I. -- lOt
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Mais s'iiii liommo a Iroicens livres ilo renie, Tant soit cocart, chasciin sera parez En dissimulation Ue li faire grant inclination, eust. uescii. Poésies mss. f° 213, dans LACUBNE. Princes, r"" vaiilt, le coquart enseignier, Ne faire au foui de sens longue divise, ib. S" 275. Plusieurs coquarts sont bien en point Et ne sauroient finer de quoy Payer la façon d'un pourpoint; Ils n'ont d'argent ne peu ne point, COQUIUART, dans richelet. Ceux qui Guident que l^s femmes soient si leales, sont parfaicts coquards, LOUIS XI, Nouv. XXVI. Il XVI* s. Mieux vaut l'ombre d'un sage vieillard que les armes d'un jeune coquard,
COTGBAVE.
— f.TYM. Cnq.
t COQUAtRE (ko-kâ-tr'), s. m. Demi-chapon, poulet chaponné à moitié. || On dit d'un homme qui , chante mal, qu'il a une voix de coqufttre.
— fiïYM. Coq, et la désinence péjorative dire. COQUE (ko-k'), s. f.\] 1° Enveloppe extérieure de
l'œuf. Les perdreaux courent au sortir de la coque. [Des poèmes] Ensemble lentement tous couvés sous mes ailes, Tous ensemble quittant leurs coques maternelles. Sauront d'un beau plumage ensemble se couvrir, A. chénier, I9t. || Fig. Ce couplet sortait de sa coque [venait d'être fait] le jour que je partis de Paris, sÉv. 426. || Ne faire que sortir delà coque, être encore trop jeune pour certaines choses. || Œufs à la coque, œufs légèrement cuils dans leur coque même. Les œufs furent leur unique ressource [de MmedesUrsins et de sa suite], et encore à la coque, frais ou non, st-sim. 382, 160. Et ressemblez à l'œuf cuit dans sa coque; Plus on l'échauffe, etplusserendurcit, J. B. Rouss. Épigr. ii, 6. || Coques, œufs de poisson de mer que l'on emploie pour amorcer les filets avec lesquels on pêche les sardines. || 2° Enveloppe où s'enferment certaines chrysalides. Les vers à soie se font de leur coque une espèce do tombeau, vf.N. Kxist. 1 9. si Locke eût réfléchi un moment aux idées innées des animaux, il se fût convaincu que c'est par elles qu'une chenille sortant de son œuf.... se choisit une retraite sous une branche.... qu'elle s'y file une coque avec un art admirable.... eern. DE s.-p. Ilarm. liv. v, Harm. anim. L'historien immortel du ver à soie s'est assuré que la coque de cet insecte est formée des lacis d'un même fil dont la longueur est de plus de neuf cents pieds de Bologne^ BONNET, Contempl. nat. 12' part. ch. 4. Les chenilles nous vaudraient bien d'autres richesses, si nous entreprenions de mettre en œuvre les coques de soie que diver.ses espèces de ces insectes savent se construire; celles qui ne pourraient pas être filées, pourraient au moins être cardées et servir utilement en différentes fabriques, telles que celles des bas, des draps, des feutres, des ouates, du papier, ID. ib. OEuvrcs, t. vin, p. 3i8, dans poogbns. Vous avez vu quelquefois l'ouvrage d'un ver à soie ou les coques que ces petits animaux travaillent avec tant d'art pour s'y emprisonner : elles sont d'une soie fort serrée, mais elles sont couvertes d'un certain duvet fort léger et fort lâche; c'est ainsi que la terre, qui est assez solide, est couverte, depuis sa surface jusqu'à une certaine hauteur, d'une espèce de duvet qui est l'air, et toute la coque du ver à soie tourne en même temps, font. Mondes, <*' soir. Chaque planète est entourée de son atmosphère comme d'une coque, et roule dans l'espace autour de son soleil, VOLT. Dial. xv, 1" entretien. Figurez-vous un ver à soie qui s'enterre dans sa coque en filant, VOLT. Lett. d'Ârgcntal, 23 janv. 17C3. || Fig. Il faisait le