DYN
moments ! boss. Duch. d'Orl. C'est là que lui est nongeulement permise, mais en quelque façon ordonnée, une pieuse dureté pour voir sans se troubler le trouble d'un père, bouhd. l'ensées, t. Ii, p. 372. Rien ne vous a pu vaincre, et votre dureté Aurait dû dans son cours arrêter ma bonté, bac. Brit. iv, 2. Trouve en lui d'un riva! tome la dureté, ID J/iWr. IV, t. Il Dans le même sens, en parlant des paroles, des dehors, des manières. La dureté de celle réponse l'atlerra. La dureté du regard, des traits. Cet officier lui parla avec la dorniire dureté, et lui reprocha sa faute d'une manière propre à le jeter dans le désespoir, bollin. Traité dev El. liv. v, 3* pan. ch. II, art. ). || Au plur. Paroles dures, offensantes. Vendôme s'emportant de plus en plus [contre Roquelaurej, lui répliqua des duretés, ST- BiM. 27, 53. Je tombe des nues quand vous m'écrivez que je vous ai dit des duretés, volt. Roi de Pr. 428, Moi, je vous dois ici dire vos vérités. Et vais d'un bon avis payer vos duretés, boissy, Delt. tromp. II, 6. Il 5' Excessive sévérité. La dureté d'un gouvernement. La dureté d'un régime politique. Je sais de votre loi la dureté barbare, volt. Tancr. ii, «. Il 6° La dureté du travail, l'opiniâtreté au travail. On est plus flatté de certaines théories brillantes où la finesse de l'esprit semble avoir plus de part que la dureté du travail, ponten. Rolle. || 7° Qualité qui est pour l'oreille ce que la dureté est pour le toucher. Dureté de prononciation. Dureté de style. La dureté de ces vers. || Qualité qui pour la vue est ce que la dureté est pour le toucher. La dureté des contours. Dureté de crayon, de pinceau. La dureté des tons. Cela donne à l'efTct du tableau quelque dureté. 118° La dureté d'un climat, d'un hiver, la rigueur de la température qui s'y fait sentir. Pour adoucir en moi cette ipre dureté Des climats où mon sort en naissant m'a jeté, volt. Orphel. iv, 4. || La dureté du temps, la rigueur de la température; et 6g, la misère, la soufTrance qui pèse sur une ville, sur un pays en certaines circonstances mauvaises.
— HIST. iiu* s. Se la durté d'eùr [la rigueur de l'heur, de la fortune] me nel envoie, Poésies mss. du Vatican, dansLACUBNE. Les duriez que la royne Blanche fist à la royne Marguerite furent tiei [telles] que la royne Blanche ne vouloit soufrir à son pooir que son fils feust en la compaingnie sa femme, jcinv. 284. Il iiv' s. Laquelle dureté avironne la fistule par dedens, h. de mondeville, (• 80 bis. || xv* s. Print les lettres, et puis les leut par grand loisir, et trouva comment piteusement le roy dom Piètre luy rescrivoit et luy signiSoit ses durtés [embarras] et pouretés, fboiss. Uv. i, p. 297, dans LACUBNï. Obéirent, mais ce fut à trop grant durlé [avec beaucoup de peine], id. ib. p. 263. Or pren garde à la durté De ton aage [jeunesse] et l'orfenté, EOST. DESCH. Poésics mss. ^ 96, dans lacuhne. Il XTi* s. Mais quelle durté est soubs vos peaux tant doucettes? mabot, m, te. Hz ont vescu: ce qui est une façon de parler , dont usent quelquefois les Romains, quand ilz veulent éviter la dureté de ceste rude parole de dire: il est mort, amyot, Cicéron, 26. La dureté du temps avoit rendu février de peu d'effet aux sorties qui se firent, d'aub. llist. ii, 95. Au milieu du cor se trouve une petite dureté noire, PARÉ, v, 21.
