‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 11 sur 388 · DAU · texte numérisé non relu

DAU

naturelle. Gros poisson de mer de la famille des cétacés, Carnivore, et dont la graisse fournit une huile {delphinus delphis). Les récits de l'antiquité faisaient de ce poisson un ami de l'homme, et l'on racontait qu'Arion, jeté à la mer, fut sauvé par un dauphin. Un navire en cet équipage Non loin d'Athènes fit naufrage; Sans les dauphins tout eût péri; Cet animal est fort ami De notre espèce; en son histoire Pline le dit; il le faut croire, la font. Fabl. iv, 7. Le dauphin appartient au genre des baleines; mais sa taille est bien inférieure & celle des grandes baleines ; il n'a que six à sept pieds de long sur une grosseur proportionnée, donnf.t, Contempl. nat. <0* part. ch. 26. Los dauphins émigrent par troupes d'une mer dans une autre, m. t6. || 2' Constellation de l'hémisphère septentrional. || 8* Terme de blason. Daupliin vif, celui qui a la gueule close. Dauphin pâmé, celui qui a la gueule béante. Dauphins couchés, ceux qui ont la tête et la queue tournées vers la pointe de l'écu. Il 4' Terme de commerce. Espèce de papier. || Sorte d'éloiïe de laine.jl 6* Terme de construction. Pierre creusée d'un trou recourbé pour le passage de l'eau. Extrémité coudée et inférieure d'un tuyau de descente. || Terme de marine. Pièces de bois courbes qui servent à lier l'éperon et la guibre d'un bâtiment, avec l'élrave-, les aiguilles et le corps. || 6° Machine qui sert à plonger. || Sorte de pièce d'arliRce qui entre dans l'eau et en sort. Il 7° Terme de guerre navale dans l'antiquité. Masse de plomb suspendue aux antennes des vaisseaux qu'on laissait tomber sur le vaisseau ennemi pour l'enfoncer. ||8" Nom du cormoran. ||Nom d'une coquille univalve. || 9" Titre attaché à certaines seigneuries. Dauphin d'Auvergne. Dauphin du Viennois. Il Titre qui fut donné, à partir de Philippe de Valois, au fils aîné des rois de France , après la réunion du Dauphiné à la couronne, le dernier seigneur du Dauphiné, Humbi-rt III, en 1343, ayant mis pour condition de la cession de sa seigneurie que le fils aîné .serait ainsi nommé. M. le dauphin [le fils de Louis XIV] entre dans tous les conseils; n'approuvez-vous pas encore cette conduite? c'est proprement l'associer à l'empire, sÉv. )4 avril <69i.||Grand dauphin, titre donné quelquefois au dauphin fils de Louis XIV, et père du duc de Bourgogne. Le petit dauphin, le duc de Bourgogne. || On nommait, dans les familles, dauphin le fils unicjue de la maison ou celui de qui on avait grand soin. Voiis me parlez de voire dauphin, je vous plains de l'aimer si tendrement, sÉv. dans le Dict. de cochez. Il On appela dauphins tous les livres faits par l'ordre de Louis XIV pour l'éducation du dauphin, son fils et élève de Cossuet. Je ne dois pas oublier ici le service qu'il rendit aux lettres, en nous procurant cette suite de commentaires qui se nomment communément les dauphins, quoique la première idée en fût venue à M. de Montausier; on est redevalile à M. Fenet d'en avoir tracé le plan et dirigé l'exécution, d'olivet, Hist. Acad.t. u, p. 394, dans pouGENS. Il Adjectivement. Édition dauphiné, édition de ces auteurs. Critique dauphiné, les commentaires dont on a accompagné l'édition de ces auteurs.

— IllST. XV* s. Quant le duc Jehan fut venu à Paris, le roy Charles et le doffin luy firent grant

joie, FENIN, (41).

— ËTYM. Provenç. dalfin; catal. delft; espagn. dd/în ;portug. del/im; ital. delfino; du latin deip/iinus, du grec ScXçiç, dauphin, le même que ps/çiv et pouvant de la sorte être rapproché du latin bellua, grosse bête. Quant au dauphin, fils aîné du roi de France, ce nom, porté par les seigneurs du Viennois et transmis à la famille royale lors de la cession du Dauphiné à la couronne de France, était un nom propre, Delpliinus , le même que le nom du poisson; Dauphiné, nom de province, dérive du nom de ces seigneurs, qui avaient pris pour leurs armes trois dauphins.

1. DAUPUINE (dô-fi-n'), s. f. Nom de la femme du dauphin de France. Mme la dauphiné. Mme la dauphiné est une merveille d'esprit, de raison et de bonne éducation, sEv. 12 avril 1880.

t 2. UAUPUINE (dô-fi-n'), j. f. Nom d'un petit droguet de laine, jaspé de diverses couleurs.

t ï. DACPIIINE (dô-fi-n'), s. f. Variété de laitue.

t 1. DAUl'lllNELLE (dô-fi-né-1'), s. f. Terme de botanique. Nom de quelques plantes d'ornement (renonculacées) , notamment du pied d'alouelto.

t 2. DAUPHINELLK (dô-fi nè-l'), s. m. Terme de dentiste. Lspèce de pinces très fortes, à serres courtaset garnies de dentelures, et servant à extraire les dentfi qui n'ont qu'une racine.

I DAITUINERIE (dô-fi-ne-rie), *. /. Mol forgé

DAV

par Scarron pour exprimer les jeux des dauphins entre eux. [Les dauphins] font entre eux mille singeries. Ou plutôt des dauphineries, Yirg. Irav. y. DAURADE (dô-ra-d'), s. f. Poisson de la famille des sparoîdes et qu'il ne faut pas confondre avec la dorade ou cyprin doré; on le trouve dans la Méditerranée, il passe dans les étangs, et, s'y engraissant, il devient excellent i manger.

— ÉTYM. Ijit. deaurata, dcrée, de la préposition de, et aurum, cr.

t DAURAT (dô-ra), s. m. Carpe dorée do la Chine

— ÊTYM. Voy. DALHADE.

D'AUTANT (dô-tan). Voy. autant.

t DAUW, s. m. Voy. daw.

DAVANTAGE (da-van-ta-j'), ado. || !• Plus. Vous avez de l'argent, mais il en a davantage. Vous promettez beaucoup et donnez davantage, cobn. l'oly, IV, 2. Adieu, madame, adieu, je n'ai pu davantage, iD. lléracl. m, ï. On perd souvent l'acquis à vouloir davantage, ID. Tois. d'or, iv, 4. S'il eût voulu mourir plus tard, Il aurait vécu davantage, scARBON, Yirg. trav. m. Et si j'en savais plus, j'en dirais davantage, iiauteboche, les Appar. tromp. m, 7. Il m'en souvient bien davantage, la font. Fabl. m, 16. Celui qui s'était vu Coridon ou Tircis ?"ut Pierrot, et rien davantage, lu. ib, iv, s. Ce petit animal "Ten avait-il fait davantage [de miill? ID. ib. VI, 15. Tu n'as point l'air d'un donneur de breuvage; Je n'en dis point là-dessus davantage, m. ib. viii, <8. Je rendrais mon ouvrage Capable de sen-. tir, juger, rien davantage, Et juger imparfaitement, ID. ib. X, 1. Ce qui existe moins est moins bon et moins un; ce qui existe davantage est davantage bon et un, Fta.Exist. 292. Si les fautes des Anglais furent énormes, celles des Espagnols le furent encore davanlape, baynal, Ilist. phil. x, 16. || Davantage avec de et un substantif. Ceux qui te veulent mal sont ceux que tu conserves; Tu vas i qui te fuit, et toujours les réserves X souffrir en vivantdavantage d'ennuis, halii. i, 4. S'il demande à ses jours davantage de terme, il>. ib. S'il veut davantage de palmes, Qu'il les acquière en votre sein, m. ni, l. Sans m'obliger à déclarer davantage de mes principes, vzsc. Uéth.e. || Cette tournure vieillit; toutefois on ne voit aucune raison pour ne pas l'employer.ll N'en pouvoir davantage, n'en pouvoir mais, n'être pas la cause de ce qui arrive. On renversa la table, on coifl'a d'un potage le pauvre Vineville, qui n'en pouvait pas davantage, betz, m, «. || 8* Plus longtemps. Ne me rompez pas davantage la tête, MOL. J/ù. IV, 3. Or bien, sans crier davantage, Rapportons-nous, dit-elle, àRamInagrobis, la FONT.fatJ. vil, 16. Qu'il éloignât l'enfant ju.'sques à certain âge. Jusqu'il vingt ans, point davantage, m. ib. viii, 16. Gardes, obéissez sans tarder davantage, rac. Ilrit. m, 8. Les crimes de Jugurtha avaient fait trop d'éclat pour que le sénat pût les dissimuler davantage, vertot, Itévol. rom. ix, p. 379. || 3° Bien plus. En ce sens il tombe en désuétude. Davantage, je ne les vois pas dans les gramles places, Doss. Serm. quinq. II. Davantage, peut-on nier que la messe ne fût le service public de l'Église? ID. Réfut. Les mages résolurent de se rendre ami Poréxarpe, parce qu'il avait tout sujet de haïr Cambyse, davantage était homme grandement estimé des l'erses, p. l. cour. II, 188.

— REM. 1. Les grammairiens modernes ont décidé que davantage ne pouvait être suivi de que. Toutefois cette décision est en contradiction avec l'usage des meilleurs écrivains : Ils peuvent avancer beaucoup davantage que ceux qui courent, desc. iléth. U ne peut davantage Que soupirer tout bas, MALH. 1, 4. Oui, vous ne pourriez pas lui dire davantage Que ce (|ue je lui dis pour le faire être sage, MOL. l'Élour. I, 9. U n'y a rien assurément qui chatouille davantage que les approl)alions que vous dites; mais cet encens ne fait pas vivre, in. Bourg. 1, 1. Il est impossible que celle surprise ne fasse rire, parce que rien n'y porte davantage qu'une disproportion surprenante entre ce qu'on attend el ce qu'on voit, pasc. Prov. n. Je puis dire devant Dieu qu'il n'y a rien que je déleste davantage que de blesser la vérité, ID. ib. L'une eu prisant davantage le temporel que le spirituel, id. ti>. 12. Quel astre brille davantage dans le firmament que le prince de Condé n'a fait en Europe? boss. Louis U Bourbon. Voulez-vous être rare? Rendez service i ceux qui dépendent de vous; tous le serez davantage par celle conduite que par ne pas vous laisser voir, LA BBUï.vi.Dieu n'aime donc pas davantage la vertu, la pudeur.... querimpu.licité? ukss. Car. Avenir.Cus excès ne vous honoraient pas davantage que tous les rafînements de notre siècle, id. Car. Culte.

DAV

, 5-n-e tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage, mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante, J. i. Rouss. 8' Promen. \\ i. En recherchant historiquement, on voit que daptjn(a»e est venu en usage aux XIV' et XV siècles et qu'alors il n'était pas suivi de que; il est vrai qu'il paraît signifier : sans ressource, inévitablement. C'est dans le xvi* siècle qu'on lui donne le sens déplus, qu'on en fait un véritable comparatif, ce qui entraîna l'emploi de que; usage qui fut suivi dans tout le cours du xvii* siècle et que les grammairiens de la fin du xviii" siècle ont réussi à abolir, sous prétexte que ce n'était pas un véritable adverbe et qu'il ne devait pas être suivi de que.

— SYN. PLUS, DAVANTAGE. La différence entre Ces deux mots, c'est que davantage, s'employant absolument, indique une comparaison avec un terme énoncé d'abord; tandis que plus, ne s'employant guùre absolument, indique la comparaison avec un terme qui s'énonce ensuite. Cette femme est belle; son amie l'est davantage. Mais on dira cette femme est plus belle que son amie.

— Ill.sr. XV* s. Seigneurs, la fuir ne nous vaut rien; et si nous fuyons, nous sommes perdus d'avantage, FBOiss. 1,1, 327. Et les Anglois ne pou- Toient aller jusques à eux [les Escots] , qu'ils ne fussent tous morts et tous perdus d'avantage, ou pris à grand meschef, m. i, i, 42. Adonc descendirent les seigneurs et les gens d'armes de leurs navires, et vinrent devant la ville de Carenten, et l'assaillirent vitement et fortement; quand les bourgeois virent ce, ils eurent grand peur de perdre corps et avoir; si se rendirent saufs leurs corps, leurs femmes et leurs enfants, malgré les gens d'armes et les soudoyers qui avec eux estoient; et mirent leur avoir à volonté, car ils savoient bien qu'il estoit perdu d'avantage, id. i, i, 207. [Un grand tourment les prit en mer qui les mit si hors de leur chemin , qu'ils ne surent dedans deux jours, là où ils estoient; de quoi Dieu leur fit grand grâce et leur envoya belle aventure] s'ils se fussent combatus en icelui port qu'ils avoient choisi , ou aucques [un peu] prés, ils estoient perdus davantage et chus es mains de leurs ennemis, m. i, i, <8. Le roi de France avoit fait est.iblir si bonnes gens d'armes et forteresses que les Anglois qui vouloient issir hors, à cheval ou à pied, pour aller fourrer ou aventurer, ne l'avoiont mie d'avantage, mais trouvoient souvent des rencontres dures et fortes, id. i, i, 30». Vous povez veoir en lisant ces choses (avec ce que vous en savez davantage) que, de ces mauvais princes, nuls ou peu en demeurent impunis, comm. m, 4. Jusques environ en l'aage qu'ils sont de cinquante ans tous deux: combien que la roine avoit deux ans davantage, ID. VIII, 47. Il XVI' s. Je foys, distlemoyne, bien d'advantaige, car.... bab. Gar. i, 40. Puys advisa.... d'advantaige [en outre] sillogisoyt, disant.... ID. ib. I, 44. Il vault mieulx pleurer moins et boyre d'advantaige, id. Pant. u, 3. 11 n'entreprend rien d'avantage sur les aulres, qu'il leur permet sur soy, CALVIN, Instit. 966. [Après divers arguments] Davantage, pauvre fol que tu es, qui t'a estably les termes de ta vie? mont, i, 73. Tout ce que vous y recognoissez d'avantage [le plus] c'est.... id. i, 445. Voylà cinq esclaves, mange les et nous t'en amerrons davantage, id. i, 229. Pour en renger davantage, je n'en entasse que les testes, id. i, 290. Il estoit impossible de leur en faire tirer un tour davantage, id. Il, 4 74. Un bien tout clair, je l'ayme davantage Que je ne fay un grand bien en partage, LA BOÉTIE, Poés. div. p. 474. En faisant deux lieues davantage que par le droit chemin, lanoue, 664. Pherecides dit davantage [de plus] , qu'il brisa et gasta les quilles et les carènes de tous les vaisseaux de Candie, amïot, Thésée, 22. Cesle response l'encouragea encore d'avantage, in. Lye. s. De manière que l'un n'eust en biens rien d'avantage que l'autre, in. ib. (2. Hz avoient retenu l'office d'avantage que le terme qui leur e^toil prefix, quatre mois entiers, ID. Pélop. 43. De peur qu'il ne leur commandas! d'apprester quelque chose d'avantage que pour lui seul, iD. Lucull. 82.