cafard, Se renfermait.... Dedans sa coque, la font. Ilerm. \\ 3° Par analogie, enveloppes ligneu,ses de certains fruits. Coque de noix, d'amande. || Je n'en donnerais pas une coque do noix, se dit d'une chose dont on ne fait aucun cas. || Dans lo langage botanique, la coque est un fruit ou une portion de fruit sec, dont la déhiscence a lieu avec élasticité, à cause d'un ressort membraneux situé à sa base. (I Coque duLevant, nom des drupes desséchées d'un arbuste sarmenteux du Malabar et des Moluques {)neni.spermtim cocculus, L.). Elles sont employées pour enivrer le poisson et le prendre facilement; on a cru longtemps que cela ne communiquait au poisson aucune qualité nuisible; mais le contraire paraît aujourd'hui démontré. || 4° Coques de perles, nom de petites élévations qui se trouvent attachées à la nacre, et que les lapidaires mettent en œuvre en les réunissant deux à deux , de manière à imiter des perles entières. |{ B° Terme de toilette. Coque de ruban, ruban de la longueur de 4 0 centimètres ou environ, suivant la largeur du ruban, dont les deux bouts mis l'un sur l'autre, et plissés légèrement ensemble, servent à faire un nœud ou un ornement. || Coque de cheveux, cheveux tournés en
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coque. Il G" Terme de marine. La coque d'un navire, l'enveloppe des bordagos, lo corps. || Faux pli qui se fait à une corde trop forte et qu'on n'a pas pris soin de détordre. || 7° Terme de pêolie. Sorte de coquillage bon à manger ; c'est le nom vulgaire de la bucarde. Il 8° Terme de serrurerie. Coques, nom de petites pièces de fer qui servent à conduire le pêne d'une serrure. || Larges crampons surla platine d'un verrou à ressort ou d'un loqueteau. || S" Coque d'œuf, défaut de glaçure dans les poteries.
— HIST. xiii's. Biau père, dit la damoisele, Ci a dolereuse novele : Vostre orguel ne vaut une coque; Sachiés que fortune vous moque, la Rose, 65H. Il xvi* Nature les ha muniz et couvertz de gousses, testz, coques, rab. Pont, m, 8. À toucher plus polie et fine Que n'est une coque marine, du bell. IV, 77, verso. Des coques de nacre de perles bien dorées, d'aub. llist. ii, 292. Quand l'eau n'estoit plus trouble, on pescha à l'endormie, à quoy ne fut pas espargnée la coque du Levant, id. Conf. 1,9. Il me semble raisonnable que meshuy je m'appile et me recueille en ma coque comme les tortues, MONT. IV, tl7.
— ÉTYM. Ane. espagn. coca; du latin concha, coquille (voy. conque).
COQUECIGRUE (ko-ke-si-grue), s. f. || 1° Animal imaginaire dont le nom est employé dans diverses locutions. On dit qu'une chose arrivera à la venue des coquecigruos, pour dire qu'elle n'arrivera jamais. Vous aurez des coquecigrues, se dit en raillant à quelqu'un qui demande quelque chose. J'ai des coquecigrues, se dit de même en raillant à celui qui demande ce qu'on a là. Mon esprit à cheval sur des coquecigrues, st-amant, dans furetièbe. Toute métaphysique ressemble assez à la coquecigrue de Rabelais, volt. Lett. en vers et prose, 80. || 2° Personne qui ne dit que des balivernes. Raisonner comme une coquecigrue. Je trouve des coquecigrues, des momies, sév. 433. Elles élèvent fort bien leurs petites filles, elles ne leur apprennent point à mentir ni à dissimuler leurs sentiments; point de coquecigrues ni d'idolâtrie; enfin je les aime, id. t. vi, p. 344, lett. 628, dans pougens. || 3° Baliverne, conte en l'air. Il nous vient conter des coquecigrues, des coquecigrues de mer.
— REM. Mme de Sévigné et Voltaire écrivent coxigrue ; et la première édition do l'Académie coquesigrtie.
