‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 450 sur 504 · HELLE · texte numérisé non relu

HELLE

t CONVOCABLE (kon-vo-ka-bl'), adj. Qui peut être convoqué.

— ÉTYM. Convoquer.

t CONVOCATEUU (kon-vo-ka-teur), s. m. Celui (jui convo<iue. Tous ne considéreront que vous [le régent] comme convocateur et moteur de l'assemblée [des états généraux], st-sim. 405, 70. Obéir, parce que Ions les bons citoyens ont reconnu que le roi est le convocateur naturel et le législateur provisoire des états généraux, mii!Abeau, CullecUon, t. i, p. (53.

— p;TYM. Conroqurr.

CO.\'VOC.\TION (kon-vo-ka-sion; en poésie, de cin(| syllabes), s. (. Action de convoquer. La convocation d'une assemblée. Du temps de Cbarlemagne, ou était obligé sous de grandes peines de se rendre il la convocation pour quelque guerre que ce fût, MONïESQ. Esf). XXXI, 27. La lettre de convocalion de l'empereur est adressée h saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, et aux métropolitains, dumarsais, Lih. Éyl. gallic. part, n, max. 8.

— IIIST. xiv s. Après ce que Appius Claudius ot exposé la cause de la convocation, behcheure, r°C3, l'erso. Il prent église pour convocation ou congrégation gênerai du pueple, oresme, Thèse de meunier. |] XV" s. En vous ne en autre n'a nulle bonne vertu

"se elle ne vient de Dieu; si aiez tous jours le cueur en Dieu et en la vertu, c'est assavoir en la convocation en quoi vous estes convoqué, le Jouvencel, f" 77 , dans lacurne. || xvi' s. Jusques h la convocation et détermination du concile, h. du bell. (84.

— Ktym. Provenç. convocalio ; espagn. convocacion; ital. convocazii;nc; da latin convocationcm, de cuiirocare, convoquer.

CONVOI (kon-voi), s. m. \\ 1° Terme de guerre. Un certain nombre de chariots qui portent des vivres, des munitions, sous la protection d'une escorte. On a fait entrer un convoi dans la place. Sur celte route [de Moscou] deux convois considérables venaient de tomber au pouvoir de l'ennemi M'un, par la négligence de son chef, qui se tua de dé.sespoir; l'autre, jiar la lâcheté d'un oflicier qu'on allait punir quand la retraite commença, séour, i/is(. de Napol. viii, <«. Il L'escorte du convoi. Le convoi a été battu. Il 2" Le corbillard, les voitures, et les personnes qui accompagnent un défunt au cimetièff. Aller, assister au convoi d'un ami. Le convoi du pauvre. Sous riolémée L.igus, le bœuf Ajiis étant mort de vieillesse, la dépense de son convoi, outre les frais ordinaires, monta i\ plus de cinquante mille écus, rollin, Uial. anc. OEiirres, t. i, p. 74, dans pougens. Une place au sépulcre est un don que l'on brigue; Les morts vont au tombeau [lar immenses convois, lamart. Jnc. IX, 336. Il Kig. Bossuet vient lui-même à la suite du convoi do tant de générations, marchant

appuyé sur Lsaïe et sur Jéré.mie, chateauhr. Gdtie, m, III, 8. Il 3° Dans les chemins de fer. suite de voitures attachées les unes aux autres, qui accomplissent un voyage. Il prit le premier convoi. || 4"Termede marine. Nombre de biltiments de commerce i|ui naviguent .sous la proleclion de vaisseaux de guerre. Nous avions trois frégates pour escorter notre convoi. Les flottes d'Auguste eurent pour objet principal la sûreté des convois et la communication des diverses parties de l'empire, montesq. llom. 13. Le peuple de Sinope, affligé de la famine, consentit de céder le dieu [une statue du dieu] à Plolémée pour un convoi de blé qu'il leur envoya, rollin, llist. anc. OKuvres, t. vu, p. 209, dans pougens. || L'escorte même. Le convoi repoussa l'attaque des corsaires. Il Ordre de convoi, ordre de file dans lequel les vaisseaux gouvernent largue ou vent arrière. || 5° Autrefois, convoi de Bordeaux, nom d'un bureau du roi, établi à Bordeaux pour la perception des droits qui se levaient, par mer seulement, sur six ou sept sortes de marchandises, telles que les vins, les eaux-de-vie, les prunes, etc.

