ÉPÉ
épée, RÉONiEB, Sat. x. i| Se faire blanc rto son épén, voy. BLANC (, avec l'euplicaiion iiui montre (|ir il ne faut pat dire, comme on dit (|uelc|uefois, faire blanc (le son épée. || Mettre, faire passer qiiebiue chose du cfll6 de l'épée, mettre quelque profit, quelques fonds à couvert, en réserve. Quoique les pots de vin que Son Éminence prend sur toutes les charges puissent avoir été du côté de l'épée, car on n'en voit pas le débouché dans le peu de petites charités qu'il fait, d'argf.nson, If^m.l. m, )86i , p. IS2. || 11 se dit souvent, en mauvaise part, de quelque profit illicite, ou de quelque bien qu'on «oustr.iil à ceux qui y auraientdroit. Il abamlonnu ses biens à ses créanciers, mais il a mis quelque i tiose du côti de l'épée. Mais proMipl, habile, di iffcnt X saisir un certain arjrent. Somme aux inspecteurs échappée, 11 a du côté de l'épée Mis, ce ilit-on, quelques deniers, la font. Lill. XXI. Il Mourir d'une belle épée, d'un"! vilaine épée, éprouver un revers, quelque accident par une bellu, par une vilaine cause, succomber sous tin adversaire considérable ou sans considération. I! Se laisser dire quelque chose d'injurieux l'épée au côté, souffrir une injure sans rien dire. || 2° Épée (le chevet, épée qu'on mettait sous son chevet pour se défendre en cas d'attaque nocturne. |{ Fin. Èpée de chevet, personne sur laquelle on compte, chose dont on fait un u.sa(?e continuel. Toujours parler d'arpent! voilà leur épée de chevet, mol. l'Avare, ui, 6. Il Épée à deux mains, épée à lame très-longue et très-forte dont on se servait au moyen âge. Il Épée d'Iîlat, glaive qui se porte devant les souverains d'Angleterre dans les cérémonies. || Epée flamboyanle, épée dont la lame semble jeter des flammes. Un ange armé d'une épée flamboyante. || Terme de blason. Ëpée haute , épée dont la pointe est tournée vers le haut de l'écu. Êpée garnie, épée dont la garde et le pommeau sont d'un autre émail que la lame. || 3° l'iat d'épée, ou de l'épée, la partie plate de la lame. Donner des coups de plat d'épée. Il 4° L'état militaire. X la fin j'ai quitté la robe pour l'épée, corn, le Menteur, l, t. X son retour en France, il quitta l'épée et se mit dans l'étal ecclésiastique, non point par ambiiion, mais par goût et pour jouir d'une vie paisible et réglée, D'oLivET, Hist. Acad. t. n, p. 306, dans poigens. Il Les gens d'épée, les militaires. J'ai si grand peur de ces hommes d'épée, béonikr, Sat. ix. Les gens d'épée sont les princes, les ducs et pairs, les maréchaux de France et les grands officiers de la couronne, les gouverneurs et lieutenants généraux des provinces, les gouverneurs et étals-majors des villes et places de guerre, vausan, Dime, p. 67. || 5° Fig. Vaillance à la guerre. Il ne doit son élévation qu'à son épée. Une noblesse fière aimait à soutenir ses droits par son épée.... montesq. Esp. xxviii, t». Il 6° Celui qui est l'arme offensive, celui qui porte la guerre. Qui fut tantôt le bouclier, et tantôt l'épée de son pays, flkcii. Tur. || 7" Une bonne épée, un bon tireur, un homme qui se bat bravement. C'était la plus rude épée de France, hamilt. Gramm. 4. Il 8° Noeud d'épée, noeud de rubans dont les hommes en habit de parure garnissaient autrefois la garde de leur épée. || V Terme d'escrime. Le fort de l'épée, la partie de la lame la plus proche de la garde. Le mi-fort de l'épée, le milieu de la lame. Le faible de l'épée, l'extrémité de la lame. Il 10" Terme de manège. La main de l'épée, se disait de la main droite. || Èpée ou épée romaine, marque en forme d'épi, qui vient sur l'encolure de certains chevaux, près de la crinière. || 11" Tenue de cordier. Morceau de bois en forme de coutelas qui sert à battre la sangle. || Grande alêne de bourrelier. Il 12° Chacun des deux montants d'un avant-train de charrue. || 13" Terme de pêche. Instrument qui sert à prendre les poissons en les piquant, et qui a du rapport avec la foine. || 14" Êpée de mer, e.spadon, scie de mer, espèce de dauphin. || 15" Terme d'alchimie. Épée des philosophes, le feu. || Proverbes. Il a couché comme l'épée (iu roi, dans son fourreau, se dit de celui qui s'jst couché sans se dùshabillor. Il X vaillant homme courte épée, c'est-à-dire un homme vaillant n'a pas besoin d'une longue épée, un homme habile n'a pas besoin de beaucoup d'instruments. Il L'épée use le fourreau, se dit en parlant dus personnes dont ta grande activité d'esprit altère les forces, la santé.
— IIIST. 3t" s. Ad une spede [il] li roverel [commanda] t.ilir lo chief [léte], Eulalie. || xf s. [Il] ceint Muiglies s'espée à son costed,t'/». de Uni. xxvi. Qu: Dt le vit Guenes, misl la luain à lestée, ib. xxxiii. Il lit" s. Car nos espées bones sont et tranchaiit, konc. p. 4). Fous, fait-il, tuz dis fustes et estes, et «erez. Quant vus l'espée traite de s.r le
rei venez; S'il trait sur vus la sue, cornent vus défendrez? Th. le tnari. 80. Cos [coup] d'cspée garist et sainne Mult to.st, des que mires [le médecin] i painue; Kt la plaie d'amors anpire. Quant ele est plus près do son mire, cbestif.ns hb troik, dans holland, p. 268. Il xiii* s. Deus espées sunt, par lesqueles toz li [lueiiles doit estre governés esperitueiment et temporelment, car l'une des espées doit estre espirituel et l'autre temporel, beaim. xlvi, n. Tant lui prièrent tout cil qui là estoient que li rois rendi s'espée au Soudan, joiNV. 2U8. || xv* s. Si commanda ledit comte qu'on mit tout à l'espée (qu'on tuât tout], PROtss. i, i, 438. Il ouyt une voix qui lui dist : Chevalier sans espée, où vas-tu si vistement? car chevali'ir sans espée n'est que femme sans quenouille, Perceforesi, t. iv, f° (67. || xvi" s. Il mesle la première trouppe qui estoit sur le bord de l'eau, et, sans la desmordre, va mesler à l'entrée d'un chemin quelques espées dorées [seigneurs, muscadins] qui firent ferme, d'aub. IHst. Ii, 38). La mort de son espée de chevet liussi, de qui la fin fut telle, II). ib. ii, 423. Je faillis à le frapper, mais c'estoit un homme d'espée, m. Conf. ii, 6. Lui qui est aussi vaillant que son espée. Caquets de l'atcnuchée, p. (35, dans lacijbne, au mot martial. Qui porte espée porte paix, ciïnin, Uécréat. t. ii, p. 248. [Cheval ayant] poil chastain, astre au front, aux jambes deux balzans, romaine espée aucol, de l'aage de «ept ans, des accords, Bigarr. f" (40.
— Rtym. Provenç. espaia, espada ; catal. espasa ; espapn. et port, espada; ital. spnda; du latin spa- Iha, large épée, ainsi dite par assimilation avec spatha. outil de tisserand, en grec, ondiSni. Cependant, comme le celtique a spad, bêche (irland. et angl. *podc), ettpadatm, abattre, tuer, et que Oiodore, V, 30, dit que spatha est le nom d'une longue épée des Gaulois, certains étymologisles ont pensé que tpat'ia, dans le sens d'épée, était celtique, et ne s'était trouvé que par hasard conforme avec le latin spalha. outil de tisserand.
t ÉPEICUE (é-pè-ch'), t. f. Nom du pivert bigarré, oiseau du genre des pics (ptciM nio;or, t.).
— ÉTYM. Namur. spoi; picard. ^pé/,c;norm. épc, ^pcc, ^peu; champ. ^prcc/»c; de l'allemand Specht, pic.
tÉPEICUETTE (é-pè-chè-f), s. f. Le pic mineur, dit aussi petite épeiche (pieu* mt'nor, L.).
ÉPELÉ, ÉE (é-pe-lé, lée), part. passé. Quelques mots épelés par cet enfant.
ÉPELER (é-pe-lé. La syllabe pe prend deux H, quand la syllabe qui suit est muette : j'épelle, j'épellerai; on trouve aussi l'accent grave ; j'éjièle, j'épèlerai), v. a. Nommer les lettres qui composent un mot et en former des syllabes en les assemblant. Êpeler un mot. En épelant le doux nom de patrie Je tressaillais d'horreur pour l'étranger, béhano. Déesse. || Absolument. Cet enfant commence à êpeler. Il épelle assez bien. François Xavier, obligé de se servir d'un truchement [au Japon], ne fit pas d'abord de grands progrès : Je n'entends point ce peuple, dit-il dans ses lettres, et il ne m'entend point; nous épelons comme des enfants, volt. Mœurs, 442. Esprit qui tient le livre où l'innocence épùle, V. HUGO, Feuilles d'aut. 37. || Lire avec difficulté. Le vieux prêtre se courbe, et, n'y voyant qu'à peine, X ce jour ténébreux épèle un livre obscur, v. HUGO, Crép. prél.
— HIST. XII* s. Helhsames , cest nom espelt [veut dire] cité de soleil, Ilois, p. 22. || xiii" s. Mes les entendanz [je] n'endout mie, Ceus qui savent qu'espiaut [signifie] amie.... Lai du conseil. Adont s'esveilla Pieres, et Diex s'est esconsés [caché); Au patriarche en vint; quant il fu apensés, Uist li qu'il a son^'ié : sire, or lem'espelés, t'h. d'Ant. i,2i(i
— ETYM. 'Wallon , speli; provenç. espelar, espelhar , expliquer; du germanique : goth. tpillôn, ano. h-allem. spellôn, raconter; angl. <o sptll. Du sens général d'expliquer, espeler a passe au sens particulier de nommer les lettres; l'historique montre que le latin appellare n'a rien à faire ici.
