‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 84 sur 504 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

— ETtM. ÀlfUno, de aflundrre, de ad, à, et fund<T«, verser (voy. fusion).

AFFCt (a-fu. Le ( no se lie pas : l'affût est brisé, éites l'afii est brisé) , t. m. jj 1* Kndroit où l'on M potto pour attendre le gibier. Le chasseur qui •st à l'affût. U chaste k l'affût. Tirur un lièvre àTaffût. Il Par eitonsion. Ceuxquidovaicatso mettre k l'affût aux cnvironsdel'éronne, iiauilt. Ciramm.h. Il 2- Kig. Etre & l'nffûl, épier le moment favorable

rur faire une choso. Être k l'affût des occasions, est k l'affût de ce qui se dit sur son compte. Cupidité toujours k l'affût. || 8° Pièce ou assemblage do diverses piî'cosdeboisou de métal qui supporte une ' '<" à feu. Je dormit lur l'affût des canons mouri: , , ,. V. iiuoo, Odet,y, 9. || P,ir extension. L'affût d'un télescope. || i* Scie k dicouper.

— ÉTYM. X et ^di. L'accent circonflexe est mis k ce mot et aux suivants , k cause do ^ill ; mais pourquoi noie mot-on pas k ^uloi>, futaille, futé, qui ont aussi /Uf pour radical T i^-fûl, c'cstnij boit.

AFFCTACKfa-fu-ta-i'),». m. |1 1* Action d'affûter, d'tigulier de* outils. I| t*Auonimcnt d'outils néccsiaire* k un ouvrier. || I* Autrefois, action d'affûter un eanon.

— rTYM. AffAirr.

AFFCté, £b (a-fû té, téo), part.pasti. Burin affûté.

APKCtRR (a-fu-lé) ,v.a. || 1* Aigui)«r un outil. Le*

graveur» affûtent ! - ' •" - - crayon, «n

rahlr* la pointe. uxfûuqui

»«rwnl k les mau.'. , ;.„,. u plus propre pour le* faire couper. || 8*Autrefois, affùlerun canon, la dliposor pour tirer; maintenant on dit mettre Mbanarie.

—■HT. XV* ». Et affûtèrent grant nombre d'artill«ri«. OMOL I, ». Il XVI' ». Apr*x, les tfusU justtami i«M contre vcne, nerf contre nerf, spondylo *'"*«*.y dyl» . afnn que il n» fbust torty colly, **•• '••*• », *o. Or niouchet to* n«x, petit» en- ■M, al «oua aultre», vieulx ran»un, affuttex vox "««•^ •« p«M»0M mou ou poy* do aanetoalra, 10. Pngn. |>ani. frif. U médecin a be*oingd»inii, de pièce* pour amister juttement »on da»s> nom. lu, 117. L* gouverneur nommé Mousa . b l'alanM, la» loMau t'amutant «i crient au mar-

AGA

chand-qu'il l'arrMtatt, o'aoB. Hiit. ui, *»». Ou'iU

aient si bien affusté leur cas, que.... cAaL.i, 37.

— ÉTYM. Affût; bourguig. «^««1^. Autrefoi» affuiter avait le tant général do ditnoter : et on trouve dant la i" édiUou du dicU da VAcadémie : affutié (l'f ta prononce) , préparé : Il t'ett affutté pour cela.

AKF^^AC(a•fu-tifl), ». m. BagaleUe, brimborion. Janetaurai» trouver dan» tous vot affûtiaux, UAima. Crispin Jf. il, t». || Terme populaire.

— 6TYM. Affûif.

AWN (afin) , conj. Marque la lin pour laquelle on agit, le but qu'on te propose. Afin te joint k la préposition de, suivie d'un infinitif, ou k la conjonction qur, tuivio du subjonctif. Iltenvoyirenl un courrier afin do fairu savoir. Afin quo cela toit plu» facile. Afin que les mauvais exemples et les mauvais discours ne surprennent point leur ignorance, kliîcii. Serm. li, »»«. La plupart des homme» croient faussement qu'il leur suffit d'être inutilet ou dans l'indigence, afin que la république toit engagée k les placer ou k les secourir, i.a BBDTtBB, 1. Afin de tourner ensuite nus armes contre cet autre ennemi plus puissant, vtx. T(l. XI. Le marchand surfait sa marchandise pour la vendre plus cher qu'elle ne vaut; il a des marques fausses et mystérieuses, afin qu'on croie n'en donner que son prix; un mauvais aunage, pour en livrer le moin» qu'il se peut; et il a un trébuchet, afin que celui k qui il l'a livrée, la lui paye en or qui soit de poids, ix bruy. «. Tu m'as laissé la vie, afin qu'elle te serve, cobn. Iléracl. i, a.

— KEH.l. Peut-on commencer par a/!n de et finir paro/inque? Par exemple, peut-on dire : Afin défaire voir mon innocence k mes juges, et que l'imposteur ne triomphe pas do la véritéT Du temps de Vaugelas, plusieurs blAmaient celte manière de parler. Mais c'est pousser trop loin le scrupule; de bons auteurs ont donné l'exemple de celle tournu.'e, qui a quelquefois de l'élégance en variant la construction. Afin de juger plus sainement, et que nous ne pensions pas que... DESC. Méth. Le marchand fait dos montres pour donner de sa marchandise ce qu'il y a de pire; il a le cati et les faux jours, afin d'en cacher les défauts et qu'elle paraisse bonne, la bhuy. 0. Il 3. Quandon veut meure entre a/in et le verbe qu'il régit une incise, il faut toujours se servir de afin que, et non do afin de : Charles XII projetait de passer l'hiver dans l'Ukraine, afin que, s'étant assuré de ce pays, il pût conquérir la Moscovie au printemps prochain, volt. Ch. xii, ♦.

— SYN. AFIN, poun. Ces deux mots signifient qu'une chose est faite en vue d'une autre, et, dans une foule dû circonstances, ils sont eiaclement synonymes. Il travaille pour s'instruire, ou il travaille afin de s'instruire n'offrent aucune différence sensible. Cependant il y aura des cas où le sens étymologique, qui est dans a/în (k fiu), se réveillera et indiquera un but plus particulier, une intention plus précise. Ainsi, toutes les fois que cette idée précise manquera, il faudra se servir de pour, qui est plus indéterminé. Dans cette phrase : Pour faire telle chose, il suffit que.... il faut que.... il est nécessaire de.... pour est préférable k o/în. En résumé afin ne peut pas se mettre dans tous le* eas ou pour s'emploie; mais pour peut se mettre dans tous les cas où afin est usité, pour étant plus général.

— IllST. xiv* s. Si commo l'armeuricrs lent affin que le cheval soit bien armé; cl le chevalier le vcult affin que il se combate, obesue, Kth. H. Afin quo par semblables guises il peussenl les leur» terres deffendre et gouverner, berciieijbe, f* l. Afin de les chacier de la terre et do les arostcr, ID. 1^ 7, txTio. Il XV* s. Afin que ce soit chose ferme et estable k toujours, Bibl. de* Charut, *" série, t. v, p. 487. Il se commença k aider et escarmoucier d'icrile pelle, afin de pouvoir trouver et recouvrer tes dix chaperon et bonnet, ib. p. 48». || xvi* s. Et si avait, afin que l'entende/. , Son arc alors et ses yeux desbandez, MAnor, I, 344. Par leurs mains seras souslevé. Afin que d'advcnture Ton pied ne choppe et toit grevé Contrôla pierre dure, id. iv, ao«. A fin qu'ils n'attirassent l'ire de* dieux tureulx, ID. l, <o.

— ÈTYM. i et /!«, I. f. picard, ackafin; vermandois. acerfin.

AGA (a-ga), t. m. Chef militaire chez les Turcs. Aga de» janissaire*. Hier.... J'avais quarante agas contemplant mon visage, v. nuoo. On>nf. <«.

AGAÇANT, AîrrE(a-ga-»an. wn f), adj. || fQ\ù ,iv-.ii-.o, qui fait mal aux nerf*. Ce ' i •■«' •■>f->. -ut ' < femme est agaçant» par«on :

10, qui attire. Propos agar.i : I saute*. De* yeux plein* de feu, das regard* «gaçanl*.

AGA

RA1III.T. Gramm. t. Petite bonne agaçante et johe,

i,r '-"ih.

AGASSB (a-ga-»') , t. f. Oiseau apnelé

o:.. — ^:ii pie. Le hasard le* [aigle et pie] a»

tembla en on coin détourné; L'agaça lut i>eur, mai* l'aigle, ayant fort bien dîné, La ra*suie.... la FONT. Fab. xi'i, 4*.

— HIST. xiii* s. Et tout autti comme l'agache Par ton crier et agacbier Nul oltal ne lait»e anicbier Prêt de li, aint les fait fuir....DDCAMGi, agazia.

— ETYM. Uourguig. aiguaitse ; picard, agaclie; lierry, aguiaue, ageatte, égeatie, ouaue; angou mois, ajaar; wallon, aguètt; norm. agate; bas-lal. agaeia, aigalia; provenç. agatsa, gâcha, guaehai ital. 9a>za, gaixera; romagool, ai^ata, del'anc. haut-allem. agalttra, pie; allem. xUttr, tUter ; holland. aaktter, aazter.

AGACÉ, ÉK (aga-sé, sée), port. pané, jj 1' "Ui éprouve de l'agacement. Les pères ont mangé 'le^ raitins verts, et le* denl* des enfants en sont a.- 1-

CéeS, BEBNARDIN DK tT-PlEBBB. Ch. Ind. pTiainb.

Il I* Qui reçoit de* agaceries. Le chat était souvent agacé par l'oiseau, la font. Foi. xu, 2. Le cardinal de Retz avait beaucoup d'esprit; mais il éuil très-laid : ce qui ne l'empCcha pas d'élie apicé par les plus jolies femmes, lice». Princ. de po/t«.

AGACKMENT(B-ga-»e-man), ». m. |1 l' Semalion désagréable produite par le contact des subctances acides, et l'action de la lime et des sons aigus sur les dents. Agacement des dents. Ce bruit me cau!>e un agacement tout k fait désagréable. || S* Irritation légère. Agacement des nerfs.

— HIST. xiii* s. Se vous volés removoir le aaccment des dons qui tovent avienl.... alebband. Régime, P" 37, verto.

— ETYM. Agacer.

AGACER (a-ga-sé. Lee prend une cédille quand il se trouve devant un a ou un o), c. a. || 1" Causer de l'agacement. Ce bruit agace les dents. || 2* Agacer les nerfs, causer une irritation intérieure. || 8* Kigurément, faire des agaceries. Je voudrais qu'on le* agaçkt pour les exciter k parler, j. i. nouss. Ém. v. Las de l'avoir inutilement agacé sur d'autres sujets, HAHII.T. Cromm. 4. Mme Dupleasis agaçait ma fille; ma fille la lialtait, s6v. 70. Au talon ou sur la pelouse, Laure, jamais ne m'agacez, neaAHO. Panes, ;. /!/;<■». Il 4* S'agacer, c. r(!/I. Devenir agacé. Cette femme s'agace d'un rien. || S'agacer l'un l'autre. Quel plaisirde.... Mangersur nos genoux nos fruits et notre pain, Nous agacer du coude et nous prendre la main, lauart. Joe. a, 34S. Et plus loin de* valets l'un l'autre s'agaçans, boil. Sat. vi.

— REM. Boileau a accordé ce participe présent, suivant en cela l'ancienne règle qui le traitait absolument comme un adjectif; depuis, la grammaire a changé; et, en des cas pareils, ce serait aux poètes k voir s'ils veulent ou non suivre l'archaïsme.

— HIST. XHi* s. De la noii [ils] vont rongeant l'cscorce, Mais ne savent qu'il a dedens; Péchez leur aace les dcns, taint Uocnde, éd. babbazan, i, 277. Paulonniers qui.... Et le descirent et apaoent [un fou], Amaditet rdoine,ms. «»8-.||xyi* s. Les Israehtes,ayan5 esté longuement affligez de diverses cabunitoz, avoyent un proverbe commun, que leurs pères avoyent mangé du vert-jus, cl que les dern des cnfans en cstoyent agacées, calv. tnstil. a»7 Avoyt il mangé prunes aigres sans peler? avoyt li les den» csguasséesT «ab. Pont, iv, nr:r .- > •; le* agaoea tant enfln par ses parole* ;

3ue.... MONT. I, S51. Le* viandes aigre* a^—.^ ents, 0. DR siRBES, p. 90t. Il meroulut rolontiers agacer, palsgr. p. a&7. Les arquebuzada* et les zagayes des Mores qui agaçoient k tout» heur» l'armée.... brant. Coua»(.

— ÊTYM. Norm. agnurr, crier avec aigreur; picard, (ij/jz-hcr, ofli.

000(101,' ital. Kpicr. Mi mol de l'iLi' .^ le sen!> ' dents; mais uym. r ' • • - ' pas une origine il"

cien haut-allemati !

poursuivre, barce

ce qui a permis di

a beaucoup pour 5 a it faut fain: eulni

en considération forme nncrr; elle ?:-

s'explique ou

d et un r.-i :

ner, et.- . ; ...

gardé ; 11.

'■■■■■ " .M.n: lom-

lires eotr

. ' < j,. thèse OOD

I duirait k coMidérer aaeir coma» (orioé de o^ocf

AGA

AGE

AGE

rt

pie, par cette suppression très-commune d'une consonne intermédiaire et non commençant le mot. En Normandie, on dit qu'un oiseau agace, en parlant de ses cris quand son nid est attaqué, et les ■vers cités au mot agasse établissent cette dérivation. La série des sens serait agacer, crier comme la pie qui chasse les autres oiseaux, puis piquer, exciter, provoquer, et enfin irriter les dents. Près Paris, on dit aguicher un chien. Comme on voit, ;I y a doux étymologies en présence : le verbe allemand haijan et le mot français agace. Dans Olivier de Serres, on trouve agassin avec le sens de bourgeon venu sur le bois dur (p. J 70) et avec celui de cor au pied (p. 969) ; ainsi dit, dans le premier cas, parce que le bourgeon venu sur le bois dur a quelque chose de hardi et qui provoque ; dans le second , parce qu'un cor au pied est quelque chose d'agaçant.