— HIST. xV s. Messiie Thomas fit lier messire Hue sur un cheval et le faisoit ainsi mener par dérision après la route et le convoi de la roine, froiss. I, I, 2:i. Beau sire, dit le chevalier, voulez nul convoy [escorte]"? nenny, dit Lancelot. Allez donques à la garde du créateur, en quelque lieu que vous soyez, Lancelot du Lar, t. ii, f"35. ||xvrs. Knai : Ne faisons point le convoi de Limoges? — Fœneste : Cornent? — Enai : Quelques Limousins passèrent une nuict à se convoler, d'aub. Fœn. ii, 19. Le duc, pressé de famine, envola le marquis de Favarre pour servir de convoi aux vivres qu'il cnvoioil chercher vers Grenade, ID. llist. 1, 352. U signala son retour aux chrestiens, en chargeant Capigi et un ohaoux qui conduisoit l'argent, et tua le convoi, ID. IList. II, 389. Et voyant le bateau qui s'enfuyoit de moy, ParlantàMarion, je chantay ceconvoy, rons. 162. L'heure du convoy de l'enterrement, amyot, Solon, 41.

— ÉTYM. Voy. convoyer.

f CONVOIEMENT (kon-voî-man), s. m. Terme de marine. Escorte d'un convoi de bâtiments do commerce.

— ÉTYM. Convoyer.

CONVOITA BLE (kon-voi-ta-bl') , adj. Que l'on peut convoiter. Cela n'est guère convoitable.

— IIIST. xiv" s. Bien convoitable, ohesme. Thèse

de MEUNIER.

— ÉTYM. Convoiter.

CONVOITÉ, ÉK (kon-voi-té, tée), part, passé. Los lionneurs convoités par l'ambition.

CONVOITEK (kon-voi-té), v. a. \\ 1° Désirer avidement. 11 ne faut point convoiter le bien d'autrui. Il Absolument. Voili comment j'appris à convoiter en silence, à me cacher, à dissimuler, à mentir, à dérober enfin, j. j. rouss. Confess. i. ij 2° En particulier, désirer une femme. Vous épouse?, ma fille, et convoitez ma femme, mol. 2'art. iv, 7. Il Absolument. La chair convoite contre l'esprit, ROSS. Dang. l. Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte; Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte, mol. lart. m, 2. |1 Proverbe. Qui tout convoite tout perd.

— IIIST. XII" s. Mais li vilains dit plainement : Que qui tôt coveite tôt pert,BENOlT, t. I, p. 4l4,v. 0597. Naboth de Jezrael ont une vigne voisine e mult près del paleis lu rei Achab; e li reis la cuveitad. Rois, 329. Il XIII' s. Car fors à estrn as chans [cliamps] moût durement [elle] convoite, Uerte, xxix. Cascuns estoit convoitans et desirans de conquerre ses anemis, H. DE VALENC. VI. Qui tout couvoite tout piert, Chr. deliains, 238. Quant li quens FerransToïeusi parler, si le creut come fols que il fu, et convoita la terre, et quida trop grant cose de soi, ib. (44. Voir dist li livres et savoir : Qui tôt covoite treslot pert, Uen. 1439). Sacliiés que nu! à droit n'i va. Ne n'a pas entencion droite. Qui sans plus délit y convoite, la Uose, 4440. Car c'est la riens [chose] qu'il plus convoite, ih. 33)0. Et si disons noz de celles desqueles la compaignie est convoitie por lor joneche ou por lor biaté, beaum. 41. !1 covoita àoïr lor can^^ons et à veir quix gens c'estoient, id. lxix, 2 i . Ne convoite pas sus ton peuple, ne charge pas de toute [maltôte] ne de taille, joinv. 3oO. || xiV s. Affin ([ue, par la resgarder, l'en ne fust tempté de la [Hélène] convoiter, car elle estoit très belle, OKESME, Eth. 55. Comme il se fait mauvais meller do larrechin. Ne convoitier aussi la femme à son voisin, Baiid. de Scb. vu, 743. Quand ung bon esprevier a chacié une aloe bas et hault, et il l'a laissie si hault comme on puet rofardcr, ot ung autre

esprevier la convoitte et on le laisse aler.... Uodrus, f" CI. Il XV* Et le roi leur envoyoit grand et grand argent j'onr payer leurs frais et despartir à ces seigneurs d'Allemagne qui ne convoi toient autre chose. FfiOiss. I, i, 60. Tel convoite qui a assez, leroux DE LINCY, Prov. t. II, p. 420. || XVI* S. X qui suffit ce que Dieu donne. Plus a que tel porte couronne; Fol est qui convoite autrui terre Pour tousjours demeurer en guerre, leroux de lincy, Prov. t. u, p. 230. Qui plus a plus convoite, id. ib. p. 402.

— ÉTYM. Wallon, cowèter; provenç. cobeitar, cubitar; catal. copdictar/espign. eodiciar; portug. cubicar; ital. cubitnre; mot formé du bas-latin eupiditia (voy. convoitise).

t CONVOITEUR, EUSE (kon-voi-teur, teû-z"), s. m. et f. Celui, celle qui convoite. Maints convoileurs de biens se tenaient à l'afTùt, cas. delavignb, Coméd. I. 2.

t CONVOITErSE.MENT (kon-voi-tcû-ze-man), adv. D'une manière convoiteuse.

