‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 65 sur 504 · TOI .'M · texte numérisé non relu

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Mqttirail rhorawr Vtu% tMbmployteaui *u-

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ia >«i.-i.I. . ii^ lien llâUt , l/.i , ■• j

former |à li , on peut l'aciuérir; on l'ac-

Miii.-n i..r i!t jtar de fréquents retours

l'rni. t.il,p.«7». L'aulrcscfail .:ir<i, tant ii parait avoir aciliim <: liC»:» et être versé en tout genre

d'érii-. .p. 10». i-.t, àmesuru que l'on ac-

quiert d'uuvu.-luru dan» une nouvelle inélapliysiquo, y peidro un peu de sarnliKion, la iiiiuv. in.

•■--•'■ ■ ■ ■ - - - " - -' nit des

l tous i. ... j.mm:.. i.o .... ... ,■■ -il ■■•- n il .acquérir quelqu'un, acquérir u foi, son cœur, gagner son affeclion, s,-s snrvics, et, en parlant dune femme, son amour, sa main. Ce c<nur vous est acquis après le diad{:iuu, coiiN. yiutf. 111, 4. Ce qui l incil.i! mon cour, ce qui charme mes sens. C'est 1 .i.iilice ac(iuise k mes vœus innocents , lo. Niu. V, 6. yuand, pour vous ac<|Ui'!rir, je gagnais des batailles.... ID. Perth. i, ♦. Il pense m'ac<iuérir par cette perfidie , in. Toit. d'Or, iv, 7. Kl si vous refusez |>nr l.\ de m'acquérir , Vous no sauriez voiis-inénio éviter do périr, ID. >l((t(a, iv, 0. Le désespérer ce n'est yas l'acquérir, in. TMod. il, a. ....ne me perdez pas en voulant m'acquérir, m. ib. m , 5. Sa téta est lo seul prix dont il peut m'acquérir, in. Cinna, l, î. Kt c'est pour l'acquérir | Emilie] qu'il nous fait conspirer, ID ib.ili, l. Je viens de la trouver tout k fait adorable; Kt je suis en su.spcns si, pour me l'acquérir, Aux extrêmes moyens je no dois point courir, mol. J'^tourdi, m, ï. Il faut se multiplier on quelque façon par la charité et avoir autant d'espril5 et autant de cœurs qu'on a de sujets qu'on veut acquérir à l'F.glise, ixKcii. Panég. n, p. 381. Ma foi lui fut .icquise et lui fut enlevée, volt. Irène, l, -l. || 9° Obtenir. J'ai acquis la preuve do ce que je vous dis. De ses feux tôt ou tard j'acquerrai quoique indice, niicis, Othel. jv, t. Ces mortels dont l'F.tal gage la vigilance, Ont de tous ses projets ac<]uisla connaissance, ID. U>. v, 5. IflO" S'acquérir, v.réfl.t.Ua ac«iuis. Tout ce qui peut s'acquérir par roxpérience. Les amitiés s'acquièrent par les services.

— KEM. Il n'y a point de verbe sur l'orthographe et sur la conjugaison duquel les ailleurs aient varié davantage. L'abbé Grosier, Le Gendre, l'abbé de Mably onldit au présent il acquière pour acquiert ; et les deux derniers, ils acquèrent pour ils ac<]uièrent. D'autres écrivains, aunombin desquels il faut mettre Corneille, ont dit au futur simple et au conditionnel, ac<iuéreraetac<|uérerait, au lioude aciiucrra pl acquerrait; ni l'un ni l'autre no doivent être imités.

