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j'ai été aosent de Camille, je veux lui rendre eumpi« de ce que j'ai pu voir, montesq. TtmpUde Cnide, ». Ivtre alisent de quelqu'un, voit. Il, 4e«. Tant d« jours ennuyeux, Oue je m'en vais passer absent de vos beaux yeux, montreuil, ii, 7i. Et qu'un rivnl aliseiil de vos divins appas, mol. 1). Carcie, 1, a. Abs' ni de vous, je vous vois, vous entends, fontin. X, tON. |i 4* Kn p:irlaut des choses. Les choses absentes sortent de la mémoire. La fausseté des plaisirs présents et l'ignorance des plaisirs absents Il S' Distrait, inittenlif.5ion esprit est parfois absent. Il 6* Subit. Souvenez-vous d'un absent. Défendre les absents. Mesdames, ne parlez pas mal d'une absente, des absentes. Et ce vieux droit d'ainessc est souvent si puissant Que, pour remplir un trAne, il raj pelle un absent, cok. Sic. iv, 3. || 7" En termes di. droit, te dit des personnes abscni"; •'■' •■' ••<' •■ ■ point reçu de nouvelles depuis un dont on ne connaît pas la ri^v Il 8* Proverbe. Les alwents ont tort , on : intérêts des personnes absentes. || Absent qu'après son substantif.
— HIST. xiv< s. Ils n'estoient pas absens pour creinte, bercheurk, f. 3«. || xvi" s. Nul heur, nul bien ne me contente. Absent de ma divinité, François i.
— ETYM. Provcnç. abtent; catal. a6t«il; esjia.;:. ansenle; H&l. attente ; de absent, de abi, indiqu.iiii éloignement, et de ent, étant, participe inuaité du verlie ttim, je suis (voy. essl.nce).
t ABSKNTÉLSME (a-bsan-té-i-sm', ou, suivant la prononciation réelle, a-psan-té-i-sm') , t. m. L'habitude de grands propriétaires anglais et irlandais de ne pas résider sur leurs terres, ilans leur pays, et d'aller dépenser ailleurs leurs revenus. On com|>lait l'absentéisme parmi les maux de 1 Irlande.
— f.TYM. Angl., abtrnfct'nn, d'absentée, celui qui s'absente de son pays ou de son emploi, de absenter { voy. ce mot).
AB.SENTER (S') (a-lisan-té, ou, suivant la prononciation réelle, a-psan-té), r. réfl. Se rendre absent. Je m'absenterai durant trois mois. Ne vous absentez pas dans la soirée, j'irai vomi voir. Si vousdevez vous absenter. S'absenter de l'armée, d'un repas, loe. tic. J'ai absenté, dites : Je me suis alisenté.
— IMST. xiv* s. Le suppliant s'est absenté du pals, nu CANOË, absentandus. || xv* s. Le duc d'Anjou . frère de Charles V, en fut absente, raoïss. il, li, 7o. Quoique le roi dn France l'alisonList au lit de mort et l'eloignast des besognes d.j France, le duc d'Anjou ne s'en absenta ni esloigna pas trop, id. ii, ii, 70. Il XVI* s. Quoy que ce soit, cestui Celer s'absenta de Rome et se retira au pays de la Thosc.-ine. AMVOT, Bom. IK. Ains qye plus tost il s'abs..ii.-t pour un temps, afin qu'il fust une autr« fois Mu>e de préserver son pays, m. C. d'Utique, 48. Lors on envoyé ces novnaulx mariez veoir leur oncle.
les absenter de leurs femmes, quoique soui' n'.-iyenl ne oncle ne lanle, riAii. Panl. m, «. I: tovi absenté de toutes compnipnies et vivoyt en su privé, ID. Po'il. IV, l'rol. .^bsentez-vous pouruiio' peu, si vous me voulis croire, palsg». p. *<».
— CTYM. Absenlare, éloigner, de absens, absent. Absenter dans l'ancien français était actif et signifiait éloigner. A Genève on dit absenter , t. n. au lieu de l'alitenffr.
ABSIDE (a-l)si-d', ou, suivant la prononciation réelle, a-psi d'), t. f. Terme d'architecture. || 1* Le .sanctuaire d'une église, c"tte p.irtie du chœur oii lo clergé se rangeait autrefois en cercle à droite et à gauche de l'évêque, Acad. Les prêtres remplirent le demi-cercle d- l'abside, cbatkai-b. Ifarl. Il, 47. Il i' Ixs architectes nomment abside la partie d'une église située derrière le maître autel, où les trois nefs sont ordinairement rompues pour faire place à une seule coui>ola. || 8* Cblsse où l'on mettait les reliques des saints.
— ETYM. Absida OU a''tit, du grec 4'^: ou i^i;, signifiant la janle d'une roue et l'arceau d'une voûte; il vient deinTSi», qui veut dire toucber, joindre, unir (voy. apte).
AB-SIMIIE (a-lisin-f, ou, suivant la ppon
tion réelle, a-psin-t'), t. f. || !• Plante aroi;. .; ■ quo et irès-amère. L'absinthe se nomme i. ~i aluino; le nom scientifique est artemitia o' n- Ihiwm. Il t* Espèce de liqueur faite avec l'ah^mthe. Prendre un viîrre d'absinthe. || I* Fig. Ain. rtume. Quand tu la vois si dignement Adoucir toule« nos absinthes, malh. m, ». Ij vie est cruellement mêlée d'absinthe, stv. lïo, H vaut mieux ne sa nourrir que d'un pain d'absinthe et d'amertume, MASS. /Vjodfs. Si votre langue n'est p«« loujoun tremiiée dans l'absinthe , id. Pardim. Dieial de-
ARS
ABS
ABS
puis que l'amour me tient k la torture, Il verso dans mon sein l'absinthe toute pure, tbistan l'hei- MITE, Panihi'e, v, 4.
— REM. Le genre de ce mot est resté quelque temps indécis; et Malherbe se servait indifféremment du masculin ou du féminin : Tout le fiel et tout l'absinthe Dont un amant fut jamais abreuvé, v, 27. Aujourd'hui absinthe est toujours féminin.
— HIST. XVI' s. De plant enraciné et-de semence s'édifie l'aluine ou absinthe appelé fort,o. oe serres, B05. Absintlia romain ou pontique, marin et vulgaire, est dict aussi aluine pour .sa grande amertume, comme celle de l'aloes; aussi fort, c'est-à-dire fort amer; sa graine tue les vers, id. 61 b.
— ÉTYM. Provenç. ahsinti, absens, eyssens; espagn. ajenio; ital. assentio; de absinthium , de à'J'Evôiov.
ABSOL0 , UE (ab-so-.l! , si-e , ou , su ivan t la prononciation réelle, ap-so-lu), oaj. || 1° Qui n'est hé, borné, retenu par rien. Une impossibilité absolue. Il y a peu da vériiés absolues. Domination absolue. Je veux (îtro' maître absolu, mol. Préc. b. Etvous quittez ainsi la puissance absolue, rac. Théb. i, 4. De l'absolu pouvoir vous ignorez l'ivresse, id. Àtli. }V, 3. Ce Dieu maître absolu de la terra et des oieui, id, Esth. ni, 4. Les femmes ont un empii-e absolu sur les hommes, pasc. e'd. Cousin. Avais-tu résolu d'opprimer la patrie. D'abandonner ton père au pouvoir absolu? VOLT. lirutus, v, 7. Il me semble surtout incess&mmcnt le voir Déposer en nos mains son absolu pouvoir, CORN. Cinna, m, 2. Rome l'ordonne ainsi de puissance absolue, mairet, M. d'Asdr. ii, 4. ô Romains! 6 vengeance! A pouvoir absolu! 0 rigoureux combat d'un cœur irrésolu! corn. Cinna, IV, 2. Ce domaine absolu qui soumet à votre empire tous les êtres créés , bourd. Pensées , t. ii , p. 422. Dans l'absolue et affreuse incertitude où je suis, si vous m'avez pardonné, id. ib. p. 79. || 2° Sens absolu. Vous prenez ce que je dis dans un sens trop absolu. || 3° En termes de grammaire et de logique,absolu se dit par opposition à relatif. Homme es^ un terme absolu, père est un terme relatif. 114° En termes de grammaire latine et grecque, ablatif absolu, génitif absolu , ablatif, génitif qui n'est régi par aucun mot exprimé. || 5* Qui a pouvoir, autorité sans restriction. Un roi absolu. Les derniers règnes où l'on voit non-seulement les rois majeurs, mais encore les pupilles et les reines mêmes si absolues et si redoutées, boss. R. d'Angl. Une créance si absolue que pour cela je dois démentir tous mes sens, imposersilenceàma raison, lui faire violence, et la tenir assujettie sous le joug, -BOVRTi. Pensées, t. m, p. t8B. Un pouvoir fondé sur une mission divine et absolue ne se peut ni restreindre , ni circonscrire, MiRAn. Collection, t. iv, p. 34). Les autres enfants lui. défèrent [à un autre enfant], et il se forme alors un gouvernement absolu, qui ne roule que sur la plaisir, LA bruy. H. Il craignait d'avoir un rival qui, tout éloigné qu'il eût été, eût pu l'empêcher d'être heureux, mémo dans un pays où il était absolu , KCARn. Kom. ii, 14. Je veux croirOi... Que mes yeux sur votre âme étaient plus absolus, "rkc. Andr. m, 2. Et dans ce môme trône où vous m'avez voulu, Sur moi comme sur tous je dois être absolu, corn. Perih. 1, 4. Mais je sais que sur lui vous êtes absolue, id. Allila, IV, 5. Oui sur tous mes désirs je me rends absolu, iD. Sert, iv, 3. Mais songez que les rois veulent être absolus, id. Cid, ii, ). L'empereur, libre alors de craintes et de soins. Etant plus absolu, nous écouterait moins, io. Andron. i, 3. ô vuel ô sur mon cœur regards trop absolus, id. Agds. v, 3. Il 6° Pouvoir absolu se dit en politique du pouvoir royal, quand il n'est pas limité par une constitution, et que le prince peut faire des lois, en abroger, et lever des impôts sans consulter les représentants de la nation. || 7° Qui commande, qui veut être obéi. Il a un caract' re aksolu. Absolu dans sa famille. Une mère absolue. Vous le prenez là d'un ton bien absolu, mol. F. sav.\, 3. C'est elle qui gouverne, et d'un ton absolu Elle dicte pour loi ce qu'elle a résolu, id. ib. I. 3. Antiope pleura, nevoulant point y aller; mais il fallut exécuter l'ordre absolu de son père, fén. Tel. xxiii. Gens humbles et souples jusqu'à la Imssessa devant les puissances qui sont sur leur tête ; mais absolus et fiers jusqu'à l'insolence envers ceux qu'ils ont sous leur domination,bodhd. Pensées, t. n,p. 223. i| 8° En termes de chimie, pur, sans mélange. Alcool absolu, alcool sans eau. || 9° Le jeudi absolu se disait autrefois pourlejeudi saint. Il lO" En termes de métaphysique, qui n'est pas relatif, qui n'a rien de contingent. Les idées absolues sont celles qui. d'après !a inélaphysiqus, ne viennent oas de l'expérience. lIll'S.în.En
termes de métaphysique, l'absolu, ce qui existe indépendamment de toute condition. La recherche de l'absolu. L'absolu e.st la base des philosophies qui ne prennent pas pour point de départ l'expérience. I.'ab.solu, de quelque genre qu'il soit, n'est ni du ressort de la nature ni de celui du genre humain, BL'FF. Homme, Aritlim. morale. L'absolu, s'il existe, n'est pas du ressort de nos connaissances; nous ne jugeons et nous ne pouvons juger des chcses que par les rappoi-ts qu'elles ont entre elles, id. Animaux carnassiers. \\ En prose, absolu ne se met guère qu'après son substantif.
