‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 96 sur 504 · ALA · texte numérisé non relu

ALA

— HIST. XIV' S. Lors la gaite renois [renégat, re nié] Voit bien qu'es fossez sont les nobiles françois Adont a escrié alarme à haute vois, OuckI, <9486 On crie parmi l'ost : traït! car vous armés! Alarme alarme! crient; chascun s'est adoubés, Baud.deSeb vni,224. Il XV' s. Nous sommes armés comme il faut Alarme! à l'assaut! à l'assaut! basseun, XLvn Il XVI' ■$. Courez y tous, et alarma sonnez, bab Garg. l, 2. Et quant orrez ces miens presens alarmes, Ayez bon cueur et contenez vos larmes, ma- ROT, II, 55. X peine sera jamais crainct Le combattant qui est contrainct D'emprunter , quand vient aux alarmes. De son adversaire les armes, id. u, )99. Ainsi tu scez combien par faux alarmes, La mort a fait, pour toi, jeter des larmes, iD.m, 8. Et de prières et de larmes. Leur donnois souvent force allarmesPour les gagner.... id. iv, <80. La majesté de Dieu en se faisant sentir leur dresse nouveaux alarmes, calvin, Instit. s. Commerft pourrions-nous tenir bon tant peu que ce soit contre les alarmes continuelles qu'il [Satan] nous dresse? id. ib. Ui. Quant il demeure en ce pais, vous pouvez dormir en sûreté, combien que l'on luy donne as.?ez d'alarmes; mais sou bon sens prouvoit à tout, marg. Lett. xcv. L'ame troublée ds plusieurs diverses alarmes, MONT. I, 96. Je demeurerai en crainte et en alarme, id. i, 128. Les Romains, oyant l'alarme, prirent chascun le premier baston qu'ils trouvèrent, amyot, Cam. 47. Tantost' il s'apprpchoit de luy, et luy faisoit donner des alarmes en son oamp, tantost.... ID. Fab. <2. Lors marchèrent les trompettes sonnans un son tel que l'on le sonne à une alarme, ID. P. yEOT.56. Gardez que ce ne soit quelque faulse alarme que l'on vous ait donnée pour vous estonner, ID. Pélop. t9. L'on fait une procession devant laquelle marche une trompette sonnant à l'arme, id. Arist. 62. Seleucus tout effrayé se jetta incontinent en piedz et feit sonner l'allarme, id. Démétr. 70. Pour un faux alarme qui luy fut donné, M. no bell. < 46. Ils donnèrent l'alarmeaussichaude comme si..., eux qui bien oyoient ce chaut alarme, feirent sonner la retraite , ID. 37t.

— ÉTYM. Bourguig. ailarme; provenç. alarm.a , espagn. alarma; ital. ailarme; de o (voy. À) , l' (voy le) , et arme. Dans le xvu' siècle on écrivait volontiers ailarme, et beaucoup de livres ont cette orthographe. Dans le xvi' on faisait indifféremment alarme masculin ou féminin.

ALARMÉ, ÉE(a-lar-mé,mée), par(.pass^. Tout le pays est alarmé de ces préparatifs de guerre. Alarmés sur leur situation. Alarmé par un bruit subit Alarmé de tout ce qu'il entendait. Je suis tout alarmé de la maladie de mon père. Je pensais en voyant

sa tendresse alarmée rac. Andr. r, 6. Vous

l'accusiez pourtant quand votre .Ime alarmée Craignait qu'en expirant ce fils vous eût nommée, corn. Jlodog.v, 4. Je ne vispoint sa pudeur alarmée, iiAMiLT. Gramm. < t . Les matelots furent alarmés jusqu'à perdre l'esprit, boss. Reine d'Anglet. Parmi les frayeurs d'une conscience alarmée et les douleurs de l'enfer, boss. Anne de Gomague. Et passant du Jourdain les ondes alarmées. Cueillir mal à propos les palmes idumées, boil. Sat. ix.

ALARMER (a-lar-mé), ». a. Donner l'alarme. Les bruits qui couraient alarmèrent la ville. 11 m'importe de me souvenir qu'en mille occasions cette censure des hommes m'alarme, me déconcerte, m'humilie, m'abat, bourd. Carême, t. I, p. 249. Un ordre qui d'abord a pu vous alarmer, rac. Brit. i, 2. Cet enfant dont la vie alarme tant d'États, id. Andr. i, *. Ces discours commencés, ce visage interdit Pourraient de quelque ombrage alarmer mon esprit, VOLT, ilérope, m, 6. Heureux si ses discours craints du chaste lecteur. Ne se sentaient des lieux où fréquentait l'auteur. Et si du son hardi de ses rimes cyniques, 11 n'alarmait souvent les oreilles pudiques, boil. A. P. u.

s'alarmer, v. rejl. || i' Prendre l'alarme, s'effrayer , être ému. On s'alarma d'autant plus qu'on ne s'attendait à rien de tel. Nous nous alarmons, nous nous troublons, nous nous désespérons, à mesure que les biens du monde nous échappent et que nous nous en voyons privés, bourd. Caréme,l. i, p. 2. Vous vous alarmez peu d'une telle menace, corn. Sertor. iv, 2. Mais- je m'alarme trop et Rome est plus égale, m. Nicom. iv, 6. On ne voit pas mon peuple à mon nom s'alarmer, rac Brit. IV, 3. Tous vos voisins s'alarment pour vous FÉN. Tél. XIV. Nulle raison de crainte; et, loin de s'a larmer. Confiant, il se livre aux délices d'aimer, A. CHÉN. Élég. 33. Il 2° Fig. Sa pudeur s'alarma d'abord, mais elle céda à l'utilité publique, hontes^ Esp. nu, n.

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