— IIIST. xii* R. Là vint Uolant, mais il fu si aquis [fatigué]. Himc. p, to3. l'ar Cuenelon, qui cest mal nous aquit, ib. p. tso. Dont s'e.scrierentet Gautiers et Geris : Cuivers bastars, com or estes aquis [réduit à l'extrémité] I R. de Cambrai, 2o4. |{ xiii' s. Oue j'ai sansma desserte tel meschcance aquise,fJerthe, 31. Mieux [je] vouilmourir que vivre, tantsui do deuil acquise, ib. too.Mais qui amis voilra avoir, Si n'ait mie obier .son avoir, Ains ]>ar biaus dons amis acquière, /a /loie, ti63. l'ai eus n'a(]eudrez mauvais los, Ren. 8137. (^iscuns n'est tenus k re.sjiond re , fors de tant qu'il enportera de le [la] noze mil aqiiise. iiKAUM. vu, H. ||xiv» s. Quant ciis jeunes roys vint Merro . Moults'entremist d'onncur aquerre, omABT, Rmj.lign. IBO. l,e riche pecunieui souvent aqiicrt ou pnrl ses richesses par violence ou [Kir force, onFSMB, F.lh. iv, lo, Kt les choses que l'en f.tit pour aucun bien acquérir, l'en le.s fait avecques deleltacion, m. ib. 50. Des anemis avez par de çX et do 14; Se en aquerés plus, grant folie .sera, «nurf. dcSeft. X, lO(t.||xv s. Ils 1 - • ' conseiller de quels seigneurs vous \

aider cl lesquels cl comment v :. . . , .

mieux acquérir, ruoiss. i,i, 91. Di-puis, en bien peu de temps, il gagna tant et acquit et profila par rançons, par prises de villes et de chasteaux, qu'il devint si riche que.... ID. I, l, 8SS. A quarante an» depuis ce me trouvay Nicesel foulz, cbetis, poures, dolen»; Tnii» esbahis, de mon eiiilirr plouray, Kl • y lor» K i

K. tiHSCH. Ar jmrieiie. I

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I, 10. Il XVI* R.... hoir.

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'I de î('ac'|iipnr J. HONT. I, 4ft7. A

l:i. H, ^t>. ]!:> I.' .V. »G,-. ; i;:m ' ce dont ils n'eu»»ent point vouii.

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«-•Il . ...

— fcrVM.I'rovenç. aaïutnr; do ocquir«T«,iie ail, k, el qu.ireTe , quérir (voy. ouEHih). ArijufYir. provençal acquirir, vient d'un verbe à cou changée, ac</uïrirc avec l'accent sur rt; ui .

qui s'est dit aiis.ii, est formé réguUèremenl de >. ijutrfre qui a l'acceM sur qui.

AtXjt'KT {allé; le f ' » " - • u pluriel l't s-,

lie; iesacquétset lev -^-i a-ké-z et les

propres), /.m. || !• I ^ .;...,, .-udcnce. Chose

acquise par donation ou leKlainent. || I* Au plur. Ilicns acquis pendant lemanaKo par l'un ou l'autre des époux et qui tointtent dan.'i la communauté; {>ar opposition h propr'"". ri-tr ly.i: r!<? tombent pus dans lac .!e

ad. .>i.

draii COI:

ii. Il i i

ches qui ei, .,,.,.. iM iii

njai.soii-siIiiiai.Hoiis.., ..«

acquêts de son lu ac,: ; n ,

,S'a<. xili. U ya desgensqii on

par supercherie , mais la ac-

quêt, BALZ. /.lire V, Utirexv. |j4- Acquêts, droit jadis dû au roi ou au seigneur par les roturiers acquéreurs de fiefs. Il B' l'roverlie.ll n'y a si bel acquêt que le don ; c'est-à-dire U n'y a point d« bien plus agréablement actpiis que ' ,t donné.

— nK.M. Cemot. dans : l'un immeuble ac(|uis à titre onéi.-M» ou ; . mo personne pendant le mariage, no se ,■ riel ; mais dans son sens primitif on ,;...,, ...„i, au singulier.

— IIIST. XIII* s. Se Ii mneble ne pooient soufire, on doit penro les aqués, dkaim. xxi, ». Après, la mère morut, et Ii enfant demandèrent la moitié du fief, par la rai.son de l'aqueste lor more, m. xiv, 20. l'or la malice te consentira Dieux ,\ destruirc à les anemis, et à chacicr do Ion terrien aquest, Piaiitier, fl. if. 25H,f.(t.l. || xv s. lln'es(|ix< apparani qu'il .se fust mis en péril [% ■•-

ciioses, où il ne povoil avoir acquoil i

r.o.MM. V, I. Jamais mal acqu-îsl ne ) r , ...,,

Rail. Leçon a\ix enfantt perdus. || ivi* s. Tous biens s.mt réputés acqucsLs, s'il n'appert du contrarTC, LOYSKL, 222. Mais II. as eu par un don libéral Do leurs francs cueurs un acquest gênerai, uahot, n, 31 -i. Afin que ce ne fust pas un acquest, mais une naturelle possession, mont, i, «B2. Les aWicHoni employées à l'ao^iuest d'une rcsjouissancc étemelle,