— SYN. ABSOLU, IMPÉRIEUX. Un homme impérieux commande avec empire ; un homme absolu veut être obéi avec exactitude. L'un peut n'exiger que de la déférence ; l'autre veut de la soumission. On est impérieux par le ton, 1« langage; on peut être absolu en conservant de la douceur dans les formes. Un monarque impérieux est celui qui commande avec hauteur à ceux qui l'entourent ; un monarque absolu est celui qui règne en maître sur ses sujets. On peut être impérieux et faible : sans fermeté on n'est pas absolu. On n'est impérieux que par moments : un caractère absolu se fait sentir sans interruption, OUIZOT.
— HIST. XII* S. Jamais n'ert [ne sera] tel en Francerasolue[laparfaite],Ch. deiioJ. 168. i| xni' s. Sire, fait-il, si [je] sui venus; Confès [je] veuil estre et absolus [absous] , Lai du désiré. Il me demanda si je lavoie les pies aux poures le jeudi absolu [saint], et je lui respondi que nenil, joinv. 293. Comment querreiz à Dieu merci , Se la mors en vos liz vous tue ? Vous veeiz la terre absolue [sainte] , Qui à vos tenz nous ert tolue, Dont j'ai le cuer triste et marri, ruteb. 6). || xv* s. Et pourtant le dit duc, très grièvement au cœur courrom é, crut son conseil, lequel fit faire réponse absolut aux françois, MONSTR. n, 99. [Un roi] Quiasubgiez, commandement et loy,Et qui moult puet de biens et de maux faire Par son pouvoir absolu, voluntaire, E. desciiAMPS, Ce qui est néceis. aux rois. Monseigneur le curé ne fut pas trop joyeux de cette réponse absolue [nette, tranchée], louis xi, Nouv. 49. || xvi' s. Or, quand je nîauroy, comme j'ai, ceste juste response ahsolute et universelle, qui.... , Martin du BELLAY, 493. Absolu et parfaicttant en vertus comme en tout sçavoir libéral, rab. Pant. ii, 8. Un sermon que fit pore Ange à Paris le jeudi absolu, d'aub. Fopn. IV, 8. Reconnoyssant que l'absolu pouvoir que je vous [à son frère Henri rv] ai donné sur mes voliontés ne vous peu', faire changer.... Lett. de Catherine de Naxj. Bibl. des Chartes, 4» série, t. m, p.
— ÈTiyi. Absnlutus, de absolvere, délier et par suite absoudre (voy. absoudre); provenç. abioiul; espagn. ahsohito; ital. assoluto.
ABSOLUMENT (a-bsolu-man, ou, suivant la prononciation réelle, ap-so-lu-man), adv. || l°D'unemanière absolue, complètement, tout à fait. Je ne suis pas absolument décidé à. . . . Ignorer absolument. Il n'y avait absolument personne. Il n'y avait absolument que deux chemins. On n'y voyait absolument aucun arbre.... Dont on avait perdu la mémoire, tant elle était absolument pas.sée , pasc. Prov. 3. Entre être délicat et ne l'être pas du tout , il faut demeurer d'accord que, quand on souhaite d'être délicat, on n'est pas loin de l'être absolument, pasc. édil. CoMsin. La nécessitéde la restitution est un principe universellement reçu, nul ne l'ignore; mais la pratique de la restitution est une chose presque absolument inconnue, BOURD. Pensées, t. m, p. 1 60. Encore, mon Dieu, ce que j'ose vous demander, ce n'est point absolument que je le demande, mais autant que vous verrez qu'il me peut être utile et salutaire, ID. ib. t. II, p. 78. Dites absolument que je ne suis qu'un sot, MOL. l'Étourdi, ii, 1. || 2° En maître. Il disposa absolument de tout dans sa maison. Un bailli y jugeait absolument des affaires criminelles. Il 3° Déterminément, malgré toute remontrance. Il voulut absolument partir. Je n'en ferai absolument rien. Nier absolument. || 4° Indispensablement. 11 faut absolument que vous payiez cette dette. Il 5" Sans restriction. La parole du sage est générale, et il ne dit pas seulement quelques justes, mais il dit absolument et sans restriction le juste, quel qu'il soit, bourd. Pensées, t. m, p. 223. || S» Absolument parlant, à parler de la chose en général. Cette raison n'est pas mauvaise, absolument parlant; mais ici elle ne va pas au fait. A prendre la chose absolument, je sais quelle est la vertu du sacrement depénitence, bourd. Pensées, t. m, p. 2 19. Offrande la plus précieuse, non peint absolument et en soi, mais par rapportàceluiquil'sfaite.iD. i6.t.ii,p.4l8.
Il 7° En termes de grammaire , prendre, employer un mot absolument, c'est ne pas lui donner de complément. Dans la phrase : cet arbre ne produit pas, produire est pris absolument.
— HIST. XIV* s. Selon les vertuz ou les vices non» sommes dits bons ou maires, et selon les passions absolument considérées nous ne somme diz ne bons ne malvès, oresme, Elh. 42. A parler absolument et simplement, telles cho.ses faites par paour [peur] sont involuntaires, m. ib. 48. || xvi* s. C'estoit un factieux ennemi de la royauté, et capable lui seul, tant qu'il vivroit , d'empescher le roi de régner absolument. d'al'B. Vie, 127. Il n'y a nation au monde plus absolument obeis.sante à son prince, id. Hi.it. i, 43. Il est défendu au concile de Calcédoine de recevoir un homme au ministère absoluement; c'est àdire sans lui assigner lieu auquel il exerce son office, calv. Inst. 87). Or le patron et la règle pour estre homme de bien, c'est ceste nature mesme qui requiert rbsolument que le soyons, charron. Sagesse, ii, 3.
— lîTYM. Absolue, auféminin,et ni<'îi((voy.MENT); provenç. absolutament , absolutamen ; ital. assolutamente. L'orthographe régulière serait absoluement ou absoltXment; mais l'usage a prévalu d'effacer tout signe de la dérivation.
ABSOLUTION (ab-so-lu-sion , ou, suivant la prononciation réelle, ap-so-lu-sion; en poésie, de cinq syllabes),*.^. || 1° Action d'absoudre en général. L'absolution lui fut donnée par la voix publique. On peut recevoir l'absolution du prince, boss. Intr. abb. 124. Comme un criminel qui attend une sentence d'absolution ou de mort, bourd. Pensées, t. i.p. B8. Il 2° En termes de droit, jugement qui renvoie de raccusation un accusé déclaré coupable , il est vrai, mais dont le crime ou le délit n'est puni par aucune loi. L'absolution diffère de l'acquittement en ce que celui-ci déclare l'accusé non coupable. Il 3° Action par laquelle le prêtre remet les péchés. Se rendre digne de l'absolution. Il aurait fallu vous disposer par l'amendement à l'absolution , de vos crimes. L'absolution suppose un crour contrit et humilié. Les anciens ont donné l'absolution avant la pénitence, pasc. P. jés. 20. Un autre qui veuille avoir l'absolution .sans re.stituer, pasc. Prov. 5. Nous lui demandons [à Dieu] que, si, par l'entremise de ses ministres, il veut bien nous donner l'absolution de nos péchés, ce ne soit qu'une demi-absolution, qu'une absolution limitée, laquelle ne l'empêche point d'agir contre nous à toute occasion; quelles prières et quelles demandes I bourd. Pensées, i. 11, p. 60. Il 4° Courte prière que récite l'officiant à chaque nocturne des matines.
— SYN. absolution, pardon, rémission. Ces trois termes, qui ont cela de commun qu'ils expriment l'effacement d'une faute , d'un crime, d'une accusation, ont cela de pûrticulier qu'ils se rapportent le premier à un accusé, le second à un offenseur, le troisième à un coupable. Un père pardonne à son fils ; un tribunal absout un accusé ; le prince remet à un coupable une peine encourue.
— HIST. xii* s. Mais à la pardefin dignement l'amenda; Absolution pri.st et à Dieu s'acorda, Th. le llart. 78. Il XIII' s. Trestout s'ageneilleient sans noise et sans tenson; Coupable se rendirent parbone entencion,Et puis si atendirent lor absolucion, Ch. d'Ant. I, 862. Les evesques de Rretaingne ont tenu le comte de Bretaingne bien sept ans en escommeniement, et puis a eu absolucion par la court de Rome, JOINV. 290. Quand le comte vit ce, il vintau patriarche et lui requist absolucion, id. 270. [| xiv' s. L'absolucion [solution] de ceste question appert par la descripcion de félicité qui a esté devant mise, ORESME, ^tft. 2). Et absolucion [je] vous irai impefrer De trestouz vos pochiez do tuer et embler, Gaesclin, 7287. Il xV s. Bien savoit il que les nobles d'Angleterre pour toutes ses absolutions ne chevauchei'oient point trop avant si l'argent n'alloit devant, FRoiss. n. II, 207. Elle requit son confesseur qu'il la voulsit absoudre par vertu d'une absolution [indulgence], la quelle e.stoit à Loches, monst. m, 26. Je lui ai pieçà pardonné , et lui en baille derechef tout maintenant devant vous l'absolution , L. xi,iVbi(t'. 63. Nostre hoste fit du bon compagnon, mais il se repentit assez depuis d'avoir fait la question, dont l'absolution [solution] le fit rougir, id. ib. 66.
— ÉTYM. Provenç. absoîufio; catal. absoluciôl espagn. absohicion; ital. assoluxione ; de absolw tio, de absolvere, absoudre.
tABSOLUTISME(a-bso-lu-ti-.sme,ou piutot ap-^o■ lu-ti-sm'), s. m. Système de gouvernement où U pouvoir est absolu. Néologisme.