— HIST. XV* s. Bien resemblez une coque fague; Barbe n'avez.... e. desch. Poésies mss. f°22t, dans LACUBNE. Il xvi"s. Ainsi s'en alla le pauvre colérique; puis passant l'eau au pont Huaux, et raccontant ses maies fortunes, fut avisé par une vieille lourpidon, que son royaume lui seroit rendu à la venue des coquecigrues, bab. Garg. i, 49. S'il reculoit, c'estoient des coquecigrues de mer, id.iv, si.
— ÉTYM. Normand et Berry, coquecigrue, nom de la bugrane gluante, plante; bourguig. côquesegrue. Origine inconnue. Ménage dit que dans les cabinets des curieux on nomme coquecigrues les coquilles de mer, et il tire le mot de conchylia acuta, coquilles aiguës; ce qui n'est pas admissible. D'après Ch. Nisard, il vient du latin cicus, ciccus, chose de rien, et du grec ffib, qui a le même sens; il est possible en effet que gru entre dans ce mot bizarre; mais le mot coque y entre certainement; en effet outre coquecigrue, on a, avec un sens trèsanalogue, coquefredouille dans Cotgrave; coqueluirie dans Eust. Deschamps : Faisons donc la departie [allons-nous-en]; Allez à Dieu coqueluirie; Trop de hourt et de barat sçavez; De ceux ne suis ceste fie. Poésies mss. f" 450, dans lacurne. Ajoutez-y coquefague, cité au commencement de l'historique; et vous avez coque avec fague, fredouille, luirie, cigrue, tous suffixes dont le sens est inconnu et qui ne sont peut-être que fictifs et formes de plaisanterie.
t COQUEFREDOmiXE (ko -ke-fre- dou-ll', Il mouillées), s. m. Un pauvre hère, un homme sans esprit. L'espagnol, ce coquefredouille. Va toujours à l'école et perd toujours bredouille, deshoulièbes, dans le Dict. de beschehelle. C'était au temps où la France portait des hommes mâles et non des coquefredouilles embéguinés, Dict. de Trévoux.
— ÉTYM. Voyez, pour une conjecture, coquecigrue.
COQUELICOT (ko-ke-li-ko ; le l ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel l's se lie; les coquelicots et les blés, dites: les ko-ke-li-kô-z et les blés; coquehcots rime avec repos, faux), s. m. Espèce de petit pavot à fieur rouge qui croît dans les champs ipapaver rhœas, L.). Les pétales du coquelicot sont employés en infusion comme sudoriflques. || Rouge
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comme un coquelicot, se dit très-souvent de quelqu'un qui devient extrêmement rouge, d'embarras, de colère, etc.
— HIST XIV* s. Un coquelicoq, tout droict sur se» piedz, dont le corps est d'une coquille de perle, pesant quatre marcs sept onces, de labobde, Émaus, p. 223. Il XVI* s. Ouoquelicoq est espèce de pavot; 11 croist en terre grasse et bien labourée, estant en fleur un peu devant la maturité des bleds, parmi lesquels se mesie il, o. de serbes, 626.
— ÉTYM. Picard, cocriacot. Ce mot, comme on voit par l'historique, signifie coq; c'est une onomatopée, coquelicot ou coquerico; puis, les fleurs de cette plante étant rouges, on les a comparées à la crête du coq, dont le nom a passé à la plante. Cependant Marcellus Empiricus ayant dit : papavor silvestre quod gallice calocatonos dicitur, Grimm a essayé de le rattacher au celtique: irland. codioineam.codaia».
t COQUELINER (ko-ke-li-né), v. n. Chanter en parlant du coq.
— HIST. XVI' s. Coqueliner un enfant, cotgrave.
— ÉTYM. Coq. On trouve coquelineux avec le sens de : qui fait le coq, qui court après les jeunes filles : Quand ces trois bonnes quahtés sont en un personnage, on ne se doit pas esmerveiller s'il est un petit coquelineux, desper. Contes, iv.
COQUELOURDE (ko-ke-lour-d'), s. f. Nom vulgaire de l'anémone pulsatille et de différentes plantes parmi lesquelles on distingue la lychnide coronaire, l'héhotrope du Pérou, l'hépatique des jardins.
