‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 101 sur 388 · DUC · texte numérisé non relu

DUC

ducs voilent bien aussi roide quelquesfois que les autres oyse.iux, ruant, iaunny.

— ÉTYM. Ainsi dil, parre qu'on a cru qu'il servait de dur, c'est-à-dire de guide, à certains oiseaux.

DUCAL, ALE (du-kal, ka-l'). adj. Il 1* Oui appartient, qui est propre à un duc. Manteau ducal. Couronne ducale, couronne qui était ouverte et garnie de huit feuilles ou fleurons. Les palais ducaux. Albert, marquis de Brandebourg, se rendit maître de la Prusse, qui prit alors le nom de Prusse ducale, chateaub. lÙnie, iv, v, a. Et le bandeau ducal ceindra hientfll sa tête, ancelot, Fiesque, II, 7. Il Anciennement, à Venise, la dignité ducale, le dogat. Il 2* Grand-ducal, qui appartient, qui est propre à un grand-duc, à une grande-ducliesse. Manteau grand-ducal. Cour grand ducile. Les palais grand-ducaux. Il Dans cet adjectif composé, grand demeure invariable. || 3* S. f. Ducale, lettre patente du sénat de Venise.

— HIST. XVI* s. Le duc fie doge] la print par la main après l'avoir salluée, et osié son chappeau duchal, p. choque, dans leroux dk LiNCr, Bibl. dit Chart. 6* série, t. 11, p. (77.

— ÉTYM. Vue \.

DUCAT (duka; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; Palsgrave, au xvi* siècle, p. 24, remarque que le ( se lie; au pluriel, Vs se lie: du-ka-z et ducatons; ducats rime avec mâts, re[ias, etc.), s. m. Il 1* Monnaie d'or fin dont la valeur varie de dix à douze francs, selon les pays; il porte ordinairement d'un côté la tête du prince dins les Étals duquel il a été frappé, et de l'autre côté ses armes. L'avare n'a plaisir qu'en ses doubles ducats, rP.gnier, Sat. IX. Un homme accumulait; on sait que cette erreur Va souvent jusqu'à la fureur; Celui-ci ne songeait que ducats et pistoles, la font. Fabl. xii, ï. Il 2° Le ducat d'argent vaut environ la moitié du ducat d'or. |{ 3* Adj. Or ducat, l'or qui est au titre des ducats.

— HIST. XVI* s. Jocondalle, nouveaux tallars, ducats de sainct Estienne, et pistolets, rons. 590.

— ÉTYM. Provenc. ducat ; espagn. et portug. ducado; ital. ducato; monnaie ainsi dite à cause de l'effigie d'un duc, soit de Venise, soit de Florence, soit de Gênes.

DUCATON (du-ka-ton), ». m. Ducat d'argent. Ducaton de Venise, de Hollande. Le ducaton est marqué comme le ducat d'or; il vaut environ cent sols de notre monnaie. 11 était si propre, dit-on, Ou'il n'eût pas pour un ducaton Voulu rien manger sans fourchette, scarbon, Virg. trav. i. Mais le moindii ducaton Ferait bien mieux mon afi'aire, la font. Fabl. i, 20.

— ÉTYM. Diminutif de ducat.

f DUCÉ.VAIRE (du-cé nè-r') ou DUCENTAIRE (du-san-tê-r'), adj. De deux cents; qui compte pai deux cents.

— ÉTYM. Lat. duceni ou ducenti, œ, a, deux cents, de duo, deux, et cenlum, cent.

DUCHÉ (du ché), s. m. ||1' Seigneurie, principauté à laquelle le titre de duc est attaché. Les anciens duchés de Normandie, de Bretagne II 3° Duché-pairie, s. m. et f. Duché auquel la pairie était attacliée. Un duché-pairie ou une duché pairie. Un ancien duché-pairie, autrefois érigé pour une maison, et depuis érigé pour une autre, n'était à l'égard de cette terre qu'un véritable renouvellement, sr-siM. <8, 209. Il 3* Duché femelle, duché que les femmes peuvent posséder et qui se transmet par elles. Il 4* Grand-duché, État dont le souverain a le titre de grand-duo ou dont la souveraine s'appelle grande-duchesse. Le grand-duché de Berg, de Toscane.

— REM. Duché a été longtemps féminin. Les états de la duché furent convoqués, patru, Plaidoijer 13, dans richelet. Les mutins qui s'étaient attroupés dans sa duché de Rohan.... sEv. 2ue. Il a douii6 celte duché à son fils, id. 601.

— HIST. XII* s. De vingt roiaumes et de cent ducheté, Rnnc. p. <t7. || xiii* s. Lors dona li cmpereres Baudoinsau conte Looysde Bioys la ducheé de Nique qui bien estoit uns des plus grans honnurs [fiefs] de toute la terre de Romenie, villeh. cxxvi. Et ainsi n'ouvra [n'agit] mie Codefrois de Biiillon, qui rendi sa duceé à tous jours, et i ala [à la croisade] purement dou sien, Chron. de Rains, 197 i Il XV* s. La duché de Bretagne, fboiss. i, l, tsa. Parce que la duché de Milan est tenue en fief de l'empereur, comm. i, ».

— ÉTYM. Provenc. ducat, dugat; espagn. et portug. ducado; ital. ducato. Le provençal, l'esp-agnol, l'italien et duché, s. m. viennent du bas-latin ducatus, de dux, duci le vieux français ducheé, d'où la

nuB

duché, vient du latin Actif ducitatem, qualité de

duc.