— f.TVM. Provcnç. f-- '■•■' " •- '• ' - ■ •-

par contraction de r

quérir (voy.ACQt-'r.Rlh, . , .. ,.. .,

volaille.

ACyi'fiTfi, fiK (a-kê-té, téc). part, pas ACyrrtKR (a-kê-tcr), r. a. Terme do jurispry-

dcnce. Acquérir un immeuble par un actequelcon-

que. Il Vieux.

— IIIST. xin* s. Guillaume aquesU-leditberiiar . etlepeust donner, tii:: '

IiEAUM. XLIV, 2. Je ; qu'en a nr--" •"'•'' "^i preste. J

la COUStur : , . :..

bastars aoguestoient aucuns héritages, du canob, acquistum. || xvi* s. Car par vous seule i! faut que je i'acquesto, st-gel. «n. I.a cour d esté contrainte de leur faircdefTence <l ter, CARL. m, S".

— t.T\ll.Aciiu<'l! ital. arquUtare.

l«ti

ac'ii;

prc, Boss. Mand. Ki

ac<]uiesccmcnt h f

Sur les Irllr. d-

une fnrrj» invi.

•r à leur -", nin.

i ne !-i',t pas u ■■ ' Augustin.

(a-ki-è-M«Q-s') , (. f. Action

n.i.n.; H',.!,!; (:.i;ri' !'a.-;iiiu.^renr,e

.Vpinofa , p. a.

— ÊTVII. Atquittar;

fia). aegviMMRM.

ACQ

ACOHIESCER (a-ki-fc-saé. On met une céilille tous le c devant a et o. Se conjugue avec l'auxiliaire avoir), v. n. Se soumettre à, donner son asseiiliment. Acquiescer à la volonté de quelqu'un. Acquiescer à un jugement. Vous avez acquiescé. Je ne puis m'imaginer qu'il y ait encore quelqu'un qui n'ac- (juiesce à la fin à votre grand jugement, balz. Liv. I, Lett. II. On y voit les ftmes parfaites acquiescer à leur damnation, Boss. Préf. Je suis trîis-aise que le P.Toqnet acquiesce, ID. Lett. ahb. 201. Si, comme la sœur de Moïse, vous aviez trouvé un législateur sage et sév6re qui , sans avoir égard au rang que vous tenez dans voire peuple, sans acquiescer à la chair el au sang, vous eût séparés du tabernacle saint, MASS. Car. Consfance. J! est naturel d'acquiescer h la voix de sa propre conscience , dideh. Essai sur Claude. En acquiesçant il ce qu'on me demande, j'offenserais un maître bien plus puissant que tous les maîtres et tous les potentats de la terre, bouhd. Pensées. 1. 1.]}. ta. Si l'on me dit que je puis du moins acquiescer à cette doctrine, labhut. 16.

— IIIST. XVI* s. Kacilement j'acquiesceoys [je nio reposais] en la doulce recordation de vostre auguste majesté, engravée en mon cerveau, rab. Pant. iv, 4. 'Telle doctrine, laquelle enseigne l'homme d'acquiescer en soy mesme, ne le fait qu'abuser, calv. Inst. t70. Les fols se reposent et acquiescent eu leurs plaisirs mondains qui sont transitoires, m. i7>. 330. Si vous acqueescez & ce conseil.... carl.iv, 26. X quoy ils acquiescèrent, ID. vi, t.

— f,f{}il. A cquiescere, se reposer, de ad, k,elquiescere (voy. coi et quiétude).

