I^.PI
ÊPI
— HiST. XV g. J'ay «MU. »eu, leu, »prin», congneu, Noté, entendu, souvenu, Epilogue mille tca-
'( ficquB», Mal» peu, quoyT qu'est tout devenu Tco- Oi'iLLABT, Blaton dei armes et des dames. \\ xvi* t. Luy epilo<fuoi» tout le cour» de ma pérégrination, Peregr. d'am. t° *3a, dans ucubnb.
— f.TYM. ÉpUog^u.
lîPILOGUEUR (é-pi-Io-gheur), ». m. Celui qui épilogue, qui ne fait qu'épiloguçr. C'est un grand épilogueur. il se soqcie fort peu des épilogueurs, LBSAGB, CilB^as, viii, 2. ton épiloguçur d'homme ose bien me dire qu'il ne me reste que six mois encore à retourner la salade avec les doigts, 1. 1. bouss. Jlél. VI, 3. Il U sq dit tum %u f^aus^. C'est une épilogueuse. ; jk„; .m ;..jii
— ÊTYM. Épiloguer.
t ÉPILURE (é-pi-lu-r'), t. f. Ce qu'on enlève en épilant les pièces d'étain fondu.
t ÉPIMÈPE (é-pi-mè-d'), ». m. Genre de plantes herbacées, famille îles berbéridacées.
— RTYM. 'EisiiiTiSiov.
t El'IMÉMUE (ô-pi-mé-ni-d'), *. m. Sage Cretois qui s'endormit un jour dans une caverne et ne se réveilla qu'au bout de cinquante ans. || Kig. Somofieil d'Ëpioiénide, se dit d'une personne qui, étant longtemps restée absentQ du monde, y rentre et ne s'y reconnaît plus.
fËPIMËRE (é-pi-mô-r'). || 1* Àdj. Terme d'arithmétique ancienne exprimant un nombre qui en contient un autre augmenté de plusieurs de ses parties, par exemple, 7/6, puisque 7=i5-f 2 (voy. ÉPiMORiON). Il 2° S. m. Terme de zoologie. Une des pièces du thorax des insectes hexapodes.
— ÊTYM. 'R■^l[Ltoi^i;, de iiii, sur, et (ié(ioç, partie.
■f ÊPIMÊRIPE (é-pi-mé-ri-d'), adj. Terme de minéralogie. Cristaux épimérides, cristaux dont le» bords subissent un décroissement de plus que les angles.
— RTYM. 'ETii, sur, eluépo;, partie.
/t ËPIMËRISMB (é-pi-mé-ri-sm'), *. m. Artifice oratoire par lequel, au milieu du di.scoiirs, pour aidçc la mémoire des auditeurs, on récapitule les parties déjà traitées.
>- Stym. 'Ëia|upi<i|ià(> de ini, sut, et (tipo;, partie.
f ÉPIMONE <é-pi-mo-n'), s. f. Terme de rhétorique. Voy. INSISTANCE.
— ETYM. 'Euinovri, de Ik'i, sur, et (téveiv, demeurer.
t ÉPIMORION (é-pi-mo-ri-on) , adj .ou s. m. Terme d'arithmétique ancienne. Nom donné à un nombre qui en contient un autre plus une seule de ses parties, par exemple 6/4 puisque 5 = 4-f 4 (voy. épimére).
— ÉTYM. 'Em(iopioç, de im, sur, et (loptov, petite partie.
t EPINAGE (é-pi-na-j'), f . m. Opération qui consiste à faire écouler l'eau dans laquelle on lave la pftte de savon avant de la faire cuire.
t ËPINAIE (é-pi-né) , *. f. Ternie rural. Lieu oïl croissent des arbustes épineux.
— RTYM. Épinr..
ÉPINARP (é-pi-nar; ledne se lie pas; au pluriel, r» ne se lie pas : desé-pi-nar excellents; quelquesunsdisentdesé-pi-nar-zexcellents), «. m. || l'Plante potagère (chénopodées) (spinacia oleracea , L). Les épinards ont été apportés d'Orient en Espagne. Il Vert d'épinards, jus que l'on retire des épinards cuits et piles. {I Ëpinard du Malabar, épinard de l'Inde, épinard d'Amérique, nom vulgaire de la baselle rouge (chénopodées) {hasella rubra, L.). Ëpinard de la Chine, nom vulgaire de la baselle blanche. Il Ëpinard-fraise, blette (chénopodées) {blitum vixgaium, L.). \\ 2° Kig. Frange, épauletle, gland à graine d'épinanls. L'épaulelle i graine d'épinards indique un grade supérieur dans l'armée française.
— niST. xiv s. Espinars sont en février et croissent par touffes comme porées, Ménagier, ii, 2. Il XVI* s. Les espinars sont ainsi appelles à cause de leur graine qui est espineuse, bien qu'il y en ail de ropde sans piqueron; et des deux, masie et femelle. L'e.spinar masie, seul, produit la graine : demeurant stérile ta femelle, sans faire semences, o. de
— £tyu. Épine, k cause des pointes épineuses du oalice fructifère; wallon, spinà; provenç. espinar; catal. espinaci espagn. espinaca; \totiug. espitiafre; ital. spinact. L'ancien français disait aussi esptnoches (nu c»ngf., spinarium), espinace («lebrant, f* 18), espimice (u. de monpbvili.e, f" 96, verso). Espinar est dans le Uenart, y. 4 (065, le nom du hérisson.
i ËP1NARI>K (épi-nar-d'), g. f. Êpinoche.
— lUST. Espinarde, ouniM, Dict.
i Él'INÇAGE (é-pin-sa-j'), voy. épincktage. t fiPINOELER (é-pin-se-lé) , voy. épinceteb. f ËPINCER (é-pin-sé. Lee prend une cédille devant
a ou o) , v. a. Il 1* Terme de manufacture. Synonyme d'énoiier. On dit aussi épincher. || 1° Terme rural. Supprimer, entre deux sèves, les bourgeons qui ont poussé au printemps sur le tronc. || 3' Tailler du grès avec l'épiaçoir.
— HIST. ivi* s. Les fagots marchan» qui devront estre espincez de trois pieds et demi do long, nouveau coust. genrr. t. il , p. * ♦».
— RTYM. K.... pour ts préfixa, et pince, pincer. t ËPINCKTAGR (é-p)n-se-U-j'),«. m. Action d'é-
pinceter ou épincer le drap,
t I . ËPINGETKR (é-pin-se-tè) , e. o. Terme de fauconnerie. Aiguiser les serres et le bec de l'oiseau.
— HIST. XVI* s. Plus nobles et plus cspinchéi-s que un esmerillon, Pereeforesl, t. i, f «34.
— ÊTYM. É.... pour et préfixe, et pince.
t 2. ËPINCETER (é-pin-se-té. Le l se double quand la syllabe qui suit est muette), v. o. Synonyme d'épincer, en parlant du drap.
t ËPINCETEUn, ECSE (é-pin-se-teur, teu-r'), ». tn. et f. Synonyme d'épinceur.
t fiPmCEUR , ECSE (é-pin-seur, seû-z.") , i. m. et ^. Celui, celleqiii épince ledrap. On dit aussi épincheuse.
t ËPINCErrE (é-pin-sè-t'), ». f. Petites pince» dont on se sert pour épincer le drap.
t ËPINCIIKR (é-pin-ché), v. a. Voy. épincer.
t ÉPINÇOIR (é-pin-toir) , ». m. Terme de métier. Nom d'un gros marteau fendu en angle par les deux bouts, qui sert particulièrement aux tailleurs de pavé.