ËPELLATION (é pèl-Ia-sioo), t. f. Action d'épe- 1er; l'art d'épeler.
— KTYM. Épeler. Mot moderne qui aurait dû être épelalion, et qui a été lait, à tort, sur le modèle d'appci/ad'on.
t ÉPENCIIYME (é-pan-chymT, ». m. Terme de botanique. Tissu dans lequel prédominent les cellules dont le contenu est de nature amylacée.
— ETYM. 'Ejii, à, èv, dan , et yyv-of, suc. fÉPENDYME (é-pan-d -m"), *. m. Terme d'ana-
tomie. L'un des noms de la membrane des ventricules du cerveau et du canal rudimeotaire de la (noelle épinière.
— E rv il. '£iîi, sur, et ivô«|ia, ^ Ctcment.
ÉPE
fiPKNTUftSE (é-pan-tè-z"), ». f. Terme de gram maire. Addition, insertion d'une lettre, ou même d'une syllalie au milieu d'un mot.
— ÊTYM. 'En£v6e7(ç, de im, sur, Iv, en, et 6éai;. action de mettre (voy. thèse).
ÉPEVrilKTIQDE (é-pan-ié-ti-k), adj. Qui est ajouté par éfienlhè.se. Lettre épenthétique.
— ETYM. Épenihéte.
fEPEPINKR (é-pe-pi-né), v. a. ôter les pepini d'un fruit.
— ÉTYM. É pour et.... préfixe, et p«pin. ÉPERDD, CE(é-pèr-du, due), adj. || !• Qui est
profondément troublé par la crainte, ou par une passion quelconque. F.t mon âme d'ennuis est si fort éperdue Que.... réomeh, Plainte. Il les étonn.i tellement par la fermeté de son courage qu'ils prirent la fuite tout éperdus, vaugel. Q. C. liv. x, dans richelet. F.t quelle âme, dis-moi, ne serait éjierdue Du coup dont ma raison vient d'être confondueT bac. Andr. m, 4. Peins-toi dans ces horreurs Andromaqiie éperdue, ID. ib.m, 8. Mes filles, soutenez votre reine éperdue. Je me meurs, id. Eslh. Il, 7. Pompée éperdu ne vit dan» les premiers mouvements de la guerre, de parti à prendra que celui qui reste dans les affaires désespérées, MONTESQ. nom. XI. Je marche en frissonnant, mon cœur est éperdu.... volt. Zaïre, v, ». || l* Vif, violent, en parlant de l'amour. Comme un honteux effet d'un amour éperdu, corn. Tiie et Bérén. I, 4. Il Transporté d'amour. Madame Paul qui est devenue éperdue, sEv. 443. La sultane éperdue N'eut plus d'autres désirs que celui de sa vue, bac. Bajat. i, t. Tu veux commander seul à mes sens éperdus, VOLT. Zaïre, ly, 2.
— HIST. xu s. De lui [se] venger ne fut mie esperduz, Tlone. p. vo. Grant alure s'en est à la pjrie venuz; Fermée la trova : dune fu mult esperduz, Th. le mart. 47. ||xiii' s. Quant Blanchcfleurs l'entent, le cuer [elle] ot esperdu , Berte , Lxxix. Il XVI" s. Esperdu de frayeur, mont, i, «2. Une fuyte esmeue, mais non pas estourdie ny esperdue, ID. IV, 3. Lors il se trouva délivré de la frayeur esperdue et du grand trouble ou il estoit, AMrOT, Thémist. 48. Les troupeaux sont esgarés et e^perdus parles champs, paré, xxiv, 62.
— ÉTYM. Part, passé de l'anc. verbe esperdre (Li vilains.... Jure et esmaie, si s'esperi, Por ce que sa jornée pert, lien. 46084), de et, et perdre; provenç. esperdut.
Él'ERUUMENT (é-pèr-du-ma.i), adv. D'une manière éperdue. Il est éperdument amoureux de cette femme. Sa femme qu'il aimait éperJumeut, FiÏn. Tél. XX.
— HIST. XVI" s. Il ne fault pas se précipiter r.i esperduement aprez nos affections et interesti, huht.
— ÉTYM. Eperdue, et le suffixe ment.
ÉPERLAN (é-pér-lan), s. m. Petit poi.sson de mer
qui a des couleurs nacrées fort brillantes; dit aussi éperlan commun, éperlan de rivière (l'osmère éperlan). Une friture d'éperlans. L'cperlan tout frais et sortant de l'eau sent la violette, ce qui a été nié à tort. Il Avaler l'éperlan sans l'éplucher, manger goulûment. Or entre tous ceux-là qui se mirent à table. Il ne s'en trouva point qui ne fût remarquable. Et qui , sans éplucher, n'avalât l'éperlan , Régnier , Sat. I. Il É|>erlan de mer, variété d'éperlan qui se tient constamment dans 1 eau salée autour des terres magetlaniques. || Éperlan bâtard, se dit parfois de petits poissons, tels que les ablettes, dont on se sert pour amorcer les lignes. || Éperlan franc, petit poisson qu'un pêche à l'embouchure de la Loire, et qui ressemble un peu à la sardine de moyenne grosseur.
— HIST. XIV' s. Espellens, au poivre aigu fetde gingembre et de caiiele, Bibl. des chartes, s* série, t. I, p. 223. Il XVI" s. Merlans, esperlans, aigrefims, turbots, PARE, XXIV, 22.
— ÉTYM. Allem. Spierling, éperlan.
ËPEROM (é-pe-roii), s. m. || 1" Petite branche de
métal qui s'adapte aux talons, et est armée à l'extrémité d'une espèce de roue en étoile dont les pointes servent à exciter le ciievaL || Anciennement. Chausser les éperons, faire chevalier; locution qui vient de ce que, en armant le nouveau chevalier, on lui chaussait ses éperons. || Familièrement. Gagner ses éperons, se distinguer k sa première affaire; et fig. bien mériter par ses actes Il Fig. Cet homme a besoin déperon, il a besoip d'être excité, pou.s»é. || Il a plus besoin de bride que d'éperon, d'être retenu que d'être poussé. Notre esprit assez souvent n'a pas moins besoin de bride que d'éperon, boil. Longin. Sul'ixmr. ch. 2. j; Cbaus>ur
ËPE
de près les éperons & quelqu'un, poursuivre de près quelqu'un qui s'enTuit. Les ennemis se retiraient, notre cavalerie leur chaussa les éperons. Locution qui vieillit. || Donner iin coup d'éperon jusqu'à un certain endroit, y courir, y aileron diligence. 1| Ce cheval n'a ni bouche ni éperon, i a la bouche dure et n'est pas sensible à l'éperon. £t fig. Cet homme n'a ni bouche ni éperon, il est stupide, insensible. Il Terme de manège. Soiiffrir l'éperon, se dit d'un cheval peu sensible à cette manière de le conduire. Avoir l'éperon délicat et fin, fuir l'éperon, conn.iltre l'éperon, s'attacher à l'éperon, se manier aisément avec l'éperon, expressions qui toutes désignent un cheval facile à conduire et à stimuler. || Journée des éperons, bataille perdue par les Français à Guinegate [•i)3], ainsi nommée parce que les Français firent plus usage de leurs éperons que de leurs armes; et la bataille deCourtray [<302], perdue par les Français, ainsi dite à cause de la grande quantité d'éperons que les Flamands vainqueurs prirent sur les chevaliers tués dans la bataille. || î' Par analogie, ergot des coqs. || 3* Ergot que les chiens ont aux jambes de devant. || 4* Terme de botanique. Prolongement postérieur de la base du calice ou de la corolle de certaines fleurs. || Terme de jardinage. Branches courtes, droites, parallèles à l'horizon. Il Éperon de la Vierge ou de chevalier, plante, piedd'alouette {delphinium consolida, L ). jj 5" Terme d'anatoraie. Petite saillie formée, dans l'intérieur des artères, par leur membrane interne, au niveau de chacune de leurs divisions. || Terme d'entomologie. Certaines épines insérées à l'extrémité du tibia de quelques insectes. || 6° Partie de la proue d'un bâtiment terminée en pointe. L'éperon , qu'on appelait ro»(n*m, était à fleur d'eau ; c'était une poutre qui avançait, munie d'une pointe de cuivre et quelquefois de fer, holl. Hist.anc. Œuvr. t. iv, p. 569, dans POnoENS. Leurs gros vaisseaux, portés sur les rochers des côtes voisines, brisés les uns contre les autres, entr'ouverts dans leurs flancs par les éperons des galères athéniennes, couvraient la mer de leurs débris, barthél. Anach. tntrod. part. 11, sect. 2. Il Aujourd'hui les éperons des vaisseaux cuirassés sont des masses d'acier, à bord tranchant, qui occupent toute la hauteur de la proue. || ?• Terme de guerre. Fortification en angle saillant, qui se fait lu milieu des courtines, sur les bords des rivières, etc. pour garantir une place. JIS" Tout ouvrage en pointe qui sert à rompre le cours de l'eau. || Terme de marine. Pointe de rocher qui rompt les lames à l'entrée d'un havre. || Ouvrage de maçonnerie terminé en pointe et servant d'appui à un bâtiment, à une muraille. Une assez haute portion de tour gothique avec l'éperon qui la soutient, didehot, Salon de (767, CEuvres, t. xiv, p. 486, dans pougens. Il Terme de géologie. Saillie brusque que présente le contre-fort d'une chaîne de montagnes. Il 9° Fig. et familièrement. Rides qui se forment au coin de l'œil des vieillards. || 10" Terme d'eaux et forêts. Instrument pour repiquer en glands les clairières des bois. || 11* Anciennement, couper les éperons, dégrader un chevalier. Ij 12* Ordre de l'Éperon, ordre institué en 4266 par le roi de Naples. Il Ordre de l'Éperon d'or, ordre institué en (569 à Rome par les papes, pour récompenser le mérite
— HIST. XI* s. Esperuns d'or [il] ad en ses piez fermez , Ch. de Roi. xxvi. || xii* g. Et [il] li chaussa son premier esperon, Ronc. p. 29. ||xiii* s. Li Barrois le saisit par le col, et feri cheval des espérons, et le traist par force de bras des archons, Chr. de Rains, p. 40. Se j'estoie montés sor mon ceval et le feroie [piquais] des espérons parmi enfans ou par presse de genl, beaum. lxix, 6. || iv* s. Montèrent à cheval, et au fraper des espérons entrèrent en la ville de Courlray; car il n'y avoit deffense, nul contredit, fboiss. ii, p. 226, dans la- CURNE. Il XVI* s. Je ne pouvois fournir de rennes [rênes] pour les premiers; ces derniers ont usé mes espérons, d'aub.//«s(. i, (56. Ils poursuivirent leur victoire en tuant jusques dans l'eau, à la merci et sous les espérons des galères, lo. ib. i, 246. On avoit basti au milieu du pont deux demi-esperons qui se flanquoient bien, iD.t6.ii, 350. Le ressentiment de la roiue d'Escosse servit d'espron pour faire partir cette grande arii.ée, id. ib. lu, i99. L'os de l'esperon ou petit focile de la jambe, paré, iv, 3t. Les ergots et espérons hautement posés à costé des jambes [chez le coq), 0. de serres, 350. Que Millau seroit bientôt révoltée, et qu'il esperoit aller jusques dedans Millau avec un esperon de bois [sans difficuUéJ, HOB. PE la mark, Seign. de PUuran- Ijti, Mim. nw, p. 4ao, dans lacurne,
M6T< Bl U UNaUR rnANÇAy)C<
EPE
— ÊTYM. Wallon, sporon; provenç. e«pero;espagn. etperon, rspolnn; portng. espora, espordo ; iial. sperone, sprnne ; de l'anc. h -allem. tporo au nominatif, «puro» S l'accusatif; gaélique, st>or. Le radical spor tient peut-être au sanscrit tphar, agiter.
