‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 83 sur 504 · FF · texte numérisé non relu

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vous raareiiez sur la terre Minlilaj.i.- .un csi.: . c41asiai, »0S«. I.'-Ultier. Honit de» figures <iui j :. .- ,p... ... .!, — 1,,,., ,|yj (lij|,,iraivM<iit, nuus a:..-

\ l.i vérili';, uii H'jU-i MiiniiiM af-

f. , , . !,.iiic,'iiicnl», m.duch.dOrl.

Si . qu'on lui fasse lion*

n, :'i!r plus haut, il te

cruit alliiiiiciii du cetiu lui du hiérarchie cl prévient de lui-même celle cérémonie, Hniiiui. l'tnsées. L II. p. (04. Il demandait à Dieu '" de l'esclavage oij le vice le tenait < enchaîné, ID. ifr. t. l, p. Mt. D'uiio i. .....^uu ..i-

rcur pleinement affranchie, coiin. Cinna, v, 3. Promettez: affranchi du péril qui vous presse, Vous vorrcx do quel poids sera votre promesse, luc, Baj. II, 3. Il >• .Suljitantitement. Esclave k qui on a donné la liburlé, Horace était fils d'un affranchi. Une affranchie. Kome à trois aff'ranchis fut longtemps asservie, fac. 0ril. i, 3. Jamais un affranchi n'est qu'un esclave infâme; Bien qu'il change d'élat, il ne change point d'.1me, corn. Cinna, iv, 7. Un afl'ranchi vient lui parler en secret : c'est Parménon, qui est favori, qu'elle soutient.... la bnur, 3.

Il 3* Kig. U n'y eut que les trois affranchis du parlement, Noailles , Canillac et d'Effiat, qui trouvèrent cette gréce [faite au premier président] bien

placée, ST-SIMON, 4SI, 1,10.

AFFRANCHIR (afran-chir), v. a. || 1* Rendre franc, exempt d'impAl. Le roi affranchit cette ville de la taille, f^tte marchandi.se csi affranchie de tous droits à l'entrée. Il 2* En termes de féo<lalilé, affranchir un héritage, libérer un hérilaKe de quelque servitude, de quelque charge. || 3* Affranchir une lettre, un paquet, an payer le port en envoyant la lettre, le paquet. || *• Rendre libre. Affranchir un esclave. Les noirs des colonies ont été affranchis moyennant indemnité. Thrasybule affranchit de; trente tyrans la ville d'Alh&ncs. Dieu ayant affranchi son peuple de la tyrannie des r.gypliens, Boss. //i»(. I, 4. La gloire d'affranchir le lieu de ma naissance, CORN. Cinna, m, 3 je veux l'affranchir

ensemble et la venger, id. ib. ii, 2. Et d'un si rude joug affranchi.s.sons ces lieux, id. Kic. iv, o. |i 5° Délivrer, en général, de ce qui gêne. Affranchir d'un tribut, de la crainte, du chagrin. ||6* Figurément. Délivrer d'un mal. Si je puis de sa honte affranchir mon époux, corn. //or. v, 3. Allons donc l'aff.-anchir de ces frivoles craintes, m. Pomp. m, a. Combats pour m'affranchir d'une condition Oi:i me livre à l'objet de mon aversion, id. Cid, v, l. J'attendais que. le temple en cendres consumé. Elle vint m'affranchir d'une importune vie, rac. Alhal. v. i. J'aurai d'une rivale affranchi votre amour, m. Baj. v, a. On affranchit Néron de la

