‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 82 sur 504 · FF · texte numérisé non relu

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sira humaine , id. A. p. 4is. jj S* En termes d.

spiritualité, le pain de l'affliction. Nourri du p^i. de l'affliction.

— sïN.Am.icTio!«, DouLEim. L'idée commune k ces mots est de représenter notre tme comme sujette à une action qui lui cause du mal. I.a difTérence est que affliction porte l'esprit sur une cause qui a agi, tandis que, dans douleur, l'action itl» cause est présente. On éprouve da la douleur ; un reçoit une aflliction ; mais, lorsque le coup est porté, être plongé dans la douleur ou être plongé dans l'affliction (.'st d'une synonymie & peu près comjilète.

— HIST. XI* s. [Qu'il] les prie et sene jiar grant afflictiun, Ch. de Roi. ccxxxvii. || xii* s. [U] s'en

est entrez àgrant affliction, Aonc.p. ii' " ■■ t

entré laenz , dune jut en oreisun , E ■

lermes e en afflictiun , Th. le Mart i< i prierai al seignur de vertuz : \' tuons , Deus , qui est espanduz , i ,

dunt numbres est ous[euj,i6. 7«. jixiu'a. Huiueiiez me sut en afflictions ; sire Dieux , met moi en vie pardurable. Psautier, f I4«. || xiv* g. Si comme aucune afflicion ou peine cor|iorel. oreshe, Eth. 4». Car eulx punissent et estaM tions il tous ceux qui font i; Il n'appartient pas aux fidt.< , ...,..,. t., j.,„|.i.vi , punir] ne faire nuisance. Mais au^si ce n'eut pas faire nuisance ni afliger, de venger par le mandement de Dieu les afflictions des bons, calvi.i, Insl. 1198. Ils s'attendoieiit bien de recepvoir toutes les plus extrêmes afflictions et peines, que peuvent souffrir les vaincus d'un vainqueur justement indigné, AUTUT, Démétr. !>6.

— ÊTYM. Affliclto (voy. Afruoei) ; prxrrenç. affliction; espagn. affliccion; it.il. afflizione.

AFKLir.E.ÊE(ani-jé.jèe).p(ir(. pû«^. |U* Atteint d'un malheur. Affligé d'une peste terri!''" "n -4 d'un cancer. Affligé par tant île maux. par la délicatesse de leur compleiion ou ment de leur santé, sont affligés de fréquentes maladies , d'infirmités habituelles, souvent même de douleurs très-aiguSs, bourd. Pensées, t. i, p. 3i7 Il 2* Qui a de U tristesse. U est trèsaffligé de c«.tta mort. Un coeur affligé. Une tme affligée. Il parut presque aussi affligé que moi, il versa des larmes. rin. Tél. xv. Combien de fois l'a-l-on vu inquiété de leur salut, affligé de leur résistance, consolé par leur conversion I boss. Louis de Bourbr-'^ <- -^ r; m'a changée D'implacable ennemie en .i:

gée, COR.N. Cid,y, 7. || On dit par anliph: . .. i affligé de cent mille livres de rente, irune santé robuste. Il 8* .^u'xlanlt'rrmrnl. Il est bon de consoler les affligés, de compatira leurs peines et de les secourir dans leurs besoins, BotHD. Pensées, t i, p. Sii. Quoi que j'aie pu direailleurs.poutêtreque les adligés ont tort; les hommes semblent être nés pour l'infortune, la brut. h. ||0n fait suivre affligé de de avec un infinitif ou de que avec le subjonctif: Je suis affligé de voir les choses en cet état. Je suis affligé que vous ayez perdu voire procès.

— STN. APFLIOt, ATTRISTÉ, FÀCHC, MOFlTIKIIt. T.'l-

I dée commune à ces quatre mots est, j affecté. Mais attristé, venant de tris: quelque chose de général : on est attristé par luut ce qui cause la tristesse, aussi bi^n p»r de» événements malheureux quo { intérieures de l'âme. Une jour attrister, mais elle ne nous am:.'' y.\s. Amigc au contraire suppose un mal considérable qui nous est arrivé -.on est affligé de la perte de ce qv''^" :.irr>« dos malheurs publics. Ftché a le même qu'il se rapporte k des peines moins lt.i tout k des contrariétés. On fâche q sus

citant sa mauvaise humeur ; on T.! ; unt

des coups k son cœur. Mortifié s'adre&se k i'amourpropre. Oa eatm^nifié d'une défaite, d'un manque d'égards, J'' Vmneur, des fautes qu'on a

commises, <:

AFFLIGEA > 1 . aM K (a-fli-]an, jan-f). adj. Oui afflige, qui cau.se de l'affliction. Des infirmités affligeantes. Cette vue est affligeante. A peine leur rcsi<^ t-il quelque loaur pov aa conduira ; sitiutioa affligeantaat presque aoeablanta.... bouro. Penilet, t :i, p. la. lin est affligeant de, loc. tmp<rr. U est fâcheux, triste de. Hast affligeant devoircomme ilsM conduisent. Il On peut mettre cet adjectif avant t^n siitMiantif, quand l'harmonie le permet : Une non V. " te et Cette affligeante nouvelle.

'. fa-fli-jé. On met un * muet apris !< g .;.',.< )i lu et l'o), V. a. Il 1* Causer un grand dommage . désoler , tourmentar. Da lon|tuas guar rei ont affligé l'Europe. Un grand malbmr adt affligé l'RuL Ktra affligé d'une maladie crvalla. Le

AFF

choléra, parti de l'Inde, vint affliger l'Occident. La gtierreestle plus grand des maux dontles dieux affligent les hommes, FÉN. Tél. x. Jeserai du parti qu'affligerale sort, corn. Ilor. i, I. Il affligera d'impôts la gloire du royaume, pasc. Proph. 25. Quand la mort affligeait un corps innocent, pasc. édit. Cousin. Si le ciel .. Veut encor m'affliger par une longue vie, HAC. Bérén. m, i. Tout cela [les pénitences imposées par le confesseur] devient impossible; pourquoi? Parce que tout cela afilige les sens et qu'on ne prétend rien leur retrancher de leurs commodités et de leurs aises, boord. Pensées, t. i, p. 340. De quelles austérités affligez-vous votre corps? id. ib. p. 352. L'on s'insinue auprès de tous les hommes, soit en les flattant dans les passions qui occupent leur âme, ou encompati.ssant aux infirmités qui affligent leur corps, la bruy. il. \\i° Causer de l'affliction. Cette mort nous afflige. Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige. Jeviens de l'affliger, c'est à moi d'adoucirLedéplaisir mortel qu'ellea dû ressentir, VOLT. Zaïre, m, <. Il m'adore, Phacdime , et les mêmes douleurs Qui m'affligeaient ici le tourmentaient ailleurs, RAC.ifi't/ir. il, i. Je l'affligerais trop si j'osais achever, m. Phèd.v,^. Son visage odieux m'afflige et me poursuit? id. Est/i.ii,!. J'ai tantôt sans respect affligé sa misère, id. Iphig. m, i . ÔDieu, vous plaît-il de m'abaisser ou de m'élever, de m'affliger oude me consoler, de traverser mes desseins ou de les favoriser? bourd. Pensées, t. ii,p.73. Il Par extension. Ils voudraient toucher les cœurs et ne font qu'affliger les oreilles. || 3° Mortifier. Vous pouvez réparer, en affligeant votrechair, vos voluptés criminelles, mass. Car. Vocation. L'austérité d'une haire presque perpétuelle affligeait l'innocence de son corps [de' Saint-Louis] , ID. St Louis. J'ai afflijîé mon âme parle jeûne, id. Resp. Commentas-tu pensé.... que, pendant que tu te permets tout, tu eusses le droit d'affliger tous mes désirs? montesq. Leur. pers. )6l. !| 4° S'affliger, v. réfl. Eprouver de l'affliction. S'affligerdes malheurs d'un ami. Je m'afflige devoir que.... La contrition est une douleuret, par conséquent, un acte de la volonté qui s'afflige, qui hait, qui déteste, boubd. Pensées, t. i, p. 288. Sans vous en affliger, présumez avec moi.... corn. Poly. 1,3. Ne nous affligeons point vainement l'un et l'autre, rac. Baj. m, 4^.

— HiST . xir s. Par veue et par oïe eret il j ustes , si manoit entre ceaz ki de jor en jor afflient l'arnme [âme] del juste par lor malvaises œvres. Job, 441. Cant la séverileiz de la deventriene [intérieure] Visitation enflammet l'afflite pensée encontre soi-mimes.... ib. «84. Elyphas,qui premiers entre les amis Job parolet, si forvat juske al Tamponnement del afflit, ib. 476. Il xiir s. C'est le Baudrain qui fist nostre roi si afflire Que par force le fist desus son arçon gire, du GANGE, affligere. || xv s. Et vers la nuit les Ecossois.... prindrent le roy qui moultestoitlasetafflict, j. DE TROYES, Chron. 4465. || XVI* S. Affligé de longue hydropisie.... mont, ii, 26. J'ay aultrefois esté employé à consoler une dame vrayement affligée, id. m, 29t. Il n'est pas raisonnable de laisser et abandonner l'affligé en son affliction sans luy donner quelque reconfort, amyot, Démosth. 3t. Nous souspirons avec les affligés , compatissons à leur mal, chabron. Sagesse, i, 33.

