‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 446 sur 504 · V. a. Terme de gravure. Couvrir de contre-tailles · texte numérisé non relu

V. a. Terme de gravure. Couvrir de contre-tailles

— ÊTYM. Contre-taille 2.

t CONTRE-TASSEAU (kon-tre-t.vs?) , s. m. Bois qui supporte le chevalet. || Au plur. Des contre-tasseaux.

— ÉTYJI. Contre, et tasseau.

CONTRE -TEMPS (kou - tre - tan ; l's se lie : un contre-temps inattendu, dites: un contre -tan -2 inattendu), s. m. || 1° Inopportunité. Dans quel contre-temps êtes-vous revenue? corn. Tite et Bérén. III, B. Et d'un tel contre-temps il fait tout ce qu'il fait Que, quand il tâche à plaire, il offense en effet, ID. le Ment, l, \. Voyez quel contre-temps Attale prend ici, ID. Nicom. m, 4. Quel honteux contre-temps de vertu déhcate S'oppose au beau succès (le l'espoir qui vous flatte? id. Sertor. i, 1. Quittez ces contre-temps de froide raillerie, id. D. Sanche, i, 4. ||Tomberdans un contre-temps, dans des contre-temps, se trouver inopinément dans des circonstances qui dérangent les mesures prises. Il Accident inopiné qui rompt les mesures prises, qui dérange les projets. Que l'heureux contre-temps d'un si rare service.... corn. 0(Aon, ii, 5. Il est des contre-temps qu'il faut qu'un sage essuie, rac. Esth. III, t. Ordres qui causèrent divers contre-temps dans l'exécution, fén. Tél. xm. || X contre-temps, loe, adv. En prenant mal son temps, mal à pro[>os. Ce qu'il fait à contre-temps est mal fait, fén. Tél. xxiv. Les justes ont appris qu'il faut reprendre à temps et à contre-temps, mass. Car. Mélange. || 2° Terme de musique. La partie faible de la mesure ou du temps. Il Aller à contre-temps, se dit lorsque l'exécutant manque à la mesure. || On dit aussi qu'une mesure est à contre-temps quand il y a un silence au temps fort. Commencer à contre-temps, se dit quand on commence au quart, au milieu, etc. de la mesure, la première partie de cette mesure étant occupée par un silence. On appelle au piano contretemps quand, dans le même temps, une main fait trois notes et l'autre deux, ou une main quatre notes, l'autre cinq. || 3° Terme de danse. Action de sauter sur un pied, avant de poser l'autre qui est en l'air. Plusieurs [pantomimes] font des contretemps, et ne prennent pas bien la cadence, d'ablancouRT, Lucien, danse. || L'art de la danse distinguait autrefois plusieurs contre-temps différents. Il y en avait trois dans le menuet seulement : il y avait le contre-temps de gavotte ou contre-temps en avant; le contre-temps de chaconne ou contre-temp« ouvert. Tous ces contre-temps sont aujourd'hui peu usités ou plutôt ils entrent dans des pas figurés. Par exemple, c'est un contre-temps qui commence l'enavant-deux. || 4° Terme de grammaire. Expression tirée de la musique et qui se dit de tout accent qui tombe oii il ne doit pas tomber. || 5- Terme d'escrime. Faute des deux combattants, qui, s'allongeant en même temps, se portent un coup fourré;

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et aussi, méprise de l'un des comliattants qui saisit un temps faux qu'on lui présente àdossoin. j| 6°Tnrme de manège. Interruption de la cadence d'un cheva'. Il Passage subit et inattendu de l'action à l'inaction; soubresaut, qui indique l'altération du flanc du cheval dans la pousse.

-- HIST. xvi* s. D'un seul clin d'oeil ou d'une «eulfi parole ecliappée à contre temps.... suLLY,dans ie Dict. (te nociiKZ.

— KTYM. Contre, et temps,

■fCONTRK-TENANT(kon-tre-te-nan),ï. m. Champion qui dans les tournois tenait contre un autre champion. Des contre-tenants.

— ÉTYM. Contre-lemr.

t CONTilE-TENIR (kon-tre-te-nir),v. a. \\ i' Terme de métier. Soutenir par derrière avec le marteau ou le maillet, pendant qu'un autre frappe par devant. Il 2° Terme de marine. Lâcher en douceur un cordage qu'on retient à demi.

— HIST. XII* s. I.a bêle, des nompers [sans pareilles] laflour, Ne faites vostre pris mentir, Par trop merci conlrelenir, cnrtESTiEN de teoies, dans i/is. de poésies fr. avant laoo, t. m, p. 1265, dans lacuHNE. Il xiii" s. Dame vaillans, gracieuse et jolie. Comment se puet uns cuers contretenirX vo biauté? ib. t. IV, p. (379. Il XV s. Yvain l'atlaignit le premier, tellement qu'il luy perça son escu; mais le haulbert estoit fort et serré qui contretint le coup que oncques maille n'en Rompit, Lancelot du Lac, t.iii.f" 20. Pourquoy tantmecontretenez?ia/!es«rrect. deJ. C. Mystère. || xvi' s. Et ceux qui par lalutte huilée Contre-tenoient les bras courbez, rons. &2I.

— ÊTYM. Contre, et tenir.