— ÊTYM. Absolu
ABS
4 AHS4)I.I*TI-TK r«»> no-lu-M-»»"), »••« odj. PartiMO i, I lion «iMolulifU. C'«ft OD ab-
•olui
AllMili "rtaab.
Mluliin. ■'■'(-■ ^i>
iior il Tint i prononear U
.. ...luit aUolutoira, amtot,
■iiu, d« abtolvtr*, alMoudre.
Alr«milA>il, ANTB («b-iior-bar. , iMin-t', ou . •iilnnl la pr'inoMci.nlinn riaile, *p-ior-liaM), a^;'. ||1* Oui ni' ' Des tarr«a alMoriMiiilai.
Il t* Kig. it, qui l'occupe tout en-
tier. PmiAts ïi>«.iri>an:>.-<. mio oci t aliwr-
banle. ||>*Rni*mM»il'analoioie, ~ Tbant,
reni«fflliU dM vainMui •■ ' Maieni
tuppaat* praduir* l'abMn» .••ment
In ateoHKMtt, \m »ai«Mahi .• de c«
•yMtfflfl. Biebal avait ilontié la nom de iyfiémf ab- «ortonl àr«n*«tnlilo <lr5vaiueaui el gaiiKliuus lympbaliqaes. On >ait aujourd'hui qu'il n'y a pas de iy<l>m» nli-ortKint, et que l'ahsorption ii'o|)tre d'une aulr-' 4 Kn pharmacie, »e dit de» «ulKtances
qui, 'lé (l'alMortior le» acides dans l'esto-
mac ■' e»t ine terre aUïOPlianto. |! 6" Sulis-
Uinii II cet appareil d'akrarliaiit» me i>a-
ralt ui.» , — cliarlaunerie, l. i. «odbs. lim. i. Il •* En ebirurfrie.on appelle atisorliaiiudesiiubstiin- Ms molle*. aponKîeuics el propre» à s'itnbil>cr dis liquide» «panchés. || U ne le met guiro qu après •on suintantir.
ABSOIlBf. , P.R (ap-sor-bé, bée), pari. paué. Il 1* Pollen at>sorM. Pluies avidement absorh^ov par la t»Tre. || 1" Bien» alworliés par les proc's.iMi prricès. Il S* Au fleuré. Al»nrl>A par Ins aiïaires. ahsortié par une ■•-■'■■•■■ ' iileur. ainorM dans ses réflejions. jr f[i i.ins la composition. Mais ce n'est là
qii'u:.. ix absorbée, pour ainsi dire, par le
brua formidalile de la mullitude, Mass. Profession rrliginue, Srrmnn. AI>sorl>é dans ses spéculations, il devait II ' i Atrc et indifférent pour les
âlfairp^ <■' ^'1 les traiter, kontkn. .Veuftm.
La V. ..jri)<.-o on Dieu, PASC. ^dil. Coun'n.
Ouaii re la petite durée de ma vie absor-
bé* dan icHTiiité, ii>. l'b. Il 4* Ab'>olument. Qui ne fti^te pa< att>-ntion aui choses du dehors. Voyez-le; I est tout ab^urlié.
AHSOItltKH (ab-sor-bé, eu, suivant la prononciation réelle, ap-sor-bé), r. a. || 1* Faire entrer en loi. Ce que la terre absorbe. Tu avais absorbé tant de Tin. t.'éponge alnorlic l'eau. Le sang alisorlw l'oiygène de l'air atmosphéri<[ue. Jusqu'à co que l'olive •Il absorbé le sel. Le mercure est absorbé dans l'estomac. I^a poison une fois absorbé manifeste ses efliRIs. U conçoit que les comètes sont des taches du lotciL... elles s'élèvent jusqu'à une certaine distance et retombent ensuite dans le soleil qui les abeorbe de nouveau et les dissout, roarr.y. Ilart- «oMwr.... Seigneur.... Entendsdu haut du ciel le cri de met besoins; Et, comme le soleil a.spire la rosée, Dans ton sein à jamais absorbe ma pensée, lauaht. Médil. tvi 'II* Kniredisj^nraltre, ^pir'or, consumer. I<e P' ont absorlié
son , '. le rapital.
I^rhiiii'i'i in. g-.inde partie du
numéraire de 1 !pflt« ont nlisorlié
leur f" '■ V,, ...i^^.i.pé dans la clameur
de 1.1 mpsest absorbé p.ir mille af-
fairv' le* riches, en reculant peu à
pou le» Ikh terre», avaient absorbé et con-
fumlu la p rres communes, vebtot, Bi'tr.
ut, M7. La grande alTaire a abforbé la petite, eoss., t«llr. SI. L'Image de la chair du péché a été âlnoi^ b4e MrU gloire, PAsc. Mil. Com«. Une TÏcissituile d'aflUrei qui atMorl>e toute leur vie, mais. Tempt. Il l'Appliquer l'aeprit, occuper entièrement. Absorber l'atlantlon. Cctlo alTaire l'alMorbe tout entier. Pwiiiei oui abiorbent. Ceux qu'abeorix- '•< — du «ht de I^L Le ipeetael* tinorhait ipeelatevn.... Cette léoompenie nous :< ii
à tut an tHeu, mm*. Or. t». Qu'Un plu* sublime oUet abeorbe nia penite . c. ocLAr. Par. ir, >. Il V S'ebeorber, w.Hfi. ttre absorbé. L'otygènes'abwrbe daa* le ponaon. Le Rhin s'absorbe dans le* Mbie*. n *'ab«>rb* dia* m doutoar. S'abiorber dan* rtod» dee BMlMÎMiqaM.
— •TH. iMiiiMl, iMiitii lie. Idée commune, dii- •MiiiiM de le citoea qui «rt tbeoiMe m eagloutie. HeU «heerber ladlqM OM action (ueeeaiva.et engtoMir, UM aeUen teiie d'un eeul eosp. On absorbe paa à pou ( on engloutit à la Ibis. Un neuve 1*00gloutil daaa u ablaie, U •'ahoMba daa* le* laMo*.
ABS
Un patrimoine eit englouti dani une fausse spéculation; il est abcorbé par le* procès. Au figuré, la synonymie eeiee. On est abeorbe d^ni ses peines, dans sa douleur, mais non englouti.
— HIST. XIII* s. Deabifs le puist asorber , Quand il nous fot Unt de mal traire, Hen. 6»»». De ce me merreU nns doutence. Quant la mer, qui est nete et pure, Souffroit son pcchié et l'ordure, Kt qu'enfer» ne l'asorbissoit , butkii. n, ttt. Il xiv s. Pour co que 11 sire lui fist Us doux lous asorbir au chef, ot) CA!«o«, abiorbrre. Si que losdicts engins [de pèche) assorboient si toiiz petls poissons flc- Toin» (do heuvel et autres, que »o poiirveancc n'eust estéfaicta.... Oré. rfc Phili\>if le l.nng. llibl. det Ch. »• sArle, t.iv.p. M.Cettc'Iclettatlon est aussi comme évanouie et absorliée. dhkshk, Eth. B9. I.a delettation qu'il a en sa vertu asorbe et annichile tonte triste»s<), ID. 16. »o. Il XV* a. Que l'en (onj y dist grandement eàtni adommagié et assorbi [diminué] ,
WJCANOK, ib.
— eTYM. Abtorbere, de ab, indiquant séparation, et tnrbere, avaler.
ABSOKITION (al>-sor-psion, ou, suivant la prononciation réelle, ap-.sor-pslon ; de quatre syllabes an poésin), s. f. \\ 1* Action d'alisorlicr. L'absorption de l'âme en Dieu. L'absorption des pluies par la terre. Il 2* Kii termes lie pliysii|iie, phénomène qui consiste dans l'attraction et la condensatiuii d'un ga/. ou d'un liquide par un corps solide ou liquide. || S'Kn termes de physiologie , action des tissus orgaiiiipies par laquelle des molécules extérieures pénfttrenl dan» leur substance. L'absorption ebt une propriété générale de tous les tissus vivants; et il n'y a point de vaisseaux ou d'organesqui en soient particulièrement chargés.
— Ktym. .</i.forp(io (voy. absorber).
ABSOUDitK (ab-sou-dr'ou plulfll ap-sou-dr"), j'absous, tu absous, il absout, nous absolvons, vous absolvez , ils absolvent. J'absolvais. J'ai absous. J'absolus. J'absoudrai. Absous. Qu'il absolve. Absolvons, absolvez, qu'ils absolvent. Oue j'absolve, que tu absolves, qu'il lUsoifc , que r.ous absolvions, que vous absolviei . qu'iU absolvent. Que j'absolusse. J'absoudrais. Absolvant. Absous , absoute. J'absolus el j'absolusse sont peu usités; mais on ne doit pas les exclure de l'usage, puisqu'on dit je résolus et je rés(i!us.se. v. a. \\ 1* Renvoyer de l'accusation. Absoudre du crime de prëvarlcaOon. Il fut absous par dix voix contre cinq. I.es juges le renvoyèrent absous. U a été absous à pur el à plein. Un témoin dont le nom vous eùl absous du crime, VOLT. C'a/. III, 4. Il J* En termes de droit, absoudre et ac<piitter ne sont pas synonymes. Le tribunal absout une personne qui est reconnue coupable du délit à elle imputé, mais dont le délit n'est pas qualiTié puni.s.sable par la loi. U ac(|uitte un accusé reconnu innocent. I| 8° En termes de théologie , remettre les péchés dans le tribunal de la pénitence. Absoudre un pénitent. Absoudre les cas réservés, .^ Cad. Il 4* Au figuré. Panlonner. Je vous alnous de votre imprudence. On était disposé à l'absoudre de tous ses méfaits. Tous ces crimes d'P.tat qu'on fait pour la couronne , Le ciel nous en absout alors
3u'il nous la donne, corn. Cinna, v, a. De tes graneurs tu sus te faire absoudre, France, et ton nom triomphe des revers, bRranckb, F.nf. de la France. Il 5* Alnolument. Dix voix suffisaient pour absoudre, lye prêtre a pouvoir d'alisoudre en cas do mort. L'Eglise donne aux prêtres qui nous assistent tous les pouvoirs; elle ne se réserve rien, et elle leur confère toute sa juridiction pour pardonner et |>our alKoudre. Bouan. Pensées, t. n . p. ïH . lA votre voix décide ; elle absout ou condamne ; Ici vous périrez.... VOLT. Sry//i III, t. Il 8* S'absoudre, f. réft. Il ne put s'absoudre lui-même de la faute qu'on lui avait pardonnée.