— IIIST. xiV s. Gaing non moins convoitcusement que laidement croissant, oresue. Thèse de meunier.

— ÉTYM. Convoiteuse, et le suffixe ment. CONVOITKUX, ECSE(kon-voi-teù, teû-z'), ad}.

Oui convoite. Convoiteux de gloire, de richesse. Que son cœur convoiieux d'avarice no crève, Régnier. Sat. X. Si ton cœur convoiteux est si vif et si chaud, ID Épil. i. L'amour, comme tu sais, est un enfant gourmand; Et, pour rassasier sa faim trop convoiteuse, Je trouve des soupirs une viande creuse, th. coiin. VAmnur à la mode, iv, 7. || Substantivement. Cette part du récit s'adresse aux convoiteux; L'av.ire aura pour lui le reste de l'exemple,

LA FONT. Fabl. VIII, 27.

— IIIST. xu* s. Là fu li juste sancsvenduz etachatez; As Gieus est Judas li coveitus alez, Tli. le mart. I37. || xiii" s. Ains commencierent li covoiteus de là en avant à retenir les choses, villeh. cviii. Je conois tant la manière de Lombars que il sont par nature convoileus de gaaigner, Chr. de Uains, (21. Et Ysengrin moult s'en merveille. Qui defors fu moult angoisseus Et des anguilles covoileus, lien. 974. X Dangier suis venu honteus, De ma pès fere convoiteus, la Uose, 3I04. || xiv's. Les convoiteux dient que ce sont richesses, oresme. Eth. un. Convoiteux et malicieux changeurs, Ordonn. des rois de France, t. m, p. 322. {| xv* s. [Messire Geffroy ayant songé à corrompre le capitaine .\imery] s'y inclina, pourtant que celui Aimery estoit Lombard, et Lornbars de leur nature .sont convoiteux, FROISS. l, :. 320. Et dirent bien [les chevaliers] que or et argent y esloienl efforcéement accourus d'Angleterre, et que François .sont trop convoiteux, ID. i, i, 4 0. Il XVI' s. Esprits volages et trop convoiteux de nouveauté, calv. Instit. 365. Nul ne cognoist estre avare, nul convoiteux; encores les aveugles demandent un guide; nous nous fourvoyons de nous mesmes, mont, m, toe.

— ÉTYM. Provenç. co&f«(Oî, ciitiVoi ; espagn. codicioso ; portug. ciihiçoso; ilal. cubilosn ; mot formé du bas-latin cnpiditia (voy. convoitise).

CONVOITISE (kon-voi-ti-z'), s. f. Désir immodéré de posséder quelque chose. Regarder quelque chose d'un oeil de convoitise. La convoiti.se ne se peut prescrire des bornes, vaugel. Q.C. liv. x, dans hichei.ET. La convoitise perdit l'un. L'autre périt par l'avarice, la font. Fabl. viii, 27. Si l'être de l'homme estborné, sa convoitise ne l'est pas, bovkm. l'cnsées, t. Il, p. 424. Cet appareil entretientle feu de la convoitise, boss. Lctt. tsi. Les yeux accoutumés à voir la figure de ce monde qui passe, par les endroits les plus éclatants, sont toujours prêts à se fermer, lorsqu'ils ne trouvent rien qui flatte leur curiosité ou leur convoitise, flêck. Uadame de Uontausier.

— HIST. XIII' s. Puisqu'aiUors [je] n'ai convoitise [d'amour], Bien l'i deûsse trover [merci], dans Couci, p. 119. Et [que ma dame] sache bien do verte Que j'ai plus grant convoitise Do s'amour que de santé, AUBOINS desezanne, Romanc. p. 127. Etde faire tout bien fu en grant convoitise, Berte, vi. Covoitise, qui est racine de tous niaus, villeh. cvid. Apres fu painte Coveilise : C'est celo qui les gens atise De prendre et de noient donner. Et les grans avoirs aUner, la Rose, 169. Convoitise, qui est herbergie en cuer de juge, pot fere de maus niult, beauk. XL, 23. Si que la vile ne soit pas damacie par lo' convoitise de malversenuent retenir les biens du commun, lu. L, 6. C'est aperte malve^tés d'avoir couvent à aidier à aucun, et après faillir par convoitise, ID. V, «. La convoitise qui est en vous, joiNv. 291. Il XIV s. Pour ce que il ont convoitisse do donner et de despendre, il ue fout force no

CON

différence en quelle manière ne de quelle part ils prennent, ohesme, h'th. <09. Et la deflaute est illiberalilé et est avarice et convoitise, lu. ib. 48. || xv s. Se despartirent de l'est pour la convoitise de gagner celle promesse, fboiss. i, i, 40. Adunc passèrent au petit pont, car ilz ne vouloient pas demeurer en la ville pour convoitise [désir] de trouver leur seigneur; ains se misrent en chemin là oii ilz cuidoient que leur seigneur fust allé, Perceforest, t. ii, f" 20. Il XVI' s. Ire et haine est meurtre, quant à l'ame; convoitise est larrecin, calv. Instxt. 275. Us ne peuvent regarder le bien de leur prochain que de travers, le dévorant par convoitise, ID. ib. 276. Si quelcun est chatouillé de convoitise d'en savoir plus outre, ID. ib. 366. C'est l'effect d'un esprit precipiteux et insatiable de ne sçavoir mettre fin à sa convoitise, MONT, I, 3B(. Â convoitise rien ne suffist,

LEKOUX DK UNCY, PrOV. t. II, p. 227.