( . ËPINK (é-pi-n") , t. f.\\V Arbre ou arbrisseau dont les branches sont armées de piquants. Ëpine blanche, auMpine (rosacées) (craUrgus oxyacantha, L.). Il Epine noire, prunellier (rosacées) (prwnu» tpinosa, L). Il Épine luisante, nom vulgaire de Vhippopho^ Tfcomnotde (éléagnacées) , dit aussi argousier, argoussier et griset. || Épine aiguë, un des nom du cratxgus pyraeantha (rosacées), dit aussi épine ardente et buisson ardent. || Epine de scorpion ou épine à scorpion , un des noms vulgaires donnés : 4* dans le midi de la France, en Italie et en Espagne, à l'éryngion des champs, ombellifère, dit aussi panicaut des champs; 2* au Pérou et à la Guyane , à l'éryngion fétide. || Épine solsticiale, nom ^■ulgaire de la centaurée solsticiale (synanthérées), ainsi dite parce que ses fleurs hérissées de longues épines se montrent vers le solstice, legoarant. Il C'est un fagot d'épines, on ne sait par où le prendre, se dit d'un homme revèche et f&cheux. || Gracieux comme un fagot d'épines, rude, d'une humeur bourrue. || Fig. Entourons nos oreilles d'épines pour ne pas les laisser infecter par des discours empoisonnés, MASS. Car. Kédi*. || Être sur les épines, sur des épines, être dans une grande impatience, dans une grande anxiété. N'ayez point pour ce fait l'esprit sur les épines, MOL. l'iftour. i, *o. lime parla du roi Jacques, j'étais sur les épines, j. J. Botss. Conf. VI. Il Marcher sur les épine», se trouver dans une conjoncture très-difficile. || i° Piquant qui vient sur certains végétaux. La rose et ses épines. La couronned'épinesde Jésus-Christ. Ses yeux étaient noyés de pleurs; Comme les anges de» douleurs, 11 était couronné d'épine, a. de musset, Poésiesnouv. Nuits de décembre. || Le langage botanique distingue l'épine de l'aiguillon : l'épine naît du corps ligneux ; l'aiguillon naît de l'épiderme. Le langage vulgaire ne distingue pas ces deux terme». || Une épine au pied , un sujet de gêne et d'inquiétude. Tirer à quelqu'un une épine du pied, le tirer d'embarras. Courage I s'il se peut enferrer tout de bon. Nous nous Atons du pied une fâcheuse épine, hol. l'Étimr. m, 2. Voilà donc cette grande épine hors du pied, siîv. 242. Il 9' Auplur. Difficultés, choses fâcheuses, désagréables. Dans les affaires aisées, ils sèment des épines pour les cueillir, balz. s* dise, sur la cour. Ah ! que je me trouvais sur d'étranges épines I corn. l'Illusion, IV, ». Je vais par un chemin d'épines et de flamme Te retenir un lieu digne de ta vertu, botr. SI Genest, IV, 4. Vous allez vous enfoncer dans d'étranges épines [en plaidant], mol. Scapin, il, B. Il [le désespoir du damné] sera sans bornes dans l'autre vie, lorsque les péchés auront poussé leurs épines, comme dit St Augustin, et que nous en serons percés, NICOLE, Ks(. moT. 2* traité, cb. <o. Couraient chercher le ciel au travers des épines, boil. iiilr. VI. I.ès mariages ont a.s«e7. d'épines sans cette amertume, pén. Til.xuii. Où les plaisirs mêmes portent avec eux leurs épines, hass. Av. Bonh. Détrompé.... des passions dont les voies ont toujours été pour moi semées d'épines et d'amertume, lo. Car. Mol. de con». Ainsi les amertumes et les épines de la vertu ont toujours du moins une utibté présente qui en dédommage , lo. ib. Dégoûts. Le
cardinal de Richelieu veut que l'on évite dans le* monarchies le» épines des compagnies qui forment des difficultés sur tout, montcsq. Etp. v, 40. Après avoir cueilli les Heurs de la poésie, il faut paiser aux épines de la métaphysique, volt. i>t(. Prusse, 4 s. Il 4* Terme d'anatomie. Nom donné aux éminences os<eiises allongées, telles que l'épine nasale. Il L'épine du dos, l'épine dorsale, et, absolument, l'épine, la colonne vertébrale, la série des vertèbres qui régnent le long du dos des animaux vertébrés. Quelques historiens, moines grecs, ont cru et écrit trés-sérieusement que tous nos roi» de la première race naissaient avec l'épine du dos couverte et hérissée d'un poil de sanglier, saint-foix, Ess. Paris, Œuvres, t. iv, p. 40S, dan» pougpns. Son épine |du cheval] se double et frémit sur son dos. delille, Géorg. ni. || Kig. Courber l'épine, s'abaisser, faire une platitude ou une démonstration de civilité exagérée. || 6* Terme de métallurgie. Pointes qui h^ rissent le cuivre après l'opération du ressuage et de la liquation. |1 8' Longue épine , un de» nom» »ulgaires du diodon hnlacanthe (poissons plectognathes). Il ÉpinedouMe, le syngnathe, poisson. || Ëpine de Judas, la vive. || 7* Epine d'été, poire hltive. Ëpine d'hiver, poire grosse et longue. Bpine-rose, grosse poire hâtive, variée de vert el de rose.|| Proverbe. Il n'est pointderosessansépine», c'est-à-dire il n'i'st point de joie sans quelque déplaisir. [Elles] S'en vont bientôt changer nos épines en roses, tristan, if. d< Cfen'jpe, rv, 4.
— HIST. XII* s. Car Dei le» fist espines [aubépines] devenir, Jlonc. p. 4 65. || iiii* s. Sous une espine espes.se [elle] s'est alée mueier, Berle, xxxviu. Un grant feu [ils] font d'espine», n'i firent longue atente, t'l>. xcvi. De mon pié désire par derrière Passai hier en une chariere. Une espine me feri enE, Ren. 7677. Virge, pueele nete et pure. Si com la rose ist [sort] de l'espine, Issis, glorieuse roine, De juerie [juiverie] qui est poignans, buteb. ii, 4 46. Il XIV* s. Les ulcères qui sont sur l'espine [du dos] sont de forte curation, H. de mondeville, f* 74 Il XV* s. Et qui avoit bouté l'espine au pied de son enfant, maintenant ne l'en sçavoit tirer dehors ne lui procurer garison, o. chastelain, Chron. lu, 4 8. Il XVI* s. Et furent les fols et hautains Comme feu d'espines esieints. marot, iv, 32». Que ladite ville n'estoit pas seulement une petite espine dans le pied de la France, ains plustost une trop grosse sagelle, qui lui perçoit les entraiU&s, lanoue, 678. Le dimanche (après la Saint-Barlhélemy] toute la ville se réchauffa pour aller voir une espine qui (leurissoit au cimetière Saint-Innocent, d'aub. //i»l. il, 24. Partant Saint Jean d'Angeli [ville] fut pour le coup armé de ses espines et deffendu par ses afflictions, w.ib. m, «. Ce qui s'y fitencores déplus ingénieux fut un pont d'espines liées ensemble, sur lequel nous passions l'Oise à cheval fort aisément, el mesmes l'artillerie, id. ib. m, 374. Comme on dit, au fond gil l'épine, ïveb, p. »28. La ligne, autrement dite espine de l'os des iles, paré, l, M. L«s apophyses droites, c'est à dire espines des vertèbres, ID. IV. 4 8. Faire baye d'espines à mains nues, gé- NiN, Bi'criat. t. ii, p. 23».
— ÊTYM. 'Wallon, sipeinn; bourguign. épént, épeigne; provenc. et espagn. espina; portug. espinha ; ilal. .ipina; du lat. spina.
t 2. ÉPINE (é-pi-n'). ». f. Drap gris d'épine, sorte de drap. Charles XII mit un chapeau bordé d'or avec un habit gris d'épine, volt. Ch.Xll, 7.
t ÉPINÊME (é-pi-nê-ro'), ». m. Terme de botanique. Partie supérieure du filet des étamines des plantes à fleurs synanthérées.
— RTYM. "Eui, sur, etvr.|i», fil.
4. ÉPlNETrE (é-pi-nè-V), s. f. Nom d'un instrument de musique, dont on joue par un clavier composé de quarante-neuf touches. Le piano a remplacé le clavecin et l'épinetle. Les facteurs de clavecins font aussi des épiuettes, qui sont des demi-clavecins à une corde par chaque touche; ou bien des épinetle» ep octave de clavecin, qui ne sont d'aucun usage pour une musique réglée, i>t<l. des arts et mrt. Amst. 4 767. f. de clatecins.
— UIST. XVI* S. Par-après on assortit les plumes, selon ce à quoi on les destine; pour les licts, pour escrire, pour les espinetes, pourempenner lesflesches, et pour autres usages, o. de ssHBts. 374.
— RTYM. ^pm«, parce que des pointes de plumes de corbeau en forme d'épines senent à pincer les cordes.
t 2. ÊPISETTE (é-pi-nè-tT, ». f. Terme de pêche. Sorte d'hameçon aue l'on fait avec des épine.> d'arbre. Pêcher k l'épinetie.
i ». ËPINETTE (épi-néf), ». f. Cage en bois, es
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orier, dans laquelle on place une volaille pour l'engraisser.
— HIST. XV* s. Et quant il plaira à ma dame Que j'aie aussi grant qu'une dragma De confort, ?dont resjoïs Serai de ce dont ne joïs, Ains languis en >ie eiireuse Dedens l'espinetie amoureuse, froiss. Espinette amoiir, , , , ,
— KTYM. Dénomination, qui .yientpeut-.É\tre de ce que, avant la cage, on se contentait d'enfermer la volaille dans une enceinte d'épines.
t 4. ÉPINETTE (é-pi-nè-t'), s. f. Êpinetle blanclie delà Nouvelle-Angleterre, sorte de sapin avec les jeunes pousses duquel les pêclieurs de Terie-Neuye font une bière (abie* canademis, Michaux). ||Êpineite rouge ou tamarac, arbre de l'Amérique du nord dont le bois est à peu près incorruptible {larim americana, Michaux).
ÉPINEUX, EUSK (é-pi-neû, neû-z'), adj. \\ 1" Hérissé d'épines. Les arbres épineux. Une feuille épaisse et épineuse. Sur un tertre épineux je cueillis non sans peine Le laurier frêle encor par Tbespis eflleuré, millev. Élég. î, Eschyle. || i' Kig. Hérissé de difficultés, d'embarras. Il avait une affaire épineuse où il fallait de l'habileté, sÉv. 2(B. Pour servir de règle immuable dans les questions les plus épineuses, boss. Yar. xv, § »». l vous qui.... Courezdu bel esprit la carrière épineuse, boil. Art p. I. S la profession épineuse de journaliste, le président Cousin en joignit une autre, qu'il exerça avec la même probité, celle de censeur royal, d'a- LEMB. Éloges, L. Cousin. || Douloureux, blessant. Peu usité en ce sens. A qui ne reste rien.„. Qu'un regret épineux d'avoirjadis été, bégnier, Sa*, xiil. Il 3" Oui fait des difficultés sur tout. C'est un homme, un esprit épineux. Tout épineux et triste qu'il est, il ^un auteur] ne me paraît point désagréable, BALZ. liv. V, lett. î. Ces gens, épineux dans les payements qu'on leur fait, rebutent un grand nombre de pièces qu'ils croient légères, la BHUY. Tlicophrasie, iv. Les hommes sont si épineux sur les moindres intérêts.... que je ne sais par où et comment se peuvent conclure l«s mariages, les contrats, les acquisitions, iD. xi. D'Aguesseau.... avait une conscience tendre, épineuse, qui émoussaitson savoir, saint-simon, t. v, p.2»a, édit. Cliéruel. Il 4° Terme d'anatomie. Se dit de toute partie qui ressemble à une épine, ou qui a rapport aux érainences connues sous le nom d'épines. || Le muscle demi-épineux, ou, substantivement, le demiépineux, nom donné à des faisceaux charnus qui appartiennent au transversaire épineux. || B" Terme de marine. Se dit , dans certaines mers, des endroits dangereux.