— HIST. XI* s. Do sa main désire jil] l'ad a;>sob el signet, Ck. de Roi. il>. Assoidrai vous por vos âmes guarir, %b. «7. |' xii* ». Quant [je] vou» aurai assons et bonct», Hone. iv, M. Bien sont aasolz, quiic de leur péchiez, H>. 67. || xiii's. Kl si les amoloil comme Nm» fils, viller. &a. Et il dit que si fcroit il volcatiers, mais que le patriarche l'absousist jusquesà leurs revenir, jnmv. i7o. Et je li ilis :je vous ansolz de tel pooir comme Dieu m'a donné, 10. i**. Se le légat ne me alisoloil de mon serrement, id. «7*. Et illccque l'abbé de St-Urbain. que Diei al>soille, m. Ji». Chil qui est cscommeniés ; • ^ ■-■ débouté* d'ofBce d'avocat itisques à tant
absolu*, aaAi.' M. t, tr. Et on a "•"' "••nri> ,... ..,
plu* prfti en Jugement d'aasauri' Mlampaer,
n. xxxTT. *. D.ime, j'ai à nom • .ut m'ame
aiaolu*, BfrM,»!. DesqueUduUvresdeparisi* il*e
ABS
tiennent asaouls etapaié, do cakoe, absnlulus. Mais il melsmes i respont. Et U cause non i
(>)m cil qui bien île raison use. Et soit et esciise, la Hôte, esoe. || xv* s. 1. 1,1
devers le roi de France absols et nomiin'- 'jmii s,
et encore l'iir rii.|i\ -oit iiii nrcl rirL-i-nl
IV, ÎO. Le '
Il XVI* g. ' ■• . .
MOUT. I, 3. ksire alisoul» de mu dcbvuir, lu. 1, »'J Sera il absoult. .. m. 1, U8. Il résolut de mourir, afin que ses citoyens ne pussent jamais esire absoiilz de leur serment, amvot, Lye. ••. Il voulut que celui qtii aiirolifait le meurtre fut absoult à jiur et à pli'in. moyennant que.... ID. Publ. SI. Il .*•,• rencontra que les voix qui le rondamnoicntcsioicnt une de plus que celles qui l'absolvoient.... il donna l.i dernière voix qui l'absolnt in.Iniellement . m. Coton d'IJliqve, 73. En I :1 y avoit une loi , laquelle declarolt les !■: nls d'aider à leurs pères en vieillesse, quand il.s «voient esté itoocliaiansdeles fairelnstruireenjcuncs.se, la.noue, h». Il n'appartient pas à un prestre de savoir pour certain si le pécheur est alûous, mais à celui du quel il faut demander absolution, calv. Inst. 601. Nul ne peut estre lié ou absous, sinon celui qui en est digne, m. ib. bo.i. Leurs pensées les condamnent on absoudenl devant Dieu , lu. ib. 9i6. Combien plus vous doit elle délivrer et absoudre des liens bumainsT m. t&. )02«. Il leur rcmonstra qu'ilr n'es toyent mie absouldz de leurs promesses, hab Gary 1, îo.
— ÊTYM.Provenç. a6io{vr«,aèro<rer,a(n>{iwr; anc catal. ahsoirer ; catal. mod. ahsoldrer; espagn. obsnlrer; tta). assolvere; d'ab.ïO/r<!r?, de ab, indiquant séparation, el solvere, délier (voy. solution). Du temps de palsorave on écrivait astouldre, et on prononçait assoudre, p. ï3.
ABSOUS, ABSOirrE(al)-sou, sou-t' Ou plutôt apsou), part, passé. U fut renvoyé absous. Absous du crime qu'on lui imputait. Un pénitent a confes.seur. Vous sortez du tribunal de l.i absous, mais non justifié.
ABSOUTE (ab-souf ou plutAl ap-*ou-t'), ». f. Il l'Terme de la liturgie catholique. Al blique et solennelle qui se donne en gén pie et dont la cérémonie se fait le jpi;l .tiu
ou le mercrediausoirdansles catl.' :'■■.[■ i 2 1 •r.monie qui se fait autour du ccrcucU , data l'utùce des morts.
— RTYM. Absoudre.
ABSTfc»re (ab-sté-m'), t. m. et f. Qui ne boit pas de vin. Telle qu'est celle (l'exception) de» alis- Ifmes. qui ne peuvent bo'ire de vin, uoss. Déf. comm. Nous serions tous abstèmes si l'on ne nous eOl donné du vin dans nos jeune» ans, rous^. Ém. u.
— ËTVM. Abslemius, de abs privatif, et iemetum vin.
t ABSTENANT, ANTK (ab-ste-nan, nan-t'), t. m. et f. Celui , celle qui s'abstient. Dans les élections , le nombre des abstenants fut très-considérable.
ABSTENIR (S') (ab-5le-nir. Se conjugue comme tenir), r. ri'/J. || 1* Se priver de, ne pas se laisser aller à. S'abstenir de vin. S'aletenir de toute ho.st.lité. S'abstenir de comliattre. S'abstenir de manger, de mentir. S'ils ne s'alwtiennent ; Il ne s'est pas abstenu d'y toucher. Il ~ se défendre. Ab tenez-vous denuiruà\ C'est une question sur bquclle nous i abstenus de nous prononcer. Oue la quelque fréquente qu'elle soit, ne nous peccables. et que ce n'est pas toujourde s'en abstenir que de légi^res fautes qui éc aux plus vigilants, Boi/RD. Pensées, i. m. p. ■■>. ■ conque n'av.iil pas eu soin de se ; tait pas abstenu des plaisirs les ; ib p. 356. Avare de mon sang, (pi.iiiii sien. Aux dépens de ses jour» [il] s'esi mien, créb. lihad. v, «. Voilà par quel :...;.; rjcux peut-être. Je me suis devant elle abstenu de paraître. Dras,/.«ar, n, 4. || t* Absolument. On voudrait s'abstenir ;et on se laisse aller par faussa honte à.... Dans le doute, abstiens-toi. || 9* S'abstenir, se dit aussi pour garder >', c'e.st-à-dire ne
pas manger. U vaut iii '-nir que de man-
gercequi fait mal. ||i* En termes de jurisprudence, ce juge s'abstient, il *a rtcoae; cet héritier s'est alistenu de la succesaion, il n'a point fait acte d'héritier.
— HEM. Ce rerbe Tout la préposition de «oit avec tu substantif, soit avec un infinitif. Le i>
corde arec le sujet : il s'est abstenu, eli<'
nue ; il* se son*, abstenus , eue* •* *onl abitenue^.
ABS
ABS
ABS
— mST. XI* ». Charles se pasme, ne s'en puet aslenir, Ch. de Roi. 203. || xiii" s. Adonc [il] plore et gamente riaiiiente],nes'en puet astemr, Ch. d'Ànt. v, 450. [Il] ne s'en put astenir, des yeui en a lermé, Berte, 46. || xiv" s. Aucuns illiberaux se abstiennent de prendre aucune chose de autrui, oresme, Eth. t\l. Se aucun est vaincu de delettation ou de tristeces, desquelles pluseurs se peuvent abstenir, tel est incontinent ou mol, m. ib. 2)0. C'est plus fort de soustenirtristeces ou choses tristes que n'est soy abstenir de choses delettables, id. ib. 89. || xv" s. Comment il [le roi d'Angleterre ] avoit si ardemment enaimé par amour la belle et la noble dame Alips, comtesse de Salebrin, qu'il ne s'en pouvoit abstenir, FROiss. I, I, 19). Il XVI" s. Que tout juge s'abstienne de vin sur le point d'exécuter sa charge, mont, ji,
— ÊTYM. Provenç. dbstener, abstenir, estener; espagn. abstener; de abs, indiquant séparation, et tenere, tenir (voy. tenip).
ABSTENTION ('.D-stan-sion), s. f. Action de s'abstenir dans l'exercice d'une fonction, d'un droit. L'abstention de ce juge dans le procès, de ces électeurs dans l'élection.
— ÊTfM. Àbstentio , de otilmere, s'abstenir (voy. s'abstenir).
f ABSTENU, UE (ab-ste-nu, tie),parf. j^assé. Ce sera à son adresse [du duc d'Orléans] , à son esprit, à ne s'ouvrir sur rien que sur la nécessité de profiter de l'absence de ceux que la requête regarde, nécessairement abstenus du conseil, saint-simon, 397,)tj8. Cet emploi ne parait pas à imiter.
ABSTERGÉ, ÉE (ab-stèr-jé, jée) , part, passé. riaie bien abstergée.
ABSTKRGENT, ENTE (ab-stêr-jan , jan-t'), adj. Terme de médecine. Oui absterge. Médicaments abstergents, et, substantivement, au masculin, les abstergents. On emploie les abstergents pour enlever les matières visqueuses et putrides.
— HIST. xvi« s. Sa teinture ne se peut elîacer qu'k grande peine avec drogues, tant soient-elles abstergentes, paré, xxv, ii>.
— f.TYSl. Ahsiergcr.
ABSTEliGEK (ab-stèr-jé. Il faut avoir soin d'intercaler un e après le g devant a ou o, afin de garder au 5 le son doux) , V. a. Terme de médecine. Nettoyer. Absterger une plaie. Ce médicament sert à absterger.
— HIST. XVI* s. Il absterge, desseiche et consolide toute plaie faite d'estoc, paré, viii, 32.
— t,T{M.Abstergerc, de abs, indiquant extraction, et tergne, essuyer, mot à mot, enlever en essuyant.
ABSTKRSIF, IVE (ab-stèr-sif, siv'), adj. Terme de chirurgie. Propre à nettoyer.
— HIST. XVI* s. Tous simples qui sont dessiccatifs, abstersifs, sans érosion, paré, viii, )B.
— ÉTYM. Absterger.
ABSTEKSION (ab-ster-sion), s. f. Terme de chirurgie. Action d'absterger.
— HIST. XVI* s. La plaie, d'autant qu'elle est sordide, demande abstersion, PARÉ, xxv, 16.
^ ÉTYM. Absterger.
ABSTINENCE (ab-sti-nan-s'), s. f. \\i° Action de s'abstenir. L'abstinence du vin. L'abstinence des plaisirs. L'abstinence entière de la viande est une cause d'affaiblissement. || 2° Absolument. Action de s'abstenir du manger et du boire. Il jeûne ou fait abstinence. Les temps et les jours consacrés h l'abstinenco. La pratique de l'abstinence. Les rigueurs de Falxtinence. Le médecin lui a recommandé l'abstinence. Faire faire abstinence à un malade. Le seul chanoine Evrard d'abstinence incapable, boil. Lutr. IV. Donnons à ce grand œuvre une heure d'abstinence, ID. ib. 113° Au p!ur. Action de s'abstenir de certains aliments. Les abstinences et les jeûnes. Employant à la charité les restes de sa pauvreté et les fruits de ses abstinences, flécu. Panég. ii,392. En obsen'ant les abstinences de la loi, mass. Riche. Il 4° Jours d'abstinence, chez les catholiques, jours où l'on doit s'abstenir de manger de la viande sans être obligé de jeûner.