ÉPERONNÉ, ÉE (é-pe-ro né, née), adj. \\ 1* Qui a des éperons aux talons. Ses jambes éperonnées s'étant embarrassées dans celles des autres, scabh. Rom. cnm. i, to. [Dorante] éperonné, botté, prêt à monter à cheval, il attend le boule-selle, p. l. couRR. 1, 227. Il i' Muni d'un éperon, en parlant des coqs et des chiens. || 3* Terme de botanique. Terminé en éperon, en parlant d'un calice, d'une corolle, etc. Il 4* Avoir les yeux éperonnés, ou être éperonné, avoir des rides au coin de l'œil. || Le Dictionnaire de l'Académie a l'adjectif éperonné, mais ni le verle éperonner, ni le participe éperonné.
tÉPERONNELLE (é-pe-ro-nè-1'), s. f. Nom vulgaire appliqué selon les provinces : i* au gaiUet accrochant (rubiacées) , dit aussi grateron {galium aparine, L.) ; 2* au gaillet crucié, appelé encore croisette {galium emciahim, i.) ; 3* aux espèces du genre xanihium, nommées en outre lampourde,
lEGOARANT.
— ÉTYM. Diminutif d'^p^ron.
t ÉPERONNEMENT (é-pe-ro-ne-man), t. m. Action d'èperonner.
— HIST. XVI* S. Esperonnement, cotobavb.
— ivTYM. Éperonner.
t ÉPERONNER (é-pe-ro-né), ». o. || 1* Piquer avec l'éperon. Le cheval vivement éperonné par son cavalier. || Fig. Aiguillonner, stimuler. Que la peur tout ensemble éperonné et retarde, bégnikr, Sat. XI. Il 2° Chausser les éperons à quelqu'un. || Éperonner un coq, chaus-er ses ergots de pointes d'acier pour le combat. Il 3* F. n. Terme d'escrime. Faire un mouvement comme pour donner un coup d'éperon. En se fendant, il ne faut point éperonner.
— HIST. XI* s. (Il] Lasche la resne, moût souvent l'esperonne [son cheval], Ch.de Roi. cxxiii. ||xii* s. Sanglans [il] ot les talons de tost esperoner, Sax. XIII. Il xiii* s. Et au cheval ri'paroit aiiques [paraissait un peu], que il avoit esté espoiironnés par besoing, H. de valknc. iv. || xv* s. Si tost comme ils se purent connoislre et appercevoir [les Gascons et les Français], comme ceux qui se tenoient ennemis les uns des autres et qui se desiroient à avancer et combattre , en espcronnanl leurs chevaux et en abaissant leurs glaives et en escriant leurs cris, entrèrent les uns es autres, fboiss. ii, ii, b. || xvi* s. Nous disons que par espérons on commence soy armer, BABEL. Pont, m, 8. Les Anglois, qui, pour parestre gentils-hommes, sont toujours bottez et esperonnez dans les navires, d'aub. Fcen. iv, ». Bon vin, bon esperon, oudin, Curiotitét.
— ÊTYM. Éperon; provenç. esperonar; espagn. espolear; portug. esporear; ital. speronare, tpronare.
f ËPERONNERIE (é-pe-ro-ne-rie) , s. f. Commerce et fabrication de tout ce qui a rapport au harnachement des chevaux de selle et d'attelage.
— ÉTYM. Éperonner.
ÉPERONNIER (é-pe-ro-nié), t. m. || 1* Celui qui fait ou qui vend des éperons, des mors, des étriers, etc. || 2* Terme d'histoire naturelle. Paon de la Chine, qui porte à chaque pied deux ergots, dit aussi petit paon de Malacca et faisan paon {polyplectron cMnquis, gallinacés).
— HIST. XVI* s. Le muscle nommé esperonnier, à cause (lu'il descend de 1 ,s le l'esperon, ou petit
focile, PARÉ, IV, 39.
— ÉTYM. Éperon.
I ÉPERONNIËRE (é-pe-ro-niê-r'), s. f. Terme de botanique. Pied-d'alouette.
— Ei'YM. Éperon.
t ÊPERVEUIE (é-pèr-ve-rie) , s. f. Art de dresser les éperviers i la chasse comme on dresse les faucons.
— HIST. XVI* s. Quant le roy Moilus ot monstre à ses aprentis tous les dis cappitres de faulconnerie , il leur demanda s'ils voulolent oyr de Testât et de la manière d'espreverie, lfodi«, f* xcv.
— ÉTYM. Épervier.
ÉPERVIER (é-pèr-ïié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l'j se lie : des é-pèr-vié-z avides),», m. || 1* Oiseau de proie dont on se sert dans la fauconnerie {accipiter nisus). Lâcher l'épervier. Les personnes distinguées par leur naissance, hommes et femmes, portaient toujours un épervier sur le poing , saint- FOix, Ess. Paris, CEuvres, t. iv, p. 288, dans pougens. Il 2° Terme de pêche. Filet à prendre du poisson, ainsi dit parce qu'il prend le poisson comme l'épervier prend les oiseaux. Jeter l'épervier. Coup d'épervier. |1 Nerfs de l'épervier, cordes qui servent
il r«wmr «e Al«( «n i9 lançant «( k !• i9rr«r (junnd
ÉPH
le poisson est pris. || 8* Terme de chirurgie. Bandage destiné i maintenir un appareil appliqué sur le nez. Il 4* Fig. Usurier, homme âpre au profil , à la curée. Il Proverbes. C'est un mariage d'épervier où la femelle vaut mieux que le mSIe, se dit d'un mariage où la femme est plus habile, plus agissante que le mari ; parce que, dans les éperviers. les faucons, et, en général, les oiseaux de proie, la femelle est plus grosse et plus forte que le mâle. || On ne saurait faire d'une buse un épervier, c'est-à-dir» on ne saurait faire d'un sot un habile homme.
— REM. On disait encore très-communémeni, au XVII* siècle, éprevier: L'éprevier se couvre d« plumes, étendant ses ailes vers le midi, saci. Bible,
Job, XXXIX, 26.
— HIST. XI* s. Plus est isnels qu'esprever ne aronde [hirondelle], Ch. de Roi. cxv. || xii* s. E Richarz d'Ivecestre fu l'un des mesagiers. Oui al rei Henris ert [était] ses privez conseilliers.... E al rei Loewis porta dous [ deux ] espreviers. Th. le mart. fis. Il XIII* s. Là veïssiez les troi si fièrement aidier; Aussi corne l'aloe fuit devant l'esprevier. Vont liTuro après aus [eus], nés [ne les] osent aprochier, Ch. d'Ant. VII, 83. Il XIV* s. Les pins fors espreviers font leurs aires sur bas arbres, Ménagier, m, 5. Au lier et au deslier te tien saisy de l'esprevier, ib. ni, 2. Ilxvi* s. Que l'heur des armes estoit journalier, qu'ils ne vouloient se condamner à une pareille mort, comme ils meriteroient en se rendant esparviers de bourreau, ou valets de gens en robe longue, d'aub. Hist. II, 275.
— ÉTYM. Provenç. esporeier; espagn. esparabel; ital. sparriere, sparaviere; du germanique : ancien haut-allem. îport'ari, épervier; allem. Sperber; rattaché au gotfi. sparva, moineau ; allem. Sperling; angl. sparrow, même sens , les noms d'animaux permutant souvent de l'un à l'autre. Les étymologistes y admettent un radical spar, lancer, sanscr. sphar, se mouvoir, en grec (raoipiiv, s'agiter.