— ÉTYM. Provenç. cubiticia, cubitia; catal. cob- (Jicta;espagn. codicia; portug. cobiça; ital. cupidi- «ia; du bas-latin cuptdîfia, de cupidus (voy. cupide). Cupiditia, avec l'accent sur di, a donné covoitise (avec l'intercalation d'une n, contioitise), ainsi que les autres formes romanes.

t CONVOL (kon-vol), s. m. Terme de pratique. Action de contracter un second mariage.

— ÉTYM. Voy. CONVOLER.

CONVOLER (kon-vo-lé), «. n. || 1° Convoler en secondes, en troisiî:mes noces, se marier pour la deuxième, pour la troisième fois. Les veuves disposées à convoler en secondes noces trouvaient en elle encouragement et assistance, en. de Bernard, la Cinquantaine, § 3. || Absolument. Cette veuve a convolé. Â vingt ans mon mari m'a laissé mère et veuve...; Et faite comme on est, ayant quelques appas. On aurait pu trouver à convoler de reste, REGNARD, Légat. III, 8. Il [Ëriban] avait une fort jolie fumrae qui convola avec un marchand arménien, VOLT. Dial. 6. Il 2° En un autre sens, qui n'est usité que par plaisanterie, passer, changer de place. Le livre ayant déjà convolé en troisième main, il passa de la même façon en cinq ou six mains différentes, scarr. Uom. com. ch. <o.

— HIST. XVI' s. Convoler à Testât de mariage ou de religion, Nouv. cousium. géncr. t. i, p. «86. Ne faisant point comme plusieurs dames que j'ay veu, veuves et convolantes, qui de leurs premiers et çrands mariages s'alibaissoient et desceiidoient fort bas avec des petits , bUANT. Cap. franc, t. m, p. 28,

dans LACURNE.

— ÉTYM. Provenç. convolar ; du latin convolare, de cum, etvolare, voler.

CONVOLUTÊ, ÉE ( kon-vo-lu-té, tée), adj. Il 1° Terme de botanique. Qui est roulé sur soi-même ou autour d'un autre corps, de manière à former un cornet. Feuilles convolutées. || 2° Terme d'entomologie. Ailes convolutées, ailes qui enveloppentle corps de manière à lui donner la forme cylindrique.

— ÉTYM. Lat. convolutus, part, passif de convolvere, de cum, et vulvere, rouler (voy. volute).

t CONVOLUTll', IVE (kon-vo-lu-tif, ti-v') , adj. Terme de botanique. Synonyme de convoluté.

— ÉTYM. Voy. CONVOLUTÉ.

•f CONVOLVE (kon-vol-v') , s. m. Un des noms vulgaires du convolvulus ou liseron. Ainsi sur les moissons, quand l'orage a soufflé, Reposent, confondus dans le sillon comblé. Le convolve amoureux, la renoncule agreste, Et le pavot sanglant, et le bluet céleste. Et l'ivraie ennemie, et les épis de blé, BASSON, Ilelvéliens, vu.

— ÉTYM. Voy. CONVOLVULUS.

t CONVOLVULACÉES (kon-vol -vu-la-sée) , s. f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes dicotylédones monopétales à étamines hypogynes, à laquelle le liseron, convolvulus, a donné son nom.

t CONVOLVULIFOLIÉ, ÉE (kon-vol-vu-li-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Dont les feuilles sont semblables à celles du liseron.

— ÉTYM. Lat. convolvulus, et folium, feuille. CONVOLVULUS (kon-vol-vu-lus'), s. m. Terme

de botanique. Le liseron. Les convolvulus, les capillaires d'eau suspendent devant son nid [de la poule d'eau] des draperies de verdure, chateaub. Génie, i, v, 7.

— ÉTYM. Latin convolvulus, de convolvere (voy.

CONVOLUTÊ).

CONVOQUÉ, ÊE (kon-vo-ké, kée), part, passé. Le ban et l'arrière-ban convoqués en cas de nécessité.