— HIST. XII* s. [Il] sainlefiad Ysaï et ses fiz,caril les fit estre en abstinence encontre le sacrefise, Rois, 68. Il XIII* s. Que-abslinence [il] doit avoir, Kt,por vérité le voi:sdi. Qu'il doit juner au venredi, Fabl. Barbaz. i, 70. Tu vas preescliant astenance. — Voire voir, mèsj'emple ma panse De bons morciaus et do bons vins, /a Jtose, )t425. Et bien voloit.par amis, alongier l'astînanche [attermoiement] .toutes les fois qu'il en soroit requis, beaum. i.x, 3. || xiv* s. Fut accordé que pftenance [trCve] fut prise entre la com- Insee d'Artoio et Robert son fils, du cange, attenan-
tia. Comme seroit concupiscence et mauvais désirs surmontés et vaincus par abstinence, oresme, f'fh. 5. Vivre sobrement aveque abstinence. Ne faire en rien abstinence dequelconques excès, id. Thèse de Meunier. Il XV* s. Durant les trêves ou abstinences et souffrances deguerre, nuCANGE, abstinentia. Ainsi mourrai,, regrettant mes amours. Comme un hermite, en faisant abstinence, bass. 3|. Pour ce que les Anglois apperceurent quelques abstinences que le dit messire Bouciquaut faisoit , demandèrent si c'esloit pour faire armes, IHst. de Bouciq. 1, )4.
— ÉTYM. Provenç. abstinensa, abstinencia, estenensa; espagn. abstinencia; ital. astinensa; de abstinentia, de abstinere (voy. abstenir).
ABSTINENT, ENTE (ab-sti-nan, nant'), adj. Modéré dans le boire et le manger. || Il suit toujours le substantif: Un homme abstinent.
— ÉTYM. Abslinens, de abstinere, s'abstenir.
t ABSTRACTEUR ( ab-stra-kteur ), s. m. Qui se platt aux abstractions. De subtiles abstracteurs, de froids examinateurs de la nature humaine, dider. Lettre de Ramsay.
— ÉTWI. Voy. ABSTRACTIO:».
t ABSTRACTIF, IVE (ab-stra-ktif , Mv'), adj. Terme dephilosophie et de grammaire. Qui abstrait, qui sert à former, à exprimer des abstractions. Procédé abstractif. Termes abstractifs.
— ÉTYM. Provenç. abstracHu ; espagn. abslractivo; d'un adjectif non latin, abstractivus , de abstrahere. abstraire (voy. abstraire).
ABSTRACTION (ab-stra-ksion ; en poésie , de quatre syllabes), s. f. ||1* Action d'abstraire, opération intellectuelle par laquelle, dans un objet, on isole un caractère pour ne considérer que ce caractère ; résultat de cette action. Sans l'abstraction, l'esprit humain ne pourrait conduire aucun raisonnement un peu compUqué. L'abstraction ne crée pas des êtres et n'est qu'un artifice logique. Le pouvoir •d'abstraction. Par une abstraction puissante, il a saisi ce qu'il y avait de plus général dans son sujet. La blancheur considérée en soi est une abstraction, puisqu'ilya dans la nature, non la blancheur, mais des choses blanrhes. Il faut bien se garder de prendre des abstractions pour des réalités. Un point géométrique est une supposition, une abstraction de l'esprit, volt. lUemm. xil. On est souvent forcé de s'écarter, pour l'intérêt public, de la rigoureuse pureté d'une abstraction philosophique, mirab. Collection, t. m, p. 323. Dans ces diverses cosmogonies, on est placé entre des contes d'enfants et djs abstractions de pliilosophe, chateaub. Gén.l, m, l. Il 2° Faire abstraction de, écarter, ne pas faire entrer en compte. Faire abstraction des inconvénients. Abstraction faite des hommes et du temps. Il faut estimer le mérite pour lui-même et faire abstraction de la fortune. En faisant abstraction de tout sens, PASC. 7'rov. I. De quelque manière que l'on cou'^idère cette république, abstraction faite de sa grandeur, J. J. HOiJSs. Contr. iv, 3. || 3° Au plur. Dans un sens défavorable, idées trop mélaphysiciues, mal soutenues par les faits. C'est un esprit chimérique qui se perd dans les abstractions. || 4° Au plur. Rêverie, préoccupation. Le voilà de nouveau dans ses abstractions.
— SYN. faire abstraction, abstraire. Faire abstraction, c'est ne pas tenir compte de. Abstraire, c'est exécuter l'opération intellectuelle par laquelle on isole, dans un objet, un caractère. On abstrait pour généraliser; on fait abstraction de, quand on n'a pas égard à ceci ou à cela.
— HIST. XIV* s. X ce peut l'en respondre : la cause est pour ce que les choses de mathématiques sont cogneues par abstrattion, imagination et phantasie, oresme, Eth. 181.
— ÉTYM. Provenç. abstraccio; catal. abstracciô; espagn. abstraccion ; ital. astraiione ; de abstraclio, de aijstrahere , abstraire.
ABSTRACTIVEMENT (ab-stra-kti-ve-man) , adv. D'une manière abstractive, d'une manière qui abstrait. || Il ne se met guère qu'après le participe pas.sé :I1 a considéré ahstractfvement cette qualité.
— SliT*. L'Académie confond absolument cet adverbe avec abstraitement ; la nuance est en effet petite; pourtant abstractivement exprime une action, et abstraitement un état. Une considération abstractive est une considération qni abstrait; une considération abstraite est une considération dans laquelle l'abstraction est déjà opérée.
— ÉTYM. Abstractive, au féminin, et ment (voy. ment).
ABSTRAIRE (ab-strê-r' ) , j'abstrais, tu abstrai.s, il abstrait, nous abstrayons, vous abstraye;?, ils abstraient. J'abstrayais, nous abstrayions, vous
abstrayiez. J'abstrairai. Abstrais, qu'il shstraie, abstrayons, abstrayez, qu'ils abstraient. Que j'abstraie, que tu abstraies, qu'il abstraie, que nous abstrayions, que vous abstrayiez, qu'ils abstraient. J'abstrairais. Abstrayant. Le parfait défini et l'imparfait du subjonctif ne sont pas usités, v. a. || 1* Terme de philosophie. Considérer isolément, dans un objet, un de ses caractères. Dans un objet blanc or abstrait la blancheur, qui devient un terme général En arithmétique, on abstrait les nombres de toute valeur particulière. Les origines du langage témoignent que les hommes ont abstrait les qualités poar faire les substantifs généraux. || 2* Absolument. Le pouvoir d'abstraire. C'est que, par la faculté que toutes les personnes auraient d'abstraire, elles pourraient toutes être géomètres, dider. Lettr. sur les sourds et mûris. f| 3° Abstraire son esprit, le séparer de tout autre objet que celui que l'on considère. Que d'eff'orts pour abstraire son esprit et se livrer à des méditations profondes! Abstraire un personnage du temps où il a vécu, une idée de la société où elle a pris naissance. Abstraire a ici son sens propre de séparer.
— HIST. xvr s. Comme un ehxir et quintessence tirée et abstraite, non-seulement des harangues, mais.... Sat. ilén.
—ÉTYM. Abstrahere , de abs , indiquant séparation , ettrahere, tirer, traire(voy. traire).
ABSTRAIT, AITE (ab-strè, trè-t'). || 1° Part. passé. Séparé. Ils [les grands hommes] ne sont pas suspendus en l'air, tout abstraits de notre société, PASC. P. div. 107. Les choses immortelles, unive."selles, abstraites de la matière, la mothe levay. 80. Il 2° Adj. Qui a le caractère d'une abstraction. La contemplation des choses abstraites. Les vérités abstraites des mathématiques. Les vérités ou les erreurs abstraites. La plus abstraite analyse. || 3" Terme abstrait, terme qui exprime une qualité considérée indépendamment du sujet, comme la blancheur, la rondeur. {| 4° Nombre abstrait , nombre énoncé sans désignation d'aucun objet particuher , sept, neuf, etc. par opposition à nombre concret, sept pommes, neuf francs. || 8° Idée abstraite, idée qui ne s'applique pas à un objet particulier. L'humanité , en tant qu'indiriuant l'espèce humaine , est une idée abstraite. Tout édifice bâti sur des idées abstraites est un temple élevé à l'erreur, buff. Animaux, srjsièmes de génération. \\ 6° S. m. L'abstrait, par opposition au concret. La rondeur est un abstrait, et le rond est un concret. || 7° Science abstraite, celle qui s'applique aux lois des phénomènes, et non à un corps particulier. Les mathématiques sont une science abstraite, s'appliquant aui nombres , aux formes et aux mouvements. La chimie est une science abstraite , s'appliquant aux lois da composition et de décomposition de toutes les substances, tandis que la géologie, la minéralogie sont des sciences concrètes, s'appliquant à l'étude de corps particuliers, la terre, les minéraux. J'avais passé beaucoup de temps dans l'étude des sciences abstraites, bol'hours, Nouv. rem. N'étant point, dans leur état, à portée de ces sciences abstraites et trop relevées pour eux, bourd. Pensées, t. 11, p. 275. La monde moderne lui doit tout [à la religion chrétienne] depuis l'agriculture jusqu'aux sciences abstraites, chateaub. Génie, i, 1. || 8° Difficile à saisir, à pénétrer. Un esprit abstrait. Raisonnements abstraits. Discours abstraits. Écrivain abstrait. Kant est un philosophe abstrait. Argumentation trop abstraite. Il 9» Qui n'a d'attention que pour l'objet intérieur qui le préoccupe ; qui rêve. C'est un homme fort abstrait; il est abstrait, rêveur. Un esprit trop abstrait se jetant loin du sujet de la conversation. Théocrine est abstrait, dédaigneux, et il semble toujours rire en lui-même de ceux qu'il croit ne la valoir pas, la bruy. 1 . || Abstrait se .met d'ordinaire après son substantif.
— SYN. abstrait, distrait. Signification commune, défaut d'attention, avec cette différence que ce sont nos propres idées, nos méditations inté Heures qui nous rendent abstraits, tandis que nous sommes distraits par les objets extérieurs, qui nous attirent et nous détournent, guizot.
