I -' . ttaocitur. ff//l. 40». C'est une
■ ■ . que de pécher lie }. C. a a»-
ACC
accoutuma de porter, id. ib. ii,at4. Quelies prtca i lions n'avail-il pas accoutumé de prendre! id. /> Irll. Je ne sais; mais vou» n'avez {ta» accouluujù d'être ainsi, bki^hvs , U Hun, m. j. Le» amniuix qui ont accoulu yi.M. Tél. xviii.
les dieux de inii^ > plutftt que liéle; lit
' ■■."■■'"' ince ainsi nous rend tout
-- Rt.M. . 10 ,:i ,;,,; i ii.eih.>'ir». à faillir .lu lori;«ilo Vinu^..!»,, ,. k |e,i. rt, In .lii ot m l'i^crii i.jm lej jour».. •■..■i„l,inl Mar„', liiitT..i. )y„err. p. «o, en <««», r , 1 ,,.•.,« ,^„„ rv.1 K„ ...A.-i,,ni terme qui ne ««dit
bien, M), il), ^^fc. Il XV' «.
lier au< cardinaux plusieurs
elioaai de leur droit et outre Unir» acousiumance»,
moiM. Il, u, ♦»• Il XVI' 8. Kllegaigna cela par l'ac-
coustumance qui.... mont, i, te».
— BTVH. Acemitumer ; picard, acoulumanche ; provenç. nroir/iimnama ; ilal. aaoïlumania.
ACC«)l'TI'.MK, KB (a-kou-lu iné, mée), pnri. posté viailj. Il 1* Qui a pris une liabilwle. Accoutumé k la guerre. Accoutumé, dès la jeunesse, aux lunes populaires. Tribu accoutumée .^ vivre sou» le» armes, l'eu accoutumé k cnteiulre la vérité. Une ■Imo accoutumée aux grandes actions No se peut «laisser k des soumissions, corn. Cid. Il, 7. Vou» irriter un roi dont vous voyez l'armée Nombreuse, obéissante, à vaincre accoutumée, lU. Nie. ni, s. Vos maux sont accoutumés désormais k ces di>in» remède», mass. neehcrch. Nourri dans l'abondance, au luxe accoulumé, volt. Ilrnr. x. A ce» \ilM grandeurs ton Ame accoutumée, in. Fanai, i, 4. Mon <1mo k la vengeance est trop accoutumée, lu. Orphet. V, 4. Ma raison, chaipie jour, s!y voit accoutumée, m. Zaïre , i, t. Accoutumé k vivre do peu, KIÎM. Tél. V. Il 2* l'asaé en habitude, habituel, onlinaire. A l'heure accoutumée. Cérémonies accoutumées. Cola a maiifiué k la rurtune accoutumée de Cé.sar. Heprends auprès de mol la place accoutumée, corn. Cinno, v, 3. Korme accoutumée, ID. Othnn, m, 4. Au milieu d'un petit nombre de témoins domesliqiicH et accoutumés, le personnage cesse, et l'homme iirend sa place, mass. Or. fun. Iladame. \\ 8' A l'accoutuniiie, loc. ailv. A l'ordinaire, comme do coutume. Me promenant un jour, k l'accoutumée, balz. le J'rince, anint-propn.f. Vous agirez donc k l'accoutumée, par le seul sentiment de la vertu, m. liv. viii, lett. iv. Le pa|>e n'osa recevoir l'hommage annuel du royaume de Naplcs, que le connétable Colonne se préparait k lui rendre k l'accoutuniéo, saint-simon, «a, ïj. Il |le P. Tellicrl ne me parla plus pour cet emploi, mai» d'ailleurs toujours k son accouluiiiéa, in. 30u, (2(1. David jouait de la harpe devant Saill comme k l'accou'umée, volt. Phil. iv, 3(». Nous entrons enfin dan» la grotte dont il tient la clef; tout s'y passe comme k l'.-iccoutumée, abnault, liSezagénaire, t. m, p. »^2.
ACC.()rri\MKR (a-kou-tu-mé) || 1* V. a. Kairo prendre une coutume. Vous avez accoutumé votre fils k ne point vous cacher ses secrets. Accoutumer un taureau k la charrue. Accoutumer un Plat libre k la servitude. Il accoutuma ses troupes .^.... La lionne éducation de» enfanU qu'on accoulumait k l'otiéissance, au travail, kla sobriété, k l'amour des arts ou lies lettres, kCn. Tél. il. Accoutumez vos peuples k suivre inviolahlemcnl les régies, ID. tb. 111. D'autre» peuples, profitant de votre imprudence, atlirent chez eux les étrangers et les accoutument k se passer de vous, m. ib. H trouve mojfen do nous apaiser, de nous accoutumer insensiblement au discour» de »a pa8.sion, mol. Prée. Itxt. t. Kl l'indigne prison où je suis renfermé, A la voir de plus près m'a mémo accoutumé, uac. Jloj. il. o. La main qui vous opprime et que vous soutenez, Lesacco'iliimoau joug que vou» leur destinez, cohn. Srrl. 111, i. \\%' Avoir accoutumé, r. n. (Usité seulement aux temps com|>o»éi: j'ai accoulumé, j'aurai Accoutumé, que j'aie accoutumé, que j'eus,se accoutumé; il veut, arec un infinitif, la préposition de) Avoir coutume. Il cite ce pa.ssage selon les Septante, comme il avait accoulumé, uns», tiiti. Il, T. I.es hommesj)>yaiit ^ !•> fur-
mer le mérite, pasc. Itèl. ut »c-
" ' imé de dissimuler mes oe:.^uis. w^f.. Kx. '. \A colère du roi, comme dit Salomon, Ksi
i!c, et surtout celle du roi lion; Mais M cerf
n'avait i>a».\ccoutumé de lire, la font, f'afc. viit, 14, \\\<'i . monsieur, on voit bien que vou» n'avez |«» le parler k des visages, mol. MaX. t'm. ne tes roi», par grandeur et par dignité, ont accoutumé de traiter leurs grande» alTaires par l'entremise de leur» mmi»tre», rvtoi. Panég. i , t7t. Ils sont ■«eaM4f d'un fkrdeau qu'il* n'ont paa
mé do tenir ceux qui aiïectcnt la tyrannie, vektot, név. rom. vil, 'Jn. L'avocat ou conseil qu'on nv.iii accoulumé île donner aux accusé», volt. cbap. 43. Une terre »ur laquelle non» avio? tumé de lever le cens, Mo-, vierges avaient accouluriH
corce dans ce lieu, cma • u
co sens, accoutumer jiri ii
nom do chose. La ci "■ i-
cipcs n'a pas acco
nESC. Ilép. 2. Mes !• m,:-
de se suivre de si près ii: -, fAK
Prov. t*. Il (instruit 01 l'auxi-
liaire nty)ir, il peut prendre aus>.i ;.■ ■ .■
On est accoutumé do se lai.i»cr allei .r
les cares.»e» des femmes, fASi:. /'rot. I6. Le suin qu'on eut de garnir la s,illo d'une foula de docteur», moine» et mendiant», qui n"'" ' ..ccoiituméi de s'y trouver, lit dire k I /.. XIV, ch-"'. 3'.' ■ "■■ -':<■'.'.. I '.. .J
élait irt.;
porter, ; / i
ont signalé comme une locution v. >i
de l'aujiliaire élre; on voit que de . , .i-
teurs s'en sont servis, et il ne peul y imite aucun scrupule k s'en servir aussi après eux. || On remarquera que, neutre , ce verbe n'est employé qu'aux temps compofiés : mais il n'en faut pas conclure qu'il ne soit r" ' '■ ' ■ ; le nous en faisons de < ' i»
de l'ancien usage, > ., , ...i^. j.ou-
vail être neutreauitemp» simples comme aux temj>» composé» (voy, histoiuuje;.