AGACERIE (a-ga-se-rie) , s. f. Mines , manières, paroles par lesquelles on cherche à attirer l'attention. Elle lui. fait des agaceries dont il n'est que plus dépité,!. 1. Ronss. Ém. v.Il y a un air d'agacerie au travers de tout cela, sév. 35. Elle m'écrit mille agaceriespour lui, m. 637. Donnant tête baissée dans les premières agaceries de l'invincible Germaine,hamilt. Gramm. 6. Mme du Châtelet ne sait comment répondre à ces ' agaceries séduisantes, VOLT. Lettres, Pruss. 4g.

— REM. On distinguera soigneusement agacement et agacerie. L'agacement est une sensation désagréable des dents, des nerfs. L'agacerie est une provocation agréable et piquante qui, se disant surtout des femmes, a cependant aussi d'autres emplois.

— ÉTYM. Agacer.

t AGAILLARDin (S') (a-ga-Uar-dir, Il mouillées), V. rép.. Devenir plus gaillard.

— ËTYM. À et gaillard.

fAGALACTlE (a-ga-la-ktie) , s.f. Terme de médecine. Absence de lait dans les mamelles.

— lîTYM. Aprivatif,etY«>.a,lait.On trouve quelque fois agalaxie; mais c'est une mauvaise orthographe.

AGAME (a-ga-m') , orf/. Terme de botanique. Se dit desplantes auxquelles ou ne connaltpoint d'organes sex!iels,tels que certains champignons et des algues.

— ÊTY5I. 'Ayatio;, de a privatif, elyânoc, mariage (7!jvov..NnRB).

AGAMI (a-ga-mi),s. j». Oiseau de l'Amérique méridionale, de la classe des gallinacés. On apprend aux agamis à faire àpeuprèsceque font nos chiens, nuFF. Agami.

t AGÀMIE (a-ga-mie) , s. f .Terme de botanique . Etat dasplantes agames. L'agamie est une subdivision do la cryptogamie. Dans la cryptogamie la fructification n'est que cachée; dans l'agamie les plantes sont ou paraissent dépourvues de fructification, et se reproduisent au moyen de propagules.

— ÊTYM. Voy. AGAME.

t AGANTEU (a-gan-té) , v. a. Terme de marine. Prendre, atteindre, saisir.

AGAPE (a-ga-p'), s. f. Repas que les premiers chrétiens faisaient en commun. Vous voyez que la communion était générale, commeles repas nommés agapes, fén. t. xvu, p. B05. Les bénéfices réguliers durent leur origine aux agapes, chateaub. Génie, IV, III, 2. Il faut, quand on fait le repas des agapes, envoyer les meilleurs plats à l'évêque , volt. Phil. ii ,

— F.TVM.'AYâTtri, amour, amitié.

AGAPÈTES (a-ga-pè-f) , s. m. et f. phir. S'est dit

jadis de clercs que des religieuses gardaient parmi elles dans ieurs couvents, et de filles ou veuves que les moines gardaient dans leur couvent parmi eux.

— ÉTYM. 'AyaroiTÔç, digne d'être aimé, de àfâm] (voy. aoape).

AGAllIC (a-ga-rik), s. m. On donne ce nom à ;..usieurs champignons dont quelques-uns appartiennent au genre bolet, caractérisé par un grand nombre de trous sous le chapeau. On trouve parmi les agarics des champignons recherchés comme comestibles, tels que le champignon de couche, le mousseron, l'oronge, la morille, et de très-vénéneux, tels que la fausse oronge. Deux agarics sont employés en médecine: <" l'agaric blanc ou bolet du mélèze; c'est un violent purgatif, il est émétique aussi; on ne l'emploie plus guère qu'en médecine vétérinaire ; 2° l'agaric de chêne ou bolet amadouvier; c'est l'agaric des chirurgiens, dont on sert pour arrêter les hémorragies; il agit en s'adaptant exactement à l'orifice des vaisseaux et en favorisant ainsi la formation d'un caillot.

— msT. xvi" s. Apozemes apéritifs et relaxatifs de séné, agaric, rhubarbe, paré, ix, aj.

— ÉTYM. Agaricus, àfapixév , d'Agaria, d'après Dioscoride, ville de Sarmatie, où ce champignon abondait.

f AGARICE (a-ga-ri-s') , s. f. Terme de minéralogie. Variété de calcaire blanche et spongiaire, nomméf ai'ssi agaric minéral, farine fossile, moelle de pierre et lait de lune.

AGASSE (a-ga-s') , s. f. Voy. agace.

f AG.\SSIiV,s. m. Bouton de vigne qui estplacé le plus bas et d'où il ne sort jamais de grappe, (voy. l'étymologie d' agacée).

AGATE (a-ga-t'),s./'. || 1° Variélédequartzou cristal de roche ; c'est de la silice à peu près pure, à, cassure terne et cireuse, de couleurs variées après le poli. Ces pierres, soitagates, soit espèces de marbres et de cailloux, sont fort communes, volt. Sing. Il 2° Tout ouvrage en agate. Il y a dans ce musée une collection d'agates très-précieuses. |1 3° Instrument dans lequel est enchâssée une agate, et qui sert à brunir l'or.

— HIST. XIII" s. Et ciers bericles et filâtes, Jaspes, topaces et acates, FI. et Bl. 059. || xvi' s. Acathe où du soleil le signe est imprimé.... Cher présent que je donne à toi , chère guerrière, rons. 244. Tertres d'agathe blanc, petits gazons de laict, iD. 286. De tels vers fut son epitre achevée, Puis la scella d'une agathe engravée, m. 633.

— ÉTYM. 'Axâtr,;, agate, ainsi appelée d'un fleuve de Sicile, près duquel <;ette pierre abondait.

f AGATE, TÉE (a-gaK, tée), adj. Qui contient de l'agate. Jaspe agate.

— ÉTYM. Agate.

f AGATHE (a-ga-f), s. f. Nom d'une fleur. De cette fleur il passe àl'agathe, labruy. 13.

t AGATHÉE (a-ga-tée), s. f. Arbrisseau d'ornement, à fleurs bleues du Cap.

t AGATIFÈRE (a-ga-ti-fê-r*) , adj. Qui contient de l'agate.

— ËTYM. Agate et ftr, de {erre, qui porte.

t AGA TIFIE, ÉE (a-ga-ti-fi-é , ée) , adj. Transformé en agate.

— ÉTYM. Agate et fieri, devenir, passif de facere (voy. faire).

t AGATIS (a-ga-ti), t. m. Dommage causé par des bestiaux dans les héritages des voisins.

— ÉTYM. A et gâter.

I AGATISER (S') (a-ga-ti-sé) , v. réfl. Se transformer en agate. Pierre agatisée.

— ÉTYM. Agate.

t AGATOÏDE (a-ga-to-i-d') , adj. Semblable à l'agate.

— ÉTYM. Agate eteISo;, ressemblance (voy. idée). AGAVE (a-ga-vé), s. m. Terme de botanique. Genre

de la famille des amaryllidées , qui a le port des aloès , mais qui est propre à l'Amérique du Sud. Une espèce s'est naturalisée sur les côtes de la Méditerrar^e, on l'appelle pitte ou aloès. Les faisceaux de fibres des feuilles servent à faire des cordes. L'agave vivipare s'élevait plus haut dans les criques salées, et présentait une forêt d'herbes de trente pieds perpendiculaires, CHATEAUB. Yoy. en Amérique, HT.

— ÉTYM. 'AyauTi, admirable, de (XYajj.cxt, j'admire, f ....AGE, suffixe indiquant d'abord la disposition

à : voler, volage; puis, de là, l'emploi, l'action de : affiner, affinage; ombre, ombrage; assembler, assemblage.

— ÉTYM. Le suffixe latin aîicws ; provenç. atge; ital. aggio; composé lui-même de at, qui est le suffixe du participe passif, et de icus; ainsi «mbra, ombre, umbratus, qui est ombragé, nmbraticus, qui a beaucoup d'ombre.

t AGE 6i.-i') , s. m. Partie de la charrue destinée à transmettra lu corps de l'instrument le mouvement qui lui est donné. L'âge est horizontal ou incliné, droit ou courbe.

— ÉTYM. Age,àa.ns ce sens, doit tenir à un ancien mot français, agiot ou agiau, qui a eu le sens d'affiquet, et dont l'étymologie est inconnue.

ÂGE(â-j'),i.m. Il 1° Durée ordinaire de la vie. L'âge de l'homme ne passe pas communément quatre-vingts ans. Il faut épargner le temps de la -"unesse ; celui qui reste au fond n'est pas seulement le plus court, mais le plus mauvais et comme la lie de tout l'âge, Boss. Pcnséei chrét. 3i . || Àgc d'homme, l'âge viril : Quand cet enfant sera parvenu à l'âge d'homme. 1 1 Âge d'homme , la durée commune de la vie : Il n'a pas vécu âge d'homme. H 2" Temps qu'il y a qu'on est en vie. Celui qui continue de cacher son âge pense enfin lui-même être aussi jeune qu'il veut le faire croire aux autres, la bruy. U. Eh! quel âge avez-vous? vous avez bon visage, rac. Plaid, i, 7. L'empereur Chattes VI mourut au mois d'octobre tTio, à l'âge de 55ans,VQLT. iouiiXir, B. Il Une paraît pa.?son âge, il

ne parait pas avoir l'âge qu'il a réellement. HS^Carrièu de la vie que l'on a à parcourir et qui a un commencement, un milieu et une fin. Les progrès de l'âge; avancer en âge; mon âge avance. Être à la fleur de l'âge. Louis et Thérèse Passeront leur âge en ces lieux, rac. Poésies. ). Ce peu d'heures saintement passées parmi les plus rudes épreuves, tiennent lieu toutes seules d'un âge accompli, Boss. Duch. d'Or. Plus nous avançons dans l'âge, m. Pén. 2. Ce vice [ l'avarice] est plutôtl'efl'et de l'âge et de la complexion des vieillards, qui s'y abandonnent aussi naturellement qu'ils suivaient leurs plaisirs dans leur jeunesse ou leur ambition dans l'âge viril, la hruy. <I. Qu'un long âge apprête aux hommes généreux Au bout de leur carrière un destin malheureux! corm. Cid. Il, 9. Mais dès que le long âge Eutglacé le pauvre animal, La même cuisine alla mal, LA FONT. Fab. x, 4. Les vieillards étonnés de voir ce qu'ils n'auraient osé espértr dans la suite d'un si long âge, fén. Tél. xiii. Ce n'est pas une honte ni une faute â un jeune homme que d'épouser une femme avancée en âge ; c'est quelque fois prudence , c'est précaution ; l'infamie est de.... LA BRUT. fi. Et quel est ce temps [de la grâce]? Une conjoncture favorable que Dieu ménage ; un âge plus avancé et plus mûr , où le feu de la passion commence à s'amortir, bouhd. Périr sées, t. I, p. 281. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir. Dans mon sein ne saurait vieillir : Comme l'âme, elle n'a point d'âge, LAMART. Médit. 1 , 9. Quand l'âge dans mes nerfs a fait couler sa glace, corn. Cid,i, 7. Vous perdez le respect : mais je pardonne à l'âge, id. ib. ii, 7. Mais je suis né robuste et n'ai point passé l'âge, A. cnÉN. 52. Les fils des dieux n'attendent presque rien du temps et des années ; le mérite chez eux devance l'âge, LA BRUY. 2. Il 4° La duréed'une génération. Ce vieillard dans le chœur a déjà vu quatre âges, EOiL. Lutr. i. Ce vieillard qui a vécu trois âges d'homme, fén. Tél. xv. Il lui racontait toutes les aventures de sa jeunesse et tout ce qu'il avait vu faire de plus remarquable aux héros de l'âge passé, ID. ib. XV. Il 5° Les diverses époques de la vie. Chaque âge a ses plaisirs , son esprit et ses mœurs, BOiL. Art poét. III. Tous les âges, tous les états changent quelque chose en nous : quand sera-ce que nous changerons pour la vertu ? boss. Pensées chrét. s. Le for ne connaîtra ni le sexe ni l'âge , BAC. Esther. i, 3. En cet âge penchant Où mon peu de lumière est si près du couchant, malh. vi , 31. Il Bas âge, jeune âge. Son fils encore en bas âge, BOSS. Hist. I, 9. Laissant des enfants en bas âge, ID. Hist. m , B. Plût au ciel que, dès l'âge le plus tendre et dès les premières années de la vie, on travaillât à se purler de la sorte ! bourd. Pensées, t.i,p. 367. Il Le bel âge, la jeunesse. Toi-même, fi mon fils , qui jouis maintenant d'une jeunesse si vive et si féconde en plaisirs, souviens-toi que ce bel âge n'est qu'une fleui qui sera presque aussitôt sécbée qu'éclose, fén. Tél. xix. || Moyen âge, âge intermédiaire de la vie. Un homme de moyen âge. Et tirant sur le grison, la font. Fah. l, <7. Aussi a-t-on remarqué que c'est dans le moyen âge que les hommes sont le plus sujets à ces langueurs de l'âme, à cette maladie intérieure, à cet état de vapeurs dont j'ai parlé, buff. Nature des anim. || Âge de raison, âge mûr, âge avancé. || Sui l'âge, sur le retour. Le prieur, déjà un peu sui l'âge, était un très-bon ecclésiastique, volt. Ingénu, *. Quoique père de famille, et déjà sur l'âge, M. Caffe s'obstina à rester sur le pont, chateaobr Itin. m, 91. Il Âge critique, âge où les femmes cessent d'avoir leurs règles. || En particulier, l'âge requis par les lois pour certains actes, certaines fonctions. Elle ne peut pas se marier, parce qu'ellp n'est pas en âge. Lettres de bénéfice d'âge , de dis ■ pense d'âge, lettres par lesquelles le prince accor dijt à quelqu'un le privilège de posséder, d'exercei une charge avant l'âge prescrit par les lois. || Président d'âge, celui qui, provisoirement, préside une assemblée, parce qu'il en est le plus âgé. || Être d'âge à, en âge de, avoir un âge qui permet de. Ils assemblent les hommes en âge de combattre, FÉN. Tél. X. Il était en âge de se marier, corn. Ex. de Pomp. Que prétend-il que vous fassiez '? n'êtes-vous pas en âge d'être mariée? mol. L'Am. méd I, 4. Il Etre entre deux âges, n'être ni jeune ni vieux. Elle était entre deux âges, d'une figure fort noble, J. J. Rouss. Conf. ii. || Famil. Être d'un certain âge, n'être plus jeune. Elle est d'un certain âge. Un certain âge est un âge trop certain. La dévotion vient à quelques-uns, et surtout aux femmes, commeuue passion ou comme le faible d'un ceifai;^

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w.tUcD i- „ ; T«r«e d'i^i

à» la luM , la tempt qui l'Mt 4coiil nourtUeiMnl de U lune. || f l'a:

ne ui« il l'on ne >1e'rait pu faire un \>e\i ] d'etteniton k rt^e (lu l»ii fnii temp> depuis tc'i Il eet tenu aui n i. i. noi-fis. fim. i.

