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à la débandade, mol. Bon Juan, n, 1. 1| Vivre !» la débandade, ne mettre aucune règle, aucunu suite ians sa conduite.
— HIST. XVI* s. Sur toutes ces misères, ce prince »ima mieux voir une retraite qu'une desbandade, d'adb. Hisl. III, 24(. Sertorius se retira à la desband6e, AMYOT, l'omp. 87. Ils faisaient mine de vouloir jouer K la débandade, cbolkres, Contei, t. ii, aprètdinée, 4. Il y faut, tout aveuglé et sans aucune notable formalité ou considération, conclure vistement et donner à la desbandade la teste baissée, comme en un bataillon de gens de pied, moel du fail. Contes d'Eutrap. ch. 39.
— ETYM. Débander 2.
4. DfiUANDÉ, ÊE (dé-ban-dé, dée), part, posté de débander 4. || 1' X qui on a flté un Iwndeau. 1-e parlementaire ayant été débandé, || 2° Oui n'est plus iiandé ou tendu. L'arc étant débandé.
2. nËBANDË, ËE (dé-ban-dé, dée), part, passé i]o. débander 2. Oui a quitté la bande, dis|iersé. Des troupes débandées. Un reste de barbares errants et débandés qui le pillaient [l'empire] impunément, FLÉCH. Hist. de Théod. l, 25. Les mercenaires, qui s'étaient retirés sur une hauteur voisine couverte de bois, ayant appris ce qui se pa.ssait, survinrent tout d'un coup, tronvî^rent les soldats débandés çà et là , prirent et pillèrent le camp , bollin, Hist. anc. t. i, p. 363. Depuis la veille, quatre mille tratneurs et trois mille soldats étaient morts ou égarés, les canons et tous les bagages perdus; à peine restait-il à Ney trois mille combattants et autant d'hommes débandés, ségur, Hist. de Sapol. x, ».
DËBANDEMENT (dé-ban-de-man), ». m. Action des troupes qui se di^bandent. Nous entendîmes un vacarme épouvantable; c'était un déband( ment de l'armée qui , cherchant de l'eau , avait trouvé ce village, sT-siM. 2S, 87. Ce fut le deraier moment du peu d'ordre qu'il y eut en cette bataille [de Turin] ; tout ce qui suivit ne fut que trouble, confusion, débandement, fuite, ID. -183, 466,
— ÊTYM. Débander a.
\. rEBANDER (dé-ban-dé), c. o. || !• ôter une bande. Débander une plaie. || ôter un bandeau. On débanda les yeux du parlementaire. || ôter des bandeaux qui ornent ou couvrent la tête. Ouand les filles se .sont débandé la tête deux heures par jour, elles ne sont pas pressées de chercher d'autres délassements, MAINTENON, lelt. à Mme de la Viefville, 23 février 1706. 112" Détendre. Et prenant en main un arc qu'un Per.se eût à peine soutenu, loin de le pouvoir tirer, il le banda en présence des ambassadeurs et dit.... cela dit, il débanda l'arc... Boss. Hist. m, s. Il Fig. Se débander l'esprit, donner à son esprit fatigué quelque relâche. || 3» Y. n. .S'emporter contre. Le maréchal de Joyeuse débanda sur Gobert, excellent brigadier de dragons, st-sim. 29, 86. Peu usité en ce sens. || 4° Se débander, V. réfl. ôter le bandeau qu'on a sur les yeux. Le colin-maillard triche, il se débande. ||Se détendre, en parlant des armes. Son arc se débanda. {| Fig. Le temps se débande, la température qui était comme tendue par le froid se relâche, devient moins froide.
— HIST. xii* s. Et ses deux mains derriers vet deliant. Et ses biai euz [yeux] li vet tôt desbandant. Bataille d'Aletchans, v. 5660. || xm* s. Atant le firent desbender; Li rois le fîst à lui aler; Et il i vient joianz et liez. Les menuz sauz, toz eslessiez, lien. <) 839. Il XV s. Icelui prit l'arbrier [le manche] de l'arbaleste et la fit desbender, du cange, arhoreta. \\ xvi* g. Or est ainsi qu'envie et ignorance Ensemble font volontiers demourance, Pour desbaniler [décocher] contre les vertueux, mahot, i, 282. Et il'Amour] si avoit, afin que l'entendez, Son arc alors et ses yeux desbandez, m. i, 344. Desliander l'arc, ne guérit point laplaye, ID. ii, 288. Il ne s'aperçut de son bras, qui se desbanda; et la playe.... mabo. yVout). L. Et celuy qu'on desbandoit pourJuy lire sa grâce, mont, i, 9I. Sa pensée desbrouillée et desbandée [détendue], id. i, 94, S'approchant luy mesme tout pacifiquement, son arc desbandé, amyot. Cross. 67. Ils sortirent mèche esleinte, la caisse desbandée, d'aub. Hist. ii, 370. Oui ne tient pour tout certain l'ire de Dieu se débander sur nous, pour punir les fautes.... pabé, ix, 2* dise. Ainsi J'esprit : si l'on ne l'occupe à certain subject, il se desbande et se jette dedans le vague des imaginations.,., chabbon. Sagesse, i, 46.
— fiTYM. Dé, et bander.
2. DÉBANDER (dé-ban-dé), v. a. \\ i' Mettre en désordre, disperser, en parlant d'une troupe. Le 27 décembre, à la fin d'une marche de dix heures, ces Prussiens aperçurent la brigade russe; sans reprendre haleine, ils la chargent, la débandent et lui ar-
rachent deux bataillons, sKoun, Hist. de Hnpol, xii, 8. Il 2' Se débander, ». réfl. Se disperser confusément, en parlant d'une troupe, l'oute l'année se débanda. Il appnt en même temps que leurs meilleurs soldats s'étaient débandés, fléch. Hist. de Théod. i, 80. Cette journée pouvait être fatale à l'empire, si les Goths eussent su profiter de leur victoire, mais ils se débandèrent incontinent, m. tb. II, 4 5. Il Avec ellipse du pronom réiléchi. Le défaut il'argent en Italie décréditeralt entièrement vos affaires et pourrait faire débander une armée éloignée, rÊn. t. xxii, p, 494. || 3° Se séparer d'un corps dont on fait partie, en parlant des individus. Quelques soldats se débandèrent pour courir à la maraude.
— HIST. XVI" 8. Mes discours, pour s'estre desbandezen aulcunes choses de la route commune.... mont. Il, 4 24. Toute leur force venoit à se perdre, si une fois ilz se debandoientet.se >lepartoient d'avec eulx, AMYOT, Rom. 4». Si desbendez qu'ilz ne se pouvoicnt plus r'allier, id. Lyc. 49. Mettans en pièces tousceulxquisedesbandoientpour fouir, id. Fab. 2*. Les voilà bien empesclinz; carde quitter le chemin, c'estoit desbander [faiie courir] aprù.s eux, d'auu. Hist. II, < 92. Il partagea ses gens de pied à ses deux mains, etàchaquecosté desbanda 2uuharquehuzicrs et plus, ID. t'b. n, 454.
— ÊTYM. Dé, et bande 2,
4 DÊBANQUÉ, ÊE (dé-ban-ké, kée), part, passé. L'homme qui tenait le jeu étant débanqué.
2. DÉBANQDfi (dé-ban-ké), s. m. Terme de marine. Vaisseau qui revient du banc de Terre-Neuve,
— ÊTYM. Dé, et banc de Terre-Neuve.