foi conjugale, id. firt't. m, 3 vos invincibles

mains Ont de monstres sans nombre affranchi le.s humains, lu.Phîd.v, S. ||7''En termes d'équilation, affranchir un fossé, sauter par delà. || 8* Affranchir un tonneau . le nettoyer , le purifier, quand le bois est neuf. || 9* Affranchir un animal, le chAtrer. || 10* Terme de marine. Affranchir la pompe, lui faire jeter une quantité d'eau plus considérable que celle qui entre dans le bftiiment. || il' .s'affranchir, r. réfi. X Rome, les esclaves pouvaient s'affranchir à l'aide do Ipurs épar^ne.s. Tid fut l'accord ilcla Gaule pour s'affranchir que.... Quand les .Imes se seront affranchies des liens du corps. S'affranchir d'une régie. Poura'affranchir d'un joug injustement imposé, BOSS, Polit. Un homme gémit de re.sclavage oii il est [de .<cs passions] ; et un fonds d'équité, de droiture, de conscience qu'il a dans l'Ame, lui fait désirer cent fois de secouer le joug et de s'affranchir d'une telle tyrannie, boi;rd. Pensées, t. i , p. 23». Il se faut affranchir des lois do votre empire, MAtH, V, 41. Et pour s'en affranchir, tout s'appelle vertu, corn. Cinna, u, i. Je saurai m'affranchir, dans ces exir/^mités. Du secours dangereux que vous me promettez, rac. Iphig. v, s. Tu voudrais l'affranchir du joug de mes bienfaits, m. i?n'«. V, «. Et c'est pour m'affranchir de celle dépendance Que je la fuis partout, que même je l'offense, ID. «6. ii,s. || 12*S'affranchir,en janlinage, se dit d'un arbre greffé, quand de l'endroit greffé le produisent des racines qui s'enfoncent en terre.

— SY>' ' iin>, nr.i.ivHKR. Affranchir, c'est

rendre ' rer, c'est rendre libre. Rendre

franc, c ■, .. . il'une condition «"■■i il» \ .-'o d'homme franc; rendre libre, c'est i' captive. Délivrer est doue beaucoup ; moins précis. Délivrer des eeelavt» peut au»i lucn s'entendre d'esclaves auirni^ on donne la liberté, que d'esclaves qu'on arrache au T>ouvoirde l'ennemi. En revanche, on ne dira pas ad'ranchir des prison-

.AFP

■ .f.'i. ijKiK .illiaiiclnr dr-s esclaves, des iw;rfi. I.'.-' f: i.mIi.' i.;:r...-M ni' i'a;i;..,.: ju ijii'aii pasnat'o ij'u cuiidiiiuii *,c,aic k uiio autre; la ilr!ivr,iii>f s'.i, : .que à toute sortie hors d'une situaiKm lù . i nous est Atée. Quant au sentméLapliy^que, cu>.i..i.i mots se confondent beaucoup.

— HIST. xii* s. Vendre [elle] me peut ou donner. Ses sers [je] sul sans racheter ; Jà ne m'en oui' afranchir, Cmiei, p. «2». ||xiii"8. Se clers est ma:

r se [ta] marceandiF' -rgie, BEAl'M. XI, as. i laisi ii.<;n ' -i et non k aservir

ID. XLv, 31 ''US dire que tu II'

Bs miesul,)., j ,.u l'i.i'jii,-, i.; 'iae ta grantattrasioo [descendance] Afranchist ta condition, mackai m, p. es. Il XV» s. Nous voulons que tu nous affrar h sesk tous les jours du monde [les paysans i au roi d'Angleterre], moiss. n, u, ii3. || >.. .■ k fin que sa mort l'affranchiiit de l'obligatiou.. MONT. I, 30. Qu'ils les delivroient de toutes gani. sons, et affranchissoieut de toutes tailles, sub- , sides et impots, amyot, Flamin. le. Trouvant un I fossé, le voulut affranchir' et l'ayant sauté.... pabé. XIX. 7. Ceux des quartiers de Bordeaux qui re: dent le IniIs avec le vin ne se peinent que d'affrai chir [purifier] leurs tonneaux neufs pour une sei,: fois. o. DK SERRES, 20S, etc. Mcsme les béliers toi:: affranchis [purgés de mauvais goùi] par le ebastrement, bien que longuement ils aient servi i saillT les brebis, lo. i2l.

— RTYM. Provenç. afranquir , a/Wincar,- espagn . afrancar; ital. o/Trancarr; de a^ pour ad (voy. Àj, et franc, adj.

AFFRANCHISSEMENT f.i ' ' • ' - ■-

Il 1* Aclior d'affranchir. 1

esclaves. L'affranchis.semeii'. ,.... ,... __..

relit les F.taU-Unis. || 3" F;xempIion de charges, d'iic pAls. L'affranchissement d'une terre, d'une vill' Il 8* Acquittement préalablt> des frais de port w d'une lettre, soitd'un paquet. L'aff.'-anchis.scment d, journauxcldesclrculaiiesest obligatoire. ||4* Affrai chissemcnt de l'esprit, de la pensée. iJi possessii de ces vérités, raffranchisscnieni ' ours m'

sauraient être pius longtemps '.■ iclusif

des naturalistes. || 6* Terme de jan. ,.• . ..:al d'ii'^

arbre affranchi.