— msT. xii' s. Mis pères [mon père] vus bâti de verges déliées , mais je vus bâterai de grandîmes balains kl seront dur e espinus, Rot», p. ï83. || xvi* s. Une affaire très espineuse et fort délicate, d'aub. Fie, cxii. Il .se trouve obscure séparation, distincte du muscle transversaire avec son compagnon, nommé espineux |la séparation est obscure entre le transversaire et l'épineux], PARÉ, IV, <7.
— ÊTYM. Provenç. espinos ; espagn. espinoso ; portug. espinhoso; ital. spinoso; du lat. spinosus, de spina. épine.
ÉPlN'E-VmETTE (é-pi-ne-vi-nè-t') , t. f. Arbuste armé de piquants, qui produit des grappes de petites baies d'une extrême acidité (berberis vulgaris, L.). J'ai cru me ressouvenir qu'on faisait autrefois des pastilles d'épine-vinette à Dijon, et j'en ai fait tenir une petite boite à votre voisin, volt. Lett. d'Argénial, 4 août 4777. || Au plur. Des épines-vinetles.
— HIST. XV* s. Espine vignetée, Perceforest, t. i, CiBa.
— ËTYM. Bourguig. epeigne-veignette : de épine, et l'ineKe, qui, dans quelques provinces, signifie oseille, d'.iprès Lehéricher, Flore pop. de Normandie, addilions ,i>. 4, qui remarque que les feuilles de l'épine-vinelte sont acides. D'après Legoarant, au contraire, l'épine-vinetle a été ainsi nommée parce qu'on fait avec ses baies une sorte de vin. Peutêtre aussi est-ce à cause de ses fruits en grappes qui lui donnent l'aspect d'une petite vigne.
ÉPINGARD (é-pin-gar) ou ÉPINGARE (é-pinga-r'), s. m Terme d'artillerie. Petit canon au-dessous d'une livre de halles;il n'est plus en usage,
— f.TYM. Voy. ESPINGOLE.
ÉPINGLE (é-pin-gl"), ». f. \\ !• Petite pointe métallique en fil de laiton garnie d'une tête, dont on se sert généralement pour la toilette. La pointe d'une épingle. Un quarteron d'épingles. S'enfoncer une épingle dans le doigt. || Mettre une épingle sur sa manche, afin de se souvenir de quel(]ue chose. Il Fig. et familièremeat. Tirer sou épingle du jeu,
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se dégager adroitement ou uns. perte d'uot.ni&uvalse affaire; locution qui vient d'un jeu de petites filles: elles mettent des épingles dans un rond, et, avec une balle qui, lancée contre le mur, revient vers le rond, elles essayent d'en faire sortirles épingles; quand on fait sortirla mise, on dit qu'on retire son épingle du jeu. Vous tirez sagement votre épingle du jeu, MOL. le Dép. i, 4. Je crois que le plus sûr est dq ne me point mêler de tout c^la et de tirer adrpitem nt mon épingle du jeu, p^court, Chev. à la mode, iv, 7. || Être tiré à quatre épingles, être très-paré, très-ajusté. Le tout soutenu d'une propreté tirée à quatre épingles, iiahivai'i, Pay sari parvenu, part. (. || Discours tiré à quatre épingles, discours dont le style est affecté, sans naturel. || Cela ne vaut pas une épingle., je n'en donnerais pas une épingle, je m'en soucie comme d'une épingle , j'en donnerais le choix pour une i^pingle; toutes phrases, qui ^e disent de choses qu'on regarde comme sans importance. |J On jetterait,une épingle qu'elle ne tqmberai.t pas à terre, se dit d'une foule très-compacte. || Kig. Coups d'épingles, petites offenses, petites contrariétés qu'on inflig« i quelqu'un. J'aime à rêver, mais ne veux pas Qu'à coups d'épingle on me réveille, deulle, Convers. ii. jj Conspiration de l'épingle noire, çonr spiralion qui se forma sous la Restauration et dans laquelle le» conjurés avaient pris pour sii,'ne de ralliement une épingle noire. || ï" Épingle à cheveux, épingle qui autrefois était droite, et qui est maintenant à deux branches ondulées dans le milieu ; elle est noire et sert aux femmes à retenir leurs cheveux. || 8* Bijou, en forme d'épingle, qui se fixe au linge sur la poitrine et sur la cravate. Épingle de diamant. || 4* Au plur. Don ou gratification qu'on accorde à une femme pour quelque service rendu. C'est pour les épingles des filles, se dit de ce qu'on ajoute , en payant une marchandise ou un ouvrage, au prix convenu. || Don fait à une femme quand on conclut quelque marché avec son mari. Ce sont les épingles de madame. Ahl que vpus, êtes adroit, monsieur Dubois! vous prétendez que, pour me» épingles, je mecot.ientp de ce petit surplus, DANCOURT, Femme d'intrigue, IV, t6. |1 En quelques provinces, épingles se dit pour arrhes. En Bourgogne, quand on vend du vin, on demande des épingles. || 6* Terme de cuisine. Filet de glace qui se forme dans une crème ou dans une autre composition glacée. |{ 6° Goutte de soudure qui perce dans l'intérieur du tuyau de plomb que l'on soude. || 7* Petit morceau de bois fendu, pourattacherdu linge ou des estampes sur une corde.
— HIST. xiu* s. Que nul mestre ne mestresse ne pui.sse acheter fil cher pour feie espingles, se ce n'est à cens du dit meslier, sus peine de l'amande, Liv. des mit. 384. ||xv^ s. Humbles furent, coies et simples. Ne sçurent que ce futd'espingles, Ne d'orgueil; car humilité Estoit en leur simplicité, eust. DESCH. Poésies mss. dans lacubne. Un carteron de longues espingles à la façon d'Angleterre, db iA- BORDE, Éinaux, o. 302. Mme d'Estampes prend de pension, pour ses espingles, cinq cens livres, m. ib. p. 303. Et s'il chiet [tombe] à la dame une espille, il l'amassera, car elle se pourroit afldller ou blecer. Les quinze joyes du mariage, p. 2t. || xvi* s. La moindre picqueure d'esplingue et passion de l'ame, MONT. I, 32». Mais, ne pouvant rien contre vent et marée, il tira son espingle du jeu, o'aub. Hist. m, 331. Ung saphir pncassé à jour, sur ung espingle d'or, garny de douze petites perles, db laborue. Émaux, p. 303.
— ÊTYM. Champ, éplingue; picard, épieule, épiule; génev. épingue; bas-latin, spindula, spinula; du latin spinuia, petite épine, d'après Diez. Scheler conteste cette étymologie, n'admettant pas l'intercalation d'un g; l'allemand Spange, agrafe, a»ec ses diminutifs dialectiques, spangel, spengel, tpingel, lui paraissent expliquer plus nalurullement la forme épingle. L'ancien français espille et le picard épieule représentent non spinuia, mais spiculnm.
t ÉPINGLE (é-pin-glé), ad). Velours épingle, tissu à petites côtes légères en travers de l'étofTe; ces petites côtes sont faites avec des fils de soie comme s'ils avaient été enroulés sur des épingles fines qu'on aurait retirées après le tissage fini, ce qui fait une étoffe qui se froisse facilement comme le velours.
t ÉPINGLER (é-pin-glé), V. a. Ficher une épingle, attacher avec une épingle. || Percer la gargousse d'un canon avec l'épinglette. Déboucher la lumière d'un lusil avec l'éoinglette. || Épingler un bec de gaz, nettoyer à l'aide d'une épingle très-fine les petit* trous par oïl le gaz s'échappe, et qui sont
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sujets à. se .boucher. || S'épingler, v. réft. Attacher ses épingles. .,, . .,
— HIST. ^vi* -s. EsEi.tiglçf,.Qtip^N,,I){éJ.
— RTYM. Épingle; génev. épingoler. . .
t ÉPINGLEBIK (é-pin-gle-riej, s. f. Manufacturo d'épingles. , , ,
— HIST. xui* 8, lis oçt regardé que ijus [nul] at» mesti«r d'espingnerie i;e puisse prendre ^prenti^,, se deux des maistres 4u mestier n'i, sont preseos pour les convenances oïr, Liv. des met. (63.
— ÉTYM. ^piny.ie. . .,.., , , , , , ÉPINGLETTE (é-pin-glM% ».,.f JViguille defec
pour percer la gargoiis.^e ayant d'aqjorcer. || Epingle de fil d'archalpotir déboucher la luipière du fusil. Il Aiguille pour nettoyer les étoffes à mesure qu!onles fabrique. || Terme de marine.. Sorte de petit épissoir.
