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physiologie, Canal, conduit ou, en général, organe destiné k évacuer les humeurs devenues superfiues. Les reins sont les émoncloires de l'urine. Il Terme de médecine. Emoncloires artificiels, les cautères, les vésicatoires.
— HIST. XIV* s. En l'emonptoire du cervel, c'est assavoir ou [au] lieu glanduleus sous la racine de l'oreille, h. de mondeville, f*<oi.||xvi* s. Les glandes emunctoires du cerveau, nommées parotides, PARE, IV, 10.
— ÊTYM. Lat. emunctorium, de emungere, de e, et mungere, moucher.
t ËHONDAGE (é-mon-da-j') , t. m. Action d'émonder.
— ÊTYM. Émonder.
tÉMONDATION (é-mon-da-sion), I. ^. Termede pharmacie. Opi^ralion par laquelle on retire de substances animales et végétales certaines portions inutiles ou nuisibles.
— ETYM. Émonder.
t ÉMONDE (é-mon-d'), s, f. Terme de fauconnerie. Fiente d'un oiseau de proie.
— ÊTYM. Voy. ÉMONDER.
ÉMONDË, ÉE (é-mon-dé, dée), part, passé. Des
arbres émondés avec soin.
t ÉMONDEMENT (émon-deman), s. m. L'action, d'émonder; le résultat de cette action.
— HIST. XVI* s. Esmondement, cotgravk.
— ÊTYM. Émonder; provenç. emundamen.
ÉMONDER (é-mon-dé), c. a. || 1* Nettoyer les arbres, les débarrasser des branches mortes, des plantes parasites, des mousses, des lichens, etc. Que ne l'émondait-on sans prendre la cognée T la pont.
Fahl. X, 2. Il Absolument Oui, la serpe en
main, De ses arbres à fruit retranchait l'inutile, Ebranchait, émondait, filait ceci, cela, Corrigeant partout la nature, id. ib. xn, 20. || 8* Terme de métallurgie. Eplucher avec soin et battre la bourre qu'on emploie pour la formation de certains moules, dans les fonderies.
— HIST. xiu* s. Ouar la mort, qui les bons esmonde, A or pris l'un des bons du monde, ruteb. 88. Il xvi* s. Ung aultre jectoyt les mai.sons par les fenestres; ainsy estoyentcsmundées d'air pestilent, rab. Pant-v, 2(. L'esmonder leur est nécessaire, pour les tenir tousjours bassement, o. de serres, 714. Esmundcr, est oster le mortel rompu; eslaguer.... id. 723. [Là les Ames sont] de tout vice emondées, du bellat, u, 35, verso.
— ÊTYM. Provenç. esmundar; du latin emundare, de e, et mundus, propre (voy. monde).
ÉMONDES (é-mon-d'), s. f. plur. Branches retranchées des arbres. || Fagots faits avec les émondes.
— ÊTYM. Voy. ÉMONDER.
t ÊMONDEUR, EDSE (é-mon-deur, deû-z") , ». m.
et f. Il 1* Celui, celle qui émonde. MonUignes que voilait le brouillard de l'automne. Vallons que tapissait le givre du matin, Saules dont l'émoiideur effeuillait la couronne, Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain , lamart. Ilarm. m, 2. Il 8* S. m. Terme rural. Sorte de crible pour nettoyer le blé.
— HIST. zvi* s. Esmondeur, corcRAVg.
— ÊTYM. Émonder.
f ÉMORFILER (é-mor-G-lé) , v. a. Enlever le morfil et les vives arêtes d'une picce de mêlai ou de cuir. Les bords en [du cuir] sont si vifs, si carrés, qu'ils seraient même susceptibles de blesser les doigts, si l'on n'en émorfilait pas les bords, lesnE, la Reliure, p. 241, 4820.
— ÊTYM. É pour es.... préfixe, et morfil.