ÉPERVIÈRE (é-pèr-viê-r'), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes à fleurs composées. || Nom de l'htcraci'um murorum , L. recueilli autrefois afin de le donner aux éperviers qu'on élevait pour la chasse, ou parce que l'on croyait que ces oiseaux la recherchaient instinctivement pour se fortifier la vue.
— ÉTYM. Épervier.
ÊPERVIN (é-pèr-vin), s. m. Voy. éparvin.
f ÉPEULER (é-peu-lé), v. a. Terme de point d'Alençon (dentelle réseau). Retirer avec une pince les fils qui traversent le parchemin.
•f ÉPEULEUSE (é-peuleûz'), s. f. Terme de point d'Alençon (dentelle réseau). Celle qui épeule.
t ÉPEXÉGËSE (é-pè-gzé-jê-z'), s. f. Terme de grammaire. Figure que l'on appelle plus ordinairement apposition.
— ÉTYM. 'Eminr<i<sn, de iiti, sur, et èÇinr>i-
<IIÇ (voy. EXÉGÈSE).
t ÉPHA (é-fa) , s. m. Mesure des grains chez les Hébreux valant (8 litres, 08.
t ÊPHËBE (é-fè-b'), s. m. Terme d'antiquité grecque. Jeune homme parvenu à l'âge de puberté. J'arrivai alors de Perse, je le trouvai dans la dixhuitième année; c'est à cet âge que les enfants des Athéniens pas.sent dans la classe des éphèbes et sontenrôlés dans la milice, bahtiiél. Anach. ch. «6.
— ÉTYM. 'EçTi6o{, jeune homme, de èiti, sur, et fjSri, jeunesse.
t ÉPHÈDRE (é-fè-dr'), t. f. Ephedra distachya, L. (famille des conifères), vulgairement raisin de mur, arbrisseau à feuilles squammeuses, à aspect de prêle, qui vient dans les sables et porte pour fruit une petite baie rouge et aigre.
— ÉTYM. 'EçÉSpa.
ÉPHÉLIDK (é-fé-lid'), ». f. Terme de médecine Tache à la peau. || Éphéiides lentiformes, très-petites taches lenticulaires, d'un jaune fauve, persistantes, qui se voient surtout chez les individus à cheveux blonds ou roux. || Ephéiides hépatiques, taches d'un jaune pâle ou brun, qui se développent sans cause appréciable, particulièrement à la nuque, à la poitrine, sur les seins. || Éphéiides ignéales, taches qui se développent à la partie interne de» jambes e! des cuisses, chez les femmes qui fon. usage de chaufferettes très-chaudes. || Éphéiides scorbutiques, taches produites par du sang extravasé dans la peau chez les individus affectés de scorbut.
— ÉTYM. *EçTi),U, de inl, et Yjat.;, soleil : c'està-dire causé par le soleil (voy. héliaque).
ÉPHÉMÈRE (é fé-mê-r'), adj. || 1* Qui ne dure, qui ne vil qu'un jour. Fleurs, animaux éphémères. Bourdonnez sous votre herbe, insectes éphémères, lamart. Ha rm. ii, 4. || Terme de médecine. Fièvre éptitoère, ou çourbatur», flèvre causée la plupart
Ur)8
ÊPH
ÉPI
du temps par un excès de fatigua, une marche forcée, un refroidissemenl, etc. et qui ne dure guère plus de vingt-quatre heure». 1| »• Par extension, momentané, passager. Bonheur éphémère. Ouvrage.s. productions éphémères. Desmahis, auteur célèbre , mais éphémère, de la comédie de l'Impertinent, j. j. Rouss. Conf. X. Tu »eux livrer au peupla un pou- Toir éphémère, ancelot, FfM(/«e,iv, *-\\i' S.m. Genre d'insectes névroptères qui naissent et meurent le même jour, dans lequel on distingue i'ephemera communit. L'éphémère dont je parle ne vit guère que quatre à cinq heures; jamais une mouche de cette espèce n'a vu lever le soleil, bonnbt, Cotuid. corps organ. OKuore», t. vi, p. 200, dam pouoENS. Montre-moi l'Éternel donnant comme un royaume I^ temps i. l'éphémère et l'espace à l'atome, V. Huoo, Odes, IV, 9. IIS. f. Terme de botanique. Éphémère de Virginie, ou, simplement, éphémère, nom vulgaire de la tradescautie virginienne (commélinacées) , dite aussi éphémérine. Les sauvages de la Louisiane marquent la sixième heure du jour par le moment où l'éphémère sort des eaux, CHATEAUB. Génie, l,v, 8.
— HIST. XIV* s. Et la fièvre appelée effimere, u. DE MONDEViLLE, C «7. || xvi" S. Fievre éphémère ou diaire, paré, xx, 2.
— ÊTYM. 'E(fïi|J-'PO«. éphémère, de ixi, sur, et ViiAipci, jour.
ÊPHÉMÊKIDES (é-fé-mé-ri-d') , i.f.plur. || !• Tables astronomiques par lesquelles on détertnine, jour par jour, le lieu de chaque planète dans le zodiaque. Quatre ans après, il publia deux volume» d'éphémérides dédiés au pape Clément XI, konten. Manfredi. || Êphémérides d'une comète, sa position indiquée par de courts intervalles dans une assez longue durée. || Au sing. Ouvrage qui énumère et en seigne les événements sujets à calcul et à prévision dans l'année. La Connaissance des temps est une éphéméride. Quelques personnes demandèrent que le Nautical almanac devint une éphéméride astronomique complète, AHAGO, Éloge d'ïuung. \\ 2* Livres, ouvrages indiquant les événements arrivés le même jour de l'année à différentes époques. || Publication, faite dans un journal, des événements arrivés à diverses époques le même jour que la date du journal. Il 3* Titre, dans l'antiquité, d'ouvrages qui racontaient jour par jour les événements de la vie d'un personnage. Les Éphéméride» d'Alexandre.
— REM. Ce mot est masculin dans le Dictionnaire de l'Académie de<782et dans d'autres dictionnaires. Voltaire a dit : « On leur doit [aux Brahmanes] les premiers êphémérides. • Mais t^eraud et d'autres le font féminin, genre adopté par l'Académie en <836 et conforme au genre de ce mot en latin et en grec.
— ÊTYM. 'E?T,|i.Epl;, de èçTinspo;, éphémère, t ÉPHÉMÉRINE (é-fè-mé-ri-n'), t. f. Terme de
botanique. Genre de plantes d'Amérique et des Indes
(VOy. ÉPHÉMÈRE).
I ÉPIIÉSIIÎNNES (é-fé-ziè-n'), adj. f. plur. Lettres épliésiennes, anciennes lettres magiques qui étaient écrites sur la couronne, la ceinture et les pieds de la statue de Diane d'Éph'^se, et qui passaient pour avoir la vertu de faire obtenir à celui qui pouvait les lire et les prononcer tout ce qu'il désirait.
I ÉPHI (é-fi), ». m. Synonyme d'épha. Le gomer est la dixième partie de l'éphi, saci, Bible, Exode, XVI, 36.
f fiPHiALTE (é-fi-al-t'),»,m. Démon incube, c»uchemar. On doit tenir pour des effets d'une imagination blessée et déréglée tout ce qu'on raconta des démons incubes et succubes et des épliialtes,. dom on fait tant de mauvais contes, d, caluet, Traité des appar. ?• éd. t. i, ch. 38. ^ ,.. . ,.
— ËTYM. 'E(pioXT»i«, de èçiàXXiû, de iitl, sur, et t(xX>a), lancer.
t ÉPHIDBOSE (é-fi-drô-z'), s. f. Terme de médecine. Sueur critique incomplète, ou sueur à la partie supérieure du corps.
— ETYM. 'KçiSpwoii;, deini, sur, «ttJpwç, sueur, t ÉPHIPPION (é-fi-ppi-on), s. m. Terme d'ana-
tomie. La selle turcique, portion de l'os sphénoïde.
— ETYM. 'EçtTtmov, sella, à cause de sa forme, de im, sur, et tnno;, cheval.
ÉPUOU (é-fod), (. m. Espèce de surplis de toile de lin, qui était en u.sage parmi les Lévite»; il tombait jusqu'à terre. Il bs rovétit, par-dessus, de la rubu d'hyacinthe, mit l'éphed sur la robe, saci, Bibic, l.évit. viii, 7.
t ÉPIIOOË (é fod'), t. f. Nom greo de U figure de rhétorique dite insinuation.
— ËTYM. 'ICfoSof, de M, sur, et éS^, voie.
t ËPHORAT (é-fo-ra), *. m. Charge d'éphore;
temps pendant lequel on l'exerce.
ËPUOKE (é fo-r'), f.m. Terme d'anUquité grecque. Magistrats lacédémonien» au nombre de cinq établis pour contre-balancer l'auloritéde» roi» et du sénat et qu'on reiiouveUiit tous le» an». Us éUient élus par le peuple; le premier d'entre eux duuaait son nom à l'année. Contraindre la plupart de» magistral» k rendre compte de leur administration, suspendre de leurs fonction» ceux d'entre eux qui violent le» loi», le» traîner en prinon, le» déférer au tribunal supérieur, et las expo»er. par de» poursuiles vive», à perdre la vie ; tous ces droit» sont réservés aux éphore», bahthEi.. Anach chap. «6.
— HIST. XIV* s. Ce» prince» effore» ont la maistrise et la puissance des grans jugemens, ohesue, Thèse de meunier. ...
— ETYM. 'Eçopoç, inspecteur, de ém, sur, et 4pâv. voir.
+ ÉPHORIE (é-fo-rie), ». f. Charge d éphore.
— HIST. xiv* s. Cestuy princey appelé ellorie mainlenoit la policie en estai, orkbmb. Thèse de meunier.