— ÊTYM. Diminutif i'ipingit. . , ÉPINGLIER, IÈRE(é-pin-gli-é,gli-è-r'), «..n».et
f. Il 1* Celui, celle qui fait ou qui vend des épingles. Le valet de chambre de mon gouverneur trouva chez une misérable épinglière une nièce de t4 aus qui était d'une beauté surprenante, betz, i, 64. Il 2° Épinglier, pièce de la bobine du rouet & fil^r.
— HIST. iiil* s. Les espingliers de Paris ont esgardé pour le proufit etpor l'aYanceraent du mestier que cbascun doit lessier euvre à compile en toutes saisons de l'an, ii». des m^t, < 52. ,, ..
— ÊTYM Épingle. Espinglier s'est dit aussi jiour étui, COQUILUART, Drpitî noui'eouw. ■ ,. ;
t ÉPINICION (é-pi-ni-si-on),*. m. Terme de liturgie. Se dit de l'hymne Sanctiu, sanclus, par où finit la préface de la messe. . .
— ËTYM. 'Ëntvîxiov, chant de victoice, de lia, sur,, et vlxri, victoire. ...
f ÊPINIER (é-pi-nié), s. m. Un des noms vulgaires du tarin. .
— ÊTYM. Épine.
ÉPINIÈRE (é-pi-niê-x'), adj. f-W 1* Terme d'anatomie. Qui appartient à l'épine du dos; usité seulement dans celle locution : la moelle épinière, organe central nerveux que renferme l'épine du dus ou colonne vertébrale, et qui est continu par en haut avec le cerveau. || 2° S. f. Un des noms vulgaires de l'aubépine.
— ÉTYM. Épine. .
ÊPINIERS (é-pi-nié), $. m. plur. Terme de vénerie. Fourrés d'épines, où se retirent les bêtes noires.
— ÊTYM. Épine.
\i, ÉPINOCHB (é-pi-n<>-oh')„,f,Jf,„ Petit poisson commun dans les ruis.seaux de- France, vulgaire? ment, pec, ou savetier, ouécharde, ou épinard(9a«terosteus aculeattis).
— ÊTYM. Épine; picard, ^pinoie. L'ancienne langue disait espinoche, pourépinard.
t 2. ÉPINOCHE (é-pi-no-ch'), ». m. Nom que les droguistes. donnent au café de la meilleure qualité,
t ÉPINYCTIDK (é-pi-ni-kti.-d'), s. f. Nom ilonnô par les médecins grecs à une éruption cutanée qu'on ne sait pas au juste à quoi rapporter.
— ÊTYM. 'EitivuxTi:, deêni, etvùÇ, nuiL
t ÉPIODONTE (é-pi-o-don-f), s. m. Mammifère du genre dauphin, qui se trouve dans les mers do Sicile.
— ÉTYM. 'Kiti, sur, et iSoù.;, dent. .. ,, ^j t ÉPIOOLITHIQUE(é-pio-o-li-ti-k'), adj. Terme
de géologie. Se dit des terrains situés au- dessus du calcaire oolithique.
— ETYM. 'EtiI, sur, et oolithique.
t ÉPIORNIS (é-pi-or-nis'), s. m. Terme de zoologie. Oiseau de Madagascar, connu seulement par ses oeufs qu'on a trouvés pétrifiés ou fossiles, et dont chacun a une capacité d'environ huit litres, et par quelques os.
— ÉTYM. 'Eiti, stir,et4pvK, oiseau.
t ÉPIPAROXYSME (é-pi-pa-ro-ksi-sm'), s. m. Terme de raéd'Cine. Paroxysme qui reparaît plus tût ou plus fréquemment qu'il ne doit revenir.
— ÉTYM. ?El)ii, sur, et paroxysnie, tÊPlPASTIQUE (é-pi-pas-ti-k'), adj. Terme d?
pharmacie. Papier épipastique, papier saupoudra de poudre de cantharides retenue par de la matière emplastique.
— ÊTYM. 'EniuàffiiHv, saupoudrer. -
t ÉPIPÉTALE (é-pi-pé-ta-l'), adj. Terme de botanique. Qui naît sur la corolle. Étamines épipétales, jpar exemple dans les labiées.
— ÊTYM. 'Enî, sur, et p«(oJe. -
t ÉPIPÉTALIE (é-pi-pé-ta-lie), ». m. Terme de botanique. État d'une plante dont les étam nés s insèrent sur la corolle. || Douzième classe de la mâthode de Jussieu. , .
— ÊTYM. ^piprtoiei V •'* i.^-»* '•'•'
j ÉPIPUANE (é-pi-fa-n'), adj. Terme de mjfttio-
ÉPI
logie. Oui apparaît, surnom que l'on appliquait i tous lesdieui. || Illustre, lumom donné i quelque» •cuvera ins parmi les successeurs d'Alexandre.
— Rtym. Voy. epipnANiE.
EPIPHANIE 'é-pi-fa-nie), s. f. Fête (le la manifestation de Jésus aux gentils; le jour des Rois.
— HIST. xiii' s. Li noviax talomelier [lioulangT] doit le premier an qu'il a acheté le mesljer île talemelerie, vingt cinq deniers de coustume à i)ayer au roy, à la Tiphanie et k Pasques vingt deux deniers, et k la Saint Jehan Baptiste, cinq deniers obole, Liv. detmét. 7.
— ÈTYM. Provenç. epifania, piphania ; espagn. «t ital. fpifania; d'iKiçôviia, manireslation, de ItA, iur, et ç»ivEiv, briller, apparaître (voy. PiiÊNOMèNE).
t ÉPlPHARYNX(é-pi-rarinks'), »•. m. Terme de zoologie. Pièce de la bouche des insectes hyménoptères.
— RTYM. *E7ti, sur, et pharynx.
t ÉPIPHÈNOMÈNE (é-pi-fé-no-mé-n') , ». m. Terme de médecine. Symptôme qui survient dans le cours d'une maladie et qui, n'étant pas nécessaire pour la caractériser, parait comme surajouté aux symptômes essentiels.
— ÊTYM. 'EtiI, sur, exphinomène.
t ÊPIPHLÉODE(é-pi-né-o-d'), odj. Terme de botanique. Oui naît sur l'épiderme des végétaux.
— P.TYM. 'Enl, sur, et fXoiiM»);, d'écorce.
t ÊPIPHLÉOSE (é-pi né-ô z') , ». f. Terme d'histoire naturelle. Ëpiderme des végétaux. || Ëpiderme qui recouvre certaines coquilles.
— f.TYM. 'Ekî, sur, etçJoiè;, écorce.
ÊPIPHONÈME (é-pifo-nê-m') , t. m. Terme de
rhétorique. Sorte d'exclamation sentencieuse pariaquelle on termine un récit.
— ËTYH. *Eni9u>vTi|jLa, de ln\, sur, et 9<«viïv, parler, crier.
ËPIPUORA (é-pi-fo-ra), ». t». Terme de médecine. Flux habituel des larmes qui tombent sur les joues au lieu de passer par les points lacrymaux.
— HIST. XVI' s. Epiphora, yeux pleurans, moites ou mousses, par£, xv, 6.
— ÊTYM. 'Eitiçopà, flux, de éni, sur, et (fipeiv, porter
t ÉPIPHORE (é-pi-fo-r') , t. ^ Terme de grammaire. Répétition par laquelle un mot ou plusieurs mots reviennent à la fin de chacun des membres d'une période.
— ETYM. 'Eitiçopà, proprement apport, de iitl, sur, et ^Épeiv , porter.
t ÉPIPHRAGMATIQUE (é-pi-fra-gma-ti-k*) , adj. Qui a le caractère d'un épiphragme.
t ÉPIPHRAGME (é-pi-fra-gm') , ». m. Terme de loologie. Opercule temporaire à l'aide duquel certains mollusques bouchent leurcoquille, ce qui le distingue de l'opercule proprement dit qui est permanent.
— ÊTYM. *Eirl, sur, et çpàfiia, ce qui obstrue.
t ÊPIPHRASE (épi-fra-7.'), s. f. Terme de littérature. Figure de style par laquelle on ajoute, à une phrase qui semblait finie, un ou plusieurs membres pour développer des idées accessoires.
— ÊTYM. 'Eiti, sur, et phraie.
t ÉPIPUYLLANTHE (é-pi-fil-lan-f), ad;. Terme de botanique. Dont les fleurs naissent sur les Teuilles.
— ÊTYM. *Euî. sur, çOXXov, feuille, et àveoç, fleur.
iÉPIPHYLLE (é-pi-fi-P), adj. Terme de botanique. Oui croit ou est Inséré sur les Teuilles des plantes. \\S. f. Espèce de cactée.
— ÊTYM. "Eiti, sur, etçùX>ov, feuille.
t ÉPIPHYLLIN, INE (é-pl-fil-lin , li-n'), adj. Terme de botanique. Dont les organes reproducteurs naissent à la surface des feuilles.
— ÊTYM. Épiphylle.
t ÉPIPHYSE (é-pi-fi-z'), s. f. Terme d'anatomie. Ëminence osseuse qui, unie au corps d'un os par le moyen d'un cartilage, se change en apophyse par les progrés de l'ossification.
