‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 159 sur 388 · ÉPÉ · texte numérisé non relu

ÉPÉ

très froments par la difficulté avec laquelle le grain se sép.ire des halles.

— HEM. Les livres d'agriculture font épeautre féminin; co qui est plus conforme à l'ètymologie.

— HIST. xm* s. Avoine et espiaulre sont froit et sec, alkbrant, f* 42. ||xv' s. Le suppliant prist du blé, appelle l'espiote ou gros blé, pour son cheval, DU CANGK, spelta.

— ÉTYM. Wallon, spaite, tpiate, tipaite; génev. épaule; provenç. espeuta; espagn. espclta; ital. spelta; du latin spelta, mot venu des laugues germaniques; allem. Spelt ou Speli.

t ÉPEC (é-pèk) , ». m. Épeiche ou pic varié.

— ÉTYM. Voy. ÉPI ICIIB.

tÉPËCUER (é-pê-ché), ». a. Terme de salines. Puiser ce qui reste au fond de la chaudière pour la reporter au réservoir.

ÉPÉE (é-pée), ». (. \\ 1» Chez les anciens, arme offensive semblable à un sabre droit, dont on frappait l'adversaire; chez les modernes, arme oilensiva longue et aiguë que l'on porte suspendue au côié. Longue, courte épée. Se battre en duel il l'épée. [Il] met l'épée à la main, tourne le reste en fuite, corn. Théod. IV, 4. Contre nous de pied ferme ils tirent leurs épées, id. Cid, iv, 3. Mon père est mort, Elviie, et la première épée Dont s'est armé Rodrigue a sa trame coupée, lu. ib. m, 3. si je savais qui ce peut être, je lui donnerais tout à l'heure de l'épée dans le ventre, mol. Georg. Dandin, i, 6. Aussitôt dans son sein il plonge son épée, rac. llùh. v, 4. 11 tira son épée pour se percer, fén. Tél. v. ||Ép6e de Damoclès, voy. damoclès. || U est brave comme son épée, se dit d'un homme très-brave. Achille, beau comme le jour. Et vaillant comme son épée, SABASiN, ou duc d'Énghien. || Avoir l'épée sur la gorge, être saisi et menacé d'être tué; et fig. être vivement pressé. Se voir l'épée à la gorge, patru, Plaid. 6, dansRiCHELET.il Se battre de l'épée qui est chez le fourbisseur, se disputer de choses qui ne sont pas en la puissance de ceux qui se les disputent. Il Un coup d'épée, un coup donné avec l'épée. Ton premier coup d'épée égale tous les miens, corn. Cid, III, 6. Il Faire deux coups d'épée, s'e.st dit d'un échange de quelques battes, d'un duel sans acharnement. Plutôt, si votre amour a tant de véhémence, Faisons deux coups d'épée au nom de la beauté, coiin. IUus. com. m, ». \\ U a fait un beau coup d'épée, se dit ironiquement d'un homme qui a fait quelque sottise. || Familièrement. Un coup d'épée dans l'eau , un effort sans résultat. || Poursuivre, presser l'épée dans les reins, presser vivement à la guerre, dans une affaire, dans une discussion. Il Emporter une chose âla pointe de l'épée, l'obtenir par la voie des armes; et fig. avecellort, de vive force. Rien d'assuré, point de franche lippée; Tout à la pointe de l'épée, LA font. l'ubl. I, 5. Nous avons gagné la requête du grand conseil ;\ la pointe de l'épée, SÉV. 534. || Poser l'épée, cesser la guerre. Il Rendre son épée , se déclarer vaincu, céder. N'avez-vous point vu un prince qui se bat jusqu'à l'extrémité? un autre s'avance pour voir qui peut faire une si grande résistance; il voit l'inégalité du combat.... il écarte ses gens, il demande pardon à ce vaillant homme, qui lui rend son épée à cause de son honnêteté; ciir, sans lui, il ne l'eût jamais rendue, sÉv. 209. |{ Rendre l'épée à un officier, la remettre entre les mains d'un officier qui l'avait déposée pour passer en jugement et qui est honorablement acquitté. || On lui a demandé son épée, on l'a arrêté (en parlant d'un officier). || Briser son épée, quitter le service. || Mettre son épée au service de l'étranger, prendre du service dans une armée étrangère. || Fig. Se blesser de son épée, sa faire du mal en voulant en faire aux autres. Je me blessai tellement de ma propre épée que j'en pleurai, SÉV. 510. Il N'avoir que la cape et l'épée, se disait autrefois d'un gentilhomme, d'un cadet, qui n'avait point de fortune. || Fig. Cela n'a que la cape et l'épée, ce mérite n'a que la cape et l'épée, cela est de peu de valeur, ce mérite est léger. |1 Son énée ne tient pas dans le fourreau, au fourreau, se Jit d'un homme toujours prijt à se battre. |{ Son épée est trop courte, se dit de celui qui ne peut obteuir ce qu'il prétend, faute de force ou de crédit. || Son épée est vierge, se dit de celui qui no s'est jamais battu. Il Us en sont aux épées et aux couteaux, ils sont en grande querelle. On vous a mandé comme M. de Coetquen était avec M. de Chaulnes : il était avec lui ouvertement aux épées et aux couteaux, CHARL. de sév. Lell. à Mme de Grign. <7 janv. (076. Il Tratneur d'épée, batteur de pavé qui porte una épée et ne va pas à la guerre. || Chevalier de la pe- Itite épée, filou. Et l'autre un chevalier de la petita

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