— ÉTYM. »' (voy. de) , et avantage.

t DAVIDIQUE (da-vi-di-k'), adj. Dont le style est inspiré, comme celui des psaumes de David.

— ÉTYM. David, roi de Judée.

DAVIER (da-vié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : lesda-vié-z et autres instruments), s. m. l'ince recourbée dont les dentistes se servent pour arracher les dents. || Instrument do menuiserie, composé d'une barre de fer qui se terniiiig par un crochet, avec une main qui se meut d'un bout à

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l'autre pour assembler et serrer les pièces. || Petite patt» insérée entre les deux couplets de la presse typographique pour maintenir le petit tympan dans l'enchftssure du grand. || Barre de fer qui, attachée par des crampons à la pièce qu'on veut forger, permet de la transporter sur l'enclume, jj Outil servant à faire entrer les cerceaux d'un tonneau.

— HIST. XVI' s. Si on connoist que la dent ne puisse estre arrachée par le poussoir, on preut un daviet, lequel est propre à rompre la dent qu'on veut quasser, paré. Un davied, un pélican, un crochet, et quelques autres ferrements, dont il n'y avoit porte ni coffre qu'il ne crochetast , rab. Pant. II, 46.

— ÉTYM. Origine inconnue; à moins qu'on n'y voye un diminutif da«:«t de David, qui a été le nom d'un outil de menuisier; des noms propres et des noms d'animaux étant parfois donnés à des outils.

•j- DAW (dô), s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom sous lequel on désigne au cap de Bonne Espérance le cheval quaccha ou couagga (voy. couacga).

•f DAVYNE (da-vi-n', ou plutôt, à l'anglaise, dè-vi-n'), «. ^. Lampe de sûreté pour les mineurs. On dit plutôt lampe de Davy.

— ÉTYy. Davy, célèbre chimiste anglais qui en est l'inventeur.

DE (de), pre'pos. Suivi de l'article!*, de se contracte en du avant un nom qui commence par une consonne ou une h aspirée; suivi de l'article les, il se contracte en des ; devant une voyelle ou une h muette , l'e de de s'élide. Les sens delà préposition de, comme ceux de la préposition d, sont très-nombreux et passent par des nuances que l'on saisit mieux en la considérant dans ses constructions avec les espèces de mots qu'en essayant de les rendre par des périphrases. En conséquence ces consiructions seront rangées en dix classes ainsi qu'il suit : A. De entre un substantif et un autre mot; B. de entre un adjectif et un autre mot; C. de construit avec un pronom personnel; D. de construit avec un pronom interrogatif; de construit avec le pronom démonstratif celui; E. de entre un nom de nombre et un autre mot; F. de entre un verbe et un verbe ou un autre mot; G. de avec un adverbe; H. de avec une préposition ; I. de construit avec une conjonction; J. conjonction composée avec de. || A. /)e entre un substantif et un autre substantif, l" Il marque un rapport d'appartenance. Le livre de Pierre. Les fables de la Fontaine. Les malheurs de la guerre. J'ai suivi en cela l'avis de tous les jurisconsiUtes et de la plupart des casuistes. Pour vous voir renoncer par l'hymen d'une reine X la part qu'ils avaient à la grandeur romaine, caRN. Nicom. i, 2. Luimême en diverses formes Range les troncs coupés des chênes et des ormes, rotr. Hère. mour. V, 4. Jusqu'ici de l'amour dédaignant la puissance, Je n'ai connu d'ardeur que celle des combats, ID. SHis. 1,6. Le cardinal Charles de Lorraine, archevêque de Reims.... grand génie, grand homme d'Ëtat, d'une vive et agréable éloquence, savant même pour un homme de sa qualité et de ses emplois, boss. Var. ix, § 94. Il paraît que Ouintilien est né la seconde année de l'empereur Claude, qui est la quarante-deuxième de Jésus-Christ, rollin, Bisl. anc. Œuvres, t. xi, 2» part. p. 706, dans POUGENS. Ô muses, accourez, solitaires divines, Amantes des ruisseaux, A. chén. Élég. XIV. Il il exprime le sentiment qu'on a pour quelqu'un ou quelque chose. Antoine sur sa tête attira notre haine En se déshonorant par l'amour d'une reine, corn. Cinna, m, 4. L'horreur que tu fais voir d'un mari vertueux.... m. Hor. v, 3. Quelle reconnaissance, ingrate, tu me rends Des bienfaits. .. . ID. lléracl. IV, 6. Grâce à ce conquérant, à ce preneur de villel Grâce.... — De quoi, madame? estce d'avoir conquis Trois sceptres.... id. Nicom. iv, 2. Le respect des autels, la présence des dieux, id. Théodore, 11, 4. C'est elle [la foi] qui a produit dans les patriarches l'amour de Dieu, la confiance en ses bontés, le zèle de sa religion, l'espérance de ses promesses, fléch. Panég. 11, 473. Sans respect des aïeux dont elle est descendue, boil. Sat. v. Du zèle de ma loi que sert de se parer? rao. Alhal. i, 4. Est-ce que de Baal le zèle vous transporte? id. «6. m, 3. i l'amour de Pharnace on impute mes pleurs, m. Uithr. 11, 6. || Il exprime un rapport d'origine, de dérivation. Le vent du nord. Les peuples du midi. Les productions des colonies. || Il marque l'objet, le but, la fin, la nature, la qualité; dans ce sens il forme avec le terme qui le suit une expression adjective. Acte de vente. Un homme de génie. Un homme de rien. Il est certain que les oeuvres de miséricorde ne sont pas seulement de conseil, mais

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de précepte dans le christianisme, bourd. Exhort. char. env. les nouv. cath. 1. 1, p. 4 34. Des conseillers d'iniquité, des ministres de la volupté, mass. Car. Daiig. desprosp. temp. Pour aller consulter l'homme de Dieu, id. ib. Inconstance. Tout pécheur est donc • un enfant de mort et de colère, m. t'i». Empl. du temps. Hélasl ils sont des enfants de lumière pour les affaires du siècle, id. ib. Pet. nombre des élus. Dieu à qui il n'est pas plus difficile de faire naître l'enfant de la promesse d'une vieillesse stérile que d'un âge plus fécond, id. ib. Fausse confiance. Le crime, cet enfant de ténèbres, ne craint pas la lumière, id. ib. Uesp.hum. Lorsque nous vous exhortons à fuir les spectacles lubriques, les assemblées d» péché, iD. tb. Fausse conf. La maUgnité de l'en nemi, dit saint Augustin, dresse depuis longtemps deux pièges dangereux à la faiblesse des hommes : un piège de séduction et un piège de terreur, m. 16. Resp. hum. Des entretiens dangereux et des commerces de passion remplissent le reste de ses journées, m. ib. Itauv. riche. Ce n'est pas ici une chaire de content ion, c'est le lieu de la vérité, m. ib. Par. de Dieu. Plus Jésus-Christ diminue dans votre cœur, plus l'homme de péché augmente et se fortifie, ID. «6. Commun. Cette eau de jalousie dont il est parlé dans le Lévitique, id. ib. Commun. 2. Dans ces maisons de retraite, de prière, d'austérité, où il semble que le Seigneur devrait trouver cette foi qui n'est plus dans le reste de la terre, m. ib. Vocation. Cet homme de péché que nous portons dans notre fonds, id. Panég. St Bernard. Ne faisons pas de la profession sainte de la piété une vie d'humeur et de caprice, id. Car. Injusl. du monde. Cette voix de vertu qui se fait entendre dans l'abîme où l'âme est ensevelie, id. 16. Lazare. Après bien des années de vertu, id. tb. Qu'il est difficile de regarder comme un exil une terre de délices! id. ib. Dang. des prosp. temp. Vous placez dans le sanctuaire des vases de rebut et d'ignominie, id. tb. On ne passe pas en un instant d'un état de justice à un état de péché, in. ib. Inconst. L'éducation chrétienne est une éducation de retraite, de pudeur, (le modestie, de haine du monde, m. tb. Petit nombre des élus. Une vie entière de prière et de vigilance, id. tb. Tiédeur. \\ Il exprime l'instrument. Un coup de fusil. Un signe de tète. Un serrement de main. Il U exprime la destination. Une salle de spectacle. Un habit de ville. Couverture de mulet. Couvertures de chevaux. Des souliers de chasse. || La profession. Un homme de guerre. Une femme do ménage. Un garçon de magasin. Un marchand de vin. Un marchand de vins fins. Un marchand de paille, de foin. Un marchand de plumes à écrire. Un marchand de plumes pour faire des lits. || La matière. Une table de marbre. Une tabatière d'or. Pâte d'amandes. Du sucre de pomme. Une marmelade de pommes. Sirop de groseille. De la fécule de pomme de terre. Un ragoût de pommes de terre. || Le contenu. Une pièce de vin. Une tasse de lait. Un baril d'olives. Une assiette de poires. Une pension de femmes. || La durée. Une guerre de vingt ans. Un travail de dix années Il II exprime la date. Un lièvre de trois jours [un lièvre tué depuis trois jours]. Les démons chassés, les aveugles nés guéris, les morts de quatre jours ressuscites, bourd. Myst. Résurr. de J.-C. t. i, p. 320. Il La dimension. Un voila de deux aunes. Un homme de six pieds. || La valeur. Une pièce de cent sous. Une maison de cent mille francs. || La quantité. Une armée de cent mille hommes. Une population de quinze cents âmes. || 2° De sert à unir le nom commun d'une chose avec le mot particulier qui la distingue de toutes les autres choses semblables. La ville de Paris. Le mois de mai. Le mot de langue. Ils ont exclu l'unité de la signification du mot de nombre, pasc. Pens. i, 2. On entend ce que l'on conçoit par le terme de temps; c'est ce mouvement supposé, id. tb. i, 2. Il ne s'ensuivra pas de là que la chose qu'on entend naturellement par le mot de temps soit en effet le mouvement d'une chose ciééc, id. ib. Par suite de cette délinition il y aura deux choses qu'on appellera du nom de temps, id. tb. Cet usage du mot de sceptre se trouve à toutes les pages de l'Ecriture, boss. Hist. Il, 2. Tous les termes de la prophétie sont clairs; il n'y a que le mot de sceptre que l'usage de notre langue nous pourrait faire prendre pour la seule royauté, id. tb. || On disait de même dans le xvii' siècle : l'année de 4«94 , et ainsi de suite. Aujourd'hui on supprime de préférence le de : l'annét 4 862. Il 3° Construction de de entre un substantil ou un adjectif pris substantivement et un autre subsl.'intif, laquelle o.-;t analogue à celle de . la ville de. Paris, et dans laquelle le uoiu construit a\oc d«

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ne fait que déterminer le nom précédent comme Parit détermine ville: un fripon d'enfant, c'est un fripon qui est un enfant; mon bourreau de maître, c'est mon lx)urreau qui est mon niallre, et ainsi de >uile. lléglez-vous, rewardez rtioniiêle liomme de pfcre Que vous avez du ciel! comme on le considèrel mol. l'Étour. i, ». <5 trallrel ô bourreau d'homme, id. ib. ii, ». Eh bien, ne voili pas mon enragé de maître, lu. 16. v, 7. Et ce jaloux maudit, ce traître de Sicilien, me fermera toujours tout aoci's auprès d'elle, id. Sicil. 6. Vous devez rendre grâces au ciel de l'honnéle homme de père qu'il vous a donné, ID. Avare, 1, to. Votre coquine de Toinette est devenue plus insolente que jamais, lo. Hal. imng. 1, 6. Un siiinl homme de chat bien fourré, gros et gras, la font. Fabl. vu, )6. Mais un fripon (l'enfant (cet âge est sans pitié) Prit sa fronde, et ilu coup tua plus d'à moitié La volatile malheureuse, ID. ib. IX, 2. Il tardait à la ilame D'y rnr>contrer .son perfide d'époux, id. liichard. Sa chienne de face, moi.. École des F. iv, 2 Si mon traître d'époux par bonheur était mort, beonahd, Oémocr. amour, u , s. Quel chien de train! quelle chienne de vie! i. b. bouss. iv, Épig. 6. Un diable de neveu Me fait par ses écarts mourir a petit feu, piron, àléli omanie , 11, t . J'ai une drôle d'idée dans la tête, volt. Corresp. génér. 26 janv. 4740. Mes bourreaux de symphonistes raclaient à percer le tympan d'un quinze -vingts, J. J. rouss. Conf. IV. Tiens! va dire à ton sot de préc»pteur qu'd te donne d'autres tliùmes, brueïs. Grondeur, i, ». Depuis, dis-je, qu'il a perdu, par une querelle de jeu, son libertin de fils aîné, tu sais comment tout a changé pour nous, beaumahch. Mère coup, i, 2. Il 4° De, placé entre les titres et les noms propres de famille, s'emploie comme signe de noblesse. Madame de Sévigné. Le ducde la Rochefoucauld. || Ce, qualification nobiliaire pris substantivement. 11 a ajouté un de à son nom. Il a pris le de. Le de s'usurpait aussi par qui voulait depuis longtemps, st-sim. (OO, <27. Il n'est vilain qui faute de mieux ne mette au moins un de à son nom, p. L. cooR. i,4(8. C'est sa nouvelle fantaisie de mettre un de avec son nom, depuis qu'il est éligible et maire de la commune, m. 2' lettre particulière. Eh quoi ! j'apprends que l'on critique Le de qui précède mon nom, bérano. Vilain. Il 6° Ce placé entre un mot et ce même mot répété exprime l'excellence; usage qui, provenant de la langue hébraïque, ne s'étend guère au delà des locutions bibliques ou de locutions formées sur ce modèle. Le saint des saints, le lieu le plus saint dans le temple de Jérusalem. Le cantique des cantiques, titre d'un cantique qui est dans la Bible. L'être des êtres. Dieu. Vanité des vanités, et tout est vanité; c'est la seule parole qui me reste; c'est la seule réflexion que me permet, dans un accident si étrange, une si juste et si sensible douleur, boss. Duch. d'Orl. Humble, et du saint des saints respectant les mystères, J'héritai l'innocence et le Dieu de mes pères, lamart. Médit.:, 20. || 6' Z)e entre un substantif et un verbe à l'infinitif, ce qui est une espèce de substantif. L'art de bien dire. La faculté de prévoir. Aura-t-il la force d'achever un tel travail? || Entre un substantif et quelques mots considérés habituellement comme des adverbes. La journée de demain. || Entre un substantif et une préposition. Le pays d'au delà la Loire. Notre esprit la reçoit [la foi] à son premier réveil. Comme les dons d'en haut, la vie et le soleil, lamart. Médit. 1, )8. ||7''Ceprisparlitivement;cequi d'ailleurs, au fond, n'est encore que le cas de de entre un substantif et un autre substantif, puisque, dans la construction partitive, un substantif est sous-enlendu. Des hommes m'ont dit, c'est-à-dire un certain nombre d'hommes. De bons livres, c'est-à-dire un certain nombre de bons livres. Nous ne pouvions jeter les yeux sur les deux rivages sans apercevoir des villes opulentes, des maisons de campagne agréablement situées, des terres qui se couvraient tous les ans i'une moisson dorée, des prairies pleines de troupeaux, FÉN. Tél. II. La corruption qui tous les jours peut produire de nouveaux fruits de mort, hass. Car. Fauise confiance. Là, Vénus, me dictant de faciles chansons. M'a nommé son poète entre ses nourrissons, A. chén. Êleg. viii. || Ce pris partitivement devant un nom singulier : je n'ai point d'argent; il n'a pas eu de contentement; je n'ai jamais vu de ville plus jolie; en ee cas le substantif est un nom qui ailniot la division, ou qui, ne l'admettant pas de sa nature, est considéré comme une sorte de nom collectif divisible : je n'ai point portion d'argent: il n'a pas eu portion de contentement; je n'ai jamais TU (ville) plus jolie (daus le genre) de ville. Kl quoiT