— ÊTYM. 'Eitîç«<ri«, de ini, sur, et çûok, action de produire.
t ÉPIPUYTE(é-pi-fl-t'), adj. Il 1« Terme de botanique. Oui croit sur d'autres plantes. || 2* 5. m Plante qui naît sur d'autres plantes, mais sans en tirer sa nourriture; ce qui la distingue des plantes parasites.
— ÊTYM. "Eni, sur, et çutov, plante.
tÉPIPHYTIE (é-pi-fi-tie) , ». /'.Terme de botanique.
Les altérations morbides qui atteignent une grande quantité de pl.nntes de même espèce à la fois, danvin, Organ. de la médec. en France, p. M, )84B. La maladie de la pomme de terre, l'oïdium, la carie du blé sont des épiphyties.
— ETYM. 'E«i, iUr, et ÇVT*v, plMt« } WOt f»it
ËPI
t ÊPIPHYTIQUE (é-pi-fi-ti-k*), adj. Oui appartient aux épiphytes. Maladies épipbytiques, maladies produites sur les plantes, soit par des épiphytes, soit par des parasites végétaux. M En un autre sens, maladies épipbytiques, malRies qui régnent par épiphytie.
t ÉPIPLÉROSE (é pi-plé-rô-z'), ». f. Terme de médecine. Héplélion excessive.
— ÊTYM. *Eitl, sur, et nX^^pbxnc, réplétion.
t ÊPIPLOCÈLE (é-piplo-sè-1'), ». f. Terme de chirurgie. Hernie de l'épiploon.
— HIST. XVI* s. Le dit omentum descent dedans le scrotum, dont telle affection est nommée epiplocele, PARé, I, 13.
— ÊTYM. Épiphon. et xiq)ti, hernie.
t ÉPIPLO-ENTÉROCÈLE (é-pi-plo-an-té-ro-»è-l'), s. f. Terme de chirurgie. Hernie de l'intestin et de l'épiploon à la fois.
— ÊTYM. Épiploon, el entirocéle.
t ÊPIPLOÏQUE (é pi-plo-i-k') , adj. Terme d'anatomie. Oui appartient k l'épiploon. Artère, veine épiploïque.
— ÊTYM. Épiiiloon.
t ÉPIPLO-ISCHIOCÊLE (é-pi-plo-i-ski-o-sè-l'), ». f. Terme de chirurgie. Hernie de l'épiploon par l'échancrure ischiatique.
— ÊTYM. Épiploon, et itehiocéle.
t ÉPIPLOlfTE (é-pi-plo-i-f), ». f. Terme de médecine. Inflammation de l'épiploon.
— ÊTYM. Épiploon. et la finale ite.
t fiPlPLOMÉROCËLE (é-pi-plo-mé-ro-sé 1'), ». f. Terme de chirurgie. Hernie crurale formée par l'épiploon.
— ÊTYM. Épiploon, et mérocèle.
t ÊPIPLOMPHALE (é-pi-plon-fa-1'), ». f. Terme de chirurgie. Hernie de l'ombilic, causée par la sortie de l'épiploon.
— ÊTYM. Epiploon, et o|jiijia).èî, nombril. ÉPIPLOON (épi-plo-on) , s. m Terme d'anatomie.
Grand repli du péritoine qui flotte sur la surface des intestins.
— HIST. XVI* s. Sous la partie unibilicale descend l'ecphysis, et partie supérieure de l'épiploon , PAHÉ, I, •.
— ÊTYM. 'EnEjtXoov , de iiti, sur, et itXeïv, flotter; à cause que l'épiploon flotte, pour ainsi dire, sur les intestins.
t ÉPIPLOSARCOMPHALE (é-pi-plo-sar kon-fa-1') , ». f. Terme de chirurgie. Hernie ombilicale de l'épiploon, devenu dur et comme squjrrheui.
-- ÊTYM. épiploon, aàp^, chair , et iiifaXi;, nombril.
t ÉPIPLOSCHÉOCËLE (é-pi-plo-ské-o-sè-l'), ». f Terme de médecine. Hernie de l'épiploon, qui descend jusque dans le scrotum.
— ÊTYM. Épiploon, àaxéov, scrotum, et xtiXt), hernie.
t ÉPIPOLASE (é-pi-po-la-z'), s. f. Ancien terme de chimie. Action par laquelle, sous l'influence de la chaleur ou autre, une suh.stance se sépare d'un liquide, monte à sa surface, s'y arrête et y surnage sans se volatili.ser.
— ÊTYM. "EitiiTÔXoffiç, de iniicoXdCtiv , surnager, de im, sur. cl itoXtïv, aller.
t ÉPIPOLIQUE (épi-po-li-k'), adj. Oui a rapport à l'épipolase. || Force épipnlique, nom donné par quelques physiologistes à une action par laquelle une substance se sépare d'un tissu pour se montrer au dehors.
f ÉPIPOLISME (é-pi-po-li-sm'), ». m. Manifesutioii, dans un corps, de la force épipolique.
ÉPIQUE (é-pi-k'), adj. \\ !• II se dit des grandes compositions en vers, où le poète raconte une action. Le poème épique, regardé en lui-même, e.st un récit en vers d'aventures héroïques, volt. Ei». »ur la pois. ip. I. Les poètes épiques sont obligés de choisir un héros connu dont le nom seul puis.se imposer au lecteur et un point d'histoire qui soit par lui-même intéressant, m. ib. m. Les Français riaient quand on leur disait que l'Angleterre avait un poème épique dont le sujet était le diable combattant contre Dieu et un serpent qui persuade k une femme de manger une pomme.... je fus le premier qui fis connaître aux Français quelques morceaux.... 10. xb. IX. Quelques-uns ont voulu réparer notre disette en donnant au Télémaque le titre de poème épique; mais rien ne prouve mieux la pauvreté que de se vanter d'un bien qu'on n'a pas : on confond toutes les idées, on transpose les limites des arts, quand on donne le nom de poèmu à la prose, ID. ib. IX. Ce serait un grand plaisir et même un t'rand avantage pour un homme i|ui pense d'eia-
niintr toui mi potnw É^ii^Mi ii« iliflirwti m-
EPI
ture, nés en des siècles et dans des pays éloignés les uns des antres, id. «6. i. Thomas e«* en trav,ijl d'un gros poëme épique, ciLiEar, XVIII* tiicle. Il 8° Propre k l'épopée. Le genre épique. Des vers épiques. Le ton épique. D'un air plus grand encor la poésie épique , Dans le vaste récit d'une longue action. Se soutient par la fable et vit de fiction, BOIL. Art p. III. Ce reproche fait par un homme d'esprit [Halezieu] k la nation française de n'avoir pas la tête épique, appartient un peu k tous no* peuples modernes, si enfoncés dans les intérêts map tériels de hi vie, si entravés, si préoccupés de tous les soins de leur civilisation élégante et industrieuse, YiLLEUAiN, Lut. fr. 18* tiècle, i' partie, ir* leçon. Il Substantivement. On fait vanité de porter l'épique dans la tragédie; en croyant la parer, on la déguise, i.auotte, Ri/ionte à M. df Voltaire. Il S* Oui s'applique à l'épopée. On poète épique. Il 4* Par extension, digne de l'épopée. Les dra^'ons chevelus, les grenadiers épiques. Et les rouges lanciers.... v. huoo, Crc'p. 5.
— ÊTYM. 'E-noç, poème.
t ÉPIRRHÊE (é-pi-rrée), ». f. Terme de médecine. Afflux des humeurs.
— ÊTYM. 'Eti^^oia, de iiii,sur, et ^eN, couler.
t ÉPIRRHIZE (é-pi-rri-z'), adj. Terme de botanique. Se dit des plantes qui croissent sur les racine» des arbres et y vivent en parasite.
— ÊTYM. *Eitt, sur, et fiÇa, racine. L'orthographe épirhize qu'on trouve dans certains livres est fautive; l'r se double dans les mou grecs ainsi composés.
tÉPlSClIÈSE (é-[ii-skèz'), ». f. Terme de médecine. Suppression d'une évacuation naturelle, telle que les menstrues.
— ÊTYM. 'EitCo/eaiî, de Jitl, et o^tiv, arrêter. ÉPISCOPAL , ÀLE (é-pi-sko-pal, pal'), adj.
Il 1* Oui appartient k l'évêque. La dignité épiscopale. Palais épiscopal. Ornements épiscopaux. I.e caractère de saint Chrysostome était de parler aux grands et aux puissants, même dans le temps de leur plus grande prospérité, avec une force et une liberté vraiment épiscopale, rollin, Traité det El. IV, 2. Les qualités littéraires étaient relevées et même sanctifiées dans l'archevêque de Rouen par toutes les vertus épiscopales, par la vie la plus exem- (ilaire, et la plus tendre bienfaisance pour les malheureux, d'alembert, Éloget, Colbert. || %• L'Église épiscopale, c'est-k-dire l'Eglise anglicane, ainsi dite parce qu'elle a conservé les évêques. || Episcopaux, nom qu'on donne, en Angleterre, k ceux qui composent proprement l'Église anglicane, et par opposition aux presbytériens.
— ÊTYM. Lat. epùcopalt», de «piicopu», évêque (voy. êvèoie).
t ÉPISCOPALEMENT (é-pi-sko-pa-le-man), adv. D'une manière épiscopale. Il [Nesmond] vivait fort honorablement, mais sans délicatesse, fort épiscopaiement, avec modestie et avec économie, ST-sut.
