PARÉ, IV, (B
— ÉTYM. 'EiriYXtixKrU OU ijtcYXwTTCç, de énl, indiquant adjonction, et ■^XSxjaa, langue.
t ÉPIGLOTTIQUE (é-pi-glo-tti-k'), adj. Qui a rapport à l'épiglotte.
t ÉPIGLOTTITE (é-pi-glo-tti-f), s. f. Terme de médecine. Inflammalion de l'épiglotte.
— ÉTYM. Éptglotte, et le suffixe médical t(e, indiquant innammatlon.
t ÉPIGNATHE (é-pigh-na-f), ». m. Terme de tératologie. Monstre qui a une tête accessoire très-Incomplète attachée au palais de la tête principale.
— ÉTYM. 'ETtl, sur, et ■yvàSoç, mâchoire.
t ÉPIGNATHIE (é-pigh-na-tie), s. f. Etat des monstres épignathes.
I t . ÉPIGONE (é-pi-go-n') , ». m. Terme de botanique. Enveloppe de tissu cellulaire qui recouvre l'endogone.
— ÉTYM. Voy. au suivant l'étymologie.
t î. lîPIGONE (é-pi-go-n'), s. m. Terme de mythologique grecque. Nom des héros qui firent la seconde expédition contre Thèbes et prirent cette ville; nom donné parce qu'ils étaientles fils de ceux qui avaient fait la première guerre.
— ÉTYM. 'EniTovo;, né après, de M, sur, et ^ôvoç. engendrement.
ÉPIGRAMMATIQUE (é-pi-gra-mma-ti-k'), adj.
Qui appartient à l'épigramme. Style, trait épigrammatique. Marot me semble à cet égard le plus ingénieux des poêtesépigrammatiques tant par la singularité que parla variété de ses petits dessins, MARMONTEL, Elém. lUt. Œuv. t. VU, p. 228, dans
POUGENS
— ÉTYM. Épigramme.
■[ ÉPIGRAMMATIQCEMENT (é-pi-gra-mma-ti-keman), adv. D'une manière épigrammallque.
— ÉTYM. Épigrammatique , et le suffixe ment.
■f ÉPIGRAMMATISER (é-pi-gra-mmati-zé),«.n.
Néologisme. Faire des épigrammes.
— ÉTYM. Épigramme.
ÉPIGRAMMATISTE (é-pl-gra-mma-ti-sf), ». m.
Celui qui compose des épigrammes. Un épigramciatiste spirituel.
— ÉTTM. Épigramme,
ÉPIGRAMME (é-pi-gra-m'), t. f. || !• Anciennement, petite pièce de vers sur toute sorte de sujets. L'épigramme, pour les anciens, était une petite pièce qui ne passait guère huit ou dix vers, d'ordinaire en vers hexamètres et pentamètres ; c'était une inscription soit tumulalre, soit triomphale, soit votive ou descriptive ; une peinture pastorale trop courte pour faire une idylle, une déclaration ou une plainte amoureuse trop peu développée pour faire une élégie; la raillerie y a aussi sa part, mais une part restreinte, tandis que, dans les épigrammes modernes, eUe est presque tout, et que c'est toujours le trait et la pointe finale à quoi l'on vise, SAINTE - BEOVE , Constitutionnel, 4 janv. 4 864. Il 2* Courte pièce de vers qui se termine par un mot ou par un trait piquant. La points d'une épigramme. Alcandre, c'est ta passion; Tu veux une longue épigramme , Bien qu'elle soit digne de blâme, Comme une longue inscription; D'un seul coup elle fait sa brèche. Ainsi que le trait d'un archer; As-tu jamais vu décocher Une pique au lieu d'une flèche? GOMBAUD, dans richelet. D'un trait plaisant aiguiser l'épigramme, boil. Art p. i. L'épigramme, plus libre en son tour plus borné. N'est souvent qu'un bon mot de deux rimes orné, ID. ib. II. Il 8°Parextension, mot très-piquant ou railleur, lancé dans la conversation ordinaire ou ailleurs. Cela a bien l'air d'une épigramme. Il y a bien & dire des épigrammes là-dessus, sÉv. 3»». Fi I ditesvous; sous l'épigramme Ces fous rêveurs [Fourier , St-Simon, Enfantin] tombent tous trois, bërang. Foiu. Poursuivons de nos épigrammesCe sexe que j'ai trup aimé, ID. Vin et coq. || Employé adjectivement, emploi qui n'est plus en usage. Cela me parait fort épigramme, sÉv. 37. || 4° Terme de cuisine. Épigramme d'agneau, ragoût au blanc dans lequel on fait entrer quelques parties intérieures de l'animal. Côtelettes en épigramme.