— ÉTYM. Wall, affligî, bossu ; de affligere, de ad (voy. i) et /Ji'jere, frapper. Fligere est le même que le grec TtXïifsiv (voy. plaie). Le latin affligere, ayant l'accent sur /!i, n'aurait pu donner, que par méprise de conjugaison, affliger; aussi ne l'a-t-il pas donné dans l'ancien français. Le verbe y est aflire et le participe aflit, de affliclus. C'est au xvi" siècle que affliger, calqué sur le latin, a fait oublier l'ancienne forme régulière.

tAFFLORINEMENT ra-no-ri-ne-man),s.m. L'ensemble de l'évaluation des fiefs. D'autres gentilshommes ont demandé si c'est mon père ou moi qui paye l'afflorinement des fiefs , terme barbare que j'espère voir bientôt bannir de la langue provençale, MiRAB. Collect. t. i, p. (15.

— ÉTYM. À et florin. En Provence les contributions étaient réparties entre les trois ordres. C'étaient les biens et non pas les personnes qui les devaient. La noblesse répartissait entre les fiefs la part d'impôt qui retombait à sa charge. X cet effet, la valeur de chaque fief était représentée par un certam nombre d'unités qu'on nommait florin. Le florin . monnaie de l'empire , n'était plus en Provence, ni une monnaie de compte, ni une monnaie ayant cours ; c'était une mesure commune qui servait â estimer le prix et le revenu de chaque fief.

+ AFFLOCAGE (a-flou-a-j'), s. m. Terme de manne. Action d'af flouer un navire.

AFF

t AFFLOUER (a-flou-é) , v. a. Terme de marine. Ramener un bâtiment échoué à un endroit où il y a assez d'eau pour qu'il flotte.

— ÈTYM. A et flot.

AFFLUENCE(a-nu-an-s'), s. f || 1° Écoulement

abondant d'eau , de liquides. L'affluence des eaux fit déborder la rivière. L'affluence des humeurs. || 2° Fig. Grande abondance de choses. Une affluence considérable de marchandises. Le bonheur du peuple ne consiste pas seulement dans l'affluence des fruits de la terre, fén. t. xxii,p. 375.Cetteaffluence, ce crédit, cette autorité, ces titres, ces trésors, voilà ce que Dieu abandonne indifl'éremment au vice et au libertinage, BrjRD. Pensées, 1. 1, p. 331. L'auguste maison d'Autriche, où, durant l'espace de quatre cents ans, on ne trouve que des rois et des empereurs et une si grande affluence de maisons royales, avec tant d'Etats et de royaumes, qu'on a prévu, il y a longtemps, qu'elle en serait surchargée. Boss. Wan'e-7'h^mc II 3° Grand concours de monde. Affluence extraordinaire. Au milieu de l'affluence des spectateurs. Il y eut une grande affluence â ses obsèques. Les habitants sortaient des villes et des bourgades en affluence. L'affluence des étrangers dans cette viUe.

— SYN. affluence, concours. Il n'est pas besoin d'indiquer que ces deux mots difl'èrent essentiellement de multitude et de foule, par l'idée de mouvement qui y est incluse. Concours et affluence se confondent souvent; pourtant toutes les fois qu'il importera de distinguer l'arrivée en masse d'une foule ou l'arrivée successive d'une foule, on se servira dans le premier cas de concours et dans le second d'affluence.

— HIST. XVI' s. Et non seulement vescurent en affluence plantureuse de tous biens, ains encores amassèrent ilz de l'argent pour l'entretenement de la guerre, amyot, Timol, 34.

^ ÉTYM. Provenç. et espagn. afluencia; ital. affluen!a;ie afflurntia. de affluens (voy. affluent).