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dit le père, que pourrait-il y avoir de manque aprèa que tant d'habiles gens y ont passéT pasc. Prov. «. David ne donna jamais de plus beau combat, boss. Marie-Thér. Vous ne faites rien de cela dins la vie que vous menez, boubd. /rw(r. pruder.ce duialut, exhort. t. 11, p. 405. || Ce se prend partitivemi-nt aussi devant un nom de nombre. Nous voyons que les premiers hommes, lorsque le monde plus innocent était encore dans son enfance, remplissaient des neuf cents ans par leur vie, boss. Yol. de Monterby. Voit-on fleurir chez eux des quatre facultés? 601L. Sat. VIII. Je n'aime point ces rois qui ont des trois cents femmes, volt. Dial. xv, 6. Je suis un paresseux, mon cher philosophe; je crois que c'est une mauvaise qualité attachée au peu de santé que j'ai; je pa.sse des six mois sans écrire à mes amis, ID. Lett. Fitot, 4» juin 474). || Ce pris partitivement dans une phrase négative avec que , construction dont le sens est pat autre. Nous n'avons point de roi que César, boss. Ilist. 11, 40. || De pris partitivement devant certain. Nous bûmes de certain vin. De certains hommes vinrent à nous. Ceux (les principes] de la volonté sont de certains désirs naturels et communs à tous les hommes, comme le désir d'être heureux, pasc. Pensées, 1. 3. Et cela pourrait expliquer rie certaines bizarreries, VAOVEN. Vivac. Il Aujourd'hui on supprime souvent le de devant certain, jj De employé partitivement devant aucuni, aucunes dans le xvii" siècle et signifiant quelques-uns, de certaines personnes. Il y en a d'aucunes qui prennent des maris seulement pour se tirer de la contrainte de leurs parents, mol. If al. imag. a, 7. Cette tournure n'est plus usitée. || Ce, dans une construction où au fond il e.st explétif, devant des adjectifs ou des participes pris partitivement d'après l'analyse gramrmaticale. 11 y eut cent hommes de tués. Est-il quelqu'un d'assez osé? Je n'y vois rien d'élonnant. Sa conduite n'a rien de généreux. Payez; sinon, rien de fait [rien qui soit fait, arrêté, conclu]. Ces phrases se résolvent en : de tués,il y eut cent hommes; d'assez osé, d'homme assez osé, est-il quelqu'un? etc. toutes constructions qui grammaticalement sont partitives. Sans doute ils n'ontaucun dessein d'arrêté, pasc. Prov. 6. Est-il rien de plus noir que ta ISche action? mol. Sganar. 4 6. Mais ce qui me parait encore de plus honorable à la vertu, c'est que.... kass. Car. llesp. hum. Il est vrai qu'il n'y en avait eu que trois mille cinq cents de vendus en quatre ou cinq jours, d'alemb. Lett. à Volt. 22 sept. 4767. || Des grammairiens modernes ent préiendu qu'il n'était pas correct de dire : il y a eu cent hommes de tués, et que le de devait être supprimé. La question avait été agitée déjà du temps de Vaugelas qui déclare que le de est appuyé par de bons auteurs. Aujourd'hui l'usage l'a consacré, usage qui d'ailleurs n'a rien d'Inexplicable grammaticalement. || Il n'y a rien qui paraisse de plus insensé à ceux qui ne sont pas éclairés d'en haut, boss. Uist. n, 4t. On remarquera cette tournure : Bossuet ayant à construire rien de plus insensé avec paraître, a mis le verbe au milieu; construction qui peut sembler insolite,mais qui est bonne et à imiter. || Il n'y a rien de tel que l'adversité pour mûrir un homme. On dit aussi sans le de : il n'y a rien tel que.... || De se construit de môme partitivement et explétivement.avec les mots mieux, pis, plus, moins. Vous n'aurez rien de plus. Quoi de pis que de se déshonorer? Etranger que j'étais, je n'avais rien de mieux à faire que d'étudier cette foule de gens qui y abordaient sans cesse, montesq. Lett. pers. 48. || 8° De pris absolument devant un substantif, exprime la manière, la disposition, l'étal, la situation. De gaieté de cœur. De colère il rompit l'entretien. De peur d'un plus grand mal il céda. De côté et d'autre. Du côté des ennemis. Je les suivis de rage et m'y rangeai comme eux, corn. Sertor. l, 3. De bonheur pour ce loup qui ne pouvait crier. Près de là passe uno cigogne, la font. Fabl. m, 9. De bonheur pour elle ces gens parlirent tout aussitôt, ID. Psyché, 11, p. us. Que no l'émondait-on sans prendre la cognée? De .son tempérament il eût encor vécu, id. Fabl. x, 2. Mille gens le sont bien, sans vous faire bravade. Oui de mine, de cœur, de biens et de maison Ne feraient avec vous nulle comparaison, mol. Éc. des f. iv, «. Elles étaient, de leur fond et par leurs penchants, douces, patientes, équitables, droites, régulières, bourdal. 2'dim. après l'Épiph. Domrnic. t. i, p. toi. Soit d'imprudence, soit de générosité, la suivante crie du milieu des flots: Sauvez-moi, je suis la mère de l'empereur, dider. Est. s. Claude. De lassitude, Messaline se jette dans un de ces tombereaux qui transportent les immondices des jardins, id. ib. Lors-

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que Vénus, du haut des célestes lambris, Sans armes, sans carquois vint m'amener son fils, a. cher. Étég. II. Il En cet emploi, de signifie parfois : en fait de. N'avoir du pouvoir que l'apparence. Vivre avec des hommes qui n'ont presque de l'homme que U figure, BOUBD. Exhort. ehar. env. un témin. t. i, p. 4i7. Il D'honneur, d'homme d'honneur, sorte d'affirmation interjectivo signifiant sur mon honneur, sur la parole d'un homme d'honneur. Boni voilà l'autre encor, digne maître D'un semblable valet! ô les menteurs hardis! —D'homme d'honneur, il est ainsi que je le dis, mol. Dép. am. iTt, 8. || Ce exprimant (|u'il est question, qu'il est traité d'une matière. De la chasse. De la tragédie grecque. Des peintres italiens du xvi* siècle. Il y a de .sous-entendu : livre, chapitre qui traite de la chasse, etc. Il Pendant. De nuit. De jour, la chouette se cache dans les trous, et de nuit elle va chercher sa pâture. Ils ne me mettront d'aujourd'hui en colère, sEv. 420. Sans que de tout le jour je puisse voir Titus, RAC. Bérén. iv, s. Ce chasseur perce donc un gros de courtisans. Plein de zèle, échauffé, s'il le fut de sa vie, LA FONT. Fahl. m, 42. Il [Josèphe] avoue qu'il ne put jamais la bien prononcer |la langue grecque] , parce qu'il ne l'avait pas apprise de jeunesse, les Juifs estimant peu l'étude des langues, HOLLiN, Uist. anc. liv. xiv, ch. 2, art. 4", §2. Et je suis plus heureux dans ma captivité Oue je ne le fus de ma vie Dans le triste bonheur dont j'étais enchanté, j. B. bouss. Cantate, Triomphe de l'amour. Heureux si, de son temps, pour cent bonnes raisons, La Macédoine eût eu des Petites-Maisons, boil. Sat. VIII. Ne t'ai-je pas trouvéde nui t tuant un mouton? BRtiYEis, Avec. Pat. 1, 8. jji partir de. Du moment qu'il l'a vue. Les troubles ont cessé, sa jcie est revenue, CORN. Soph. II, 4. Je n'avais ni dormi, ni mangé de vingt-quatre heures, sEv. 2i». Je suis ici de jeudi, id. 287. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'ils méditent ce dessein, pasc. Prov. 4». De ce jour tu verras Thyeste dans mes chaînes, CRés. Atrie, i, 3. Il De, construit de cette façon, indique le changement d'état, de condition : de commis U devint directeur. Ordre lui vient d'aller au fond de la Norvège, Prendre le soin d'une maison En tout temps couverte de neige; Et d'indou qu'il était on vous le fait Lapon, la font. Fabl. tu, 6. Ils forgeront de leurs épées des socs de charrue et de leurs lances des faux, sacy, Bible, Jsaie, 11, 4. Et que le sort burlesque, en ce siècle de fer. D'un pédant , quand il veut, sait faire un duc et pair, boil. Sat. i. || Cette construction s'emploie aussi avec les adjectifs. De pauvre il devint riche. De chrétien qu'on était, on devient peu à peu tout mondain et pres<iue païen, BOURD. Sur la fausse consc.'f avent, p. teo. || De.... en.... exprime que l'on va d'un lieu, d'un objet en un autre. Errer, un livre en main, de bocage en bocage, A.CHËN. Élég. iiv. Il Ce.... ô.... exprime, auphysique ou figurément, l'intervalle, le passage d'une chose à un autre. De l'Elbe à la mer Baltique ou jusqu'à la mer Baltique. De la créature nous devons nouv élever au créateur, bourd. Respect hum. i« aveni, p. 414. Du crime au repentir un long chemin nous mène. Du repentir au crime un moment nous entraine, coLARn. Ep. d'Iléloise à Ab.\\ Ils étaient do trente à quarante, leur nombre ét.dt entre trente et quarante. Je serai chez mol de cinq heures à six, entrecinqhcuresetsixheures.il Ce.... d.... D'homme à homme, c'est-à-dire entre deux hommes, quand il s'agit de deux hommes. D'homme à homme, cela peut se dire et se faire. || De vous à moi, c'est-à-dire entre vous et moi, et de manière que ce qui sepa.sse entre vous et moi ne soit pas répété. Ceci est de vous à moi; vous n'en parlerez pas. || De.... en.... De point en point, c'est-à-dire d'un point jusqu'à l'autre, tout à fait, complètement. Il aexecuté ses ordres de point en peint. De bout en bout, e'est-à-dire d'un bout jusqu'à l'autre. De jour en jour, c'est-à duc un jour après l'autre, chaque jour, incessamment. Le danger devient plus grand de jour en jour.

U. 9" Ce entre un adjectif et un substantif ou un pronom personnel. Digne d'estime. Avide de gloire. Altéré de sang. Je suis mécontent de moi. Kaible d'esprit et de corps. Allons, unis d'esprit, sans commerce du corps. Achever notre hymen dans l'empire des morts, ROTR. Antig. v, ». Elles sont vides de sentiments,qui n'ont régné que depuis leur temps, la BRUT. I. Combien était ennemie la pieuse reine de ces regards dédaigneux ! BOSS. Marie-Thér. Leur patience m'étonne, et d'autant plus qu'elle ne peut m'être suspecte ni de timidité ni d'Impuissance, PASC. Pror. t8. Je laisse mon esprit, libre d'inquiétude. D'un facile bonheur faisant sa seule étude, lamart. ilédit.l, 20. Il Cese construit arec Icsupcrlat.f.

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I.e meilleur des hommes. Un poète à la cour fut jadis k la mode ; Mais des foiis aujourd'hui c'est le plus incommode, boii.. Sat. i. Elle tomba premièrement sur une pointe de rocher, et puis sur ime autre, de roc en roc; chacun d'eux emporta sa pièce; de manière qu'elle arriva le plus joliment du monde au royaume de Proserpine, tA FONT. PsycA^, ii, p. <52. Il De entre un adjectif et un verbe. Désireux de voir. Las de perdre en rimant et sa peine et son bien, BOIL. Sat. I. Il était aisé à la reine de faire sentir une grandeur qui lui était naturelle, boss. Marie- Thér. Il /)e entre un adjectif et un infinitif, avec le sens de à cause que, vu que. Oh! trop heureux d'avoir une si belle femme I Malheureux bien plutôt de l'avoir, cette infSmel mol. Sganar- <fl. Mon révérend père, lui dis-je, que le monde esi heureux de vous avoir pour maîtres! pasc. Prov. 6. Ils ne sont pas adroits d'avoir ainsi averti tout le monde de leur intention, lo. t&. <9. Us sont admirables de vouloir prendre le parlement pour dupe, id. t(;. Maianesuisje pas bien fou de vouloir raisonner...? mol. Sgan. < . Sottes do ne pas voir que le plus grand des soins.... LA FONT. Fahl. III, 6. Il Pc ou que de entre un adjectif construit avec si et un verbe, et signifiant assez.... pour.... Un agneau se désaltérait Dans le courant.... Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage? la font. Fabl. i, to. Je n'aurais pas été si hardi que d'entreprendre. ... voit. Leit. 69.

C. 10° De construit avec un pronom personnel. On n'agit pas toujours de soi-môme. Il est venu de lui-même s'excuser. Choisissez de vous-même et je ferme les yeux, corn. Olhon, m, 3. Je ne fiiis rien de moi-même, sacy, llible, Évang. St. Jean, VIII, 28. Il a fait de lui-même ce que vous auriez tôt ou tard exigé, didf.r. Père de fam. i, 6. Il De soi, par sa propre vertu, naturellement. De soi, rien n'est permanent sur la terre. Cela va de soi. Cela s'entend de soi. Rien, suivant la raison, n'est juste de soi, PASC. Pensdes, i, 6. Tout cela n'a rien, de soi-même, qui soit contraire à la véritalile sagesse, bourd.\l. Instr. Prudence du salut, Exiwrt. t. Il, p. 407. Il De moi, c'est-à-dire quant à moi, pour ce qui me concerne; ancienne locution qui représente : quant à ce qui est de moi; elle est tombée en désuétude, et on dit : pour moi. De moi, toutes les fois que j'arrête les yeux X voir.... malh. i, t . De moi, plus je suis combattu, Plus ma résistance Montre sa vertu, id. Chanson, v,27. De moi, je fus touché de voir tant de valeur, tristan, Mort de Chrispe, i, 3. || De devant un pronom démonstratif. De celui-ci allons à celui-là. || De cela même, à cause de cela même. Ces tableaux admirables dont parle Pline etqui, selon ce savantconnaisseur, n'en étaient que plus admirés, de cela même qu'ils étaient demeurés imparfaits, mairan, Éloge,s , le card. de Polignac.

D. 11" De entre un pronom conjonctif et un autre mot. Qui des deux l'emportera? Lequel de vous ou de votre ami est venu jusqu'ici? Or il est temps, ma sœur, de montrer qui nous sommes. Et qui peut plus sur nous, ou des dieux ou des hommes, rotr. Antig. m, B, Qu'ils jugent en partant qui méritait le mieux. Des Français ou de moi, l'empire de ces lieux, volt. Zaïre, i, 4. || Des grammairiens ont lil.ltné cette tournure, assurantqu'il fallait dire non: lequel des deux était le plus éloquent, de César ou de Cicérun; mais lequel des deux, César ou Cicéron, était le plus éloquent, ou bien : lequel, de Cicéron et César, était le plus éloquent? De ces deux tournures la première est correcte et peut s'employer; la seconde est peu usitée. Dans tous les cas, l'ancienne tournure, qui est dans Rotrou, est justifiée par l'usage et implique seulement un pléonasme dans le de placé devant chaque nom. || De construit dans le même sens avec le pronom démonstratif celui, celle, ceux, celles. Quoi! de deux personnes qui font les mêmes choses, celui qui ne sait pas leur doctrine pèche ; celui qui la sait ne pèche pas I PAsc. Prov. 6.

