‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 86 sur 504 · AGORA V,VNT, AGGRAVATION, AGGRAVER · texte numérisé non relu

AGORA V,VNT, AGGRAVATION, AGGRAVER

AGRÉABLE (a-gré-a-bl'). H 1* Ad;'. Qui plaît, qui est agréé. Lieu agréable. Jeune fille d'une figure trèsagréable. Êtreagréableàl'oreille, augûût. Vin agréable à boire. Son arrivée me fut très-agréable. Ne recevoir que des nouvelles agréables. La victime fut agréable aux dieux. Compagnon agréable. Vieillard agréable. Des femmes agréables de corps et d'esprit, FÉN. Tél. XIV. Apollon montre à tous ces bergers les arts qui peuvent rendre la vie agréable, id. ib. II. Nos arbres touffus nous donnaient une ombre plus agréable que les lambris dorés des palais des rois, ID. ib. Bientôt il devint grand, robuste, agréable et adroit à tous les exercices du corps, id. ib. XXIV. Ses bonnes qualités, ses manières engageantes, son humeur agréable, son naturel doux et condescendant, BOURD. Pensées, t. 11, p. 288. Point d'assemblées profanes, mais du reste une société agréable, visites, promenades, campagnes.... id. 16. t. i, p. 348. Chacune de ces victoires demandera devons bien des combats, et chacun de ces combats bien des sacrifices plus agréables à Dieu que tous les sacrifices de l'ancienne loi , ID. ib. p. 374. Au milieu de sa prospérité et jusque dans le plus agréable sentiment de ce bonheur humain dont il jouit, il y a toujours un ver de la conscience qui.... id. ib. p. 406. On les voiteux-mêmes, dans l'usage du monde descendre à tant d'autres petits soins et d'autres minuties, pour se rendre agréables à un piince, à un grand, à toutes les personnes qu'ils veulent gagner, ID. ib. p. 420. Il me suffit que ce soit une maison de salut pour me la rendre non-seulement supportable, mais agréable, mais aimable, id. ib. t. 11,

p. 364 agréable colère I Digne ressentiment à ma

douleur bien doux! corn. Cid , 1, B. Sérieux autant qu'agréable père de famille, dans les douceurs qu'il goûtait avec ses enfants, il ne cessait de leur inspirer les sentiments de la véritable vertu, boss. Louis de Bourbon. Ehl est-il possible, dit-on, que Dieu m'ait si étroitement défendu ce que lui-même m'a rendu si agréable'? id. Pensées chrét. 7. Des gens sages me disaient d'une part : la matière est solide, utile, agréable, inépuisable, vivez longtemps et traitez-la sans interruption pendant que vous vivez, LA BRUY. Prologue. Il lui amena un jour son fils, qui était jeune, d'une physionomie agréable, et qui avait une taille fort noble, id.3. || 11 est agréable de.... Il est agréable de voir.... || Avoir pour agréable ou avoir agréable, trouver bon. Et je vous supplierai d'avoir pour agréable Que je mêlasse.... MOL. Mis. 1,1. Afin que vous ayez agréable qu'elle soit admise, boss. Vétur. 1. Nous prions Dieu d'avoir pour agréables les oraisons, id. Asc. 2 L'Académie'

AGR

supplie S. M. de vouloir bien lui faire l'honneu de marquer un ou deux de ceux [commissaires] qu'elle aura le plus agréable qui soient nommés, FÉN. XXI , <65. 0 Dieu , ayez agréable mon corps, PASC. Prière. Eh bien! mes souverains, aurez-vour agréable Que, n'ayant pu la voir.... MAiHET,Sop/i.v, 7. Il 2° S. m. Il ne faut pas sacrifier l'utileà l'agréable. Où ils voient l'agréable, ils en excluent le solide, la BRUT. 2. Il 3° S. m. et /". Un agréable, une agréable, un homme , une femme qui cherche à plaire par une élégance de manières affectées et un langage de galanterie. Je vous apprendrai à connaître l'abbé que peut-être vous n'avez regardé que comme un agréable, dider. Lett. à Mlle Yoland. Après le sort du petit agréable qui s'attache à elle, j. j. nouss. Ém. IV. Non, milord, jen'ai pas besoin que les agréahles de Motiers m'en chassent , id. Lttt. vi, p. 42. Il Faire l'agréable, mettre beaucoup d'empressement à plaire. J'ai voulu faire l'agréable auprès d'une petite coquette, iiamilt. Gramm. n. Vous avez entendu des femmes faire les agréables sur l'histoire des évangiles, VOLT. Phil.iu, 25a. || Cet adjectif veut la préposition d ; Agréable à son maître, agréable à voir.