Il I- KiK. L'amour !.lKe , il est lotijoun

MiiMnt , TA'' '"tir musulmane

estiMndrrri ■, i. || Itt" .S.pl.

Ixs «lAde» Ail 'iiin Ici (lif-

MrenU tffe* de U ! "iKe» (1« la

monarchie. De lor' ri*volu-

tonsd'tgeeei de t' 'ir,

•lie [là religion cht le.

•OVM). Pifuiet, I. 1, p. ::tii. J > '■\ge

■tranea Im ralnm, Nrp«ul pin 'im

dJN' / ni. Ij!< «iges lui n. r.iiw-.'iont

qi, Mil point, il meiuit mut en pé-

ril. 1 , contre ion deiaein , une li-

eriK 'Kts lairanta, kms. Keinr d'.tn-

gUurii . , élèbre lei ouvrages An delà dc-i

tetnp* et des Iges, rac. Kilh. m, ». Tu cessas de perler : l'ouMi, U main des âges Usèrent ce grand nom empreint dans tosourrages, umart. Médit, i, tê. Il 11* .V. ting. Le temps présent. Il est le vrai héros de notre Age. Vous qui ne pouvez souffrir vos Mree, sans doute que vous êtes parfait et le seul parfait; k vous entendre, vous devez élro le modMo ria votre ftgo, eoss. Pmtfes ehrél. < s. j) U* L'Sge du monde, le temps qui s'est écoulé depuis la création. Il IS* Las qtiaire âges du monde , les quatre périodes Imaginies par les poètes , ot qu'ils ont dé.signécs sous les noms d'Age d'or, d'Age d'argent, d'âge d'airain, d'Age do for. On dit ligurùment un Age d'or pour dé.iignor une époque de pro.spérilé; et un Age de fer pour désigner un temps de guerre et de calamité. Un dos captifs ivvait ramené l'Age d'or dtins ces déserts, rt.s. Tfl. ii. Mttifiz votre gloire à renouveler l'Age d'or, in.tfc.ixiv || 14* Le moyen Age, to temps qui s'est écoulé depuis la chute de l'empire romain j jsqu'k la prise do (".onstantinople par Manomni II. Il 16* Kn géologie, A^e des terrains, Age des diverses formations de roches; ordre de succession des substances minérales stratifiées. |{ 16" D'Age m ifn.l/xM adr. De siMe en siècle, de génération en génération. Les .secrets de la nature sont cachés ; le temps les révèle d'Age en Age. Ce souvenir sera conservé d'Age en Age. || 17* Frov. L'Age ti'est fait que pour le^ chevaux, c'est-à-dire, peu importe l'Age qu'on a pourvu qu'on le porte bien, ou encore il est d'un mal appris de parler d'Age devant des personnes Agées.

— STN. 1 NOTRI! AOE, X NOS ÂGES. \ POS Age.s On

n'est plus bon pour.... dites : À notre Age on n'est plus bon pour.... Co substantif n'a de pluriel que dans ceseiemples ci : Icsqiiatre Agesdo l'homme ; l'homme entre deux Ages. etc. c'est-à-dire lors<iu'il désigne une dee époques principales do la vie humaine, et non un des points si nombreux marqués par chaque année. Ce qui fait que la locution à ni s Aga est mauvaise, c'est qu'au fond il ne s'agit que d'un .seul iga, eelol que voas et moi nous avons. Mais un bonrM de m ans qui dirait à un adolescent de 20 ans : X nos Ages la vie offre des aspects bien différenla , parierait correctement ; car ici il s'agirait réellement de deux Ages différents. Ainsi dans lk- •AOI, la Tontint, t« : Pour moi je n'aurais jamais pfnsé à Mlle Marlane , à catue de la disproportion

— RW. 1. Aageaété de trois syllabes dans l'aneitBMpo«ai«; il n'a cessé de l'û»re, et U contraction rfn« ilpiiT 4 ne s'est faite, bien que l'ancienne ori' it>risttt,que rers le xv siècle. || S. Age éia ' .vent da féminin au commencement dn ïvii* siècle. Que d'hommes fortunés en leur

A(fe prvmlKre.... haut, i, a et de qui les yeux

Font un visage d'or à cette âge ferrée, id. i, *. Outre l'Age en tous deux un peu trop refWidie, Cela sentirait trop sa Un de comédie, coai». la Galerie du valais, V, a.

— rasT. n* ». Qgi dttrarat à trestoot ton edage. Cfc. * IM. jx. Il ttf B. Amm rje] vel mieux de- '•"•Jfwoo ••«# (Boorir avant le temps] , 1*. n.

^BP*!.?' *^ '■^* ^'""I 1"'«" ««îrtout mon •■••U»! «• pataM asMi lui et s'amour wrvir. «*•;«»• T*«tt eliftéa et li home d'eage Oui m .miBonaeCMMaB Maaainront. oonma, Romanm; p. M. ctnH.M Mi»4l «d trwtoat laoa aag«, 1 m mumx )mn M«e, teo (sMsi

AGE

■ ' ■ 1' m. Jofncs [jet;n.-' '■"•" '1 do poi |

rm s .efi».Vieui ■tbien 1

'iM'S. Nous I autre- I

i|uelo l'io i-^t 111 cascun jor V. (Ml vintiu^ino an do mon r» prend le paago De» Jones ■;« nuit.... (a iloj«, îf. lienct li pies en l'eait. dus<iu'à l'aage • ■. >iw. i.ii . ■ '"" que li sires

/: du con'i tant que li

.•liiL". vciii,. .-.. «.•««. ID. Xll. I". M-lil 1,11 ilnit

Boncorsgardoren choscun aigo, a: 'i .

(• ■! .,T.n. Il XIV S. Et en aucun ■ 1

lussi comme la nature de l'eago on fust ■-m, Eth. <8!>. Et à ceulz qui sunt en eage aouvrain. o'esl à dire moien , amis leur sont nécessaires k leur bonnes allions accomplir, ID. ib. s»». [Majorité] toulefoiz qu'il plaira au ditDaurri, lui venu en aaigc, ou k son tuteur ou cuieur, Dt; CANOiî, angiatus. So nous leur voulons donner aaife, par quoi que il fus.sent hors detutirie, id. tft. Il XV* B. Qu'est devenu lo temps où je cuidai, Quant je me vi l'n l'aage de viot ans.... e.deschamps, A'r- 'nirt de la jeunette. Le jeune comie Ixiuis de Flandre qui point n'avoit quinze ans d'aage.... froiss. I, I, 310. L'ancien aage du duc Philippe lui flst endurer ce pacienmenl , coim. 1, i. F.stant en assez jeune aage, id. jv,». )' -vi* 3. Les enfans d'aage, qui ont esté circoncis jut 'Jguré seu:ement les enfans spirituels qui sont régénérez par la parole de Dieu.CALv. [nslit. iu77. L'homme d'a;igc [par opposition au petit enfant]. Les grands d'aage [mémo sens], id. ih. «osa. Les gens d'aage [hommes] doivent esfre instruits et rroire avant qu'eslre baplizez, in. ib. (OHO. Les années enclouses entre cesle cagp courante, l'an lBr,o, hab. Panl. v, prol. Voire, en la saison la plus licentieuse de mon aage, mont. 1, 77. Les pensées sérieuses d'un homme d'aage [homme fait], iD. i, «90. Une femme hors d'aage, id. 1 , 22a. L'aage doré [d'or], m. 1, 235. En ces nouvelles terres descouvertes en nostre aage, id. i,228. .l'ay restitué plusieurs pa-ssagi s par conjecture, avec l'aide de qiieliiues uns des plus sçavans hommes dn cestcaageeii 1 tires humaines, kuyo-! J'rif. xxv, i>i. F.slant jà sur son nage, il disoil ordinairement ce vers : Jedeviens vieil en aprenanl lousjours, m. Snlon, 3. Ceiilx qui cstoient en aage de porter les armes, id. Péric. 24. On estimoit chascun desdiLs ouvrages devoir à peine estre parachevé on plusieurs aages, id. ib. se. Un dcsir plus ambitieux que ne portoit l'aage en laquelle il se Irovoit alors, id. Jfarul. 40. Prenant en mariage une fille , qui n'estoil ny de maison convenable à .sa dignité , ny d'aage sorlaiile k la .sienne , ID. Àritt. et Cat. «2. Aage est un cours ou espace de la vie, par lequel la constitution et température du corps, de soy raesmc, sans survenue d'aucun accident, est changée évidemment, PARI!, Inirod. V. Aage viril ; aage caduque et décrépi tée, id. ib.

— f.TYM. Bourguig.ni'ff''; picard, aeh« ; provenç. atge; d'une forme bas-latin non con.servée, rtaticum, dont le sens propre serait accumulation d'âge, comme ombrage, do umliraliaim , e.sl accumulation d'ombre, /f" (alicum vieiitde.»(a*,qui est pour .rritai, de irtum, âge, siècle, en grec oiiiv (voy. rternel). yKlat avait, par .rtatetn. donné directement dans l'ancien français les formes eded , <«' , eé , usitées concurremment avec ooffc, (■ayp,edaj;f, et correspondant aux formes provençales état, edad, espagnole edad, il.ilienne eli}. Toutefois il y a une différence à noter; tandis que ces mots des autres langues romanes sont, c<immp ii« doivent être, féminins, vu qu'ils viennen' ■■ né, té, eded. du vieux français, sont < it mn-sculins. par une faute manife.ste qui .-.ui.ji. .^u un mot barbare .rtainm.

AGC,RK (»-jé,jéc), adj Quia un certain nombre d'années. Un enfant Agé de dix ans. Un homme Agé de trente , de quarante , de cinquante .ins. Ijp* plus ji-unes enfants conduisent les moulons dans les pAtur5i^es;les autres, qui sont plus grands, mènent déjà lu» troup<<aux; les plus Agés Uimurent avec leur père , fiîn. Tfl. xii. || Absolument. Qui est avancé en Age. Il parait plus Agé qu'il n'est. Sésostris qui était fort Agé, fUn. ib. il.

— HIST. T '"Tiaine onze est que li hoirs

malles est : ur], par nostre coustume.

quant il a , ns ,irni.i-.l,= pHr [)»] femme

quant Ole a douze an^ . bratm. xv. M.

Il XIV* s. Une choeo est ! ' m enfant qui n'est

pw tarribla k un homme aagey, 0M»n, Bth. w. Notta panoonM. maasira Jean de Hod«M. daoM

AGE

wjii' ;

fussent nez, ijuoy qu'ilz suicni i>ur-aagez, demeurent toujours enfans, akyot, Préf. \ii, J*.

— ÉTYM. Age.

t AOKASSE fa-jea-s'), t. f. Pis^bche grise.

.\"' ' ' " .'.f. Il l'Emploi, charge d'agent.

l\: ■•c<'tle compagnie. || 3* Ancienne

foiici.in .i.'i^iM lU cU'rgé. L'abbé 'i'' ■■ ■•:"!'t

plu au roi dans l'exercice de son ag'

ST-MMON, n.t 4'i I '.,I,V. do Maule\;.. ■ .i

deux ag< ' suite, id.Ssi.sv. Appelé

à l'agonc ;. périlleux, où l'auiorité du

gouvernenii-iit mal air<;rmie ne laissait espérer aux droits de ITglise qu'une faible protection, il ne fit parottre ni moins do zélé, ni moins de fermeté, MASS. Ffflarf.

— RTYM. A'ienl.

AOKNCft, Ek (a-jan-»é. sée), pari. paui. || !• Arl^n,./, , - ...„,..,-.... ~,.i ,-.-..-/..• ii2'KaœiIiire-

mf: ' agencé.

.\(.i..M.l..MI N I ;....:. .. .. ,. 1* Action

d'agencer. L'.ir les os est une chose admi-

rable. L'agonci: uots. Il 2* En termes de pein-

ture, arrangement (li.-s groupes, des figures, ajustement des draperies, dis|iusition des accessoires.

— HIST. XVI* s. C'est un bel et grand adgenccment sans double que le grec et le latin, mais on l'acheté trop cher, mont, i, (93.

— ETYM. Agencer; provenç. agentamen.