— HIST. xv:*8. Il y feit proclamer publiquemcr et solennellement la deUvrance et affranchissemc: gênerai de toute la Grèce, amvot. Flamin. î". I' divers moyens l'on parvient à tel affranchisi [purification des tonneaux], tels que ceux qn suivent, o. de serhe.s, soi. Et suffit pour tout ;: franchissement [pourOterle mauvais goût aux bélier d'eslordre les geniloircs, puisqu'avcc la force eir gendrnnte s'esteint de mesme la chaleur qui en rend mauvaise la chair, id. 2îs. Cesi .iiTi.iiwli v^c ment se pratique ^ souhait es meuriers

ges.,.. sur les plus petits arbres de la ;

— ÊTYM. .4/)Vinchir,-provenç. afranquimenl.

t AFFTCVNCmsSELTt (a-fran-chi-seur), s. «i Il 1* Celui qui affranchit. || 2* Homme qui fait : métier de chAtrerIcs animaux.

— HIST. XVI* s. Le protecteur et affranchisseur il' la Grèce, amyot, Flamin. SO.

— f.TYM. Affranchir.

AFFTIE (a-fr'), s. f. Grand effroi. Apr*s les affres de la mort, elle ressentit les horreurs de I ' BOSS. Anne. Mme de Monictspan était tel.> : tourmentée des affres de la mort, qu'elle paj^ui plusieurs femmes dont l'emploi unique éUut de la veiller, st-simon, ibo, i&r>. Les premiers moment-, du vide extrême que laissait la mort de la Da ; phine, la douleur, les affres dont elle [Urne du Mainicnon] était aiguisée, id. ait, 4.

— HIST. XV* s. Il leur d.tque, jour de sa vie, n'eut si belles affres [frayeur] qu'il avoit t cette heure eues, loiis xi, .Vour. uuv.

— ETYM. Ane. haut-allem. eirer, rijiar. Acre, hérissé; comp, l'ital. o/W>, Apre, aigre; afresta, Apreté; ajrrtto. aigrelet

AFFRETE, ÉK (a-fré-ié. téc) . part, passé. Pris k louage. Ce nirireest affrété.

AFFRfvTBMKNT (a-(ité-t»-inan) , s. m. Action d'affréter.

— fiTYM. Affréter.

AFFRETER (a-fré-té. La syllabe /tv a un acoent

I la syllabe qui suit est tonnante; et un

,->, quand la syllabe qui suit est muette,

«il tiiité au futur et au conditionnel où l'aoeont aigu

est con»e>ré), v. a. Terme de marine. Prendre vs,

bAtiment k louage.

— UlM . xvt* s. L'esprit e«t «i astroicteiaent af-

AIT

AFF

AFF

fretté au corps, qu'il m'abandonne, atouts coups, pour le suyvre, mont, m, 310.

— ÉTYM. Provenç. afretar, équiper; ital. affreltare; espaf^n. afretar; de à et fret (voy. fret).

AFFRÉTEUR (a-fré-teur), s. m. Celui qui prend un bâtiment à louage.

— ÉTYM. Affréter.

AFFREUSEMENT(a-freû-ze-man) , arft> D'une manière affreuse. On l'a tourmenté affreusement.

— ÉTYM. Affreuse au féminin, et ment (voy. ment).