— ÉTYM. Ab^traclus, de abstrahere, abstraira (voy. abstraire) ; provenç. abstrayt ; catal. abstrct; espagn. afotrocïo; ital. a4-(ra((o. Dans lexvii* siècle à côté d'abstrait on disait aussi abstract.
f ABSTRAITEMENT (ab-strè-te-man), adv. Par abstraction. Aimerait-on la substance de l'Ame d'une personne abstraitement? pasc. Pens. div. 57.
— ÉTYM. Abstraite, au féminin, et ment (voy.
ABSTRUS, USE (ab-stru, .struz'), ad;. || l» Diffi-
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— H»T. x«i*»- 1 -!>ili(?eries de* wrelert) iwiii : "= aUMiuM Kience, host. i, «•■. l '•' l>liilo»'>|.liie en UciueUo le» plu» «Imi: Jo nulro "•""''o M ponclroiil, 10. l, fo».
— tTYM. XtilruJUJ, de ofri, Indiquant éloignomnnt, et trudere, pouijcr. Comparoi inirut et in- (r,.ii' n.
AltsiRliB (ab lur-d", ou, iuivant la prononciation réollo, «p-»»r-d'), adj. Il l* Oui est contre le sens commun, l'outon rien dire de plu» absurde? l.'nè hypothèse étrangement absui de. Il est absurde du croire que.... Une opinion absurJo. Un absurde raisoriiiomont. Un merveilleux absurde est pour moi iaiis appas. uoiL. A. P- m. Laisse là tes oombau et cet alisurde usage Oui met souvent le crime à l'atri du courage, Annt de Bok'jn, m, 4.||2' En parlant des personne», qui parle ou agit contre le sens commun. Baisonneur aUurde. C'est un homme absurde. || 8* 5. m. Absurdité. Tomber dans l'ab- Biirdo. Réduira un homme, son homme it l'absunle. Démontrer une proposition par la réduction à l'absurde. L'absurde ne peut être cru. Ouaud l'absurde est outré, l'on lui fait trop d'honneur Ut vouloir par raison combattre son erreur : Enchérir est plus court, tants'écbauiïcr la bile, la font. t'ub. ix, ». || 4° Ab- •urde il, avec un verbe à l'intinitif. Il mentait à son cœur en voulant eipliquer Ce dogme absurde à cioir», absurde à pratiquer, volt. n« Disc, sur l'Uom-
HI3T. XVI* S. Voilk un bon mot et un utile deair, mai» pareillement absurde, mont, u, 37». 11 T.'m aulcun absurde, selon nous, plus extrême que de maintenir que le feu n'escbaulle point, lo.
II, ïso.
f.TVH. Absvrdits. On Tait venir habituellement
ahmrdui do ab cl surdiis, sour<l; mais on nu voit pas comment cela pourrait signifier absurde. Dès loni on a cherché ailleurs : absurdus a lo même s> ns que ahsonus, et signifie par conséquent ^ui sonnt mal, d'où ahturde. Le turdus da absurdus rnt rattaché au radical sanscrit sur, sonner, avec unsurtWc, du:;,
AttSCniiKMENT (ab-sur-de-man, ou, suivant la l'Miii..i,i-i..iioii n'fUt!, aii-.sur-do-man), odi'. D'une 1,: in ; I" ,i; ^urilr 1. a rai oiiiié absurdeuient. lia ab- «iinluiiitiiit raisuiiiiù. U uUit ridicule d'augmenter le conseil, déjà abaurdement nombreux, st-siuon,
kO», 341.
— f.TYM. Absurde e\ menf (voy. ment).
AnsrniilTK(a-b5ur-di-lé,ou, suivant la pronon-
r ', a pluralité), <. ^. Il 1* Vice de ce qui
r I/af.nnrdilé d'un raisonnemeiiL Ou-
^ rlllé de ces dis]iutes. U était
'' cOté il y avait le plus d'ab-
>. iiMKv |i i' La chose même qui est ab-
" absurdité I Que sert do réfuter ces ab- !,.„.... ^: La Impies sont tombés dan» toutes les tbmnlilét, BOU. Ilist. ii, u. |{ 8* En parlant de» pcnonoM. L'atMurditéde cet hommeestcboqiianlo.
— IIIST. xvr t. 1)0 toutes lei absurdités, la plus *biu!ile aui épicuriens est dedesadvouer La force et l'effet des MDS, mort, ii, ii.
— CTTM. Abturdilas, de abturdut, absurde
,f0ï. atSt'RDI!).
ABC» («bu), f. m. Il !• Uuge maurait qu'on
Ikit de quelque chose. Abus de la force. La Grèce
• dA H ratne à l'tbu* de la librrlé. loiit commence
p.if U nf. P\^.ii* et (nit par l'anus. Il» font abus de
■ i^i les boramet Mvent-iU tuer sans
r > dans les conditîoni tlevies
'•is d'abtt* de son Ame q le
-'. )•« ffrand» sont sans doute
ru heureux, avrr. Afo-
' communier indit(ne-
ABU
muni? quel abus ilu saint même des sainUl eot'P.D. l'i-nii'es , t. III , p. 1 1 *. Laisser impunie une profanation est un abus si énorme, in. «h. p. »«l. Un superdu qui me dfviendrait pernicieux et nuisible par l'abus que j en ferai», in. ifr. t. ii, p. 77. Je sais que dan» l'amitié dont je parle il y a divers degrés d abus et de désordre», m. iti. p. »»». Lo» ministères public» sont de» nwujettisnemenu perpétuel» et très-réel», à moins qu'on ne veuille, par un abu» énorme, en nor toutes le» fonction» et en abandonner tou» voir», ID. l'j. p. 4H«. 1.6 peu qu'on en cite est
ii)ii»du texte, noss. Arerl. Voilà lo plus grand
abus qu'on ait jamais fait de rF.vaiigile.i». iv,^cri(, 30. Uais qui peut arrêter l'abus de la victoire? voi.T. ^(x. I, I. Ne prends point pour vertu l'abus de la victoire, SAOHi!<,.Vpar(acui,v, 6. || «• Coutume, usage mauvai» qui t'introduit. Telle est la force de» abu.». Unabus qui »'introduildopuisquelque temps. Ona retranché ces abus. Cet abus subsiste, comme tant d'autre», par la raison qu'il est établi. Us réforment tous les abus, BOS.S. Ilist. il, 4. Comment ils doivent reprendre et réprimer les abus, m. ib. u, o. Le» abus du gouvernement, ID. ib. u, U. Tenir les abus néces-saires dans les bornes précifes de la nécessité qu'ils sont toujours pièt» à franchir, les renfermer dans l'obscurité à laiiuelle ils doivent être condamnés, et no les en tirer pas même par des châtiments trop éclatants, fonten. Argensnn. Nous préservent lescieux d'un si funeste abus, Berceau de la mollesse et tombeau des vertus, volt. Ilrut. il, 4. l'hilippe Auguste saisit le temporel des évêifucs d'Orléans el d'Auxerre pour n'avoir pas rempli cet abus devenu un devoir (conduire leurs vassaux à la guerre] , lu. Uawrs, KO. Les bons mots no sont qu'un abus; Pourtant, messieurs, permettez-nous d'en dire, BitRANGEn, Courmondi. Trinquer est un plaisir fort sage Qu'aujourd'hui l'on traite d'abus, m. Trinquons. Il 8° APPEL COMME d'abus , appel interjeté d'une sentence rendue par un juge ou supérieur ecclésiastique, qu'on prétend avoir excédé ses pouvoirs ou contrevenu aux lois. C'est une assez faible consolation que celle des appels comme d'abus, PASC. Pensées, Pape, 7. Le bruit se répandit que le procureur général appellerait comme d'abus de tout ce que le pape pourrait faire au préjudice des 'libertés de l'Église gallicane, st-simon, 602, 82. Ce qu'il y eut de plu» intéressant , ce fut l'appel comme d'abus que le parlement iutroduisit, volt. Uceurs, 76. || 4* En jurisprudence, abus de pouvoir se dit quand un fonctionnaire outre-passe le pouvoir qui lui est confié et fait des actes qui ne lui sont pas permis. || 6° Abus de confiance, délit dont on se rend coupable en abusant de la confiance qui avait été accordée. || 6' En termes de grammaire, abus des mots, sens détourné et forcé qu'on leur donne. || 7" Erreur. C'est un abus de croire. Lourd et grcssier abus! croyance ridicule I botrou, Bdlis. V, 8. Qu'un si charmant abus serait à préférer A l'âpre vérité qui vient de m'éclairerl cohn. lier. m, I. Et semant de nos noms un insensible abus, m. lier. IV, 4. Mais il faut renoncer à des abus si doux, ID. Puhh. 11, 1. Dans les moments où Dieu vous a afiligé, vous vous êtes adressé à lui; vous avez ouvert les yeux sur l'abus de ce monde misérablc.MASs. Carime, Prosplritts temp. Que sais-je si, au premier jour, votre (in soudaine et surprenante ne fournira pas à ceux qui m'écoutent de grandes mais d'inutiles réflexions sur l'abus du monde et de SCS espérances, iD.ib. lmpi!nitence finale. Travailler serait un abus -.J'ai cinqu.inte écu», ufiR. Ctnqiionle icus. Il 8*l'roverbe. Le monde n'est qu'a'wiset vanité.
— IIIST. xiv« s. Et aucuns se delettent en abus de deliz [plaisirs] ch.irnels, onESMR, Klh. ao3. ||x\Ts. S'il est question de corriger quelques abus..., la- HOL'P,, 8&. Les appellations comme d'abus ont lieu quand il y a contravention contre les saints décrets, libertés de l'Eglise gallicane, arrest des cours souveraines, jurisdiction .séculière ou ecclésiastique; et tient-on qu'elles sont de l'invention de mcssire Pierre de Cugnieres; ores qu'elles semblent plus moderne», lovskl, 888. Kn appelant d'Atropos trop irée Comme d'abus, marot, ii, 373.
— ÊTYV. Hrovenç. abus; espagn. et ital. abusa; de ahusut, de ab, indiquant perversion, et luux, usage (voy. is).
Allisfi. r.K («-bu-z4, xée). || !• Pari, passé. Trompé. Abusé par de vaincs pruincsscs. Abusé sur l'i'iat lies chose». Abu»é et dépouillé. Nous étions bien abusé», pasc. JProv. H. >.n vain du sang des roi» dont je suis l'oppresseur, Les peuples abusés m'ont cru le défenseur, volt. Jfr'r. t, *. àla jeunesse, nourrie à la cour de Néron, S'égarait, cher Paulin, par l'exemple abdiAe, rac. Bérén. u, ï.
