SYN. ACCORDER, RACCOMMODER, RÉCONCILIER
Mettre l'union entre des personnes qui sont en opposition. On accorde ceux qui sont en dispute pour des prétentions ou des opinions. On raccommoda ceux qui se sont brouillés. On réconcilie ceux qui entretiennent entre eux des inimitiés. Entre les gens qu'on accorde, il peut n'y avoir rien de personnel; entre les gens qu'on raccommode ou qu'on réconcilie, des affaires personnelles, dos passions, des intérêts sont toujours intervenus. La nuance est faible entre raccommoder et réconcilier. Raccommoder est plus familier que réconcilier, et quand il est nécessaire de lesdistinguer,il y a entre eux la différence qu'il y a entre la brouille et l'inimitié.
— HIST. xi* s. X Charlemagne [il] se voudrai acorder,C/i. deifoî. iSB.MaisGuenelon fai (fais) acorder au rei, ib. 2SB. || xii' s. Se m'i poez par enging acorder, Ronc. p. 4. A cel conseil s'acordent tel cinq cent chevaliers, Sax. 48. Les enemis faisiens [nous faisions] acorder et pa'ier[mettre enpaix], l'b. Sire, car faites mander Vos barons et acorder , hues DE LA FERTÉ, llomanc. p. <!H. Bien fust ore la terre de mon père esciUie [ruinée], Se la guerre ne fust acordée et paie [appaisée], audefhoi le bastard, J(om.p.i2. ||xiii"s.Si ne se purent à celé fois acorder , por ce qu'il lor sembla qu'il n'avoient mie encore deniers assez, villeh. 8. Et s'acorderent entra aux [eux] à ce qu'il se trairoient envers Venise, id. ib. 10. Dame, bien m'i puis acorder, la liose, 6523. Li aucun des homes voelent dire que.... mais je ne m'i accort pas, beaum. x, 9. En héritages qui sont tenu en vilenages, s'acorde nostre coustume à l'usage de France, id. xviii, 24. Et por ce je m'acort que longe prisonli soitbaillie, id. xxx, (9. Que U vieille sa mère s'est au roi acordée.... Berte, <(>. Knsi s'accordèrent tout au mainsné [puîné], C/ir. de Bains,\). 3. Au conseil quenous lui douâmes s'acorda li rois , dont la royne fu moult lie , joinv. 288. Je lui demandai au quel avis il s'acordoit, et il me dit : Je m'acorde que nous nous laissons tous tuer; si nous en irons lous en paradis. Mais nous ne le creum"s pas, m ■'40. Le traité de l'acorder fu tel que
l'en devoit rendre au soudano Damiete... id. 237, Ainsi li rois acorda le comte de Champai,j'ne à la royne de Chypre, m. 204. X tant qu'il sceusit se li amiraus de Egypte lui acorderoient la trêve que il avoient rompue, id. )61. Acordéfu que le roy descendroit à terre le vendredi devant la Trinité, id. 2U. Il xiv s. David li prophète jadis, Quant il voloitapaisier l'ire De Dieu, il aoordoit sa lire, Dont il harpoit si proprement, maciiault, J). ». Quand les paroles s'acordent as œuvres, il[elles] sont creues, ORESME, Elh. 2116. A chose vraye toutes choses s'acordent, ID. ib. il. Il XV* s. AdonC [je] congneu que ma pensée Accordoil à ma destinée, ch. d'obl. Bai. 02. Ains accorderont ses ennemis entre eux paisiblement et firent secrètement savoir à la roine, FROiss. 1, 1,9. Ainsi et sur cet estât fut la journée accordée do combattre [il fut convenu de combattre], ID. I, I, 9). U leur accorda tout ce qu'ils demandoient, id. ii, m,H. Et disoient les députés au comlo de Flandre : Cher sire, accordez vous tellement que nous reportions paix eu la ville de Gand, id. ii, a, t>6. Et à ce s'accorde Aristote semblablement, Seneque et tous les autres sages, selon le contenu da leur dit, cnR. de pisan, ii, 4. Leur capitaine saillit dehors à seureté pour cuider composer, il ne peut accorder, cokm. m, o. Et le marquis s'y accorda et son oncle y contredit, id. viii, O. Et si l'on dit que par là.... je m'accorderai assez que ung jeûna roy le fist, id. vi, <3. Disant au dit duc que ceulx qui estoient en Bretaigne pourroient bien acorder .