E. 12° De entre un nom de nombre et un autre mot. L'un des deux. Deux des quatre. Daniel, un dos enfants ilo la captivité, mass. Car. Uesp. hum. Il De avec ellipse de un. Il vint des derniers, c'està-dire un des derniers Et quoique des plus

fins, 11 n'avait pu donner d'atteinte à la volaille, LA FONT. Fabl. XI , 3. Ma femme m'a dit que vous étiez fort honnête homme et tout à fait de ses amis, et je l'ai chargée de vous parler pour un testament que je veux faire, mol. Mal. imag. i, 9. Peut-être êtes-vous de ces hommes qui n'aiment qu'eux-mêmes et qui n'ont égard qu'à leur intérêt propre, BOURn. Commémor. des morts, Myst. l. Il , p. B20. J'ai TU le fer en main Êléocle lui-même ;

Il marche des premiers, hao. Thdb. i, 4. jj Et de, pris absolument devant un nom de nombre, exprime que, comptant quelque chose, on signale particulièrement le nombre indiqué. Et de trois [bourses] ; celle-ci fut rude à arracher, beaom. Jfor. de Fig. y, «0.

F. 13° De entre un verbe et un nom, construction où il exprime les compléments des dilTérents verbes de la phrase. Que pensez-vous de cela? Traiter de la paix. Différer d'avis. Médire de quelqu'un. Il se mêle d'affaires qui ne le regardent pas. On l'accusa de ce malheur. Vous le taxiez de folie. Vivre de légumes. Son esprit manque de justesse. Tirer avantage de ses talents. Le vrai ne dépend point du temps ni de la mode. Issu d'une bonne famille. Et du sacré bandeau qu'il vous mit sur la tête [il] Acheta de vos vœux la superbe conquête, rotr. Bel. iv, ï. Tu [amour] m'obligeras plus d'un trait de ta pitié Qu'elle [la fortune] de son crédit ou de son amitié, m. ib. II, 7. Si nous sommes obligés à user de cette sage réserve.... BOSs. Libre arb. 4. C'est une dame Qui de quelque espérance avait flatté ma flamme, mol. Mis. i, 2. [Agnès] N'a plus voulu songer à retourner chez soi, Et de tout son destin s'est commise à ma foi, id. Éc. des f. iv, 8. Elle [la perdrix] fait la blessée et va traînant de l'aile, la font. i'ab/. X, I. Contemplant d'un lieu tranquille leur embarras, leurs afiliciions, leurs malheurs, ni plus ni moins que les dieux considèrent de l'Olympe les misérables mortels, id. Psyché, i, p. toi. Je devais par la royauté Avoir commencé mon ouvrage : Â la voir d'un certain côté, Messer Gaster [l'estomac] en est l'image, in. Fabl. iii, 2. Il me faudrait des journées entières pour me bien expliquer à vous de tout ce que je sens, mol. G. D. m, 6. Choisissez de César, d'Achille ou d'Alexandre, BOIL. Sat. V. Prosternée aux pieds de Jésus-Christ, elle les arrosa de ses larmes, elle les essuya de ses cheveux , bourdal. Respect hum. 2' arent. p. 403. 11 a fort vu M. d'Uzès, qui ne peut se taire de vos perfections, sév. 28 oct. <87(. Volage muse, aimable enchanteresse, Qui, m'égarant dans de douces erreurs. Viens tour à tour parsemer ma jeune.sse De jeux, d'ennuis, d'épines et de fleurs, GHESSET, Épitre à ma Muse. 11 ne vous eût pas été permis de vivre d'humeur, de tempérament, et de ne prendre que ce qui vous plaît pour la règle de ce que vous devez faire, mass. Or. fun. Prof, rel. 3. De celte autre entreprise honorez mon audace, HAC. Milhr. III, 1. Sans me f?ire payer son salut de mon cœur, id. Andr. i, 4. Le seul Agamemnon, refusant tant de gloire, N'ose d'un peu de sang acheter la victoire, id. Iphig. i, 3. Laissez à. Ménélas racheter d'un tel prix Sa coupable moitié dont il est trop épris, id. t'b. iv, 4. Mais d'un soin si cruel la fortune me joue, id. Bérén. v, 2. ....D'un regard a daigné m'avertir, id. ib. i, 3. ....D'un ordre constant gouvernant ses provinces, id. Théb. I, 6. Venez, de l'huile sainte il faut vous consacrer, id. Atk. iv, 3. Tous les jours je l'invoque, et d'un soin paternel 11 me nourrit des dons oflerts sur son autel, lu. t'b. u, 7. De quelle noble ardeur pensez-vous qu'ils se rangent Sous les drapeaux d'un roi l(>;igtemps victorieux? id. Milhr. m, t. Les prudents du siècle eurent beau lui représenter.... qu'il fallait éblouir les âmes grossières de quelque apparence de gloire, fléch. Panég. ii, p. 3B7. Son fils Ferdinand 111 qui hérita de sa politique et fit comme lui la guerre de son cabinet, volt. Louis XI V, 2. Toi qui prétendais me défendre, tu ne m'as servi de rien, id. Le blanc et le noir. 11 [Hérachte] avait écrit de la matière, de l'univers, de la république et de la théologie, dider. Opin. des anc. phil. lUraclitisme. Les anachorètes écrivirent de la douceur du rocher et des délices de la contemplation, chateal'b. Génie, ii, v, 3. La muse t'enivra de précoces faveurs, lamart. Médit. I, M. Silencieux abîme où je vais redescendre, Pourquoi laissas-tu l'homme échapper de ta maini De quel sommeil profond je dormais dans ton sein? id. ib. i, ts. || \i'De entre un verbe et un subs'antif et composant avec ce substantif une sorte de locution adverbiale qui modifie le sens du verbe à la façon des adverbes. Il me parla d'un ton menaçant. 11 alla de son propre mouvement le trouver. Non, je n'en ferai rien, la chose est résolue, Ou l'on m'y contraindra de puissance absolue, mair. Sophon. iv, 6. Si vous ne consolez d'un traitement plus doux Celui qui désormais ne peut vivre sans vous, id. ib. m, 4. Anéantissez-vous de honte et de respect, corn. Prol. de la Toison, 4. Et même à ses Romains ne daigne repartir Que d'un regard farouche et d'un profond soupir, id. Pomp. ui, t. S'il ne vous traite

ici d'entière confidence , id. Pohj. i, s. [II] Les traitait malgré lui d'entière égalité, id. ÀttHa, ii, t. El de quelque rigueur que le destin me traite, Je perds moins à mourir qu'à vivre leur sujette, m. Bodog. V, t. Et pour vous témoigner de quelle indifférence J'abandonne un plaisir que j'ai tant poursuivi, rotroh, Yencesl. m, 4. ô folle piété qui d'une même audace Fit la -ébellion et reçoit la menace ! ID. Antig. iv, 3. N,jUb volons sur ses pas d'une ardeur unanime, id. Bélis. V, 7. Car Lucile soutient que c'est une chanson. Et m'a parlé d'un air à m'ôter tout soupçon, mol. Dépit am. m. 8. Et traitant de mépris les sens et la matière, X l'esprit, comme nous, donnez-vous tout entière, id. Femmes sav. I, 1. Où, de droit absolu, j'ai pouvoir d'ordonner, ID. Sgaji. I. Et tâchons d'ébranler, de force ou d'industrie. Ce malheureux dessein qui nous a tous troublés, ID. Tart. iv, 2. Vous les voulez traiter d'un semblable langage? id. ib. i, 6. Et traitent de même air l'honnête homme et le fat, id. Mis. i, t. Nous faisons maintenant de la médecine d'une façon toute nouvelle, id. Méd. m. lui, ii, 6. Vous agiriez de mauvais sens, pasc. dans cousin. Ils l'aimaient seulement de bouche, et ils lui rendaient de la langue des soumissions trompeuses, sacy. Bible, psaume

77, V. 38 ô jour heureux pour moi I De quelle

ardeur j'irai reconnaître mon roi! rac. Athal. i, I . Il 1B° De entre un verbe passif ou un participe passif ou une construction à sens passif et un substantif ou un pronom personnel et faisant fonction de complément passif. Je suis vaincu du temps, je cède à ses outrages, malh. ii, 12. Tantôt je me la \o\> d'un pirate ravie, id. v, 21. Le soldat qui ne s'é tait jamais vu tromper des [par les] promesses du roi,vAUGEL. Q. C. 499. L'agrément est institué de la nature pour représenter la jouissance, df.sc. Pass. 90. U a voulu dire seulement avec samt Paul que toute puissance est établie de Dieu, pelli.ss. Mém. pour les gens de lettres, p. 76. J'ai connu un homme qui prouvait par bonnes raisons qu'il ne faut jamais dire, une telle personne est morte d'une fièvre et d'une fluxion de poitrine, mais elle esi morte de quatre médecins et de deux apothicaires, mol. l'Amour méd. ii, t. Jésus-Christ est-il mort pour des impies dans le temps destiné de Dieu? sacy, Bible, St Paul, Ép. aux Rom. v, «. Animé d'un regard, je puis tout entreprendre, r.vc. A/idr.i, 4. Et de mille remords son esprit combattu, id. l'b.v, 2. Excité d'un désir curieux, id. iJn't. II, 3. Quoi I toujours enchaîné de ma gloire passée.... in. tt>. iv, 3. Vaincu du pouvoir de vos charmes, id. Alex, ii, i. Ô ciel! si notre amour est condamné de toi, id. Baj. i, 4. Jadis Priam vaincu fut respecté d'Achille, id. Andr. m, 6. Aux larmes, au travail le peuple est condamné. Et d'un sceptre de fer veut être gouverné, in. Ath. IV, 3. Ignace suscité de Dieu pour venir au secours de son Église affligée, fléch. Panég. ii, p. 209. Appelé de Dieu au ministère de sa parole, id. ib. p. < 98. Il se regardadonc comme un ouvrier en voyé il u père de famille pour défricher cette terre inculte, id. ib. p. 299. Une âme rachetée du sang de Jésus- Christ, id. ib. p. 309. L'autorité des prophètes, des apôtres, des hommes inspirés de Dieu, mass. Car. Doutes s. la rel. Mo'ise son cadet est établi du ciel chef des armées du Seigneur, id. ib. Vocation. Un ver secret et dévorant placé de la main de Dieu au milieu de son cœur, id. ib. Mauv. riche. Un impie peut être frappé de Dieu, et sentir le poids de la majesté qu'il avait blasphémée, id. ib. Inconstance. Quoi! vous auriez honte d'être choisi de Dieu comme un vase de miséricorde! iD.ib. /{e^p. hiim.Être né le premier dans une famille, c'est être choisi du ciel pour succéder aux titres et aux dignités de nos ancêtres, iD. ib. Vocat. Plus occupé des nouveaux titres dont il est revêtu qu'instruit des derniers avis d'un père mourant, id. ib. Mort. Si vous croyez que l'Évangile est une loi donnée de Dieu, id. ib. Samaritaine. En rendant l'honneur et le tribut aux puissances établies de Dieu, m. ib. Aumône. L'esprit de curiosité donné de Dieu à l'homme , volt. Louis XIV, 37. Votre Majesté a fait, depuis quarante ans de règne, tout ce qu'il faut pour se faire respecter de ses amis et de ses ennemis, d'alemb. Lett. au roi de Prusse, s juin, I780. Les Français sont ma proie: ils n'affranchiront pas Les humbles pavillons que mon mépris leur laisse. Déjà vaincus de leur mollesse Et du seul souvenirde nos derniers combats, gilb. Ode sur la guerre. N'attends pas que ton cœur, de mollesse abattu.... ducis, Abuf.n, 7. Ô jours de mon printemps, jours couronnés de rose. Â votre fuite en vain un long regret s'oppose, a.chén. Élég. XVI. Il 16° Z)e entre un verbe et un substantif, cl signifiant : pour, à cause de, avec. Mais je hais vos

DE

DE

DE

messieurs de leurs honteux délais, uol. Amph. m, 8. J'adore le bon abbé de tout ce qu'il me mande làdessus, et de l'envie qu'il a de me voir recevoir une si chfcre et si aimable compagnie , sÉv. 4 juin («78. En vain suis-je si^paré du monde d'habit, d'état, de demeure, do fonction et de conversation, si mon esprit et mon cœur y sont attachés, nouBn. Serm. tT dim. aprh ia Pent. Pomin. t. iv, p. 70. Déjà Troie en alarmes Redoute mon bûcher et frémit do vos larmes, bac. Iphig. v, 2. Au moins consolez-moi de quelque heure de paix, ID. TKéb. I, S. Je ne sai» point.... De mes sonnets flatteurs lasser tout l'univers. Et vendre an plus offrant mon encens et mes vers, BOiL. Sat. i. D'un soin officieux j'irritais sa blessure, delav. Vép. sicil. l, i.\] 17° De entre un verbe et un adjectif. Il s'est laissé traiter <le l.lche, c'e.st-à-dire il s'est laissé appeler lâche. C'était s'exposer à être traité de séditieux par les Hérodiens , bourd. Serm. 22' dim. après la Pentec. Uom. t. IV, p. 3I7. || Même emploi avec un substantif. On le traita publiquement d'homme sans foi. La voix publique le qualifiait de traître, c'està-dire elle le disait traître. Se qualifier de prince. Il 18" De entre un verbe et un autre verbe qui sert de complément au premier. On l'accusa d'avoii conspiré. Vous êtes chargé de lui écrire. Il désespérait de réussir. On lui conseille de partir. Choisis de leur donner ton sang ou de l'encens, cohn. Foly. V, 2. I! lui fchappa d'écrire : Qu'a de commun la censure de Rome avec celle de France? pasc. I'tov. 6. Il veut aller au delà et nous imposer de croire ce qu'il a décidé seul, id. ib. 49. Les papes ont souvent entrepris de traiter comme hérétiques ceux ([ui appelleraient d'eux aux conciles, id. tb. Ah I Seigneur, je n'ai pas eu ce dédain qui empêche de jeter les yeux sur les mortels trop rampants, boss. Marie-Thérèse. Cessez de vous laisser conduire au premier vent, MOL. VÉtour. i, ». Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son cœur est jaloux, LAMABT. if fdif.i, <4. IIDanslexvifsiècle. de était employé dans des cas où pré.sentement on met à. li exhorta le poète de ne plus faire de vers la nuit.... SCARR. Rom. com. i, ch. <2. Une galère turque où l'on nous avait invités d'entrer, mol..Çcopin, m, s. La crainte fait en moi l'office du zèle.... et me réduit d'applaudir bien souvent à ce que mon Sme déteste, id. D.Juan, i, l. Ahl je vous apprendrai de me traiter ainsi, id. Amph. m, 4. || 19» De entre deux verbes, avec un sens équivalent à : de ce que, vu que, puisque, quand, comme si. Que .eut-elle dire De ne venir pas? malii. vi, 7. Je mérite la mort de mériter sa haine, corn. Cid, m, t. X toute autorité je fermerais les yeux. Et je ferais beaucoup de respecter les dieux, ko^r. Aniig.

