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m'afie, Beru, *o. i| zr>°s. li a'aïuuii tant m aa
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puissance et prospérité et grandeur.... fboiss. i, i, 248. Et njii pourtant, soit ou sens ou folie, Je m'y actens^[attends] , et en luy je m'afie, ch. d'obl. llntl. <2. J'en suyz grandement soandalizé, je vous affie, et nem'en peux pas taire, rad. Pant. m, 22. Charles de Blois lui uepescha des personnes affidées, Mém. s. du G. cli. 10.
— ÉTYM. !tal. affidato ; à'afp.darc. Affidé est un mot tiré de l'italien au xvi* s. et qui a dépossédé le mot véritablement français, qui est a/î^, du verbe afiei ; provenç. afiar, afldar, afizar; anc. espagn. afmr; ital. affidare ; de à et fides (voy. foi).
+ AFFIER, V. a. Planter ou provigner des arbres de bouture.
— ÉTYM. X elle verbe fier, confier, dit ainsi par métaphore.
t AFFJLAGE (a-fi-la-j'), s. m. Technologie. Action d'affiler un outil.
— ÉTYM. Affiler.
t AFFILE (a-fi-l'), s. m. Terme d'art et métier. Nouet de toile plein de graisse, pour aider à affiler certains outils de fer.
— ÉTYM. Voy. AFFILER.
AFFILÉ, ÉE (a-fi-lé, lée), part, passé. Il 1° Couteau mal affilé. Lame bien affilée. C'est amsi que Dieu, comme un chirurgien, avec son couteau affilé et à deux tranchants, qui est sa parole, pénètre les jointures, les moelles, les pensées, les intentions les plus secrMes, boss. Pensées chrét. 8. || 2° Fig. et fam. Avoir la langue affilée, parler beaucoup. Vous avez le caquet bien affilé, pour une paysanne, MOL. Bourg. Cent, m, S. {{ 3° Se dit des blés, quand la gelée en a rendu les fanes petites, pointues et filiformes.
AFFILER (a-fi-lé), V. a. \\ 1° Donner le fil à un tranchant. Affiler un couteau , un canif. Le glaive qui a tranché les jours de la reine est encore levé sur nos têtes : nos péchés en ont affilé le tranchant fatal, BOss. Marie-Thérèse. \\ 2° Fig. C'est là qu'on dévoile tous les événements de la chronique scandaleuse, c'est là qu'on affile avec soin le poignard , j. 3. rouss. llél. 11, <7. Nousies laissons affiler les armes dont elles nous subjuguent,». Ém. IV. Je ne crois pas qu'il soit plus conforme aux convenances de la politique qu'aux principes de la morale d'affiler le poignard dont on ne saurait blesser ses rivaux, sans en ressentir bientôt sur son propre sein les atteintes , mirad. CoUect. t. m, p. 378. I! 3° Par une autre figure. Les uns affilent leurs lanpuesde serpent, fléch. Serm. i, 33i. || 4° Planter des arbres à la file les uns des autres. || 5° Mettre un lingot d'or ou d'argent dans la filière.
— HlST. XI' s. Sur l'herbe verte li clairs sangs s'en afilc [coule en filets], Ch.de Itol. cxxiv. || xiir s. S'a dedenz un rasoir trové Qui moult estoit bien afilé, Ren. 3264. Vers bii [elle] a sa corne tournée. Plus tranchant et plus afilée Qu'onques nus homs ne vit rasoir. Unicome et Serpent. Se ele [l'épée] fust droit afilée, De Jehan fust chose finée [Jehan eût été tué], Bl. et Jeh. 4(54. J lor cotiaus qu'il ont trenchans et afilés, Escorchoient les Turs, aval parmi les prés, Ch. d'Ant. v, ;iO. || xiv" s. S'il a homme céans dont je soie adesez. De ce coustel tira s'il est bien afilez! Guescl. 6850. || xv° s. Un large fer de Bordeaux aussi tranchant et affilé que nul rasoir pourroit estre.... froiss. ii , 11 , 5. il XVI' s. En le frayant contre sa gorge, il se coupe le gosier de ce tranchet, qui estoit si bien effilé, DESPER. Contes, xxi. Langue je n'ay diserte et affilée Pour haranguer devant une assemblée, amyot, Comment il faut nourrir les enfants, i 5.
— ÉTYM. Provenç. afilar; ital. affilare; de à (voy. X) et fil (voy. ce mot).
t AFFILECR (a-fi-leur) , s. m. Terme de manufacture. Celui qui affile les outils.