s'ac<:outumbr , v. réft. Conlr.icler une habitude. S'accoutumer aux armes. U s'était nccnutumé k se contenter de |>cu. Une volonté indocile qui na peut s'accoutumer au joug, boijru. Pensées, t. n, p. 74. Ses yeux même pourront s'accuutun ns,
RAC. W^ri'n. 111, s. Ahl ma sa'ur, pi, ^m
de.stin éclaire! Veut que je m'accou: :iiie a vou» nommer ainsi.... corn. lier, m, t. Bienlèt on s'ac-
couluiue k des ina!lT"- ■ >■■■■>. i.f /,.,,., y,
a. Descends du ha K',
Que l'oreille des ro. :<
lient. 1. Comment avcz-vous pu v. ur
au secret dans une si grande jcuness-' .,i.
Us deviendraient comme un honimc qui a de bonnes jambes el qui, perdant l'habitude démarcher, s'accoutume enfin au uesoiu d'être toujours porté comme un malade, m. ib. viii. klais du nom des Césars Home toujours clin- ' * Ule
joug s'pjt trop accoutu;: i.
Il S'accoutumer veut ■'' i:f;
maison dit aussi u- r,
comme le momie, ,\ • , un,
adoucis, HA.SS. Con/'. /'uttedu monde. Il vous imjiorlc de vou» accoutumer de Ixirne heure de bair l'injustice, voit. t«H. ». Il S'i -avec. 11 a eu lieaucoup de peine k s'acc, -c e-f vnism (]ue lo hasard lut a donné. Il r.iut s de lx>nne heure avec ces sortes d'idées, : su los rend'B familières.
— KVK. S'aCCOIJTL'MKR à, S'ACCOnTUMRa AVKC On
emploiera de iT.,r/,r..i.. ., „,v^ .ii:.->n,( .■i.-<-oulumer s'approchera ' m «'accoutume avec i k Ma manières. S'accoulumcr 'nr familier avec le l'en I et' > .iinaissance; s'.i . y étant souvent expo- le cb<aa habituelle el . ,''i avec exprime il iiv plu» étroit
— msT. xjM*». Kn leur terra» n'est il mietccoustumé que il la facaiit, vii:>ii ni 11 snartieiit au hailli savoir quii avoca» i, -diar pudevant lui. KEAUM. V, <*. > , is aCCOUS-
tuméquehcnud«poMl4lai;« pru(4ireur,ii>. ifi.as. l.j tiers ensoine» M wl, «"il e*t •ootutumés de malsdia qui Tient «oudainement, id. un, •• ^ "je
pour l'amour de liieu premier «t p- de
mm, qxwnnis lo» Moustumcz k laver [ v\ pioos aut
ACC
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p^invres le jeudi saint], joinv. <95. || xiv s. 11 prouva son enlcncion par le commun parler acoustumé, OBKSME, Eth. 28. Nulle chose ne se peut acoustumer au contraire de ce qu'elle a de nature, id. ib. 33. Il xv s. Si alla en Jherusalem au pèlerinage du saint Sépulcre, qu'il visita très dévotement, et aussi fut par tous les saints lieux accoustumés. Houe, i, <5. C'est chose assez accoustumée que.... comm. Prol. Car ainsi estoit-il accoustumé de parler, id. i,
3. Les Suisses ont tant acoustumé l'argent dont ils avoient petite connoissance par avant, que.... m. vi,
4. Il XVI' s. Les cerimonies qu'on avoit accoustumé en telles choses, mont, i, <7. J'ai accoustumé de considérer, m. i, 58. Pratiquons le, accousturaons le [accoutumons-nous-y], m. i, 76. Accoustumer les hommes à.... id. i, «o. S'accousturaer à vivre d'araignées, m. I, ioe. Sa femme, le bienveignant de ses criailleries accoustumées, id. m, <37. Ils n'estoient pas accoustumez de prendre en bonne ]i<irt lés remontrances de gents armez, m. iv, 'H . La jument accousturaera l'asnon [s'habituera à le nourrir], 0. DE SERRES, 3H. Numa vouloit accoustumer ses gens à ne servir ni ne parler point aux dieux en passant, amyot , Numa, 25. Les maux qui ont accoustumé de travailler les hommes, m. ib. 32. La chambre où ils avoient accoustumé de coucher ostoit au plus haut estage, id. l'él. C5. Tu es tout accoustumé à.... là oii, quant à moi, je n'ai point accoustumé do.... id. Cat. <8. Il s'acoustuma à estre toujours le premier à l'aller et le dernier à retourner , ID. l'inl. 5. Accoustumez de rejeter ,
LANODB, *4.
— ÉTYM. s et coutume; bourguig. écoutumé; provenç. acoslumar ; espagn. acontumbrar ; itah accostnmnre.
ACCRÉDITÉ, ÉE (a-kré-di-té, tée), part, passé. Il 1° En parlant des personnes. Banquier accrédité. Ltre accrédité au barreau. Le chef le plus accrédité jiarmi les huguenots. Gens peu accrédités. C'est un procès dont la perte doit causer un dommage irréparable; il est entre les mains d'un juge accrédité dans sa compagnie, bourd. Pensées, t. i, p. I5. Il voit l'iniquité dominante , l'iniquité honorée, accréditée, toute-puissante, id. ib. p. 32. Son beaupÈre trîjs-accrédité auprès de Darius, uoss. I[ùt. i, «. Kt voyant contre Dieu le diable accrédité N'osent qu'en bégayantprêcher la vérité, doil. Ép. xii. Ambassadeur accréilité auprès d'une cour étrangère. li 2"' En parlant des choses. L'opinion la plus accréditée est que.... C'est là une tradition accréditée. Bruits accrédités. La vérité, pour s'établir sur la terre, a souvent eu à combattre des erreurs accréditées qui, plus d'une fois, ont été funestes à ceux qui l'ont fait connaître, laplace, E.rp.v, t.