CONVOQUER (kon-vo-ké), v. a. Faire assembler. Les assemblées électorales furent convoquées. Convoquons nos amis. S'il eût convoqué sur-leïhamp l'assemblée et qu'il y eût parié d'une ma-/

CON

nière conforme à la conjoncture présente, c'en était fait, et S|iarte se serait déclarée pour les Étoliens, ROLLIN, y/i.v«. anc. OEuvres, t. viii, p. 352, dans pouGENS. L'Académie fut convoquée par billets pour la huitaine, c'est-à-dire pour le jeudi 5 mai, d'alemb. Éloges, Abbé de St-Pierre. De quoi vous plaignez-vous, quand c'est vous seul, ingrat. Qui voulez aujourd'hui convoquer le sénat? volt. Calil. m, 4. L'inflexible Zopire.... Veut convoquer le peuple et s'en,faire un appui, iD. Fanât, ii, 2. || S'emploie aussi dans le langage familier pour : mander, inviter.

— HIST. xiv s. Que tantost i! convocassent le sénat et kl court, bercheure, f° 3B, verso. || xvi' s. Lui , personnage de grande auctoritô en la ville de Capoue, trouva un jour moyen d'enfermer le sénat dans le palais, et, convoquant le peuple en la place, leur dit.... mont, iv, 83.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. convocar; ital. convocare; du latin convocare, àe cum, elvocare, appeler (voy. vocation).

CONVOYÉ, ÉE (kon-vo-ié, iée; d'autres disent kon-voi-ié) , part, passé. Une flotte marchande convoyée par des bâtiments de guerre.

CONVOYER (kon-vo-ié; d'autres prononcent convoi-ié), je convoie, tu convoies, il convoie, nous convoyons, vous convoyez, ils convoient; je convoyais, nous convoyions, vous convoyiez, ils convoyaient; je convoyai; je convoierai; je convoierais; que je convoie , que nous convoyions, que vous convoyiez, qu'ils convoient; que je convoyasse; convoyant; convoyé, v. a. ||1° Terme de guerre et de marine. Accompagner, escorter un convoi. Convoyer un train d'artillerie. Convoyer des navires. Il 2° Par extension et familièrement. X grands coups de gaule Le pèlerin vous lui froissa Tépaide, De horions laidement l'accoutra. Jusqu'au logis ainsi le convoya, la font. Coc.

— HIST. xii° s. De ce [je] sui moult deoeûe, Oue [je] ne fui au convoler [je ne convoyai pas mon amant]. Coud, Dame de Paiel. Rogiers del Punt l'Evesque les aveit coveiez, E à faire le mal les ad mult onliciez [excités]. Th. lemart. <30. Tut li poples de Juda out le rei cunveied, mais ces de Israël n'i furent pas venud, Rois, inc. Bernier monta, Gautiers tint Testrier; Demie liue le prist à convoier, Raoul de C. <87. ||xm* s. Fille, distla royne, je vous convoierai, Berle, vu. Et [que] sa très douce mère en tel lieu me convoit.... ib. xxviii. Li rois la convoia de là jusqu'à Sanlis, ib. xcix. Atant repaira frères Garins , et li quens Renous le convoia une pieche, Chr. de liains, p. <45. Se mi oil mon cuer ne convoient, Ge ne pris [estime] riens quanque il voient, la Rose, 23(6. Or n'i a-il voie qu'une, Quar l'autre voie avoiera; Fols est qui la convoiera, RU- TEB. II, 150. Lors me dit le légat, que je le convolasse jusques à son hostel, joinv. 282. || xv s. Le roi leur donna, qui les fit convoyer [escorter] jusque.? outre le dit pont de Nieuloy, froiss. i, i, 3i8. Ainsi [les habitants de Calais] vinrent jusques à la porte, convoyés en plaintes, en cris et en pleurs, ID. I, I, 321. Et il les fit convoyer seurement par ses gens par le pays de Grèce, Bouciq. l, ch. (5. Il XVI" s. 11 fut honorablement accompagné et convoyé par tout le peuple romain jusques en sa maison, AMYOT, P. £m. 14. 11 fut créé proconsul, et convoyé au camp à Noie, id. Marcel, il.

— ÉI'YM. Com, et voie.

CONVOYEUR (kon-vo-ieur; d'autres disent konvoi-ieur) , s. m. Terme de marine. Bâtiment qui convoie; et, adjectivement, vaisseau convoyeur.

— ÉTYM. Convoyer.

CONVULSÉ, ÉE (kon-vul-sé, sée), part, passé. Terme de médecine. Contracté par des convulsions, en parlant des muscles.

t CONVULSER (kon-vul-sé), v. a. Terme de médecine. Contracter par des convulsions. Une irritation portée sur un nerf convulsé le muscle où il se rend. Il Se convulser, v. réfl. Être convulsé. Il eut une attaque, et ses membres se convulsèrent.

— ÉTYM. Lat. convulsus, part, passif de convellere, arracher, de cum, avec, et rellere, arracher.

t CONVULSIBILITÉ (kon-vul-si-bi-h- té), s. f. Terme de médecine. Disi)osition aux conviUsions.