— ÉTYM. Affiler.
AFFILIA'nON (a-fi-li-a-sion) , s.f.\\l' Association à une compagnie, à une corporation.il y a affiliation entre ces deux académies. Il n'y a pas affiliation entre toutes les loges maçonniques. On ne voit pas grande affiliation apparente entre la famille de Rosny de Sully et la vôtre, p. l. cour. Il , 369. Il 2° Par exteiisfon, affiliation à des sociétés secrètes, à un comp'ot. || 3° Communication qu'un ordre religieux fait de ce qu'il a de plus précieux et do plus saint.
— ÉTYJL Affilier ;^TO\mc. afilhamen.
A1.T1LIÊ. ÉE (a-fi-li-ô, ée). || !• Part, rassé.
Affilié à une- corporation. Affilié aux ennemis de l'État. Il 2° S. m. Les sociétés secrètes ont des affiliés jusque dans les campagnes.
AFFILIER (a-fi-li-é), V. a. || 1° Associer l une corporation, à une société. Affilier une société à une
autre. || 2* S'affilier, r réfl. Il s'est affilié à beaucoup de sociétés.
— ÉTYM. Provenç. afilhar; catal. afif.ar; espagn. ahijar; de ad, à (voy. X), elfilius, fiîs (voy. ce mot). On ne trouve pas d'emploi ancien de ce mot; cependant il est probable qu'il n'est pas nouveau, vu qu'il se trouve dans le provençal.
t AFFILOÏK (a-fi-loir), s. m. || 1° Instrument d'acier qui sert à affiler. || 2° Sorte de pince avec laquelle le ratureur tient le fer tranchant qui sert à raturer le parchemin.
— ÉTYM. Affiler.
t AFFILOIRES (a-fi-loi-r') , s. f. phir. Terme de menuiserie. Pierres à aiguiser, assorties et fixées dans du bois.
AFFINAGE (a-fi-na-j'), s. m. || 1» Action d'affiner. L'affinage du fer ; l'affinage des métaux. || 2° Affinage du sucre, du salpêtre ; on dit maintenant raffinage poxir ces deux substances. || 3* Meilleure st dernière tonte qu'on peut donner aux draps. || 4' Dernière façon donnée aux aiguilles pour les adoucir par la pointe. Il 5° En reliure', action df> coller une bande de papier sur le côlé du carton destiné à êt.-e passé dans le m.ors du volume. || 6° En agriculture, opération qui a pour but de diviser la terre.
— ÉTYM. Affiner.
AFFINÉ, ÉE (a-fi-né. née), part, passé. || 1° De l'or affiné. Ce fromage est bien affiné || 2" Fig. Les connaisseurs crurent trouver , sous ce langage barbare [des Maximes des saints], un pur quiétisme, délié, affiné, s.-siM. 45, 14.
t AFFINEMENT (a-fi-ne-man) , s. m. || 1° Action d'affiner. Affinement des métaux. || 2° Fig.L'affînement des esprits.
— HIST. XVI' s. L'affinement des esprits n'est pas l'assagissement, charron. Sagesse, 1, I6.
AFFINER (a-fi-né), V. a. || 1» Purifier. Affiner l'or, l'argent. || 2° Rendre plus délié. Affiner du chanvre. Il 3° Donner un goût plus fin. Le temps, la cave affine le fromage. || 4° Fig. en ce sens. C'est s'affiner le goût , de connaître et de voir , Régnier, Sat. III. Il 5° Tromper. Maître Mitis Pour la seconde fois les trompe et les affine, la font. Fab. m, (8. Il 6° Dans l'industrie, faire la pointe des clous, en les passant sur la meule. || Réduire le ciment en poudre très-fine. || Renforcer le carton. |{ Chauffer le verre à un tel degré qu'il n'y ait plus de bulle sur le bain. || 7° En termes de marine, devenir beau, en parlant du temps. || 8" S'affiner, r. riî/!. L'or s'affine, devient plus pur. Ce fromage s'affinera, prendra un poût plus fin. |{ 9° Fig. L'esprit s'affine par la conversation.
— REM. Le Dictionnaire de l'Académie donne affiner du sucre, affiner du salpêtre; ce qui est la vraie locution : maison dit aujourd'hui abusivement, de préférence, raffiner er cet emploi.