— ETYM. éphore.
f ÉPHORIQUE (é-fo-ri-k'), od;. Quiappartientaux
éphore». Dignité éphorique.
l^TYM rVhOTCt
ÉPI (é-pi), ». m. Ijl* Partie du blé, du froment et de plusieurs autres graminées, qui, placée au sommet de la tige, est formée par la réunion des graines. Graines, fleurs, disposées en épi. Éiii serré. Fleurs en épi. Les prémices des épis que l'on rôtit sur le feu, saci. Bible. Paralip. i, xxiii, 29 Ainsi sur les moissons quand l'orage a soufilé. Reposent confondus dans le sillon comblé Et le pavot sanglant et le bluet céleste. Et l'ivraie ennemie et les épi» de blé, MASSON. Ilelvét. vil. Près de la borne où chaque État commence. Aucun épi n'est pur de sang humain, bébang. Sainte alliance des peuples. La vie a dispersé, comme l'épi sur l'aire. Loin duchamp paternel les enfants et la mère , lamabt. llarm. m, 2. fjFig. Duchamp que ton pouvoir féconde [Amour], Vois la mort trancher les épis, bébang. Prièred'un épie. \\ Termede botanique. Uilloresceuce du type indéfini, composée de fleurs rapprochées sessiles, disposées le long d'un axe indéfini. É()i simple, disposition des fleurs qui sont attachées immédiatement sur un axe ou pédoncule commun et allonge, le plantain, par exemple; épi composé, épi formé d'épillets ou petits épis, le blé, par exemple. || 3" Par extension. Un épi de diamants, un assemblage de diamants montés en forme d'épi. Il 3* Disposition par petites touffes. Les Tartares n'ont que peu de barbe, eteUe est par petits épis comme celle des Chinois, BUFF. De l'homme, Kori^le's. || Êpi de cheveux, petite touiîe de cheveux qui ont une direction contraire aux autres. || Chez le cheval . bgne plus ou moins régulière formée, surcertainspointsducorps, p.ir (les changementsdedirectiondespoils.il 4* Terme d'architecture. Assemblage de charpentes dont la disposition rappelle la forme d'un épi. || Terme d'architecture hydraulique. Ouvrage de charpente, de maçonnerie ou de fascines, qui part de la rive d'un cours d'eau , et s'étend en long ou en travers. Le vendredi dix-septième, je fis commencer un épi à l'embouchure du pont neuf qui était ouvert, pour empêcher que ladite embouchure ne tùt remplie de sable au reflux de la mer, bassompierrk. Mémoires, t. m, p. 382, dans lacurne, || Terme de construction. Crochet de fer placé sur un mur d'appui, pour empêcher qu'on ne l'escalade. || 6* Épi d'eau, nom vulgaire d'une plante qui croît dans les étangs et dont la fleur est en épi (polamogéton ftutlaiU). || £pi celtique, le nard («ardu» stricla, L. graminées). Il 6* Terme d'astronomie. Épi de la Vierge , étoile de première grandeur qui se trouve dans la constellation delà Vierge. || 7° Terme de géologie. Epi de blé, fossile rapporté soit à une tête d'encrine, soit à un épi de graminée. || 8* Terme de chirurgie. Nom d'un bandage qu'on désigne plus ordinairement par celui de spica. || Proverbe. Jamais avril ne se passa sans épi.
— HIST. xn*s. Ausi cum cil, ceo m'est avis. Qui vont coillanl les bons espis, E ce laissent qui n'a valor, BENOIT, u, i»«»7. || xiv* s. Et li jaunes paiens point ne s'en esbahi, Ainçois an mercia Mahomet le pourri; U ne vous prise tous la monte d'un espi, (iuescl. 15740.
— ETYM. ^ruveno. et espogn. ttpiga; ital. tpiga; du latin spica, épi.
f ËPIAGE (é-pi-aj'), t. m. Terme rural. La formation de l'épi dans la chaume et sa lurtie du tuyau.
— ETYM. Éyitr t.
EPI
t ÉPIAIBE (épiiê-r'), *, ^. Terme dp botanique Sta-ihide (genre stachys, Camille des labiées).
ËPIALE (é-pi-a-l') , adj. Tetms de médecin»- Kièvre épiale, nom, chez les anciens, d'une A»;"* continue dans laquelle on sentait. avec une ohileui générale des rri.s»ons intercurrents.
— ETYM. 'HîxioÀw;. ^ • , , . -. f ÊPIATION (è-pi-a-«joo), »,/ Terme de boUmi.-
que. Formation ou développement de lèpi dune plante graminée.
— ETYM. J^pi<r t. „ , t.
t ÉPIBLASTE (é-pi-bl»-sf); ». m. lerme de.bo.
tanique. Appendice unguiforœe qui garnit le blaste de quelque» graminée».
ETYM. 'Eiri, sur, et pî*«rt6{, germe, pou^.
+ ÉPICALYCIE (é-pi-lta-li-sie) , «• f- Terme de Utunique. Classe de plante» dont le» étamiue» s insèrent sur le calice.
— ÊTYM. *E>ii, sur, et calice ■
t ÉPICANTIUS (é-pi-kan-tis'), », [. Terme dachi;
rurgie. Maladie de l'angle interne de. l'œil produite par une trop grande laiité de la peavi. . .
— ÊTYM. *Eiiixav6i<, de i«i, sur, et xay*è<, an-
^ t 4. ÉPICARPE (é-pi-kar-p') , ». m. terme de botanique. Epidémie du fruit.
— ÊTYM. 'Eiii, sur, et xapui;, fruit. ■ + 2. ÉPICARPE (é-pi-kar-p"). ». m. Terme de chirurgie. Topique qu'on appliquait au poignet, surle pouls, et auquel on supposait une action fébrifuge.
— ETYM. 'Eiti, sur et xnpnàç. cariie, ». m. •1 fiPlCARPlÉ, ÉË (é-pi-kar-pi-é, ée), adj. Terme
de botanique. Se dit des parties qui sont portées par le fruit. .
— ETYM. "Eiiî, sur, et xapito;. fruit.
t ÉPICARPIQUE (é-pi-kar-pi-k'), adj. Terme de
botanique. Qui appartient à l'épicarpe.
— ETYM. (picarpe >. .
t ÉPICAULE (é-pi-kô-l'), adj. Terme de botanique. Q(ii croît, en parasite, sur la tige des piaules.
— ÊTYM. 'Eni, sur, et xauXo;, tige, t ÉPICAUME (é-pi-kô-m'), ». m. Terme de chirurgie. Phlyctîne sur la cornée. .
— ETYM. "Eitlxauiia, de ini, sur, et xaiEiv, brûler.
ÉPICE(é-pi-s'), ». f. Il 1* Toute drogue aromatique ou piquante dont on se sert pour l assaisonnement. Le poiïie est une épice UTerme de cuisine. Quatre épices, mélnngede girofle, de muscade, de poivre noir, de cannelle ou de gingembre en poudre. Il C'est chère épice. se dit dune chose qui e<=t plus chère qu'elle ne devrait être. || C'est une fine épice, se dit d'un homme rusé- 1| Pain d'épice, sorte de pain qui se fait avec de la farine de seigle, du miel et des épices. et qui est dune cmleur jaune fonte, j] De pain d'épice, c'est-à-dire de couleur de pain d'épice. Il avait les cheveux plats, un visage de pain d'épice, j. j. bouss. Conf. m. || Epice blanche ou petite épice , se disait autrefois du gingembre en poudre. || î* S. f. plur. Anciennement, dragées, confitures. H Épices des jupes, ainsi dues parce qu'anciennement celui qui avait gngné son procès faisait présent au jupe ou au rapporteur de quelques dragées ou conhtnres qui ensuite furent converties en argent; d'abord volontaires, elles étaient devenues une taxe due. U me redemandait «an» cesse ses épices; Et j'ai tout bonnement couru dan» les offices Chercher la Mie au poivre, rac. PUixd. Il, 7. Il 3* Fig. et familièrement. Mordant du style, où langage graveleux. Il n'épargne pas les épces. Il Proverbe. Dans les petits sacs sont les bonne» épice», les fines épice», se dit des personnes petite», mais spirituelles.
HIST. iiii* s. Gynsembre, jKiivre, canele et
antres espesses, alehrant, f «3. Après laver, isnellement La dame fit donner le vin Et le« espice» en le (la] fin. nu cangb, tpeciet. Et mainte espice delitablè Que bon mangiar fait après table, la Rose, i»48. Il XV* s. Assez tôt après apporia-t-on vin» et espice», et puis se retraist le roi en sa chambie, PROiss. 1, 1, 329. Exactions que l'on nomme vulgairement espices , monlans à grandes et excessives sommes de deniers. Procès de Jacquet Coeur, m*. p. ti, dans laci'RNE.
— ETYM. Génev. espice; wallon, spéss,- provenç. et espagn. especia; ital. speiie; du lat. species, espèce (Toy. ce mol} ; species ayant déj» en latin désigné le» aromates, c'est-à-dire le» esf^èces par excellence, et, finalement, dans le.» langue» romanes, le sens s'en étant particularisé dans les épices. Semblahltment, l'apothicaire nommant sm drogues species, non pas des drogues en généril, mais de»
drogue» particnlièrei et Sfécialtê, l'italieo uuum* l'kpoiliicaue tpetiali.
EPÎ
■fiPICIÎ, Jîlî(é-pi-sé, sée), part, passé. Assaisonné ïveo les épices. Kagoût épicé. |{ Fig. Rempli de traits mordants ou de choses graveleuses. Pamphlet forlement épicé.
t ÉPICÉA (é-pi-sé-8), I. m. Synonyme de pesse. Mot corrompu de picéa (voy. ce mot).
ÉPICÈ.NE (é-pi-sê-n'l, adj. Termp de grammaire. Oui désigne indifféremment l'un ou l'autre sexe: par exemple enfant, qui sert à désigner un garçon et une fille, est un nom épicène. Renard, perdrix, qui se disent du mâle et de la femelle, sont aussi des noms épicènes.
— ETVM. *Eto»oivoc, de M, et xoiyiç, commun.