■-.■ms lui.... iD. n, 6. Il XVI" s. 11 n'a pu accorder avecques la pape, parce que il y demandoit excessive somme d'argent pour l'investiture de ses terres, RAB. F.jti. < 4. La tourterelle en gemit, et en mena Semblable deuil: et j'accorde à leurs chants, mar. m, 21'8.... je confessa ce point. Que ce seul don ne t'accorderois point, JD. iv, 6». Disant : Mon fils, ma parole et ma voix Trop de léger s'acorda à la tienne, ID. ib. Nous avons aussi un autre ancien père qui accorde à notre opinion, calv. /n.v(. 2b0. Et encore que nous leur accordissions que ceste dissimulation fust bonne pour quelque temps, id. ib. 667. l'arquoy ces deux clicses s'accordent très bien, id. ib. 904. Ils n'estiment pointqu'uii homme soit chrestien, sinon qu'il s'accorde à toutes leurs exterminations, ID. ib. 928, Le roi accorda trefve pour quelques jours, MONT. 1 , 23. Dionysius se mocquoit des musiciens qui accordent leurs flûtes et n'accordent pas leurs mœurs, m. i, 44B. Et cet aultreque Philarqua vouloit induire à s'accorder avecques son frère, )d. I, 207. S'il advient que mes humeurs jilaisent et accordent à quelque honneste homme.... id. iv, 4)4. Il advient souvent que les jugements d'aultruy no s'accordent pas aux miens, id. iv, 423. A la fin ils accordèrent entre eux qu'ils decideroient ce différend par le vol des oiseaux, amyot, Bom. 44. Accorder une lyre ou une viole, id. Thém. 2. Il arriva des ambassadeurs avec plein pouvoir d'accorder et appointer tous différends , id. AU. 23. Deidamia, estant encore petite garse, avoit esté accordée à Alexandre fils d'Alexandre le Grand et do Roxane, ID. Pijrrh. 7.
— f.TYM. Bourguig. écodai; provenç. et espagn. acordar; ital. accordare. D'après Ménage, accorder vient de corda , corde. C'est une erreur ; il vient de à et cor, cœur (voy. ce mot), comme le prouvent la mot français concorder et les ii.ots latins parallèles, concors, recors, excors. Concvrdare a en latin presque tous les sens d'accorder, et Ovide a dit : a Cona cordant carmina nervis. » Accorder, dans l'acception de mettre d'accord un instrument de musique, est donc non la signification propre, mais la signilication figurée.
ACCOItDF.UU (a-kor-deur) , s. m. || 1» Celui qui cherche à arranger les différends. || 2° Celui qui accorde certains instruments. Un accordeur de pianos. Il n'est guère usité aujourd'hui que dans ce dernier senj.
— HIST. XVI' s. Ils se moquoient des grandes difi'erences de religion, louoienl les accordeurs.... d'au». m, S63.
— Etym. Accorder.
ACCORDOIR (a-kor-doir), s. m. Sorte d'outil qui sert à accorder certains instruments de musique.
— ETYM. Accorder.
ACCORE(a-ko-r'), s.»n. || !• Termede marine.Contour d'un banc, d'un écueil. || 8° Pièce de bois qu'on dresse pour étayer. Les accores sont des étançou» ou fortes pièces de bois qui servent à étayer uc vaisseau en construction ou en réparation. || 3° Adj Une côte, une terre est accore, quand elle est coupée verticalement à la surface de la mer ou fortement inclinée.