ÉMOTION (é-mo-sion; en vers, de quatre syllabes), s. f. Il 1* Mouvement qui se passe dans une population. On ne parle que de la guerre; le roi a deux cent mille hommes sur pied; toute l'Europe est en émotion, SÉv. 4 -.17. || Mouvement excité dans les humeurs, dans l'économie. U a trop marché, cela lui a donné de l'émotion. || Une émotion de fièvre, un léger mouvement de fièvre. U n'a plus la fièvre, mais je lui trouve encore de l'émotion. Il Terme de médecine. Emotion du pouls, état d'un ;<ouls qui s'écarte un peu, pour la vivacité et U fréquence, de l'état naturel. Ici émotion est pris au sens physique. || 8* Agitation populaire qui préciMe une sédition, et quelquefois la sédition ellemême; ce qui est un mouvement moitié physique, moitié moral. Rome autrefois a vu de cas émotions, CORN. Nicom. v, 2. Beautru et Nogenttraiiaienl l'émotion de bagatelle, retz, n, 624. Cette émotion ne se serait pas à la fin terminée sans qu'il y eût beaucoup de sang répandu, vebtot, Rrrol. rom, m, 270. La cherté étant excessive dans les années de 4709 et 174 0, il y eut quelques Amotion*
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qu'il n'eûtété ni prudent, ni humain de punir trop sévèrement, fonten. Argenson. Ils [maréchal de EOufders et duc do Gramont] rencontrèrent le maréchal d'Huxelles dans son carrosse, qu'ils arrêtèrent pour lui demander des nouvelles parce qu'il venait du côté de l'émotion, st-sim. 244, 3. || 3" Mouvement moral qui trouble et agite, et qui se produit sous l'empire d'une idée, d'un spectacle, d'une contradiction, et quelquefois spontanément sous l'influence d'une perturbation nerveuse, comme cela a lieu quelquefois dans l'hypocondrie. Une des choses qui m'effrayait le plus, était que, lorsque j'étais bien haut et que je regardais en bas, la couverture [où on le bernait] me paraissait si petite qu'il me semblait impossible que je retombasse dedans; et je vous avoue que cela me donnait quelque émolion, voix. Lett. ix. Si ce grand silence X ton émotion fait quelque violence, corn. Cinna, V, •!. Et quoique le dehors soit sans émotion, Le dedans n'est que trouble et que sédition, in. Poly. II, 2. Une émotion universelle de la personne, pasc. dans COUSIN. X quel propos donner cette émotion ? EÉv. 442. Le peu d'émotion qu'il eut de sa contusion , ID. 492. Oui pourrait n'être pas ému à ce spectacle [la mort de la reine]? mais ces émotions d'un jour, qu'opèrent-elles? Boss. Uarie-Thér. L'esprit de charité et de douceur a ses émotions et ses colères, PASC. ProB. XI. Se sentant de l'émotion contre un esclave : je te frapperais , dit-il [ Socrate] , si je n'étais en colère, bollin , /f w«. anc. t. IV, p. 36« , dans pougens. Et cette émotion dont son 4me est remplie, A bientôt épuisé les forces de sa vie, volt. Zaïre, m, 4. Dès qu'il fut seul avec ses officiers les plus dévoués, toutes ses émotions éclatèrent à la fois par des exclamations d'étonnement, d'humiliation et de colère, ségur, Hisl. de Napol.ix, <2. || En un sens particulier, trouble heureux ou doux de l'âme. Les arts du dessin, la sculpture, la peinture ont beaucoup de rapports avec la poésie dans les émotions qu'éprouve l'artiste et dans celles quil veut communiquer, TURGOT, Ébauche du i' dise. Progrès de l'esprit humain, p. 275. Il me trouvait plus belle, et ses émotions Ouvrirent un chemin à mes séductions, LEMERC. Frédég. et Bruneh. i, 2. C'est là le mérite de Richardson: ainsi, par ce don de l'émotion et du pathétique, les images les plus fortes, les plus hardies arriveront naturellement sous sa plume, vil- LEMAIN, Litt. franc, xviii' siècle, i' part. 4" leçon.
— HIST. XVI' s. Lors de l'émotion de Catilina [conspiration, soulèvement], mont, i, 340.
— ÉTYM. Lat. emolionem, de emolum, supin de emovere, émouvoir (voy. émouvoir).
t ÉMOTIONNER (é-mo-sio-né), v. a. Néologisme. Causer des émotions. || S'émotionner, v. réfl. Ne vous émotionnez donc pas comme cela.
— SYN. ÉMOTIONNER, ÉMOUVOIR. D'abord émotionner est du style familier; émouvoir est de tous les styles. Puis émouvoir s'applique à ce qui est touchant, triste, etc. Émotionner se dit des petites perturbations de la vie habituelle.
— ËTVM. Émotion. Ce verbe nouveau, est d'un issez mauvais style; cependant il est régulièrement l'ait, comme alf'xiionner d'affection.
t ÉMOTTAGË (é-mo-ta-j'), s. m. Action d'émolter.
— ÉTYM. Émolter.
ÉMOTTÉ, ÉE (é-mo-té, téei, -part. passé. Terrain émotté.
t ÉMOTTEMENT (é-mo-te-man) , t. m. L'action d'émotter; le résultat de cette action.
— HIST. ivi' s. Emottement, monet, Viet.