CONTUK-TERRASSE (kon-tre-tè-ra-s'), s. f. Terme

d'architecture. Terrasse appuyée contre une autre plus élevée. || Au plur. Des contre-terrasses.

— Etvm. Contm, et terrasse.

CONTRE -TIRÉ, ÉE (kon-tre-ti-ré, rée) , par(. passé. Kstampe contre-tirée.

CONTRE-TIRER (kon-lre-ti-ré), «. a. Terme de gravure et de dessin. || 1° Kaire la contre-épreuve d'une estampe ou d'un dessin. || 2° Copier trait pour trait en calquant. Contre-tirer un plan. || Peu usité en ce sens.

— ÉTYM. Contre, et tirer.

t CONTRE -TRAHISON (kon-tre-tra-1-zon), s. f. Trahison opposée à une trahison. || Au plur. Des contre-trahisons.

— HIST. XVI" s. Il vaut mieux aller attaquer une place pour la surpendre, lorsque personne-ne vous tient la main, que si quelque traistre la conduict; car pour le moins estes vous asseuré qu'il n'y a point de contre trahison, montluc, Comment, liv. i, an 1543.

— ÉTYM. Contre, et trahison.

t CONTRE TRAME (kon-tre-tra-m') , s. f. Trame, intrigue, opposée à une autre trame. || Xu piur. Des contre-trames.

— HIST. xvi« s. Ils cogneurent bien par les contre-trames de M. de Vieille-ville que.... cabl. vi, 47.

— F.TVM. Contre, et trame.

t CONTRE-TRANCUÊE (kon-tretran-chée), s. f. Terme d'art militaire. Tranchée ouverte par les assiégés. \\Au plur. Des contre-tranchées.

— ÉTYM. Contre, et tranchée.

t CONTUEVAIR (kon -tre-vér), s. m. Terme de blason. Vair où la disposition des pièces est did'érente, c'est-à-dire que la pointe des petites pièces d'azur est opposée à la pointe des pièces de même couleur, et la pointe des pièces d'argent est opposée à la pointe des pièces de même métal.

— ÊTYM. Contre, et vair.

t CONTREVAIRË, ÉE (kon-tre-vê-ré, rée), adj. Terme de blason. Chargé de contrevair.

t CONTRE - VALEUR ( kon-tre-va-leur ), s. f. Terme de commerce. Valeur donnée en échange de celle que l'on reçoit. || Au plur. Des contre-valeurs.

— ÉTYM. Contre, et valeur.

CONTREVALLATION (kon-tre-val-la-sion), s. f.

Terme de fortitication. Fossé et retranchement qu'on fait tout autour d'une place assiégée, pour en couper les communications. Lignes de contrevallation. À proprement parler, la ligne ou fortification qu'on dresse autour d'une ville assiégée pour empocher les sorties, s'appelle conlrevallaiion, rollin, Hist. anc. OEuvres, t. m, p. 645, dans pougens.

— ËTYM. Contre, et le latin vallatio, palissade, de vallus, pieu.

t CONTUEVALLER (kon-tre-val-lé), v. a. Terme ûe guerre. Munir d'une conlrevallaiion.

-ÉTYM. Voyez CONTREVALLATION.

CONTREVENANT, ANTI-: (kon-tre-ve-nan, nan-f) , ». «. et /. Celui, celle qui contrevient, qui enfreint

une défense de police. Les contrevenants payeront l'amende. || Adjectivement. Etnesaviez-vouspas que cet acte en elTot Etait contrevenant à l'arrêt que j'ai fait? ROTn. Antig. iv, 3.

— ÉTYM. Contrevenir.

t CO.NTREVENGEANCE (kon-tre-van jan-s'), s. f. Vengeance prise d'une vengeance. || Au plur. Des contre-vengeances.

— HIST. XV" s. Nous retournerons aux guerres de Hainaut et à la contrevengeance que le roi Philippe y fit prendre par le duc de Normandie son ains-né fils, Fnoiss. I, I, (09.

— ÉTYM. Contre, et vengeance.

CONTREVENIR (kon-tre-ve-nir), je contreviens,

nous contrevenons, vous contrevenez, ils contreviennent; je contrevenais; je contrevins; je contreviendrai; je contreviendrais; que je contrevienne; que je contrevinsse; contrevenant; contrevenu, v. n. Agir contre. Et si qui contrevient à ce que je défends Trouve des partisans en mes propres enfants.... ROTR. Antig. v, 4. C'est contrevenir à un commandement du décalogue, boss. Images. Jupiter n'oserait contrevenir à ce redoutable .serment, fén. Tél. VII. Et saris contrevenir aux vœux d'un solitaire, L'exemple, le conseil et le travail des mains Me pouvaient rendre utile à des troupes de saints, la FONT. Captivité de saint ilalc. Loi [sur les galions d'Amérique] qui n'est utile qu'autant qu'on y contrevient, VOLT, ttre.urs, 145. Dieu eût contrevenu aux lois qu'il a établies lui-même, bern. de st-p. Ch. ind. Préamb. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir: il a contrevenu à vos ordres; il s'est conjugué avec l'auxiliaire ^(re (voy. l'historique) : il est contrevenu à vos ordres; et, au fond, rien n'empêche de dire ou d'écrire ainsi, puisijue les composés de venir se conjuguent dans la plupart des cas avec l'auxiliaire être : je suis parvenu au sommet, je suis convenu du fait.

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