— ÊTYM. J?pt<eopaI«, et le suffixe ment. ÊPISCOPAT (é-pl-skopa; le t ne se lie pas), ».m.
Il 1* Dii;nité d'évêque. L'épiscopat est un ministère de force et de fermeté, mass. Or. fun. Villart. Il f Temps durant lequel un évêque occupe un siège. Puissent les siècles k venir dater de son épiscopat la renaissance de la foi, de la doctrine, de la piété! MASS. Or. fun. nilars. || 8* Corps de» évêques. L'épiscopat français. ICn vain les rois d'Angleterre ont cru les pouvoir retenir [les esprits émus] sur cette pente dangereuse (l'innovation religieuse] en conservant l'épiscopat, Boss. Reine d'An'jlct. Qu'est-ce que l'épiscopat, quand il se sépare de l'Église qui est son tout, aussi bien que du saintsiège qui est son centre, pour s'attacher contre sa nature k la royauté comme k son chef? id. t6. Né pour ainsi dire dans le sein de l'épiscopat, ut trouvant, k côté de ses ancêtres, une si longue suite de sages pontifes, mass. Or. fun. Villart.
— ÊTYM. Lat epùcopotu», épiscopat (voy. gvÊCHiS t ÉPISÉMASIE (é-pi-sé-ma-zie), ». f. Terme de
médecine. L'invasion d'une maladie, le premier moment où elle se fait remarquer.
— ÊTYM. "Emimiuiiiia, de iici, et art^aaia, ma* nifestation.
t ÉPISÉME (épi sô-m') ou ÊPISÉMON (é-pi-sémon), ». m Nom des trois caractères étrangers k l'alphabet (les caractères pour e ou sigma-tau, pour 90 ou coppa, et pour ROO ou sampi) dont les Grecs se servaient dans leur numération écrite, et p;irticulièrement affecté au signe du nombre six (le sigma-tau, Ç).
— ETYM. 'EitioTiiov, signe (voy. r.PistiusiE),
pM(é d'ua uoi giii«r«i k un mo* ifi<Mi,
ÉPI
f ÉPISIOCÈLK (é-pi-si-o-sê-n, f. f. Terme dB chirurgie. Prolapsus du vagin.
— ÉTYM. "ETtiffeiov, pubis, et xi^Xni, hernie.
t ÉPISIORRHAPHIE(é-pi-si-o-rra-fie), î.ATerme de chirurgie. Suture des parois vaginales ou des grandes lèvres, à l'effet de remédier au prolapsus de l'utérus ou du vagin.
— ÉTYM. "Eitraeiov, pubis, et fâçir|, suture. ÉPISODE (é-pi-zo-d'), *. m. || 1° Action incidente
liée à l'action principale dans un poème, dans un roman , dans un tableau. L'épisode d'Aristée dans les Géorgiques. L'épisode de Velléda dans les Martyrs. Inventer des épisodes, ce n'est pas tant inventer qu'ajouter à ce qui est déjà inventé, corn. 2* dise. trag. Un autre reproche qu'on peut faire à Marivaux dans ses romans, c'est de s'y être permis de trop longs épisodes; celui de la religieuse, dans Marianne, occupe lui seul plus d'un volume, d'alemb. Éloges, Marivaux. || i° Incident, fait remarquable qui se rattache à un ensemble d'événements importants. Un épisode de la Révolution. De croire qu'entre Alberoni et ChamiUart il n'y ait point quelque épisode de Flandre, je pense que ce serait fort se tromper, st-sim. 208, «3. Admirez la sagesse d'Homère, il n'a choisi pour l'Iliade qu'un épisode de la guerre de Troie, barthél. Anach. chap. 7). Il 3" Terme de musique. Pensée accessoire que l'on introduit dans une fugue ou toute autre composition d'un style rigoureux.
— REM. Ce mot a été masculin ou féminin durant le XVII* siècle, aujourd'hui il est masculin.
— HIST. xvi* s. Et si quelque subtil esprit me reproche que c'est une episodie.... d'aub. Hist. m, 21 .
— ÉTYM. 'E7tei(To8o5, action d'intervenir, de inl, EÎ;, en, et éSoç, voie, chemin. Le nom grec de l'e'pisode était non êueidoSo;, mais un dérivé, ineioô- Siov ; et c'est ce dérivé dont d'Aubigné fait un mot français.
t ÉPISODIER (é-pi-zo-di-é), V. a. Étendre une fable en y entremêlant des épisodes, Diclionn. de l'Acad. de <7I8. Hors d'usage.
ÉPISODIQUE (é-pi-zo-di-k') , adj. Qui appartient à l'épisode, qui n'est pas essentiel à l'action principale. Les intérêts des seconds amants qu'on introduit et qu'on appelle communément des personnages épisodiques, corn. <" dise. Une action épisodique qui ne doit pas amuser le théâtre quand la principale est finie , id. Ex. de Mélite. || Poème épisodique , celui qui se forme de plusieurs chants indépendants les uns des autres, comme les Amours épiques de Parseval. || Pièce épisodique ou pièce à tiroirs, pièce .composée de scènes qui ne sont pas liées entre elles, comme les Fâcheux de Molière, les Originaux de Fagan. Au lieu d'une intrigue, j'en vois trois ou quatre; et c'est pour excuser ce défaut que j'avais d'abord appelé la pièce comédie épisodique, picard. Préface de la Petite ville.
— ÉTYM. Épisode.
t ÉPISODIQUEMENT (é-pi-zo-di-ke-man) , adv. D'une façon épisodique. Interrompre épisodiquement une narration.
— ÉTYM. J^pisodt'que, et le suffixe ment.
t ÉPISPADIAS (é-pi-spa-di-as') , ». m. Terme de médecine. Vice de conformation de la verge, dans lequel l'ouverture de l'urèthre est placée sur la partie supérieure ou dorsale.
— ÉTYM. "ETti, sur, etoTtâw, tirer.
■\ ÉPISPASE (é-pi-spa-z') , s. f. Terme de médecine. Éruption locale survenant sous l'influence d'un traitement et indiquant une modification générale de l'économie, telle que la poussée des eaux de Louesche.
— ÉTYM. Voy. ÉPISPASTIQUE.
ÉPISPASTIQCE (é-pi-spa-sti-k') , adj. || 1» Terme de pharmacie. Qui irrite la peau et soulève l'épiderme. Les canlharides sont épispastiques. || S. m. Un épispastique énergique. || 2° S. m. Terme de zoologie. Nom d'une famille d'insectes coléoptères (les vésicants).
— ÉTYM. 'Emoitamixèç, de èmonôw, attirer, de inl, etdiiâv, tirer (voy. spasme).
t ÉPISPERMATIQUE (é-pi-spèr-ma-ti-k') , adj. Terme de botanique. Qui a rapport à l'épisperme.
■f ÉPISPEKME (é-pi-spèr-m'), s. m. Terme de botanique. Tégument extérieur de la graine, dit vulgairement peau. {| Sac membraneux dans lequel sont contenues les spores de quelques algues.
— ÉTYM. 'Ejti, sur, et onÉpjia, graine. ËPISSÉ, ÊE (é-pi-sé, sée), part, passé. Cordes
épissées.
ËPISSER (é-pi-sé), v. a. Terme de marine. Séparer les torons de deux bouts de corde et les entrelacer de manière à réunir les deux cordes.
EPI
— ÉTYM. Holl. tplitsen; allem. splilxen ;!ingl. to tpitce; du haut-allem. ipJtian ; isl. spiito, fondre.
ÉPISSOIR (é-pi-soir), s. m. || l'Terme de marine. Instrument en forme de poinçon, dont on se sert pour épisser les câbles. || 8° Terme de pêche. Sorte de cheville de fer dont les emballeuses de poisson se servent pour écarter les osiers des paniers et y passer les ficelles.
— ÉTYM. Épisser.
ÉPISSURE (é-pi-su-r'), s. f. Terme de marine. Assemblage de deux bouts de cordages par l'entrelacement de leurs torons.
— ÉTYM. Épisser.
t ÉPISTAMINAL, ALE (é-pi-sta-mi-nal, na-l'), adj. Terme de botanique. Qui se développe sur les étamines. Glandes épistaminales.
— ÉTYM. 'Eul, sur, et le lat. stamen, fil (voy. examine).
t ÉPISTAMINÉ, ÉE (é-pi-sta-mi-né, née), odj. Terme de botanique. Dont les étamines naissent sur le pistil.
+ ÉPISTAMINIE (é-pi-sla-mi-nie) , s. f. Terme de botanique. État des plantes dont les étamines sont implantées sur le pistil. || Cinquième classe de la méthode de Jussieu.
t ÉPISTASE (é-pi-sta-z'), s. f. Terme de médecine. Matière qui est tenue en suspension dans l'urine, soit nuage, soit énéorème.
— ÉTYM. 'Emaïadi?, de ènl, sur, et ordui), se tenir.
t ÉPISTATION (é-pi-sta-sion), î. f. Terme de pharmacie. Action d'épister.
t ÉPISTAXIS (é-pi-'sta-ksis'), s. f. Terme de médecine. Écoulement de sang par les narines.
— ÉTYM. 'EittdToÇiç, de iitî, sur, et otôÇsiv, couler goutte à goutte.
f ÉPISTER (é-pi-sté), v.a. Terme de pharmacie. Réduire en pâte une substance que l'on pile dans un mortier. || Détruire la cohésion des sirops mous en les écrasant dans un mortier.