— Hisr. xm* s. Et avons et aurons, pour la dicte commune et en son nom, aggreable et estable tout ce que.... Bibl. des Chartes, 4* série, t. iv, p. 466. Il XIV* s. S'ot en milieu un arbrissel, De fleurs et de feuilles si bel. Si bel, si gent, si aggreable.... ma- CHAULT, p. 12. Celui qui le fait selon ce qu'il convient etappartient, il peut estre appelle amiable ou afi'able ou aggreable, obesme, jÉt/i.âo. Les choses pesantes et de grant auctorité sont délectables et bien agréables à gens ou [au] langaige de leurs pays, id. Prol. Il XV* s. Et si l'une de ces trois offres vous est agréable , Bouciq. 11 , ch. 3 < . Sur tous les lieux plaisans et agreablesQue l'en pourroit en ce monde trouver, E. DEscn. Le bois de Vincennes. Et aussi le Royl'avoit bien agréable, et si me sembloit nécessaire, COMM. VIII, 9. Ils y parvinrent en brefs jours, tantleur fut le vent agréable et propice, louis xi, Nouv. c. Il xvi* s. Les Lacedaemoniens n'auroient rien si cher ni tantagreable, que détenir la ville de Athènes en leur puissance, amyot, Pélop. 27. U se trouvoit justement lors en la plus agréable fleur et en la plus belle saison de son aage , id. Agésil. 69.

— ÉTYM. Berry, agheriabe; provenç. agradaole; portug. agradavel; ital. aggradevole (voy. agréer). Les puristes du xvii* s. taxaient de locution bourgeoise avoir pour agréable, et voulaient que l'on du avoir agréable ou trouver bon.

AGRÉABLEMENT (a-gré-a-ble-man) , adv. D'une manière agréable. Cet éclat et ces honneurs dont le monde est si jaloux et dont il cherche à repaître si agréablement son orgueil.... bovud. Pensées , t. i, p. 227. Malheur à vous qui passez vos jours agréablement et dans la joie, id. «6. p. 366. [Le maître d'une maison délicieuse] Il n'est plus, il n'en a pas joui si agréablement ni si tranquillement que vous ; il n'y a jamais eu un jour serein.... la bbuy. 6. Cet art de donner agréablement qu'elle avait si bien pratiqué durant sa vie, l'a suivie , je le sais, jusqu'entre les bras de la mort, boss. Duch. d'Orléans. On hait la médisance, la galanterie grossière : pourvu qu'on la tourne agréablement , on n'en a plus horreur, iD. Pensées détachées, 1 7.

— ÊTYM. Agréable et ment.

<. AGRÉÉ, ÉE (a-gré-é, ée), part, passé. Reçu, admis, accueilli. Ma recherche a été agréée. Ses présents furent agréés (voy. agréer i).

2. AGRÉÉ (a-gré-é), s. m. Défenseur admis à plaider devant un tribunal de commerce.

— ÉTYM. Agréer 1.

3. AGRÉÉ, ÉE (a-gré-é, ée) , part, passé. Terme de marine. Pourvu d'agrès. Vaisseau agréé complètement (voy. AGRÉER 2).

1 . AGRÉER (a-gré-é). || 1° V. a. Recevoir favorablement, trouver bon. Veuillez agréer l'amitié d'un homme si désireux de la vôtre. Je l'agrée pour gendre. Il agréa mes bons offices. Ses propositions ont été agréées. Toutes les fois que nous nous élevons contre Dieu, parce qu'il semble n'avoir pas agréé nos demandes.... bourd. Pensées, t. il, p. »). Je vous supplie de faire agréer ce présent à leurs majestés, BOSS, Lett. 289. Afin que les saints agréent le présent que j'ai à leur faire, id, Serm. Stpt. Agréerezvous, madame, un fidèle service? corn. Olhon, iv, 4. Si vous le voulez perdre, agréez ma retraite, ID. Nicom. y, b. On agréera mon choix aveuglément, id. d. San. i, 3. Nos hôtes agréeront les soins qui leur sont dus, LA FONT. Philém. et Bauc. Pour gendre aussitôt le père l'agréa, id. la Coupe. Et vous, aux étrangers que le ciel nous envoie , Faites , ô Tyrien»,