AGENCER (a-jan-sé. le c prend une cédille quand

il est suivi d'un a ou d'un 0), e. a. || 1* Ajuster, mettre en arrangement. Kv^nr^r i.iu' r<l-i l,. inipm possible. Il 2' l'ar ext ■

grâce, agençais mon vis,ik' j !,u

termes de peinture, arranger des grou|>es , des ligures, ajuster les draperies, dispo-scr les accessoire». Il 4* S'agencer, r. réfl. Do rubans piolés s'agencent propr -ment, RÉGNIER, Sat. IX. On a licau s'agencer et faire les doux yeux, id. Sat. un.

— HIST. XIII* s. Quant li rois voit qu'il velt te

cicr.Si commença à agcncier. Si li rosp '■ — ' -n

Ren. 8412. Or en ferai apareillier Toi: u

chapel;F.lpor •'('■•"'-'■-l'plusbcl.... I.' . - . x..s. En milieu li 1 li enfes petis; Il ot assez

menguiet.ne f< ;Kegarde lesllorinsgaune«

[jaunes] et agensis.llnud. de Seb. i, <072. Aletaire a k nom le paen dont je di ; N'a que dix huit ans, le corps a agensi, Cuetcl. iB729. Le beau chemin qui tost adresse Tous cculx qui y vont , et agence En tout honneur, c'est diligence, bruyant dans Uenagier. t. ii, p. 20. || ivi* s. Les contenances et façons simpbs.rt mal agencées des escoliers, au prix des honnosletez. courtoisies et deitcritez de cos jeunes gentilshommes, langue, (Jî. L'on voitcomraunemcnt les maisDns des simples bourgeois cr marchans (mesmement es pais basj si jolment agcncéeset depeu, que les nobles devroyen lavoir hori< de tenir les leurs si salles, in. i««. Les imrtii'-teur' fhinçois ne se sont pas seulement ' ■ ■

agencer leurs traductions, mais on! n

m. 13». Los Parthes laissent rr ii-

k la modo des Tartares, sans 1' net

aucunoment, amtot, Crattut. ■ rrc

et rebours que soit le lieu .' si

peut ncanlmoins ageancer, o. . : .

— ETYM. Picard, agincher; wallon, ajnncener ; provenç. agensnr, plaire, embellir; calai. ageniM'; anc. ital. agenxare; de d (voy. i) et ^«iil (voy. oent, adj.) ■■ rendre gent, gentil.

AGENOA (a-jin-da) , I. m. Petit li- ■"• h

noter les choses qu'on doit f;»ir«. l'o . in-

cipale affaire; je ne l'ai !> - ni'ni .igenda,

LKSAOB, T\tre. m. ». MX • mendas.

— CTYM. Agenda. chos.-> .j.ii .....-, • • '•"- f- los, participe fnlnr passif de agrre, fai:- ;a).

t AGENnE (ajan-<l'), t. {. \\ 1' "on

munie pale. ICncc lemps l'ancienne m: ..in-

gée, Boss. Var. (5. jjTcrmc aujon: i<ilé.

Il t* L'office des morts en neuf leçons chez lesctiartreox.

— KTYH. Vny. AOIE.

t AOf.M-'siE (a jé né-r.ie) , t. f. Terme de médecine. Impossibi.ité d'engendrer.

— fiTYM. A privatif, et t<v«<»k, génération (voy.

.M.i Mil II lE.EE(a-je-noii-llé .liée, fi mouillées), part. , ..-^: . ':::iii Ucux ageuouillés. Statue agenouillée.

fAGICTOCILI.KM'Krrr ( aJ6-nou-ne-man,« mouil léM.et non a-j»-aou-ya-man), t. m. Actioa da s .^ genooiUar.

AGE

AGG

AGG

— HIST. XVI' S. Si par le mot agenouillement l'afiostre sigiifloit la vraye adoration que rendent les fidèles à Dieu, calv. Inst. 628. Quant aux testes nues et agenoiUements qui sont ordinaires devant la face de nostre roy, cahloix, ii, 2.

— ÉTYM. Agenouiller ; provenç. aginolhamen. AGENOUILLER (S") (a-je-nou-llé, Il mouillées),

V. réfl. Se mettre à genoux. Il s'agenouille toujours sur la pierre. 6'agenouiller devant quelqu'un.

— REM. Des auteurs de synonymesont vouludistinguer s'agenouiller et se mettre à genoux, disant que s'agenouiller no se irend qu'au physique et se dit seulement de la position du corps qu'il représente; que se mettre à genoux ajoute une idée morale et exprime de plus le sentiment d'humilité ou d'adoration dont cette posture est le signe. Les incrédules quelquefois s'agencuillent dans les églises : les dévots seuls s'y mettent à genoux. Cette distinction n'a aucun fondement dans l'usage ; l'un et l'autre se prennent tantôt au figuré et tantôt au propre.

— H!ST. xii's. Rolant le conte [il] en fistagenoiller, Bonc. p. 50. Devant le roi [il] se vait agenoiller,t&. p. 129. Humblement vint à l'uis, iloeos'agenoilla, En plur e en larmes grament i demura, T/i. leMarmo. Li quens Raoul bêlement l'en apele; Il s'agenoille, vestueot sa gounelle; Pargrant amor li a dit raison bêle, fl.de Cambray , 99. || xiii" s. Lors s'agenouillèrent li sis message à leur pies, moult plorant, villkh. xvii. Encoste [de] la roïne [elle] se va agenoiller, Bcrte, xi. Si qu''il l'ont contre terre par force agenouiUiée. ib. xxi. Et tout li chevalier et les dames qui illuec esloient s'agenouillèrent devant li à ses pies et li crièrent merci pour son filg, Chr. de Jtaitu, 222. Devant eus vous agenoilliés, Jointes mains, la lio.ie, 7495. Quant la royne le vit entrer en la chambre où elle estoit, si s'agenoiUa contre li, et le chevalier se ragenoilla contre li [devant la reine] aussi, JOINV. 280. || xiv s. Mais devant lui m'ageloinguay, machault,p.20. || xv* s. A donc se trait sagement ce Jacques Lambe devers Yvain et se agenouilla devant lui, froiss. 11, ii, 30. Il XVI' s. Et n'y a nul empeschement qu'un malade qui ne se peut agenouiller, ne prie tout droit, caltin, Instit. «09. Ils ne s'agenoillent nullement, et en sont quittes pour une reverance d'entrée et d'issue de la salle, carl. 11, 2.

— ÉTYM. À et genouil (voy. genou) ; wall. s'agUgni ; Tonchi , l'agligner; bressan, s'azenoillcr ; provenç. agenolhar, aginoHar; ital. aggiiwccliiare.

AGENOUILLOIR (a-je-nou-lloir, Il mouillées), s. m. Petit escabeau sur lequel on s'agenouille.

— ÉTYlL Agenouiller.

AGENT (a-jan), s. m. AGENTE (a-jan-f), s. f. Il i° Tout ce qui agit, opère. Agent naturel, agent chimique. Bien que l'agent et le patient soient fort différents, desc. Pass. i, 4 , Mon âme et mon corps Sont-ils d'un autre agent les aveugles ressorts? VOLT. Disc. 2. Je parle, je chemine: Je sens en moi certain agent ; Tout obéit dans ma machine X ce principe intelligent, la font. Fab. x, t. Sans Jamais trouver aucun agent commun qui les dirige, J. J. nous. Ém. IV. Dans ce phénomène la nature est la principale agente. || i° Celui qui fait les affaires d'autrui, qui est chargé d'une fonction , d'une mission publique ou privée. Les agents du roi. Agent et émissaire de cet homme. Le crédit qu'on a dans une secte dont on devient le chef ou l'un des principaux agents.... bouhd. Pensées, t. i, p. 430 Rome à ses agents donne un pouvoir bien large, corn. Nicom. m. 3. A-t-il eu prSs de vous un plus soigneux agent Pour hilter les renforts et d'hommes et d'argent? ID. tb. iv, 2. Et j'en bannis par là ces rois et leursagents, ID. Attila, m, t. Cassandre par le prince est si persécutée Et d'agents si puissant? pour lui sollicitée , rotr. Vencesl. ni , 2. libèie.... Sur ses propres agents punissait ses forfaits, M. J. CHÉN. Tib. m, 3. Il En mauvaise part. Dans cette intrigue, elle était la principale agente. Suis cet agent fatal de tes mauvais destins, corn. Poly. I, 3. Il Agent d'une compagnie. || Agent diplomatique, homme chargé de fonctions diplomatiques. Il Agent de change, autrefois changeur, entremetteur autorisé pour la négociation des effets publics. . Ne m'as-tu pas dit que tu connaissais un agent de change qui te donnerait de l'argent à l'heure même? LESAGE, Turc. II , 3. Il Agent de police, employé subalterne attaché à la police d'une ville. || Agent d'affaires, celui qui se charge de diriger et de réglerdes affaires d'intérêt. || Agent comptable, celui qui estparticuliferement chargé des recettes et des dépenses. Il Les agents d'une faillite, les gérants provisoires d'une faillite qui l'administrent pendant quinïe jours

et quelquefois jusqu'à la nomination des syndics provisoires. Il Agents du clergé se disait autrefois de doux ecclésiastiques de second ordre choisis, pour avoir soin des affai res du clergé, par les deux provincesecclésiasliques qui étaient endroit de les nommer. Qu'attendez-vous ici du ministère de notre agent? Une criminelle complaisance.... ? mass. VHlars. Il 3° En philosophie, l'être qui possède la faculté de se déterminer.

— HIST. XIV s. Et celui qui feroit injuste à se meisme, il sei-oit agent ou faisant et pacicnt tout ensemble ou [au] regart de se meisme, oresme, Elh. 108 II XVI' s. 11 attribua le gouvernement de ce mondti h une pure intelligence, laquelle sépare, comme cause première agente, les substances, etc. AMYOT,P^r. 8. Nature, laquelle est principale agente en cecy.... paré,xvi,<2. Celui qui hayt est patient; le hay est agent, au rebours du son des mots, ciiARiiON, Sagesse, 1, 27. L'ouye est un sens spirituel, c'est l'entremetteur et l'agent de l'entendement, ID. ib. i, t2.

— ÉTYM. Agens, de agere (y oy. agir).

f AGËRASIE (a-gé-ra-zie) , s. f. Terme de médecine. Absence de vieillesse, vieillesse verte et vigoureuse.

— ÉTYM. A privatif, et ^'ôp':;, vieillesse.

• f AGGLOMÉRAT (a-glo-mé-ra), s. m. Terme de minéralogie. Masse de plusieurs substances formées à des époques diverses et réunies par un ciment quelconque.

AGGLOMÉRATION (a-glo-mé-ra-sion) , s. f. Action d'agglomérer; état de ce qui est aggloméré. L'agglomération des sables. L'agglomération des hommes dans les grandes villes.

— ÉTYM. Agglomeralio , de agglomerare (voy. agglomérer).

AGGLOMÉRÉ, ÉE (a-glu-mé-ré, rée), part. passé. Il 1° Réuni en tas. Des sables agglomérés. || 2° Se dit en botanique pour désigner des organes entassés ou rapprochés en masse compacte, qu'ils soient ou non adhérents ensemble. '

AGGLOMÉRER (a-glo-mé-ré. La syllabe ni<f prend un accent grave, qiiandla syllabe qui suit estmuette; et garde l'aigu au futur et au conditionnel : agglomérerai). Il 1° V. a. Assembler, réunir, entasser. La richesse du sol agglomère les bommes dans cette contrée. || 2' S'agglomérer, v. réfl. S'-entasser.

— ÉTYM. Agglomerare, de ad, à (voy. i), et glomus, eris, peloton. Ciomus ne paraît être qu'une forme de globxis, 'glohe (voy. ce mot).

fAGGLUTINABLE (a-glu-ti-na-bl'), adj. Qui peut s'agglutiner.

— HIST. XVI' s. Les vieilles gens ont les os plus secs et plus durs, et par conséquent moins agglutinables, paré, viii, io.

— ÉTYM. Agghitiner.

AGGLUTINANT, ANTE (a-glu-ti-nan, nan-t').

Il 1° Adj. Oui est propre à recoller, à rejoindre. Substances agglutinantes. On appelait autrefois remèdes agglutinants, ceux auxquels on supposait la propriété de recoller des parties divisées. On appelle aujourd'hui agglutinants ou mieux agglutinatifs les substances emplastiques qui adhèrent fortement à la peau. |i 2' S. m. Un agglutinant. || 3° En linguistique, langues agglutinantes , celles dans lesquelles prédomine le procédé de l'agglutination. Les langues de l'Amérique du Nord sont agglutinantes.

— HIST. xvi' s. Si tel l.ui vient de rupture, il sera guéri par choses agglutinantes, paré, xv, 55.

t AGGLUTINATEUR, TRICE (a-glu-ti-na-teur, tri-s'), adj. Terme de médecine. Qui a la vertu d'agglutiner. Un travail agglutinateur.

— HIST. xvi» s. La faculté agglutinatrice, paré,

— tTlSM. Agglutiner.

AGGLUTINATIF, IVE (a-glu-ti-na-tif , ti-v"). H 1° Adj. Se dit des emplâtres qui ont la propriété de s'attacher promptement et d'adhérer fortement à la peau. Emplâtres agglutinatifs. Bandelettes agglutinatives. || 2° S. m. Un bon agglutinatif.

— HIST. XVI' s. Mettant un linge délié beaucoup plus grand que la playe, couvert de beaume agglutinatif, paré, VII.

— ÉTYM. Agglutiner.

AGGLUTINA TION{a-glu-ti-na-sion),y. f. \\ l'Action d'agglutiner. En termes de médecine, recollement de parties contiguês accidentellement divisées; c'est la première période de l'adhésion des plaies, {j 2" En linguistique, l'agglutination est le procédé par lequel un ou plusieurs mots, étant dans un rapport de dépendance avec un autre mot, s'introduisent, à l'aide de certaines modifications, dans le corps du

mot dont ils dépendent, ou se joignent à lui, de manière à composer avec lui un mot unique, .\insi, par exemple , il y a des langues où , dans cette phrase : [.e cerf ((ue j'ai chassé hier, les moUs que j'ai citasse hier s'incorporent avec cerf et en suivent toutes les modifications.