ÉPICER (é-pi-sé. Le c prend une cédille devant o ou o; nous épiçons, épiçant), v. a. || 1° Assaisonner avec des épices. {| Absolument. Ce cuisinier a le défaut d'épicer trop. || 2' Autrefois on disait qu'un juge épiçait rudement, pour signifier qu'il taxait trop haut les épices d'un procès.
— HIST. XVI' s. Ainsi l'or n'y aura, ny la faveur, accez, Et ne sera besoin d'espicer les procez, du DELL. VIII, 62, recto.
— ÉTYM. Épicer.
t ÉPICÉRASTIQUE (é-pi-sé-ra-sti-k'), adj. Ancien terme de médecine. Propre à tempérer l'acrimonie des humeurs.
— ÉTYM. 'EmxepaiTTixàç, de inl, et xepivvujii, mélanger.
ÉPICERIE (é-pi-se-rie), t. f. || 1° Toutes sortes d'épices. Aussitôt que les Hollandais se virent solidement établis aux Moluques, ils cherchèrent à s'approprier le commerce exclusif des épiceries, BAYNAL, Hitt. phil. II, 8. |{ 2' Nom donné au commerce non-seulement des épices, mais aussi du sucre, du miel, du café et d'une foule d'autres menus objets de consommation courante. Le commerce de l'épicerie. 11 est dans l'épicerie. || 8° Se disait autrefois d'un corps de marchands comprenant les épiciers proprement dits, les ciergiers, les apothicaires et les confiseurs.
— HIST. xiii* s. Devant l'espicerie Tendent de lor espices, Ce sont saintes paroles, en quoi il n'a nuls vices, RUTEB. 182. || XV' S. En tout plein de lieus l'ont blecié Juifz par leur forcenerie; Or alon en l'espicerie Dignement pour ly oindre prendre, la Passion de J. C. |{ xvi* s. Es petits sacs sont les fines espiceries, cotorave. Rondeaux, virelais.... et autres telles espiceries qui corrompent le goust de nostre langue, joach. do Bellay, Œuvres, i' 25, dans LACURNE.
— ETYM. Épicier; wallon, spessereie; génev. e»picerie ; provenç. esjitciaria ; espagn. especieria ; portiig. especiaria; ital. spesieria.
t ÉPICHÉRÉ.MATIQUE ( é-pi-ké-ré-ma-ti-k' ) , adj. Qui est relatif à l'épichérème.
ËPICUÊRËME (é-pi-ké-rê-m'), ». m. Terme de logique et de rhétorique. Syllogisme dans lequel les prémisses ou l'une des prémisses est accompagnée de sa preuve.
— ÉTYM. 'Enixefpriiia, proprement attaque, de d7tl,sur, etyEcp, main.
t ÉPICHORIEN , lENNE (é-pi-ko-riin, riè-n') , adj. Terme d'antiquité grecque. Se dit des dieux particuliers à une contrée.
— ÉTYM. "Euixtipioî, local, de im, sur , et yiipa, région.
" t ÉPICBORION (é-pi-ko-ri-on), s. m. Terme d'analomie. Nom donné à la membrane caduque.
— ÉTYM. 'Eni, sur, et chorion.
+ ÊPICHTHONIEN, lENNE (é-pi-kto-niin , niè-n'), adj. Terme d'antiquité grecque. Se dit des dieux terrestres, par opposition aux dieux infernaux et quelquefois aux dieux célestes.
— ÉTYM. *E7tix66vioç , de iiù , sur, et x^"''» terre.
ÉPICIER, 1ÈRE (é-pj-sié, siê-r'), i. m. et /'.Celui, celle qui tient un commerce d'épicerie, c'est-à-dire qui, outre les épices, vend le sucre, le café, le miel, le vinaigre, l'huile, la bougie, et une foule de denrées de consommation journalière. Epicier en gros, en demi-gros , au détail. || Fig. Ce livre ira chez l'épicier, est bon pour l'épicier, se dit d'un mauvais ouvrage qui sera vendu pour le papier et servira à faire des sacs et des cornets. Tes vers, aussi peu lus que ceux de Pelletier, N'ont fait de chez Sercy , qu'un saut chez l'épicier, boil. Art p. n. \\ Par dénigrement. C'est un épicier, c'est un homme dont les idées ne s'élèvent pas au-dessus de son commerce, et qui u a que des idées et des goûts vulgaires. Littérature, idées d'épicier. \\Àdj. Marchand 'épicier. Garçon épicier.
— HIST. xiv' $. Le roy aura tousjours à court
ÉPI
quatre valen de chamhre, et non plus, le barbier, l'espicier, le tailleur et un autre mangent à court, nu GANGE, speciarius. |{ xvi' s. Le fol: Helas ! ne m'en vueillez blecier! — Gravelle:Tu coiilrefaizde l'espicier [le benêt]. Mais tantost sentiras mes mains, Bec. de farces, p. a87.
— ETYM. Épice; génev. espicier; .provenc. ejpessier ; espagn. especiero; portug. especieiro.
tÉPICLlNE (é-pi-klin'),odi. Terme de botanique. Oui est placé sur le réceptacle de la fleur , en parlant du nectaire.
— ETYM. 'E:tJ, sur, et x)ivTi, lit.
tÉPICOLIQCE(é-piko-li-k'), adj. Terme d'anato-
raie. Oui répond aux différentes parties du colon, en parlant de la surface du ventre. Région épicolique .
— ÉTYM. 'Enl, sur, et colon.
t ÉPICOME (é-pi-ko-m'), s. m. Terme de tératologie. .Monstre qui a une tête accessoire, insérée par son sommet sur le sommet de la tête principale.
— ETYM. 'Erà, sur, etxôjiY), chevelure.
t ÉPICONDYLE (é-pi-kon-di-I'), *. m. Terme d'anatomie. Tubérosité externe de l'extrémité cubitale de l'humérus.
— ÉTYM. 'Eiti, sur, et condyJ«.
t ÊPICOROLLÉ, ÊE (é-pi-ko-rollé, lée), adj. Terme de botanique. Dont la corolle s'implante sur l'ovaire.
t ÊPICOROLUB (é-pi-ko-rol-lie), s. f. Terme de botanique. État d'une plante à fleurs épicorollées. Il Groupe de plantes divisé en deux classes: i' à anthères réunies; 2° à anthères distinctes.
— ETYM. 'Eiti, sur, et corolle.
ÉPICRÂNE (é-pi-kr4-n'), s. m. || 1° Terme d'anatomie. L'ensemble des parties qui recouvrent le crâne (peau, cheveux et péricrâne). || Terme d'entomologie. Pièce du crâne des insectes. || 2° Adj. Oui est situé sur le crâne. Le muscle épicrâne est l'occipito-frontal.
— ÉTYM. 'Eicixpâvtoc, de iitî, sur, et xpàvtov, crâne.
t ÉPICRANIEN, lENNE (é-pi-kra-niin, niè-n'), adj. Voy. épicrâne.
t ÉPICRASE (é-pi-krâ-z'), s. f. Terme de médecine. Cure par épicrase , mode de traitement par des remèdes auxquels on supposait la propriété de corriger peu à peu les humeurs viciées.
— ÉTYM. 'Enl, sur, et crase.
t ÉPICRISE (é-pi-kri-z'), s. f. Terme de médecine. Jugement porté surune maladie. || Phénomène isolé important qui survient après la crise et qui la complète.
— ÉTYM. "Eni, sur, et xp£<n«, jugement et crise. tÉPlCORE(é-pi-ku-r'),s.m.Nom d'un philosophe
grec, né dans l'Attiquel'an 342 avant J. C, qui niait que les dieux eussent aucune providence, rattachait la formation des choses à la rencontre des atomes, et faisait consister le bonheur dans la volupté, mais la volupté liée à la raison et à la modération. Princess-, puissiez-vous comprendre par ma voix. Ce léger crayon des lois Que la prudenie nature Dictait en Grèce autrefois Par la bouche d'Êpicure; Cet esprit élevé qui, dans sa noble ardeur. S'envola par delà le» murailles du monde, Affranchit les mortels d'une indigne terreur, Et le premier bannit de la machine ronde Les dieux, le mensonge et l'erreur, chaulieu , Ép. à la duchesse de Bouillon, ô maison d'Aristippe , 6 jardins d'Épicure, Vous qui me présentez dans vos enclos divers Ce qui souvent manque à mes vers. Le mérite de l'art soumis à la nature, volt. Ép. 76. || Troupeau d'Épicure, se dit, par dénigrement, des épicuriens qui entendent la doctrine d'Épicure comme signifiant les voluptés sensuelles, et des voluptueux qui vivent selon cette interprétation. |{ On dit dans le même sens pourceau d'Épicure. || Enfants d'Épicure, fils d'Épicure , gens de plaisir. X l'enfant d'Épicure Honneur et prompt retour, désaugiers, Chans. à M. de Piis. Je disais aux fils d'Épicure : Réveillez par vos joyeux chants Parny.... bérang. Pamy.
— ÉTYM. 'Eirîxoupoi;, de imxouptiv, secourir.
t ÊPICURÉISME (é-pi-ku-ré-i-sm"), t. m. Voy.
ÉPICORISME.
ÉPICURIEN (é-pi-ku-riin), s. m. || 1* Sectateur d'Épicure. || 2° Un voluptueux, un homme qui aime le plaisir et qui s'y connaît. C'est un épicurien. D'un naturel indolent, épicurien par caractère , mais presque aussi pauvre que moi , mabmontel, Mém. m. D'un so\ à face rubiconde. Ils [nos fils] feront un épicurien, bébang. Age futur. || Au fétn. On dit épicurienne. || 3° Adj. Conforme aux opinions d'Épicure. Sysiùme épicurien. Quelle indigne et épicurienne idée de vouloir que Dieu même n'ait
ÊPl
aucune prise sur la volonté de l'homm»! pén. t. m, p. 28». Il Conforme à l'interprétation sensuelle de la doctrine d'Épicure; qui cherche les plaisirs des sens. La Feuillade, avfcc sa fausseté, son masque de philosophie, son épicurienne morale, sa bassesse pour la faveur, n'avait pas deviné que M. le duc d'Orléans deviendrait le maître, ST-SIM. 433, H.