— ÉTYM. Lat. duHtatem, de durus , dur. L'ancien français avait aussi duresse, du latin duri'tia, plus anciennement encore duretie:x's. PerJudaeos porquant il en celé durctie e en celé encredulilct permessient [demeurassent].... Fragm. de Valeitc. p. *69. Mais duretie n'est qu'une forme orthographique, et se prononçait sans doute duresse, comme l'indique l'accent de duritia.
t DURGAN (dur-gan), t. m. Un des noms vulgaires du barbeau, poisson.
f DURUAU (du-ram'V Race de durham, ou, adjectivement, race durham, race bovine anglaise, caractérisée par la précocité du développement, par l'aptitude à prendre la graisse, par son peu de résistance à la fatigue ; ce qui en fait une bète de boucherie. Il Substantivement. Un durham, un bœuf de la race de durham.
— ÉTYM. Durham, contrée d'Angleterre oii cette race a été formée.
DURILLON (du-ri-llon, H mouillées, et non duri-yon), t. m. || 1* Sorte de dureté, produite par des frottements rudes fréquemment répétés. Il avait comparé ses mains nerveuses et converties en durillons avec deux petites mains, plus blanchettes, plus délicates que le lis, volt, le Crocheteur borgne. il J* Partie dure dans le marbre, analogue au nœud dans le bois. |j 3* Imperfection d'un canon de carabine, produite par le défaut d'homogénéité du métal.
— HIST. XIV 8. Kendez le fanoil [fenouil] par mi et ostez le dureillon du dedans, ifénagier, ii, 6. Ilxvi's. clou, nommé des vulgaires cors, qui sont durillons qui viennent aux jointures des orteils, PAB8, V, 21.
— ÊTVM. Dérivé de dur; bourguig. duroillon.
t DURILLONNEU (SE) {du-ri-Uo-né, U mouillées) , V. ri'/ï. 'terme didactique. Se couvrir de durillons.
— ÉTYM. Durillon.
t DUlilSSIJIE (flu-ri-ssl-m'), adj. Très-dur. Il ne se dit que par plaisanterie. Cette volaille est durissimo.
— ETYM. Lat. durissimus, superlatif de durus, dur.
DCRIUSr.lTLE (du-ri-u-sku-r), ad). Terme de plaisanterie. Un peu dur. H [le pouls] est duriuscule, «OL. liai. imag. ii, 9. Il y a quelques vers duriuscules, je ne hais pas qu'un Spartacus soit quelquefois un [leu raboteux, volt. Lett. Saurin, 6 mai I700.
— ETYM. Lat. drin'uscii.'ii.î , diminutif de ((tirns, dur. t DURIVENTUE ( durivau-tr'), adj. ïerme de
zoologie. Qui a le ventre dur.
— ÊTYM. Lat. durus, dur, et venter, ventre.
t DURMENT(dur-man), i.m. Terme de métallurgie. Pièce qui appartient aux jumelles d'un bocard.
+ DUR.MENTOU (dur-man-tou) , J. m. Terme de métallurgie. Piùce qui, dans les forges catalanes, tient l'empuise des tourillons.
UUUMVIR (du-om'-vir), s. m. Terme d'antiquité romaine. Nom de certains magistrats ou juges qui étaient ordinairement au nombre de deux. Le tribunal des duumvirs. || Nom donné aux deux membres les plus influents du comité de salut public, Robespierre et Saint-Just.
— ETYM. Lat. duumiiir, de duo, deux, et vir, homme.
+ DUUMVIRAt, ALE (du-om'-vi-ral, ra-1'), adj. Qui a rapport aux duumvirs. Les offices duumviraux.
DCUMVIRAT (du-om'-vi-ra), s. m. Dignité, charge de duumvir; temps de son exercice.
— ÉTYM. Lat. duumviralus, de duumvir.
