrebalance En tous ses faicts également, du bellay, m, 91 , verso. Ses deux Anticatons [de César] furent principalement escripts pour contrebalancer le bien dire que Cicero avoit employé en son Caton, MONT, m, <60.
— ETYM. Contre, et balancer.
CONTREBANDE (con-tre-ban-d') , s. f. \\ l' En général, le commerce qui se fait contre les lois d'un pays. Il Spécialement, action d'introduire dans un pays, par voie secrète et sans payer de droits, des marchandises prohibées. Faire la contrebande. Marchandises de contrebande. Martinet , officier de marine, avait pris six vaisseaux français qui faisaient le commerce de la contrebande, st-sim. 406, Î68. Il fallut répandre, sur toutes les frontières, des troupes pour empêcher la contrebande qu'on n'empêchait pas, condiu-ac, Comm. gouv.
.part. 2, ch. 5. Il Ces marchandises mêmes. Un bâtiment chargé de contrebande. || Terme de droit maritime. Contrebande de guerre, introduction ou essai d'introducticin d'objets de guerre, par un navire neutre, dans le territoire de l'une des puissances belligérantes et malgré l'autre ; et aussi les objets mêmes. || Être de contrebande, être prohibé. II est plaisant que le Machiavel soit permis et que l'antidote soit de contrebande, volt. Lett. en vers et en prose, 72. || 2" Fig. De contrebande, qui n'est pas légitime, qui n'est pas permis; qui se fait en cachette. Cela est admirable; Mme Bertraml qui se donne aussi des parents de contrebande I dancourt, Moul. javelle, se. ï7. Mon maître me surprit à ce travail de contrebande, J. J. Houss. Conf. I. Il C'est un homme de contrebande, c'est un homme qui est dans une société sans avoir des titres valables pour y être reçu, et qui dès lors déplaît ou inspire de la défiance. Je vois que cette maman mignonne n'est pas de contrebande avec vous, sÉv. 52. Je suis aimée dans le monde autant qu'on y peut aimer; je ne suis de contrebande à rien, id. <32. On veut être ce que tous les autres sont; on s'ennuie d'être tout seul de son parti; on ne veut point paraître singulier et de contrebande, MASS. Confér. Fuite du monde.
— HiST. ivi* s. Marchandise de contrebande, car amsl appellent ils [les Vénitiens] celles qu'il est deffendu d'aporter sur peine d'estre confisquées, H. est. Apol. d'Uérod. p. 286 , dans lacurne.
...T'^T^"; "*'* '""trdbhando, de contra, contre, et Oondo, ban, ordonnance (voy. banJ.
CON
.+ CONTRE- BANDE (kon-tre-ban-d') , s. f. Terme de blason. Bande divisée en deux parties de différents métaux. || Au plur. Des contre-bandes, c'està-dire des bandes mises à côté.
— ÉTYM. Contre, et bande.
t CONTRE-BANDÉ, ÉE (kon-tre-ban-dé, dée), adj. Terme de blason. Qui offre op^sitiou dans les bandes.
— ÉTYM. Contre-bande.
CONTREBANDIER, 1ÈRE (kon-tre-ban-dié, diêr'),
î.m. et/'. Celui, celle qui fait la contrebande. Les négociants, qui faisaient cette fraude , se nommaient contrebandiers, condillac, Comm. gouv. part. 2, ch. 6. Il S. m. Terme de marine. Navire qui fait la contrebande.
— ÉTYM. C'ntrebande.
t CONTRE -BARRE (kon-tre-bâ-r') , s. f. Terme de blason. E .are divisée en deux demi-barres, dont l'une est de métal et l'autre de couleur. || Au plur. Des contre-barres, c'est-à-dire des barres qui sont contre, à côté.
— ÉTYM. Contre, et barre.
t CONTRE-BARRÉ, ÉE fkon-tre-bâ-ré, rée), adj. Terme de blason. Qui a les barres en opposition.
— HIST. XV* s. Les armes de Moriaumez sont barrées, contre-barrées à deux chevrons de gueule,