— IIIST. XV* s. Contrefaisant 11 coquelourde Soubz un malicieux abit, eu. d'obl. Hvndcl. 29. || xvrs. Souventes fois s'esbat et rit X planter une gente bourde. Contrefaisant la coquelourde Soubz un malicieux habit. Départie d'amours, p. 279, dans lacurne.
— ÉTYM. D'après Bourdelot, de coque lourde, à cause que la coque en est plus lourde que celle d'autres fleurs; d'après Ménage, de cloka lurida, clochette foncée, parce que les fleurs en sont jaunes. Ce qui ajoute à l'incertitude , c'est que coquelourde a dans l'historique un sens tout différent et assez mal déterminé.
COQUELUCHE (ko-ke-lu-ch'), s. f. || l*Sorte de capuchon. Il est vieux. || Fig. et familièrement. Être la coqueluche du lieu, du pays, y être hautement loué, vanté, y être en vogue, fêté, choyé. Lorsque vous étiez la coqueluche ou l'entêtement de certaines femmes qui ne juraient que par vous et sur votre parole, qui disaient : cela est déhcieux, qu'a-t-il dit? la bruy. v. Lui.... c'est la coqueluche Des filles de Falaise : il étudie en droit Et sait tout son Cujas sur le liout de son doigt, eegnabd, le Bal, se. 7. C'est cependant, dit-on, la coqueluche de Paris, baron. Homme à b. fort, n, 3. Fabrice, mon cher Fabrice, bien loin d'être la coqueluche des femmes de Vedladolid, apprends, mon ami, que j'en suis la dupe, lesage , Gil Blas, i, 47. || Coqueluche signifiant un capuchon, cette locution est équivalente à être coiffé de quelque chose. || 2° Terme de médecine. Maladie caractérisée par une toux convulsive, et qui attaque particulièrement les enfants. ||3°S. m. Le mâle de l'ortolan des roseaux.
— HIST. XV* s. Adonc regnoit par toutes les parties du royaume une maladie générale qui se tenoit en la teste, de la quelle moururent plusieurs personnes, tant vieux que jeunes, et se nommoit icelle la coqueluche, monstbelet, ch. 448. La quelle maladie se nommoit la coqueluce, 3. lefevre DE st-remy, Ilist. de Charles VI, p. B8, dans lacurne. Le suppliant prinst une aumusse ou coqueluche, DUCANGE, C07ucta.|| xvi's. La coqueluchedes moines, BABEL, dans la Bib. de St-Victor. Je ne puis laisser en arrière une maladie qui régna trois mois de cette année-là, nommée lacoquehiche, laquelle plusieurs estiment estre marque infaillible de la peste pour l'année d'après, d'aub. Uist. ii, 365. Il y a un accident de peste appelle coqueluche, ainsi dit, parce que ceux qui en estoient esprins sentoient une extrême douleur de teste, et à l'estomach, aux reins et aux jambes, avec fièvre continue, et souvent avec délire et frénésie, paré, xxiv, 30. Nous vismes en l'an 4 567 en plain esté s'élever par quatre jours entiers un reume qui fut presque commun à tous, par le moyen duquel le nez distilloit sans cesse comme une fontaine, avecque un grand mal de teste, et une fièvre qui duroit aux uns douze, aux autres quinze heures, que plus que moins; puis soudain, sans œuvre de médecin, on estoit gupry; la quelle maladie fut depuis par un nouveau terme appelle par nous coqueluche, pasquieh. Recherches, liv.
IV, p. 375, dans LACURNE.
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— ÉTYM. Ménagu le tire de cuculuccia, dûiivé de cucuUus, sorte de capuchon. Lg nom de coqueluclie fut donné, dans le xv* siècle, à une sorte de grippe pour laquelle les malades se couvraient la tête d'une coqueluche ou capuchon ; puis il a passé à la toux convulsive des enfants, qui est une maladie toute différente de ces épidémies du xv'et du xvi' siècle.
COQtlELCCUON (ko-ke-lu-chon), s. m. Terme familier. Capuchon. || Coqueluchon de moine, nom donné par les marchands de coquilles à un certain mollusque (cnculée auriculifère).
