‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 95 sur 504 · ALA · texte numérisé non relu

ALA

t ALANDIER(a-lan-dié) , s. m. Technologie. Bouche ou foyer placé à la base d'un four.

ALANGUI, lE (a-lan-ghi, ghie), part.passi.Co3

longues nuits qu'on passe A retourner son corps

alangui parla fièvre, lamart. Joc. iv, t82.

ALANGUIR (a-lan-ghir), v. a. \\ 1° Rendre languissant. Pourquoi cette marche molle et pesante, dans une circonstance si critique? Etait-ce notre artillerie et nos bagages qui nous avaient tant alanguis? SÉGUR, Hist. deNap. ix, ch. 2. || 2° S'alanguir, V. réjl. Devenir languissant.

— HIST. xv* s. Entre tous biens, je suis de mal quintaine [but] , Alangoré entre les vigoreux, en. d'okl. Bail. <I2. Il XVI' s. Et irois facilement couchant et alanguissant mon esprit, mont. 1,34. Ils ont veu les petis enfans mourir à la mamelle de leurs mères aUangouries, Satire Ménip. p. no. Abatus et alangouris de longue maladie, id. p. <69. Et faut leur donner des grains pour les maintenir en estât et les garder d'aiangounr, o. de serres, 334.

— ÉTYM. A et languir ; wallon, s'alanchi. Alangorer, alangourir, sont d'anciennes formes.

t ALANGUISSEMENT (a-lan-ghi-se-man) , s. m. État de langueur. Un tiède alanguissement énerve toutes mes facultés, et l'esprit de vie s'éteint en moi par degrés, j. j. rousseau, Prom. 2.

— ÉTYM. Àlanguir.

ALARGUER (a-lar-ghé),D. n. ||1° Gagner le large , s'éloigner de la terre ou d'un autre vaisseau. Il a vieilli en ce sens..|| 2° Porter plus largue, c'est-à-dire manœuvrer de telle sorte que le vent devienne plus largue. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— ÉTYM. À et targue.

ALARMANT, ANTE (a-lar-man, man-t'), adj.

Qui alarme. Situation alarmante. Des bruits alarmants. Dans la plupart des romans, ce ne sont que conversations tendres, que sentiments passionnés, que peintures séduisantes, que situations alarmantes pour la pudeur.

ALARME (a-lar-m') , «. /". || 1° Cri, signal pourfaire courir aux armes. Au premier cri d'alarme. Sonner l'alarme. L'alarme fut donnée par des feux. Il entend déjà le beffroi des villes et crier à l'alarme , LA BRUY. 40. J'écoute, je distingue les coups du canon d'alarme, chatealh. Hené, 2I4. || Fig. Le chien donne l'alarme par des aboiements réitérés. Il 2° Emotion causée par l'approche réelleou supposée de l'ennemi. L'alarme est au quartier, au camp. Tel vêtu des armes d'Achille, Patrocle mit l'alarme au camp et dans la ville, LA font. Fab. xu, 9. Oh ! dit-il, j'en fais faire autant Qu'on m'en fait faire 1 ma présence Effraye aussi les gens! je mets l'alarme au camp, id. ïb. ii, <4. La fusée mit l'alarme au camp, SÉV. 3)2. Il Fig. L'alarme est au camp, se dit d'une société, d'un parti qui a des appréhensions communes. Voilà l'alarme au camp, id. 58. || En termes de guerre, donner des alarmes à une place assiégée, l'inquiéter par de fausses attaques. || 3" Frayeur, épouvante subite. X la première alarme. X la moindre alarme. Répandre l'alarme. Il a pris l'alarme bien légèrement. En cette alarme universelle, la FONT.Fab. n, 9. 11 s'en allait Mettre l'alarme en tout le voisinage , id. Rém. Celle-ci par ses cris mettait tout en alarme, id. Matr. Il n'eût pas été propre à donnercette fausse alarme, corn. Èxam. d'Hor. \\ 4° Vive inquiétude, souci; dans ce sens il s'emploie le plus souvent auplur. Remettez-vous, monsieur, d'une alarme si chaude, mol. Tart. v, 7. Tant de médisances et tant de faux rapports que cela mit toute la cour en combustion et en alarme, pasc. Prov. <b. Les forts et les faibles sont en alarme et en trouble , voit. Lett. <43. Mais, moi qui veux me garantir de ces alarmes et de ces agitations secrètes, bouhd. Carême, t. i, p. 35. Ce qu'on aime, ou craint de le perdre; et plus on l'aune , plusles alarmes sont fréquentes ; car on les prend aisément, id. Pensées, t. m, p. lis. Ce soin de couvrir ses crimes et de les tenir cachés, ces alarmes secrètes mais pleines d'effroi, ces agonies mortelles, convaincu qu'il est de ce qu'il a fait et de ce qu'il mérite.... id. Carême, t. i, p. 273. Ah! dissipez ces indignes alarmes, rac. Andr. u, 4. Ne me suis point, si ton cœur en alarmes Prévoit qu'il ne pourra commander à ses larmes, lu.ib. iv, <. Quand Tryphon me donna de si rudes alarmes, cohn. Hodog. u, 3. Milord avait pris les mêmes alarmes, hamilt. Gramm. 8. Ma fille, tu as tort de prendre de telles alarmes, mol. laPrinc. u, 4. Des projets de mon cœur ne prenez point d'alarme, id. Femmes sav. i,4. Autour de ces rois voltigeaient, comme des hiboux dans la nuit, les cruels soupçons, les vaines alarmes, FÉN. Tél. xvui. Il 5° Vivre, être nourri dans les alarmes, être accoutumé à la guerre et à ses dangers.

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