AGR

tKiém e» tUout, tmuni. 0*nit i» firçtit. OrJde, ■S I m'a BM ymi ion ,..f..n..n„ «l grands I Non

poof V'.foJf pofcif. .u . "V^^^'k^JT,

^lmmmU»mMt^. >, <p. 1. 1 Agr6«ï

mwaifUMa, ■« hoamagm, mm mpecu. formalM «U politt-» '!«'«» "P"»»» •n,t«mm«nl une U.fir.,. Il irAffierqw.Ml»* du iubjoncuf, trouver l.,n »ppn)UT«qiit.Vooi,m«a«me,i«ré«pourToir8 vrand béro* Om Mt mttm vangéf goûtant un plein n,<oê, ootM. Strier, r, •• Agréex, rooiiMour que Ht «ont Wtah» A» totre mariiga, mol. «or. A «a.

ItaiiMM, •«»*•« 1"« i" ''««• P»*^» «• »•""'•

hoaua»«l,iB. frie. rid. t*. Agr««. mMdMiw.. que

tr iB'WT«tt à OM d«ll»ér« parole», rttcH. KohI.

Il f f. M. SAeoDiugtM ««s l'iuxiliâireoeotr. PUure.

nme m'»Kré« Infiniment. Ce mariage aurait

, lo.iifl la famiUe, ai.... U tolx de l'homtne

.- le* antrw, doc. Mut. Klle a en le

niiaugufiafpanonnet.HdL. Impr.

ï L'Iiommi-csrAnchercheràTOuaaerTir.et lafominfi

à w>ii» agréer, >. i. aooM. Êm. v. Consultona des

grand» dieux U majealé aaerée, Et voyons m ce

rhauKe à leon boni<« agrée, corn. Hor. iii, a. Et si

.|r l'agréer jo n'enii>orte le prix, J'aurai du moins

ITionneurde l'avoir «ntrepri». la font. Dédicace, l'eu

de gens Ont le don d'agréer infusavecla vie.lD. Pab.

IV , ». On ne peut nier que cette méthode n'agrée tout

autrement au monde que.... pasc. Prov. ». U n'y a

3u'à «uivre l'avis qui agrée lepla», ID. Prov. 6. L'art e persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui do convaincre , tant les hommes se gouvernent plu» par caprice que par raison. lo.Penséet, art. a , part. I. U paraît que leur intention a plutôt été d'instruire que d'agrépr, balz. à Ridielieu. Il l'roverbe. Quand on doit, il faut payer ou agréer, Il faut donner de l'argent ou de bonnes paroles.

— RKM. Au futur et au conditionnel de ce varbe , où il y a deux e, les poètes ordinairement m suppriment un; ou, si on les conserve, le» deux t ne comptent que pour un. En prose cette suppreaaioa serait une faute d'orthographe; mais, du iwta, la prononoiatioa do U syllabe est la même qu'an poéaie.

— HYN. AORtn, v. n. PLAIRE. Il n'est pas facile de trouver une nuance entre ces deux verbes ; et la plupart du temps ils se confondent. Pourtant plaire aune signification plus générale , et indique tout •tpèee de plaùance; au lieu que agréer signifie précisément être au gré de. Ce qui plaît fait plaisir; ce qui agrée est pris en gré. Il y a donc dans agréer une intervention da la personne qui n'est pas dans plaire. Ainsi, dans ce ver» de Iji Fontaine : Le berger plut au roi parce» soins diligents, on ne mettrait pas agréer au rot, parce qu'il ne s'agit pas ici d'être au gré du roi. Au contraire, dans cette phrase de Pascal : U n'y a qu'à suivre, l'avis qui agrée, le verbe plairt ne conviendrait pas, vu qu'il ne s'agit pas de plaire, et que l'avis qui agrée peut n'avoir rien qui plai.<ie.