AFFLUENT, ENTE (a-flu-an, an-t'). || 1° Adj. En parlant d'un cours d'eau, qui ason embouchure dans un fleuve ou dans une autre rivière. Le Rhin et les rivières affluentes. || 2° S. m. L'Indre et le Cher sont des affluents de la Loire. La Seine a de nombreux affluents. || Onleditaussi des fleuves qui se jettent à la mer. Le Danube est un des affluents de la mer Noire. || 3° Adj. En termes de médecine, se dit des humeurs qui se portent en abondance dans quelque partie. Sang affluent; sérosilé, salive affluente.

— ÉTYM. Affluer.

AFFLUER (a-flu-é) , v. n.\\i' Couler vers. Les fleuves affluent dans la mer. Le sang afflue vers le cœur. Il 2° Fig. Abonder, surveniren grande quantité. Les biens , les honneurs, tout leur afflue. Voilà pourquoi tout afflue à Paris, i. J. Rouss. Ém. v. il 3° Survenir en grand nombre. Les étrangers affluent à Paris. On affluait à Rome de toutes les parties du monde.

— HIST. XIV* s. Ge donne et laisse à tousjours mes aux paroissiens affluans chacun an en l'église de Juigné au jour de Pasques.... du cange, receptio.

— ÉTYM. Affluere, de ad, à, et fluere, couler (voy. flux).

AFFLUX, (a-flu), s. m. Terme de médecine. Action d'affluer, en parlant des liquides du corps. L'afflux du sang vers la tête.

— ÉTYM. Affluxus, de ad, à, et fluxus, flux (voy. flux).

I AFFOLAGE (a-fo-la-j') , s. m. Maladie des anémones qui les fait pousser en feuilles et les empêche de fleurir.

— ÉTYM. Affoler, t.

AFFOLÉ, ÊE (a-fo-lé, lée), part passé. || 1° Rendu fou et, par extension, qui aime d'une manière folle. Vous ne sauriez croire comme elle est affolée de ce Léandre, moi. Héd. m. lui, m, 7. || 2° En termes de marine, aiguille afl'olée se dit de l'aiguille d'une boussole qui est dérangée soit par le voisinage du fer, soit par un orage.

t AFFOLElvrENT (a-fo-le-man) , s. m. Action de devenir fou et surtout fou par amour.

— HIST. XVI' s. Lorsqu'Apollon vient troubler sa prestresso De son divin et sainct affollement... du bellat, V, S4, verso. Ta raison toujours attrempée Ne veut souffrir estre trompée Par leur mignard affolement [des passions et des plaisirs] , bons.

t . AFFOLER (a-fo-lé ; dans le xvi' s. Palsgrave, p. 23, recommande de prononcer les deux f), v. a. Il 1° Rendre fou, et particulièrement rendre fou d'amour. Il y a de quoi l'affoler. Cette femme l'a af- .

AFF

folé. Il 2* En termes de marine, déranger "aiguille aimantée. Un coup de foudre qui frappa le bâtiment, afl'olala boussole. || S'S'afl'oler, v. rcfl. S'afi"oler de quelqu'un , de quelque chose. Voyez^vous pas de tous côtés De très-décrépites beautés.... S'affoler de dévotion? volt. Ép. 3).

— HIST. XII' s. [Je] Chanterai pour mon courage, Que je veuil reconforter ; Car avec [malgré] mon grant domage. Ne veuil mourir n'afoler, Dame de Fniel datis Couci. Plus est ferms que la piere qui siet sur vive mole; Vicaries est saint Pierre, bien seis, n'est pas ventvole; Duns, presens ne preierejà nelmuetneafole,r/i. /e¥arJ.86. ||xiii*s. Nule autre chose ne demant. Ne me sers jamès autrement. Et lesse ta pensée foie Et le fol Dieu qui si t'afole, la Jinse, 6928. Il XVI' s. Carneades s'en trouva si affolé [de la soif de savoir] qu'il n'eut plus le loisir de se faire-lepoil et les ongles, mont, i, 48t. En espandant toutes ces mocqueries sur cet homme, qui, au demeurant, n'estoit pas guère sage, ils le gasterentet l'afl'olerent encore davantage, amyot, Démétr. 4 7. Ceste passionnée affection de Dionysius estoit un malheur à Platon, car il en estoit affolé, ne plus ne moinsque sont les jaloux de leurs amours, ID. Dion, 4 9. Heureux celui que ta folie [Calliope] affole, hons. 307. Elle vouloit, tant le plaisir l'affole , Tout à la fois desgorgersa parole, id. 642.

— ÉTYM. À et fou (voy. roc) ; provenç. afolir.