— ÉTYM. É pour es.... préfixe, et le lat. pistare, piler.
+ ÉPISTERNAL, ALE (é-pi-stèr-nal, na-l'), adj. Terme d'entomologie. Se dit des apophyses qui se portent dans l'intérieur du corselet de l'insecte, et se dirigent obliquement en dessus et en dehors. Il S. m. Pièce du sternum des tortues.
— ÉTYM. Episternum.
t ÉPISTERNUM (é-pi-stèr-nom'), s. m. Terme de zoologie. Pièce du thorax des insectes hexapodes.
— ÉTYM. 'Eiti, sur, ex sternum.
ÉPISTOLAIRE (é-pi-sto-lê-r'), adj.\\ 1° Qui appartient à l'épître; qui concerne la manière d'écrire les lettres. Genre épistolaire. Jugeant de vous par moi-même, je suis persuadé, monsieur, que notre amitié n'a pas besoin, pour se conserver dans toute sa force, du secours ou de l'aliment d'un commerce épistolaire, BAYLE, Lett. à Silvestre, 6 juin 1898. Rien n'est plus propre à nourrir, si l'on peut parler ainsi, la réputation d'un homme de lettres et quelquefois même à la fonder, au moins pour un temps, qu'un grand commerce épistolaire, d'alemb. Éloges, Bouhier. Si, dans la vie réelle, les lettres sont ce qui met le plus l'homme à nu, il me semble que, dans le roman, l'adoption du style épistolaire est la plus puissante et, pour ainsi dire, la plus vraie des illusions, vile.emain, l.itt. fr. xviii" siècle, 2* part, t" leç. || Genre épistolaire, division des traités de littérature dans laquelle on co.naprend particulièrement les lettres familières; règles sur la manière d'écrire une lettre. || S. m. Auteur qui a cultivé ce genre. Mme de Sévigné et Voltaire sont nos meilleurs épistolaires. || 2* Terme de paléographie. Papier épistolaire, papier auguste ou royal dont les anciens se servaient pour écrire des lettres.
— ÉTYM. Lat. epistolaris , de epistola, lettre, épitre (voy. êpîtrè).
t ÉPISTOLIER, ÈRE (é-pi-sto-lié, liê-r'), s. m. et f. Celui, celle qui est célèbre par les lettres qu'il a écrites, et aussi celui, celle qui écrit beaucoup de lettres. Vous ne serez pas fâché de savoir particulièrement que le grand épistolier de France [Balzac lui-même] a jugé en votre faveur que vous écriviez mieux des lettres qu'homme du monde, b»lz. ielt. à Conrart, 16 août t649. Mais grâce.... Au grand épistolier Balzac, X Chapelain l'archipuriste, MÉNAGE, Bequête des dict. à l'Acad. la nature avait comblé Mme de Sévigné.... l'art, se joignant en elle au génie, en a fait l'incomparahle épistolière qui a laissé à mille lieues derrière elle Balzac et Voiture, et que Voltaire lui-même n'a point surpassée, cousin , dans le Dict. de dochez.
— ÉTYM. Lai. epistiilaris, de epistola, lellre,
ÈPI
épttre (voy. épIthe). Au xvi* siècle on trouve épistolier, signifiant celui qui chants l'épître au dimanche, PARÉ, VI, 16.
ÊPISTOLOGRAPHE ( é-pi-sto-lo-gra-f ) , s. m. Il !• Celui qui écrit des lettres. || Auteur ancien dont on a des recueils de lettres. || 2* Nom du secrétaire des rois Lagides, qui était à la fois chef suprême des établissements littéraires d'Alexandrie et ministre des cultes pour toute l'Egypte; il était toujours Grec de naissance.
— ÉTYM. 'EmcrcoXoTfpâçoç, de lm<no\!>, en latin epistola, épître (voy. ce mot), et fP»?»'', écrire
(voy. GRAPHIQUE).
t ÉPISTOLOGRAPHIE (é-pl-sto-lo-gra-fie) , s. f. Il 1» L'écriture des lettres , l'art de les écrire. Il 2» Terme d'antiquité. Système d'écriture vulgaire chez les anciens Égyptiens. On enseignait d'abord au néophyte l'épistolographie ou la forme et la valeur des caractères ordinaires, dider. Opinioru des anc. phil. (égyptiens).
— ÉTYM. Voy. ÊPISTOLOGRAPHE.
t ÉPISTOLOGRAPHIQUE (é-pi-sto-lo-gra-fi-k*) , adj. Qui a rapport à l'épistolographie. || Se dit de l'espèce d'écriture égyptienne qui est plus souvent appelée démotique ou enchorique.
+ ÉPISTOME (é-pi-sto-m'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Synonyme d'opercule.
— ÉTYM. 'Eiti, sur, et <nôiia, orifice.
tÉPISTROPHE (é-pistro-r), s. f. Figure de diction. Répétition d'un mot à la fin des membres d'une phrase.
— ÉTYM. 'EmoTpocpri , retour, de inl, sur, et
OTpOÇ^ ('Oy. STROPHE).
t ÉPISTROPHÉE (é-pi-stro-fée) , *. f. Terme d'anatomie. Nom donné à la seconde vertèbre cervicale ou axis.
— ÉTYM. "EnKirpÉçeiv, tourner, de iiii, et ntpc- 961V (voy. STROPHE); ainsi dite parce que la première tourne sur elle comme sur un pivot.
ÉPISTYLE (é-pi-sti-1') , s. m. Terme d'afchitecture. Nom que les architectes gréco-romains donnaient à une architrave ou poutre placée horizontalement sur les chapiteaux d'une colonne et s'étendant de l'un à l'autre, de manière à former un lit continu sur lequel reposait la construction qui couronnait l'édifice.
— REM. L'Académie indique ce mot comme étant du féminin; mais ce ne peut être qu'une faute d'impression, tous les mots en .... style étant masculins.
— ÉTYM. 'EitidrOJiov, de inl, sur, et oiûXoç, piher, colonne (voy. style).
t ÉPISYLLOGISME (é-pi-sil-lo-ji-sm') , s. m. Terme de logique de Kant. Raisonnement qui, faisant partie d'une série polysyllogistique, prend, pour une de ses prémisses, la conclusion d'un raisonnement précédent, dit prosyllogisme. C'est i peu près ce qu'on nomme plus souvent sorite, sinon que le sorite comprend non pas seulement deux, mais plusieurs syllogismes.
— ÉTYM. 'Eiti, sur, et syllogisme.
t ÉPISYNALÈPUE (é-pi-si-na-lè-P) , t. f. Terme de grammaire. Espèce de contraction, consistant en l'élision d'une voyelle dans l'intérieur d'un mot : je vous loûrais, pour je vous louerais.
— ÉTYM. 'Eitî, et synalèphe : autre synalèphe. t ÉPISYNTHÉTIQUE (é-pi-sin-té-ti-k'). || i° .idj.
Qui appartient à l'épisynlhétisme. || 2° S. m. plur. Les épisynthétiques, nom d'une secte médicale dont les partisans se proposaient de concilier les principes des méthodistes avec ceux des empiriques et des dogmatistes, le clerc, Hist. de la méd. ii, iv, ).
— ÉTYM. "EmiiuvOttixoc , qui entasse, de ént, sur, et (tOvOsoiç, composition (voy. synthèse).
t ÉPISYNTHÊTISME (é-pi-sin-té-ti-sm'), s. m. Doctrine des épisynthéliques.
f ÉPIT (é-pi), s. m. Grande perche de bois qui forme le manche d'une pelle à feu dans les salines.
— ÉTYM. Le même que épieu.
ÉPITAPHE (é-pi-ta-r) , s. f. || 1° Inscription sur un tombeau. Toutes nos charges tomberont bientôt avec nous; la mort confondra les cendres de celles [les dames] qui brillent â la cour et de celles qui sont obscures dans la retraite, et toute la différence ne va qu'à quelques titres de plus ou de moins dans nos épitaphes, fléch. Urne de Montausier. Ci-gît Olympe, à ce qu'on dit; S'il n'est pas vrai, comme on souhaite, Son épitaphe est toujours faite; On ne sait qui meurt ni qui vit, M"' decrecy, dans ménage, Remarques. Il parait qu'on ne commença à mettre des épitaphes sur les tombeaux de nos rois que sous la seconde race, saint-foix. Ess. Paris, OEurrvs, t. iv, p. <*2, dans pougens. Copernic fut inl-.umé dans la cathédrale de Frauenberg sans
ÊW
pompe et sans épitaphe, laplace, Batpo*. v, 4. Venez tous, passants, venez lire L'épitaphe que je me fais, BÉRANO. Épitaphe. || Fig. Faire l'épitaphe de quelqu'un, dire après sa mort le bien ou le mal qu'on en pense. [Le temps après la mort] où l'on fait le recueil des bonnes et des mauvaises qualités de ceux qui meurent, et où chacun, retraçant dans son esprit les sujets qu'il a de s'en louer ou de s'en plaindre selon ses passions, fait leur épitaphe à sa mode, FLÊCH. Urne de Montausier. || Menteur comme une épitaphe, se dit d'un louangeur exagéré. || 11 fera l'épitaphe du genre humain, se dit d'un homme robuste qui paraît devoir vivre longtemps. Les yeux vifs, le teint frais, la face rubiconde, Vous ferez, j'en suis sûr , l'épitaphe du monde , boursault , Ésope à la cour, iv, 2. {| î» Terme d'architecture. Tablette ornée de sculptures, que l'on place sur le mur d'une église ou contre un pilier avec une inscription sépulcrale.