— ÉTYM. Coqueluche ; hourguig. côqueluchd.
t COQUELUCHONNÉ, ÉE (ko-ke-lu-cho-né, née) , aij. Disposé en coqueluchon. Elle déguisoit votre lils avec trois jupes si plaisamment coqueluchonnées que.... SÉV. 5(7.
— ÉTYM. Coqueluchon.
COQUEMAR (ko-ke-mar), s. m. Pot à anse de terre vernissée, ou d'étain, ou de cuivre, qui sert à faire bouillir de l'eau.
— HIST. XIV* s. Trois petits coquemars, à biberon, et au couvescle sont les armes de Mons' le Dauphin, DELABOHDE, Émaux, p. 223. Un petit coquemart d'argent blanc verre, et y a sur le couvescle un esmail rond, esniaillé de France, ID. ib. Item [je laisse] et à Perrot Gérard, Barbier juré du bourg la Royne, Deux bassins et un coquemard, villon, G. Icslam.
^ ÉTYM. Latin, cucuma, chaudron; ital. coi/oma.
t COQUEMELLE (ko-ke-mè-l'), s. m. Champignon d'un très-bon goût.
t COQUENOUILLER(ko-ke-nou-llé, îi mouillées), s. m. Terme de botanique. Plante d'Amérique dont les graiues servent à faire une espèce de pain.
t COQUEPLUMET (ko-ke-plu-mè), s. m. Homme qui fait le coq, le merveilleux, portant des panaches, un costume éclatant. || Inusité.
— HIST. XVI' s. Maints gentilshommes qui se montrent vaillants coqueplumets sur le pavé de Paris, Sat. ife'ti. dans le Dict. de bescherelle.
— ÉTYM. Coq, el plumet.
fCOQUEREAU (ko-ke-rô), s. m. Terme de marine. Espèce de petit navire.
— ÉTYM. Diminutif de coque ou coche, bateau (voy. coche).
t COQDERELLE (ko-ke-rè-l') , s. f. Terme de botanique. Voy. ALKÉKENGE.
— HIST. XVI" S. L'eau de gramen ou chien-dent, dans la quelle aurés dissout fruit de coquerelles, ressemblant à petites cerises, o. de serres, 926.
— ÉTYM. Diminutif de coque.
COQUERET (ko-ke-rè), s. m. Voy. alkékenge.
— HIST. xvi" s. L'eau distillée de l'herbe de bassinet ou coqueret, o. de serres, 97 i. â l'envi sont jà cueillis Les verds trésors de la plaine. Les coquerets et les lis, La rose et la marjolaine, rons. 467. Et du tendre crystal de nos larmes menues Les fleurs des coquerets blanches sont devenues,
— ÉTYM. Diminutif de coq, ainsi nommé par comparaison avec la crête du coq, l'alkékenge portant une baie renfermée dans une vésicule rougeàtre.
COQUERICO (ko-ke-ri-ko), s. m. Chant du coq.
— ÉTYM. Onomatopée.
t COQUERIE (ko-ke-rie), s. f. Terme de marine. Grande cuisine bâtie sur un quai. |{ Cuisine de bord.
— ÉTYM. Coq 2.
tCOQDERlQUER (ko-ke-ri-ké) , v. n. Se dit du chant du coq.
tCOQCERON (ko-ke-ron), s. m. Terme de marine. Chambre à l'avant de certains bâtiments où elle sert de cuisine. Espèces de petites armoires dans les chaloupes.
t COQUES (ko-k'), s. f. plur. Terme de blason. Espèce de noisettes vertes et en fourreau.