3n Acc:
. fcTYM. À «I l'«ngl«U ikore. rir«ge, wcore, éUi ; |
a. Termo ilo m.irinc.
Mtim<'nt PII conslruc-
10 thon «p, iflooiw. y ». 1
ACCoiÈ. tE (»kort, rée), port. pou/. M\U
Mcnré. . „
ACCORER (ako-rf), r
EU)«r arec dot «ecom un
liuD ou en rtptralion.
fTY* Afff>rf.
Mil. :
— r.TYM. À et tomi.
««'"■M, ORTB(a-kor,kof-r),od|/, !| l'Oui cstdo
i.ouieatàlafoinaviséclKrac'eu'-l'po'"'- :. ;ipé« et clitrit.ia m£moiro;ll veut tirar Ik
■01. par un courroui accort, I.'honncur do u vcngoanco et le fruit do ta mort, cohn. M. de Pomp. IV, 4. Son tloauence accorie, eiichatii.int avec grîea I.'mcum ou lilence k celle do l'audace, id. Oth. Il, <. Voyant mie loautâ folMrcmcnt aceorlcatoNiaa, Sat. vu. Jonc sais comment II fauls.j taire accort ou parler faussement , id. Sat. m. || i' Intlnuanl et qurliincfois natleiir. Je vis dojcunesCrcc- (|uo», vive», jolie*, nccortcs.ciUTKALii. /(in. u,*:-. D'humeur accorie, PEnaALXT, Chaprr. rougir, 2». Aussi ce prince [Cermanicus|«lail-ild'uncsprildoui et accort, fEKBOT ij'abl. Tacite, 20.
— Hl«T. xvr.s. C'oft bien le plus grand mal qu'un . <se avoir, Ouoscrvirunc femme accorto
noNS. oa. Le lilKrlin courtisan est si .-ir iri, (jujI n'oublie aucun artifice pour couvrir ce qu'il sçait bien que plusieurs réprouvent, lanOuk, &I0. I.yon , rcgnard ; car vous tenez do ta hardiesse cl valeur de l'un, et estes accort, provoyint et advisA comme l'autre, carloix, v, 2&. Tant esloit accort et ruzé on ses responses, id. vin, I*.
— ETYM. Voluiro, tout en remarquant que ce mol n'ojt plus en usage dans le stylo noblo (ce ([ui est vrai ; [wurtanl on pourrait l'y faire rentrer dans quelques cas bien choisis), le lire do auord. <;'rsl unocrrcur -jOuort vient dcl'italier. aceorto, avlsi, ^l' accorgere (occorccrji, s'apercevoir) pour accon-ggère, i\o a ci corrrggtre (voy. corrioeh) : accorto, mot k mot, qui s'aperçoit, avisé, habile.
t ACCOUTEMENT (a-lior-te-man),adp. D'une m.v niiro accorto. Ua liouche accortement saura s'en awiuitlor, coa!«. J/^d. II, ».
— llIST. XVI* ». Quand il apparaît y avoir prando Injustice en icelui [commandement], ne vaut-il pas mieux qu'il s'cxcuso accoricaioiit de l'accomplir [lo commandement] 1 lanoif, îJO. Lo nombre i.'esl jias p'iit de ceux qui sont abreuvez do ccsto fausse opinion et qui ia publient accortement es lieux où ils rrc(]ucntcnt, id. *9i.
— ÉTïM. Accorte au féminin, et tnenl(ïoy. mhnt). ACCORTISK (i-korti-ze),i. /. Humeur accoric.
L'ascorti>o italienne calma in vivacité française, volt. /.ouù r/r, J7. Ses souplesses [d'Orry] et son accorll»o l'avaient attaché et lié avec M. de Lui>mbourg et ses amis, stsiuon, i3i, isa. Mme d'i'jpinoy ii'6tait qu'une mortelle qui vivait avec Mme de Soubisodansl'nccortise et la subordination de sa beauté et do sa faveur, id. a* , m.