ACCRÉDITER (a-kré-di-té), V. a. || 1" Mettre en crédit, en réputation. I-a probité est ce qui accrédite le mieux un négociant. || 2° Accréditer un ministre auprès d'un gouvernement étranger, l'en faire reconnaître. Il 3° Donner cours, autoriser. Accréditer un bruit, une opinion. Cette crédulité était si accréditée que.... Des bruits trop répandusque la haina accrédite, b. constant, Walstein, i, i. || 4° S'accréditer, v.réfl. Se mettre en crédit. Ce chef s'accrédite partout par son activité et son ardeur. Il savait combien il lui était important pour la conversion des infidèles de s'accréditer dans leurs esprits, afin qu'ils devinssent parlàplus dociles à l'écouter, bourd. Pensées, t. II, p. <95. Il B° Prendre cours ou faveur. La chose s'accrédite. Les bruits de guerre s'accréditaient. Fausse opinion qui s'est accréditée. L'alchimie s'accrédita singulièrement durant le moyen flge. On dirait que, pour s'accréditer, La fable en sa naissance ait voulu l'imiter, l. rac. Uelig.m. Oi»nd ses disciples, s'apercevant que l'école de leur maître commençait à déchoir, et que celle de Jésus-Christ s'établissait de jour en jour et s'accréditait, BOUBD. Pensi'cs, t. ii, p. <8l.
— ETYM. À et crMit.
+ ACCRÉ.MENTITIEL,ELLE (a-kkré-man-ti-si-èl,' n-i'), adj. Terme de physiologie. Génération accrémentitielle, celle (pji consiste en ce qu'une partie organique, brisant les liens qui l'unissaient à l'individu par lequel elle a été formée et avec lequel elle ne lormait qu'un primitivement, se développe en un individu distinct et en tout semblable à celui d'où elle procède. Cela a lieu dans beaucoup de végétaux et d'animaux inférieurs.
— K.TYM. Voy. ACCRÉMENTITION.
t ACCRJÏMKNTmON(a-kkré-men-ti-sion), s. f. Teruiedephysiologie. Génération par accrémentitlon, phénomène caractérisé par la naissance d'éléments anatomiques entre ceux qui existent déjà et semblables à eux, à l'aide et aux dépens d'un biaslème
qu'ils ont fourni ou fournissent peu à peu ; d'où accroissement des tissus.
— ÉTYM. Mot dérivé du latin nçcrementum, accroissement, de accrescere, accroître (voy. accroître).
t ACCRESCENT, ENTE(a-kkrè-ssan. san-te), flf/;. Se dit, en botanique, des parties de la fleur, autres que l'ovaire, qui prennent de l'accroissement après la fécondation.
—ÉTYM. Accrescens, de accrescere (voy. accroître).
t ACCRÊTION (a-kkré-tion), s. f. Terme de physiologie. Action décroître, do se développer.
— ÉTYM. Accrelio, de accre.'icere (voy. accroître). ACCROC (a-kro; le cno se lie jamais : Un accroc à
la robe ; dites un a-kro h la robe. Au plur. des akro, ou, suivant d'autres, desa-krô),s. m. ||1° Déchirure faite par ce qui accroche, un clou, une épine, etc. Votre robe a un accroc. ||2° Ce (|ui accroche. J'ai rencontré un accroc qui a déchiré mou habit. Il 3° Fig. Ce qui retarde, ou empêcha la conclusion d'une affaire, d'une entreprise, etc. Cette négociation allait bien, mais il est survenu un accroc. Il [le diable] emporte polichinelle; Autro accroc fait à la douleur [nouvelle distraction] , iiS- RANGER, Les Nègres.
— ÉTYM. i et croc.
ACCROCHÉ, KB (a-kro-ché, chée), part, passé. Il 1* Son manteau resta accroché. Accroché à des ronces, à un clou. Voiture accrochée par une cliarrette qui la renverse. Accroché à l'improviste par ce quidam, je voulais.... |1 2° Fig. Mais aux hommes par trop vous êtes accrochées, mol. Amjih. ii , 5. Il 3° Arrêté, empêché. Notre procès demeura accroché jusqu'à l'hiver suivant, st-simon. 20, 49.
ACCROCHE-COEUR, .t. m. Petite mèche de cheveux en boucle plate surla tempe. Des accroche-creur.
ACCROCUEMENT(a-kro-che-man), s. m. || l'Action d'accrocher. L'accrochement de deux voitures. I] 2» P"ig. Difficulté, embarras. Bien des accrochements survinrent dans cette affaire.
— HIST. XVI" s. Afin de bien faire entendre à Sa Majesté toutes les difficultés et accrochements qui s'y estoient présentés [à la conclusion de la paix] , ca'rloix, vu, 22.
— ÉTYM. Accrocher.
ACCROCHER (a-kro-ché), r. o. || l'Attacher, suspendre à un crochet, à quelque chose do crochu. Accrochez ce tableau au clou qui e.st à la muraille. Le hasard a-t-il accroché, par un concours d'atomes, les parties du corps avec l'esprit? kén.7î'.ïù(. 46. Il 2* Arrêter en perçant, en déchirant. Prenez garde à ce clou, il accrochera votre habit. Les buissons accrochent la laine des brebis. || 3° En termes de marine, accrocher un vaisseau, y jeter les grappins pour en venir à l'abordage. || 4° Arrêter, heurter une voiture avec le moyeu d'une autre, qui en passe trop près. Cette charrette va accrocher voire voiture. D'un carrosse en tournant il accroche uno roue, BOTL. Sat.vj. || Absolument. Ce cocher est maladroit, il accroche souvent. || 5° Fig. Embarrasser, retarder. Les bâtards ne songèrent plus qu'à embarrasser et accrocher raffairo, ST-SI.MON, 4(;U, (H 5. Il 6» Attirer àsoi une personne, gagner, obtenir quelque chose. À force de démarches il a accroché une bonne place. D'Huxelles accrochait de jeunes officiers qu'il adomestiquait, st-simon, u«, 7. Sa rivale n'avait pas manqué de l'accrocherde conversation, ham. Gram. 7. || 7° S'accrocher, v. réfl. Votre habit va s'accrocher à ces ronces. Les atomes s'accrochent ensemble. Nos braves s'accroohant se prennent aux cheveux, eoil. Sut.iu. \\ 8° Fig. S'accrocher à tout, faire tout ce qu'on peut pour .sa soutenir. S'accrocher à quelqu'un, s'attacher à la fortune de quelqu'un. L'amour-propre s'accroche à tout , uoss. Obi. 2. Nous tenons à tout, nous nous accrochons à tout, J. J. Rous. Érn. ii. Cette âme simple qui ne cherche qu'à s'accrocher à ce qui l'environne, in. lli'l. i, 64. Ce vilain et dangereux escargot [l'abbé deVaubrun] se produisit à la cour et chercha à s'y accrocher, st-simon, 78, 4.