I, 4. Je croyais tout perdu de crier de la sorte, mol. Sgan. 3. Ahl voilà qui me plaît de parler de la sorte! ID. -ib. 18. Est-ce pour rire ou si tous deux vous extravaguez de vouloir que je sois médecin? id. Uéd. m. lui, 1, 6. Si je suis affiigé, ce n'est pas pour des prunes. Et je le donnerais à bien d'autres qu'à moi. De se voir sans chagrin au point où je me voi, id. Sganar. te. Quel sort ont nos yeux en partage, El qu'est-ce qu'ils ont fait aux dieux. De ne jouir d'aucun hommage? id. ysycW, i, i. [Il] s'imagina qu'il ferait bien De se pendre et finir lui-même sa misère, I.A FONT. Fabl. IX, IB. Puisque je vois que je vous forai plaisir de vous parler.... pelliss. Convert. de /,. XIV devant Lille, p. 45. Un bon prince est toujours assez loué d'être aimé, mass. Or. fun. Dauph. Vous vous trompe.', de regarder comme des inclinations inalliables avec la pieté ces penchants.... id. Car. Pécheresse. Je me croirais haï d'être aimé faiblement, vovt.Zaîre, i, 2. |{ De entre un verbe pris impersonnellement, et un infinitif. Il est bon de Vamuser. Il convient de travailler. {| 20° De devant un infinitif et pris absolument, n'est-à-dire sans nom ou verbe dont il soit le complément. On les appela; eux, de courir, c'est-à-dire, sous-entendu, ils commencèrent, ils se hâtèrent de courir. Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes. Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes, la font. Fabl.

II, 44. Les médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs; Elle, de se moquer, id. Fabl. vu, B. L'épouse indiscrète et peu fine Sort du lit quand le jour fut a peine levé. Et de courir chez sa voisine, id. ib. viii, 6. Mais j'offre ce que j'ai; l'ours l'accepte; et d'aller; Les voilà bons amis avant que d'arriver, id. i6. viii, 4 0. Le monarque des dieux leur envoie une grue. Oui les croque, qui les tue. Qui les gobe à son plaisir; Et grenouilles de se plaindre. Et Jupin deIeurdire....iD. ib. m, 4. Ce portier du logis était un chien énorme. Expédiant les loups en forme; l^lui-ci l'en douU> ■ serviteur au portier, Dit-il, et

d« courir; il était fort agile.... id. ib. ix, (o. Jevisaiii juste que je lui fis tomber un bouqtiet dans le sein ; et de rire, J. J. roiiss. Conf. iv. || 21°Z)e devant un infinitif et pris absolument comme le précédent, mais servant, dans cette construction, soit de sujet complexe au verbe de la phrase, soit d'annonce de ce qui va suivre. Mais de souffrir ma gloire en la bouche des miens, C'est en ôter le prix au ciel dont je la tiens, rotr. BHit. i, t. Car, de m'imaginer que vous me méprisiez , j'avoue franchement que je n'ai pas si mauvaise opinion de moi, balz. liv. I, lelt. 42. Carde m'imagitier que vous m'ayer gardé quelque place.... j'ai trop bonne opinion de votre esprit pour m'en persuader celte bassesse, VOIT. Lelt. I. Je sais quel est leur prix; mais de les accepter, Je ne puis, et voudrais vous pouvoir écouler, LA FONT. Fillet de Minée. De dire si la compagnie Prit goût à la plaisanterie. J'en doute, id. ib. viii, 8. Or d'aller lui dire non. Sans quelque valable excuse. Ce n'est pascommeon en use, 1d. Fab. viii, 13. Comme si d'occuper ou plus ou moins de place Nous rendait, disait-il, plus ou moins importants, ID. ib. vin, 4 6. De raconter quel sort les avait assemblés. Quoique sous divers points tous quatre ils fussent nés, C'est un récit de longue haleine, id. ib. X, 2«. Puisque d'observer sa loi, c'est la moindre de nos pensées, boss. Bonté et rigueur de Dieu. D'expliquer ce qui s'y passe, ce n'en est pas ici le lieu, iD. Or. 7. Car de croire que votre conduite leur soit inconnue, et qu'elle demeure secrète pour eux, abus, chrétiens, boord. Sur le scandale, 4"aient, p. 42«. D« les vouloir parcourir toutes, ce serait une matière infinie, id. 6* dim. après l'Épiph.Dominic. t.iip. 279. Car de mépriser la règle et d'en ressentir l'onction, c'est ce qui neful jamois et ce qui ne peut être, lo. Exhort. sur l'obscrv. des règles, t. i, p. 248. De vous en fai-^e aimer, n'est que le dernier de vos soins, hamilt. Gramm. 6. Je l'ai vu quelque part : de savoir où, il est difficile, la bbuy. VII. De savoir quelles sont leurs limites, ce n'est pas une chose facile, id. ib. De servir un amant, je n'en ai pas l'adresse, boil. Sat. i. Carde penser alors qu'un Dieu tourne le monde El règle les ressorts de la machine ronde. C'est là, touthautdu moins, ce qu'il n'avouera pas, iD.i'b. Thaïes répétait souvent que de parler beaucoup n'était pas une marque d'esprit, FÉN. Thaïes. De la voir ne servirait qu'à augmenter l'aversion, mass. Car. Pardon. Car de vous le dépeindre en général, vous ne vous reconnaîtriez pas, ID. Car. Médis. Vous n'en demeurerez pas à être simple spectateur, vous y applaudirez; car de s'aller mêler parmi les mondains pour être leur censeur éternel, les avis ne seraient pas là à leur place, id. Confér. Fuite du monde. Comme si de coopérer à l'ouvrage de la rédemption des hommes était une œuvre mercenaire, id. ib. Zèle contre les scandales. Mais, direz-vous, de vouloir toujours reprendre, corriger, exhorter, ce serait se rendre odieux et importun, id. ib. Cond. des clercs dans le monde. De préférer la raison à la félicité, c'est être trèsinsensé, VOLT. Bramin. De s:ivoir si Constantin fui cause de la ruine de l'Empire, c'est une recherche digne de votre esprit, volt. Mœurs, 40. De vous dire précisément s'il y a plus de gens à lier dans un pays que dans un autre, c'est ce que mes faibles lumières ne me permettent pas, id. Cand. 23. Et que de supposer qu'un animal est composé de petits animaux est à peu près la même ch^>se que de dire que.... BUFF. .^nimaui, ch. 8. De lui copiercegiifl'onnage, ce serait pour en mourir,?. L. cour. Lelt. ii, 48. Les Calabrais en veulent surtout aux Français; devons dire pourquoi, cela serait trop long, lO. ib. i, 241. Il Cette tournure est perpétuelle dans le xvii' siècle, et on ne parle guère autrement; aujourd'hui on supprime souvent, surtout quand l'infinitif est sujet complexe, ce de qui n'est ni sans utilité ni sans grâce , et qui d'ailleurs peut être repris , quand on veut, d'après les meilleures et les plus sûres autorités. Il Cette tournure rend compte de phrases comme celle-ci : Sa force était de céder à propos; il faut entendre que de céder est un sujet complexe, et construire : de céder à propos était sa force. Son caractère particulier était de concilier les intérêtsopposés, et, en s'élevant au-dessus, de trouver le secret endroit et comme le noeud par où on peut les réunir, boss. Anne de Gonx. Sus principaux soins sont detravailler pour lagrandeur de son maître, la font. Psyché,i, p. 405. Richelieu, ce prélat de qui toute l'envie Est de voir ta grandeur aux Indes se borner, HALB.ii, 4 2. Il 22* C'est par une même analogie d'emploi et pour un certain besoin de l'oreille que l'on met de ou que de devant des verbes où ces mots sont explétifs. C'est faire injure au matire d'une maison,

d'y entrer par la fenêtre, pabc. Prov. é. Son pèr« Antonin lui avait appris qu'il valait mieux sauver un seul citoyen que de défaire mille ennemis, boss. Uitl. 1, 40. Que le ciel la préserve à jamais de danger! Voyez quelle bonté de vouloir me venger! mol. Sganar. 4 7. Je m'en rapporte à vous-même et vou» demande si c'est une chose louable que de rire; assurément ce n'en est pas une, non plus que de boire et de manger, la pont. Psyché, i, p. 404. Ces; déshonorer la religion, de croire que.... mass. Pelil car. Ëcueilt. Ce serait dégrader l'Évangile, de le regarder comme la religion du peuple, ID. Petit car. Respect. Est ce aimer Dieu que de croire faiblement sa vérité? que d'entendre indifTéremmenl sa parole? flécii. Panég. i, p. 313. Il aima mieux abandonner le butin à son armée que de se l'approprier, vp.RTOT, Ilévol. rom. i, p. 443. Il 23° De entre le verbe être ou tout autre verbe exprimant un état, et un substantif, construction où il indique que la chose dont il s'agit devient nôtre. La lecture est d'une grande fatigue pour mes yeux afi'aiblis. Nous sommes de la maison. Il est de votre âge. J'ai toujours marché depuis par le plus beau temps, le plm beau pays cl le plus beau chemin du monde; voui ms disiez qu'il était d'hiver quand vous y passâtes; il est devenu d'été, et d'un été le plus tempéré qu'on puisse imaginer, SÉV. 348. Jésus-Christ leur avait fait expressément entendre que son royaume ne serait pas de ce monde, boubd. Instr. pour, la 2° fête de Pâques, Exhort. t. ii, p. 203. La prière est pour vous d'un dégoût et d'un ennui que vous ne pouvez supporter, mass. Car. Prière, l. Il se vit bientôt des piaisirs du roi, sans que l'envia des courtisans en parût révoltée, bahilt. Gramm. 6 Mon voyage dépeint Vous sera d'un plaisir extrême, LA font. Fabl. u, 2. Il n'a pas été de ce passage, sÉv. 448. D'Hacqueville est de ce voyage, ID. 28(1. Je ne pouvais me persuader que cette lettre fût de Philoclés [eût été écrite par lui], via. Tél. xni. Hélas I tout ce qu'elle aimait devait être de peu de durée, boss. Anne de Gonx. || Le verbe peut être sous-entendu. Henriette, d'un si grand cœur, est contrainte de demander du .secours; Anne, d'un s: grand cœur, ne peut en donner assez, boss. Heine d'Anglet. || Il est de.. . c'est le propre de, le caractère de. Il est de la fol, que ce que vous donnez aux pauvres, vous le donnez à Jésus-Clirist, bolt- DAL. Nativ. de J. C. 2'avent, p. B40. || Il est de.... comme.... impersonnellement, avec un subslanlif ou un pronom, signifiant qu'une chose se comporte comme une autre. Il est de ceci comme d'une beauté excellente et d'une autre qui a des grâces : celle-ci plaît, mais l'autre ravit, la font. Psyché, i, p. 4 02. Il Qu'est-ce.... avec de ou que de. Qu'estce de ce langage-là ? c'est-à-dire que faut-il penser de ce langage-là? ô Dieu! qu'est-ce que de nous? Boss. lfor«. 4. Héla.s! si l'on n'aimait pas, que serait-ce de la vie? mol. Pourc. m, 40. || Familièrement. Ce que c'est que de nousl c'est-à-dire, voyez la misérable condition humaine. || Dans une phrase affirmative. Nous ne savons ce que c'est que de tromperie, ou de tromper. Au temps de Papirius, on ne sav.ait pour ainsi dire ce que c'était que de cavalerie, et-évrf,m. ii, 4 9. || Malherbe (iv, 40) a dit d'une façon analogue, mais qui a vieilli : Ce ne m'est plus de nouveauté [cela ne me surprend plus] Qu'elle soit parfaite en beauté. || Si j'étais de vous ou que de vous, si j'étais i voire place. Non, si j'étais de vous, je le planterais là, Régnier, Sat. xiii. Dans le fond rien n'est plus misérable; et si j'étais de vous.... imbebt. Jaloux sans amour, iv, 4. G. U' De placé entre un adverbe et un nom; il s'agit ici des adverbes loin, près, tant, trop, etc. qui apportent à l'esprit l'idée de choses et non, comme l'adverbe proprement dit, l'idée d'une qualité abstraite. Loin de la patrie. Près du tombeau. Moins d'argenL Tant de belles actions. Je suis confondu de tant de bonté. Trop ou trop peu d'exercice nuit à la santé. El, bien loindes sergents, des clercsetdu pilais. Va chercher un rejjos qu'il ne trou va jamais, Boil„ Sat. 1. Pendant que tant de naissance, tant de biens, tant de grâces, qui l'accompagnaient, lui attiraient les regards de toute l'Europe, boss. ilnne de Gont. Combien de fois ainsi, trompé par l'existence. De mon sein pour jamais j'ai banni respérancel lamart. Mi'dit. (8. Il Voict, voilà avec de. Voilà de quel ton il a parlé. Qu'est ce donc [l'animal]? Une montre. Et nous? C'est autre chose. Voici de la façon que Descarlos l'expose, la font. Fabl. i, 4. Ahl voilà justement de mes religieuses. Lorsqu'un père combat leurs flammes amoureuses, mol. Tart. iv, 3. Voilà, ce me semble, de ces cas où il est doux d'avouer qu'on a tort, volt. lelt. Maupertuis, i" juillet

DE

1741. Il Diantre de.... au diable soit.... Diantre soit de la folle avec ses visions ! A-t-on rien vu d'égal à ses préventions? mol. F. sav. i, 6. || De placé entre un adverbe et un verbe. Bien loin de céder. Près de partir. || Dr construit avec un adverbe, en tant que nom abstrait de lieu, de temps, de quantité, etc. De là, d'ici. De près, de loin. De trop. C'est de là que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler auj yeux, bbéb. Phars. ch. il. ô mon père, d'où Molina a-t-il pu être éclairé pour déterminer une chose de cette importance sans aucun secours de l'Écriture? pasc. Prov. 7. D'où vous peuvent venir ces douleurs non communes? mol. Sganar. \e. D'ici je vois la vie, à travers un nuage, S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé, lamart. Médit. VI. Il De construit avec plus ou moim, au sens (le que. Il ne s'y trouva pas moins de trente personnes, c'est-à-dire pas moins que trente personnes. Ce cep portait plus de vingt grappes, c'est-à-dire plus que vingt grappes. Cet emploi est un reste de la vieille langue qui exprimait le complément du comparatif non par que, mais par de (exemple : plus fort de moi) , comme l'Italien l'exprime par di; de ou di rendant l'ablatif latin usité en ce cas.

H. 25° De construit avec une préposition. Distinguer l'ami d'avec le flatteur. La justice et la charité ont disparu d'au milieu d'eux. Je suis sorti d'avec lui très-satisfait. Vous m'avez chassé de chez moi. D'outre en outre. Vous, homme vain, qui à peine échappé <le parmi le peuple.... mass. Villeroy. Il [Mahomet enfant] ne sera point ôté d'entre les mains des mortels, parce qu'heureuses les mamelles qui l'allaiteront etlesmainsquile touciieront, montesq. Lett. yen. 39. Aussi a-t-il fallu les aller quérir bien loin et les faire venir de delà la mer, voit. Lelt. 70. || De "par le roi, en vertu de l'autorité du roi. Et familièrement, cela s'est fait de par ma volonté (voy. par). En cette locution se sont confondues la construction des deux prépositions de par, et l'ancienne forme de part le roi, c'est-à-dire de la part du roi.