— f.TYM. Actorl.
ACI'.OSTADLK (a-ko-sta-bn.adj. Qu'on peutalior-
dcr facilement. Les pl3ls....N'avHienl ni le mainlicn ni la grtco accoslabic, aeu-diiR, Sat. x. Si lo roairo était noble de son chef ii..us le trouverions accoslabto, P. L. cot;a. ii. ht.
— lltST. XVI* t. L'ayant trouvé I ien conditionné et do convtrittioti ' : . • .!i!e.... carl. m, 7. Lors vous trouvant a '. tra;labIuQu'auparavaiii'
«OU^ ■'••■'■" - KONS. 817.
i.'fr.
+ v i r, ANTE(»-kostan,«tan-l'), adj.
Oui acconte avec facilité, lie facilement conversatii>ii. T*rni"<; M-\'.l pn!i et accostant, mais à peine lui répon ' ly.vnt, ST-siNox, <}«, 177.
■f ' . ko-M'), T<>rm« de marine. Com-
ma: au quai. Subilan-
lit'
ACCOSTÉ, Rk(ako-ii*, ina/. \\ l'Ac
coaté pu un individu ' " "tino. Lo
vaitMMi An uxosié par u.. - Ku bla-
son, m dtl •!« toal« les pi .r, mises
m pal oa «n baodt, quand eiles «u oui d'autres à bureOO.
AOOO«m([t.k»«U), •. a. I) 1* Aborder qneU q<i'un qu'y WBOOBtK. |G«ns qui] vous viennent acooatw^OMM» ytmmttm ivws, atomaa, .Sat. ii. Il •• ttiteaUm w, *. r^ frandr* pt ur compagnon , btûte.-, frlouvotar. ITajuii point dioé. Je m'icco»-
ACC
tai d'un hommo & ! , volt. I'. Diable.
A^^(.^l.•/ vmii. ili. n: , ■>; Fouillez, puisez
. Lisez les Grecs, savourez .car Homo a ses Colins, I. u. hûLM.. lii>.m,i,<i Uarol. ]| 3' Kn termes de marine, en parlintd'un b.lliment, d'une emlmrcalion, venir se placer lo Icng et & côté de. La clialoupo accosta le vaissea i. Ce vafiour accosta le quai. — IlIST. xi:* s. Ses homes su acosterenlà lui, si li
distrent îBelpcre, so li jiro|.hcles t'; deisl que
flou, >«3. Lùz Oliver s'acosto lo meschin [il se mot prts du jeune Olivier], Rone. 50. Kl à un pilier [il] s'est tenuz et acostoz, Th. le tiarl. 148. j] xiir s. Maintes fois avint que on eslé il aloit seoir au liois ilo Vinccnncs, après sa r.i'.'ste, cl se acostoioit ï unchesno, joinv. t09. Lez un fasse so plaint et plore.Kt cil luicorontanduiscuro L&oùilsefu acoslez, hen. «8673. ||xiv* s. Au lez devers la mer [il] les a fais acoslcr ; Les pors lor a lolus, et les pas destoumez, Guesdin, <4782. || xv* s. Les archers d'An- (;leiurre estoient accostés aux deux lez du chemin, riioiss. 1,1, 318. ||xvi* s. J'avois le latin si prest et >l à la main que mes précepteurs craigiioicnl k m'accosler, MONT, i, I04. Juuia s'cslanl accostiie d'elle familièrement, cl!o la repoussa ru<lemciit, id. m, 180. M. de Vcndosmo vint Rcoslcr M. de Vielleville, CARLoix, IV, I a. Toutefois il s'acosta de lui pour so descharger do sa créance, id. h, 7. [Dans le cortège] les archcvesques do Cologne et de Maycnco accosloyent [étaient à côté] l'empereur , sleida.n , p. 18.