— HIST. xiii* s. As autres choses q>ie son aversaire aura dilles, responde le miaus [mieux] que il saura, sanz ce que il s'acroche à prover autrement que par sa saisine et sa teneure, Ass. dcjer. MO. Coveitise ne sait entendre À riens qu'à l'autrui acrochier, la Rose, 492. Et s'ele [la femme] pliisors en acroche [hommes], Gart , communt que la chose cueure [coure], Ou'eie ne mete à deus une heure, ib. 4 3H05. Qui en porroit ung [bouton] a.crochier,Ille devroitavoir moult chier [cher] , ib. )65U.
Il XV* s. Si [ils] les jetoient [les,crocs] dedans les nefs de l'une à l'autre, et les acrocboi«nt ensemble.
PROiss. 1, 1, <2<. Il xvi' s. Les puissans accrochent tous jours sur leurs pouresvoysyns, palsgr. p. 4<7.
—ÉTYM. Accroc; bourguig. écrôché.
ACCROIRE (a-krot-r'. D'après Vaugelas on prononçait de son temps accraire. Un dictionnaire do (786 indique les deux prononciations , a-krè-re et a-kroi-re), ii. a. usité seulement à l'infinitif et avec faire. ||1° Faire accroire, faire croire ce qui n'est pas vrai. Non qu'il y fût par un désir do gloire. Comme possible alors il vous l'a fait accroire, mairet. Sol. II, 2. Quand on voudrait faire accroire une chose fausse, pasc. Prov. ». J'aurais assez d'audace pour faire accroire à votre père que.... mol. l'Arare, ii, 4, t. On lui fera accroire toutes choses, dès qu'elles seront à sa louange, bourd. Pensées, i.n, p. 229. Faire accroire à tout un peuple que ce sont là les livres anciens, bos. Uist. ii, ta. || 2' En faire accroire, conter des sornettes à quelqu'un, le tromper par de belles paroles. Ce n'est pas vous, Monseigneur, à qui on en peut faire accroire, balz. liv. vi, lelt. VI. Il 3" S'en faire accroire, pré.sumer tropde soimême, s'attribuer un mérite qu'on n'a pas. Comme gens entendus [ils] veulent s'en faire accroire, Rii- GNiER, Sn(. II. Vous savez mieux que per.sonne au inonde si je m'en fais accroire dans ce que je viens de vous dire, scarr. /{oin. com. 2» part. f4. Je ne m'en fais pas accroire... marmost. Cont. vior.
— HIST. xii* s. Si idunkes fu ocis et al coeu [cuisinier] fu livrez; Li keus manja le cuer; quant li fr demandez, Fist al seignur acreire que senz cuei esteit nez. Th. le Mart. 3).||xiii' s. Et li rois li carga [lui chargea] sa lettre de proiere et d'acroire, s'il en avoit mestier, Chr. de Keins, 244. Nus ne vos devoit tant deçoivre. Que ne deussiez aperçoivro Oui mensonge vous fait acroire Et qui vous coule chose voire, Ren. <3709. || xv* s. Adonc fit le comte de Bouquinghen asavoir parmi la cité que, si ses gens avoient rien acru [pris à crédit], on se traïst avant, et on seroitpayé, froiss. ii,ii,«3. Et quand à l'accroire [à faire crédit] on ne leur faisoit bonne chère, ils disoient: Que nous demandez-vous? encore vaut il trop mieux que nous despendons les biens de ce pays que les François les trouvent et aient aise, id. II, II, 36. Je irai ; mais il fait mal d'accroire : Ce savez-vous bienàl'estraine, le Patelin. ||xvi* s. Ferons nous accroire ànostrepeau que les coups d'estriviere lachatouillent?MONT. i,30i. Les propres condamnations sont tousjours accnies, les louanges mescrues, id. iv, 34. Hz ont feinct d'avoir communicalion avec les dieux, fiction utile et salutaire à ceulx mesmes à qui ilz le faisoient à croire, amyot, Numa, 8. Numa leur faisoit à croire qu'il avoit vei. quelques visions eslranges , m. Numa, I3. C'estoient hommes qui pouvoient facilement persuader et faire à croire tout ce qu'ilz vouloient, id. Cnlon, 47. Les armes prent, et d'un hardy courage l'asse les monts pour venger cest outrage; Cent ans d'accru [pris à crédit] à une heure se paye, j. marot,
— ÉTYM. À et croire; Berry, accreire et ancreire; wallon, acreûre, faire crédit (comme dans Kroissard) ; provenç. acreire; espagn. acreer. La langue ancienne a souvent confondu acroire avec à croire, écrivant faire acroireou faire à croire, surtout dans un temps oii les accents n'existaient pas; mais il est certain qu'il y a eu un verbe acroire, et qu'il vaut mieux écrire dans les anciens textes faire acroire que faire à croire.
ACCROISSEMENT (a-kroi-se-man), s. m. \\ 1° Action de croître, de pousser. L'accroissement de nos corps. L'accrois.sement des plantes. Pendant que Bernard plante et arrose. Dieu donna l'accroissement, rÉN. t. XVII, p. 237. Plantons, arrosons, et laissons au Seigneur l'accroissement, mass. Incarn. Plus ces membres croissent et se fortifient, plus le corps prend d'accroissement et acquiert de force, Bt)^5■RX>. Petuées, t. ii,p. 314. Le faon ne quitte pas sa mère dans les premiers temps, quoiqu'il prenne un assezpromptaccroissement,BUFF. Cerf. \\ 2° Augmentation , agrandissement, extension. L'accroissement du fleuve. Un conquérant enfié de l'accroissement de son empire. De perpétuels accroissements d'honneur et de gloire. Les accroissements successifs de la Russie. Les soucis accompagnent l'accroissement de la fortune. La gloire de Turenne reçut un nouvel accroissement. Uno reine, si grande partant île titres, le devenait tous les jours par les grande; actions du roi et par le continuel accroissement de sa gloire, Boss. Marie-Thérèse. Le Seigneur, éloigné de ce lieu saint par vos profanations, iif donne plus l'accroissement à nos travaux, mass. Cur Respect, temples. L'indulgenced'Augusta eu f.iit l'ac-
40 Acr,
«.T.i qu'il iinim'
ciiintéque . ir> ih. II ,
<l'llll<
cetoaccrûli i jioîieîsciir. I.ot rrrrii (;•!(•
ruierriHC: ^ "n rinK« »ppartipnncni au
propriAUtra y*T uruii ir«ccrol««mBnl. || 4* Kn mi- (..^ralogl», «cerolaMinent de» criïUin, propriéiê «Im criJlaiil date grn»"'- •"" rli«n((cr île forme.