ACQTJl.S, ISE (a-kl , kl-z') . part, passé d'acquérir. Il !• Richesses bien acquises. Terre acquise à prix (l'argent. Amitié acquise. Crédit sul)itenient acquis. L'impunité leur fut aci[uise. Il est vrai, dit-on, cette somme lui est due, et ce droit lui est acquis; mais jol'attends à cotte petite formalité.... labruy. 14. Et plus le bien qu'on quitte est noble, grand, exquis, i'ius qui l'ose quitter, le juge mal acquis , cobn. Cinna, u, K Surtout ce privilège acquis aux grandes âmes, ID. Sert.iu,i. Kt de toute la gloire acquise à ses travaux, m. Nie. 1, t. Prince digne en effet d'un trône acquis sans crime, ID. Héracl. i, 5. C'est un bien mal acquis que j'aime mieux vous rendre, !D. .Vie. I, 2. Mes exploits pr^s du roi parleront pour moi-même; 11 me rendra l'estime acquise à mon devoir, VOLT. Zaïre, 11, .1. || 2» Dévoué. Cet homme vous est ac(|uis. Assurez-vous sur moi, je vous suis tout acquise, corn. Sert. 11, (. Vous savez comme quoije vous suis toute acquise, id. llod. I,B. Je vous suis trop acquis pour vous pouvoir Siiiis peine Faire savoir, seigneur, le sujet qui m'amène, ROTROU , Bel. V , 2. L'archevêque de Reims vous est fort acquis, SÊV. t«8. Je vous assure que vous n'avez pas de serviteur plus acquis que moi , m. 4. Vous n'avez point d'ami plus fidîjle ni de serviteur plus acquis, BOSS.icU. 066. 9. Veulent-ils se les attacher? ils leur sont déjà acquis autant qu'ils peuvent l'être, MONTESQ. i. pers. Iî4. Vous direz à Son 1 j^cellence que je luisais acquis, la font. Petit ch. J'ignore ses complots, mais on sait que dans Piso Du prince à ses désirs l'âme était toute acquise, DUCis, Rom. i, (. Il 3* Obtenu par l'étude, le travail, par opposition à naturel. Qualités acquises. Dans certains fruits la douceur du goût est acquise. Gnlce de langage naturelle et non acquise.

AOyPlS (a-ki), s. m. Instruction acquise, connaissances acquises. Homme qui a beaucoup d'acquis. C'est une merveille surprenante qu'elle [une dame] ait plus d'acquis à dix-huit années que celles qui ont trois fois son âge, maro. buffet, Observ. p. 285. Comme illui trouvaitpeudevéritahlevocation pour l'état dont il portait l'habit, et d'ailleurs lieaucoiiD d'acquis dans la physique.... FOrjTEf. Chirac. L'éléphant a plus d'acquis que les autres animaux, parce qu'il est plus à portée ri'acq'iérir, bukfon. Éléphant. 11 le pourvoit d'un acquis de facile étalage, j. j. ROtss. Ém. II. L'acquis de notre expérience est l'éducation des choses, lo. ib. i.

— HIST. XVI' s. liiroii s'acquitta suffisamment de sa charge [d'ambassadeur], comme n'estant point despourveu des dons de l'esprit, non plus que du courage.... Il avoit, avec le naturel, l'acquis, comme il parut un jour que, le roi demandant l'interpréta* tion d'un eniblesme grec, Bironlajela pardessus l'espaule, comme honteux de l'avoir fait, d'aub. llût. v, to.T! est certain qu'on chose pareille le naturel vaut mieux que l'acquis, charron, Sayesst, u, 3.

— ETY>f. Acijuis, part, passé i'acqtiérir. ACQUISITION (a-ki-zi-sion; en poé.sie. de cinq syllabes),»'./! jl l'Action d'acquérir. Conclure une ac-

ACQ

quisition. L'acquisition do l'Alsace à la Fraii .! par le cardinal Mazarin. tes nobles ne pourront faire d'acquisition sur les pauvres , fên. Tél. xii. Que j'avoue que je ne sais pas où et comment se peuvent conclure les mariages, les contrats, les acquisitions, la paix, la trêve, les traités, les alliances , la bruy. H. Il 2" Chose acquise. Conserver ses acquisitions. Cette acquisition lui donne un très-bon produit. Il 3» Fig. L'acquisition de qualités. Cette langue fit quelques acquisitions de mots. Songeant à des acquisitions d'honneur et de gloire. On fit une grande acquisition en cet homme illustre. La délicatesse n'est pas une acquisition de l'âme, pasc. Amour, Il 4° Terme mystique. Le peuple d'acquisition, les chrétiens. Le peuple d'acquisition, la nation sainte, les chrétiens, autrefois la bonne odeur do J. C. au milieu d'un monde païen et corrompu, mass. Conf. Zèle contre les scandales.