— ÉTYM. Émotter.
ÉMOTTER (é-mo-té), V. a. \\ 1° Briser, diviser les mottes de terre qui sont restées entières après les labours et les hersages. || 2" Casser ou écraser les grosses agglomérations de sucre. || 3° S'émotter, 1'. réfl. Etre brisé, en parlant de mottes. La terre s'émoite ainsi plus facilement.
— ÉTYM. É pour es.... préfixe, et motte.
t ÉMOTTEUR, ECSE (é-mo-teur, teû-z'), ». m. et f. Terme d'agriculture. Celui, celle qui émotte. Il S. m. Terme de raffinerie. Instrument pour concasser les sucres agglomérés.
— HIST. XVI' s. Emoteur, monet, Dict.
— ÉTYM. Émolter.
t ÉMOTTOIR (é-mo-toir), s. m. Terme d'agriculture. Sorte de batte pour casser les mottes de terre.
— HIST. xiv s. Tribula, esmotouer, vel herse, DU cange, trihula.
— ÉTYM. Émotter.
t ÉMOU (é-mou), t. m. Oiseau de la Nouvelle- Hollande, dit aussi casoar de la Nouvelle-Hollande {dromaie noir).
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lîMOUCHlî, ÉE (é-mou-ché, chée), part.paui.
Chevaux, bœufs émouchés.
ËMOUCHER (é-mou-ché), V. a. \\ 1° Chasser les mouclies. || 2' Par extension, battre, comme si les coups étaient donnés pour chasser les mouches. 11 se sentit émoucher les épaules, la font. Paxjsun. lime fit émoucher les épaules et bannir du royaume, LESAOE, Guxm. d'Alf. IV, ». Il 3' Terme rural. Réunir les grains de blé séparés de l'épi par l'action du battage. || 4° Emoucher un fleuret, en Cter la mouche ou le bouton. || B* S'émoucher, ». réfl. Ecarter de soi les mouches. Les chevaux s'émouchent avec leur queue.
— HIST. xiii' s. Ne li laira pas aprochier. Au baston se set esmochier, Ren. U924. || xvi' s. L'asne s'esmouchoyt , desmarchoyt , en faszon espoventable, comme s'il eust ung freslon, rab. Pant. v, 40.
— ÉTYM. É pour et.... préfixe , et mouche; picard, émouker.
4. ÊMOUCHET (é-mou-chè ; le » ne se lie pas; au pluriel, \'s se lie : les é-mou-chè-z et ....; émouchets rime avec traits, succès, jamais, etc.), s. m. Oiseau de proie semblable à l'épervier. || Nom, parmi les oiseliers de Paris et en Normandie, de la crécerelle.
HIST. xm's. Et ostoirsetesmerillonsEtmoult
grant plenté de mouskés Voler après les oiselés, Flor. et Bl. v. 3t92.
— ÉTYM. Wallon, mohet, émouchet, mohè, épervier* namur. mochè, mouché, épervier; rouchi, mouquè ; bas-lat. mutcettis , de musca, mouche, avec e épenthétique ; ainsi dit à cause des mouchetures de son plumage.
f 2. ÊMOUCHET (é-mou-chè) , ». m. Queue des peaux que préparent les tanneurs. Après avoir ôté des peaux les Curnes, les oreilles et la queue que les tanneurs nomment l'émouchet, Dict. des arts et met. Amst. (767, tanneur.
— ÉTYM. Émoucher.
f ÉiMOUCUEIAGE (é-mou-che-ta-j'), t. m. Action d'émoucheter des rubans.
■f ÉMOUCHETER (é-mou-che-té. Le t se double quand la syllabe qui suit est muette: j'émoucliette), V. a. Il l'Casser la pointe d'un instrument aigu. Fleuret émoucheté. || 2° Donner le fini aux rubans.
ÉTYM. É pour es.... préfixe, et mouchette,
petite mouche.
4.ÊM0UCHETTE (é-mou-chè-f) , ». f. Sorte de caparaçon fait en réseau garni de cordelettes pendantes,'qu'on met aux chevaux pour les émoucher.
— ÉTYM. Émoucher.
f 2. ÉMOUCUETTE (é-mou-chè-f), $. f. Se dit quelquefois pour émouchet l.
f ÉMOUCHEUR (é-mou-cheur), ». m. Celui qui émouche. l'ours.... Faisant son principal métier D'être bon émoucheur , écartait du visage De son ami dormant ce parasite ailé Que nous avons mouche appelé, LA FONT. Fabl. viii, <o.
— HIST. xvi* s. Un bon esmoucheteur, rab. Pant.