ABU
||I*Aiiug«iî, ». f. Je plains cette abusée, et c'est moi qui la suis, corn. Uth. m, i. || 3' En parlant d'une femme séduilo. Jeune fille abusée.
AnrSF.R (abu-zé), V. n. H 1* User mal, se prévaloir de. Ayant abusé de leurs talents. Abuser de l'ignorance de quelqu'un. Abuser cruellement de la victoire, l'our seconder les criminelles tntentionsd'un ami, lequel abu»aitdevotrecrédulité,BOL'RO./'mA<M, t. Il, p. 201. Voui croyez qu'abusant de mon autorité Je prétends attenter à votre lil)erté, bac. Mithr. 1,2. J'abuse, cher ami, de ton trop d'amitié, lu. Andr. 111,1. Avez-vou» prétendu que muet et tranquille. Ce héros qu'armera l'amour et la raison , Voua laisse pour ce meurtre abuser de son nom? id. Jph. i,i. El nos seuls ennemis , al lérant sa Ixinté, Abusaient contre noiu de sa facilité, m. Bri(. v, 3. l.a perfide abusant de ma faiblesse extrême.... m PlUd. v, 7, Et qus de mon bonheur vous avez abusé Jusqu'à plus attenter que je n'aurais osé, corn. if. de Pompée, m, 3. Prince, vous abusez trop tôt de ma liunlé,lo. Nie. 11, 3. Je vous remets ce droit dont j'allai» abu< ser, VOLT. Orphel. v, «. Vous ne voudrez jamai.s, abusant de mon âge..., m. Brul. n, 4. Il abuse en ces lieux de son pouvoir fatal, in. Sém. u, t. lisent tous abu.sé de leur nouveau pouvoir, lo. Alt. u, a. Depuis qu'aux cieux l'amour est retenu, De son beau nom vous abusez encore, MALPiL.A'arc.l. || t* Absolument. Usez, n'abusez pas. L'homme est disposé à abuser. || 8' Abuser de quelqu'un, ne passe comporter avec lui comme il conviendrait. J'abu-e de lous en vous enirctpiiant si longuement de mas propres afl'aircs. Abuser d'un domestique, le faire trop travailler. On dit dans le même sens .ibuser d'un cheval. Vous abusez d'une infiniié de personnes en leur faisant accroire que le» | oinls sur lesquels vous e>sayez d'exciter un si grant orage sont essentiels à la foi, pasc. Pror. i7. || 4* Abuser d'une fille, la pos.séder. Pour venger sa fille dont Itoderic abu.sait, boss. Ilist. i, il. Nous délrisson» du nom d'incestueux le frère qui abuse de sa soeur, VOLT, tlélaph. 9. Alexandre VI était accusé d'abuser de sa propre fille Lucrèce, m. ifœurf, no. || Abuser, r. n., se conjugue avec l'auxiliaire acoir.
abuser,», a. Ijl* Tromper. Abuserquelqu'un d'un v.iin espoir. Nous nous laissons abuser par les opinions du vulgaire. Us sont gro.ssièrement abusés, PÀSC.Prov. H. La fiammede vos yeux.... Ne se lasse donc point.... d'abuser les vœux dont elle est désirée, MALn. IV, 3. Car, sans le revenu, l'étude nous abuse, rêgnikr, .Sal. lu. Dites s'il me détrompe ou m'abuse en effet, corn. Héracl. il, «. Notre profond silence abusant leurs esprits, Ils n'osent plu» douter de nous avoir surpris, id. Cid, iv, 3. Son du trône et te laisse abuser comme moi, iD.lléracl. 1, ï. Moi, j'aurais l'âme as.sez méchante pour abuser une personne comme vousl mol. O. J. n, '-. Je vous abuserais si j'osais vous promettre Qu'entre vos mains, seigneur, il voulût le remettre, rac. Andr. i, i. Je crains, je crains qu'un songe ne m'abuse, ID. Phid. Il, s. C'est pleurer trop longtemps une mort qui t'abuse, iD. ÈtU. i, t. l'^st-ce ainsi qu'on m'abuse et qu'on croit me jouer I volt. Oq'bel. m, 3. Une image trompeuse ne vient-elle pas abuser mes yeux? krn. Tél. iv. Je reconnu», mais trop tard, les chimères qui m'avaient abusé, J. j. BOLSS. Ilel. m' part. Liv. I8. || 2* Abuser unefillc, ia séduire. Une fille abusée était punie avec le séducteur, J. J. Boiss. Ém. V.
ji'ABUSER, V. réfl. Se faire illusion. En cela, je me suis abusé. X moins que je ne m'abuse. Voulant nous afl'raiichir, lirute s'est abusé, corn. Cinna, ii, ï. Mnistii t'abuseras, mol. if.lcurdi, i, 10. Voissi je m'abuse, RAC. Kaj. m, 3. Mais moi-même.... meserais-je abusée? m. flaj. m. «. l'on<*stii >
moins épouse que mVre? Tu t'abuses, cru Orphel. IV, 6. En conseiller d'Etat, de u..-, v,u.-, je m'abuse, RP.ONIER, Élég. u.
— RKM. Pascal a dit : Il n'est pas po^^ible d« s'abuser à prendre un homme pour un
Cet emploi, qui peut très-bien être acd ; i
archaïsme. Voyez-en un exemple plus ba> >1aii» un texte de Lanoue.
— itlST. xiv« s. Ojmme Phalar i une enfant et avoit concupiscrnce lie / r delettatlon de luxure inconvcnienle, nr^^r.sjiR, Elh. 104. Il xv< I Me faiies, vous et raiaon, Aucune déclaration ; Ou de votre fait suis ^'■"' " " ce que dit avez dessus, la f«nt. 67s. Vo\
tu t'abuse» bien; l'ar ce chomin ne fer.is ne marche» d'autre pas, Sat. à l'Alth. 3). Laal ne lui» le premier de France Qui sotement s'est abusé . en. d'orl. Bond. 3l. Aus<]urU fut dit pour le du t »eigneur, qu'il» s'abuaoïeut et que 'e dici tei^iieui
ACA
iiimeroil mieux mourir que d'estre contre le roi. J. DE TROYEs, 1475. £t avec telles mensonges se abuiont bien aucunelTois les maistres, comh. ii, 2. On abusoit le roi quand on lui conseilloit entreprendre ceste guerre, id. m, 2. || xvi* s. Ils sçavent Tari tlimelique si parfaitement que jamais ne s'abusent à conter, lanoue, <83. Cet enfant nous abuse, car les estables ne sont jamais ou liault de la maison, RAB. Garg. i, 12. Laissons leï abuser de leur loisir, MONT. I, 187. Il me Tenoit compassion du pauvre peuple abusé de ces folies, ID. i, 200. un ne peult abuser que des choses qui sont bonnes. ID. n, 60. Elle n'y trouva les efforts repondants à sa taille, beauté et jeunesse par où elle avoit été prinse et abusée, m. m, 37 (. 11 usa d'une ruse par la quelle il abusa l'une et l'autre partie pour le bien de la chose publique, amyot, Solon, 21. Selon pour vrai est un fol abusé , Qui de son gré lui-même a refusé Un si grand heur que lui offroient les dieux, id. ib. 22. Stesimbrotus s'abuse grandement pour n'avoir pas bien pris garde à la suitte des temps, id. Thém. 3. Son filz abusoit un peu trop de l'affection que lui portoit sa more, et de lui aussi semblablement par le moyen d'elle, id. Thém. 38. Abusant la jeunesse de vaine espérance, id. Fab.bi. Les Lacedemoniens abusèrent d'Alcibiades plus tost qu'ils n'en usèrent, m. Àlc. et Cor. 4. 11 abusa de son éloquence à calomnier et faussement charger et accuser ceux qui valoient mieux que lui, m. Pélop. 44. Celui qui ne vise à la voie Par où il va, faut et s'abuse, marot, m, 59.
— ÉTYM. Abus; provenç. et espagn. abusar ; ital. ahusare.
ABUSEUR (a-bu-zeur), s. m. Celui qui abuse, qui trompe.
— HIST. xiV s. Se le dit tel abuseur avoit aucune chose prins ou gaingné sous ombre de la dite abusion, DU GANGE, abusoT. Il XV* s. Et trouva on que ce n'estoit qu'un abuseur; si le fit prendre et emprisonner et eut sa finance qui estoit grande , j. des URSINS, <389. Et se trouva un cordelier forgé qui de lui-même prit débat au dit frère Hieronime [Savonarole], l'appellant hérétique et abuseur dépeuple, coMM. VIII, <9. Il XVI* s. C'estoyent divinateurs, enchanteurs et abuseiirs du simple peuple, rab. Pant. IV, 58. [Traitzl dont le cruel abuseur plein d'attraits A bien souvent faict mainte plaie amere, MAROT, II, 280. D'un petit nombre d'abuseurs sont sorties plusieurs sectes, calv. Inst. 89.
— liTYM.yl6u.<-er.
ABUSIF, lVE(a-bu-zif,ziv'), adj. || 1» Qui tient de l'abus. Tout privilège qui tend à l'exemption de cette contribution étant injuste et abusif, vauban, Dime, )04. Il 2° En termes de grammaire, emploi abusif d'un mot.
— HIST. XIV* s. Faire une comparaison abusive de choses qui ne sont pas comparables, 0RESME,rWie de Meunier. \\ xvi's. Tout ce que les hommes apprennent de Dieu par les images est frivole et mesme abusif, cALv. In.1l. 66. 11 rompit et annuUa cette coustume comme abusive, pleine de larcin, carloix, y, 32.
— ÉTYM. Àhusivus, de abusus, abus.
ABUSIVEMENT (a-bu-zi-ve-man) , adv. || 1° D'une
manière abusive. On avait établi abusivement cette mesure. || 2" En termes de grammaire, employer abusivement un mot.
— ÉTYM. Abusive au féminin, et ment (voy. ment).
t ABUTEn (a-bu-té), V. a. elv.n. || 1° Terme de marine. Mettre bout à bout, ou toucher par un bout. Ces pièces de bois abutent. || 2° Au jeu de boule ou de palet, lancer la boule ou le palet vers un but pour savoir qui jouera le premier. Eh bien, abutons.
— HIST. XVI* s. Le temple St-Sorlin fut gagné à coups de canon par les assiégés : ce qui fit tenir conseil en la place St-Georges, et résoudre de mettre le feu en toutes les rues qui abuttoient à la maison de ville, d'aub. Uist.i, 38. Articulation, c'està-dire jointure : sçavoir quand iceux os sont tellement abuttés et alliés que.... paré, iv, 43. Faull luy [àl'àme] fournir d'object où elle s'abbutte, mont. i, 21.
