‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 496 sur 504 · CUP · texte numérisé non relu

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n y avait quelque cupidité de domination , crateaub. dans le Dict. de dochez. || 8" En particulier, désir immodéré de fortune, d'argent. On ne doit attendre d'approbation que des véritables gens de bien et d'honneur, désintéressés et un peu écUirés, parce que la cupidité de tous les autres se trouvera lésée dans cet établissement, vaub. Dime, p. 20:l. Dani ce pays heureux la cupidité était étrangère, mon- TESO. Lett. pers. ti. Tant que le luie régnera chez les grands, la cupidité régnera dans tous les cœurs, j. J. Houss. Gouvern. de Pologne, ch. 3. La barbare et dévorante cupidité des gens d'affaires, à qui la protection donnait un nouvel essor, raynal, Hitt. phil. IV, 1. Il n'est rien d'indigne et de bas que la cupidité n'engendre, marmont. Belit. Xlil. Bientôt régnerait moins de cupidité Et de meilleures mœur» et plus d'égalité, u. j. chên. Gracijuet, il, 3. Des temples dépouillés les trésors vénérables Atiandonnés en proie à la cupidité.... delav. Vêpres tieil. Il, 6. Il Dans le langage philosophique, le désir de* biens matériels, le penchant à les acquérir.

— REM. Ce mot était condamné par les puriste» du xvii" siècle, Vaugelas, Chifdet. Bouhours, Wour. remarques, ne le concède qu'à la chaire et dans le sens théologique; et il ne voudrait pas qu'on dit U cupidité de régner, la cupidité des richesses. Aujourd'hui il est en plein usage, soit absolument pour exprimer la soif des richesses, soit, ce qui est moins commun mais usité toutefois, avec un complément. Pourtant Th. Corneille l'avait défendu :» 11 me semble que ce n'est point mal parler que de dire : la terre n'a point d'endroits si cichés oii, pour trouver l'or et les diamants, la cupidité des hommes ne fasse fouiller (vaugel. Rem. notes, t. H, p. 535, dans pouGENs). » L'Académie de son côté en avait assuré l'existence: «Cupidité est un fort bon mot dont il ne faut point faire scrupule de se servir pour signifier la concupiscence; d'ailleurs, comme il marque un désir immodéré, on croit qu'on ne le doit pas condamner en cette phrase : la cupidité, l'insatiable cupidité des richesses (Observ. sur vaugel. p. 328, dans pouGENs). j>

— HIST. xv's. Cupidité commande. Riches'» est honorée, E. desch. dans le Dict. de dochez. Donne toy garde des rochiers de cupidité effrénée, J. le- MAiRE, Pallas parlant à Paris. \\ xvi's. Hz estoient tous deux jeunes et ardents de cupidité dhonneur, AMYOT, Lucull. 10. La cupidité d'avoir un tel livre si beau et si rare, brant. Charles-Quint. J'ai prins plaisir de veoir, en quelque lieu, des hommes, par dévotion, faire voeu d'ignorance, comme de chasteté, de pauvreté, de pénitence : c'est aussi chastrer nos appétits desordonnez, d'esmousser ceste cupidité qui nous espoinçonne à l'estude des livres , et priver l'ame de ceste complaisance voluptueuse qui nous chatouille par l'opinion de science, mont. II, 195. Les cupiditez sont ou naturelles et nécessaires, comme le boire et le manger; ou naturelles et non nécessaires.... ou elles ne sont ny naturelles ny nécessaires; de ceste dernière sorte sont quasi toutes celles des hommes, id. iv, (84. Les autres [désirs] sontoutre nature, procedansdenostreopinion et fantaisie, artificiels, superflus, que nous pouvons, pour les distinguer par nom des autres, appeler cupidités, charron. Sagesse, i. 24.