— ÉTYM. Épicure.
ÉPICURISME (é-pi-ku-ri-sm'), ». m. Doctrine d'Épicure et des épicuriens. Vouloir la vertu pour son plaisir, c'est tomber dans l'épicurisme, fén. t. m, p. 3<8. Il Morale des épicuriens, recherche de la volupté, soit au sens élevé soit au sens bas.
—REM. On trouve épicuréisme, qui n'est pas bon; car on ne dit pas l'aristotéléisme. Ainsi s'aiguise la volupté du sage : s'abstenir pour jouir, c'est la philosophie, c'est l'épicuréisme de la raison, j. j. rouss. Hél. VI, 5. Lucrèce chanta l'épicuréisme, Celse le professa sous Adrien, Pline le naturaliste sous Tibère, DIDEROT, Opinions des anc. phil. {épicuréisme).
— HIST. XTi' s. Quoique l'épicurisme n'ait que trop de lieux parmy le monde, cholières, Cont. t. II, Après-dinée ly , p. <S4, dans pougens.
— ETYM. Épicure, et la finale isme.
ÉPICYCI.E (é-pi-si-kl'), I. m. Terme d'astronomie. Petit cercle icaaginé par les anciens astronomes, et dontlecentre parcourt la circonférence d'un cercle plus grand. Chaque inégalité nouvelle que l'art d'observer, en se perfectionnant, faisait découvrir, surchargeait lesystème de Ptolémée d'un nouvel épicycle, laplace, £ip. v, 2.
— ÉTYM. 'EnîxuxXo;, de iid, sur, et xijxXoc, cercle (voy. cycle).
t ÉPICYCLOÏDAL, ALE (é-pi-si-k!o-i-dal, da-1'), adj. Qui a rapport, qui appartient à l'épicycloïde.
EPICYCLOÏDE (é-pi-si-klo-i-d') , ». f. Terme de géométrie. Courbe engendrée par la révolution d'un point de la circonférence d'un cercle qui roule sur la partie concave ou convexe d'un autre cercle. Le premier de ces traités est sur les épicycloîdes, courbes comprises dans la même formation générale que la cyclolde, mais plus composées et qui lui succédèrent quand elle eut été presque épuisée par les géomètre», FONTER. Lahire. L'application d'une épioycloïde aux dents des roues serait certainement utile, mais elle est négligée, ID. ib. La lune décrit un orbe presque circulaire autour de la terre ; mais vue du soleil, elle paraît décrire une suite d'épicycloides dont les centres sont sur la circonférence de l'orbe terrestre; pareillement la terre décrit une suite d'épicycloïdes dont les centres sont sur la courbe que le soleil décrit autour du centre de gravité du groupe d'étoiles dont il fait partie; enfin le soleil décrit lui-même une suite d'épicycloïdes dont les centres sont sur la courbe décrite par le centre de gravité de ce groupe autour de celui de l'univers, LAPLACE, Exposit. Y, 6.
— ETYM. Épicycle, et ide, suffixe.
t ËPICYÈME (é-pi-si-êm'), ». m. ou ÊPICYËSE
(é pi-si-ê-z') , ». f. Terme de médecine. Synonyme très-peu usité de superfétation.
— ETYM. 'Eiiixûr)|ji,a OU im%<ri\<nç, de Jitl, sur, el xustv, concevoir.
t EPIDÈME (é-pi-dê-m'), ». m. Terme de zoologie. Une des pièces du thorax des insectes hexapodes.
— ÉTYM. 'EitiSejia, lien.
ÉPIDÉMIE (é-pi-dé-mie. Ménage dit, pour son temps, que l'on prononçait épidimie), ». f. || 1" Maladie, contagieuse ou non, qui attaque un trèsgrand nombre de personnes. Il régnait une épidémie dans le pays. Les grandes épidémies qui ont ravagé le monde. L'épidémie du choléra. || Au plur. Les Épidémies, titre d'un ouvrage d'Hippocrate oïl il rapporte l'histoire de difTérentes maladies et l'influence pathologique de quelques années. || 2° Fig. Ce qui s'empare des esprits comme l'épidémie s'empare des corps. Il est pour ainsi dire des épidémies d'esprit qui gagnent les hommes de proche en proche comme une espèce de contagion, j. J. Rouss. 2' diai. Cent orateurs fameux sous le seul règne d'Auguste! quelle épidémie! diderot, Bègne dt Claude et Néron, i, § 1. L'épidémie des croisade» eût entraîné les Français loin de leurs frontières, RAVNAL, Hist. phil. IV, <7.
— HIST. XIII' s. Pestilence que li phisicien apelentypidime, alebrant, f 2).||xv' s. Et de jour en jour aloient mourant, en l'ost, d'impidemie, Geste des nobles, viriville, p. I43. De mauvais air corrompu, de pourceaulx , Font en maint lieu causer l'epidemie, eost. desch. Poésies mss. C 350, dans LACURNE. Dieu me fiere [frappe] d'espidimie, CH. d'orl. Bail. «38. Il XVI' ». Les anciens lont
l/ifiO
fm
appellée [la peste] épidémie, fiuand la corruption venoii (le Vair qui promptemenl fait mourir plusieurs en un instant, et en mesme région, p*b*, xxiv, i.
— ÈTYM. 'Em5^|xio«, épidémique, populaire, de lui, sur, et îr)|jio;, peuple. On trouve impedumié, frappi! d'une épidémie régnante : Kt lors le roi lui demanda si elle estoit impedumiée, duclos, Hist. de Louis XI, pièces justif. in-12, <746, p. r.4. On remarquera l'ancienne Torme ypidime, qui est conforme à l'accentuation latine, epidémia, et à la prononciation grecque moderne.
t Epidémies (é-pi-ilù-mie), ». f. plur. Terme d'antiquité. Pôles d'Apollon, k Delphes et à Hilet, et de Diane A Argos.
— ÉTYM. 'ETtiÎTiiiioç, populaire.
I EPIDEMIOLOGIE (épi-dé mi-o-lo-jie), ». f. Recherches sur les causes et la nature des épidémies.
— ÉTYM. Épidémie, et Xôyo;, traité.
ËPIDÉMtQUE (é-pi-dé-mi-k') , adj. || !• Oui tient
de l'épidémie. Malailie épidémique. || S° Fig. Qui a le caractère de l'épidémie morale. Un engouement épidémique. Ces horreurs épidémiques sont comme ces grandes pestes qui ravagent quelquefois la terre, VOLT. Dial. XXIV, 3.
— HIST. xvi* s. Les fièvres pestilentes, les épidémiques, PARE, XX, 0.
— ÊTYM. Épidémie. On trouve, au xv* siècle, «ptdemieux : et au xvi', epidemial.
\ ËPIDÉMIQUEMENT (é-pi-dé-mi-ke-man), ode. D'une manière épidémique.
— ËTYM. Éjiidémique, et le suffixe ment.
I fiPII)ENCE(é-pi-<lan-s'), s. f. Terme de marine. Coriliige auquel on suspend un hamac.
t ÉPIDENDKE (é-pi-dan-dr ), adj. Terme de botanique. Qui crott sur les arbres. || S. m. Genre d'orchidées.
— ÉTYM. "Ejtl, sur, et îÉvSpov, arbre.
ÉPIUERME (é-pi-dèr-m'), s. m. || 1- Membrane
transparente qui fait partie de la peau et recouvre toute la surface du derme. || Par extension. Une petite drôlerie [traduction] dont vous me demandez des nouvelles, est assez dégrossie, j'en suis à l'épiderme, p. l. coub. Lelt. i, aïo. jj Fig. II a l'épiderme sensible, c'est-à-dire il est facile à toucher, à offenser. || Chatouiller à quelqu'un l'épiderme, le flatter. || 2' Par extension, pellicule mince servant d'enveloppe aux plantes herbacées et aux jeunes rameaux. || Peau qui recouvre quelquefois les coquilles. Il 3° Il se dit quelquefois de la couche extérieuie qui enveloppe quelque chose. X peine connaissons-nous l'épiderme de notre globe, bonnet, Valing. xii, 0.
— REM. Le genre de ce mot a été incertain ; Molière l'a fait du féminin ■ La beauté du visage est un frêle ornement, Une fleur pasiagère. un éclat d'un moment, Et qui n'est attaché qu'à la simple épiderme, F. sav. m, 6. Aujourd'hui il est masculin.
— HIST. xvi* 8. L'épiderme, levray cuir.... paré, 1, ».
— ÉTYM. "EmSEppiiî, de iiA, sur, et S^ppa, peau, t ÉPIDERMÉ, ÉE (é-pi-dèr-mé, mée), adj. Terme
d'histoire naturelle. Qui est couvert d'un épidémie.
t ÊPIDERMIQUE (é-pi-dèr-mi-k'), adj. Oui a rapport ou qui appartient à l'épiderme. || Écailles épidermiques, celles qui sont formées par l'épiderme et qui se trouvent dans les reptiles à peau écailleuse.
t ÉPIDERMOIDE (épi-dèr-mo-i-d') , adj. Terme d'anatomie. Qui ressemble à l'épiderme.
t fiPlDERMOSE (é-pi-dèr-mo-z'), ». (. Terme de chimie. Produit d'altération qu'on retire de la fibrine fraîche en la traitant par de l'eau acidulée avec de l'acide chlorhydrique, et qui parali analogue & la lubstance qui fait le fond de l'épiderme.
t f:Pll)IÎSE (é-pi-dè z'), t. f. Terme de chirurgie. Application dune bande, d'un bandage.