— ÉTYM. X et but.
t ABUTILON (a-bu-ti-lon) , s. m. Botanique. Plante d'agrément des Antilles, cultivée dans quelques parties de l'Europe, à écorce filandreuse, de la famille des malvacées.
ABYME (a-hi-m*), t. m. Voy. abIme.
ABYMER (a-bi-m4), v. a. Voy. abImer.
ACABIT (a-ka-bi; le « ne se he pas ) , s. m. il 1* Qualité bonneoumauvaise des choses. Ces fruits sont de bon acabit. Ce mouton, ce drap sont de mauvais acabit. || 2° En parlant des personnes. Ce
DICT. DK la langue FRANCAISK.
ACA
sont gens de même acabit. Vou.s ne le corrigerez nas, tel est son acabit , Acad. \\ Loc. vie. Poires d'une bonne acabit, dites d'un bon acabit.
— lUST. XV* s. Se en cest malheur et labit Nous mourions par quelque acabit [accident], Ame n'y a qui bien nous fasse, villon, Baill. et Mal. On a dit aussi acabie : boursault, ^iope, iv, 3: Et de quelle acabie étoit-il conseiller? Le féminin n'est plus usité.
— ÉTYM. Bas-latin, acapita , acapitis , acapitagium, mots qui signifient au propre l'action de se constituer vassal d'un seigneur, mot à n Dt, action de prendre pour chef; par extension, droit d'entrée, et, par une nouvelle extension, toute espèce d'achat, .icabit veut donc dire achat, débit, et, comme le remarque ménage, des fruits d'un bon acabit signifient proprement des fruits d'un bon débit. Acapita, acapitagium sont composés de ad et capilagium ; capitagium, de caput , chef (voy. chef).
ACACI.A (a-ka-sia; Castel et Béranger l'ont fait, en vers, de trois syllabes, et la prononciation ordinaire ne lui en doime non plus que trois; mais on pourrait aussi, en vers, le faire de quatre syllabes, suivant l'habitude de notre poésie, qui tend plus à allonger les mots qu'à les raccourcir), s. m. Il 1" En botanique, nom d'un genre de la famille des légumineuses, dont deuxespèces fournissent la gomme arabique "et la gomme du Sénégal. Suc d'acacia, suc exprimé des gousses pilées du mimosa nilotica. Suc d'acacia indigène, suc tiré du fruit non encore mflr du prunellier. Le suc d'acacia est astringent. Il 2* Dans le langage ordinaire, l'acacia est le faux acacia ou acacia blanc, arbre d'agrément, espèce de robinier à rameaux épineux et à fleurs blanches et odorantes. Ses gais refrains vous égalent en nombre. Fleurs d'acacia qu'éparpillent les vents, béranger, .^m. Pebraux. Sous l'acacia léger j'aurais placé Delille, castel, les Plantes, iv. || Au pluriel, des acacias.
— HIST. xvi* s. Berberis, sumac, acacia et leurs semblables, paré, viii, 53. Quant aux sucs solides et endurcis, comme l'aloès, l'acacia.... id. xxv, 27.
— ÉTYM. Provenç. acassia; du latin acacia, du grec àxaxîa. Ce mot paraît venir de àxaxia, défaut de méchanceté [de a privatif, et xaxôç, méchant], parce que ce végétal , bien que couvert d'épines , fournit de bonnes choses.
ACADÉMICIEN (a-ka-dé-mi-siin; en vers, il est de six syllabes; par exemple, dans l'épigramme de Piron:Ci-glt Piron, qui ne fut rien, Pas même académicien. Cependant on pourrait aussi suivre la prononciation ordinaire et le faire de cinq syllabes), s. m. Il 1° Philosophe de la secte de l'Académie. Cicéron était académicien. || 2° Celui qui fait partie d'une société de gens de lettres. De zélés académiciens. Les réceptions de nouveaux académiciens. Il fit lever le plan de cette mer [Caspienne], et, grâce à ce conquérant académicien, on en connut enfin la véritable figure, ponten. Czar Pierre. 11 possédait souverainement les qualités d'académicien, c'est-à-dire, d'un homme d'esprit qui doit vivre avec ses pareils, profiler de leurs lumières et leur communiquer les siennes, id. Dodart.
— REM. Académicien a quelquefois un féminin. L'Académie de peinture a nommé quelques femmes académiciennes. 11 y a en Italie des académiciennes.
— SYN. ACADÉMICIEN, ACADÉMisTE. Le premier se dit de celui qui est d'une académie de gens de lettres, et le second de celui qui est d'une académie où l'on apprend à monter à cheval, à tirer des armes, etc. Celte distinction s'est introduite assez tard; la comédie de Saint-Evremond contre l'Académie était intitulée la comédie des Académistes.
— ÉTYM, Académie.
ACADÉMIE (a-ka-dé-mie), s. f. || 1° Jardin près d'Athènes où Platon enseigna. || 2° La doctrine même de Platon et de ses successeurs. {| 3° Par extension, compagnie de gens de lettres, desavants ou d'artistes. L'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des sciences, l'Académie des beaux-arts, l'Académie des sciences morales et politiques; ces cinq académies réunies forment ce qu'on nomme l'Institut. L'esprit de discussion est assez contraire à celui de décision ; mais l'Académie doit plus examiner que décider , suivre attentivement la nature par des ob.servations exactes, et non pas ia prévenir par des jugements précipités, fonten. Z)odar(. Je veux établir chez vous une académie de beaux esprits, mcl. Préc. liid. to. Il 4° Absolument, l'Académie française. Discours de réception à l'Académie. Le Dictionnaire de l'Académie. L'Académie, dépositaire des bienséances et de
ACA
la pureté du goût. || 5" Par métaphore, en fait de style, forme académique. Les oreilles sont flattées par l'académie et l'arrangement des paroles, Boss. Par. de Dieu, t. \\ 6° Académie royale de musique, le théâtre de l'Opéra à Paris, ainsi dénommé (lans les lettres - patentes de son étabhssement. Il 7° Lieu où les jeunes gens apprennent l'équitalion et d'autres exercices du corps. Tenir académie. Faire son académie. Pour m'entretenir à l'académie, hamilt. Gramm. 3. En 1691 , je commençais à monter à cheval à l'académie des sieurs de Mémon et Rochefort, SAINT-SIMON, t, 21. Sans avoir fait son académie, un voyageur monte à cheval, j. 1. ROUSSEAU, Ém. II. Il 8° Les écoliers mêmes qui fréquentaient une académie. Ce jour-là tel écuyer fit monter toute son académie à cheval. {| 9° Lieu où l'on donne à jouer en public. Les académies de jeux sont souvent des coupe-gorges. Il y a un livre intitulé Académie des jeux, qui donne les règles des jeux en usage. 11 a perdu son argent dans une académie. Ma maison n'est point une académie, picard, les Deuxphil. 11, ta. On dit maintenant maison de jeu. Il 10° Division de l'Université de France dirigée par un recteur. Il 11° En teimes de peinture, une figure entière qui est peinte ou dessinée d'après un modèle, et qui n'est pas destinée à entrer dans la composition d'un tableau.
— ÉTYM. Academia, du grec àxaS-riuia et àxaSii- |j.ei!t. Ce mot vient d'Académus, personnage de l'âge héroïque. Dans la guerre que les Lacedemoniens firent à Athènes pour reprendre Hélène enlevée par Thésée, Académus leur révéla où elle était cachée. En récompense de ce service, ils ménagèrent dans leurs ravages sa maison de campagne, qui était à 1000 pas d'Athènes. L'orthographe n'est pas constante; on écrit aussi Hecadémus, 'Exdt8rijj.o; et par conséquent éxa5r,!iia. Dans Horace, Ep. 11, 11, 46, /l((/i(e inter sihas Academi quxrere verum , ou trouve la variante Ecademi. 'AxâSïiiioç vient sans doute de âxoç, remède, et SîiiJ.o;, peuple, qui guérit le peuple; et ixàôïiiio; de éxà?, loin, qui est loin du peuple.
ACADÉMIQUE (a-ka-dé-mi-k'), adj. || 1* Qui appartient à la doctrine de Platon. La philosophie académique. || 2° Qui appartient ou qui convient à des académiciens, à une académie. Questions académiques. Séances académiques. || 3° Plus particuhèrement, qui appartient à l'Académie française. Discours académique. Fauteuil académique. || 4° En parlant du style , des compositions littéraires et aussi des peintures correctes, élégantes, mais oft la correction et l'élégance font tort à la vérité et à la simplicité. Pourquoi appelle-t-on académique un iliscours fieuri, élégant, ingénieux, harmonieux, et non un discours vrai et fort, lumineux et simple? VAUVEN. Nouv. max. t2. |{ 6° Dans les beaux-arts, figure académique , figure d'étude , traitée .sans égard à l'ensemble d'un tableau, || 6° En parlant des personnes, digne d'être de l'Académie. Sujet académique, homme qui mérite d'être élu de l'Académis.
— ÉTYM, Académie.
ACADÉ.MIQUEMENT (a-ka-dé-mi-ke-man), adv.
D'une manière académique. Cela est écrit académiquement.
— ÉTY.M. Académique, et ment (voy. ment). ACADÉMISTE (a-ka-dé-mi-sf), s. m. || 1° Celui
qui, dans une académie, se forme à certains exercices. Les gens de cette sorte sont académistes, écoliers, pasc. Préf. g. Avecun extérieur austère il [Harleyfils] était aussi parfaitement débauché et aussi ouvertement qu'un jeune académiste, st-simon, 470, 107. Il 2° Celui qui tient une académie et enseigne les exercices.
— ÉTYM. Académie.
ACAGNARDE , ÉE (a-ka-gnar-dé, dée) , part. passé. Acagnardé par la fainéantise.
ACAGNARDER (a-ka-gnar-dé), V. a. || 1* Rendre cagnard. La mauvaise compagnie l'a acagnardé, Acad. Il 2° S'acagnarder, v. réfl. Devenir cagnard. S'acagnarder dans un fauteuil. Cesenfants se sontacagnardésau coin du feu. || Loc. vicieuse : acagnardir ou s'acagnardir. Ce verbe est de la conjugaison en er.
— HIST. XVI' S. Je ne me peux contenter de moi mesme, me voyant ici oisif, acagnardé à un foyer, YvKR, 663. Vous avez secouru des personnes qui estoient dans les rues ou acragnardées près du feu ; je TOUS demande l'aumosne pour des gens qui servent nuit et jour, henri iv, Lettres.
— ÉTYM. À et cagnard; Genevois, s'acagnardir et aussi s'acagner, se blottir.
ACAJOU (a-ka-jou), s. m. || l*Bois d'acajou ou
llfflblcfflnnt »i:iioa. ti'.ii roiKfrStrr et «tt^eeptible