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▼otre propre année a débordé le (lanc, BOTBon, Bélis. III, t. Déjà, à sa gauche et à sa droite, il [Napoléon] voyait le prince Eugtne et PoniatowskI déborder la Tille ennemie [Moscou], siîoub, Hist. de Napol. vin, 4. \\8° Fig. Dépasser, aller au delà. Si vous soulevez le flot populaire, ilvous débordera. Les chefs de l'assemblée constituante furent débordés par les sociétés des Jacobins. || 9" ôter la bordure. Déborder une robe, des souliers. || Déborder un lit, faire sortir le bord de la couverture repliée sous les matelas ou au dedans du bois du lit. || 10* Étendre ou étaler les bords d'une peau destinée à faire des gants. Il 11* Les plombiers disent déborder une table de plomb, pour dire la dresser en la coupant des deux côtés. || 12° Terme de marine. Déborder les avirons, les ôter des tolets. || Déborder les voiles, en larguer les écoutes. || Déborder un vaisseau, en enlever le borilage. || Déborder une embarcation, la pousser au large. || 13" Se déborder, v. réfl. Monter au-dessus de ses bords. La mer a beau se remplir de fleuves, elle ne se déborde point, mauchoix , Homélies, dans richelet. Le Rhin s'était débordé tout à coup, RAC. Lettre à Boileau, 28 sept. <894. Quand il [Sardanapale] vit que le Tigre, en se débordant avec violence, avait abattu vingt stades du mur et ouvert un passage aux ennemis, il comprit le sens de l'oracle et se crut perdu, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. Ii, p. B< , dans pougens. || Par extension, faire éruption hors du corps. La bile se déborde. Il Fig. Cet amour-propre s'est étendu et débordé dans le vide que l'amour de Dieu a quitté, PAsc. dans cousm. Le socinianisme s'y déborde comme un torrent sous le nom de tolérance, Boss. Avert. 6. Pour arrêter la malice qui se déborde, pi.ÉCH. Tur. Voilà de quelle source ont dérivé tous nos malheurs; nous allons les voir se grossir et se déborder par torrents, jusqu'à nous entraîner dans la plus profonde ruine, uahmont. Uém. liv. xii, t. III, p. 3)6, dans ponoENS. || 14* Faire irruption, en parlant des multitudes. Ils savent que, sur eux prêt à se déborder, Ce torrent, s'il m'entraîne, ira tout inonder, rac. Mithr. m, *. Il ne put d'abord arrêter le torrent qui se débordait sur sa patrie, VOLT. Louis XIV, to. C'est de la Suède que se débordèrent ces multitudes de Goths qui inondèrent l'Europe, iD. Charles XII, <. || 16° Se laisser aller à l'expansion, à des efTusions. Je me déborde quand il est question de parler de vous, balz. liv. vii, lelt. 32. Il Se déborder en injures contre quelqu'un, l'en accabler. Se déborder en paroles impures et licencieuses, MAUCROix, Homélie viii, dans richelet. Leur éloquence s'est débordée en invectives, boss. Bem. a. Tant qu'ils [les comédiens italiens] n'avaient fait que se déborder en ordures sur leur théâtre, on n'avait fait qu'en rire, st-sim. 4e, 36. || 16° Faire sortir, en se remuant dans son lit, le bord de la couverture de dessous les matelas. Cet enfant se déborde toujours. Il Terme de marine. Se détacher, en parlant d'un vaisseau, du bord d'un autre qui l'avait abordé ou du bord d'un brûlot. Voyant le danger où il était, il se déborda vigoureusement.
— REM. Déborder, «. n., se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand il exprime l'action : la rivière a débordé aujourd'hui; avec l'auxiliaire être, quand il exprime l'état: la rivière est débordée depuis hier.