— HlST. XI !• s. Voit la [l'épée] RoUant, mervelle lui agrée, Rorx. p. «a. Li quens Kolant, cui la raisons agrée, if), p. s-i. Nule chançon ne m'agrée, Couci, I. Au pals [je] sui oïl ccle est qui m'agrée, vinAME DR CHAKTRRS, /lonuincrro, p. M 4. Il XllI'S. Kl 11 rois leur otroie; moût lui put agréer, llerte, III. Mais si viennent les chose com Dieu plaist cl agrée, ib. lxviu. Et sachiés que moult m'agréa, OuanI Cortoisie m'en pria. Et me dist que je karol«ai«, la Roit, 804 . Si tost que je pris ce qui me fu Uiasié el testament, il apert que je agrée le testament, et por ce ne le puis je puis [ensuite] deliatre. RKAtM. XII, ï.1. jjxiv* ». L'hom peult l'ayder, quand aile s'ayde; Elle agrée ores le remède. 7Vaif^d'>4/c/i. «*•. Il XVI* ». Je crois qu'il sentit du plaisir en une ■i noble action, et qu'il ify agréa plus qu'en aultre d« oallas de sa vie, mont, u, un. Exiler pour cela seul d'igreer trop k leur» cHoyens , lo. m, 4»t. i'«ulx qui s'agréent en eulx meames, et estiment ce qu'ils tiennent au de».sus du reste, id. iv, ea. On M plainot de quoy je me suis agréé à continuer cet eiercice, marié et vieil, id. iv, iua. ou 11 ne se laull point approcher des princes , ou il leur fault complaire et aggreer, amtot,.V()(oh, 6v. lisse ninirenl loua à oGCU|M!r les lieux qui plus leur aggre»rtiri. ID. Com »&

— tTHl». À txgri: prorenç. ogrtiar , açrr^ar, H"»»'; —ftta. açrtùiar i iùl.aggrtuion, aggramén.

*• *ff^^(»-g*W') . V. a. Terme de marine.

5?'!' 1 y*** ***** M» TiiiiMu. Il On du aujourirlHu pIMM fréar.

— tMM. A «1 fr^er.

AOMRnr* 'a-irrtL,urr . m rsrrno u*.

AGR

Oliii qui prépara et fournit )«• afrèt d'un bItimenL On dit maintenant gréeur.

— mm. Voy. AORtSR !•

AGBÉBAT (a-gré^), f. m. Terme didacUquc. Mane produite parla réunion de sultstance* diveue» qui ont été unies ensembla k l'époque de leur formation.

— «TYM. Agareçatum4eag9regare (roy. aorèoer).

t AGHfUiATIF, IVE (a-gré-ga-lif, U-^),adJ- En langage tnchnique . qui rapproche, qui réunit.

— tTYM. Aggregare (voy. aohéoeb); provenç. agregaeiu.

AGReOATION (»-gré-ga-*ion) , s. f. || 1* Aaaociation, admission dans un corps, une compagnie. Il !• Dan» l'université, admission, après coiicoiir» ou examen, au titre d'agrégé. || 8* En terme» de physique, assemblage de parties sans liaison propre. L'agrégation des atomes.

— BTYll. Provenç. Offreyoeio, agrtguacio; espagn. agrégation; ital. aggrtgaiione (voy. AorRokr).

AGUfXit:, RE (a-grô-jé, jée), port, patte. || l' I.e» Onntils agrégés aux Juifs, Boss. Ilùt. Il, 7. || l' Se dit, en botanique, des parties déplante qui naissent plusieurs ensemble d'un même point. Klcur» agrégées , celles qui, simplement et distinctemunt pédicellée», naissent plusieurs ensemble d'un même point de la tige et sont réunies de manière à n'en former qu'une seule, mai» alors ont leurs anthères distinctes, ce qui le» distingue de» fleur» composées. Fruits agrégés, ceux qui proviennent de plusieurs ovaire» appartenant à des fleur» distinctes. Une espèce de trèfle, aux environs de Paris, porte de plus des semences agrégées en forme de fraises , bern. de st-p. Étudet. i. || 8* ÎJi géologie, se dit des roches composées de matériaux divers.

AGRÉGÉ (a-gré-jé) , t. m. || 1* Celui qui dans l'université a été admis, après un concours, au rang de professeur supplémentaire. Un agrégé à la faculté de.... || J* Dans l'enseignement secondaire, l'agrégé est celui qui, ayant subi heureusement l'épreuve de l'agrégation, est apte k recevoir le titre de professeur dans un lycée. || On appelait autrefois professeup^igrégé, maintenant professeur divisionnaire, le professeur non titulaire chargé d'une division, quand la classe est partagée en deux ou plusieurs divisions.

t AGRÉGÉ (a-gré-jé), ». m. En termes de philosophie, se dit d'un amas de plusieurs choses qui n'ont point entre elles de liaison naturelle. Un monceau de sable, un tas de blé sont des agrégés. || On dit présentement plutôt agrégat.