— HIST. XIII" s. Celé naturele francise est corrumpue par les aquisitions desus dites, beaum. xlv, <9. Il XIV" s. Et l'aquisicion et perfettion d'elles est en nous acomplie par bonne acoustumanco, obesme, Elh. 33. Il xvi" s. Toujours prest à faire de bien en mieux pour ceulx qui lui estoient redevables, afin (le les entretenir en sa dévotion, comme la plus belle acquisition qu'ileustsceufairo,AMVOT,Fiani. 1.

— ÉTYM. Acquisitio, de acquirere, acquérir; Berry, acqiiiritinn.

t,ACOUlsmTÊ(a-ki-zi-vi-té), s. f. Néologisme. Nom donné par les phrénologues à l'instinct qui porte l'homme à acquérir.

ACQUIT fa-ki ; le < ne se lie pas dans la conversation), s. m. Il 1° Terme de finance. Quittance, décharge. Après avoir signé l'acquit de toutes vosdettes.... la bruy. t4. || En recevant le montant d'un billet, d'un mémoire, on met au bas pour acipiit et l'on signe. || Acquit de douane, reçu constatant ([u'on a payé les droits d'entrée ou de sortie. || Payer une chose à l'acquit ou en l'acquit d'un autre, la payer àla décharge d'un autre. || Faire quelque chose !x l'acquit de sa conscience , pouf l'acquit de sa conscience, pour n'en avoir pas la conscience charfrée. 11 lui importait peu [à M. de Beauvilliers] qu'il fût goûté, pourvu qu'il fit l'acquit do sa conscience, ST-siMON, 238, tso. Il Faire quelque chose par manière d'acqidt, négligemment et seulement parce (pi'on ne peut s'en dispenser. Ce n'était que pour la forme et par manière d'acquit, boss. Var. 6, On n'en fit qu'une commémoration fort légère et jiar manière d'iK-quit au concile de Nicée, volt. Phil. 11, 353. Il Au jeu, jouer à l'acquit, se dit lorsque, dansune partie de plusieurs personnes, ceux qui ont perdu jouent entre eux à qui payera le tout. 112" Acqiit (le comptant, lettres patentes expédiées à la décharge du garde du trésor royal, pour les sommes qui étaient remises au roi. {| 3° Acquit au jeu (le billani, premier coup par lequel on ne fait que placer sa bille, sur laquelle l'adversaire doit jouer. Donner l'acquit.

— IIIST. xin* s. 11 sunt quite pourunaquit, Livr. des Met. 281. Il disoit avoir bailiié aucune coze en .Tpiit de le [la] dette, beaum. xi, 47, ||xv" s. Il sembloit bien à leur habit Qu'ilz fussent gens de grant acquit, Villon, Repues franches, \\ xvi" s. Par manière de descharge et acquit de conscience, AMY0T,iVu7no, 18. Numa pensa qu'il faUoit que ses subjects n'ouyssent rien du service divin, par manière d'acquit, en faisant autre chose, m. ib. 24. 11 avoit déjà bandé sa part de deux douzaines d'eteufs, et jouoit à l'acquit, des perriers. Contes, 12. Ils n'y cinployent la délibération et le conseil que par acquit, mont. l, 132. Personne n'estudie à vivre; l'on s'occupe plus tost à toute autre chose; l'on ne sauroit rien faire par acquit, sans soin et sans attention, charron. Sagesse, 1, 3a.

— f.TVM. Acquitter.

AC(.iUIT-\-CAUT10N (a-ki-ta-kO-sion),î. m. Autorisation que les employés d'une administration financière délivrent sur papier timbré, pour que telle marchandise qui n'a point encore payé les droits puisse librement circuler d'un entrep(5t à un autre,

— f.TYV. Acquit, à, caution.