1. 26° De construit avec la conjonction quand. De quand est cette lettre? Effets qui diffèrent quand la lune est pleine de quand elle est nouvelle, cesc. Uonde, 42.

J. 27° De ce que, conjonction composée qui signifie parce que, à cause que. De ce que je n'en parle pas, cela ne veut pas dire que je n'y songe plus. Voulez- vous d'autres nullités? Que direz-vous de ce que le pape ne se contente pas de défendre d'écrire, de prêcher et de rien dire de contraire à ses décisions ? PASC. Prov. i 9. Ce n'est pas tant la peur de ia mort qui me fait fuir que de ce qu'il est fâcheux à un gentilhomme d'être pendu, mol. Poure. m, 2.

— REM. 1. La préposition de est prise tantôt dans le sens passif, tantôt dans le sens actif : quand vous dites l'omour de Rome, cela peut vouloir dire l'amour que Rome a pour vous ou l'amour que vous avez pour Rome ; Rome peut être celle qui aime ou celle qui est aimée. Il faut donc que les mots qui entourent de en déterminent bien le sens. || 2. I)e, pris partitivement, veut l'article défini le, la, les quand le substantif n'est pas précédé d'un adjectif: des passants l'avertirent; de l'argent est nécessaire. Mais cet article se supprime quand un adjectif précède le substantif: d'honnêtes gens; de belles et bonnes terres; de bon vin. Ces deux constructions s'expliquent naturellement; la première s'explique par : un certain nombre des passants; l'autre par: un certain nombre d'honnêtes gens ; suivant que l'on considère, dans le premier cas, les passants comme déterminés par l'article, et dans le second cas, honnêtes gens comme indéterminés par l'absence d'article. C'est ensuite l'oreille qui a fait le choix et qui a voulu, par exemple, que l'on dît des hommes et non pas d'hommes, qui n'a pas semblé assez plein; dès lors l'usage s'est fixé et les règles sont intervenues. Avec les adverbes de quantité, c'est de sans article qu'on emploie : beaucoup d'hommes ; trop d'argent, etc. ; bien fait exception (voy. bien adverbe): bien des gens m'ont dit. || 8. Quand la phrase est affirmative, de, pris partitivement, veut toujours l'article après soi. Je verse de l'eau. Je demande du pain. Voulez-vous de l'eau? Si la phrase est négative, de prend l'article ou ne le prend pas; mais le sens est différent : je ne demande pas de pain; je ne demande pas du pain. Dans le premier cas, je ne demande rien, pas plus du pain qu'autre chose. Dans le second cas, ce n'est pas du pain que je demande; mais je désire autre chose. Je ne mange pas de moules, veut dire que je ne les aime pas ou n'en veux pas; je ne mange pas des moules, veut dire que ce ne sont pas des moules que je mange actuellement. Il 4. En certaines locutions, où l'adjectif fait

DICT. PE LA LANGUE FllANÇAISg.

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corps avec son substantif, on met des plutôt que de : des jeunes gens; des mauvais sujets; des bons mots; des premiers ministres. Il est très-rare que des premiers ministres s'abaissent à de si honteuses lâchetés, découvertes tôt ou tard par ceux qui ont donné l'argent ou par les registres qui ont fait foi, volt. Russie, II, 1. Pourtant il n'est pas interdit de suivre la règle ordinaire et de dire : de jeunes gens ; de mauvais sujets; de bons mots. Malherbe a dit, II , < 2 : Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines. En vain dans les combats ont des soins diligents; Mars est comme l'Amour; ses travaux et ses peines Veulent de jeunes gens. Et Molière : Et dans tous ses propos On voit qu'il se travaille à dire de bons mots, Mis. Ii, 6. || 6. Lorsqu'un nombre cardinal est précédé de en, l'adjectif qui suit ce nombre prend ordinairement la préposition de; sur cent habitants, il y en a deux de riches. Comme en devant un nom de nombre ne permet pas de mettre un substantif après, cette remarque ne concerne que les adjectifs, et avec les substantifs l'on prend un autre tour : sur mille habitants, il y en a trois qui sont cabaretiers. || 6. Voltaire, Oreste, ii, ( , a dit : De deuil et de grandeur tout offre ici l'image. Il y a une faute de langage dans ce vers; en effet, l'image exprime une idée définie à cause de l'article; et la préposition de, placée comme elle est, exprime une idée indéfinie. Il aurait fallu dire : une image de deuil et de grandeur, ou bien l'image du deuil et de la grandeur. || 7. La remarque précédente touche à un précepte analogue qui est qu'un mot prisindéterminément, c'est-à-dire sans l'article défini le, la, les, ne peut plus être représenté par un pronom dans une phrase suivante. Ainsi il serait incorrect de dire: vous m'avez fait justice, et je l'aime ; le pronom 2a ne peut représenter justice pris indéterminément. C'est une faute semWable qu'a commise la Bruyère, ch. xi, en disant : On l'a vu une fois heurter de front contre celui d'un aveugle. Cependant cette prescription n'est pas tellement rigoureuse qu'en certaines circonstances bien choisies, et quand le sens n'offre aucune ambiguïté, on ne puisse s'en dispenser. Ainsi il serait trop rigoureux de condamner cette phrase-ci : comme il est de bonne compagnie, il est juste qu'il l'aime. Il 8. Faut-il dire : je me suis entretenu avec de bons et de sages personnages ou avec de bons et sages personnages. La première forme se trouve dans les passages suivants : Avoir ensemlile d'oisifs et de longs entretiens, bourd. Pensées, t. m, p. 400; D'impitoyables et de faux réformateurs, id. ib. p. 4 67; Vous jugerez que le critique a de profondes et de singulières connaissances de notre histoire, volt. Lett. Uénault, 84 oct. 4768; Ces machines qui nous ont fourni de grands et d'éternels moyens de vaincre et de régner, bufp. Chien. Lorsqu'on voulait se nourrir de sérieuses et d'utiles pensées, chateal'b. Génie, IV I II, 8. La seconde forme se trouve dans ces passages-ci : Revenue d'une si longue et si étrange défaillance, boss. Anne de Goni.; Lalouangede sage et vigilant père de famille, id. le Tellier. Il est donc loisible en ceci de prendre l'une ou l'autre tournure. Cependant cela ne s'applique qu'au cas où !»<■, adjectifs n'expriment pas des qualités inconcilia'.jes; ainsi il ne faudrait pas dire : il cède à de bonnes et r^.uvaises pensées ; mais à de bonnes et de ma ;ses pensées; ou aussi : à de bonnes et à de n- .aises pensées. || 8. La règle est, quand de est suivi de deux ou plusieurs noms ou verbes, de le répéter à chaque nom et à chaque verbe : le temps de l'action et de la parole, et non le temps de l'action et la parole ; le temps de parler et d'agir, et non le temps de parler et agir. Mais cette règle n'existait pas au xvi" siècle, et l'écrivain n'avait alors qu'à consulter là-dessus son goût et son oreille. Une portion de cette liberté durait encore dans le xvii' siècle ; témoin ces exemples : La puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, desc. Méth.; Le remède plus prompt où j'ai su recourir, C'est de pousser ma pointe et dire en diligence X notre vieux patron toute la manigance, mol. Dép. ont. m, 4 ; Trouvestu beau, dis-moi, de diffamer ma fille Et faire un tel scandale à toute une famille?iD. ib. m, 8; Il me prend des tentations d'accommoder son visage à la compote et le mettre en état de ne plaire, de sa vie, aux diseurs de fleurettes, id. G. D. ii, 4 ; Ésope, pour tonte punition, lui recommanda d'honorer les dieux et son prince; se rendre terrible à ses ennemis, facile et commode aux autres, bien traiter sa femme, sans pourtant lui confier son secret; parler peu et chasser de chez soi les babillards; ne se point laisser abattre au malheur; avoir <oin du lende- I main... surtout n'êtrti' yoint envieux du bonheur

DE

ni de la vertu d'autrui , la font. Vie d'Ésope. Avec la règle actuelle et l'usage ancien, on peut dire que le de doit toujours se répéter, quand il s'agit de substantifs, et qu'aujourd'hui on rejettera une phra?« comme ceUe-ci de Molière : La peste soit de l'homn» et sa chienne de face I Éc. de? ^. iv, 2 ; mais qu'aveu les verbes on distinguera : qu'en général il faut répéter le de; qu'on peut pourtant l'omettre quand les deux verbes expriment une action simultanée (par exemple : il importe de bien mâcher et broyer les aliments) , et dans une longue énumération , en poésie surtout, si le sens n'en souffre pas. || 10. Aujourd'hui, dans les dates où figure le nom du mois, on dit, par abréviation, le 40 mars, le 42 juin, etc. Autrefois on mettait le de: le 40 de mars, le 42 de juin, etc. Voltaire n'y manque jamais dans sa longue correspondance. Mme de Sévigné datait autrement , sans de et avec le nombre ordinal : à Paris, ce dimanche 26* avril; aux Rochers, mercredi 4 9« avril. Il 11. Dans le xvi* siècle et dans le xyî>«, on ne se faisait pas scrupule, dans les constructions avec (^est.. . que, de répéter, par pléonasme, la préposition de. Ce n'est pas de ces sortes de respects dont je vous parle, mol. G. D. u, 3. Ca n'est pas de vous, madame, dont il est amoureux, ID. Amants magn. u, 3, Ces pléonasmes sont condamnés aujourd'hui , et il faudrait dire : ce n'est pas de vous, madame, qu'il est amoureux; ou ce n'est pas vous, madame, dont il est amoureux. Il 12. Le dictionnaire de l'Académie écrit : couverture de mulet et couverture de chevaux, gelée de pomme et gelée de coings. Des grammairiens se sont plaints de ces disparates, et que l'Académie n'eût donné aucune règle. Le fait est que la chose est indifférente et dépend du point de vue, suivant que l'on considère le mot comme singulier et collectif ou comme pluriel et individuel. Ainsi on dira de l'huile d'olive ou d'olives; mais on dira un baril d'olives, parce qu'ici on ne peut considérer l'olive comme collective; de la gelée de pomme ou de pommes, mais un panier de pommes; des caprices de femme ou de femmes, mais une pension de femmes. Il 13. D'après Vaugelas, de veut toujours être joint immédiatement à son nom , sans qu'il y ait rien d'étranger entre deux, de sorte qti'il y aurait une faute dans cette phrase-ci : j'ai suivi l'avis de tous les jurisconsultes et de presque tous les casuistes; il faut dire : et presque de tous les casuistes. Ces scrupules n'ont pas été confirmés par l'usage; et la tournure blâmée se dit et s'écrit aujourd'hui sans conteste. Il 14. L'usage s'est introduit de dire: il a extrêmement d'esprit, il a infiniment d'esprit; dans ce cas on traite extrêmement, infiniment comme beaucoup. On dit aussi, et beaucoup moins souvent, bien que plus exactement : il a de l'esprit extrêmement ou infiniment. || 15. Est-il correct de dire avec ellipse de la préposition de ; on perdit quinze à vingt hommes; dix à quinze dames étaient présentes? Cette ellipse, très-employée dans le parler vulgaire , et indiquée dans le Dictionnaire de l'Académie au mot à, est maintenant entrée dans l'usage, bien que la grammaire ne puisse la justifier; que penserait-on en effet, en changeant les termes, de cette locution ci : il y a, Paris à Lyon trente lieues? U s'entend de soi qu'on pourra dire grammaticalement, en rétablissant la préposition de : on perdit de quinze à vingt hommes ; de dix à quinze dames étaient présentes. Il 16. De employé dans les noms propres a deux origines. Tantôt il sert à désigner un nom de lieu, avec qualification nobiliaire ou non : M. de la Rochefoucaut (La Rochefoucaut est un nom de lieu) ; Pierre du Frêne (du Frêne désignant un frêne remarquable dans la localité); tantôt de exprime un rapport de filiation : dans le moyen âge où les noms de famille n'étaient pas établis et où le nom de baptême était le vrai nom, on distinguait les individus par le nom de leur père : Petrus Johannis, Pierre fils de Jean; cela se disait, dans la langue vulgaire , Pierre de Jean ; usage d'où sont venus une multitude de noms propres actuels.

— HlST. IX' s. D'ist di [de ce jour] in avant. Serment. De suo part [de sa part] , ib.

— X* s. In figure de colomb [elle] volât à ciel, Eulalie. De cest péril , Fragm. de Yalencienncs , p. 468. E si penteiet [si pœniteret] de cel mel [mal] que fait habebant, ib. p. 469. Preietz [priez] li que de cest periculo nos libérât, ib.

— XI' s. Environ lui plus de vint mille homes, Ch. de Roi. II. D'or et d'argent quatre cenz muls chargez, ib. m. Enveionsi les filz de nos moillers, ib. Et dist au rei : Salvez seiez de Deu , ib. ix. [Il] Conquerrai [à] lui d'ici qu'en Orient, ib. xxix. N'avez baron qui mieuz de lui la face [l'avant-gardej ,

DE

Ch. de Hol. lvu. De quinze lieues en o» [ ouit ] hom la rumur, ib. Lxrii. U n'ont de blanc ne mais que Bul les denz, «6. cxlii. Saint Gabriel de sa main l'en a pris, ib. clxxiii. Oui de pitié moût durement ne plure, ib. clxxiv. Veez avant de deus lieues de nous, ib. Conquis [il] l'aurai d'hoi cest jour en deus meis, ib. cxciii. Franc et payeu i ferent [ frappent ] des espées, ib. CCLX. Morz est de duel [deuilj, ib. ccLxvi.

— xji« g. La disme eschelle [le <o» escadron] est des barons de France, Itonc. p. 4»4. Ja plus gentis de lui, »6. p. 8. Tant fu blasmédesesmeillors amis, ib. p. i*. Sire est en mer de quatre cent dromons, ib. 29. Puis fait mander de ses barons esliz, tb. p. (>. Après lui vont de ses amis prisés, ib. p. <7. Mieudres [meilleur] de [que] lui, ib. p. 27. Dient Franzois, de cui il est amez, ib. p. 36, Bon [ils] sont à vaincre, de verte le sachez, ib. p. 70. Itex paroles ressemblent bien [paroles] d'enfans, «6. p. 84. En vieille geste est escriz de Ions ans, ib. p. 86. De [pour] Durandart fu forment eiïrayé. Que Sarazin n'en aient poesté, ib. p. 40i. [11] Manda sa gent de par tout son reigné, ib. p. HT. Faisons des bierres de verges et de peaux, t6. p. 4 60. D'armes porter [ en portant les armes] [il] ressembla bien baron,»!), p.483. Mais de ce [je] sui en error, Qu'onques n'amai sans poor [peur], Couci, i. Nule chançon ne m'agrée, S'el ne vient de fine amor, ib. En lui [elle] [il y] a tant de vigor Qu'el hée [hait] sa deshonor, «ft. i. J'alasse à Dieu grâces et merciz rendre De ce que ainz [auparavant] soufrites à nul jour Que je fusse beanz à rostre amour, ib. xxiv. De ce [je] sui au cueur dolente Que cil n'est en cest païs, Dame de faiele, dans Couci. Et maugré tout mon lignage [je] Ne quier ochoison trouver ; D'autre fasse mariage ; Folz est qui j'en oi [ouis] parler, ib. Be cest jour en un mois, sans plus de delaier, Sax. vi. Sire, fait-il, laenz sunt quatre bacheler, Des chevaliers le rei ; mais nés volt pas numer; De par le rei Henri valent à vus parler. Th. le mart. -l 38. Et tut li poples oïd cume li reis fist sun cumandemement de Absalon, Rois, p. 486.