AGRÉGER (a-gré-jé. La syllabe 9« conserve son e devant o et o. On écritagrége, agrégerai, mais on prononce agrège, agrégerai), v. a. \\ i' Asisocier kun corps, k une compagnie. Il appelle les Gentils pour les agréger k son peuple. boss. Hitt. ii, 4. Dieu ne s'était pas contenté de l'appeler au christianisme et de l'agréger au corps de son Église, boubd. Prnsert, t. 11, p. 43t. Il 2* En termes de physique. Elle agrège dans le sein de la terre les grains de sable en cristaux, BERN. DE ST-P. llarm. liv. v. || 8* S'agréger, V. réfl. Les Gentils ne cessent de s'agréger [k ce peuple], BOSs. llitt. ii, 13.

— RTYM. Provenç. agreguar ; espagn. agregar; ital. aggregare; de aggregare, rassembler, de ad (voy. X) et prex, gregit, troupeau.

AGRÉMENT (a-gré-man), f. m. || !• Consentement, approbation. Donner son agrément pour une chose. Il ne saurait disposer de cette maison qu'avec mon agrément. J'ai présupposé qu'elle avait l'agrément de Madame , boss. Ult. abb. 33. Depuis la pêne d'Antoine, ce fut un agrément quasi général pour la conduite d'Auguste, st-Rvrem. u, to». || !• Qualité de ce qui plalU L'agrément des lieux. Le* agréments de l'esprit et du langage. Ayant plus d'agréments que de «agosae. Homme qui ne manque pas d'agrément. Les agréments do la figure. Dieu avait préparé un charme innocent au roi d'Angleterre dans les agrémenui Infini» de la reine son épouse, ROSS. Reine d^ Angleterre. Leurs esprits sa sont frappés d'un agrément égal ; c'a été un coup double , ssv. 367. Il ne se fait point dans sa chambre un ooncour» do monde de tous les éuts et de tous le* texe* pour la féliciter sur l'agrément et la politesse de «on langage, LA niTT. 4t. Je ne aais si l'on pourra jamais mettra dan* le* lettres plu* d'eiprit pli>^ <!•■ t,>ur, plu* d'agrémant et plus de style que I ' >ns

eallaada Baixae et de Voilure, u>. t. < ' : ■!«

oartain . c'a«t qu'avec loua sa* agrémeou et tous sas charme*, le monde n'a rian da companhie k cet ■aime* déliea* et k cas joies lecrMes que U ■ nous fait goAter.BOL'aa. PenttM.l. i, p. *^' d'agrémant at d'espnt. namilt. Gramm. *

AGR

pagne, ou je meure, a beaucoup d'agiémaot,cokj«. k Ment. V ,4. La dame avait un peu plus d'agrément, LA PONT. Quipr. Il avait de l'esprit et de l'agrément,la BiL-T. 4i. II avait vu ailleurs combien l'art de* agrément* aide k la nature k faire das personne» aimables, ponten. Cxar Pierre. D'un agrément inépuisable dans la bonne fortune, hamilt. Cramm 6. Il 3* Plaisir, sujet de contentement. I>e* fabici ont beaucoup d'agrément. Cette terre a*t une propriété d'agrément. La France, où les connaissance* ont été portées aussi loin et les agréments de la vie plu» loin que partout ailleurs, pont. Cxar Pierre. Je ne savais pat qu'il eût eu tant d'agrément k Versailles, stv. 664. Une femme qui fait tout l'agrément de votre vie, m. 144. Je l'ai reçu et je leli» avec agrément, nos». Lett. <«4. Louis XIV s'occupait k lire des livres d'agrément dans ce loiair, volt. S. de Lmiit XIV, »6. ||4' Ornement que l'on met aux vêtem'Dls et aux meuble». Je fis cinq charges en tout: j'en fus quitte pou' i= <-r,„,. pière de mon courtaud coupée. et un agr de mon habit bleu déchiré, st. -SIM. ti, M" ,,•> accessoire» qui donnent au chant plus d'élégance et de grâce. Ce chanteur fait trop d'agrément*. || Note* d'agrément, dans la musique écrite, notes plus petites qu'on est libre de faire ou de ne pas faire. Il 6* Arts d'agréments, arts comme la i:. la danse qu'on apprend pour ton plaisir < ' des autres. |! ?• Lavement. Usité au xvii* hiitn; umsité aujourd'hui. l'on dit remède.

— REM. Vaugelas dit : a Agrémo"' '■''■'•r,\ ».t «« prononce agrément et non pas agrè' y «.» Plasieurs écrivaient et pronori', .

le xvir siècle.