— ÉTYM. C'est le pluriel de coque, coquille. COQUET, ETTE (ko-kè, kè-t'), adj. || 1° Qui a
de la coquetterie; qui cherche à plaire. Des manières coquettes. Humeur coquette. Les femmes sont fort coquettes avant le mariage et beaucoup plus après, HAMILT. Gramm. 6. Personne ne dansait mieux, et personne n'était si coquet, ID. ib. C'était [Fénelon] un esprit coquet qui cherchait à Être goûté et voulait plaire, st-sim. 3i, 407. En gens coquets il [l'amour] change les Gâtons; Par lui les loups deviennent des moutons, la font. Courlis. Un moineau fort coquet Et le plus amoureux de toute la province Faisait aussi sa part des délices du prince, LA FONT. Fabl. X, <2. Une femme coquette ne se rend pas sur la passion de plaire.... Elle regarde le temps et les années comme quelque chose seulement qui ride et qui enlaidit les autres femmes; ouWio du
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moius que l'ûgo est écrit sur le visage, LA bruy. m. Une femme qui n'a qu'un galant croit n'être point coquette; celle qui a plusieurs galants croit n'être que coquette, in. ib. Le magistrat coquet ou galant est pire dans les conséquences que le dissolu ; celui-ci cache son commerce et ses liaisons, et l'on ne sait souvent par où aller jusqu'à lui, id. xiv. Un homme coquet est quelque chose de pire qu'un homme galant; l'homme coquet et la femme galante vont assez de pair, id. m. Moi! j'irais épouser une femme coquette! boil. Sat. x. Ne vous y fiez pas; je lui trouve l'air bien coquet; elle a, ma foi, les yeux fripons, id. Héros de romatis. Parlons à cœur ouvert et confessons la dette; Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette, regnard, le Distrait, iv, 3 On dit que les femmes coquettes Pour faire réussir leurs pratiques secrètes, Des nouveaux débarqués s'informent avec soin , id. Me'nechmes, ii, 4. La femme est coquette par état, j. J. Rouss. Ém. V. C'est le tissu des intrigues secrètes, L'emploi savant des parures coquettes , Bernard, Art d'aimer, 1. 1| Par extension. Lorsque la coquette espérance Nous pousse le coude en passant. Puis à tire-d'aile s'élance Et se retourneen souriant, a. de MUSSET, Poésies nouv. Chanson. Que me veux-tu, chère fleurette, Aimable et charmant souvenir? Demi-morte et demi-coquette. Jusqu'à moi qui te fait venir? id. À une fleur. || 2° Substantivement Quand un coquet fieffé. D'amour, de bonne
sorte, une fois s'est coitfé. Cela tient comme glu.... HAUTER. Crisp. mus. v, 6. Son rival autour de la poule S'en revint faire le coquet, la font. Fables, vu, 13. On nous voit tous pour l'ordinaire. Piller le survenant, nous jeter sur sa peau; La coquette et l'auteur sont de ce caractère, la font. Fab. i, 15. Oui, voilà comme il faut que les femmes soient faites. Et non comme j'en sais, de ces franches coquettes Qui s'en laissent conter.... mol. Éc. des maris, II, 4 2. Le mot de galante aussi n'est pas assez; celui de coquette achevée me semble propre à ce que nous voulons, mol. Pourc. ii, 4. Que la peste étouffe les coquets, la coquetterie et tous ceux qui l'ont inventée! baron, l'Homme à bonnes fortunes, II, 13. L'autre se façonne en coquette. Qui sans cesse écoute ou caquette. Et n'a jamais assez d'amants, perraut, Griselidis. La coquette tendit ses lacs tous les matins; Et, mettant la céruse et le plfttre en usage, Composa de sa main les fleurs de son visage, boil. Éptt. IX. Lise entend dire d'une autre coquette qu'elle se moque de se piquer de jeunesse, LA BRUY. 111. C'est providence de l'amour Que coquette trouve un volage, la motte, Fab. ii, 7. Une coquette est un tyran qui veut tout asservir, pour le seul plaisir d'avoir des esclaves, marmont. Contes mor. Heureusement. || Termedethéàtre. Lagraiide coquette, la comédienne qui joue les grands rôles de femme dans la comédie de caractère. C'est la grande coquette qui fait Elmire dans Tartuffe, Philaminte dans les Femmes savantes, Célimène dans le Misanthrope. On dit aussi jouer les coquettes.