— ÉTYM. Voy. convulsé.

t CONVULSIBLE (kon-vul-si-bl'), adj. Terme de médecine. Disposé aux convulsions.

CONVULSIF, IVE (kon-vul-sif, si-v'), adj. Terme de médecine. || l''Oui peut donner des convulsions. Des causes convulsives. Toujours troublé de fureurs convulsives, De mon plancher ébranler les solives, j. B. Rouss. Éptt. 1, liv. I, Aux muses. \\ S" Qui se fait avec convulsions; qui est accompagné de con-

CON

vulsions. Toux convulsive. Si j'excellais en l'ait où je m'applique, Et que l'on pût tout réduire à nos sons, J'expliquerais par raison mécanique Le mouvement convulsif des frissons, la font. Quinquina, i. Il Par extension, accompagné de violents mouvements musculaires. Leurs maladies [des enfants] sont pour la plupart de la classe des convulsives, i. t. nouss. Em. i. Tous ses mouvements étaient convulsifs, FÉN. Tél. XX. J'errais à grands pas par la chambre sans savoir ce que je faisais, avec des exclamations interrompues et dans un mouvement convulsif dont je n'étais pas le maître, J. j. rouss. Hél. v, B. || Fig. ....La paix convulsive et souvent assassine Nous prépare aux horreurs de la guerre intestine, arnaud, Marius à ilint. i, 3. Dans les deux gouvernements dont j'ai d'abord parlé on manque de mouvement; dans la démocratie il est continuel et souvent convulsif, CONDILLAC, Etudes hist. i, 7.

— ÉTYM. Voy. convulsé.

CONVULSION (kon-vul-sion ; en poésie, de quatre syllabes), s. f. ||1" Terme de médecine. Contraction involontaire et saccadée des muselés, interrompue par des intervalles de relâchement et de calme. Tomber, être en convulsion. Elle avait des convulsions à la bouche, sév. (5i. Des coliques aiguës leur donnant des convulsions, J. j. rouss. Em. i. \\ 2° Paf extension, violents mouvements musculaires déterminés par une cause quelconque. Les convulsions de la rage, du désespoir. Ce fut avec des convulsions extrêmes qu'il se vit contraint de céder, iiamilt. Gramm. 3. Et tandis que tous deux étaient précipités Dans les convulsions deleurs civilités, mol. Fâch. 1, I. Il j4« piwr. Les convulsions, maladie épidémique de nature convulsive et accompagnée d'autres phénomènes très-singuliers , qui sévit au commencement du XVIII* siècle, à Paris, parmi ceux qui allaient faire des dévotions sur le tombeau du diacre Paris à Saint-Médard. Le naturalisme des convulsions, titre d'un livre du temps dans lequel l'auteur s'efforce de montrer qu'il n'y a rien de surnaturel dans les convulsions. La folie des convulsions, qui avait causé des querelles dans le parti même [des jansénistes] , avait achevé de les avilir en les rendant ridicules, d'alemb. Deslr. des jésuites, OEuvres, t. V, p. 72, dans pougens. || Convulsions des enfants, maladie dite aussi éclampsie, qui se caractérise par des convulsions sympathiques ou idiopathiques, avec abolition momentanée des facultés intellectuelles, et qui n'est liée à aucune altération matérielle saisissable des centres nerveux. || 3° Fig. Troubles qui agitent les États, le monde physique. Convulsions politiques. Ces convulsions d'une liberté mourante ne furent pas efficaces, volt. Mœurs, 68. Quel tremblement de terre, quelle convulsion da la nature a englouti celte île fameuse? Mirabeau, Collection, t. i, p. 338. Athènes passe à chaque instant par toutes les convulsions de l'espérance et de la terreur, barthél. Anach. ch. 82.

— HIST. XVI" S. Il luy prit soudainement une grande convulsion de nerfs, avec une douleur véhémente àsa jambe saine, amyot, Agésil. 45. Perclus de l'usage de ses jambes, ayant les jarrets retirés de convulsion, y avoit environ six ans, paré, /ntrod. 24. On te veoid suerd'ahan, pasiir, rougir, trembler, vomir jusques au sang, souffVir des contractions et convulsions estranges.... mont, iv, 27).

— ÉTYM. Lat. convulsio (voy. convulsé).

CONVULSIONNAIRE (kon-vul-sio-nê-r'), s. m.

et f. Celui, celle qui avait les convulsions, sorte de maladie nerveuse épidémique née sous l'innuence d'émotions religieuses, particulièrement jansénistes. Les convulsionnaires de Saint-Médard. On assure que, dès le lendemain de l'expulsion des jésuites, les convulsionnaires ont commencé à la prédire; c'est ainsi qu'ils ont toujours prophétisé, d'alemb. Destr. des jésuites, OEuvres, X. v, p. I37,dans pougens. Il Adjectivem.ent. La singularité des phénomènes convulsionnaires.