— RTYM. Agréer « ; itaL agradimento.

t AGRENER (a-gre-né. La syllal» gre prend un accent grave devant une syllabe muette : j'agrènc , ti. a. Terme de chasse. Donner de la nourriture au gibier k plumes pour le fixer quelque part

— ÈTYM. X et grain.

t AGRÊNER (a-gré-né) , r. a. Terme de marine Vider l'eau d'une chaloupe ou d'un navire au moyen des pompe».

AGRËis (a-gré), t. m. plur. \\ 1* Terme de manne. Tout ce qui n'est pas la coque , le» mâts, les munitions ou les armes, entre dans les agrts, qui comprennent ainsi, en outre du gréement, gouvernail, ancres, avirons et autres objets de rechanga en voiles, cordages, etc. Construire un vaisseau et le munir de tous ses agrès, volt. Hxusit, i, ». Déik le sort a soufflé dans les voiles, Déjk l'espoir prépare les agrès, bérang. Comm. de f0j/..||8* Moufles et cordages de la chèvre des maçons.

— HlST. IV* s. Si tost i]ue fus arrivé en ceste vostre ville de Rouen, j'y envoj-ai en toute diligence quérir mon lieutenant, lequel estoit allé mener '\>% aggrais k Hotmefleur pour armer vos navire-^ , LOUIS, duc d'Orliant, au roy. » juin )♦»•, //«».(/« CharUt Ylll. in-folio, p. »t3. U valeur du r.idoub, aggreils, apparaux et victuailles. Guidon di la mer, ch. xix, art. «.

— ÊTYM. Voy. AGREER ».

AGRFJtSECR (a-grè-seur; d'autres prononcent les deux»), t. m. Celui qui attaque le pn^mù r. C'est Ik la seule fois que M. du Ha> ce son caractère jusqu'k prendre le pers' grosseur.... fONTSN. du Uamel. Il conçut que >l,i s le célibat il courait risque non-seulement de se dt'-fendre plus mal, s'il »e présentait de pareilles occasions [galanteries], mais d'être l'agresseur, id. Oitinam. On a tué ton père, il était l'agresseur, corn. Ctd. IV, 6. Et du moin» l'un de» deux sera jusie agres.seur, id. ttor. i , «.

— HIST. XVI* s. Je maintiens que l'aggresseur a commys crime de leze-majesté , carl. ix. *•. Surattendantque l'empereur fut aggresseur indubitable,

M. ou RELU ISS.

— CTYM. Aggrtttor, de aggredi, attaquer, de md (voy. k) et gradi, marcher (voy. orade).

t AGRESSIF, IVK(a-gr*-sif,si-v' ; d'autres ppononcent las deux t) , adj. Qui tient de l'açrassion. i u discour* agrassif. Des paroles agrassrras. || Mot nouveau raçn et méritant da Tetra.

— trtnt. Voy. AORE.VE(m.

AGRESSION (a-grf-sion ; d'autres prononcent la* deux t), t. f. Action d* celui qui attaqua.

— STK. AOSESsuMi, attaque. On a dit que Tagreaaion est une attaque inattendue, sans raison, sans proTOOStioo ; tandis que l'attaque na surprend pax: #llaTienl d'un ennemi connu dnnt on m défie Ca

ulk la vraie différence. Alla, déo sur un combat, une lir ''lé; mais l'agi sssioo p»-tal'iu>;w '■u- . .',1*

mier qui est la cause du conflii. 11 est possible que celui qui attaque ne soit pas l'agresseur, l'agression pouvant consister en toute autre chose qu'une attaque. Attaque est l'acte, le fait; agression est l'acte, le fait considéré moralement et pour savoir à qui est le premier tort.

— HlST. XVI" s. Et nous rendre coulpables d'une aggression publique et générale, langue, 608. Je vueil entièrement que le tort et blasme de l'aggression tombe sur luy, «i. do bell. 290.

— ÉTYM. Àggressio (voy. agresseur).

AGRESTE (a-grè-sf), odj. |i 1° Oui a un caractère

de rusticité sauvage. Tous les étrangers ne sont pas barbares, et tous nos compatriotes ne sont pas civilisés : de même que toute campagne n'est pas agreste, et toute ville n'est pas polie, la bhuy. <2. Do même que l'espèce humaine paraît agreste, contrefaite et rapetissée dans les climats glacés du Nord.... buff. Chien. || 2° 11 se dit aussi quelquefois en parlant des personnes. Homme agreste. Manières agrestes. Les Romains étaient un peuple agreste. || On le met avant son substantif en consultant l'oreille.