1 2. AFFOLER (a-fo-lé), f. a. Blesser, endommager, léser. Ce qui me console , C'est que la pauvreté comme moi les affole, Régnier , Sa(. ii. Il m'a perdue, il m'a toute affolée, la font. Papef. \\ Ce mot est tombé en désuétude.

— HIST. XII' s. Defendez-moi de honte et d'afoler, liane, p. 2. Jà fust Rolantetmorset afolé, ib p. 94. L'on ne doit pas son baron afoler [faire tort à], ib. p. 4 80. Lors verrez vous son corps destruire et afoler, ib. p. 204. Il xiii' s. Miexvosisse, voir, qu'afolé M'eQst l'en d'un pié ou d'un oïl./ffn. 5558. Sunt en terre establi li juge.... Por cens pugnir et chastoier Qui ,por ceste amor renoier , Murdrissent les gens et afolent. Ou ra-\-issent, emblent et tolent, la Bose, 6490. Mes li archiers qui moult s'efforce De moi grever et moult se paine , Ne m'i lest mie aler sans paine; Ains m'a fait, por miex afoier, La tierce floiche au cuers voler, ib. 4 77i . Ne voil ge pas que les gens aiment De celé Amor dont il se claiment En la fin las, chetis, dolant, Tant les va amers afolant, ib 4364. N'ert pas grans los , si con je cuit, Se il les deus enfans afole, FI. elBl. 3020. Si comme se uns hons convenence à un autre qu'il tuera un home por cent livres, ou afolera, ou baiera.... nEAUM. xxxiv, 2. Si est aussi comme s'en me prestoit un ceval de vingt livres sain de toz membres, et il afoloit avant que je le rendisse, ib. xxxiv, I8. Se je l'ai servi de ronci [cheval] sain , et il l'afole tant comme il le tient, id. xxviii, 5. Sur ses piez.... tu acolas [les cheveux] En baisier les, et en mouiller De tes lermes dont feis courcier [courroucer] Dyables que lors tu affolas, i. de meung , Tr. 888. || xv' s. Grand foison y en eut de mors et d'affolés, Bouciq, I, ch. 30. [Messire Olivier d'Auterme et autres] se contrevengerent sur des navieurs de la mort de leur cousin et les découpèrent trop vilainement.... et les renvoyèrent à Garni ainsi affolés.... froiss. ii, ii, 61. Luy sembloit [au roy] que son pays [du duc de Bourbon] estoit foible et que tantost l'auroit affolé, coMM. 1, 2. Il XVI' s. Vous nous affolerez de coups, monsieur, cela est seur, rab. Pan*, iv, 4 6. Et leur sembloit que c'estoit affoler les mystères de Venus que de les osier du retiré sacraire de son temple, MONT, n, 350. Les flesches, pierres et traictz les alloient assener jusques là où ilz estoient escartez au loing, de manière qu'il y en eut beaucoup affolez, AMYOT, Marcel. S5. Hz venoient à deschirer leurs playes davantage, et consequemment à se perdre et affoler eulx mesmes , m. Crass. 47.... Oti'il ne chaloit point aux dieux , si aucun s'estant affolé un pied [boiteux] venoit à estre roy, mais..., m. Agésil. 4.

— ÉTYM. À et fouler; provenç. afolar , afoliar. t AFFOLIR (a-fo-lir), v. n. Devenir fou. Cet homme affolit tous les jours.

— REM. Ce mot est encore dans la i" édition du Dictionnaire de l'Académie. Il est vieux, mais n'est pas tout à fait hors d'usage. Il mériterait de ne pas périr tout à fait.

— ÉTYM. A et fou.

AFFORAGK(a-fo-ra-j'), s. m. Terme de féodalité.

Droit qui se payait à un seigneur pour la vente du vin. Prix mis par autorité de JHstice à une chose vénale.

— BIST, zv* 8. Les religieux ont certain droit

AFF

MinMrial «n Udl"> ^ .:;>;ici:d <lr.>ii

#aflbniK* ou UTeri« runujium.

— tnm. B«*-I«l. uiinragium, nu iia»-lflt. affnrmn, m»\\.Tv un pni, «le a^pour <id (roy. i), et /omm. tr---' ' '■ - -•■ ""• w»UH).

f Amn iiinna de fèwUtliA.

Mettre lai < r4e«.

t ArPOUKJil A l) , ». m. Droit d'u-

Mge qu'on eier'

t ArrOltR«T>:R <* f>. ri .t.;> , r. a. ConcMer un Urull d'un** dam un? fun'I.