— HIST. xiii° s. Com maintes femmes par le mont [monde]. Qui coraiges remuants ont, Et tout aussi les vont tornant. Comme li cokes [petit coq] torne au vent, Bl. et Jehan, 224. || xv* s. Coquette im- 1 monde et mal famée Et de tout bon point degar- 1 nie. Vieille moralité, dans le Dict. de dochez. j Il XVI* s. Une coquette, oudin, Dict. |
— ÉTYM. Diminutif de coq; coquet, dans le sens ; de galant, ayant été dit d'après une métaphore empruntée aux allures du coq.
t 2. COQUET (ko-kè), ». m. Petit bateau de rivière, amenant des marchandises de Normandie à Paris.
— HIST. xvi* s. Il n'y eut autre dommage sur les dits François, fors qu'en un coquet où estoient douze hommes de guerre, lequel eflbndra, et pour ce en noya neuf, qui fut grand dommage, A. ciiar- TiER, Hist. de Charles Yl et VII, p. 245, dans la-
CURNE
— ÉTYM. Diminutif de coque ou coche, bateau
(voy. COCHE l).
COQCETER (ko-ke-té. Le t se double quand la syllabe qui suit est muette : je coquette ; je coquetterai), v. n. î'aire des coquetteries. J'aimerais mieux qu'elle coquetât avec M. de Vardes, sÉv. 309. Je coquette fort peu, c'est mon moindre talent, mol. Éc. des maris, i, C>. Car notre ami très-cher auia Toujours vol pour la mijaurée. Collet très-bien tiré, perruque bien poudrée. Et toujours il coquettera, cuAUL. à M. Sonning. Us ont en ce pays do quoi se contenter; Car les femmes y sont faites à coqueter, MOL. te. des f.i, o. Eve aima mieux, pour s'en faire conter, Prêter l'oreille aux fleurettes du
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diable Que d'être femme et ne pas coqueter, sarr*ziN, Poésies, dans richelet. Si.... Bien moins pour son plaisir que pour l'inquiéter, Au fond peu vicieuse, elle aime à coqueter, boil. Sa(. z. jlllsa conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÉTYM. Coquet t. Coqueter, dans le xvi* siècle, avait le sens de crier comme le coq. X cet instant il ouyt jetter une grande risée de cachin coquetant à gueule ouverte, d'ond estimant qu'il y eust là à l'entour quelque personne cachée qui, en riant ainsi, se moquast de sa cheute, lloman d'Alector, p. »3, dans LACURNB. Les poules coquetans ou , si vous voulez qu'ainsi je le die, caquetans ensemble, pasquier, Lettres, t. i, p. 600, dans lacurne. Coqueter. des coqs et poulies qui est le langage dont ils nous rompent la teste, quand ils s'entrefont l'amour et dont nous avons formé par une belle métaphore caquetter, lorsque quelques babillards nous repaissent de parolles vaines, id. Recherches, t. viu, p. b7i , dans
LACURNE
t 2. COQUETER (ko-ke-té), «. n. S'accoupler avec la poule, en parlant du coq. On dit plutôt cocher.
— ÉTYM. Coq.
t 3. COQUETER (ko-ke-té), v. a. Terme de marine. Conduire un bateau au vent à l'aide d'un aviron. On dit plus souvent godiller.
— ÉTYM. Coquet 2.
COQUETIER (ko-ke-tié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : les ko-ke-tié-z et la volaille), *. m. Il 1° Marchand d'œufs, de volailles. 11 se trouva que ce n'étaient [les cavaliers] que des coquetiers qui marchaient toute la nuit pour arriver à Paris, la- ROCHEP. Mém. 107.... Me vint hier un dindon Du bon pays, d'où trois fois la semaine Les coquetiers arrivent à foison Sur certain quai, près la Samaritaine, CHAULiEU, Ép. de l'abbé C. 1707. 1| 2» Petit ustensile de table où l'on met l'oeuf que l'on mange à la coque. Il Au xvi* siècle on disait coquiUanl , en ce sens.
— ÉTYM. Coquet, jeune coq, diminutif de coq; Berry, coquatier, coquassier.
f 1 . COQUETTE (ko-ké-f) , s. f. Sorte de poisson de mer.