— ÉTYM. Convulsion.

t CONVULSIONNER (kon-vul-sio-né), v. a. Terme de médecine. Causer des mouvements convulsifs. L'électricité convulsionne les muscles d'une grenouille. Il Se convulsionner, v. réfl. Éprouver une convulsion. Les muscles se convulsionnent par l'irritation de la moelle épinière.

— ÉTYM. Convulsion.

t CONVULSIONNISTE (kon-vul-sio-ni-sf), s. m. Partisiui du caractère surnaturel des conviUsions de Saint-Médard. L'un d'eux est convulsionnistedécidé, et vraisemblablement convulsionnaire, surtout si on en juge par son style, d'alemb. Destr. det jés. OEwvres, t. V, p. lot, dans pougkns.

— ETYil. Convulsion.

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COP

COP

t CONVULSIVEMENT (kon-vul-si-ve-man) , adv. D'une manière convulsive. U [Napoléon] marche convulsivement, il s'arrête à chaque croisée [du Kremlin], et regarde le terrible élément victorieux dévorer avec fureur sa brillante conquête [Moscou], siîGLiR, llist. deNapol. \in, e.

— ÊTYM. Convulsive, et le suffixe ment.

t CONYZE (ko-ni-7.'), s. f. Terme de botanique. Plante bisannuelle, dite aussi herbe aux puces {conyia squamosa, t.).

— ÊTYM. KévuCa.

t COOBLIGATION (ko-0-bli-ga-sion) , s. f. Obligation mutuelle.

— ÉTYM. Voy. COOBLIGÉ.

COOBLIGÊ (ko-o-bli-jé), s. m. Celui qui est obligé avec d'autres en vertu d'un contrat.

— ÉTYM. Co, pour corn, avec, et obligé.

t COOLIS (kou-li), s. m. Nom donné à des Indiens qui contractent des engagements pour aller travailler dans les diverses colonies européennes moyennant salaire.

— ÉTYM. Angl. coolee,&e l'indoustani culi, laboureur qu'on loue à la journée, du turc culi, esclave, serviteur.

COOPÉRATEUR, TRICE (ko-o-pé-ra-teur, tri-s'), s. m. et f. Celui, celle qui coopère à quelque chose. Les coopérateiirs de votre salut aident à votre perte, MASS. Car. Médis. M. Bouguer a dit, après son retour, qu'aucun de ses coopérateurs [dans la mesure d'un méridien à l'équateur] ne lui avait été plus utile que M. de Jussieu, condorcf.t, Jusst'eu. || Adjectivement. Un corps soumis et coopérateur à ses volontés, PASC. dans cousin.

— HIST. xvi* s. C'est un blasphème exécrable de leur attribuer ce titre de coopérateurs, qui emporte .société et conjonction, calv. 30). Il se fait coopérateur de Dieu, ID. Instit. 818.

— ÉTYM. Lat. cooperator (voy. coopérer).

t COOPÉRATIF, IVE (ko-o-pé-ra-tif, ti-v'), adj. Terme de philosophie sociale. Qui réunit les efforts des intéressés.

— ÉTYM. Coopérer.

COOPÉRATION (ko-o-pé-ra-sion ; en poésie, de six syllabes), s. f. Action de coopérer. Leur coopération nous a été fort utile. Cela n'a pu se faire que par la coopération de plusieurs personnes. || Terme de théologie. Coopération de la grlce, effet de la grâce, pour nous porter au bien.

— HIST. XVI" s. Je ne pense pas qu'il nous sieso bien de nous laisser instruire à un payen combien c'est d'impiété de n'attendre de Dieu nul secours simplementsien etsansnostre coopération, mont.iv,20i.

— ÉTYM. Latin cooperatio (voy. coopérer).

COOPERER (ko o-pé-ré. La syllabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je coopère; excepté au futur et au conditionnel : je coopérerai , je coopérerais, exception non justifiée), V. n. Il 1" Opérer conjointement avec quelqu'un. Si le destin me promet quelque chose de bon, je ne lui manquerai pas de mon côté; je ferai tout ce qui me sera possible pour coopérer avec lui, voit. Lett. 7t. Nous ne coopérons en aucune sorte à notre salut , pasc. Prov. is. \\ Terme de théologie. Coopérer à la grâce, y correspondre, en suivre les mouvements. Puisque, dans toute la suite non plus que dans le moment, l'homme n'opère ni ne coopère que par la grâce de Dieu, Boss. Yariat. viu, § 49. || 2° Contribuer à. Tout coopère en bien pour les élus, pasc. dans cousm. Tout coopère à l'exécution de ses desseins, Boss. Prov. 2. Les impies mêmes coopèrent au bien des élus, MASS. Car. Mélange.