— ÉTYM. TîîtiStaiî, déligation, de ivX, sur, et îeîv, lier.
t ÊPIDICTIQCE (é-pi-di-kti-k') , adj. Dans la rhétorique grecque, discours épidiciique, discours d'apparat (de iiTi, et StixvOiiv, montrer).
t ÉPIDIDVME (é-pi-di-di-m'), s. m. Terme d'anatomie. Petit corps oblong, vermiforme, qui est couché le long du bord supérieur du testicule.
— ETYM. 'Eiti, sur, eiStJupo;, testicule.
t ËPIDIDYMITE (é-pidi-di-mi-f), ». ^. Terme de médecine. Inllammatiun de l'épididyme.
— ÉTYM. Éjiididyme, et la finale t(«, Indiquant inflammation.
i ÉPIDISCAI., ALK (é-pi-di-skal, ska-l'), adj. Terme de botanique. Qui s'insère sur le disque. Interiioii épidiscale des élamines.
— ÉTYM. *Eist, sur, et disque.
ftPî
t ËPinOTE (é-pi-do-f), ». m. Sorte de minéral qui se prés.'ute aous la forme d'aiguilles aplaties; c'est un silicate.
— ÉTYM. Épidole, qui a reçu un accroiuement ou allongement dans un sens, de M, sur, et 80- TO;, donné (voy. dose); nom attribué par HaOy à ce silicate , parce que sa forme primitive a pour base un parallélogramme dont deux des côtés sont beaucoup plus étendus que les autres.
fEPIE (épie), I. f. Espion. Elle avait des épies dans le couvent de Laure, ;. 1. Bouss. Hél. vi, 3. Il Vieilli et hors d'usage.
— HIST xm* s. Il sorent par leur espies que li rois l'avoit défendu, joinv. 2t». || xv* s. Louis XI avoit maintes espies et messagiers par pays, cohm. v, t.
— ETYM. Voy. EPiEB 2; provenç. et espagn. espia; ital. tpia.
t. ÉPIÉ, ÉE (é-pi-é, ée), port, passé d'épier 4. Monté en épi. Les seigles sont déjà épiés. || Oui est disposé en épi. || Un chien épié, chien qui a, au milieu du front, un épi de poil. Queue de chien épiée, queue dont les poils s'écartent comme les barbes d'un épi de blé.
■2. ÉPIÉ, ÉE (é-pi-é, ée), porl. po»»/ d'épier a. Observé secrètement. Épié par ses ennemis. Des paroles épiées.
t ÉPIEMËNT (é-pi-man), ». m. Action d'épier.
— HIST. XV* s. La mauvaise reine dessus dite [Athalie] régna sept ans.... et le huitième an, le vaillant evesque la fit occire par aguets et espiements, monstrelet, i, s».
— ÉTYM. Épier i.
t. ÉPIER (é-pi-é), V. n. Monter en épi. Les gelées du printemps endommagent le seigle lorsqu'il est nouvellement épié et en lait, hufp. Exp. sur les vige't. *• mém. || II se conjugue avec l'auxili.iirc avoir, quand il marque l'action : le blé a épié heureusement; avec l'auxiliaire être, quand il mari|ue l'état : le blé est épié dans notre canton. Il n'est employé qu'aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel.
— HIST. iHi* s. Que cil blez sont creO en haut, Et espié et tuit grenu, Hen. (9890. || xiv s. Percil qui est semé en aoust est le meilleur, car il n'espie point, et se tient en vertu toute l'année, Uénagier. II, 2. Il XV s. Chiens aux queues espiées, Chasse de Gaston Phebus, ms. p. I2) , dans lacurne.
— ÉTYM. Épi; Berry, épiger; provenç. et espagn. espigar; ital. tpigare.
2. ÉPIER (é-pi-é), j'épiais, nous épiions, vous épiiez; .que j'épie, que nous épiions, que vous épiiez, v.a. || l" Observei secrètement quelqu'un. Vous autres que j'emploie à l'épier sans cesse, hê- GNiF.R, Élég. II. Je l'ai fait épier par des regards fidèles, VOLT. Sémir. v, 'i. On l'observe, on l'épie, et tout me fait trembler, ID. Triumv. m, 3. || Il se dit aussi des choses. On épie toutes vos démarches. Epier les mouvements de l'ennemi. Je ne sais pas du moins épier ses discours, ««c. Brit. m, 8. Il Absolument. La Korét, qui se >oge en même batellerie, Feignant de ne rien voir, observe, écoute, épie, HAUTEROCHE, Esp. follet, 11, 1. 1| 2" Par eniension, observer attentivement, essayer de découvrir, de pénétrer. Aruns vient voir ici Kome encor chancelante, Découvrir les ressorts de sa grandeur naissante. Épier son génie, observer son pouvoir, VOLT. Brut. I, I. Tu venais épier le secret de mes feux, ID. ib. II, 3. Est-ce de nos tyrans quelque ministre afl'reux Dont l'ipil vient épier les pleurs des ma'heureux? id. Mérope, m, 2. Le cruel dissimule, il observe, il épie S'il pourra dans nos champs porter le glaive impie, M. 1. chEn. Charles II, 11, 3. Du printemps près de vous épier les prémices, de- ULLE, Paradis perdu , 11. || Epier l'occasion, le moment d'agir, attendre l'instant convenable. Je viens pour épier le moment favorable, iiac. Estli. u, 1. Ma soeur et moi, cédant à tout par complaisance. Du nouveau possesseur épiâmes l'absence, lamaut. Joc. vu, 240. Il 3' Terme de vénerie. Épier le relevé, guetter le temps où la bête sortant du lieu qui lui a servi de retraite pendant le jour, va repaître. Il 4* Sépier, t>. réft. S'observer secrètement lun l'autre. || S'épier, être comme à l'afiTùt des propres mouvements de ton tme. Il faut s'épier de près, dit Montaigne.
— HIST. XI* S. Que Guenelon nous a touz espiez [trahis], Ch. de ttol. lxxxviii. || xiir s. Et kint erra qu'il vint à Oslerricbo, et fu espiiés et connus, Chr. de Bains, p. 4S. Por ce l'apel on lariecin, que li terres espie l'ore [l'heure] et le point que nu< ne le voie, iiEAUM. XXX, i. Il XV s. Au voir dire et raconter, c'esloit grand merveille da ce qu'ils faisoient
ÉPT
[les pillards en campagne); ils espioient, telle foii esioil, et bien souvent, une bonne ville ou un bon chastel, une journée ou deux loin; et puis t'assembloient vingt ou trente brigands.... raoïss. 1, i, 324. Il XVI* ». Avoir l'neil au guet, l'oreille aux etcoutes pour espier d'où viendra le coup, mont, iv, »«6. Moy qui m'espie de plus prez, comme celuy qui n'ay pas fort à faire ailleurs, id. 11, 321. Hz se cachoient durant le jour, puis sur la nuit s'en alloient espier les chemins, et y tuoient le premier qu'iU rencontroient des ylotes. ahyot, Lyc. 68.
— ÊTYM. Provenç. et espagn. «pmr; ital.»ptor«; du germanique: anc. haut-allem, »p</iôn,- allem. spdhen; danois, tpaa; angl. (0 ipy. Comparez le latin tpicere, le grec «jxtuTiiy, le sanscrit pof, mots qui signifient voir.
t ÉPIERRAGK (é-piè-ra-j'), ». m. Synonyme d'épierremenl.
ÉPIERRË, ÉE (é-piè-ré, rée),par(. passé. Champ épierré.
t ËPIERREMENT (é-piè-re-man) , t. m. Enlèvement des pierres qui couvrent un terrain.
— HIST. XVI* s. Le terroir de la Sicile, estant deacheu par trop curieux espierrement, fut restauré, quand, par décret public, y furent remises des menues pierres, 0. i>e serbes, «7.
— ÉTYM. Épierrer.
ËPIERRER (é-piè-ré), v. a. ôter les pierres d'un terrain. || Absolument. Épierrer n'est pat toujours utile.
— HIST. zri* s à faire eoupper les buissons
des prairies sèches, les espierrer, charrier matières pour bastir, 0. desekhes, 33.
— ETYM. É pour es.... préfixe, et pierre. ËPIEC (é-pieu), ». m. Sorte d'arme qui n'est
qu'un biton d'un mètre et demi environ de longueur, garni, par le bout, d'un fer large et pointu, et qui sert particulièrement à la chasse du sanglier et autres grosses bêtes. Le cerf est reconnu, chacun prend un épieu ; Chacun donne un coup à la bète, LA FONT. Fabl. IV, 21. Il Terme de ljla.son. Épieu emmanché, épieu dont le manche est d'un autre émail que le fer.
— HIST. Tans cops [il] a pris de lances et d'eapiez. Cl. de Rol.xu. || zii's. Son fort espiez 0 [avec] le confenon blanc, Ronc. p. 38. U tenoit un espié dont la hante ert entière, Sax. 1. 1| xm* s. Parmi le gros du cœur li mist l'esplel trenchant. Mort l'abat du cheval delès un desrubant, Ch. d'Ant. 1, 384. Il XV* s. Lors commença à dire à ses hommes qu'ili lançassent sur euli glaives, dars et espieux tant qu'ils les eussent misa mort, Prrceforest, t. i, fav,
— ÉTYM. Champen. espiel; provenç. espieut, espextt, espiaut; espagn. espiche; portug. espelo ; ital. spiedo. 11 y a dans l'historique deux formes : espiet ou espié, eiespiel. Espiel, d'où épieu, vient du latin spiculum , pointe , comme essieu , d'axiculus. Espiet vient du germanique : danois, tpyd; suéd. rpiut
t ÉPIEUR, EDSE (é-pi-«ur, eû-z'), ». m. et/'. Celui, celle qui épie, qui observe.
— HIST. XV* s. Ruffien, mourdeur et larron. Espierres qui bien sçavez Aler es bois, où il fait boa Desrober.... kust. desch. poésies mit. dans laci;hne. Il XVI* s. Espicur de chemin [voleur], COT-