+ 2. COQUETTE (ko-kè-f), s. f. || 1* Variété de laitue. Il 2° Boite à herborisation.
t COQUETTEMENT (ko-kè-te-man) , adv. D'une façon coquette. Une jeune personne éblouissante, fort coquettement mise et fort leste , j. i. rouss. Confess. 2' part. liv. vu, 1743-1744.
— ÉTYM. Coquette, et le suffixe ment.
COQUETTERIE (ko-kè-te-rie) , s. f. \\ 1° Désir
d'attirer en plaisant; il se dit surtout des femmes. Avoir de la coquetterie. User de coquetterie. C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais, larochef. Max. I07. Le plus grand miracle de l'amour, c'est de guérir de la coquetterie, id. ib. 249. La coquetterie est le fond et l'humeur des femmes; mais toutes ne la mettent pas en pratique , parce que la coquetterie de quelques-unes est retenue par la crainte ou par la raison, id. t6. 241. La galanterie est un faible du cœur ou peutêtre un vice de la compleiion; la coquetterie est un dérèglement de l'esprit, la brut. m. Peut-être que, par cet esprit de coquetterie inconcevable des femmes, elle [Cléopaire] avait formé le dessein de mettre encore à ses pieds un troisième maître du monde [Octave], MONTESQ. Rom. 13. Je soutiens qu'en tenant la coquetterie dans ses limites on la rend modeste et vraie; on en fait une loi de l'honnêteté, J. J. ROUSS. JS'm. v. ||2° Goût de la parure, pour plaire. La véritable coquetterie est quelquefois recherchée ; mais elle n'est jamais fastueuse , id. ib. Il 3° Manières , paroles d'une personne coquette. Si elle faisait la moindre coquetterie, s8v. 301. On craint toujours de voir ce qu'on aime, quand on vient de faire des coquetteries ailleurs, LA ROCIIEP. Pensées, lio. 11 y eut entre Madame et le roi [Louis XIV] beaucoup de ces coquetteries d'esprit, VOLT. Louis SIV, 25. La coquetterie est le fond de l'humeur des femmes, et leur vertu n'est qu'une habileté à bien cacher leurs coquetteries, ST-ÉVREM. dans richelet. Il 4° Fig. Son style, sa conversation a de la coquetterie. Ce poète lit ses vers avec une espèce de coquetterie. Vous savez les coquetteries que me fait le roi de Prusse, volt. dans le Dict. de dociiez.
— SYN. COQUETTERIE, GALANTERIE. La Coquetterie cherche à faire naître des désirs; la gilanterie à satisfaire les siens. Une femme gaiante veut quoa l'aime et qu'on réponde à ses désirs, il suffit à uno coquette d'être trouvée aimable et de passer |iout belle. Encyclopédie, xvii, 766.
— ÉTYM. Coqueter l.
t tOQUETTlSME (ko-kè-ll-sm'), ». »i. Terme da
COQ
plaisanterie. Manège, instinct de co(iuetle. Mets -lui le coquettisme en tête, SCARR. Virg. trav. i.
— f.TYM. Coquette.
jCOQUILLADK (ko-ki-lla-d', !I mouillées), s. f. I) 1* Terme de pèche. Poisson du genre blennie. l) 2° Terme de chasse. Espèce d'alouette huppée.
COQUILLAGE (ko-ki-Ua-j', U mouillées, et non ko-ki-ya-j'), s. m. \\ 1° Animal revêtu d'une coquille. Les coquillages abondent sur les bords de la mer. Les coquillages composent deux grandes familles; celle des conques dont la coquille est formée de deux ou de plusieurs pièces, et celle des limaçons dont la coquille est d'une seule pièce, tournée ordinairement en spirale , bonnet , Conlempl. nat. 3* part. ch. il. Il 2° La coquille même. Coquillages fossiles. Il [l'Océan] laisse au sein des monts ses brillants coquillages, Des vengeances du ciel éternels témoignages, bernls, Relig. vengée, ii. Voyez au fond des eaux ces brillants coquillages; La terre a moins de fruits, les bois moins de feuillages, de- LiLLE, Trois règnes, vu. || Or en coquillage. Voy.