ACQUIT-PATENT ( a-ki-pa-tan ), î. m. Voy.

patent.

— f.T!if. Acquit, patent.

ACQUITTÉ, te (a-ki-té, lée),pf!rt.;)(ws(;, || 1" Acquitté de ses dettes. Dettes acquittées. Acquitté envers vous de ce que je vous devais. Acquitté enfin de ses devoirs publics. || 2" Déclaré non coupable. Acquitté de l'accusation.

— SYN. acquitté, quitte. Qui a satisfait à des obligations. I,a seule distinction essentielle qui

ACQ

existe entre ces deux mots, c'est que l'un mdique l'action de s'acquitter, et l'autre l'état où l'on est après s'être acquitté. Acquitté d'une dette ou quitto d'une dette pourront être employés l'un pour l'autre, s'il n'importe pas de distinguer l'acte de l'état; mais, si cette distinction importe, on verra que acquitté implique seulement qu'une dette a été payée, qu'une obligation a été accomplie, sans préju(ïico de oe qui peut rester, tandis que quitte exprime la pleine et entière libération. Acquitté da mes devoirs envers vous, je pars.... Quitte de tout service, je me retire....

ACQUITTEMENT (a-ki-te-man), s. m. || 1" Action d'acquitter une obligation pécuniaire. L'ac(iuittement de vos dettes. || 2" Renvoi d'un individu déclaré non coupable. L'acquittement fut prononcé à l'unanimité.

— ETYM. Acquitter; provenç. aquitamen.

ACQUITTER (a-ki-té), v. a. \\ 1" Rendre quitte,

libérer une personne ou une propriété. 11 a acquitté son ami, sa famille. 11 devait sur sa charge, mais il l'a entièrement acquittée. Acquitter un débiteur, payer ses dettes. Le juste paye ce qu'il ne doit pas et acquitte les pécheurs de ce qu'ils doivent, noss. Ilist. n, 6. Je vous prie do m'acquitter de cette dette, ID. Lett. cm. || 2° Payer. U a acquitté toutes les dettes de sa famille. Acquitter la dîme, les frais de la condamnation, un legs. Si je dois à ce prix vous acquilterma dette, mol. l'Etourdi,v, 9. Qxie Castoret Pollux acquittassent le reste.... la font. fab. i, H. ]l 3° Acquitter une lettre de change, un billet, un mémoire, en constater le payement en mettant au bas pour acquit et signant au-desso\is. || 4° Fig. Acquitter un vœu, acquitter une dette de reconnaissance. Rien ne saurait m'acquitter envers vous. Essayons de lui faire acquitter sa promesse, TRISTAN. M. de Chrisp. rv, 10. Et, sans lui rappeler des soins dont jeracquitte,Je lui rends sa parole et protège sa fuite, viENNET,Ciofis, m, 8. Xipharès, en un mot, devenant votreépoux,Me vengede Pharnace et m'acquitte envers vous, rac. Xiihr.m, 5. Il S" Acquitter sa conscience, faire ce à quoi la conscience oblige. || 6° Actpiitter, déclarer non coupable. L'accusé fut acquitté.