AFFREUX, EUSE (a-freû , freû-z') , adj. \\ 1° Qui excite une sorte de terreur , au sens physique et au sens moral. C'est affreux. La blessure qu'ila reçue est affreuse. Une affreuse tempête. Nouspassflmes une nuit affreuse. Vie plus affreuse que la mort. Ses malheurs et les miens viennent d'une passion qui cause les désastres les plus affreux; c'est l'amour, fén. Tél. XV. Les taureaux les plus furieux qui auraient mugi dans leurs combats, n'auraient pas fait un bruit aussi affreux, ID. ib. Cette vie, tout affreuse qu'elle est. m'eût paru douce loin des hommes ingrats et trompeurs, id,j6. Pour mieux comprendre l'extrême folie et l'affreux dérèglement de raison où tomba ce pécheur, BOURn. Pensées, t. i, p. 386. J'ajoute à ces tableaux la peinture effroyable De leur concorde impie, affreuse, inexorable, cobn. Cinna, i, 3. Que vois-je durant ce temps? Quel trouble ! Quel affreux spectacle se présente ici à mes yeux ! boss. Anne de G. À son âge et avec un corps nourri si mollement , on n'entre pas dans une carrière si affreuse à la nature corrompue, comme dans Hn chemin couvert de fleurs, mass. Ste Madeleine. || 1" Extrêmement désagréable , mauvais, détestable, laid. Un temps affreux. La pluie a rendu les chemins affreux. D'affreuses habitudes. Des mœurs affreuses. J'ai recueilli les voix et je leur prononce [aux femmes] de la part de tous les hommes, ou de la plus grande partie, que le blanc et le rouge les rendent affreuses et dégoûtantes, LA BRUY. 3. Pour moi , j'arrivai dans des déserts affreux; on y voit des sables brûlants au milieu des plaines.... Ff.N. Tél. ii. Un dévot aux yeux creux et d'abstinence blême, S'il n'a point le cœur juste, est affreux devant Dieu, BOiL. Sat. ii. || C'est nn homme affreux, il est capable des actions les plus noires. || Je ne l'aurais pas cru, c'est bien mal, c'est affreux. || Il est affreux d'assister à un tel spectacle. Il est affreux que le sang ait coulé dans cette circonstance. Il m'est affreux, seigneur, de vous déplaire, volt. Zaïre, m, «.

— SYN. AFFREUX, HIDEUX, HORRIBLE. LeSOnsdc CBS

trois adjectifs est, qui blesse les sens ou l'âme. Mais une distinction y est manifeste : affreux indique ce qui fait peur ; hideux, ce qui soulève le dégoût; horrible, ce qui fait frissonner.

— HlST. XVI" s. Sautant du lict elle s'est resveillée : Nuds pieds, sans robe, affreuse [en désordre], sschevelée, rons. 630.

— ÉTYM. Affre.

AFFRIANDÊ, ÉE (a-fri-an-dé , dée), part, passé. Il 1° Rendu friand. L'enfant affriandé par de la pâtisserie. Il 2°Fig. Affriandé par des promesses. || 3°Affriandéde ou à, qui est friand de. Les soldats étaient affriandés au butin. Je ne restai pas même affriandé de jolies femmes, j. J. rouss. Conf. II.

AFFRIANDER (a-fri-an-dé,) V. a. \\ 1° Rendre friand. N'affiiandez pas les enfants. || 2° Attirer par l'appât de quelque chose d'agréable au goût. On affriandé les oiseaux, les poissons par l'appât. || S^En termes de fauconnerie, affrrander c'est encourager un oiseau, en lui offrant une nourriture qu'il aime. Il 4° Fig. Attirer par quelque chose d'agréable, d'avantageux. Rien n'affriande comme l'espoir du gain.

— HlST. XVI' S. Aucuns d'iceux sont aussi afriandez des soldes estrangeres, langue, < 79. Affriandé au travail par la beauté de sa besongne,D'AUB. Ilist. II, 485. Le millet frit dans du miel affriandit les pigeons dans le colombier pour ne l'abandonner jamais. 0. DE .SERRES, 400. Les Florentins, Luquois, Genevois afriandez de la grandeur du profit, apportèrent une infinité d'or et d'argent en France, 1. BOYVIN, Disc, sur les monnayes. Elle l'a trop affriandé [en pariant d'un enfant], PALSG. p. 483.

— ÉTYM. A et friand ; bourguig. efriandé.

t AFFRICUER (a-fri-ché). V. a. Laisser un terrain en friche.

— ÉTYM. À et friche.

AFFRIOLÉ, ÉE (a-fri-o-Ié, lée), part, passé.

AFFRIOLER (a-fri-0-Ié) , r. a. \\ 1° Attirer par des friandises. || i' Fig. Il s'est laissé affrioler. || Il est familier.

— HlST. XVI* s. Vous affrioliez cet enfant tant

que vous le gastez,PALSGR. p. 483. Affrioliez le ainsi dans sa jeunesse, et vous aurez de lui un beau veau en brief, id. p. 488.

— ÉTYM.yà et l'ancinn vnrbf^ frioler, qui veut dire frire légèrement. On trouve dans le patois normand frioler, avoir grande envie.

t AFFRITER (a-fri-té), V. a. Entermesdecuisine, affriter une poêle neuve, la rendre propre à faire une bonne friture, en la préparant par divers moyens.

— ÉTYM. X et frit, de frire.