— f.TYM. Wallon, acoisicr ; proveiiç. et c^pagn. acoslar; ilal. accostarc; do ad, à, et cosla, côte (voy. CÔTE). Joinvillca dit acostoirr, verbe fait de ù et costoyer, que nous disons côtoyer. H y avait, dans l'ancien français, le substantif aeost, qui signifiait action d'accoster : Kl Henart si s'en vait fuyanlQuin'avoitsoing deson acost, Ucn. 25916. On remarquera que nos anciens auteurs écrivaient ginéralemenl par un seul c accoster elles mois composés scmblalilement. Cela prouve qu'ils n'en prononçaiciil qii'un seul. Nous n'en prononçons qu'un .seul non plus; pourquoi no faisons-nous pas comme ci;xV C'est une simiilification digne d'Olre recommandée à rAcadémic.
AtX'.OTÊ, ÉE (a-ko-té, lée, part, passé. || 1* Accoté contre un arbre, jj 2* En blason , se dit des pièces qui sont posées à côté d'une antre |iit''ie de "écu.
tA(:COTK.MKNT(a-ko-le-maii), x. m. || 1* Terme d'horlogerie. Hcncontre vicieuse d'une roue tt d'un pipiion. |] i' En termes do ponlf et chaussées, es|iate compris enlre la chaussée et le fossé, entre le riii.sseau et la maison.
— f.TYM. Accoler.
ACCOTER (a-ko-té), v. a. |) 1* Soutenir à l'aide d'une cale, appuyer par côté. Accoter sa tète. Accoler un pot, de peur qu'il ne se renverse. || 2° S'accoter, f. ri!;i. S'accoter contre uiio muraille. Heurtant contre une porte , en pensant m'accoter, BÊONIER , Sat. X. Il 3° V. n. fitre couché sur le côlé par la force du vent, en parlant d'un navire. || 4- Kn horlogerie, frotter raiie contre l'autre, en parlant des pièces.
— HIST. xni's. Dedcnz lecortilau vilein. S'entrèrent andui tout àplein;Io vilein ont moult rcdolé; Le/ la paroi sont acolé, /Ien. 12260. || xv s. Kl je me sarray cyà terre, Kl m'acoteraysur lo coule. Afin que j'entende et e.scoule, UyU. Heîurr. de S. S.
— ÊTYM. Norm. acout, appui, acouter, appuyer; wallon, aseol, appui, nscoltr, accoter. Dans le genevois, il y a cotte, é'~ii, cale, cntter, serrer, assujettir: dans le franc-comtois, coûte, appui. Notre verbe vient donc de A et d'un radical cote ou cotte, radical qui est sans doute celui du verbe codr (voy. cotir). Dans l'ancien français il est souvent diniciloilo distinguer accoter et accouder, qui so disait acouter.
ACCOTOIR (a-ko-loir). ». m. || l*Ce qui sort à s'appuyer par côlé. Ix!5 accotoirsd'iin carrosse. d'unfauteuiL Cela vous servira d'accotoir. || 2' Etai sur lequel on appuie les navii'es en construction.
— ÊTYM. ,laol*r; bourguig. écotôrre , appui, dossier.
'I ACCOl'ARIH, lK(a-kou-ar-di,die), part. pané. Ilondii coiianl, i!evecu couard
t ACCOUAUDIH (a-koi: ir illrl . r. a. Rendre couard. Il Bon mot, an ^ français, et qui
so comprend sans aucui n.
— HIST. xiii* ». Par patûiu sont cioult hardi ; " tast restent acoardi, Quant viruont k un poi fort, /t(ii. 4«7IJ. Il XIV* s. Il i-s > csaruis. couraipcux et hardis; Oncquc:- fait ne fut acuuardis, Ci'rard drJlot' • .^. iladame,
.\rc
que Jhcsuslionncurol .'
.Si licment qui tous rai
dant; Mais tous ni'aloii'
Il XVI* s. La demeure <i
tellement ccui qui la sumu!, qu'une '.
ne soit en lionne disposition de bien f
l'honneur lo coir.'. ' ot.'i!,2io. :
m'asosié I.'honn' et raudar<
Acouanlantmon i-^. ,.....^.,..ier«,SerTci ;.. ,......,,..,
nONS. 186.