Al i-i"), f. m. Droit de prendre

r'i- ■■•* de bois D4o«<aatro pour

'•ntra laabaUianu d'une I : . iii 1,1 iironriété en coin-

tau < !'<ine uiine. ||

TeriJi r chaque fou

OU HUUUO.

— HMT. xnr* f. Donnoni encore aui dix leliirinux l'afTouaffe pour le four, et pour leur affouage de la dite maison i prendre dou mort boys, du

CAKr'- " •■im.

lai. alfnaqium. du havlal. nffoearr ■■ foyer, de ad, k (roy. A), et [ocui,

foyi' I.

f A 1 1 c p I \ I . I ; « K NT (a-fou-a-je-man) , ». m. Terme d'ancienne adniinl^iiratlon. ImpAt payé par feux. Ijbi Ihnclioni défi municipalité!! consistent principalement à choisir et ti. établir dca impositions sufflsantet pour produire l.i somme qu'exige la quotité da leur alTouaKemenI, opération tri*s-.simple, qui rend en quelque sorte l'impAt votonlniro par lo choix de ceux qui doivent lo supporter, mirab. ColtectA. il, p. *^».

— RTYM. Voy. AFTOUAGR.

tAFFOniLLKMKNT (a-rou-llc-man.// mouillées), i. m. Action produite par les eaux dont le courant • fouillé, a dégradé un ravin, une pile de pont, une berirn. Il faut réparer le dommage causé par cet afToiiillament.

— f.TY»l. X et fouiller.

tAFFOUHAfift. ÊE (a fou-ra-lé.jée), part, passé t APPOtTRAGF.R (a-foura-jé), r. a. Donner du

fo<irrag« sec aux bestiaux à l'écurie, tt l'élable ou à

la bergerie,

— HIST. XIV* g. Et quant Grisilidis au vespre revenoit et lamennit s«s oestes à l'hosielde son père, elle les affouragoit, Uénagier, i, «. Que vos bestes soient bien afouragées pour la nuit.tb. ii, s. ||xvi*s. Qu'on se donne bien garde de lesdesdaigner do manger par trop de Ti.mde, comme cela avient quand deiordonnement on les affourage, le trop leur ostant rappelil, 0. ne scniiEs, wi.

— BTYM. k et fourrage.

APFOUKCIIE (a-four-ch'), ». f. Terme de marine. Ce qui sert à affburoher un bâtiment Ancre, cAble d'aflourche.

— ÉTYM. À et fourche.

APPODRCIIË, Ce (a-four-ché, chée), part, passé. Il 1' Oi>i est à califourchon. Un jour un villageois sur son Ane affourché Trouva par un ruisseau son passage l«/iiché, j. b. bouss. Fable. [\ f F.n termes de marine, b.Viment aff'ourché.

AFKniHr.llER (.vfour-ché) , o. a. || !• Mettre X

ri. AfTourchor un enfant sur un .Ane.

rchor. r. réfl. Changé sera lors en rhinoc«ro» L' .»:!.' ''il qu'on appelle Pégase; Et l'on Terra sur w..- • Im rue Maître curé s'affourcher sur son dos, ciiAUL. à Mmedu Haine. || 8' En charpentnria, joindre ensemble deux pièces de bois, dont l'une est à languette, et l'autre à rainure. || 4* En larmes de marine, disposer les cibles de deux ancres en fourche. AfTourcher un bâtiment. || V. n. Le nisseeu affourché. !| S'affourcher, r. réfl. On s'affourehe pour mieux tenir contre le vent.

— fTYM. X e\ fourcher.

tAFFornC, CE (a-fou-ré. r«e), pari, passé.

tAFFOI'RER (.1 fou-ré), v. a. Synonymo d'affourager. Il .«'applique plus spécialement aux bêles à laine. Aflourer le troupeau.

— tTTM. X et /kwrr ou fouarre. paille.

t AFfRAtcniK (a fré-chie), ». f. Terme de marine. Se dit du vent lorsqu'il deTient plus fort.

— «TYM, A et fratchir.

*'''*Al«CHI. IR (a fran-chi. chio). porl. passé. Il ** '~''** affranchis par leur mallre. Les es- «•;*•• y* colooiee angUisas et françaises ont été •Sruehlt. Les Amirieidns du Nord affranchis de I» dMlMttoB de la Onada-Br«agne, AffIrancW do «J» •«Ml. (Doeiai iatarpritaa des lois] Tout l'uni- •?••,' *iy* "** 'OW : «inranoiiis des intéréu •« o» pMMooe, MBS jaui comna sans mains. |

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