— mST. Xllf» "« comme vomaTcroI, et Id aerolMea)': ' -'mIo Constantinople IHl noilro SirMU chrntientà celui tirmine, n. ne r*L. X. I|xiv«». U'>eon(fnoiiMnn<-<!'!»rMlo 11 n donne grant .liilo et grant teroiaer 'i à tIo humaine, ««(•«r», Kih. 1. Une .1 •»anc«» ou vertu»
!■• nouriswmfri! et lu^ iicroiMcmi.'nl, m. .' r conrivra et converser a»ec<iiips les lions
i-ni i.iiu.r ■lÉifl eiercilalion ci .iccrolsscmcnl de vertu, »l comme disoit le poète Thcognis, m. EiS. ss*. ruinance augmenlaiive par i|iioy «t fait acroissement, m. ib. ix, l&. || xvi* g. Arminius qiii seul erapcschoit raecroissemcnt de la donninalion en ces .• uiirfo'( l!i, «ONT. m, S3«. Ce n'csloit j.as un petit ar.roiinemenl de force* et d'authorité , amyot,
— f.TVîI. j4«roftr^; pro»onç. aertitemtn; espag. ocrreimirnto ; ital. accrtiCimfnW.
l Ar.CROtT(.il(roi),». m. Kn parlant d'une plante, K.icilil^. à croître.
— IlIST. XVI* s. II bordera ses ailée» d'arbres, do Ceiii qui seront do plu» facile accrnisl. et do plus grand profit et plaisir, o. IiB SEhnKS , IG.
ACCHOlTOB (a-krol-tr*. So conjugue comme fi-nUre : j'accrois, j'accru», accroiss.inl, accru. Un dictionnaire do 1789 donne pour prononciation akréir', prononciation aujotird'h.ii tout à fait atinndonnêe; il ne parle pis dn-krot-lr'). || 1* V. a. Donner do la >.rois»ance , do l'agrandissement , d(i Textension. Accroître sa fortune. Cette ardeur d'accroître tous le» jours son nom. Le royaume dn Iiida fut accru par de nouvelles conquêtes. Tcutflro (ils) ne feroient qu'accroître mon malheur, ««c. Ph. T, 7. Ne cour» point àta honte, et fuisl'occaiion D'accmllre sa victoire et ta confusion, conn. Mi'd. », ». Us ont beau ver» le ciel leurs murailles accroître, mahi. ii. n. J'accroîtrai, si\ so peut, son rang cl ses emplois, rotrou, llél. i, 2. || 2* Accroître quelqu'un , lui donner plus de pouvoir, d'honneur. Ce prince avait tellement accru son ministre.... Je mourrai satisfailc apr's cet orgueilleux Sou» qui César m'aliaisse * force de l'accroître, ROTRii!, Wli». II, I7.||3» F. n. Deveiiirplusgrand. Son avidité accroît avec sa richesse. Vos dangers sont accru» volt. AiU'l. iv, s. Me» désirs toutefois sont accni» de moitié, Depui» que j'ai connu votre ardente amitié, maib. Snph. iv, t. La beauté de l'iiir.nnle était beaucoup accrue, la rosT. fiancée. II 4' Knlenn«»dedroil, revenir au profit dequclqu'un. la part des alisonts accroît aux présents. || 6* S'acrr,,'i'.- I- -, :! Prendre do l'accroissement. Cette rtio entre mes mains. Rome s'ao- ' d'Mbe. Sa famillo s'accrut d'une niio. loii coufi»!,'!! ne fer» que s'accroître. Sa réputation s'aecroissiit do jour en jour. Me» an» se sont accrus, me» honneurs sont détruits, RAC. Milh. m, k. Cet amour s'e^t longtemps accru dans le .silence, lo. KilSr.t,*. Home s'accroissait, mais faiblement, tioss. Ilist. t, 7. Je sai* qu'il [ton état] doit s'accroître, et que tes grand» destins Ne se borneront point chez les peuples latin», coari. Ilor. i, i.
— REM. Accroître, w «. so construit avec l'auiiliairo Aroir et r i ». I^n» '.e premier cas on pense k l'acte i iient;dans le second, t't l'état d'accroissement. Se* riehMses ont accru par un heureux coup de boursa; tM richeMes sont accrue- '
— ' • rei »ont»cnM devant le roi I' iiou» accreiised le num Sale; 22*. K vitJuda» et si fr»'e ■■■' Il terre, Machab. i.
*-li de pent, si s'es- '»«'' is sooremenl que deva: > TOUS i estes •**"' r, n. pr. Val.
M. I.a grm nosire 5c jnctir va tousjour» acroisluDt, Kl W nr» orgnillOMronmnl «iMauisant, Ch.
. M'.ii. , , I . ii; 1rs nomcneh;i s ar.i M i... i-l ni.ili.il.nl fuient commencié, iikaum.
.- V ■..■.• Y, 'rr(.7,) votre pris,
t crcUo, Moidt , ( '.udlaiimcs, par
1, roi» de» Itomain.s et toudi» acroi- , fluffwria. Il XIV». Donqucsesldeletlaeion lionne chose , car tout bien on est acrcu , onES- •■». Klh. Î90. Encore acroist la misère par la ■ <lu lion le.-nps passé, in. ib. 23. jj XV* s. ment la plus part de» gens ont l'œil ou à s.i. Tf r,'] h • • Mulver, COMX. i, ». Il combat-
toit I , ;! ;-':i •'■ l'accreiirent jnmais, pour ser-
vice (iu'il leur îi-l. :». vm, 9, 1, xvi'B. Le» nuisible» herbe» s'accroissan» parmi, au vido qu'elles y trouvent, le sulToquent, o. ttv. sniinrs, H 3.
— ÉTfM. l'rovcnç. acrcisier ; cspagn. acrcccr ; liai, arereseere; il'accresccre, do nd, il. et ercscere (roy. caolTRE).
ACCnoUPI, IB (a-krou-pi, pie), part, passd. Il 1* Assis sur ses talons. Accroupi aupr&s du feu. Il i' En termes de blason, se dit des animaux assis.
ACCnoi'l'in (.S') (a-krou-pir), v.ri?/!. S'asseoir sur les talons. Iji vieille s'accrou|)it auprùs du feu. Chacune sur le cul au foyer s'accroupit béonieh. Sat. XI.
— IIIST. xiii* s. Quand il est à l'cve venus, Si »'acropi por soi laver, lien. tsr,2. Desus Renart s'est acroupiz: Hall fait-il, com sui trn'iz! Ucnarl, *7;i:i. Il XIV* s. Ay, Dicuxl ce dit l'ietro, voi me ci acroupi; Je serai atrappô. et si ai tant fui, Guescî. loiis. yucleribaudaillo sont ceux-là qui nousveiillentacrou-
pir? CARPKNTIER, t. I, Col. 40. || XVl* S. LOgCZ pCslo
mcsio plusieurs ensemble dessoubs petites tentes et caliaiines estoulT6os,demouransaccroupis tout le long du jour, sans pouvoir rien faire, amtot, Pi'ri'c. oo. Je luy ay appris h faire acroupir le chapeau à ses perruques, d'aub. Conf. ii, t. Renjeunissez, sailluz de vos cavernes. Vieux accroupis, par aago exanimés,mabot, II. 232.
