‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 58 sur 504 · FÉN. XXI · texte numérisé non relu

FÉN. XXI

— IIIST. xv" s. Quant rencontré a im accusatif, en. d'orl. Rond. 08.

— ÉTYM. Accusativus, de accrisare, accuser; provenç. acusatiu; espagn. aeusativo ; ital. accusativo.

ACCUSATION (a-ku-za-sion; on poésie, de cinq syllabes), s. f. || 1° Action en justice par laquelle on accuse quelqu'un. Les chefs d'accusation. Accusation d'empoisonnement. Intenter une accusation contre quelqu'un. Dresser une accusation. Par son éloquence, l'avocat ruina l'accusation. Il se lava de l'accusation de péculat. Il défendit aux tribunaux d'admettre les accusations de fourberie. L'accusation qu'il suscita contre cet ecclésiastique, pasc. Prou. 10. Il 2° Toute espèce de reproche, d'imputation. Ne prêtons pas l'oreille aux accusations. Il fut indisposé contre moi par des accusations mal fondées. Former des accusations contre quelqu'un, BOIL. Sat. xn,aiertiss. |î 3° Au sens passif, l'accusation de quelqu'un, l'accusation dont il est l'objet. Encore que ses accusations soient incessamment aux oreilles de V. M.... PELLissON, ii, toi. || 4° Action de révéler, de confesser. Nous entendons tous les jours des pécheurs qui mêlent à l'accusation do leurs fautes les maximes du siècle et le langage des passions, mass. Carême, Confession.

— IIIST. xiii' s. Vérités est que toutes accusations de foy, à savoir mon qui croit bien en le [la] foyet qui non , la conoissance en appartient à sainte Eglise , BEAUM. Il , 2. Il xvi' S. Le peuple ayant mis en justice d'accusation capitale ses capitaines, mont, i, 3.

— ÉTYM. Provenç. accusation ; espagn. acusacion: ital. ticcusasione ; de accusntio, de accusare, accuser. Dans l'ancien français, on no se servait guère que d'(7<;cî(semfn/,dont les exemples abondent. Accusement a été employé jusque dans le xvi' s. : Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien, rons. 857, Quant à accusation cité plus haut de ISeaumanoir,. c'est une forme faite directement sur le latin et non un mot d'origine. La forme d'origine eût été acusaison, comme raison, oraison, etc.

ACCUSÉ, EE (a-ku-zé, zée). || 1° Part, passé. Accusé d'un crime. Accusé d'aspirer au trône. Les vents, les mêmes vents si longtemps accusés Ne te couvriront pas de ses vaisseaux brisés? bac. Iph. v, 4. Un homme, justement accusé d'adultère, vint lui demander s'il lui était permis de se justifier par serment, ¥f.N. Philosophes, Tlialès, Selon vous, on est coupable dès qu'on est accusé; un soupçon mérite la mort, id. Tél. xx. || 2° Accusé, accusée, s. m. et/'. Celui, celle qui est accusé en justice. C'est lui qui est l'accusé. Se consacrer à la défense des accusés. Qui fonde vos soupçons? de vains cris? de faux bruits? Quels sont les accusés?... H. J. ciién. Charles /J, iv, 4. Dieu, jugez entre nous; Les accusés tremblants sont ici devant vous, rucis, Lear, m, 8. Il 3° Accusé de réception, mot d'écrit par lequel on reconnaît avo'rreçu une lettre, un paquet.

ACCUSER (a-ku-sé), v.a. \\ 1* Imputer un crime à quelqu'un. Il fut accusé de brigue, de violence. Accuser quelqu'un d'un crime capital. On l'accusa d'avoir fui du combat. Socrate fut accusé de nier les dieux que le peuple adorait. Pour vous justifier du crime dont ma raison vous accusait.... mol. Fest de Pierre, i, 3. Je n'accuse personne et vous tiens innocent, CORN. Rod. V, 4. Ce n'est pas qu'après tout tu doives épouser Celui qu'un père mort t'obligeait d'accuser, id. Cid, iv, 2. D'un amour criminel Phèdre accuse Hippolyte, rac. Phèd. iv, 2. Je le croiscritninel, puisque vous l'accusez, id. ib.y, 7. || 2» Dans le droit criminel actuel, poursuivre, en vertu d'un arrêt de la chambre des mises en accusation, une personne devant la cour d'assises. || 3° Accuser un acte faux, soutenir qu'un acte est faux. |{ Cette locution a vieilli. On dit présentement, arguer un acie de faux. || 4° En général, imputer, reprocher. Tu pouvais, nour toi, m'acctiser de froideur, mcl.

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