— HIST. xiii* S. Quar il est près dn mie nuit,Kt à tele eure fuil nez Li purs, li fins, liafinez, rut. n, îîO. Il xjv* s.... de plomb il n'est nulle mine Es pays ou l'en en affine Que pour vray le grain fin n'y soit, Trait. d'Alrh. 324. || xv s. Car il [l'or] endure et froit etchault. Ne de gros feu il ne lui chault. Mais tant plus s'amende et affine, lit bien affiné define, Tant est parfaict en sa nature, Valch. à Nat. 45). Ilxvi's. Deux millions d'or affiné à 24 karatz, HAB. Garq. i, 50 Le dyatile ne m'affineroyt [tromperait] pas, car je suis de la lignée de Zopire, id. Pant. 11,24. Ce sont quelques fines gens, je dy lins à dorer, fins comme une dague de plomb, fins non affinez, mais affinans, passez par estamine fine, m. ib. V, 27. Je voy maint œil où s'embra.se et affine Le traict d'amour, qui tousjours est en queste. Faisant des cœurs gracieuse rapine, st-oel. 203. il prend à gentillesse, quand il le veoid affiner son compaignon par quelque malicieuse desloyauté et tromperie, mont, i, <07. L'amitié ne prend accroissance qu'en la jouissance, l'ame s'affinant par l'usnge, ID. 1,209. Les sangliers affinent leursdefi'enses, ID. II, (64. Pitheus luy persuada , ou bien par quelque ruse l'affina, AmoT, Thésée, i; Lyc. t3;Agésil. 67. Les Lacedœmoniens dissimulant le malcontentement quilz avoient de se vcoir ainsi affinez par luy, le renvoyèrent sain et sauf, id. Thém. 37. Cela procède de faulte d'avoir le jugement affiné et le discours espuré par raisons de philosophie, id. Aratus, t2.
— ÉTYM. Bonrguign.e/'eisnat; provenç. et espagn. afinar; ital. affinare; ded et fin, adjectif.
AFFIJŒRIE (a-fi-ne-rie), s. f. \\ 1° Lieu où l'on affine. Affinerie de fer; affinerie de cuivre. || 2' Petite forge où l'on tire le fer et le fil d'archal.
— f TYM. Affiner.
AFFINECR (a-fi-neur), s. m. Ouvrier qui affine.
— HIST. xiv s. Cela je sçay Par expérience certaine, FA n'y ay pas eu si grant peine. En suivant le dict desmineurs Et la façon des affineurs. Traité d'Alchim. 352. || xvi' s. Les orfèvres, affineurs, fondeurs de lettres, paré, xxiv, <7. Interroge un peu les teinturiers et les affineurs de sucre, palissy, i72.
— ÉTYM. Affiner; provenç. et espagn. afinador ; ital. affinatore.
AF-FINITÉ (a-fi-ni-té), s. f. || 1° Degré de proximité avec la famille de cebii ou de celle qu'on a épousée. L'Église a fini par déclarer empêchements dirimants do mariage tous les degrés d'affinité, CHATEAUB. Génie, i, i, (0. ||2° Affinité spirituelle, alliance établie par la cérémonie du baptême entre les parrains et les marraines. || 3" Conformité, convenance, rapport entre plusieurs choses. Affinité de goûts. Les païens disaient que l'âme a de l'affinité avec les dieux. Les poètes ont beaucoup d'affinité avec les orateurs. Il n'y a aucune affinité entre cette émotion et le désir , dksc. Médit, e. Etoiles de justice, qui avez beaucoup d'affinité avecl'or,voLT. Zadig, 3. || 4° En chimie, on appelle affinité la force en vertu de laquelle des molécules de différente nature se combinent ou tendent à se combiner. Il donna, en 1718, un système singulier et une table des affinités ou rapports des différentes substances en chimie; ces affinités firent de la peine à quelques-uns qui craignaient que ce ne fussent que des attractions déguisées, d'autant plus dangereuses que d'habiles gens ont déjà su leur donner des formes séduisantes, fonten. Geoffroy. \\ 5° En musique, affinité des tons. Le ton d'ut a de l'affinité avec les tons de sol et de fa sea adjoints, ou de la mineur son relatif.