— HIST. XVI* S. 11 appelle l'une [grâce] besoignante, laquelle fait que nous vueillons le bien avec efficace; l'autre coopérante, laquelle suit la bonne volonté pour lui aider, calvin, Jnstit. <85. Tellement qu'à ce faire, la croix de Christ et nostre pénitence coopèrent ensemble, id. ib. 608. H nous grieve de donner, nous rougissons de tesmoigner, nous encourons infamie de coopérer, amyot, De la mauv. honte, i4.

— ÉTYM. Latin cooperari, de cum, avec, et operari, opérer.

COOPTATION (ko-o-pta-sion),s. f. Admission dans un corps avec dispense des formalités d'admission.

— ÉTYM. Lat. cooptatio, de cooptare, coopter. COOPTÉ, ÉE (ko-o-pté, ptée), part, passé. COOPTER (ko-o-pté), V. a. Recevoir quelqu'un

dans un corps en le dispensant des conditions d'admission.

— ÉTYM. Lat. cooptare, de cum, et optare (voy. opter).

COORDINATION (ko-or-di-na-sion) , s. f. Action

de coordonner ; état des choses coordonnées. Ils ont beau couvrir leur galimatias de coordination, /. j. Rouss. Ém. IV.

— HIST. xiv* s. Les Pitagoriciens furent disciples et ensuivans la dottrine du philosophe appelle Pitagore qui mettoit deux coordinacions de choses [pair et impair], oresme, Elh. te. Il mettoient une ordre de bien ou coordinacion, id. ib. VI (H).

— ÉTYM. Coordonner.

t COORDONNABLE (ko-or-do-na-bl'), adj. Qui peut être coordonné.

t COORDONNANT, ANTE (ko-or-do-nan.nan-f), adj. Qui coordonne. Conjonction coordonnante. Voy.

COPULATIF.

t COORDONNATEDR, TRICE (ko-or-do-na-teur, tri-s'), adj. Qui coordonne. Unesprit coordonnateur.

COORDONNÉ, ÉE (ko-or-do-né , née) , part, passé. Les solennités du christianisme sont coordonnées d'une manière admirable aux scènes de la nature, CHATEAUB. Génie, iv, i, 7. || Terme de grammaire. Propositions coordonnées, propositions qui se correspondent. Il S. f. plur. Terme de géométrie. Les coordonnées, système de lignes droites ou courbes, qui servent à déterminer un point soit sur une surface, soit dass l'espace. On dit, dans le même sens, plans coordonnés, quand ce sont des plans qui servent à cet usage. || Terme de cosmographie. On donne le nom de coordonnées aux ascensions droites et aux déclinaisons, ainsi qu'aux longitudes et aux latitudes. |{ Termede minéralogie. Cristal coordonné, cristal dans lequel des facettes qui résultent de différentes lois ont entre elles une corrélation, telle que les arêtes qui les séparent sont Jlarallèles.

COORDONNER (ko-or-do-né) , v. a. || 1° Disposer selon certains rapports. Je conjure nos évêques et nos curés de réfiéchir à la nécessité que leur caractère leur impose, de coordonner l'Église à la constitution et d'aider la patrie, encore chancelante sur ses nouvelles bases, à s'étayer de la force de la religion, mihabeau, Collection, t. iv, p. 351. {| 2» Se coordonner, v. réfl. Être coordonné. Ces matières se coordonnent bien.

— ÉTYM. Co, com, avec, et ordonner.

COPAHIER (ko-pa-ié), s. m. Voy. copayer.

t COPAlllNE (ko-pa-i-n'), s. f. Terme de chimie. Principe extrait du copahu.

COPAHC (ko-pa-u), s. m. Sorte d'oléo-résine ou térébenthine, dite souvent baume de copahu, employée dans les affections des organes urinaires.

— ÉTY'M. Nom brésilien.

COPAÏER (ko-pa-ié), s. m. Voy. copayer.

t COPAIN (ko-pin), s. m. Terme de collège. Camarade copartageant. Tu seras mon copain, je partagerai avec toi.

— ÉTYM. Voy. COMPAIN.

COPAL (ko-pal) , s. m. ou COPALE (ko-pa-l') , s. f. Résine qu'on tire par incision de divers arbres des tropiques. || Copal dur, résine qui provient non du Mexique, mais de Madagascar. 1| Fausse gomme copale, celle qui est envoyée de l'Amérique septentrionale (Etats-Unis et Mexique), et qui provient du sumac ailé {rhus copallinum, L.). \\ Copale fossile ou résine de highate, substance résineuse jaune ou brune, qui provient des argiles bleues près de Londres.

— ÉTYM. Copal est le nom mexicain des résines brûlées dans les temples, qui a été donné par Monaredes à la résine courbaril.

f COPALCm (ko-pal-chi) , s. m. Terme de pharmacie. Écorce fébrifuge qu'on croit fournie par un faux kina.

t COPALINE (ko-pa-li-n') , s. f. Terme de chimie. Principe immédiat de la résine copale. || Terme de pharmacie. Synonyme de baume copalme. Voy. co-

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