— HIST. XVI' s. Les choses estranges empeschent l'agglutination de la playe, paré, vu, 5. Ils [les vieilles gens] ont le sang moins propre à faire l'agglutination, ID. VIII, 10.

— ÉTYM. Agglutiner.

AGGLUTINÉ, ÉE (a-ghi-ti-né, née), part, passé. Il 1° Recollé, rejoint. Les lèvres de la plaie étant agglutinées. Il 2° En botanique, agglutiné se dit des organes collés comme avec de la glu, de manière à pouvoir être détachés sans déchirure. || 3° En linguistique, se dit d'un mot réuni à un autre et fondu en lui.

AGGLUTINER (a-glu-ti-né). || 1° F. a. Terme de médecine. Recoller, réunir les chairs, la peau. Il 2° S'agglutiner, v. réfl. Être réuni, recollé. Les lèvres de la plaie s'agglutinent. En itaJien, souvent le pronom s'agglutine au verbe.

— HIST. XVI' s. 11 faut que le .sang afflue à la partie qui doit estre nourrie, puis qu'il soit fiché et agglutiné, paré, Introd.e.

— ÉTYM. Agglutinare, de ad, à (voy. i), et gluten, colle (voy. glu).

AGGRAVANT, ANTE (a-gra-van, van-t'), adj. Qui rend plus grave, plus grief. Circonstance aggravante, circonstance qui ajoute à la gravité d'une faute. Ce qui est aggravant dans cette affaire, c'est que....

— HIST. XVI' s. Les navrés sentent en la partie une douleur aggravante , une stupeur et endormissement, pabé, IX, 2" Disc.

AGGRAVATION (a-gra-va-sion), s. f. \\ 1° Terme de droit. Augmentation de peine; ce qu'on ajoute à une condamnation. || 2° En termes de médecine, augmentation. II y a aggravation. L'aggravation du mal, des symptômes.

— ÉTYM. Aggravatio, de aggravare (voy. aggraver).

AGGRjVVE (a-gra-v'), i. f. Seconde fulmination d'un monitoire avec menace des dernières censures de l'Eglise.

— ÉTYM. Aggraver.

AGGRAVÉ, ÉE (a-gra-vé,vée), part, passé. \\ 1° Au propre, appesanti. Achevant son .somme. Et les yeux encore aggravés, la font. Ann. \] Vieux en ce sens. Il 2°Augmenté. Peine aggravée. Péchés aggravés parl'impénitence. Maladie aggravée par l'imprudence du malade.

t AGGRAVÉE (a-gra-vée), s. f. Terme de vétérinaire. Maladie du pied du chien qui consiste en une inflammation du réseau vasculaire situé au-dessous de l'épiderme épais et dur, dont les tubercules plantires sont recouverts i leur surface d'appui. On a aussi observé, chez les porcs surmenés, des aggravées, que l'on guérit en conduisant à l'eau les animaux malades ou en enveloppant de cataplasmes argileux ou astringents les pieds affectés.

fAGGRAVEMENT (a-gra-ve-man), *. m. Synonyme d'ACGRAVÉE.

AGGRAVER (a-gra-vé),t). a. || 1» Rendre plus lourd. Un corps qui nous aggrave et nous abaisse iffers la terre, pasc. édit. Cous. Pourquoi vous faites-vous de nouveaux liens? pourquoi aggravez-vous votre fardeau? boss. Pensées détachées, 4 2. || 2° Porter, prononcer une aggrave. || 3° Fig. Rendre plus grief. Aggraver une peine. U aggrave sa faute. Les fatigues aggravèrent sa maladie. || 4° S'aggraver, V. réfl. Devenir plus lourd. La main du Seigneur s'aggrava sur les Azotiens, volt. Phil. iv, 283. Il 5° Devenir plus grief. Le mal s'aggrava rapidement.

— HIST. XII' s. Dune agreva Deus sa main sur cels de Azote e de la cuntrée, e forment les descunfîst. Rois, <8. Sire Dernier, frans chevaliers membrez [illustre] , Vivres en vous? gardez, nel me celez. Oïl voir, sire, mais molt sui agreveiz, H. de Cambrai, 202. || xiu' s. Quant il se senti agrevé, si manda au roi Phelippe son filleul que il venist à lui, Chr. de nains, p. 43. Mahius de Monmorency acoucha malades, et tant fu agrevé qu'il morut, villeu. 39. 1| xiv s. L'estat de la personne agrave le fait, orksme, Eih. 64. En icelle heure que mes yeulx seront si aggravés de l'obscureté de la mort.... Menagier, 1, >. \\ xV s. Fut pri.i^ et mené en Espaigne [le sire de l'Espar re], et là fut plus d'un an et demi ; car il estoit tous les jours aggrevé du [persécuté par le] lignage de ceux dn Pommiers, froiss. ii, u, 4. Nerci[noirci] dedueil

AGI

Ar.I

Te

M Mgnv* « VttM, A. «AiiTlwi, romplaintf eon- «vICMort. (I XVI* i. C« eorpi qui «it rorniptitil» ■fgimT* l'ame, M l'babluiion Mrrienu' MM pwiMnl ouinlM eboMt, calvi.'*, d« UMOàtU wi fort aggraré par cMte ciri;oiistaii<'<'. 10. hutil. M«. L'ama «at Ion aggiaTée d« profondaa paniéM, mont. I, «>. "^i extreRWment »ggnf6 de tniTail •< (la huila de ilormir, quo.. . lo. i, ati. AnraTédariaillaaM, id. ii. <«. En moy, la proximlû a'allcge pM laa defaulu, elle l<» »gf(nre plut loat, ID. rr, M. Comme on volt un pavot «gravé do plula,baiaiMr Iriitcincnt la teste contre terra, tvkr, p.t«l. Cela fut rapporté k Romo, qui aggrava bien encore plua le meacontentement <|iio l'on nvoit do luy, AJITOT, Foi. ••. Il est vraysfinlilalilo que C.n- (00 l'eaCTiTltra oaata aorte pour .-i^Kravpr le crime •t te mdn plus atroce, m. Flamin. se. fistantaggrafé d< travail et do rau'.tc du dormir, il se coucha daaaouba qtielquo arbre à l'omlirc. m. Sylla, eo,

— tTYM. Provenç. agreviar, agricriar i esptgn. agrovar ; ital. agffratare; de aggratart, de ad, à, et prorarc, charger, de gravit, pesant (voy. grave et omiir).

AGCRfiGAT, AGCnÈCATlON, AGGRfXiEU, voy.

iOatOAT, AOatOATION, AORÊOER.

t AGI, lE (aji , jie), pari. paui. Pouaaé, mis en nuravement. Toute lime chrétienne est mue et agie, aota. A'oue. mytt. a. Un corps est modifié par la seule puissance de Dieu; il n'agit en rien; il est seulement agi , rt». ttitU il.

— RFM (> inriicipe n'est pas en usage. Cependant : ' ' Bossuet et de Fénelon pourrait en juv jini dons le langage philosophique.

t AGI AU (a-ji -6) ,». m. || 1* Sorte de pupitre sur le- I le doreur place le livret qui contient les feuilles 'or. Il >" FamiÙiremcni, coUflchet de femme. Les agiaux de la mariée de village, afflquets, bijoux. Terme vinilli. || VoilA bien des agiau.t et une longue kirielle, se dit d'un long dùicours, d'une longue affaire. || En !iomme,mot peu usité aujourd'hui.

— HIST. xiii* s. Ci poéa vos trover les agios [portMlta] des douze apostresa.ssis,wiLARS de honecoiit, riand\e 1 dt l'album. || xv* s. Faut-il faire tant d'agiosT Commencez, mes petits deablos, arnoul eanaAN, Myitht dt la Pattion. Apr^s un grand tas d*agioa [façons], se part la compagnie de l'hermite, ri vindront k l'hostel tout devisant, Loms xi, Vouv. XIV. Il xvi* s. Je ne veidz oncques tant de aaadMulx, tantdn (lambeaulx, de torches, deglimpoaatd'agiaux, rar. Pant. v, «o.

— CTYM. Origine incertaine; k moins qu'on ne veuille y voir, comme l'ont dit quelques uns, le mot grec iTittt, souvent répété dans des pri^ros ou lilaniaa. Il esti)ossihlo aussi que aqii-s de Wilars vienne deSyio:,pt signifie un portrait de saint.

AfllLK (a-ji-T) , adj. Qui a facilité à agir , k se mouvoir, dispos, léger, souple. Un homme robuste, agile. Un pas agile. Une main agile. Une langue agile. Prenez vos plumes sacrées, vous qui composer, les annales de rp.glise : agiles instruments d'un prompt écrivain et d'une main diligente, hfttoz-vous de mettre Louis avec les Constantin et les Théodose, ROSS, if Trilirr. Il [l'amour] rend agile à tout l'Ame la plus pesante, moi., f.c.dn {. m, 4.

— mST. xiv« ». Agonie [exercice] , agonization , agonizement sont une chnsc la quelle est cxcrcitation pour faire les corps agiles et fors, oresms.TW** * irunirr. \\ xv« s. Or ça, Jehanne, ma douice flUe, Voilez vous donqucs estre armée? Votia sentez vous assez agi Ile Que tous n'en soyez pas grevée ? Bihl. du Ch. i'térir, t. v,p. 3«a || xvi« s. La beaultji des vaisseaux de Demetrius n'empeschoit point qu'ilz M ruasaot bons et agiles poar combatre, amtot, Dtmétr. «0.

— *Tv« -*"''■> de ogiTf, agir (v-y.AOiR).i40t7e est ■n D< ' Uns la langue au xiv* siècle, peu t-

Itre r^' s'il y était entré d'origine, agi-

ti<. .lyant l'accent sur 'ig, aurait donné ailt ou ele. (••mnie frafilit a donné prHU ou frrlg.

AniLRMKMT («ji le-man) , adt. Avec agilité. II t'est élancé agilement sur son cheval.

— f.TTM. A(jiU et mtni.

AGIUTR (a-ji Ii té). ». f. Légèreté dans les mouvamanls. L'agilité du lièvro. L'agilité du cavalier. On B*a gvkra mteagé la torre , ot pour une grosse m»»m awai peianta qu'elle est, on lui demande bien «rallié, roirtw. i«i Mondm, *- loir. Où ils CTWnt déeoQvrir laa grtoea dn oorpa, l'agilité , la yy*"*» •» «teiléfité , Da M vantent plus y adn^ tes dooa 4* rima, te profondwir, te i*- ^•^•Jf "««M. lA aatJT, ». Voua voyw la* oJ- ■■•a: Oi ont d«a ailaa «« Ite «n (ont chargés; mais ca «pi te» ehamsi fut teor agiiiii, «t plus tis en

isont chargés, plus ' r/mc, t. I, p. «t7.

■ n rapide d'i r. XIV s. < • iinr: i-t vittoire as Iimi^'i ou

ni agile*, MD«D.Cajiie, agilité dos voix,

lidrolt avoir dominacs couraes ou autres

gicux as quiei agilité de corps est requise, ORCsm,

Klh. 4». Il TV encore plus <'.

leur»; fii.-iL'nin

légèreté et agilité estoit ' regardée , que non pas mptuostté [dea vaisseaux], AVi Ile les hommeskia folio, k

la ■: . l'agilité et la force pro-

pre de l'e8|iril? charbon, Sagctte, i, as.

— Rtym. Agitilat, do agilit, agile (voy. aoilf); genevois, agiUlé; provenç. agililat; espagn. agiliddd; ilal.aj7i7t(d.Comotapcut-étreété introduit par Orcsmn, au xiv siècle.

AGIO(a-jio), ». m. || 1* Terme de banque. Dénéflco

3ui résulte du change de la monnaie et de l'échange es effets de commerce contre l'argent. Agio est un terme do banque publique qui, dans son origine, signifie la différence entre l'argent courant et l'argent de l>anque ou le billet, HKLON, Etsai politique fur h Commerce, xxi, n34. || J' Spéculation sur la haus.se et la bai.sso des elTels publics. Les usuriers avaient gagné gros k trafiquer les papiers du roi; on appelait ces gcns-lk agioteurs, et leur manège s'appelait agio, st-simom, SB8, i3S.

— ÉTYM. Ital. aggio . qui , en ce sens, n'est qu'une autre forme do ajfi, aise (voy. aise); l'agio étant considéré comme une ai.sance. St-Simon, plusieurs auteurs et la 2* édition du Dictionnaire de l'Académie éerivcnl agint. Cet est une lettre euphonique ajoutée pour former agioter, agiotage, agioteur. Agio, dans le sens qu'il a aujourd'hui, est né dans les dernières années de Louis XIV. Le Dictionnaire des Arrêt* de Brillnn, imprimé en 1727, au mot agio, dit que c'est un terme venu d'Italie et usité on Hollande pour marquer la diiïérenre entre l'argent de banque et l'argent courant, laquelle dépend de la rareté des lettres de change. On s'en est servi, ajoute-t-il, en France, depuis vingt ans environ, en disant : Cet homme entend l'agio, pour marquer celui qui connaissait le fort et le faible des effets de commerce, et le profit qu'on y pourrait faire. Cela ne suppos.nit pas qu'il en fit un mauvais usage. Depuis, le mot agioteur a été pris en mauvaise part, pour caractériser un commerce illicite sur les papiers publics et autres, entrepris dans l'espoir de grands bénéfices, et con.sistant surtout k rechercher les porteurs de papier obligés de le lâcher k vil prix. Brillon cite deux Déclaration* de nos et 4 707, qui condamnent au carcan et aux galèri'S ceux qui faisaient dos négociations usuraires de billeu roy.nux connues dans le public sous le nom <\'agxo; car, pour désigner le nouveau genre d'usure, il a fallu aus-si inventer un nouveau terme. Le Dictionnaire du Commerce de Savary des Bruttons (nii) dit : Agio, le change de l'argent en monnaie de banque; se dit aussi du profit, distinct de l'intérêt, d'une avance faite pour le commerce; Agiotntr, terme nouvellement en usage parmi les march.inds, banquiers et gens d'aflfaires, pour désigner une personne qui place son argent k gros intén'^ls en prenant dos billets, promesses et autres semblables papiers sur un pied très-bas pour les remettre dans le public sur un pied plus haut. D'Aguesseau, Mémoire sur Ir Commerce des Actions de la Compagnie des Indes, t7î0, dit : Agio, dans sa véritable signification , est ce qui se donne k un courtier ou k un agent de commerce ou k un banquier, pour le change ou pour sa peine et son industrie, ou pour l'escompte d'une lettre de change qu'il se charge de négocier.