— HIST. xii' s. Cist [ceux-ci] les affinitez [voisinages] germaine» [de Germanie] E les paluz metodianes Conquistrent, puis.... benoît, i, 40). Il XIII' s. Aucune foiz apele l'en droit besoing; si comme droit en aucune chose ou par lignage ou par affinité, Liv. de just. 3. Noie que affinité nuit en esposales, ib. 202.... ou s'il y a gr.mt afinité d'amor à le [la] veue et à le [la] seue du commun, BEAUM. V, )9. ||xiv' S. Et vertu moral semble avoir grant affinité et estre appropriée as passions, oresme, VAh. 3)8. Il xv s. Pour laauelle alliance et affinité, le dict roy de Hongrie lui manda et fit savoir par \m herault, que Bazat venoit sur luy, Bouciq. Jlisi. 1, ch. 2).
— ÉTYM. Provenç. affinitat, afenitat; espagn. afinidad; ital. affinitâ ; àeaffinis, de ad (voy. À) et finis, fin, hmite (voy. fin, substantif).
AFFINOIR (a-fi-noir), s. m. Instrument au travers duquel on passe le chanvre ou le lin pour l'affiner.
— ÉTYM. Affiner.
t AFFIQUAGE (a-fl-ka-j'),i-. m. Opération qui consiste à passer l'extrémité d'une grosse patte de homard dans tous les points de la broderie du point d'Alençon, pour les faire ressortir.
— t.TYliX. Même radical qu'a/'/5g«et.
AFFIQUET (a-fi-ké), s. m. || l» Petit objet d'ajustement. Mme de Montauban était une bossue, pleine de blanc, de rouge et de filets bleus, de parures et d'affiquets, s.-sim. )40, 43. Lesaffiquets, les habits à changer, la font. Cal. Ces femmes jolies, Qui par les affiquets se rendent er"bellies, Régnier, Sat. IX. Il Ce mot dans ce sens s'emploie presque toujours au pluriel. Il 2° Porte-aiguille à tricoter.
— HIST. xiv s. D'avoir et de riqueches le vaissel bien querqua [chargea] ; Couronnes et capiaus et affiques i a.,Baud. de Seb. si, 43). |l xv s. Tant d'ameçonset tant d'affiques, villon. Repues franches , l'acteur. Tant de buUettes pendantes à chaînes d'or, tant de carquans, tant d'affiquetz, de laborde, Émaux, p. )73. Il XVI" s. Il n'entroit en leur pais ny orfèvre ny joyaulier pour y faire ou y vendre aucuns affiquetz d'or et d'argent à parer les dames, AMTOT, Lyc. )4. Ses bagues, ses petits affiquetz d'or, ID. Timol. 22.
— ÉTYM. Diminutif de affique, qui s'est dit pour affiquet et qui est la prononciation picarde de affiche; mot à mot, ce qu'on attaclio (voy. afkichk).
AFFiniVIATIF, IVE(a-fir-ma-tif,ti-v'), adj. ||l°Oui affirme. Il fit un geste affirmatif. Discours, ton al'firmatif. Il 2° Proposition affirmative, en termes de logique, tonte proposition exprimée sans négation. Le mode affirmatif, le mode indicatif || 3° Affirmative, s. f. Toute proposition par laquelle on affirme. Ils sont pour l'affirmûtive, moi pour la négative. Il prouve l'affirmative de la question par Moïse, boss. Hist. II, 7. Quand on est détrompé, il parle encore pour l'affirmative, la brijy. )ti. \\ 4° S. m. Nom quii l'inquisition donnait à ceux qui avouaient et sou-
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lia I ■ uuii liomme soit chnssricn,
il ni. ' à toutei leura (lelcrmirm-
lion», liiil ariiruiJliKa quo negtiive*, calv. Itut.
— tTYM. Aff^rmativiU , de affirmar*, affirmer {Toy, ArriKKKii) ; provi'nç. affrmaliu; eiptgn. o/îr-
ATVIRM ,ian;decinqfvlUbMei)
poteirt « ' nrmer. J'âvai» l)esoin de
volro croire ce fait. || 2* En Icrmej
dalogi ;. .l'une proposition afflrmativo.
L'afTIroiatiun etl oppoite à la négation. || 3* Kn tenn«»<lepalaii, a«uf«ic«aTi!C «erment. Prendre acte d'affirmation.
— »YN. AwaiiATioN, ArruMATlvE. L'affirmation •at l'action d'affirmer; l'affirmatiTe est une proposition qui a la propriété d'affirmer. Il soutint ion affirmation, il soutint cequ il avait affirmé; il soutint l'affirmatiTe, il soutint la proposition qui affirmait une opinion.
— HiST. XIII* s. Kt cix afirmemens doit eatre pro- Tés par tesmoin* ou par recort d'ommes, beauh. ixtix, 48. Il XIV* s. Kt auMi comme afflrmacion et rii'K-^cion sont en la pcn.^ ou entendement, semblabicment et proporcionellement sont en l'appétit prosecution et fuite, oresicr, Eth. 47i.