— ÉTYM. Provenç. ciiptdi'ot et cobeitat; ital. cupidité; du latin eupiditatem, de cupidiu, cupide. Le provençal cobeitat est la forme ancienne, cupidifai la forme refaite sur le latin ; et convoiter (voy. ce mot) a été fait comme cobeitat.

t CUPIDON (ku-pi-don), s. m. Terme de mythologie. Nom du dieu de l'amour, fils de Vénus. En môme temps j'aperçus l'enfant Cupidon, dont les petites ailes s'agitant le faisaient voler autour de sa mère; quoiqu'il eût sur son visage la tendresse, les grâces et l'enjouement de l'enfance, il avait je ne sais quoi dans ses yeux perçants qui me fdisait peur, FÉ.v. Tél. iv. || Au plur. Les Cupidons, peliU génies ailés qui accompagnent l'Amour et Vénus. Trois douzaines de Cupidons Qu'une actrice a mis sur la paille, bèhang. Pauvres amours. || Fig. Homme qui se croit beau et qui fait l'aimable.

— HIST. XIII" s. Car Cupido li fils Venus Sema ici d'amors la graine, la Rose, v. (599. || ivi" s. De Cupido le diadesme Est de roses un chapelet, marot, I, <74. Parler de Venus ou de Cupidon met U femme en sève et saison, leroox db linct, Ptov. 1. 1, p. 66.

— ÉTYM. Lat. cupido, de eupere, désirer, cuptdus, dé.sireux.

t CUPRATE (ku-pra-f), ». m. Terme de chimie Sel de deutoiyde de cuivre.

— ÉTYM Lat. cupriim, cuivre.

t CCPRESSIFOLIÉ, ÉE (ku-prî-ssi-fo-Ii-6, ée), adj. Terme de botanique. Dont les feuilles ressemblent à celles du cyprès.

— ÊTYM. Lat. cupressus, cyprès, et /bîtum, feuille.

f CUPRESSIFORME (ku- prè-ssi - for-m'), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au cyprès.

— ÉTYM. Lat. cupressus, cyprès, et forme.

t CUPRESSINÊ, ÉE (ku-prè-ssi-né, née), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au cyprÈs. || S. f. plur. Les cupressinées, tribu de conifères ayant pour type le penre cyprès.

— ÉTYM. Lat. cupressus, cyprès.'

t CUPRESSITE (ku-prè-ssi-f) , s. f. Nom donné à des végétaux fossiles analogues au cyprès.

— ÉTYM. Lat. cupressus, cyprès.

t CUPRICOLLE (ku-pri-ko-1'j , adj. Terme d'entomologie. Qui a le cou ou le corselet de couleur cuivreuse.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre, et collum, col.

t CUPRIDES (ku-pri-d'), s. m. plur. Terme de minéralogie. Famille qui renferme le cuivre.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre.

t CUPRIFÈRE (ku-pri-fê-r') , adj. Terme de minéralogie. Qui renferme du cuivre. Minerai cuprifère.

—ÉTYM. Lat. rapruni, cuivre, et le suffixe latin fer, qui porte.

t CUPRIPENNE (ku-pri-pè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes ou les élytres couleur de cuivre.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre, eipenna, aile.

t CUPRIQUE (ku-pri-k') , adj. Terme de chimie. Acide cuprique, acide métallique produit par la transformation de l'oxyde de cuivre sous l'inlluence de la potasse chlorée.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre.

t CUPRIROSTRE (ku-pri-ro-str'), adj. Terme de zoologie. Qui a le bec ou la trompe couleur de cuivre.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre, et rostrum, bec. t CUPROFULMINATE (ku-pro-ful-mi-na-f), s. m.

Terme de chimie. Fulminate de cuivre.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre, et fulminate.

t CUPROXYDE (ku-pro-ksi-d'), s. m. Terme de ' minéralogie. Oxyde de cuivre.

— ÉTYM. Lat. cuprum, cuivre, et oxyde.

t CUPULAIRE (ku-pu-lê-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une cupule. |1 Bractées cupulaires, celles qui forment une cupule ovale et membraneuse sous la baie.

— ÉTYM. Cupule.