AFFRONT (a-fron;le t se lie : un affron-t odieux; au pluriel \'s se lie : des a-fron-z indignes) , s. m. Ill" Acte ou parole d'un mépris jeté en face. Les affronts à l'honneur ne se réparent point, corn. C)'d. 11,3. Quand je lui fis l'affront, id. ib. 2. Dès que j'ai vu l'affront, j'ai prévu la vengeance, m. ili. Si on veut vous faire un affront par des paroles, PASC. Prov. 7. Celui qui veut nous faire un affront, id. ih. I4. Le chevalier nous fit un grand affront, sÉv. 479. Voilà l'affront que je fais à vos lettres, id. 324. II faut que cette offense de Dieu, que cette perte de la grâce de Dieu me tienne plus au cœur que l'affront le plus sanglant qui me couvriraitde confusion, bourd. Pensées, t. i,p. 29). Il Boire, avaler, dévorer un affront , le souffrir patiemment. || Essuyer un affront, le subir , le recevoir. Il Ne pouvoir digérer un affront, en garder le souvenir, en conserver du ressentiment. || 2° Déshonneur, honte. Il fait affront à toute sa famille. Sauvez-moi de l'affront de tomber à leurs pieds, corn. Bod. V. 4. Qui n'est point de son sang ne peut faire d'affront Aux lauriers immortels qui lui ceignent le front, id. If'r. v, 3. Sauvons de cet affront mon nom et sa mémoire, rac. Bér. m, i . Mais si dans le combat le destin plus puissant Marque de quelque affront son empire naissant, id. Baj. i, ). Pouréviter l'affront de tomber dans leurs mains, id. JUithr.v,i. \\ 3°Familièremenf. Sa mémoire lui a fait un affront, la mémoire lui a manqué, il est resté cou.-t. || 4° Faire l'affront de quelq ue chose à quelqu'un , le lui reprocher. Chut! je veux à vos yeux leur en faire l'affront, mol. l'Étour. iii,)0. Il 5° En avoir l'affront, ne pas réussir. S'il voulait m'aider à terminer cette affaire, je crois que je n'en aurais pas l'affront, sÉv. 565.

— SYN. 1° FAIRE affront , faire UN AFFRONT. Entre ces locutions est une nuance assez marquée; le premier a plus d'étendue et annonce une suite d'actes d'où naissent la honte , le déshonneur ; au lieu que le second indique un seul acte. L'enfant qui fait affronta sa famille, est celui dont les habitudes vicieuses font rougir ses honnêtes parents ; le prédicateur à qui la mémoire fait un affront, est celui qui une fois manque de mémoire. || 2° affront, insulte, outrage. Ces trois mots expriment une offense, et ils sont synonymes dans une grande étendue de leur signification. Quand, dans le Cid, le comte donne à D. Diègue un soufflet, il lui fait un affront, une insulte, un outrage, comme on voudra. Mais outrage, dérivant de la préposition outre, et indiquant que l'on passe toute mesure, est plus général et s'applique à tout ce qui offense; aussi dit-on l'outrage du temps, tandis qu'on ne dit ni l'insulte ni l'affront du temps. En effetaffront est ce qui s'attaque directement au front, à la face do la personne offensée, et n'implique pas, comme quelques-uns l'ont dit, la présence de témoins; l'insulte est une agression physique ou morale. Mais ces deux motsse distinguent en ce que insulte est plus étendu, désignant ou pouvant désigner toute espèce d'agression offensante. Ainsi , dans cette phrase, Les tribuns à Rome avaient été créés pour protéger la plèbe contre les insultes des patriciens, affront ne conviendrait pas; il ne dirait pas assez.

— HlST. xvi" s. Faire un affront pour braver un homme est de notre siècle [est une expression nouvelle], PASQUiER, Reclurcfws,Yin, p. 002. 11 faut que les harquebusiers soyent à la teste pour faire ce dommage à l'affront [attaque], langue, 322. Nostre cavallerie a une furieuse boutée à l'affront, id.

— ÉTYM. A et front. Le sens propre de ce mot est front à front, attaque.

t AFFRONTAILLES (a-fron-ta-ll' , «mouillées), s. f. plur. Limites d'une terre, ligne où elle touche d'autres terres.

— ÉTYM. Affronter.