— tTTM. At^rmatin (voy. Arvir.jiER) ; provenç. o/?i rmario, -espagn. a^rmacinn; ital. affermaiiomt. Affirmation ne paraît (!lre que du xiv* s.; auparavant on a (lit nfiTmemtnl.
AI-TIR-MATIVE (a-fir-ma-tl-T'), ». f. Voy. AFFIR- MATir.
AFFIRMA'nVEMKffT (a-fir-ma-li-ve-man) . ode. D'un» manii''ro affirmative. Nous croyons qu'il est ricliculo de parler affirmativement et avec cbalour de ipioi que ce aoit, tauven. Sur la anciens tt Ui mod.
AKFIKMÉ, tK (a-flr-mé, mée), part, posté. [Dans la magie] Il y a <lo.<i faits embarrassants affirmés par des hommes graves qui les ont vus, ou qui les ont appris de personnes qui leur raiMmblent, la brut. u.
APVnUfEIl (a-fir-mé), v. a. || 1* Assurer qu'une choie ait vraie. Affirmer avec serment. J'ose affirmer que.... Ne rien affirme'. || 2* En termes de logique, exprimer l'affirmation. Toute proposition affirma ou nie. Il S* Kn termes de palais, jurer, Mmr«r par serment.
— HIST. XII* s. Mais il ne voleit pas la cote verte ncter; Kar jo quid bien pur veir, esil puisafermer, Qu'il oui deiux [desaoui] la haire, qu il ne volt pas miMtrer, Th. {< tnart. lei. || im* g. Lors fu mandé li messager que Salehedin i avait envoiié, si lor fu dit et atfremé quo II avcroicnl bataille au jour que il avoient requis, Chr. de Unins , 3«. Seigneur , se li (tustés , por voir vous puis conter , Très bien pMMite dire et pnur voir afcnner Qu'aine ne veîstMgmtsi vaillameni errer, Ch. d'Ant. v. 4ni. Se li barons [nurij revient.... et dist que li enfant sont banlart, en afermant qu'il ne fu el palsp,arnuit no parjor, DicAtjM. xviii, U. ||xiv*s. Il avait donné à entendre de bouche el affermé aux dilscourretiers.... KM. dtt Chari. s* série, t. m, p. iat. || zv* g. Les Aogiois se vanloieot et ifTermoient que [les Bretons] las avoient mandés, cl se tenoient leurs soudoyers. raoïss. Il, u, ss. |j xvi* s. Clitomachus affermoit D'avoir jamais seau.... momt. u, ssa. Paudegents hiOaQl, notamment aux choses malayséas à persuadar, d'afTertner qu'ils l'ont veut, id. i», i7». Sylvastra la [la pui^anee du pape] prafere k tous condlaaat tous decrni^ iiTcrm.int que toute U vertu da llaehiura A- :«, stEioAii, F. S. La nara affirma qu'r iicau las deux enfants da tH«u Mars, ahvot, Rom. ».
— t\im. A ffirmare, An affoat ad (voy. i).#l^rm«f«, raadra (arme (voy. rriME ei > •fl^ràariaipagn.a/lniMr ; iul. a,T
aat la tonna nodania du moi, drim niimi.'T < i Itjona» andanna (voy. sus» Arrmmia). On a dit tf^rmtr dan< inui la rn„r, df ij langua, méma SM ivf <. . ;<nalogie françaiaa qui
<1« JirmHS A. • .1 qui, par ooosiqQail,
fûthrmart («iMit afftfmtr. Ca n'ait qu'au «ni*
ATT
sitols qu'o/^miar a supplanté affermer, sans doute pour établir une distinction entre affermer, donner à ferme, et affermer , assurer.
t AFFIXe (a fi ks'). || 1* Adj. Terme de grammaire. Il se dit des particules ou des lettres Tiii «'.tiniitcnt aux mots |)0ur en modifier le sens. -i affiles. Il 2* S. m. Un affiie. Affixe est 'immun des préfixes et des suffixes.
— ETïM. Affixus, de ad (voy. i) el flxus (voy. rixi).
tAFFLF.i;BAfiK(a-niu ra-j'), s. m. || 1* Aciion de délayer la (j.lto ilu papier. || 2* Se dit de la farine lor ' I l)t:auc<)U(i.