— HIST. XV' s. Et les autres jamais ne furent si desbordez, car ceulx que je pensoye des meilleurs pour le roy estoient ceulx qui plus le menassoient, coMM. m, 6. Il XVI* s. Nous les voyons quasi touts desbordez en licence d'opinions et de mœurs, «ont. H, 3<3. La rivière, estant fort enflée par ce grand ravage de pluyes, se desbordoit et regorgeoit en la plaine d'alentour, ahtot, Timol. 38. Il se desborda de telle furie en ses massacres de Rome, que ses amis mesmes.... in. Uarius et Pyrrh. ta. Le Mêlas croist et desborde es plus grands jours d'esté, id. Sylla, 45. Il se desborda de rechef à vivre voluptueusement et desordonéement comme devant, u>. Anton. 24. Il se doubta bien que les Parthes leur avoiont ainsi desbordé ceste rivière pour les arrestcr, ID. ib. 53. Quelque fois aussi l'instinct se laisse aller à la débordée, estant dissolu et desordonné, uj. De la vertu morale, 40. Comme un torrent débordé qui emmeine Tects et troupeaux, contreval par la plaine, nu bellav, m, 8, verso. Caligula estoit un homme desbordé à toute vilanie, h. est. Apol. pour lUrod. Préf. p. xvii, dans lacurne.
— f.TYM. !)(!.... préfixe, etbord;bourguig.d^od^. + DEBORDEUR (dé-bor-deur), s. m. Terme de
mégissier. Déhordeuses de peaux d'agneaux, ouvrières qui, tenant la peau de la main droite, coupent avec de« forces la laine sur la main droite, t DËBOKDOIR (dé-bor-doir), t. m. Outil dont les
plombiers se servent pour déborder. || Bassin dans lequel l'opticien travaille les verres de lunettes.
t nlîBOSSELEB (dé-bo-se-lé. VI se douLle quand la syllabe qui suit est muette : je débosselle, je débossellerai), V. a. Terme de métiers. Détruire ou effacer des bosses.
— RTYM. T)é.... préfixe, eXhosse (bosselure).
t DÉBOSSER (dé-bo-sé) , e. a. Terme de mer. Démarrer la bosse qui tient le cible.
— ËTYH. Dé.... préfixa, et bosse.
DIÎBOTTÉ, ÉB(dé-bo-té, tée) , part. pa4té. X peine
débotté. Ils ne sont pas encore débottés [ils arrivent], si!v. ^^t. Il Substantivement. Le moment où l'on quitte ses bottes, et, particulièrement, le moment où le prince quitte ses bottes. Au vrai, je vois que la grande affaire de ce siècle-ci , c'est le débotté et le petit coucher, p. l. cour. Lett. ii, 4e. Comme il permettait qu'on l'entretînt librement au débotté, les harangues du matin y furent toutes ressassées l'une après l'autre, olivet, Hist.Acad. t. ii, p. )2, dans POUGENS. || Pris substantivement, on écrit débotter et débotté.
DÉBOTTER (dé-bo-té), V. a. || !• Tirer les bottes à quelqu'un. Son valet l'a débotté. || Substantivement. Le moment de l'arrivée, l'instant où l'on Ote SCS bottes. Le débotter du roi. La nature, pour les courtisans, se borne à l'œil-de-bœuf; la faveur, la disgrâce, le lever, le débotter, voilà les phénomènes, P. L. COUR. I, 200. Il 2* Se débotter, v. ré/l. Quitter ses bottes. Encore tout poudreux et sans me débotter, boil. Épit. vi. Il fallut se débotter [que Portland se débottâl] et revenir tout de suite à Paris, ST-siM. 54, <60. S'il se trouve chez le duc Eugène, lorsque celui-ci se débotte, Thersite fait un mouvement pour lui présenter ses souliers, vauven. Thersite. Ce héros [Bonaparte] gouvernait à cheval, organisait en poste, et fonda en se débottant un empire qui dureencore, P. L. couB.i,) 73. Il m'acontéqu'il passa une fois à Langeron, et qu'il ne voulait pas s'y débotter seulement; il y fut six semaine;. SÉV. 20 juillet 4 679.