AGIOTAGE (a-jio-to-j'), t. m. Trafic sur les effets publics, jeu sur la hausse ou la bai,s.se, manœuvre pour faire hausser ou baisser les fonds publics, ou faire varier le prix de certaines marchandises en vue d'un profil. L'agiotage a commencé au premier di.scrétlit do la caisse des emprunts, s'est multiplié k mesure de l'augmentation des billets, et enfin est monté au comble par les opérations de notre banque, MKtjOK, Estai politique sur le Commerce, xxi.

— fiTYM. Agioter. « Agiotage pourrait bien n'être autre chose, dans .sa signification ordinaire, quo la manière de gagner par l'agio; mais aujourd'hui il signifie cette espèoa de commerce de papier qui ne consista qtw dana l'induatrie et dans le savoir-faire de c«ltti (rai l'exaroa, par le moyen duquel i! •'.^"v,. le aeerot de fkira tatlament balaaar ou ha prix da papior, qnll poiaao aohetar à bon et f«vaDar« cher, » d*aoi7R.s''Rai', Mémoire sur it C<tmm$rttde* Actions de la Compngni* des Indes.

AOIOTRa (a-jlo-U). || f V.n, Faire l'agiotage, tte

Ar.i

ont agioté surles fonds publics et gagné beaucoupd'ar gent. Il S* r.a. L'Angleterre a bonifié toutes lesdetVtt du rCtat, quoique les particulier* les aient agiotéosk 50 et 40 pour (00, LAVf, a* Jf/motre suriff Amquet. Il On dit qu'un fameux agioteur, interrogé par se* connaissances sur les personnesavec qui il avait — •-"' •"■Tvna des prélats, des grands seigneurs et :iU. MELO.-», Estai polit, tur le Comm. 1t dit autrefois k la noblesse français'! leurs entants commerceraient, agioi' f i"T /'ylmi d<> Hommca, t* partie, p. t«t

AtilOTKrR (.vjio-tcur), t. m. Celui qui (ait l'.i giotage. I..es usuriers qui avaient gagné gros k trafiquer les papiers du roi, on appelait ces gen*-lk des ngioteurs. st-siuon, Wd, 133. D'agio est venu le term< ' donné odieusement en Franco k

ct'ux immeree des papiers publics, me-

lon, l:t^'ll iinii. sur le Comm. xxi. Ils se seraient associés dans votre capitale avec des agioteur*, avec des vampires, mirab. r-i^n i .p. ^tl.

— ftTYM. Agioter. '. ;> , Uist. des fi-

nances pendant la i»ii' l'ntit ZY, raconta

que, lorsque le papier s'introduisit, pendant te < giicrre qui suirit la paix de Ryswick, eertaina ! courtiers s'établirent dans la rue Quincampoix, sou* le nom de banquiers, pour faire le commerce de* papiers publics (billets de monnaie en usage depuis 4702 et surtout t70t) k bureau ouvert; on les appeU agioteurs. Il y a une pièce de Dancourt, de (710, intitulée les Agioteurs; l'agioteur y est défini un homme qui chancre le papier an argent et l'.irgent en papier. L'agioieurest aussi mis en scène dans l'Usurier gentilhomme de Legrand, 4T(3.

AGIR (a-jir. Use conjugue avec l'auxiliaire oroir), V. n. Il 1° Faire quelque chose. Le moment d'agir est venu. Il faut agir et non délibérer. Il sait mieux parler qu'agir. Tout le mérite de la vertu consiste k agir. Ilester sans agir. Hommo que l'ambition seule fait agir. [Un grand homme] il a fait , il a agi avant que de savoir , ou ptutAt il a su ce qu'il n'avait jamais appris, la brut. 3. Il n'y a point de péché qui ne mériUt des larmes étemelles, si la divine miséricorde n'agissait en notre faveur, bouhd. Pensées, 1. 1, p. S4S. Us se livrent au penchant naturel , ils suivent l'attrait, ite entreprennent, il» agissent.... ID. tl>. p. *so. Ite croient et pour cela ils agissent; et, parce qu'ils agissent, leur foi croît k mesure, ii>. ib. p. 47». Un défaut qui empêche les hommes d'agir, c'est de ne sentir p.is de quoi ils sont capables . BOSS. Pentért chrét. 33. Ce n'est pas notre intérêt qui nous fait agir, PASC. Prov. s. Laissons donc agir ce serpente* cette Eve, it>. édit. Cous. Ij foi qui n'agit point. esK« une foi sincère Trac. Athal.i,* . La sagesse aeule »g sait en eux.FÈ!». Tfl. v. Ma vertn tout entière agi; sans s'émouvoir, cORi». Cinna. iv, 9. La force et la vengeance agiront k leur tour , id. Sertrer. n , 5. Fais agir ta constance tn ce coup de malheur , i: Cid, II, 3. En vain on fait agir la force ou la pni dence, ID. tl). II, S. Rends-moi mon Cura agir ma flamme , id. Wor. iv, h. Ce Pyrrhus fait agir le courroux, i' iii,«.

Il *• Opérer un effet, produire u; n. les

plante- -: -"■ '■ : '• '■■ncrg..,,.,. .,,,... I^cs nv

mède^ :>; les maux. Laisse agir

le rer '■"■'e agit sur le* hum

mes. I '■ surtemii ■

que la . resgrécesqi.

ce brillant et sans ce bruit agiitsent intérieuremun:

sur l'âme.... Botnin. Pensées, t. n. p. «<«. C«la von-

persuadeque le péché est détn.

plus que jamais, lonqu'il y

ID. ib. t I, p. 390. Dans la dovcuion méra"-, ii j ..

toujours, si l'on n'u.se d'une extrême vigilance,

quelque chose d'h " ' '^ ' ,(., n^.rn r„t,.r,

corrompue qui v ;

ment, m. ib. p. < —,

Malr. Et le ciel qui pour moi fit pencher . lance , Dans ce temp«»Jk sans douto aglss.i son c<Tur, bac. F.sIK i, 4. Il ne veut y faire .ipir s.i justice, cwt. Pnly.m, 2.J| 3 Il agit br

; ti. BOSS. /

. rc .i(,-.r le Sénat, 10. U"' i.. •^■

" -, agir pour moi, iiot. l't.tow. i. .

< < L,.ia de femmes, qu'il y eut . après U

) de janaénifte* que jamais , volt.

- fis «errent k l'enri U pa.ssion d'un

■ que pour soi.foigrtant d'agir pour

' ta, ta. t. Agis de ton e«té, je

teteiaaa av«: toi, id. îlfrad. rr. ». Il fit agir

Poapée elion autorité, in.Pomp. i.3.... il me raet

vn moyen De teirc agir pour toi son crédit sA le

AGI

mien, id. Cinna, i, 4. 114° Se comporter de telle ou teUe manière. Agir avec toute la rigueur du droit. Agir en citoyen. Vous avez agi en ami. Agir sagement. Il n'a pas bien agi à votre égard. Il a mal agi dans cette circonstance. Est-ce là agir en père? Agissez donc enfin, madame, en souveraine, corn. 1). Sanche, m, 4. Tout chrétien qu'on est, on agit en païen, bouhd. Pensées, t. i, p. 2tO. ... qui, dans toutes leurs paroles et dans toutes leurs manières d'agir, prennent soigneusement garde à n'offenser personne, id. ib. p. <97. Cet esprit religieux et pieux me fera toujours résoudre, toujours agir avec moralité, avec modération et retenue, avec droiture de cœur, avec réflexion et avec sagesse, in. ib. p. 413. Les criminels doivent agir différemment envers un juge qu'ils ne feraient avec im père, Boss. Pensées détachées, 2(. || 6° Agir contre, lutter contre. Or, encore une fois, quand il nous verra agir contre ses ennemis et pour ses intérêts, nous abandonnera-t-ilî bourd. Pensées, t i, p. 376. Il 6° Agir, poursuivreen justice. Agii oontre quelqu'un. s'agir, V. réfl. Il ne s'emploie que sous la forme impersonnelle ; il s'agit, il s'est agi, il s'agissait, il s'agirait. .le no voulais pas qu'il s'agit de cette affaire, qu'il .s'en fût agi ; je n'ai pas voulu qu'il s'en soit agi. Il s'agit de vos intérêts. 11 s'agit de la gloire du peuple romain. Il s'agit de vous en cette affaire. Voici ce dont il s'agit. De quoi s'agit-il? Il s'agit du salut de l'Etat. || Avec de et un infinitif : Il s'agit de savoir, il ne s'agit pas seulement de parler. || Avec que et le subjonctif : Il ne s'agit pas que vous écriviez, il faut que vous alliez vous-même. || Avec si : Il ne s'agit point s'il viendra ou ne viendra pas. || La vie d'un seul homme n'est rien, quand il s'agit d'assurer celle de tant de rois, fén. Tél. xx. Quand il s'agissait de traiter avec ce souverain maître et d'aller à lui.... BOURD. Pensées, 1. 1, p. 424. S'il s'agissait ici de le faire empereur, corn. Héracl. iv, ). Ôciel! puisqu'il s'agit de mort, /ais- moi la grâce de n'être point pris pour un autre, mol. le Fest. ii, to. Il S'agissant, loc. conj. Vu qu'il s'agit, puisqu'il s'agit: bonnelocution, et qui abrège beaucoup. La même retenue devenait impossible à conserver, s'agissant d'accusations énormes portées contre lui , st-simon, 602, 78. J'en ferai d'autant moins de difficulté [de vous écrire notre conversation], que, s'agissant d'un prince pour lequel j'ose disputer avec vousmême de respect, rien de tout ce que je pense ne pourra vous blesser, id. 286, 40. J'ai rassemblé ces autres acceptions de que, parce que, s'agissant d'une particule d'un si grand usage, j'ai cru.... R. DESMARAis, Tr. x,§t7. Et vouIoir ôlor au pape la puissance avant l'assemblée où l'on voulait, disaiton, lui faire son procès, n'était-ce pas un trop inique préjugé, surtout ne s'agissant pas d'un crime personnel du pape, mais de la doctrine qu'il avait reçue de ses prédécesseurs depuis tant de siècles ? BOSS. Variât. 5.

— REM. 1. Ne dites pas : votre frère en a mal agi envers moi; dites, votre frère a mal agi envers moi, ou en a mal usé. On voit, dans une lettre de Racine à son fils, qui était fort jeune, qu'il le reprend d'avoir dit en agir pour en user bien ou mal avec quelqu'un. Bouhours, qui condamne expressément cette façon de parler, dit que plusieurs provinciaux s'en servent. || 2. Ne dites pas : l'affaire dont s'agit; dites, l'affaire dont il s'agit; il ne peut pas être supprimé. || 3. (t On ditagir d'autorilé, et non pas agir de puissance, comme l'a dit Corneille: Agissez donc , seigneur , de puissance absolue , » volt. sur Perlharite, a. iv, se. 3. La critique de Voltaire est trop rigoureuse. || 4. Les grammairiens disent que s'agir n'est pas usité ; cependant on ne voit pas pourquoi on ne dirait pas : Il doit s'agir d'affaires importantes dans cette réunion.

— HIST. XVI" s. Si l'imaginer et désirer un agir plus noble que le nostre, produisoitla repentance.... MONT. III, 268. Indignité delà cause qui s'agit [dont il s'agit] est aussi quelquesfois telle, et la qualité des associez si grande, que.... lanoue, 506.

— ÉTYM. ^gere,âYEiv, pousser, presser; sanscrit, oj, mouvoir. Agir ne paraît d'abord que dans des textes du xvi« s. Cependant on a peine à croire qu'il ne soit pas plus ancien. Ce qui le fait penser, c'est le changement de conjugaison : au xvi* s. agere aurait donné ager; et agir, qui suppose un verbe agire, doit remonter au temps où le latin était remanié pour devenir du français.

AGISSANT, ANTE (a-ji-san, san-t'), adj. || l°Qui agit, qui est actif. Un général aussi agissant qu'il le doit être. L'excellence des œuvres, si ce senties fruits d'une foi vive et agissante.... bourd. Pensées , t. i, p. a)«. Concevons la dévoWon la plus vigilante et

AGI

tout ensemble la plus agissante.... id. ib. p. 402. ....qu'on pourrait avoir des galères sur l'Océan, qu'elles y serviraient à remorquer les vaisseaux, qu'enfin elles les rendraient indépendants du vent et par conséquent beaucoup plus agissants que ceux des ennemis, tonten. Chaselles. Un amour ennemi de tout vice, un amour agissant et servant dans la pratique de toutes les vertus, bobrd. Pensées, t. ii, p. 89. Cela s'appelle, ce me semble, une vie a.ssez agissante, lesaoiî. Turc, n, I2. S'ilest agissant. S'il suit des favoris la pente trop commune , Plautine hait en lui ces soins de la fortune, corn. Othon, I , I . Il 2° Qui opère avec force. Remède agissant. Médecine agissante; on donne ce nom à un système do médecine qui a recours à l'emploi de remèdes énergiques. Ce sont leurs conseils qui sont encore agissants et vivants en nous, tasc. édit. Cous. \\ Il suit toujours son substantif : Un homme agissant; une femme agissante.