CUPULE (ku-pu-!'), s. f. Terme de botanique. Assemblage de petites bractées , soudées entre elles par la base, formant une espèce de coupe ou godet qui entoure les fleurs et persiste autour du fruit. Le gland, la noisette, la fève, la châtaigne, se développent dans une cupule.

— niST. xvi" s. Cupule, cotgrave.

— ÉTYM. Lat. cupula, diminutif de cupa (voy. cnvE et coupe).

t CUPULE, ÉE (ku-pu-lé, lée), adj: Terme de botanique. Qui est muni d'une cupule.

— ÉTYM. Cupule.

t CUPULIFËRE (ku-pu-li-fê-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte une cupule. |{ S. f. plur. Les cupulifères, famille de plantes distraites des amentacées, dont le caractère essentiel consiste en ce que chaque fleur femelle est recouverte, en partie ou en totalité, par une cupule écailleuse.

— ÉTYM. CupulCf et le suffixe latin /er, qui porte. t CUPULIFORME (ku-pu-li-for-m'), adj. Terme

de botanique. Qui a la forme d'une cupule.

— ÉTYM. Cupule, et forme.

t CURABILITÉ (ku-ra-bi-li-té), s.f. Qualité de ce qui est curable.

— ÉTYM. Curable.

CURABLE (ku-ra-bl') , adj. Qui peut être guéri. Ce mal est curable.

— HlST. XIV" s. Moult de maladies puent advenir aux faulcons, de quoy les uns sont curables et les autres non, Èodus, 1° xci, verso. Passion curable tant comme par aage comme par pauvreté, oeesme, Thèse de meunier.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. curable; portug. curavel; ital. curabile; du latin curare (voy. cure).

CURAÇAO (ku-ra-so, et non, comme disent quelques personnes, kui-ra-so), s. m. Liqueur qui est faite avec de l'eau-de-vie, de l'écorce d'oranges amères et du sucre.

— ÉTYM. Curaçao, uns des Antilles.

*. CURAGE (*ku-ra-j'), s. m. Action de curer; résultat de cette action.

— ÉTYM. Curer

2. CURAGE (ku-ra-j'), s. m. Terme de botanique. Nom vulgaire du polygonum poivre d'eou, dont

CUR

la saveur est acre et brûlante, dit aussi poivre d'eau, per.sicaire acre, persicaire brûlante.

— HIST. XVI" s. Curage s'esleve mieux et plustost plantée de racine, que par semence, et en terroir humide qu'en sec; en latin s'apelle persicaria, k cause que ses fueiUes ressemblent aucunement celles du pescher, o. de serres, 621.

— ÉTYM. Origine inconnue.

t CURANDERIE (ku-ran-de-rie) , s. f. Métier du curandier. Us se transporteront dans les blanchisseries ou curanderies, à l'effet de vérifier si les toiles que les blanchisseurs ou curandiers ont entre les mains sont revêtues des marques prescrites, Instruction Nccker, impr. du cabinet du roi, <78i.

t CURANDIER (ku-ran-dié) , s. m. Ancien nom de ceux qui blanchissent les toiles. Les curandiers ou blanchisseurs ne pourront recevoir aucunes pièces de toiles qu'elles ne soient revêtues de la marque, Lett. pat. 28 juin <780, art. U.

— ÉTYM. Curer.

+ CURARE (ku-ra-r') , s. m. Poison avec lequel les indigènes de l'Amérique méridionale empoisonnent leurs flèches et qui est d'une extrême énergie.

— ÉTYM. Mot américain.

t CURARINE (k-u-ra-ri-n') , s. f. Terme de chimie. Principe extrait du curare.

CURATELLE (ku-ra-tè-1') , s.f Terme de droit. Charge de curateur. La curatelle d'un mineur, d'une succession vacante. Même ses parents, à ce que dit M. Perrault, agirent pour obtenir qu'il fût mis en curatelle, d'ouvet, Jlitt. Acad. t. ii, p. (91, dans

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