— SYN. AGRESTE, CHAMPÊTRE. Agreste n'est pas synonyme de champêtre. Agreste emporte avec lui l'idée de sauvage; champêtre, l'idée de la culture et des agréments qui l'accompagnent. Un lieu agreste présente quelque chose de triste à la vue; un lieu champêtre offre un spectacle gai et riant.

— HIST. xiv s. Et le vicieux qui deffaut en ceste matière est appelle aigre, agreste et dur, oresme, Eth. (38. Et celui qui fuit touz tiex deUz de corps, il est agreste et insensible, id. ib. 37.

— ÉTYM. Provenç. agrest; espagn. et ital. agreste; d'agrestis, de ager, àypii, champ. Agreste paraît avoir été introduit par Oresme.

f AGREYEUR (a-grè-ieur) , s. m. Ouvrier qui fait passer le fil de fer par la filière.

AGRICOLE (a-gri-ko-l') , adj. \\ 1° Adonné à l'agriculture: Peuple, pay& agricole. Une nation agricole peut, moins qu'une autre peut-être, se passer du plus grand crédit, mirab. Collection , t. iv,p. 230. || 2° Qui a rapport à l'agriculture.Travail , industrie agricole. Produits agricoles. || 3° S. m. Agriculteur. Ce sens, qui est le sens propre et d'étymologie, est tombé en désuétude. On dit agriculteur. Choiseul est agricole et Voltaire est fermier, volt. Temps présent. || 11 se place toujosrs après le substantif : Peuple agricole , nation agricole.

— HIST. XVI* s. C'est le moien descrit par Columelle, duquel se servoit Marc Columelle son oncle, sçavant agricole , pour rendre fertiles ses terres à grains et ses vignes, o. de serbes, 7<.

—ÉTYM. Agricola, de ager, champ (voy. agreste), et coZere, cultiver (voy. culture). On voit qu'Olivier de Serres l'emploie au sens latin comme substantif.

AGRICULTEUR (a-gri-kul-teur). || 1° S. m. Celui qui cultive la terre. || 2° Adj. [11] abandonne pour moi le soc agriculteur, M. J. chén. Cyrus, m, 2.

— REM. Des lexicographes ont attaqué agriculteur comme néologique et barbare. C'est un néologisme en effet; car agriculteur n'a commencé à se dire que dans le xviu' siècle, et Voltaire s'en est souvent servi. Mais ce n'est point un terme barbare; on dit que culteur n'est pas français : en effet; mais agri ne l'est pas davantage, et cette objection frapperait agricole que l'on recommandait en place. Agriculteur est la transcription du latin agricultor, qui est une formation très-correcte.

— SYN. agriculteur, cultivateur, colon. L'agriculteur est celui qui s'occupe d'agriculture ; il se dit par rapport à la campagne en général ; il se prend adjectivement , et l'économie politique distingue les peuples agriculteurs des peuples chasseurs et pasteurs. Cultivateur se dit par rapport à un champ particulier qu'on exploite; il désigne celui qui laboure, ([ui sème, qui taille, qui récolte. Aussi dit-on un petit cultivateur, et non un petit agriculteur. Le colon fait partie de la population des campagnes; il y habite : voilà tout ce que le mot indique.

— ÉTYM. Agricultor , de ager, champ (voy. agreste), et cultor, qui cultive, de cultum, supin de colère, cultiver (voy. culte).

AGRICULTURE (a-gri-kul-tu-r") , s. f. Art de cultiver la terre. On a besoin, pour l'agriculture, de distinguer les saisons et d'en connaître le retour, la place. Expos, y, *■ Dans la suite tout ce pays sera peuplé de familles vigoureuses et adonnées à l'agriculture, rtHBL. Tél. xu. On a soin de réserver ce qu'il y a de mieux dans les grands troupeaux de boeuh pour faire fleurir l'agricii'.ture, id. ib. v. L'a-

AGR

gricuîture, qui est le fondement de la vie humaine, est la source de tous les vrais biens, id. ib. xix.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. agricultura; ital. agricoltura; à'agricultura (voy. agriculteur) ; mot mis en usage dans le xvii* siècle.

AGRIE (a-grie), s. f. Terme de médecine. Nom donné par quelques auteurs à la dartre rongeante.