— SYN. AGISSANT , ACTIF. Ils expriment tous les deux la disposition h agir. La différence provient de la désinence, i/indiquant l'aptitude à, etissant indiquant l'action effective. Quand on dit qu'un homme est actif, on ne dit pas nécessairement qu'il esl agissant; car son activité peut n'être pas en exercice. Quand on dit qu'un homme est agissant, nonseulement on dit qu'il est actif, mais encore qu'il agit effectivement.

t AGITABLE (a-gi-ta-bl*) , adj. Qui peut être agité.

,— HIST. XVI" s. Leurame. pourestre crasse et obtuse, en est moins penetrable et agi table, mont, iv,

— ÈTYM. Agiter.

t AGITANT, ANTE (a-ji-tan, tan-t') , adj. Qui agite. Ces nouvelles sont singulièrement agitantes.

AGITATEUR (a-ji-ta-teur) , s. m. || l°Celui qui cherche à troubler, à soulever le peuple. || 2°Nom donné dans les laboratoires de chimie à une baguette en verre, dont les bouts sont arrondis et qui est emp oyée à remuer les réactifs dans les verres.

— ÉTYM. Agitalor, de agitare, agiter (voy. agi ter).

AGITATION (a-ji-ta-sion; en poésie, decinqsyl labes) ,s. f. \\ 1" Ebranlement, mouvement irrégulier et répété. Les ouragans sont de terribles agitations do l'air. Les planètes sont portées dans la matière céleste qui est d'une subtilité et d'une agitation prodigieuse, ponten. les Mondes, 4' soir. L'air du menuet ne vous donne pas une seule agitation dans les jambes, sÉv. 404. Il voit dans les enfers de tous côtés voltiger les ombres, plus nombreuses que les grains de sable qui couvrent les rivages do la mer; et, dans l'agitation de cette multitude infinie, il est saisi d'une horreur divine, observant le profond silence de ces vastes lieux, FÉN. Tél. XVIII. Il était comme un homme qui, dans un songe, est oppressé jusqu'à perdre la respiration, et qui, par l'agitation pénible de ses lèvres, ne peut former aucune voix , id. ib. xxiv. || 2° Fig. Les agitations populaires. L'État était dans l'agitation. 11 y a beaucoup d'agitation dans la ville ; des groupes se forment.... Exciter, calmer l'agitation. Poussé par la cabale, Chavillele vit tranquille durant plusieurs mois au milieu de l'agitation de toute la France, BOSS. Letellier. Il laissa l'empire dans une grande agitation, id. Ilist. i, (i. Quelle force, quel transport, quelle intempérie a causé ces agitations et ces violences? id. Reine d'Angleterre. Toutes ces manières et toutes ces agitations extérieures ont je ne sais quel air d'importance dont le cœur se laisse aisément llatter, bourd. Pensées, t. i, p. 437. Vous convenez que les agitations du monde, des affaires, des plaisirs vous occupent presque tout entiers , mass. Car. Salut. Quand nous ne gagnerions, en nous tournant à Dieu, que de secouer le joug du monde, que de nous mettre au-dessus de ses espérances, de ses événements, de ses agitations et de ses vicissitudes éternelles, MASs.Car. Dégoûts. Il y voit partout des agitations qu'on appelle plaisirs, et il ne voit nulle part de bonheur, id. Car. Bons et méchants. Il 3° Trouble de l'âme ; trouble intérieur. Une grande agitation d'esprit. En proie à l'agitation. 11 [J. C] voit leurs sollicitudes , leurs agitations , leurs entreprises, et il les laisse faire, mass. Avent, Disposit. à la comm. Vous n'aviez pas tantôt ces agitations, CORN. Cinna, m, 2. Mille agitations que mes troubles produisent, in. Poly. m, t. Pendant que les princes étaient dans cette agitation [produite par le conflit de Télémaque et de Phalante] , toutes les troupes étaient consternées , fén. Tél. xvi. Il n'est point nécessaire pour cela de ressentir les mômes serrements de cœur, d'entrer dems les mêmes agi-

AGI

7fl

tations, que si l'on venait nous annoncer quelqu» infortune humaine et quelque désastre où nous fussions intéressés, bourd. Pensées, 1. 1, p. 295. ftquo vous vous seriez épargné de mouvements et d'agitations, soit dans vous-même, soit hors de vou.smême, si de bonne heure vous aviez écrasé ce ver qui vous pique et qui vous ronge! id. ib. p. 382. 4° En termosdemédecine, mouvement irrégulier et continuel. On dit qu'un malade a de l'agitation quand il éprouve un malaise qui le fait changer continuellement de position.

— HIST. xvi" s. Le mosme suc réduit en forme de leniment , par forte agitation dans un mortier de plomb, est.... paré, v, 29. Jactation et agitation de tout le corps, ID. XX, 20. L'agitation est vrayement la vie de l'esprit et sa grâce, charron. Sagesse, 1, t6.

— ÉTYM. Provenç. ogrfacto ; espagn. agitacion; ital. agitaiione ; de agitationem , de ogilarc, agiter (voy. aoiteh).

t AGITA TO (a-ji-ta-to) , adv. Terme de musique. Indique dans l'exécution une expression vague et agitée.

— ÉTYM. Ital. agitato, de agitare (voy. agiter). AGITÉ, ÉE(a-ji-té, tée), part, passé. Mer agitée.

L'empire agité par des discordes. Sommeil agité. Agité de soucis. Un malade agité. La question agitée par les philosophes. Quoi, disait-il, tant de devoirs, tant de périls [pour les rois] .... enfin tant de tourments horribles dans les enfers, après avoir été si agité, si envié , si traversé dans une vie courte ! FÉN. Tél. XIX. Dans une nation agitée eten désordre, on trouve souvent des gens injustes et artificieux qui sont déjà en autorité, id. ib. xxiv. Télémaque agité au dedans parune peine secrète.... m. ib. xxiv. Ses yeux et ses sourcils montraient je ne sais quoi d'agité, de sombre et de farouche, id, tft.xiv. Mon cœur était sans cesse agité de désirs nouveaux, de crainte et d'espérance, iD.t'b. xviii. L'Angleterre a tant changé, qu'elle ne sait plus elle-même à quoi s'en tenir ; et, plus agitée en sa terre et dans ses ports mêmes que l'Océan qui l'environne.... boss. Reine d'Angleterre. De soinsplusimportantsjel'aicrue agitée, rac. Andr. i, 2. X mes sens agités venez rendre la paix, ID. AthaVu, 3. Elle finit le cours d'une vie agitée, iD.Bo/.ii, 3. Jeunes et tendres fleurs par le sort agitées, ID. Esth.i,i. Du triste état des Juifs nuit et jour agité, ID. ib. I, (.Le bonheur de l'impie est toujours agité, ID. ib. II, 9. Dans le doute mortel dont je suis agité.... iD.P^d. 1, t. Dans quelque retraite profonde. Sous les arbres par lui plantés, Nous verrons couler comme l'onde La fin de nos jours agités,

LAMART. Médit. I, 26.

— SYN. AGITÉ, ÉMU, TROUBLÉ. L'émotion est la mise en mouvement , de e et movere, mouvoir hors, le commencement de l'action. L'agitation est plus que l'émotion, c'est le mouvement qui, commencé, se continue. Le trouble est la confusion que cause l'agitation. M. Guizot a très-bien expliqtié cela : « Être ému, c'est éprouver im mouvement; être agité, c'est éprouver une succession rapide de mouvements produits en différents sens et réagissant les uns sur les autres. Être troublé, c'est être mis en désordre par un mouvement quelconque. » Emotion, agitation et trouble, bien qu'exprimant d'ordinaire un état pénible de l'âme, ne l'impliquent pas nécessairement. On est quelquefois ému délicieusement; l'espérance du bonheur peut nous agiter, et un trouble charmant s'emparer de l'âme.

AGITER (a-ji-té),«.o. Il 1' Ebranler, remuer eu différents sens. Agiter une urne. Los vents agitent la cime des arbres. Les vagues agitaient le vaisseau. Avant que de bercer les enfants, il faut être sur qu'il ne leur manque rien, et on ne doit jamais les agiter aupointdeles étourdir, buff. De l'enfance. || 2° Fig. La Grèce fut violemment agitée. Des démagogues agitaient le peuple. || 3° Exciter divers mouvements dans l'âme. Les passions qui agitent les hommes. Le remords agitait son âme. Terrible et plein du dieu qui l'agitait sans doute, hac. Iphig. v, c. Il fautréprimer cette ambition qui vous «gito, bourd. Pensées, t. i, p. 378. C'est assez de cette passion pour vous agiter et pour vous faire votre supplice, id. ib. p. 38t. Il 4" Examiner, discuter. Cette affaire fut agitée dans le sénat. Ils agitèrent s'ils devaient fermer l'accès des Alpes. Agiter tme question. A van' que de passer outre, je voudrais bien agiter au fond cette matière, mol. Le mar. f. 6. || 5' S'agiter, v.réfS Etre en mouvement, se tourmenter. La mer s'agite Je m'agite, je cours, languissante, abattue, hac. Rirén. IV, I .Vous ne ferez qu'éloigner vos affaires en vou: agitant, BOSS. Lett.Corn. 97.SeslèvTes s'agitent pouj former des paroles, fén. Tél. xix. || 6° Etre discuté

AGN

t'M impo/tanu question l'igita eu ce momenl. Si un ((tmnd Inlértl •'■giia. |i laperionnellement.il fui •giié (Uiu VerwUlM li le roi le retirerait fc Ctumbord lurU l-oire, volt, S. de !.. Xlf, U.

— iiisT. tif I. Je parle adonc dee aleffleoi; Car

Kr coQUaire* qualitcz Sont tranfmuez et agitez I leur propre en aulro n.itun- , .Vu/, à t'aleh. 170. Il XVI* t. Noua wnton» noslru eu rpi agile au i.raiitle danoflmagliuilioii«. v >t. i, 9i. L'inspira- '.Kin ayant ag^t^ le pottelUculuru, auduoil, frappe oneor» par la poSte l'aeleur, ii>. i, 'J«o. Sut aal(•^ m treureot «ouveni tgiliee de diverw» |a&Muii», ii , i, '.'an. 1,0» aflfair a de voa enranls vou> ont agitée par i.iu» lo» eoiiigi de Kranca , ii>. il . <>». ha sainclo egliie agllAe comme nous la \ ' uni itetruii-

blw •( on«e«, ID. m, <■ i - 'tu miiu^

agili Tu mneU le courage .... ..-^^a, xvi.

— tTYH. Âgilor», fréquenUlif de agne, pouiiscr (.,,. .,.,,,1

MiX. AOLOMfiRKR, Toy. AOOIO-

A<.1.1 ll>A.M . AGLUTINATIF . AGLCTI.NA- TI(KN, ^lU.L'TI.NKR, YOy. aooluii.na.ht, aooluti- RATir.etc.

fAONAN (agnan), f. m. Terme de manne. Petite plaqua de fer ou de cuivre percée d'un irou et Mrvaat à lupporlur lu rivot des clous employés à relier Ic^ bordagos h clin.i.

AGNAT (ag-na), i. m. || !• Terme de droit romain. Membre d'une fnmille. || 2' .V. m. plur. Terme île droit ancien. Collatéraux descendant par milles d'une même touche masculine. Les plus proches parents par mâle* qu'où appela agnata, hontëso. Eip.

XX Vil, 4.

— Ctth. Àgnmut, de ad { voy. À ) et mKuz, né (voy. NI!).

AOPCATION (ag-na-sion) , ». f. Qualité desagnats; lien do consanguinité entre eux.

— RTYM. Agnatio, de agnatus (voy. agnat). AGSATIQUB (ag-na-ti-k'), adj. Qui appartient aux

agiiats.

— ETYSI. A0IMI.

AGNKAl! (a-gnfl),«. m. AGNELLE (a-gnè-l'), s. f. Il 1« Petit d'une brebis, l.'agucau et l'agnelle. Ijl* Viande de boucherie, chair d'un agneau. Cet agneau é^t fort tendre. Côlelelle d'agneau. || 3* Agneau pareil , l'aKneau que le» Juifs mangeaient à la fêle do PAques. Il 4'Kig. I.»; lion rugissant tst un agneau paisible. HAC. Esth. Il, s. Kaibtcsagnoaui livrés à des loupa furieux, m. i6. i, 6. Et lions au combat , ils meurent en apneaji, coiit» Poly. iv. o. || Proverbe. F.lredoux comme un agneau, être d'une humeur, d'une nature fort duucd. Il e.st doux comme un agneau en particulier, MONTESQ.ltd. jirrs. «8. Avec Destin seul, il était doux comme un aeneau, scarr. Rum. cum. ch. V. Il i'ïji langage mystique, l'agneau sans lache, l'agneau qui cITace les péch4s du monde, Jésiis- Chi i'i. Il S* En termes de blason, symbole de la douceur et de Ufrancliisc. Agneau pascal , celui qui est petot tenant une banderole

— iii'- ft Rer

semblaii ^ pitahles , Dedans sommes leiis

ravistablns, la llnsê, tidï. Ou [au] mantiau n'ot pas |ienne vaire, UH motilt vies et de pouro afaire, U'agniaus noirs, velus cl pesans , id. 316. Sept signauix y a en ung livre Que Dieu qui siet ou trosue llvrn X ralgm'l qui sept cornes a l'.t sept yeulx.... ». ncMXU.NG, Tt. Ht. il XVI* s. L'aigiieau qui pluien ton (larc lui plaisoit, marot, il, lis. t'n aigneau ayant trois testes en une, PARt, xix, 30. L'agneau qui aura teté une chèvre sera plus farouche que ne porte ton naturel, parI, xviii, 34.