— xiu's. Et por ce, envola li quenset Henrisses frères de lor nés [navires] chargies de dras et de viandes et autres belles choses, villeh. xxx. Onques de si poi de gent tant de pueple ne fu assegié en une vile, ID. Lxxiv. Qui l'ont de lieus en lieus ça et là conqueilli, Berte, i. L'un ot nom Carloman, qui fu de bonne vie, ib. n et sonmaistrequifu de Picardie, tb. One plus bêle de [que] vous ne vit rois n'emperere, »6. iv. X une fenestrele qui ert [était] faite de pierre, ib. xii. Ainsi fu de [par] la serve liement respondus, ib. xxiv. De Dieu et de sa mère soiez vous maleoite! ib. xxix. Et l'ermite lui a de son pain présenté, ib. XLV. Si lairons de Bertain, que Jhesus beneïe, ib. lx. De Pépin vous dirons à la chère hardie, tb. Fille, il le faisoit bien [il se portait bien] quant de lui [je] dui partir, ib. Lxxxvn. Sachiez que moult[il]les hait de cuer entièrement, t'b.xcv.Sire, ce a dit Berte, de Dieu et de sa mère [je] Vous defens qu'envers moi n'aiez pensée amere, ib. cxiii. Li rois de [sur] son afaire lui a moût demandé, tb. cxiv. Se fié [fief] escheit à home ou à feme de par autre que son père ou sa mère, et celui ou celle de par qui il li est escheu, en morut saisi, Ass. de Jérus. I, 232. Et il ala tout chancelant pour la flebesce de sa maladie, et prist les dez et les tables et les geta en la mer, jomv. 263. Si leur aporterent lettres de leur grant roy au roy de France, qui disoient ainsi: bone chose est de pez [paix] , id. 266.

— xv s Par quoi les preux aient exemple

d'eux encourager en bien faisant, proiss. Prol. Quand il aperçut qu'U estoit mal de la roine et du comte de Kent, id. i, i, 6. FutconseiUé au roi que il se feignit de cette emprise ; car d'esmouvoir guerre au roi d'Angleterre, et de.... ce n'estoit pas chose qui fust appartenante, id. i, i, 8. Si n'estoit pas de merveille si ceux du pays estoient effrayés et esbahis; car avant ce ils n'avoient oncques vu homme d'armes, etne savoient que c'cstoit de guerre ni de bataille, ID. I, I, 270. Mais tous les passoit, de bien combattre et vaillamment, messire Eustache de Hibeumont, id. i, i, 328. Si estoit ce messire Robert d'Artois si bien du roi qu'il vouloit, id. i, i, 4 2. Et ainsi le vint-il dire de nuit à la roine d'Angleterre , id. I, I, 42. Et se voulut agenouiller de la grand joie qu'elle avait, id. i, i, 44. Je cuide et crois de vérité que par péché, à tort ou par envie, on a cette roine dechassée, et son fils hors d'Angleterre, id. i, I, 47. Par quoi ce n'est point de merveille s'ils font plus grans journées que autres gens, id. i, i, 34. Or revinrent de l'empereur monseigneur Louis de Bavière.... id. i, i, 76. Et le roi mesme ne se put

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tenir de la regarder ; et bien lui estoit avis qu'onques n'avoit vu si noble , si frisque ni si belle de [que] li, iD.i, j, 465. [Lesmursduchâtel]estoienthauts maleroent et de pierre dure, et ouvrés jadis de mains de Sarrasins, qui faisoient les soudures si fortes et les ouvrages si estranges que ce n'est point de comparaison à ceux de maintenant, id. i, i,23g. Ainsi que Jacques d'Artevelle chevauchoit par la rue, il s'aperçut tantost qu'il y avoit aucune chose de nouvel contre lui, id. i, 248. Grand foison de seigneurs de France revenoientde jour en jour du roi d'Espaigne qui faisoit guerre adonc au roi de Grenade.iD. i, i, 4 86. Cil [Kobert d'Artois] la conseilloit et confortoit de ce qu'il pouvoit, ID. i, l, 42. Et la festerent de ce qu'ils purent, car bien le savoient faire, lo. l, i, 4 6. Avec lui estoient de chevaliers messire Jacques.... et des escuyers, Gille et Thierri.... id. i,

I, 40 Et ne voulut oncques reculer, mais s'en

vint de grand courage assembler aux Allemands, id. I, I, 440. I^or fit le roi de rechef une semonce très especiale et envoya jusques à douze cents lances de bonnes gens d'armes en l'ost [de] son fils, id. i, i, 4 4 7. Ceux de dedans se défendirent très durement de traire et jeter pierres. f«u*iy<>i.- ."-insde chaux, jusques environ midi, i" i, i, '.<►». De la mort Jean Lyon fut le comte grandement resjoui , id. n, ii, 67. Vous lui ressemblez de vtsaige , Patelin. Messire Olivier de la Marche estoit ney de la conté de iSourgonfrne, comm. i, 4. Et fut cause ce bon logis et le séjour que l'on y fist, de saulver la vie à beaucoup de ses gens, id. i, 6. Et fut mis en délibération ce qui estoit de faire, iD.t'b. La maison de Lanclastre dont il estait yssu de par sa mère, m. i, 6. Qu'ils apportoient aucunes choses bannes par escript de par le seigneur de Hymbercourt, id. ii, 3. De ce que les Bourguignons s'estoient mis à pied et puis remontez achevai, leur porta grand perte de temps, id. I, s. Se douloit de quoi il luy avoit ainsi couru sus à l'appétit d'autruy, id. m, 3. Et que de ses intelligences qu'on luy disoit avoir au paysdudit duc n'estoit point vray, mais toute mensonge ou peu s'en faUoit, ID. III, 2. En la ville y avoit bien quatorze cens hommes d'armes de par le roy et quatre mil francs archiers, id. m, ï. Ce n'est pas chose trop seure de tant d'allées ne de venues d'ambassades; car bi-^n souvent se traictentde mauvaises choses, m. in, 8. Et est de croire que ung sage prince met toujours.... ID. m, 8. Et de ce faire [ce qu'il promettait] luy bailleroit son scellé, ro. iv, 4. Fut prins ung varlet des Angloys [par les Anglais], et fut incontinent amené devant le roy d'Angleterre, id. iv, 7. Et ces raisons ont esté cause de faire paour à beaucoup de gens de bien, id. iv, 44. Le roy nostre maislre,qui estoit bien sage, entendait bien que c'estoit que de Flandres et que ung conte dudit pays de Flandres estoit peu de cas sans avoir ledit pays d'Artois (qui est assis entre le roy de France et eux, leur estant comme une bride), œ. vi, s. Et s'adressoit de toutes choses à cet Estienne de Vers, id. vu, 2. Je ne veux point dire que le roy ne fust sage de son aage, mais il n'avoit que ving et deux ans et ne faisait que saillir du nid, id. vu, 4. Et du matin, devant le jour, partismes, id. vni, 7. Et luy sembloit bien que ledit de Clirieux avoit creu trop de léger, id. vui, 46. Fit couper la teste au père de sa femme et tua le frère d'elle, ID. VIII, 47. Disant les causes estre justes et raisonnables de sa prinse, lO. i, 4. Et que de demeurer là sans vivres entre Paris et le roy n'estoit possible, ID. I, 4. Le conte de Richement, de présent roy, id. I, 7. Ces trois avis ne sont pas d'oublier [à oublier], louis xi, A'oud. m.

— xvi* s Qu'une ne souffris homme de [que]

moi plus grand, marot, rv, 424 Àhomme plein

d'outrage N'est de besoing tenir aucun langage,». IV, 428. C'est de toy. Dieu très haut. De qui aten-

dre faut Vray secours et défense, id. iv, 230 Et

qu'est-ce que de l'homme ? D'avoir daigné de luy te souvenir , id. rv , 240. Lors à Dieu chanteray louange; Car de chanter j'aurai de quoy [sujet], id. iv, 26o. .... Et vaincras ceux qui diront du contraire, 10. iv, 298. Vrai est qu'il leur est i pardonner, vu que ce n'est pas leur gibier que de la sainte Escriture,CALV. Instit. 4 26 . Ils ne savent que c'est de Dieu , ni de religion, non plus que bestes, id. tb. 4 27. C'est une eschappatoire frivole de ce qu'ils babillent, que Jésus Christ est nommé fils de l'homme, id. tb. 363. Un serf délivré de [par] sonmaistre, ID. 16. 623. Etcomme arbres, ils sont jugés de leurs fruits, m. tb. 627.Ne.savoit-il pas quel crime c'estoit d'adultère et d'homicide? iD.i°b. 833. Des asnes de prestres , qui ne savent n'aller ne parler, ID. tb. 969. C'est bien autre chose d'abstinence de mariage que de virginité, ID. ib. 4 010. Conseille moi ce qu'est de [à^ faire, rab. Garg. l, 28.

DE

Allons y de ce pas, de paour que mort ne le previegiie, ID. Pant. m, 24. Lors sonna une cloche six coups seullement, etmonagaui d'accourir et mona-

gaux déchanter, id. tb. v, 3 Que je croy qu'il est

en nature Moins des bons hommes qu'en peincture, ST-GKI.AIS, 4 4 4. La philosophie est un fais d'autres espaules que de celles de nostre langue, dubell. I, 44, rrcfo. Hz trouveront mauvais de ce que J'ose si librement parler, id. i, 22, recto. Si j'esloy enquis de ce qu'il me semble de noz meilleurs poètes françoys, id. tTi.Pour monstrerce qui est de semblable en ces deux Et ce qui est aussi de différence entre eux, id. ii, 7», recto. Mais si mes vers sont de quelque mérite. C'est pour l'honneur qu'ils ont de vous chanter, id. m, 4B, recto. Il me semble de voir cette troppe légère En un rond assemblée autour de vostre pere,iD. m, 67,t)er«o. Il fait du bon chrestien, et n'a ny foy, ny loy, id. vi, 24, verso. Ce n'estoit qu'un cœur, une maison, un lit, une table et une bourse d'eux deux, marg. Novlv. xlvi. Si Dieu ne donne mieulx au roy de Navarre, j'ay peur quede46 jours il ne soitprest àparlird'icy, id. Lett. 4 36. Les cris du peuple et des femmes et enfants abandonnez à la boucherie, mont, i, 4. Il apperçut trois gentilshommes qui d'une hardiesse incroyable soutenoient seuls l'effort de son armée, id. i, 2. Elles d'un cœur magnanime s'adviserent de.... ID. tb. J'ay veu un gentilhomme de bonne maison aveugle nay,au moinsaveugle de tel âge qu'il ne savoit que c'est de veue, id. ii, 42. D'un visage ferme, Pliyton.... ID. l, 1. Perdre [tuer] d'un plomb malheureux, 10. I, 22. De dueil s'arracher les poils, id. tb. Decholere, dedesespoir, m. i, 23. Un roy de nos voysins, ID. I, 22. Ordonnant que de dix ans on ne.... id. 1,22. Ayant reçu de Dieu, 10. tb. La nation de quoy estoit le conte, id. i, 22. De troupe à troupe, id. I, 24. Il y a des petites bestes qui.... m. i, 84. De des.sus un bastion, id. i,2«. Des principaux bienfaicts de la vertu est le mespris de la mort, id. i, 70. La première nuict d'après ses oblations, iD, i, 96. Si ce sot de roy de France eust sceu.... id. i, 470. Ce n'est rien que de nous, id. n, 224. Escrire de [sur] la religion, m. i, 40i. En toutes autres choses, s'il y a de bel et bon en la maison, c'est l'œil du maistre qui le fait, la boetie, 24 4. De moi [quant à moi], si je pensois.... desper. Contes, xcil. U y a de deux sortes de pièges, dont le diable se sert en ceci, LANGUE, 9. Dieu pour semblables iniquitez a anciennement exterminé des peuples entiers de devant sa face, iD. 45. La peste s'attachera en loy, jusques à ce qu'elle t'aura consumé de dessus la terre, ID. 4 9. Quand lesestrangersont plus de faveur et auctorité que les naturels, id. 21. Celui qui persécute est du diable, et celui qui est persécuté est de Dieu, 10. 36. C'estoit bien peu de chose des villes des Acheiens, id. 49. C'est toy-mesmes qui as abondance de maladies et très-dangereuses, id. 7u. Ce mot de prochain s'estend indifféremment à tous les hommes, ID. 72. Ce sera beaucoup si de six il s'en trouve deux, ID. 4 48. Un gentilhomme de trois ou quatre mille livres de renie, id. 4 48. II n'est richesse que de santé, id. 4 54. Aussi eux ne les tiennent pas en autre estime que de bestes brutes, id. 386. Minutius, ardent du désir de combattre sans propos, et faisant de l'audacieux, alloit gaignant la bonne grâce des soudards, amyot, Fdb. 43. Et y eut bien huit cents de tuez, iD.t'b. 45. Quelqu'un pensant faire du plaisant, id. Timol. 22. Ce n'estait encore rien de ce quel'onostoit, au prix de ce qui revenoit, id. SyUa, 73. Elles [figues] estoient toutes vertes et cueillies de frais, ro. LucuU. 72. Le peuple se defdoit de leur suffisance, et s'en donnait de garde, ro. Aicio», 40. U vintau degréde commander, ayant appris àobeir, id. Agés. i. Son vieillard de père s'en alla en sa maison tout fasché, id. Pomp. 54. Cestuy Onesicritus avoit esté des disciples de Diogenes le cynique, id. Alex. 4 08. Lo muscle tenar, plus gros et cras de tous les autres.... paré, iv, 29. Tes pieds de trop courir sontja foibles et las, rons. 297. Ta couleur est d'un mort qu'on devalle en la fosse, id. 56 < . Elle est pleurante au cabinet entrée. Où tout le bien que plus cher elle avoit. D'un soin de femme en garda reservoit, id. 632. Si j'avois de puissance autant que j'ay d'oser, id. 866. Tout ce qui est de beau ne se garde longtemps, id. 926. Environ le quatorzième de décembre , iltcctor, roman , p. 76, dansLACURNE.

— ÉTYM. Provenç. espagn. et por*.ug. de; ital. di; du latin de.