\NT, ANTK (.vdcu-ran, ran-t') , adj.
Ti i-rie. Il .se dit d'une pile qui délaye
ia -t nu.
Al . ! ! M ' . ÉK (a-fieu-ré, rée) , part, passé. il 1* Mis de niveau. Deux planches c\a< tenicnt affleurées. Les bords étaient aflleurés par l'eau qui croissait encore. || 2* Kn termes do géognosie, straliflcations affieurées, stratifications, qui, en raison do leur épaisseur croissante, se rapprochent de U direction horizontale.
t AKKLKirnfiK (a-ncu-rée), s. f. Terme de papeterie, i'.'ttc founiio par une pile afilcurante.
t AFFLKURKMENT (a-lleu-re man), i. m. || 1* Action d'affleurer; état do ce qui e.sl affleuré. || 2* En termes dn mines, condition d'un filon qui se rapproche (le la surface du sol.
AFFLEURER (a-deu-ré), v. a. || 1* Mettre de niveau deux corps contigus, de manière que l'un ne fasse pas saillie sur l'autre. Aflleurer les battants d'une armoire. || 2* En termes de physique, enfoncer dans un liquide jusqu'.^ une marque précise. Affleurer un aréomtlrc. || 8* Arriver jusqu'à être de niveau. La rivière affleure ses bords. || 4° Être langent . en parlant du fil à plomb. || 6* V. n. Ces pièces do bois affieurent bien , elles sont bien de niveau. Il 6* En termes de tourneur, rendre uni. || 7* Délayer la pftie du papier. || 8* Mêler ensemble de l'orge, du seigle et du froment.
— lUST. XVI* s. Ces remèdes repoussent le sang et les autres humeurs qui aftleuroient à la partie, à cause de la douleur et inflammation, pare, x, s.
— ÊTYM. À el fleur (voy. flelu). On a dit dans le XVI* s. fleurer: Enterrés des grands vazes de terre ou de bois, jusques à la gueule lleurans le plan de la terre, o. dr serres, 62b.
t AFFLEURIE (a-fieu-rie), i. f. La fine fleur de la farine.
— ÉTYM. À et fleur.
AFFLICTIF , IVE (a-fli ktif , kti-v^ , adj. Qui frappe directement la personne. Ce qu'il y a d'affiictif dans les peines, l'eines afflictives. On y voit l'esprit du vainqueur dans les peines afflictives, mon- TE.SO. Etp. xxvui , I. Il U ne se place qu'après le substantif.
— REM. Bien que affiictif se dise particulièrement au féminin et dans la locution, peine affliclive, il n'y a cependant aucune raison pour ne pas employer ce mot au masculin cl d'une façon générale.
AFFLICTION (a-fli-ksion ; de quatre syllabes en poésie), s. f. Il 1* Peine morale. Profonde affliction. Etre plongé dans l'affliction. Si vous voyez quelqu'un dans raffliction. Le temps amortit les afflictions. Dieu, qui voyez mon trouble et mon affliction, RAC. Athal. v, 7. Quelque soiil.ngemont pour votre affliclion , corn. Ilor. v, s. Les enfants ont des joies inimoilérées et des afflictions amères sur do très-petits sujets; ils ne veulent point souflrir de mal et ils aiment k en faire : ils sont déjà des hommes, LA BRUT. H. Si, do tous les hommes, les uns mouraient, les autres non, ce serait une désolante affliction que de mourir , m. H. Soyons tous dans les larmes, retranchons toutes les visites, comme au jour d'une grande affliction.... boss. Pensées chrét. 7. Pendant que tant de mondains sur la terre nous assurent encore tous les jours et nous prennent à témoin qu'il n'y a pour eux dans la monde qu'amartume, que troubla et affliction d'esprit.... Bouan. Ptnsitt, t. i , p. 4b<. Calypao ressent une nouvelle fureur, voyant que l'affliction augmente la beauté d'Kucharis, pem. Tél. vu. || 1* Malheur, trib'ilnlinn. Il succomba sous les afflictions. Les partes, ' >ns, les disgrices. L'affliction et U mijue dans les empires. Si toutes ces souf- \:ii-fs cl toutus res afflictions étaient prises, acceptées, nfrorios en s.icriflca et présantéas par un esprit de fui, tout profiterait alors pour la via élei^ Mlle, et rien ne serait perdu, bol-rd. PntiM, 1. 1, p. IIS. Dans mes afflictions, dans toulas mes iraverses at lotis les chagrins ios^arablaa de U mi-