AFFRONTÉ, ÉE (a-fron-té , tée) , part, passé. Il 1° Bravé. Après tant de périls affrontés. || 2° Trompé. Plusieurs marchands aflrontéspar ses fourberies se plaignaient de lui Monsieur, comme il détale! Et vite, Béatrix! nous sommes affrontés, th. CORN. D. Ces. V, 7. Il 8° En termes de blason , il se dit de deux animaux qui se regardent et sont figu-

rés front contre front. || 4''Mis de niveau. Des pièce de bois affrontées.

+ AFFRONTEMENT (a-fron-te-man),»-. m. Action d'affronter, de mettre de niveau.

— HlST. XVI' s. Parlons de l'affrontement de deux escadrons, langue, 3 12.

— ÉTYM. Affronter.

AFFRONTER (a-fron-té) ,». o. I| l" Se mettre avec intrépidité en face de Affronter l'ennemi. || 2° Fig. Affronter la mort , les tempêtes , les périls de la mer. Aus.si intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l'affronte, bufp. Cheval. Et s'il faut affronter les p'us cruels supplices, corn. Poly. i, t. [Pourquoi] vouloir affronter des travaux infinis? rac. Ifithr. m, ). Vous allez de la mort affronter la présence,ID. Baj. II ,5; Maprompte obéissance Va d'un roi redoutable affronter la présence, id. Esth. i, 4. Il 3° En termes d'art, mettre front à front, de niveau. Ces deux panneaux sont bien affrontés. || 4" Tromper effrontément quelqu'un jusqu'à l'outrager et à s'exposer à sa vengeance. Courons donc le chercher, ce pendard qui m'affronte, mol. Sgan. (7. Si j'y retombe plus, je veux bien qu'on m'affronte, ID. Èe. desf.jn, 6. Ah! vous me laites tort! s'il faut qu'on vous affronte, Croyez qu'il m'a trompé le premier à ce conte, ID. l'Étour. iv, 7. Un cœur ne pèse rien, alors que l'on l'affronte, id. Dép. am. 11, 4. Par votre foi, le Mogol e.st-il homme Que l'on osât delà sorte affronter? LAFONT.jIfandr. [Il] instruit ce malheureux pour affronter Carlos, corn. I). San.v,i. Il 5° S'affronter, v. réfl. Si vous voyez deux chiens qui s'aboient , qui s'affrontent , qui se mordent.... LA BRUY. <2.

— HlST. XII' s. Le jor [il] eûst maint des nez [nôtres] lapidé [tué] ; Mes Renoars l'ot moult tost affronté A [avec] son tinel [massue] qui devant fu ferré, Bat. d'Aleschans , 5330. || xiir s. Ja n'i viengneil sainte nesaint; Vassal, vassal, seDiex me saint [sauve] , X poi que ge ne vous affronte [frappe sur le front, tue], la Rose, <603;.N'il ne m'osent veoir de honte , Par quoi qup chascun ne s'afronte [se déshonore], ib. (0)62. De voir sachiez que cil s'afronte Qui le mauvais loe et amonte, alahs de cambrai , m*. de Caignat, î° (60, dans ste pala-ï-e. || xvi* s. Affronter les ennemis, mont, i, 5. Ces esquadrons de lances, s'estans affrontez avecques nos files de gendarmerie, les ont aisément renversées, langue, 288. Encores que l'esquadron de lances face sa charge valeureusement , il n'en peut succéder grant effect; car à l'affronter, il ne tue personne, id. 3)2. Autres courent par ci et par là, pour tromper et affronter ceux..., ID. 477. Une fault point faire compte de tout cela, ains aller droit affronter les hommes et s'attacher hardiment àeulx, amyot, Thém. )5. Lesims reculoient, les autres n'ozoient affronter ce bataillon de Macédoniens , id. P. Mm. 33. Il avait toujours esté choisi pour estre du nombre des trois ou quatre qui s'affrontoient hardiment dans les délibérations avec les députez du roy , d'aub. Yie , en. Encores le pont pour en sortir estoit affronté et bloqué de bons retranchemensgarnis de mousqueterie, ID, Ilist. II, 43C. Il donna tant de voilées dans les bataillons que l'amiral avoit affrontés [mis en front] au ruisseau, que.... id. ib. i, 304.

— ÉTYM. Affront; provenç. ufrontar; ital. o/^rontare.

AFFRONTEUR, EUSE (a-fron-teur, teû-z'), s. m. et^. Qui trompe. Et ainsi, c'est vous qui êtes l'affronteur,BALZ. Liv. vu, lett. iv. Un affronteur public, d'alemb. v, 22). Voilà comme vous faites , bons affronteurs , vous ordonnez souvent les choses à tort et à travers, hauter. Crispin U. m, )2.