— f.TYM. À etrroupir;hourguig. écrepi; provenç. aeropit, vil, avili.
ACCROCPISSE.MENT (a-krou-pi-se-man ), s. m. Rtat d'une personne accroupie.
— f.TYM. /locroiipi'r.
ACCRU, UE (a-kru, krue), part. pa.\sé. Ses biens accrus par une sage économie. L'hérésie accruu par tant de factions et de cabales. Ath&nes par mon pJro accrue et protégée, «ac. Phèdre, n,
5 accru do leurs soldats, Nous verrons notre
camp grossir à chaque pas, iD. Milhr. m, t.
ACCRUE (a-knie), s. f. || 1* Agnmdissemcnt d'un terrain par le retrait dos eaux, par l'extension dos bois, etc. Il 2* Maille qu'on njoule h cliaque rangùe pour accroître la largeur d'un filet.
— HIST. XVI* s. Toute» accrues [terre» envahies par les bois voisins] sont réputées vaines pasturcs, LorsEL, 2i8.
— f.TYM. .(4fcroîfrc.
ACCUEIL (a-keuil; » mouillées), t. m. Action d'accueillir, réception que l'on fait à quelqu'un. Tout l'accueil qu'il lui fit, ce fut de lui tendre la main. Faire un brillant accueil à quelqu'un. On ne sentait point en ra[iprochant ces inquiétudes secrètes que forme le succès douluex de l'accueil, MASS. Dauphin. Grand roi, faites lour bon accueil, MM.ii. VI, ♦. Penses-tu quo, plus vieille, en la maison céleste Elle eiU eu plus d'accueil? id. vi, i«. L'.iccuoil gracieux qu'il recevait de vous, cohn. Ilor. I, 3. Et vos yeux la verront, par un supcrbo accueil. Immoler à vos pieils s» haine et son orgueil, m. il. de Pomp. iv, 3. Lui faire tout le meilleur accueil qu'il vous sera possible, mol. l'Av. m, 5. Vous n« me dites rien? quel accueil I quelle glace! rac. Itrit. II. e. Ouel est l'étrange accueil qu'on fait à \otrc pi^rc? m. Ph. m, 5. Être d'un bon accui;il ."i tout le monde, flécii. .Çerm. ii, an. Elle m'a fait lentir à ce premier accueil Autant d'humanité qu'As- «ur avait d'orgueil, volt. .Stm. n, i. ...je n'atlcndai» pa» l'accueil que je reçois, caRs. Wiad. i, 3. Il Faire accueil, se dit loujour» en bonne part et signifie faire une réception civile et honnélo. A quel étrange office, amour, me réduis-tu? be faire accueil au vice et cha.iser U vertu! botrou, Fenccxl. I, 2. Il Mon accueil, son accueil, leur accueil, signifie d'onlinaire l'accueil que je fais, qu'il fait, qu'il» font. Hais il »'cst pris aussi r;>!<>i "i"?.» < nu sens pMsir pour l'accueil quo je reçn t,
qu'il» reçoivent. Quoi que notre fail i-n
votreaccueilose entreprendre, halii. m, t.
— IIIST. XII* s. Lesriouzopairsamis en mal acucl, Itom. de lloncnaux dont du ca:<OR, tolligtrr. Il XIII* s. Mais que vous n'i soiec que troi ; Kt scil avec
leilGcnle beauté pleine de
— ÉTïM. AcoieiUir; provenç. acuelh. L'orthographe de ce mot est restée celle de l'ancienne langue où notre son nt é'ait exprimé par ue; ce qui l'a maintenue, ce qui a empêché que ue ne devint ru comme dans le» autre» ca», ce fut la nécessité de laisser au « le son d'un fc. Mais l'ortliograplie act'jelie n'en demeure pas moins fautive, puisque la combinaison ue n'a plus le son de tu. On remédierait 1 cet inconvénient en écrivant acauil comme cœur, ou acTt'l comme fri(.
tACCUEILLA.Vr, ANTE (a-kcu-llan, llan t';7/ mouillées, et non a-keu-yan),adî/. Oui fait Iv-' ciicil. Acce.ssible, accueillant, honnête, FLËcii. /.< • ; C'était [le duc de Herry] le plu» lieau et le plu» ac cueillant des troi» fr'rcs, st-.sinon, -ua, lOfl. Je me représente notre prélat avec cet air afTahlc et serein, toujours accessible, toujours accueillant.... ua«s. f'i//(iri.
ACCUEILLI,;B(a-kcu-lli,llio;fl mouillée», et non a-kcu-yi), part. passé. Bien .ircuiilii r..irioî:i. il Tni accueilli du nonce. Mal accu cueilli par les huées de la fo..
fiar l'orage. Les propositions les plus crueiic> étiueiii es mieux accueillies.
ACCUEILLIR (akcu-llir*, H mouillée», cl non a-kcu-yir. Se conjugue comme cueillir : accueillant, accueilli, j'accueille, j'acctoillis , j'a' Icrai), c. a. || 1* Recevoir bien ou mal une pei ou une chose. Accueillir qufbju'un c' ■ • m'accueillit avec bonté. N'ulio [art la no fut bien accueillie. Ils accu iilirent .ment ces ouvertures. Les paroles de l'orateur (urn.l accu-îlllics avec des acclamalious. Ce discours fjt bien accueilh par le peuple. Accueillir légôrement une médisance, une accusation. Accueillir avec chaleur une idée. Jain.iis son pérc ne l'accueillit [l'en fant prodigue] avec plus do douceur ni plus d'alTic tion ; jamais il ne parut plus sensible pour lui , iiOLnu. Pensées, t. i.p. 285. ||i* Accueillir, sans adverlMj ou locution adverbiale qui le modifie, signifie toujours bien accueillir. Accueillir une proposition. Ils accueillaient cet espoir do lil>crlé. J'ai daigné dans ces houx D'une femme plaintive accueillir la prière, BRiF. .Viiiui II, III, *. On m'accueille, on me fiati»;. volt. iUr.m, «. On y voit avec joie, on accueilie. on honore Tous ceux qu'à votre nom le zèle alt.icl< encore, m. Tancr. m, i. Et toi, Marseille, aux portes delà Franco, Comme pour accuci: hâtes dans te.< eaux.... lamabt. Uarm. A l'acaii. ut Marscilh. || 8- Accueillir , en p.irlant d'événements fAclieux qui surviennent. Nous fûmes accueillis do la tempôt" à la sortie du port. Un feu meurltier accueillit le régimenL Depuis que cctie tache eut oli.scurci ma ve , Il n'est point d' mallieur qui no m'ait accueillie, mair. Soph. i, 'J.