s'acquitter , «. réfl. || 1° Se libérer de ce qu'on doit. S'acquitter de ses dettes. Il s'est acquitté envers vous. Il songeait à s'acquitter de ce qu'il devait à Cé-^ar. Hélasl de tant d'amour et de tant de bienfaits. Mon père, quel moyen dû m'acquitter jamais ?BAC.y(I/i, IV, 3. Je m'acquitta par là de ce que jf vous dois, mol. l'Étour. y, 10. Il 2° S'acquitter de. Satisfaire à un devoir, une obligation. Je lui ai une obligation dont il faut que je m'acquitte avant toutes choses, mol, le Fest. de P. m, 6. Souffrez que je lui rende ici ce qu'il m'a prêté, que je m'acquitte de la vie que je lui dois, ib. m, 6, Quelques pratiques commune» dont ils s'acquittent avec beaucoup de négligence et de tiédeur, BOUBD, Pensées,i. i,p. B9. Trop heureux d'avoirpu, par un récit fidèle. De leur paix en passant vous conter la nouvelle. Et m'acquitter vers vous do mes respects profonds, rac. Baj. m, 2. Et moi, je suis venu, détestant la lumière.,,, m'acquitter, seigneur, du malheureux emploi,,., id. Phèd. v, 6. Et n'ai-je pris sur moi le soin de tout l'Iîtat Que pour m'en acquitter par un assassinat? va.Andr. iv, 3. Allons, il faut partir, il faut que je m'acquitte Des funestes tributs que sa cendre mérite, volt. ÛKrf. v, 2. Je m'acquitte en tremblant de cet affreux devoir, ro, Tancr. v, R. || 8" S'acquitter d'une chose, la faire, l'"xécuter. U veut danser, mais il s'en acquitte mal. On doit être bien aise de s'en acquitter comme vous faites, sÉv. 3B. Il 4" Au jeu, s'acquitter, regagner ce qu'on avait perdu, et rester quitte à quitte. Il a joué avec lui jusqu'à ce qu'il se fût acquitté. Il 5" Au jeu de billard, s'acquitter, jouer le premier coup. On dit plus ordinairement , donner l'acquit.

— KEM. Des grammairiens ont prétendu qu'on ne pouvaitpasdire s'acquittervers quelqu'un; le fait est qu'on dit ordinairement envers. Mais, comme rers ne contient rien en soi qui en fasse un barbarisme ou un solécisme et l'exclue, c'est l'usage qui doit décider. Or, les meilleurs écrivains se sont exprimés ainsi. On s'acquitte vers eux par des chants de victoire, coRH. Ilor. IV, a. Vous prendrez donc le soin

de m'acquitter vers lui, id, Oth. m, 8 ne sont

pas des fiploitg qui l8is.«ent à ton roi I,e moyen ni l'espoirde s'acquitter vers loi, m fW, iv,l3, A m'acquitter vers toi d'une telle promesse, uot.le Dép. 1, 2. Vers la couronne et ver» tous acquitté, J'imploi ,■ une faveur de Votre Majesté, botrou, Vintetl. v,9 La mort a respecté ces jours que je te doi, Pour me donner le temps de m'acquitter vers toi, voit. Alt. n, 2. Racine s'en est aussi ser^i, comme on peut

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pr, - ■ , . - I — -- '• i jofaltiiD. 19'J.

I' femme ; car il

|r . , . : h Dieu et au

m t p.i» sa coulpo qu'elle cs-

t, ■ s. 1, 1, M. I".t (Il h laporlc

mesincmcnl trois de »cs fils chevaliers, qui aussi se «cquillcrrnt moult bien en leurnouvollc clicvalcrie, ID. l, I, 103. Seigneur, il est bien vrai que le roi de Franco m'a envoyé en cesto ville cl en ce cliastel pour le garder cl défendre îi mon loyal pouïoir;vous savez comment je m'en suis .icj]uillé cl vondroie encore ta- I • -V ''"yrr. seuro, ma doulceamye,

0 ::r.ent; Or vous rcquier et V. \)u»parcillement,cii. d'obi..

/( bien acquilé k la reforma- I. il devoil.... COJIM. vui, 2.

lixvi' s. i'our acquiller les voeux qu'il avoit faits, AMTOT, hjt. 38. Je vous absouls et descharpo , comme Ires bien C saincicmcnl acquitez do la foy quo vous avez juréo ^ vostro capitaine, id. fc'iim. se. Il 1'^ ■■ "me infinio jo;:i:;iede deblcs, ni. Pomp. s se sont trouvez qui ont maiute-

n'i ■■■■ Ire la moitié d'î leurs biens pour

1 • [payer ses dollcs], vcu que le 1 , " pour sa pauvreté d'y satisfaire,

■.in. 1-1 plusparl do ceux qui doyvent lo scr- 1 .-ir. luitenl avec l'arKcnt, m. 232. Du petit c.;i lient .111 (,'rand, et qui s'acnuite bien do l'un est mi'MU proparé pour gn bien acquilcr de l'autre, m. î'"' ■' ' >iivô que, pour cent francs de

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