— ÉTYM. Affronter; bourguiij. efronteu; provenç, afrontier.

fAFFRUITER (S') (a-frui-lé) , v. réfl. Terme d jardinage. Se mettre à fruit, en parlant d'un arbrw.Cô poirier s'est affruité cette année.

— HIST. xiii« s. Je ne voi que ma chose à nessun bien s'afruite, Berte , 37.

— ÉTYM. A et fruit. Dans le Berry, affruiler est verbe neutre : cet arbre bien taillé affruitera.

AFFUBLÉ, ÉE (a-fu-blé, blée), part, passé. Affublé d'une robe. Être affublé de ridicules, être cou» vert de ridicules.

AFFUBLEMENT(a-fu-ble-man), s. ni. Action d'affubler; ajustement singulier, ridicule. Que signifie cet affublement? c'est une vraie mascarade.

— ÉTYM. Alfubler. On trouve dans l'ancien iran^ cais a/'»('/at7, i(où,fl3, et dans le provençal a/ublalh.

AFFUBLER (a-fu-blé), V. a. || l" Habiller d'un» manière irrégulière , bizarre , ridicule. Ce fut elle [la maréchale de Villeroy] qm sans y penser affulrlt

AFF

M. à» BrtMM à» M boanet qu'ili ont mii [dan* Uura team], *t-iim. io, h». ||t* S'affubler, r. r</l. 11 t'était «ffublA d'un eofttune linKulier.

— III Vfublex Mt d'un mantcl xalwlin, Ch. «/ Il «»• •• l'O •'uW* 0* "" P«''' maniai Km, '•'"••-'■ P- **• H "> '>'•>> afublaz d'une paliM ralra, Sas. xxxi. X la curt ea ala, quant il i Al Dun'i"' ' >">'' 'laaui leiurpliz l'att de l'utole armu, I à eanoina par dwus afublez, Th.

tê Kart 11* ■• Lon prent li air ton mantel Inde, Clu'il raat trop voteotien en Inde, Si t'en afuble, et *t t'iprMte De toi coinllr m falrn fitMa, la JtoM, I- ■

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TOlt plu< nii* aiuiiiur, uram ujimi avunui; in liu.ni ,

0>. *!>». Quant U* borgoliwdu ehastel, AITuM^i's delor mantal, »bt«». ii. i77. II xv« t. Affublé iluii rnaniel, motaa. u, ii, »". Philippe te leva moult tott et affubla unegonne, in. ii, ii, tu. Ladamoi- ■elle rut affublé» par ton terrileur d'un tcau d'eau •t de oendret, looia u, N<mv. xxitii. Si ce ne fust pu l'amour de voi boni amit. Je vous ferois affubler lapriton de ceani,io. ib. xciv. jl xvi* t. Il t'en va le coiffiir comme d'un chapeau d'albanoii, Io lui affulil.tiii >lu coiii au'il ealoit rompu, napn. Conlet, XXII. i'uit l'affubU la teste avec ta robbe, iMYOT.Mmoilk. *i. Luy l'eslolt retiré à port, tan4 lumière, gitant la lette affuhV'o du nour ds voir pertocùe, 10, Crauut, i>i. l < guimplo affubla par

detaus. Prime, d u autou<:herl, filé da

main açavanto , kun». os». GcooraUnicnt toute* le* opinions superstitieuses dont sont affublés les enfans, femmes et esprits foiblet, chakbon, Saijetu, 1, 41.

— ÉTYM. Àtfubler est pour affiblfr, do o^ pour ad (voy. X), cl fibula, Inucle, diminutif de /Ibrr, qui est

!i '' .•—■•/■ (Toy. piBRE); bourguig. effeublai; nor-

II htr; picard, affttleT; wall. afiler ; ital.

Il' niai, o/ptu/aro, a/jlib^arï.

<X (a-ffu-zion),i. f. Terme de médecine.

•: , ..'utiquo qui consista à verser en nappe

i . .1 -I ■ ;!:•; pies centimètres de hauteur

' I ..,, !uau sur une partie du corps.

I.'alTi iiuit (lilTdc de la douche, en ce que , pour cv'.lc ci, l'eau est versée d'un lieu élevé.

— HIST. XVI* s. Commo la lumière d'une lampe i|ui est amortie par effusion de trop d'huile, pauë,

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