— fiTYM. Ilourguig. ainillr ; picard, at^^niVu; Ilerry, ai^nraH, ij^n^tiu; wallon, osnoi; Namur, agnia; prnvni". <i'7if(. anhel ; ital. aijnello ; d'agntllui .ncau; dans l'anc. lat.

arniu. I liI ce mol: nominatif (i •gnatu,regf '■'< .' ' r6gime/'j agnOHS.Utb- 'Talement pnmooMOt Ohftcuu, .>m ikmi mov»'..» . un vuariiVr d'amttau , mii Mt une prononciation tr^S'Vicieuse leauM de rtouiwxiui- ; ni cependant, ces messieurs (laot Ut mx' -'ige. d faut parler comme •ux. • Lkpr I véritable a repris le dessus «ur c«(U rv* r^rii. avait au xvii* ti6cle; il est pos- •ibleqM cette fronoociation qui supprime le g ait dtaaiuaee raciBa* ; car il y avA h.tute aatlqtda tançeiM. « nruiot lien < tendaaot k aittatiar m «onsonoes ; «t uan^ iv liourgvlgMa, ceouM w • vu, le 9 est supprimé aus.<i.

AOmt (i-nMl), «. «t. AocicuM monaai* d'or truftli* dwt M typ* Mail uo ««mbu pMcaL

'Ils sont] Et simple comme aignel, irt , Sax. XXIX. || xjii* s. Dehors

AGN

— HlST. tiy t. Cêlk oonnoie à l'aignei.... li denier d'or k l'aignel , OrdoM. du B. d€ Fr. iao4, Li.p. M«el »a7.

— ÉTYM. Voy. ACXKAD.

t AG."«EI-AGE(a-gne-U-j'), i. m. Mise bas de U brebis.

— eTYH. Agneler

AGNELER (a-gaa-lé;,». n. Mettre bu, en parlant de U brebis. || Se conjugua avec l'auxiliaire atoi'r.

— RKM. L'Académie no dit pas s'il faut écrire : <!i!c aitiiéle ou agnelle, agnilera ou agncllera. liimme elle n'a rien décidé, on fera bien d'adopter agnéle, agnélera, etc.

— HIST. xiii* s. L'iie brebix ot aingnelé , marie, l'aille, 44. Il XIV* s. Pierre dist à son liergcr ces paroles : Tu ne fais pas bien ily lucy laisser en ceste saison, qui est la plus nécessaire de l'an jiour les bestos qui aignelent, DU canue, aiunelines. || xvi* s. Une brebis conceut et aigncla d'un lyon , chose monstnicu.'io on nature, farR , xix, 3U. Ainsi les brebis de la métairie empreignées les premières, les premières aussi aignelent elles, 0. db serres,

— ÈTYM. Agiieau; wallon, oj;n«/<T; Namur, agnièler; Ueriy, igneler.

AGNELET (a-gne-lè), *. m. Petit a^rncau. X poursuivre les loups les agnelets s'ébattent, khl. Le I)ip. 11, 8. El moi loup j'en ferai scrupule.... Thilaut l'agnelet passera Sans qu'à U broche je le mette, la Fo.NT. i'ab. X, 6.

— Ilisr. XIII* s. Et li bergiers li a osté Son aingnelet, si l'emporte, marie , FcAlt , 44. Cist r'ont en lor rais atachies. Dont jamùs n'ierent rclachies, Les noires brebis doIereu^es, Lasses, chelives, moriiieuscs. Qui no Toidrent aler la senle Qua li biaus

aignel6s présente, ia note, Î04i4. || xvi* s

Voulut gaiger à Jecquet son compère , Contre un veau gras, deux aignelcLs bessons, maiiot, 1, 218. Les petits aignuicts qu'allaictcra une chèvre, auront leur laine plus djre. parE, xviii, 2i.

— £tym. Agnel. Dans l'ancien français, le nominatif était li agnelès, le régime le agnelet.

t AGNELIN (a-gne-lin) . s. m. Peau d'agneau mégissée à laquelle on a laissé la laine.

AGNKMNE (a-gneli-n'), adj. f. Terme de commerce. Laine agneline, laine des agneaux tondus pour la première fois.

— HIST. xni* s. Nu» ne puet mètre aignellns avec laine pour draper, et se il le fet, il est de chascune drapée en ('ix sous d'amende, l.iv. det Met. m. Nus chapeliers de feutre ne doit faire chapiaus do feutre fors que d'aignelins purs sanx bourre, iD. 348.

— KTYM. Agnel.

t AGNELLE, s. f. Voy. agneau.

JAGNELLEMENT ou AGNÈIJOIENT (a-gnè-leman), s. m. Action d'agneler. L'agnellcment a lieu \ers le cent-cinquantième jour apris la conception.

— HIST. XVI* s. Et cncores que les mères aiment leurs petits, sera bon qu'ils demeurent ensemble les deux premiers jours deraignellement, 0. de serres, 318.

— ETYM. Âgruler.

AGN1^.S (a-gnès"), i. f. Jeune fille trés-innoccnto et très-timide. Cette fille %.st une Agnès. I.a fausse Agnès, comédie de Dcslouches.

— ÊTYM. Nom propre pris ici pour un nom commun, 'Av^Ci l'a &T>6(, pur, chaste, du sanscrit yaj, vénérer.

AONUS (a-gnus'), t. m. Cire bénite par le papo. sur laquelle rst imprimée la figure dun agne.iu. On donnait cesagnus aux potils écoliers qui disaient bien leur leçon. Il est mort[SalaMl! disent tous les moines; On n'ach'lcra plusd'agnus, bCrano. Jfort du Oiable. Chercher k la fois Et les agnus de Home et les faveurs des rois, volt. Led. vers. 7(i. Jnstju'au lever de l'astre de Vénus, Il reposait sur la boite aux apnus, GRESSKT, Kerrrrl, ch. 1.

— F.TVM. Agnut, agneau. [ AGNr.s-OASTUS (ag-nus' ka-stus'), 1. m. Arbrisseau, dit aussi rilrjr, galtilier commun '•;■-- --- ' cnstm, L.)el dont les branches sont

fleurs en longs épis d'un blanc violet, i....^... . ^ ... blême de la chasteté chez les Miciens.

— HIST. xvi* s. Prenez une dragme de semeoco d'agnus casius, pare, xxiu. 30.

— KTTM. Mot hybride formé de ir»oi, nom grec de l'agnus easlus , dit ainsi de Arvot, pur , k cause que les femmes couchaient dessus lors de la cél.''bralion de certaines fêles k Athkne» , et du mot latin coftwi (voy. CHASTE), qui n'est que la léduplioatioa de la même idée.

t A6MUS DEI (ag-nu-«d6-l), «. m. Terme de ii-

AGB

turgie. L'endroit de la messe où le prStre, se frappant la poitrine, ré|>èle trois fois à haute voix une prifire qui commence par les mois Agniu /Ai. La mette en était k l'agnus Dei.

— ÉTYM. Agnut, agneau (voy aoneau), et Vei, de Dieu ^ov • r).

t Al. (a-go-iia 1') , «. f. plur. Terme

d'antiij lu. Fêles en l'honneur de Janus.

— Ctyu. y(|/»n<ilt(i,de ayofMlti,ëe &']f<«v , combat

(voy. AOOSlE).

AGONIE (a-go-nie) ,t.f.\\i' Etat dans le/jual le ma lade lutte contre la mort. L'aironie n'a lieu que dans les maladies où la .

des adultes est onii I.'"'""'" ""t caraciti.n.

'■ .-lomio, r.i;

!, ,nju.-. .!. .-.. ;

, le froid il ^ ■ lU tronc. Il : , Iléuliir, ilépuiidie, pour avoir un peu de fortune, ou la devoir & l'agonie de nos proches, la brit. e. I,cs tourments mérités d'une lente agonie, ui ; ^ . Vépret sicil. iv, 4. || II aété k l'agonie, 'ila été 1. un extrême danger de mort I ! von a été ti ra(.'onie, sEv. »e. La cloche (> le ses dernières agonies [du •■■•' ^'.'-T ■

111, fl. Il 2'Kig. I.

Il 8* Extrême ango..- ,,,...... , .:.-,..,....... ^ .;

dans de continuelles agonies. Jésus sera en agonie jusqu'à la fii< du monde, pasc. Myst. *.

— HIST. xvi* s. Ceulx qu'on veoid défaillants de foiblc'se en l'agonie de la mort, mo.'<t. 11, M. Il passa la nuict en grande agonie, et puis mourut, AMYOT, Sylla. ili>. Il y deuoura toute la nuict en grande détresse et grande agonie de divers pensemens [perplexité], ID. Cicfron, b».

— ETYM. Ital. aynnia ; du àyiovCa, combat, angoisse, de à-jùv, lieu d'assemblée, couiliat, do àyciv, conduire, mener (voy. agir). On trouve oyonie dans Orcsme, xiv* s. mais avec le sens grec d'exercice.

t AGONIR (a-go-nir), r. a. Accabler d'injures. Il Mot |>opulaire et du plus mauvais langage.

— ETYM. Norm. .igonir. On a demandi^ s'il ne serait pas pour oAont'r, verbe ancien, encore usité en Normandie, pour faire honte.

AGONISA.NT, ANTE (a-go-ni-zan,zan-t'). || t*-ld>. Qui est à l'agonie. Un malade peut être agonisant, et cependant revenir k la vie. Quand elle vit que les forces du roi étaient épuisées et qu'il était comme agoni.sant.... fEnel. TU. viii. || 2' 5. m. La prière des agonisants. Le ministre saint s'entretient avec l'agjnisant del'immorlal'té de son .âme, ciiatealbr. C^nte, I . I, 1 1 . Il II ne se place qu'après le sulistantif : Un homme agonisant, une femme agonisante.

AGONISER (a-go-ni-zé) .v. n. \\ V Être k l'agonie. L'ablié se meurt : il agonise, sEv-. 64. || S* Kig. La auit quand la veilleuse agonise dans l'urne, v. hugo,F. d'aut. 33.

— ETYM. liai, agonixzar; ; de agonitart, de àfwviUi', comhsiire (voy.AOOME).

AGONiSriQUE (a-go-ni-»li-k'), t. f. Partie de U gymnaAique chez les anciens, qui avait rapport aux combats des athlètes.

— ÉTYM. 'Aycoviotix^ , de àvwvtU'v ,coml>atlrc (voy. aoonisfh).

AGONOTUfiTB(a-go-no-tfc-t'), j. m. Pritidmit des jeux sacrés chez les Grecs.

— ÉTYM. 'ATuvofitiT,;, de i^ùv , combat (voy. aoonie), et Ti9£vai, poser (voy. tiiêsr).

t AGOR.\ (a-go-ra), s. {. Ijr marché, la place publique dans les villes grecques.

— ÉTYM. Xyopx.de lyttptiv, rassembler.

t AGORANOME ( ago-ra-no-m') , t. m. Sorte d'^ dile k Athènes.

—ÉTYM. 'Avopxvô|AO<,de&ToH'i l'arche, etvi|u<v, diriger, gouverner.

AGOirn ra-gon-ti). s. m. Terme d'histoire naturi'i' ' ' de l'ordre des rongeurs, qui a

r. II.

^' ' ' ' 1* •- '- rrochet qui

Il anneau

,.. . ;~. ,. ^diamants,

agrafe montée en diamants. || >• Kn termes d'architecture, crampon Af- r^r <,Mii sort k empAcher que les pierres ne se <1 ' 'memeiit sculpté

placil en Xkxa des .1 île boucle «n fer

qui sert k fermer en m£mu temps la croiaèe «t tas voleta.

— insT. xvr s. Ils vindrent jutquat au pied de U muraille, et aTMqnet une longue pique, et uni cborde, ayant me agrkfle de fer, ila y noaterant LAirouE, ««4. Piagw, agraffat, (mms, trapta, rsu

AGR

ponts, amorces, o. bk serhes,995. Ne plus ne moins que les chirurgiens se servent des tiredents et des agraphes à joindre les lèvres des playes, amyot, De la Tranq. d'dme , u.

— ÊTYM. À et un radical graf ou grap (voy. grappin). Dans les textes du xv siècle on trouve agrappe.

AGR AFÉ , ÉE (a-gra-fé , fée) , part, passé. Une robe agrafée.

AGKAFER (a-gra-fé), r. o. Attacher avec une agrafe.

— HIST. XII* S. Et si aucunes gens viennent à ois [eux] pour ois soscorre,siplungent ensemble o ceols qu'il puyent [peuvent] agrappeir, st-bern. 623. li xm' s. Facenttant tuit que cil lor doingne Sorcot en cote ou gans ou mofies, Et ravissent cum uns escodes Quan qu'il en porront agraper, la Rose, (392i. Il XV" s. Ainsi surprins et agrapé, CH. d'orl. Rond. 73. Il XVI* s. Elle se faitdecrocheter par son agathe; mais las! elle estoit agrafée d'un autre crochet bien difficile à relascher, yver, p. 537. Tous couverts avec leurs capuchons et habits agrafez, Satyr. Mén. p. ) 2.

— ÉTYM. Agrafer. Agrafer et agraper sont deux formes d'un même mot, Vf et le p permutant facilement.

AGRAIRE (a-grê-r'), ad;". Terme d'antiquité romaine. Loi agraire, loi qui avait pour objet la distribution des terres conquises entre les citoyens. I| Dans l'histoire moderne, loi agraire se dit, d'une façon plus générale, des lois qui tendent à changer soit le mode de distribution, soit le mode de possession de la terre. Le communisme veut une loi agraire.

— ÉTYM. Agrarius, deager, champ, àYpôç{comp.

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