— ÉTYM. Dé.... préfixe, et botte.
). DÉBOUCHÉ, ÉE (dé-bou-ché,chée), port. pass^ de déboucher l . Dont on a ôté le bouchon. Une bouteille débouchée. Il Fig. Son esprit.... commençant à s'ouvrir, n'était point débouché, volt. Éducation d'un prince.
2. DÉBOUCHÉ, ÊE (dé-bou-ohé , chée), part. passé de déboucher 2. Qui s'est avancé hors d'un débouché, en parlant de troupes. Deux régiments anglais ne purent faire perdre un pouce do terrain aux clievau-légers, peut-être plus heureusement débouchés dans la plaine et mieux placés, st-sih. 42, 4 38.
3. DÉBOUCHÉ (dé-bou-ché), s. m. \\ 1* Extrémité d'un défilé, d'une gorge, d'une vallée, etc. On tend les trappes pour les loups à l'entrée des passes, au débouché d'un fourré, CHATEAUB. Amer. 425. Des torrentsd'eau s'écoulaient en tourbillonnant comme au débouché d'une écluse, lu. Natch. 7, 325. À vingtquatre lieues de la mer, au débouché des montagnes, dans une plaine que rien ne domine, furent jetés en 4 770 les fondements de la magnifique citadelle dePerote, raynal, Hist. phil. vi, 25. Napoléon, avec environ six mille gardes et le corps de Ney réduit à six cents hommes, passait la Bérézina, vers deux heures de l'après-midi; il se plaçait en réserve d'Oudinot et assurait con*e les efforts à venir de Tchitchakof le débouché des ponts, ségur, Ilist. de Napol. xi, 7. || Fig. Expédient pour sortir de difficulté, d'embarras. Chercher un débouché pour se tirer d'affaire. || 2° Endroit, point d'exportation pour les marchandises. L'Amérique est un de nos meilleurs débouchés. Les Açores, Madère, les Canaries, l'Espagne, le Portugal offrent un débouché avantageux aux grains et aux bois de la Pensilvanie, qu'ils achètent avec des vins et des piastres, raynal, Hist. phil. xvm, 5. Si la compagnie n'avait trouvé un débouché d'environ trois millions en Asie parla route du cap de Bonne-Espérance ou par celle des Philippines, iD. ib. v, 33. Si des événements imprévus empêchaient la compagnie de faire les armements ord inai res, ces marchands n'auraient nuls débouchés pour leurs toiles, id. ib. m, 24. Il Fig. Moyen déplacement, d'écoulement de marchandises. Les denrées y sont abondantes sans aucun débouché au dehors, J. J. Rouss. Hél. i, 23. Les vins avaient trouvé plus de débouchés que leur goût et leur qualité ne permettaient de l'espérer, BAYNAL, Hist. phil. IX, 28. Il faut qu'ils [les producteurs] trouvent ce qu'en termes de commerce on appelle des débouchés, des moyens d'effectuer l'échange des produits qu'ils ont créés contre ceux dont ils ont besoin, j. b. bat, Cours, 4840, 1. 1,
p. S40. L'ennui les tuait [des nègres] parvingtains; Peste, dit-il [le négrier], quel débouché! bébang. Nègres. || 3* Issue, perspective qu'ont les gens pour faire ou fournir leur carrière. Il s'informe de leurs débouchés, de leurs facultés, j. J. bodss. Êm. v. M. Pelletier devint conseiller d'État, qui est le débouché ordinaire des prévôts des marchands, st-sih. bo, 87.
— ÉTYM. Déboucher 2.
4. DÉBOCCHEMENT (débou-che-man),f. m. Action d'ôter ce qui bouche. Le débouchement d'u» conduit, d'une bouteille.
— ÉTYM. Déboucher 4 .