DUVET (du-vé; le ( ne se lie pas dans le parler
ordinaire; au pluriel, 1'* se lie : les du-vè-z-et....; duvets rime avec traits, succès, paix, etc.), s. m. Il 1" Nom donné aux premières plumes dont se couvre le jeune oiseau, et qui ne se perdent jamais com plétement. Quelques oiseaux, tels que le canard, l'oie, i'eider, etc. conservent beaucoup de duvet ; on le recueille chaque année pour en faire des coussins, Oreiller de duvet. || Duvet d'autruche, dit autrement laine-ploc ou poil d'autruche, dont il y a deux sortes : t* le fin d'autruche, qui est employé par les chapeliers dans la fabrique des chapeaux communs; i° le gros d'autruche, qui sert à faire les lisières des draps fins destinés à la teinture en noir. Il Par extension, lit de plume. Là, parmi les douceurs d'un tranquille silence. Règne sur le duvet une heureuse indolence, boil. Lutr, i: Grâce aux amours, bercé par l'espérance, D'un lit plus doux je rêve le duvet, bébang. Dieu des b. gens. || Fig. Les pêches sont couvertes d'un petit duvet. Ce gazon fin qui semble faire le duvet de la terre, bufp. Morceaux choisis, p. 46. Il a* Première barbe d'un jeune homme. Guerrier de quarante ans au profil sérieux. Jeune homme au blond duvet, jeune fille aux doux yeux, V. HUGO, Crep. iv. || 3* Poil fin et court qui croit principalement en hiver, autour des poils plus gros qui forment le pelage d'un certain nombre de quadrupèdes. || 4" Terme de botanique. Sorte de colon qui recouvre certaines feuilles, certaines tiges, certaines écailles des boulons des arbres. || 6° Terme de commerce. La matière première des cachemires. Il Criblures de cochenille.
— HIST. xiv s. Un bon lit de duvet, draps et couverture, Ménagier, l, 9. || xv s. De bon duvet faictes voslre litière, eust. desch. Poésies mss. f° 234, dans lacuhne, au mot litière. \\ xvi' s. La douceur d'ycelluy dumet, bas. Garg. i, t3.
— ÉTYM. Normand, deumet; bas-lat. duma; du germanique : allem. Daune; danois, dyne; augl. down. Ces formes germaniques auraient dû donner dunet; mais il est survenu une double altération de la consonne en m et en v.
t DUVETÉ, ÉE (du-ve-té, tée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est couvert, garni de duvet.
— HIST. xvi* s. Duvetté, coigbave.
— ÉTYM. Duvet.
DUVETEUX, EUSE (du-ve-teû, teû-z'), adj. Qui tient du duvet, qui ressemble au duveL Poils duveteux. Matières duveteuses. || Terme de fauconnerie. Oiseau duveteux, oiseau qui a beaucoup de plumes très-courtes, molles et délicates proche de la chair.
— ÊTYM. Dmet.
+ DVADE (di-a-d'), t. ^. || !• Terme didactique. Le nombre deux, une paire, une couple. |{ Dyade littéraire, deux auteurs qui travaillent ensemble. En ce sens, ce mot est d'un langage recherché. ||î''Termede philosophie grecque. La dyade, l'être qui se détache de la monade ou de Dieu (dans la système pythagoricien).
— ETYM. Au»;, réunion de deux, de îûo, deux.
+ DYARCHIE (di-archie), t. f. Gouvernement de deux magistrats souverains, de deux rois qui sont collègues. La dyarchie à Sparte.
— ETYM. AOo, deux, et àpxtiv, commander.
•f DVKE (dik'), t. m. ïerme de géologie. Filon éruplif, de formation ignée, qui remplit l'intervalle entre les deux parois d'une fracture. Un immense dyke ferrugineux tout de minerai hématite. Pressa scientifique, (802, t. ii, p. 293.