4. DÉ (déj, s. m. J| 1* Petit morceau d'os ou d'ivoire, de figure cubique, marqué sur chaque face d'un différent nombre de points, et servante jouer. Jeter les dés. Dés pipés, dès qu'on a préparés pour tricher au jeu. Dés chargés, dés qui, garnis d'u

DÉ

petit poids dans leur intérieur, tombent de préférence sur un côté déterminé. Je dis que l'on doit faire ainsi qu'au jeu de dés, Oïl, s'il ne vous vient pas ce que vous demandez, Il faut jouer d'adresse et d'une âme réduite Corriger le hasard par la bonne conduite, mol. Éc. des f. iv, 8. Un fatal jeu de dés dont la fureur les possédait, noircissait leur esprit et absorbait leur âme, marmont. SIém. liv. vu, t. ii, p. 206, dans pouGENS. Chacun après le dé vous montre comment il fallait jouer, p. h. cour. Lett. i, <29. Voyons si la vertu n'est qu'une sainte erreur, L'espérance un dé faux qui trompe la douleur, lamaht. Ilarm.iv, (). ||Coup de dé ou coup de dés, le nombre de points qu'on amène en jetant une fois les dés; et, figurément, coup de hasard. Ma fille, il ne s'en faut qu'une tête qu'elle [une terre] soit à vous; ce serait un beau coup de dé, SÉV. 349. Elle peut vous valoir beaucoup , elle peut vous valoir très-peu ; tout est coup de dé dans ce monde, volt. Lett. Thiriot, * mars, <76i). |{ Avoir le dé, être le premier à jduer. Xvousiedé, c'est à vous de jouer; et, figurément, à vous le dé, c'est à vous de parler, d'agir. À vous le dé, monsieur [c'est de vous qu'il s'agit], mol. Mis. V, 4. Fauteuil vacant à la deuxième classe. On meurt souvent parmi ces immortels, À vous le dé.... MiLLEv. Épigr. Fauteuil acad. 1| Tenir le dé, avoir les dés en main pour jouer; et, figurément, tenir le dé dans la conversation, s'en rendre maître, la diriger L'on est chez vous contrainte de se taire :

Car madame, à jaser, tient le dé tout le jour, mol. Tari. I, <. Silly tenait le dé du raisonnement et de la politique, ST-SIM. H36, 262. Il Quitter le dé, abandonner les dés qu'on tientàlamain; et, figurément, ne vouloir pas tenir ce qu'un autre veut jouer. Il Faire quitter le dé, faire abandonner les dés par le joueur qui les tient pour qu'ils passent à un autre, et, figurément, faire quitter le dé à quelqu'un, obliger quelqu'un à renoncera une entreprise. || Rompre le dé, c'est brouiller le dé avant qu'on ait vu ce qu'il porte; et, figurément, rompre le dé à quelqu'un, faire avorter ses desseins, ses entreprises. Il Flatter le dé, jeter doucement les dés dans l'espoir de n'amener qu'un petit nombre de points ; et, figurément, ne pas parler franchement et librement de quelque chose, adoucir quelque chose de fâcheux. Il Le dé en est jeté, la résolution en est prise. || Fig. et familièrement. Je jetterais cela à trois dés, je jouerais cela à trois dés, c'est-à-dire le choix entre ceci ou cela m'est tout à fait indifférent, et je m'en remettrais volontiers au hasard pour clioisir. \\Auplur. Dés, jeu de dé. Pierre le bon enfant aux dés a tout perdu, RÉGNIER, Sat. xii. || 2° Synonyme de domino, au jeu qui porte ce nom ; synonymie qui vient de ce qu'il y a une grande analogie entre les dés et les dominos qui sont en quelque sorte des dés étendus. Je n'ai plus que deux dés. Couvrir, boucher, fermer un dé, mettre, par exemple, du six contre du six. Ouvrir un dé, le faire paraître pour la première fois. Jouer à dé forcé. Rendre le dé, remettre à son partner du six, par exemple, s'il a déjà ouvert le six. Il i° Terme d'architecture. La partie cubique d'un piédestal. || Petits cubes de pierre qu'on place sous des poteaux, des colonnes, des vases pour les isoler de terre. || 4° Dé de drapeau, garniture en métal à l'extrémité inférieure de la hampe d'une enseigne. Il 5" Plaque de cuivre percée d'un trou circulaire, qu'on adapte aux rouets des bois des poulies pour recevoir l'axe. Il Morceau de bois percé de trous dans lesquels l'orfèvre enfonce au marteau les pièces d'argent qu'il veut rétreindre. || Terme de vitrier. Espèce de compartiment de panneau. || Terme de marine. Plaque percée pour exécuter les coutures des voiles. Il Diverses chevilles ou tampons. || Terme de typographie. Morceau d'acier qui se place dans la grenouille d'une presse et reçoit le pivot de la vis.

— UE.M. Delille a écrit dfi, comme on faisait dans le xvii' siècle : Dans le cornet fatal le dez a retenti, DELILLE, Imag. u.

— HlST. XII* S. Quant cil denier serunt despendu e aie , E en mal valses genz et en guerre guasté , Malvaisement conquis, malement alué, Li dé serunt mu'.t tost sur ambes as turné. Qui unt esté sovent sur sines [le six] ruelé , Th. le mart. < 57. || xiu' s. Je cuit et croi vos dites voir; Jà por ce n'ert U dez changiez, Ren. 3229. Bien me seront lidéchangié. Quant por ce que j'aurai mangié, M'aura Diex issi estrangié De sa meson, Fab.mss. n" 72)8, f» 299, dans LACURNE. Il xiv s. Etdient les expositeurs que tetragoneestun corpsquarré comme undey, ORESME, Eth. 24. Sire, ce dit Bertran, qu'avez-vous empensé? Visez-vous à l'avoir? je n'y acompte un dé, Guescl. (B930. J'ai dez du plus, j'ai dez du mains [moins]. De Paris, de Chartres, de Kains; Si en ai deuz, ce

DÉB

n'est pas gas [plaisanterie]. Qui au hocher chieent [tombent] sor as, Dict. du mercier, dans de LABORns, llmaux, p. 247. Il XV* s. [Le prudhomme] s'en vint à la porte de Gand, oïl les gardes veilloient, et là les trouva jouant aux dés, froiss. h, h, 2(3. Fortune fait souvent tourner Les dez contre moi malement, CH. d'orl. Bail. 45. Il XVI* s. Que n'entreprendroit-il [l'homme] , puis que la brefveté qui luy coupe le chemin etluy rompt le dé, comme l'on dict, et l'incertitude d'icelle [la vie] qui oste tout courage, ne le peust arrester, vivant comme s'il avoit tousjours à vivre? charron, Sagesse, i, 36.

— ÉTYM. Provenç. da( , da«« ; catal. dau; espagn. portug. et itaL dodo; d'après Ménage, du latin dare, dans le sens de jeter: datum, ce qui est jeté sur la table; d'après Golius, de l'arabe dadd, jeu. De ces deux étymologies, la première est de beaucoup la plus vraisemblable.

2. DÉ (dé), s. m. Il 1* Petit cylindre de métal ou d'ivoire, qu'on met au bout du troisième doigt pour pousser l'aiguille. Un dé d'argent. || 2° Terme de botanique. Dé à coudre, agaric campanule.

— HlST. xiv's. Dans un lexique : theca, gallice deis et doaul, id quod mulier habet in digito, du CANGE, digitarium. Sa ceinture et sa tasse en la quelle avoit un del à cueuidre, id. ib. Deel à mettre ou doi pour queudre, id. digitabulum. || xv*s. Plus becquetez d'oyseaulx que dez à couldre, villon, Épitaphe en bail.

— ETYM. Berry, dtau;espagn.dedaJ;ital.dt(aie; romagnole, didel; du latin digitale, de digitus (voy. doigt). L'ancienne forme française est deel, contracté en del, et confondu par assimilation avec dé à jouer. Quand on rapproche les formes romanes de dé à coudre et de à jouer, d'une part dat, dado, et d'autre part dedal, ditale, deel, on voit tout de suite combien elles divergent.

t 3. DÉ.... préfixe qui signifie l'action d'ôter, de défaire, de sortir, de descendre, etc. comme : bander, dé-bander, faire, dé-faire, et qui est le représentant de la préposition de. Et l'on me désosie enfin Comme on vous désamphitryonne , mol. Amph. m , 8. Dé préfixe a aussi un sens d'extension, d'augmentation, comme dans défaillir.

fDËALBATlON (dé-al-ba-sion), s. f. Terme didactique. Action de blanchir, surtout en parlant des os préparés pour les besoins de l'anatomie.

— ÉTYSl. Lat. dealbaiio, de la préposition de, et albus, blanc (voy. aube).

t DÉAMBCLATION (dé-an-bu-la-sion), s. f. Terme didactique. Action de marcher, de prendre de l'exercice. Ce mot est quelquefois employé dans les livres médicaux.

— HlST. XVI' s. Après la sueur diligemment nettoyée, faut faire ou frictions légères ou deambulations, PARÉ, XXV, 42.

— ÉTYM. Lat. deambulatio , de la préposition de , etambulare, se promener (voy. amble).

t DÉAMBULATOIRE (dé-an-bu-la-toi-r'), adj. Qui a rapport à la déambulation.

— UlST. XVI* s. Quand la colique ou iliaque passion est cause de ventosité, le mal est déambulatoire, ne s'arrestant en un seul endroit, ains vague parle ventre, o. de serres, 924,

— KTYM. Voy. DÉAMBULATION.

f DÉAURATION (dé-ô-ra-sion), s. f. Terme didactique. Action de dorer, de donner la couleur de l'or, surtout à des métaux que l'on associe à d'autres.

— ÉTYM. Dé, et le latin aurum, or.

t DÉBÂCHER (dé-bâ-ché), v. a. Ôter la bâche. Débâcher une voiture.

— ÉTYM. Dé, et bâche.

DÉbACLAGE (dé-bâ-kla-j'), t. m. Action de débâcler, de débarrasser un port, une rivière.

— ÉTYM. Débdcler.

DEBACLE (dé-bâ-kl'), s. A 1| l'Débaclage. Peu usité en ce sens. Faire la débâcle, rendre un port ou une rivière libres. || 2° Rupture subite des glaces qui, couvrant une rivière, en interrompaient le cours. La débâcle de la Seine. Les premiers qui s'éloignent du bord avertissent que la glace plie sous eux, qu'elle s'enfonce , qu'ils marchent dans l'eau jusqu'aux genoux; et bientôt on entend ce frêle appui se fendre avec des craquements effroyables qui se prolongent au loin comme dans une débâcle, sÉGUR, Hist. de Napol. x, 9. || Fig. et familièrement , changement fâcheux qui emporte la fortune d'un particulier, la prospérité d'un gouvernement, les opinions, les mœurs, comme la débâcle emporte les glaces de la rivière. Cet accident commença la débâcle de sa fortune. Quel que fût l'intérieur du roi , il est certain que sa décence contenait quelque peu la débâcle des mœurs, à la cour, dans l'église,

Dlih

MiciiELET, Louis XIV et le due de Bourgogne, p. 451.

— ÉTYM. Voy. débâcler.

DÊBACLÉ, ÉE (dé-bà-klé, klée), part, passé. Le port étant débâclé.

DÉBACLE.MENT (dé-bâ-kle-man) , s. m. || 1° L'action de débâcler un port, des navires, des bateaux. Il 2° Le moment de la débâcle des glaces.

— ÉTYM. Débdcler.

DÉbACLER (dé-bâ-klé), ». a. lll'Faira retirer d'un port les navires vides, pour que l'accès soit libre aux navires chargés qui arrivent. || 2* Ouvrir ce qui était bâclé. Débâcler une porte. || 3* V. n. Il se dit d'une rivière dont les glaces se rompent. La rivière a débâclé. t| 4° ôter et déménager les marchandises, en parlant des marchands qui sont venus à une foire. La foire est finie aujourd'hui, tous les marchands débâclent.

— REM. Débâcler, v. n. se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand il s'agit de l'action : la rivière a débâclé aujourd'hui ; et avec l'auxiliaire être quand il s'agit de l'état : la rivière est débàclée depuis ce matin.

— ÉTYM. Dé, et bâcler.

DÉBACLEUR (dé-bâ-kleur) , s. m. Officier préposé au débâclage d'un port. Ordonne que les dits mesureurs.... boueurs, debâcleurs, gardes de nuit.... seront tenus.... de représenter leurs lettres de provisions. Arrêt du conseil, 21 mars (674.

— ÉTYM. Déhâcler.

t DÊBADINER (dé-ba-di-né) , v. n. Terme du jeu de l'impériale et de quelques autres jeux. Démarquer les points que l'on a déjà gagnés quand l'adversaire obtient certains avantages.

DÉBAGOULER (dé-ba-gou-lé). || !• V. n. Terme bas. Vomir. X peine sorti de table, il a débagoulé. Il 2* Y. a. Fig. Débagoulerun torrent d'injures. Ensuite de cela, il dit tant de tripes de latin, que je pense qu'il débagoula tout ce qui était dedans le pot pourri de ses lieux communs sous le titre de de amore, Francion, liv. iv, p. (48. N'ai-je pas oui Homère là-bas débagouler ses rapsodres? d'ablancouRT, Lucien, Dial. Caron, Mercure. Quand ils seront retournés chez eux, comme ils débagouleront tout ça dans leur voisinage, dancouht, Cur. de Camp. se. «.

— HIST. XVI* s. Elle vient à débagouler mille injures contre le roy, Brantôme, Dames galantes. Nos modernes, qui, pour le moindre axiome qui se présente, debagoulent dix ou douze authoritez, des ACCORDS, Préface.

— ÉTYM. Dans ce mot se trouve sans doute goule ou gueule; mais le préfixe déba n'est pas expliqué; à moins qu'on n'y voie ba, ba-goule, comme dans ba-lèvre, et la préposition de qui indique sortie, émission, c'est-à-dire émettre hors de la ba-goule.

DÉBAGOTJLE0R (dé-ba-gou-leur), s. m. Terme bas. Celui qui vomit tous les mauvais propos qui lui viennent à la bouche.

— ÉTYM. Débagouler.

t DÉBAIGNÉE (dé-bè-gnée) , s. f. Nom, à Barèges, du deuxième degré des bains.

fDÉBAIL (dé-ball. Il mouillées), s. m. Terme d'anciennes coutumes. Cessation de bail.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et bail.

t DÉBAILLONNER (dé-bâ-Uo-né, H mouillées), V. a. ôter un bâillon. || Fig. Débâillonner la presse.

— ÉTYM. Dé, et bâillonner.

DÉBALLAGE (dé-ba-la-j'), s. m. Action de déballer. Il La marchandise déballée par des marchands de passage dans une ville.

— ÉTYM. Déballer.

DÉBALLÉ, ÉE (dé-ba-lé, lée), part, passé. Marchandises déballées.

DÉBALLER (dé-ba-lé), v. a. Défaire une balle, tirer des marchandises de l'emballage. Déballer des marchandises. Mon petit équipage dont j'eus le plaisir de ne rien déballer, j. j. rouss. Protn. v. || Absolument. [Le lion redemandant son paquet dit:] Rendez- moi mon argent, j'en puis avoir affaire; On déballe.... la pont. Fabl. iv, 42. || Absolument. Étaler des marchandises.

— ÉTYM. Dé, et balle, paquet.

DÉBANDADE (dé-ban-da-d') , s. f. l" Action de

se débander, de rompre les rangs. Le huit, la débandade fut générale, quelque chose qu'on pût faire; tout courut fourrager cette plaine, st-sim. 47, 48. Il  la débandade, loc. adv. sans ordre, confusément. Il Familièrement. Mettre tout à la débandade, mettre tout en désordre, en confusion. Laisser tout à la débandade, abandonner tout au hasard. Tout va à la débandade, tout va mal et en confusion. {|  la débandade, sans rétlexion , tête baissée. Et je vas

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