— UEM. Bouliours dit : • Ce verbe est presque passé; on no s'en sert plus en bonne part. On pourrait encore l'employer en mauvaise part dans lo figuré : Accueilli de toutes' sortes de malheurs, i It '! 1;. Comeillo, approuvant, ajoute qu'au lieu '~ ' favorablement accueilli, on dit : Il a l't
Le fait est qu'on ne trouve p.T ■; .urt i -,
sens actuel dans les auteurs mais le lait est aussi que ac ^
la plénitude de l'usage.
— lllST. XI* s. Les aquillit et tempesto et orct, Ch. de Uol. M. Il xii* s. Droit vers Espaigne [il] a Savoie acoillie. hor.e. sa. Donc se sont enbnmchié Il quatre forscné, N'acui! '
lue. Th. le Uart. I.i9. : t
le mercia De s<in bel ain.i.iji , i.
ib. M. De saint Jamc par Flandr'
acuilli, ib. M. Sire, fait il, pur 1>,,.,
ainsi ; Laissiez ester ccl plait, qu'avez or'
4». i/>rag,\it meltciitdedcn» un val p.irr
icollcnt et à val et à munt, Itaovl île C :
CCS biens (beauté et rourio!«ie] «niillio?
tre fin cuer en fe
Tybcrt alaissiélo ;
à mangier, flcn. 'j..- .
Neso large que il n'aq i
,)„..,„.,. . r„.nt,,(,. )8:\-
■sne Ii nii' . I '. HS34. :ic :
il puisse acuillir la preuve i »oi.
c»l, Au. de Jér. <oi>. Je n'mirir ,
paie de ce que rrr. i- • i. sic. l!e gail
l'henr que lic.ste m'y .-; m. llerle, s». Va
granl cerf ont tnivé, c '^e sont mil
\ .sa is'ur.'iuite]. Ht. X 'e flour xut-
ACC
ACC
nicillo Oui trop est be!e à grand merveille, Quant ele est freschemeut cueillie; Mais quant li chauz l'a ncuoillie.Tost est morte, matieetmate, iiUTEn.ii, 31. Si sont il mort [je les tuerai], s'il ne m'acoiUont, la Rose, <<20fl. Quant il ot aqueillie sa praie [proie].... joiNV. 272. Puur accueillir moi et mes successeurs en leur prière, du c.\n'Ge, adcolUgcre. || xiv" s. Jehan coustelier se alloua ou accueilli à un maistre du dit mestier, id. ib. || xv° s. Sur le point du jour ils vinrent devant Courtray, accueillirent, entour soleil levant, toute la proie de là environ, froiss. i, i, <07 ||xvi''s. Quand les Romains se perforçoient de gravir contre mont, ilz estoient accueilliz do force coups de dard et de trait qu'ilz leur donnoicnt de çh et de là par les flancs, amyot, Flam. B. La bouche de la rivière du Rosnc avoit accueilli tant de vase et si grande quantité de sable, que les ondes de la mer y amassoient et entassoient, que.... id. Marins, 25. A Aubigné s'accueillent [se joignent] trente gentilshommes ou capitaines, d'aub. Hist. ii, 449.
— ÉTY.M. Wallon, ocoï, assaillir; provenç. acuclhxr; catal. acuUir; ital. accogltere; da accolligere, do ad, à, et coUigcre (voy. cuEiLLin). L'italien estle seul qui ait été fidèle à la conjugaison latine; les autres ont changé la conjugaison de 3° en 4" : accollig'ire pour accolligere. Le vieux français qui avait un infinitif aciieudre, akcudre, le tirait par contraction de accolgere, d'où une conjugaison qui se suivait sur ce type.
ACCUL (a-kul), s. m. [| I°Lieu où l'on est acculé, qui n'a point d'issue. Les voleurs, poussés dans un accul, V furent pris. || 2°Fig. Pontchaitrain fut fort bl.lmable de n'avoir point senti de quel accul de fortune il [Pelletier] l'avait tiré, saint-simon, B9, 140. Il 3° Le fond du terrier où les chiens poussent les renards, les blaireaux, etc. Le renard est à l'accul. Il 4° En termes de marine, une espice de £ri(iue trop petite pour les grands bâtiments. || 5° En lonnes d'artillerie, piquets qu'on enfonce en terre pour empêcher le recul du canon.
— ÉTYM. À et cul.
ACCULK,ÉE(a-ku-lé,lée),par(.païS(!. || l-Misdans
un accul, au propre et au figuré. Le renard acculé. Cet homme acculé et ne sachant plus que dire. La comtesse de Roucy me répondit, acculée et dans l'excès de sa colère, qu'enfin Praslin était lieutenant général, et que son marine l'était pas, saimtsiMON, to4, 4 07. Il 2° En termes de blason, se dit du cheval et du lion quand ils sont cabrés, et de deux canons placés sur leurs affûts, et dont les culasses sont opposées l'une à l'autre.
t ACCULEE (a-ku-lée), s. f. Action d'un navire qui frappe la mer avec sa poupe.
t ACCOLEMENT (a-ku-le-man) ,s.m. Action d'acculer, au propre et au figuré. Je le laissai dire [le duc d'Orléans] et comme prendre haleine da l'acculement où j'avais réduit son incomparable fausseté,
SAINT-SIMON, Bt I , B.
— ÉTYM. Acculer.
ACCULER (a-ku-lé), t'. a. \] 1° Pousser dans un accul. Les chiens avaient acculé le sanglier. Le prince d'Orange se retrancha à la hâte [à l'abbaye do Pure] et se repentit bien de s'y être laissé acculer si promptement, saint-simon, il, 420. || 2° Fig. Acculer quoiqu'un, le mettre dans l'impossibilité de répondre, d'agir. || 3° S'acculer, v. réfl. S'adosser. Poursuivi par quatre hommes, il s'accula contre la muraille et se défendit. || 4° En termes de manège, le cheval s'axule lorsque, arrivé sur ses voltes, il marche de côté en rapprochant sa croupe du centre ; lorsqu'il recule vers un obstacle et y reste fixé contre la volonté du cavalier; ou encore lorsqu'il se jette brusquement sur les jarrets au moment où on l'arrC'le.
— itEM. Dans les premières éditions de son dictionnaire, l'Académie tolérait l'expression d'acculer ses souliers; mais les dernières ne permettent plus que le verbe éculer. Acculer s'est dit autrefois en ce sens (voy. l'historique).
— IllST. xni. s. Or donc, Eernart, qui fors rains as. Va, si t'accule à cel huiset, Et si l'entr'ovre un
potitol, Rcn. (334B. Ijxvi's où se sied et accule.