— f.TYM. À Cl couard.
ACCOUCHf-n (a-kou-chéc). || 1* /"art. f;ai*^f. Celle femme ayant été accouchée par lo forceps. Il j* S. f. Kcnimo qui vient d'accoucher. || Prest parée comme une accouchée, se dit li fort parée, fc causo do l'Iiabiludo qi. femmes do recevoir eu toilette, dan.s visites de leurs amies. || le caquet do i acrA/ ic.n r, conversation frivole, que l'on nomme a'nsi k canMdu babil orlinairc dans les visites qui se renJi ut aux femmes en couclies.
— HIST. XVI* s. Aux accouchées laissons Ces doitcercsses boissons; Ce bon cidre caressons, ). li
IIOLX, tl.
ACCOL'CIIF.MENT(akouche-man),f. m. || l'Tout le travail de la mise au monde de rciifaiit depuis les premières douleurs jii";qu'>\ la ter.
chôment heureux, labo.-ieux. |1 2* .' femme à accoucher. Faire un ac im. 'ii.ia, uii cours d'accouchement. || 3* Kig. Diflicullé qu'un éprouve à dire une chose, & prendre un parti. C'était un accouctiement pour lui que do traiter ce point délicat. .
— SYK. ACCOLcnEUENT, EsrASTESitMT. Le premier est un terme de médecine, et le second est im termo général. Lo premier indique n ■ l'cnfantomcnt, mais tout ce qui le préc' ; immédiatement: lo second II'
meure l'enfant au monde. I
sif : l'accouchement de celle unu:..- (..i lu.i; ;.„'■-
femme ; le .spcond n'a qu'un sens acliL
— lîTYM. Acrciicher.
ACCOICIIER (a-l:ou-ché). || 1* K. n. Mettre a monde. Accoucher à terme, avant terme. Elle r ' accouchée de deux jumeauv. Kt Li triste tjr. morte en arcoucliant, con:«. Sert. v. ï. Que : rcnls et ses voisins l'avaient vue grosse de la ùlia dont elle avait accouché, ^•ERT0T, V«t. rom. v, «u. Elle vient d'accoucher d'un garçon , SÈV. 3. || !• Kig. el d.iiis le stylo badin ou critique. L'un enfants
des volumes, l'.-! •- ' - ■''■'■ 'Tammes. Ou«
votre esprit a:r n.... Le sort
de ce sonnet a û. .: . .. .. ... : ; Cir r'i'st
dans votre cour que j en viens d'accc
F.iar. m,». Mais enfin j'accouche d'un
passera l'elTort de tout le genre humaii
Wj. IV, 2. Monsieur avait accouché de ; =
la nuit, BETZ, m, tT«. Si quelquefois il li'ti.fjii-
tait pas heureusement ses idées, du moins il s.ivail
faira accoucher hciircusemeut ses audit
rilés cachées qui étaient en eux, di «
de /{;nau. || 3* S'expliquer, l'arlcz, accoi.^,,- .. t....
cl voyons ce qui vous inquiète. Le roi insistant, fallut" bien accoucher, et Chamillart lui dit ni;i!.. ST-.SHION, »06, 12(1. Il 4* y.a. A:deruno fe: accoucher. Accoucher une femme. Ce chin. accouche bien.
— RKM. Accouc er, p. n. se conîtigu» avec <'(■ quand il s'agit d'c primer l'état, fi
il s'agit d'exprimer l'acte : Elle e-:
lin mois; Elle a accouché heurcusumcin. i.nr. nr.
Elle a accouché d'hier. Dites : Elle est accoucbi
d'hier.
— HIST. iin* s. Mahius do Montmorcncyac malades, et tant fu .tj-tcv/s (.u'.I tri >r;it . 8J. Li qucns del l'en'