— Él'YM. Aiigl. dyke, filon; comparez digde.
t DVME, terminaison adoptée par Isidore Geoffroy» Kaint-Hilaire pour les noms génériques des monstres doubles supérieurement et simples inféricurement, et qui est le représentant du grec £iSuiio( , jumeau.
t DVNAME (di-na-m'),«.m.ou DVNAMIE (di-namie), s. f. Terme de mécanique. L'unité du travail avec laquelle on évalue la force utile d'une machine, la puissance d'un moteur, et qui esi le travail nécessaire pour élever mille kilogrammes à un mètre de hauteur. La force d'un homme équivaut à cent dyiiamies par jour, si dans ce temps, en douze heures de travail, il peut élever cent mètres cubes d'eau à un mètre de hauteur, legoakant.
— ÉTYM. AOvotijiiç, force.
t DYNAMIDE (di-na-mi-d'), s. m. Nom collectif désignant le calorique, la lumière, l'électricité et la magnétisme considérés ensemble.
— ETYM. AOva|ii<;, force.
t DYNAMIE (di-na-mie), s. f. || l* Terme de mécanique. Voy. DYNAME. Il 2° Terme de médecine. Ëtat augmenté des propriétés vitales des tissus.
— ÉTYM. AûvaiAiç, force.
+ DYNAMIOLOGIE (di -na- mi- 0-lo-gie), t. f. Terme didactique. Traité sur les forces considérées abstraitement.
— ÉTYM. AOvaiit;, force, et W^oç, traité. DYNA.MIQUE (di-na-mi-k'), «. f. || !• Partie des
mathématiques qui traite du mouvement. Traité de dynamique. || En un sens plus restreintet plus usuel, partie de la mécanique qui étudie les différents mouvements, celle qui traite de l'équilibre portant le nom de statique. || 2° Adj. m. et f. Terme de mathématique. Qui concerne le mouvement. Problème dynamique. Pouvoir dynamique. Effet dynamique, celui que produisent des forces qui font sortir un corps du repos. Il Terme de biologie. Ëtat dynamique, par opposition à état statique, c'est-à-dire l'état d'un organisme considéré en fonction, par opposition au même organisme considéré dans sa composition. Cette notion a été étendue à la sociologie, oïl l'on considère l'état d'activité et l'état décomposition.
— ÉTYM. Auva|iixo;, de 8ûvoc[j.i;, force. -[DYNAMISME(di-na-mi-sm'),«. 7n.Termedephilo-
sophie.Systèmequi supposeque la matière est animée de forces immanentes, au lieu de la considérer comme mue par des forces extrinsèques et mécaniques. Ainsi, en astronomie, le système des tourbillons de Descartes est un mécanisme; celui de la gravitalion est un dynamisme. || Dans les systèmes médicaux, dynamisme s'est dit, en un sens différent, d'une hypothèse, aujourd'hui abandonnée, où l'on considère les forces comme agissant indépendamment des conditions organiques.
— ÊTYM. Aûva(ii;, force.
fDYNAiMISTE (di-na-mi-st), *. m. Partisan du dynamisme en physique. || Partisan du dynamisme en biologie.
DYNAMOMÈTRE (di-na-mo-mè-tr*), *. m.
Il 1° Terme de mécanique. Instrument qui sert à évaluer en poids la force et les effets d'un moteur. Il 2° Nom des instruments employés à mesurer la force musculaire de l'homme et des animaux. Il 3* Terme d'opticien. Instrument pour mesurer le grossissement d'une lunette. On trouve, en cet emploi, dynamètre, qui est mal fait.
— ÉTYM. Aûvam; force, et (isTpov, mesure. La formation est incorrecte et devrait être dynamimètre ou dynaminmètre, les noms grecs en i;, lOî prenant en composition » ou io et non o, par exemple physiologie.
t DYNAMOMÉTRIE (di-na-mo-mé-trie), *. f.
Terme didactique. Mesure des forces.
— ÊTYM. Dynamomètre.