— ÉTYM. 'AYpio;, sauvage, de àyçoç, champ (voy. agreste).

t AGRIER (a-gri-é), s. m. ou AGRIËRE (a-gri-êr'), s. f. Terme de droit ancien. Certaine quotité du produit d'un champ levée comme impôt. Des rentes seigneuriales , les unes sont fixées en argent , en grain, en volailles, etc. et c'est à proprement parler ce qu'on appelle rentes seigneuriales; les autres se lèvent en espèces lors de la récolte, à une certaine quotité, plus ou moins, selon la quantité des gerbes que la terre donne, et c'est ce qu'on appelle champart ou agrier, vauban, Dime, 7t.

— HIST. XV' s. llz avoient prins sept quinteaulz de gerbes par droit d'agrier ou teraige, du cange, agrarium.

— ÉTYM. Provenç. agreira; bas-lat. agrerium, agreria, agrarium ; de agrarius (voy. agraire).

AGRIFFÉ, ÊE (a-gri-fé, fée), part, passé. Un chat agriffé à un arbre.

AGRIFFER (S') (a-gri-fé), V. ri/I. S'attacher avec ses griffes.

— ÉTYM. À et griffer.

t AGRIMENSEUR (a-gri-man-seur) , s. m. Terme d'antiquité romaine. Arpenteur.

— ÉTYM. Ager, champ (voy. agreste), et mensor, qui mesure, de metiri, mesurer (voy. mesure).

t AGRIOPHAGE (a-gri-o-fa-j'), s. m. Homme qui se nourrit d'animaux sauvages.

— ÉTYM. "Aypio;, sauvage, de àypôi;, champ (voy. agreste), et çaveîv , manger (voy. phage, suffixe).

AGRIPAUME (a-gri-p6-m'), s. f. Tenue de botanique. Plante labiée à fleurs pourpres ou blanches, qui passait autrefois pour tonique, vermifuge et cardiaque (leonurus cardiaca, L.).

— HIST. XVI* s. Thym, origan, agripaume, Sabine et autres semblables-, PARÉ, xviii, 83. Agripaume, appelée en latin cardiaca, vient sans nul soin, en lieux mal cultivés, o. de serres, 627.

AGRIPPÉ, ÉE (a-gri-pé, pée ), par(. yass^. La bourse agrippée adroitement.

AGRIPPER (a-gri-pé), «. a. Prendre, saisir avidement.

— HIST. XV* s. Bertrand agrappa la pique, du CANGE, arrapare.

— ÉTYM. Autre forme d'o9ri//er, 1'/ se permutant sans peine en p.

t AGRIPPINTEN (a-grip-pi-niin ), s. m. Terme d'histoire ecclésiastique. Disciple d'Agrippin, suivant qui le baptême administré par les hérétiques n'est pas valable.

t AGROGRAPHIE (a-gro-gra-fie), s. f. Descrip-" tion de ce qui a rapport à la culture des champs.

— ÉTYM. 'AYpôç, champ (voy. agreste), et ypâçeiv, décrire (voy. graphique).

f AGROLLE (a-gro-l') , s. f. Nom vulgaire de la corneille noire.

t AGROLOGIE (a-gro-lo-jie), s. f. La science qui a pour objet la connaissance des terrains dans leur rapport avec l'agriculture.

— ÉTYM. 'A Ypô;, champ (voy. agreste), et Xôyo;, traité (voy. logique).

AGRONOME (a-gro-no-m'), «. m. Cehii qui est versé dans l'agriculture. Les agronomes les plus habiles.

— ÉTYM. 'AYpovôiioç, qui vit dans les champs, de àypèç, champ (voy. agreste), et vofioi;, loi, de vi|xsiv, diriger (voy. nome).

AGRONOMIE (a-gro-no-mie) , s. f. Théorie de l'agriculture.

— 'ÉTYM. ^YPO'^'f-''* (YOy- agronome).

AGRONOMIQUE (a-gro-no-mi-k') , adj. Qui a rapport à l'agronomie. Science agronomique. Société agronomique.

— ÉTYM. Agronome.

t AGROSTIDE (a-gro-sti-d' ), s. f. Genre de plantes annuelles ouvivacesde la famille des graminées. Les agrostides sont recherchées des bestiaux.

— ÉTYM. 'AYpMffTiç.

t AGROUELLE (a-grou-èl') ,s.f.\\i' Terme de botanique. Nom vulgaire donné, dans quelques cantons , à la scrofularie noueuse, à cause qu'on lui attribue de l'efficacité contre les écrouelles. || 2° En zoologie, nom vulgaire de la crevette des ruisseaux ou gammare pulex, parce que, d'après un préjugé

Page 1