— REM. Epigramme a été longtemps de genre incertain; aujourd'hui il est féminin décidément. M. de Zuglichem n'a pas dédaigné de montrer au public le cas qu'il fait de cette comédie par deux épigrammes, l'un français et l'autre latin, corn. Menteur, Avis au lecteur. Epigramme est ici dans le sens du n* 1.
— HIST. XVI" s. Mais d'avantage, Lazare de Baîf a donné i nostre langue le nom d'Epigrammes et d'Elégies, aveq ce beau mot composé Aigredoux, afin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, do bellat, i, 3», reclo. 11 y a un epigramme en Martial, qui est des bons, mont, m, <04. Il y a entre autres une sienne statue, soubs laquelle est engravé cest epigramme [épigraphe, inscription], amyot, Marcell. 5t.
— ÉTYM. *E7iÎYpa[i|ia, inscription, petite pièce en vers, de Im, sur, et Ypoi<pt>^ , écrire.
ÉPIGRAPHE (é-pi-gra-f), ». f. || !• Inscription mise sur un édifice pour en marquer la date, la destination, etc. || 2° Courte citation qu'on met en tête d'un ouvrage ou d'un chapitre, pour en indiquer l'esprit. 11 a pris pour épigraphe un vers d'Homère.
— ÉTYM. 'EniYpaç^i, de iizl, sur, et ypâçtiv, écrire.
t ËPIGRAPHIE (é-pi-gra-fie), ». f. Science des inscriptions.
— ÉTYM. Épigraphe.
t ÉPIGRAPHIQUE (é-pi-gra-fi-k') , adj. Qui est propre à l'épigraphe. Style é|iigraphique. || Qui est relatif à l'épigraphie. Etudes épigraphiques.
t ÉPIGYNE (é-pi-ji-n') ou ÉPIGYNIQUE (é-pi-jini-k'), adj. Terme de botanique. Qui naît sur l'ovaire ou au-dessus. Corolle, étamines épigynes.
— ÉTYM. 'Eitî, sur, et yuvii, femme, femelle.
t ÉPIGYNIE (é-pi-ji-nie), ». f. Terme de botanique. Etat d'une plante dont la corolle ou les étamines sont épigynes.
f ÉPILANCE (é-pl-lan-s'), ». f. Terme de fauconnerie. Espèce d'épilepsie à laquelle les oiseaux sont sujets.
— HIST. XVI* s. Epilence, dans cotoravb.
— ÉTYM. Forme altérée d'épilepsie (voy. ce nom), pour laquelle on trouve aussi espilencie.
t ÉPILARYNGIEN ,IENNE (é-pi-la-rin-jiin,jlè-n'), adj. Terme d'anatomie. Oui est, qui se passe audessus du larynx. Les phénomènes épilaryngiens de la phonation.
— ÉTYM. 'Eirî, sur, et laryngien.
+ ÉPILATION (é-pi-la-sion) , ». f. Action d'arracher des poils. Il Terme de médecine. Avulsion des cheveux, afin de guérir certaines affections du système pileux dues à des cryptogames parasites.
— ETYM. Épiler.
ÉPI
ÉPITATOIRE (é-pi-Ia-toi-r'), adj. Qui sert à épiler. Pite, onguent épilatoire.
— ÉTYM. Épiler.
ËPILÉ, ÉE (é-pi-lé, lée), part, passi. Un côté do la tête était épilé.
ÉPILEPSIE (épi-lè-psie), ». f. Terme de médecine. Affection cérébrale caractérisée par la perte subite de connaissance et par des convulsions. Une attaque d'épilepsie.
— HIST. IV s Je vouldroye Qu'il* fussent
mors du mald'espilencie, eist. desch. Poésies mss. dans LACURNE. Il XVI" s. Epilepsie signifie surprise ou rétention de tous les sentiments. — On le nomme aussi le mal Saint-Jean, pource que la teste de saint Jean cheut en terre lorsqu'il fut décapité, puis posée dedans un plat à l'appétit d'Herodias, PARÉ, vni, 26.
— ETYM.Provenç.ept7epîlo,ept^«ncta,'epl7en(;to,• espagn. epiUpsia; ital. epilessia; de iîtiXri'f-îa, surprise, epilepsie, de lui, sur, et Xa|i6àv£iv, prendre.
t ÉPILEPTIFORME (é-pi-lè-pti-ror-m'},odj. Terme de médecine. Qui se rapproche des accidents de l'épilepsie, sans dépendre de la même cause. Congestion épileptiforme.