IlL'CIIKSSR (clii-chè-s'), i. f. || 1* U femme d'un duc; celle qui posst.le un iluctté. Miidame la duchesse. Mme (le ^'0lllan^e8 esl ilucliesse avec virigi mille éciis de pensiun; elle recevait aujuurd'Iiul dans son lil;le roi y a élé publi'|uement, sev. 418. Il Grande -duchesse, femme d'un grand-duc, et aussi celle >|>il a le m(me rang qu'un graml-duc, ou qui possède un gran l-iluclié. En épousant un ; grniid iliic, elle est devenue grande-duclicsse. (.a grandeduchesSB de Toscane. Les lilles de l'empereur de Kussie prennent le tilre de grandes ducliesses. Il 2* Uuchi'sse se prend ironiquement en parlant d une femme qui arrei:te île grands airs. CUe fait sa diiclii's.se ou la diicliessc. || 3* Sorte de lit de repos à dossier. || Lit à la duchesse, grand Ut av^c quatre coliiiines supportant un liaMaquin et des r^deaui. Il 4" Uucliesse dAngouli>me ou, «implement, duchesse, nom d'une grosse et belle poire lri':sfiindinte. Il 5* Lettres à la duchesse, se dit d'une écriture dans laquelle les pleins tiennent la place des déliés.ei réciproqiK-ineni. Il 6° Nœud de rul>.ins que les (emiiies poriaienl aulrefuls sur le front. || 7* l'olston appelé aussi duc (vuy. lue 'i).

— iiisr. m' s. \ la duchesse qui tant vous seult amer, /loue p. 177. Il xiii* s. ... Car durement lui pnise De ce que moite estoit la fille la duchoise, JIrrIe, nu. Cuiuenl II rois Loeys prit à feme la ilu- Coise Klieiior, Cliron de Udins, p, I. Ces eniperero», ces ducUesses, Ce» roines et ces coiilesses, ia Unse, II7I1I. Il XIV' s. El soy faisans ducliesse et Dienerfsse des autres vie ges, |i;lùlie| s'en est entrée ou Tylne, bkhcmeuhe, f* .11, ifrjo. || xvi* s. l'Iatiin dit que prudence est la duchesse de toutes vertus, CABTUtNï, Voy. du chev. errant, f" I5a, data

LaCUHMK.

— ErVM. Vue; provenç. dui/uesjn, duguetsa; espagn. dn<]itfsa; portug. duqueia; ital. duchess:i.

^ Dl'CllUM (du-cboo;, t. m. Petite coquille du Sénégal.

I UUCQCET (du-kè), I. m. Un des noms du hibou.

— f.TYM. Diminutif de due S.

f l)i:c.UOIIlE ^du kroi-r'), t. m. Terme dt commerce, l'riroe accordée au commissionnaire qui répond des personnes auxquelles il vend la marchandise.

— Etym. Du et croire; croire est ici un infinitif pris suhstantiTement : avoir du croire, avoir obtenu de la confiance.

l)i:crn.K (du kti-l'), adj. Terme de métallurgie. Oui peut être tiré, allongé, étendu sans se rompre. L'or est le plus ductile de tous les métaux. On fabrique le papier, on lile les niéiaui ductiles, volt. Riiitie, 1, *. Lorsque le liouton qui doit former la branche commence à s'élendre, ce n'est qu'une matière ductile qui, par son extension, devient un lilet herbacé, uuff. De la tieilUiSf et de ia mort.

— IIIST. XVI' s. Le roi le trouva enfin las do sa besongne malreconniie, et ductile & reparer les brèches de sa maison, d'aub. Uist. m, ■H'a,

— ÊTYM. Provenç. et espagii. ducli/; itaL duttile; du lat. duclilis, qui peut être conduit, de ductum, ■upiii de ilucerf. conduire (voy. dure).

t DUCriLLMÈTIlE (du kli li-mè Ir'), ». m. Terme didactique. Marteau pour évaluer la ductilité des métaux.

— Etym. Ductile, et mètre, mesure.

DUCTILITÉ (du-kli-li-té), I. ^. Qualité de ce qui

est ductile. Quoique ces deux membranes [de la tigej soient devenues solides et ligneuses par leurs surfaces intérieures, elles conservent, à leurs surfaces extérieures, de la souplesse et de la ductilité, BliïEON, De la lieilleise et de la viort. \\ Propriété qu'ont certains corps de s'élendre en fils sans se rompre, lorsi|u'on les passe à la filière. La ductilité de l'or esl telle qu'avec un gramme de ce métal on dore un fil d'argent d'un myriamètre.

— ETYM. Ductile; calai. ducd'Iital; espagn. ductilidad; ilal. dullilild.

lJl'£('i.\'E (du-è-gu'). <- A II 1* Gouvernante chargée de veiller siii la conduite d'une jeune personne. Tu verras ce que c'est qu'une duègne de dix-huit ans, j. j. Rouss. Ilél. l, 7. || 2* Nom qu'on donne ordinairement k une vieille femme qui est chargée de la conduite d'une jeune. Marceline : i^'esl une si Jolie personne que madame. — Suzanne : th mais, assez pour désuler madame. — Marceline : Surtout b'eii respectable. — Suzanne ; C'est aux duègnes à l'èlie. — U.irceline, outrée : Aux duègnes I aux duègiiesl BEAUMAHCii. i/ur. de Ftg. I, i. jj Terme lie tbéilre. Emploi da duègne. Jouer les duègnes.

Page 1