Et là, séant, en toute pars spécule, marot, iv, 48. Il 63 veiiuUroyt par les fanges , acculoyt [mettait à eu, éculait] ses souhers, raiî. Oarg. i, 1 1. De sa lancs, rompoyt ung huis, enfonceoyt ung harnois, aculoit une arbre, ib. Garg. i, 23. Où Dragut se voyant aculé et amusant les chrestiens de quelque petit fort.... d'aub. 7/isI. i, 39.
— ÉTYM. Accul.
ACCUMULATEUR, TRICE ( a-ku-mu-la-teur, trf-s'), s. m. et f. Celui, celle qui accumule.
— ÉTYM. Accumuler.
niCT. DE LA LANGUE FRANÇAISK. .
ACCU.MUL.\TIOi\ (a-k;i-mu-la-sion), s. f. \] l"Action d'accumuler, ré.sullat de cette action. L'accumulation de la population. || 2° En jurisprudence, accumulation de droit, augmentation de droit sur quelque chose. || 3* Fig. Accumulation de preuves. Faire une accumulation de mots. L'accumulation, figure de rhétorique.
— ÉTYM. Accumulatio, de accumulare, accumuler.
ACCU.MULÉ, r.E (a-ku-mu-lé, lée), part, passé. Il 1» Terre accumulée. Trésors accumulés depuis dos siècles. Il 2° Fig. Arguments accumulés. Les maux accumulés sur sa tùte.
ACCUMULER (a-ku-mu-lé), V. a. \\ 1° Mettre ensemble, entasser. Accumuler de la terre au pied des arbres. Il accumule chez lui tant de trésors. Sa race accumulant d'immenses héritages, volt. Tanc. i, t. D'autres n'ont garde d'abandonner un bénéfice qu'ils possèdent; il est dans leurs mains, mais leurs mains ne .sont pas remplies; que leur faut- il donc? Accumuler bénéfices sur bénéfices, BOURD. Pensées, t. u, II. 3C0. || 2° Absolument, amasser des richesses. Il ne songe qu'à accumuler. Fureur d'accumuler, monstre de qui les yeux Regardent comme un point tous les bienfaits des dieux, la FONT. Fab.viii, 27. D'autres, accumulant pour enfouir encor. Recueillent dans la fange une poussière d'or, LAMART. llarm. iv, 41. || 3° Fig. Au sens moral. Accumuler les honneurs sur la tète de quelqu'un. Accumuler faute sur faute. Si je multipliais tout cela, si je le redoublais, si je l'accumulais sans mesure, après y avoir épuisé toutes les puissances démon âme, bourd. Pensées, t. i,p. 29. D'où il s'ensuit qu'ayant toujours jusqu'à présent accumulé péché sur péché, je n'ai fait, dans tout le cours de mes aimées, qu'accumuler dettes sur dettes, id. ib. t. ii, p. 79. Je l'ai vu contre vous accumuler les crimes, VOLT. ilér. m, 6. Quels maux sont en ces lieux accumulés sur moi? iD. SIér. m, 4. |14° S'accumuler, V. réfl. Devenir accumulé. Les denrées s'accumulent dans les magasins. Les honneurs s'accumulent sur sa tète. Les dettes s'accumulaient. Les prospérités qui s'accumulent sur vous.
— ÉTY'M. Provenç. acomolar; espagn. acumular; ital. accumulare ; àc accumulare , de ad, à, et ciimulare, combler (voy. ce mot).
ACCUSABLE (a-ku-za-bl'), adj. Qui mérite d'être accusé, qui peut être accusé. Suis-je accusable encor du meurtre de Gustave? piron, Gnsl.Wasa, iv,6.
— HIST. XVI* s. Les troisièmes sont accusables et punissablee, charron. Sagesse, i, 4B.
— ÉTYM. Accuiabilis, do accusare, accuser (voy. ce mot).
ACCUSATEUR, TRICE (a-ku-za-teur, tri-s').
Il 1° S. m. et /".Celui, celle qui accuse en justice. L'accusateur public. Se porter pour accusateur. Susciter un accusateur. Le père le plus tendre est son accusateur, volt. Tancr. iv, 2. Les deux accusateurs que lui-même a produits.... corn. JVîc, m, 8. A votre accusateur que pourrai-je répondre? rac. Pb. m, 3. Pourquoi, par quel caprice Laissez-vous le champ
libre à votre accusatrice? id. Phèd. v, 4 on
cabale, on suscite Accusateurs et gens grevés par ses arrêts. De nos biens, disent-ils, il s'est fait un palais, la font. Fab. x, 4 0. || 2' Adj. Tout peut se réparer : qu'un peuple accusateur Du forfait qu'il condamne ose nommer l'auteur, lanciv.il, Ilecl. IV, 0.
— ÉTYM. Accusator, de accusare, accuser.
— SYN. ACCUSATEUR, dénonciateur, DÉLATEUR. Celui qui informe l'autorité qu'un tel a commis une action coupable. L'accusateur non-seulement dénonce, mais poursuit celui qu'il accuse. Le dénonciateur révèle un fait, le rend public, le défère à l'autorité ; il ne se cache pas. Dans les troubles publics, les voisins sont souvent les dénonciateurs les uns des autres. Le dénonciateur est, suivant les motifs qui l'animent, à louer ou à blâmer. Le délateur fait toujours un métitir odieux; il se cache; ses rapports sont secrets; il cherche d'ordinaire ou à nuire à l'objet de ses délations, ou à flatter les passion, on celui à qui il les fait.
— HiST. xiii' s. Comme accuseUr contre celi à qui on met sus le cas de crieme, eeaum. vi, 42. || xiv s. Et li accuseur aura cinq sols, Ordonn. des R. de
Fr. <3I3, t. I, p. B2I.
— ÉTYM. Provenç. acuxaire, acusador; ital. acaisatore;de accusator , de accusare (voy. accuser). Accusator, ace. accusatorem , a. donné au nominatif,avocraccentsurra.enprovençalacHïaire, et dans l'ancien français aurait donné acuserc, toutefois ici sans exemple; et au régime, avec l'accent surl'o, en provençal aci(sndoc,eten français acuscor.acuseiir et
les formes italiennes et espagnoles, .^ccitscûr au sujet, comme dans l'exemple de l'historique, sarait une faute, si le xiv siècle ne commençait pas à perdra la distinction du cas sujet et du cas régime. Quant à accusateur, i\ a été refait directement sur le latin: la forme française d'origine serait accuseur.
ACCUSATIF (a-ku-za-tif), «. m. Terme de grammaire. Cas, dans les langues où les noms se déclinent, qui sert principalement à indiquer le régime direct des verbes actifs ou transitifs, et celui de certaines prépositions. C'est par abus de terme qu'on a nommé en français accusatif le complément direct d'un verbe actif. En français, le régime appelle aussitôt un accusatif qui ne peut se déplacer,