— ÉTYM. Épileptique, et forme.
ÉPILEPTIQUE (é-pl-lè-pti-k'), adj. || 1* Qui est
de la nature de l'épilepsie. Convulsions épileptiques. Il 2° Qui y est sujet. Cette personne est épileptique. Il Substantivement. Les épileptiques. Un épileptique.
— HIST. xiii" s. Boçu, e tort, epilentic. Muet, gutus [goutteux] e pleuretic, Edouard le confesseur, V. 442B. Il XVI" s. Convulsions épileptiques, PARÉ, XX bis, s.
— ÉTYM. 'EmXTiitTtxè«, de èmXirn(/ia, epilepsie.
ÉPILER (é-pi-lé), V. a. || 1" Arracher, faire tomber les poils ou les cheveux. || Ahsolument. Onguent pour épiler. || 2" Enlever les cheveux blancs. 11 se fait épiler pour cacher son âge. || 3° Enlever les jets des pièces d'étain fondues. || 4° S'épiler, v. réfl. S'ôter les cheveux, et, en particulier, les cheveux blancs. Il s'épile chaque matin.
— ÉTYM. E pour es.... préfixe, et le lat. pilu*, poil; picard, époillier.
t ÉPILEUR, ECSE (é-pi-leuT, leû-z^. ». f». et f. Celui, celle qui épile.
+ ÉPILIMNIQUE (é-pi-li-mni-k'), adj. Terme da géologie. Se dit des terrains lacustres supérieurs.
— ÉTYM. 'Eiti, sur, et Xtuvi), marais.
ÉPILLET (é-pi-Uè, i( mouillées ; le ( ne se lie
pas dans le parler ordinaire; au pluriel, 1'» se lie : les é-pi-Uè-z agglomérés), ». m. Terme de botanique. Subdivision d'un épi composé.
— ÉTYM. Diminutif d'épi.
i ÉPILOHE X ÊPl(é-pi-lo-b'), t. m. Osier fleuri {epilobium spicatum L.) (onagrariées) , dit aussi laurier de Saint-Antoine.
— ÉTYM. 'Eitc, sur, et Xo64c (voy. lobe). tÉPlLOGATION (é-pi-lo-ga-sion), ». f. Action
d'épiloguer.
— HlST.xiv" s. Epilogaclon, c'est longue chose briefvement racontée, du cange, epilogalio.
— ÉTYM. Épilogue.
f ÉPILOGISME (é-pi-lo-gi-sm'), ». m. Raisonnement qui induit d'un fait sensible à un fait caché.
— ÉTYM. 'EitiXoYiixiiàç, de iTti, sur, et Xoyiaiio; , raisonnement.
ÉPILOGUE (é-pi-lo-gh'), ». m. Sorte de conclusion, de résumé placé à la fin d'un apologue ou d'un discours et surtout d'un livre. La Fontaine a mis des épilogues à la fin de plusieurs livres de ses Fables. L'épilogue du poëme de Jocelyn.
— HIST. XIV" s. Il fait son epylogue oii il recapitule.... ORESME, Thèse de meunier.
— ET YM. 'EjtiXoyo; , de èiti , sur, et Xôyoç, discours. ÉPILOGUE, ÊE (é-pi-lo-ghé, ghée), part, passé.
Qui a été l'objet de commentaires peu charitables. Sa conduite épiloguée en cent façons.
ÊPILOGUER (é-pi-lo-ghé). || 1" Y. n. Chercher, trouver à redire. C'est un homme qui épilogue sur
tout Et pourquoi, s'il vous platt. Lui bailler un
savant qui sans cesse épilogue? mol. F. sav. v, 3. Adieu, ma chère enfant; venez et partez, et tenezvous donc une fois pour décidée, et défaites- vou» d'épiloguer sur les bienséances de votre voyage... sÉv. Lett. 2< oct. t67iJ. Il fut attentif à épiloguersur les paroles, boss. Avert. *. Cinq aunes pour un habit à l'espagnole I juste ciel!.... mais n'épiloguons pas là-dessus; les tailleur» qui sont en réputalibn en prennent toujours plus que les autres, lesage, Gil Bios, viii, 7. Il 2" F. a. Censurer. Epiloguer le» actions d'autrui. Sans qu'on vous épilogue et saM qu'on vous méprise, Boss. Lett. Corn. I27. ||8"S'épiloguer, v. réfl. Se critiquer mutuellement.
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