— REM. Dans le xvii* siècle, épitaphe était indifféremment des deux genres (Je n'ai plus qu'à mourir, mon épitaphe est fait, corn. Sutle du Menteur, I, C); aujourd'hui il est uniquement féminin.
— HIST. xiii* s ont cscrit une espilace Desoz
col arbre en une place, Ben. <0(S). |{ xv s. Le roy fut mal content des epitaphes [placards] et libelles diffamatoires qu'ainsi avoient esté mises et attachées, à l'esclandre du dit monseigneur le connestable et d'aultres, Chr. scand. de Louis XI, an 4471, p. (73, dans LACUHNE. Il XVI* s. Hz feirent engraver dessus sa sépulture un épitaphe de telle
substance, amvot, Àrist. bo Puis mourant dit
adieu X ses enfants qui sur lui ont posée Cette épitaphe et la tombe arrosée, uarot, dans ménage, Hem.
— ÉTYM. "Eitiidiçioç, de l%\, sur, etxaç^, sépulture.
ÉPITASE (é-pi-ta-z') , s. f. \\ 1° Terme de rhythmique ancienne. Appui de la voix sur la syllabe accentuée, par exemple sur la syllabe ve dans avéna. \\ 2* Terme de musique ancienne. Passage du grave à l'aigu, jj S" Terme de critique littéraire. Partie du poème dramatique qui, venant après la protase ou exposition, contient les incidents essentiels et le nœud de la pièce. Quoi! monsieur, la protase, l'épitase et la péripétie.... mol. Cril. de Vec. des femmes, 7.
— ÉTYM. 'ETitTaii;, de M, et Tâoiç, extension, de xetvEiv. tendre (voy. ce mot).
•j- ÊPITE (é-pi-f) , s. f. Terme de mer. Petit coin de bois qu'on insère dans une cheville pour la grossir.
ÉPITIIALAME (é-pi-ta-la-m') , s. m. || 1° Petit poëme pour célébrer un mariage; genre qui nous vient de l'antiquité , où il était particulièrement usité. L'épithalame de Thétis et de Pelée, par Catulle. Quelque épithalame à la glace Dans un petit monde bourgeois, gresset, Chartreuse. Paris, dont TOUS allez vous attirer le bl4me. Fera votre épitaphe au lieu d'épithalame, boissy, Deh. tromp. v, 3. Alors le poète [Milton], resté comme à la porte du berceau [où sont Adam et Eve], entonne, à la face du firmament et du pôle chargé d'étoiles, un cantique & l'hymen; il commence ce magnifique épithalame sans préparation, et par un mouvement inspiré, chateaub. Génie, il, li, 3. || Fig. Quand, laissant ma voile Fuir au gré de l'air. Penché sur la lame. J'écoute avec l'âme Cet épithalame Que chante la mer, v. bugo, Crép. 20. || 2° Se dit de gravures allégoriques, composées par des dessinateurs hollandais, pour accompagner des vers sur la célébration d'un mariage.
— ÉTYM. 'EnieaXàinoç, de iîci, sur, et 6àXa- (loc, lit nuptial.
t JÎPITHÊLIAL, ALE (é-pi-té-li-al, a-1'), adj. Il i'Termed'anatomie. Quia rapport àl'épithélium. Il 2» Termede chirurgie. Tumeurépilhéliale, tumeur formée essentiellement des éléments de l'épithélium, et qui, extirpée, est sujette à récidive.
t ÉPITHÊLIOMA (é-pi-lé-li-o-ma), t. m. Terme de chirurgie. Synonyme de tumeur épithéliale.
tÉPITHÉLIUM (é-pi-té-li-om'), s. m. ' Terme d'anatomie. L'analogue, dans les membranes muqueuses, de ce qu'est l'épiderme à la peau.
— ÉTYM. *E7ti, sur, et 6ri^, mamelon, parce que Ruisch attribua d'abord ce nom à la pellicule qui recouvre cette partie; ^Xit, de tau, nourrir, donner à teter (voy. teteh).
ÊPITHËME (é-pi-tê-m') , s. m. \\ l' Terme de
Îiharmacie. Tout médicament topique, autre que 'onguent et l'emplâtre. || 2'' Terme de zoologie. Appendice corné qui surmonte le bec de certains oiseaux.
ÊPI
— HIST. xvi's. Appliquer emplastres, linimens, cataplasmes, epithemes, fomentations, fkKi,i,Préf.
— ÉTYM. 'EmOtiiot, de inl, sur, et Oétia, action de poser (voy. thème).
ÊPITHËTE (é pi-tù-f), I. f. || !• Mot qualificatif. Amas d'épiihètes. Encor si, pour rimer dans sa verve indiscrète, Ma sause au moins souffrait une froide épithète, boil. Sat. u. En général, il ne faut pas multiplier les épithètes sans nécessité ; car tout mot qui n'est pas nécessaire nuit à la liaison, CONDILLAC, Art d'écrire, i, 6. C'est en partie de la liberté que nos pères prenaient de donner des épithttes aux personnes qu'est venu l'usage des noms propres de famille, dumarsais, Mél. gramm. t. V, p. 228. Il Ëpithttes caractéristiques, celles qui caractérisent immédiatement un objet, une situaliin; épithètes oiseuses, celles qui ne signifient rien ou presque rien ; épithètes contradictoires , celles qui disent le contraire de ce que l'auteur devrait dire. Il Se dit, dans les dictionnaires poétiques ou gradus, des adjectifs qui peuvent être donnés comme épithètes à un substantif, et qui, réunis sous un même coup d'œil, aident l'élève à faire des vers latins. Il 2' Qualification, presque toujours en mauvaise part. L'épithète est un peu forte.
— REM. Ce mot a été longtemps masculin : épithMes oisifs, BALZAC, dans ménage, liemarques ; épithète mal placé, vaucelas, ib. Aujourd'hui il est féminin.
— SYN. ipiTHÈTB, ADJECTIF. Ces deux mots signifient étymologiquement la même chose. Mais, chez nous, l'usage met entre eux une différence qui est très-bien exprimée dans le passage suivant : < En éloquence et en poésie, on appelle épithète un adjectif sans lequel l'idée principale serait suffisamment exprimée, mais qui lui donne ou plus de force, ou plus de noblesse, ou plus d'élévation, ou qnulque chose de plus fin, de plus délicat, de plus touchant, ou quelque singularité piquante, ou une couleur plus riante et plus vive, ou quelque trait de caractère plus sensible aux yeux de l'esprit, » marmontel, Elém. littér. (Euv. t. vu, p. 239, dans pouGENS.
— HIST. XVI* s. Quant aux épithètes qui sont en nos poètes françois, la plus grand' part en sont froids ou ocieux, nu bellav, dans ménage. Rem.
— ÉTYM. 'EtiiOeto;, ajouté, adjoint, de èiti, à, et TtOÉvai, mettre, placer; formation à laquelle est parallèle le latin adjectivus, de ad, à, et jacere, jeter, mettre.
t ÉPITHÊTIQUE (é-pi-té-ti-k'), adj. Néologisme. Chargé, rempli d'épithèles. Style épithétique.
t ÉPITHÉTISME (é-pi-té-ti-sm'), s. m. Terme de rhétorique. Figure d'élocution qui consiste à modifier l'expression d'une idée principale par celle d'une idée accessoire.
— ÉTYM. Épithète.
t ËPITICHISME (é-pi-ti-ki-sm') , s. m. Terme
d'antiquité. Construction plus récente faite sur d'anciennes substructions. Cette légende , tirée d'un vers d'Euripide , consiste en ces mots bases cyclopéennes ( KuxXûtiwv pà6pa), signifiant que la partie inférieure a été bâtie par les Cyclopes, comme si le poète à qui nous l'empruntons avait voulu montrer qu'il avait déjà remarqué le fait constant de l'épitichisme des constructions helléniques au-dessus des constructions cyclopéennes , petit- RADEL, Monum. cycl. p. H.
— REM. Il faut écrire épilichisme, et non épiteichisme, la diphthongue ei se rendant par t en latin, et, par conséquent, dans les transcriptions françaises qui se font suivant le système latin.
— ÉTYM. 'EmTeiy.t(JnÔ5, construction sur, de im, sur, ettetxoî, muraille.
ÉPITOGÈ (é-pi-to-j), s.f. Il 1° Sorte de manteau des anciens Romains, qui se portait par-de.ssus la toge. Il 2° Sorte de chaperon que les présidents à mortier et le greffier en chef du parlement portaient dans les grandes cérémonies. U ne s'agissait [pour les présidents] que de prendre leurs grandes robes rouges avec leurs épi toges et leur mortier à la main, st-sim. 343, 243. || S" Sorte d'ornement que les professeurs des lycées portent sur la robe, attaché sur l'épaule, pendant devant et derrière, en soie jaune pour les professeurs des lettres, en soie rouge groseille pour les professeurs des sciences , et garni de un, deux ou trois rangs d'hermine, suivant les grades de bachelier , licencié ou docteur. Cet ornement se nomme aussi chausse (voy. ce mot).
— HIST. XV* s. Le greffier civil testu d'un epitoge d'escarlatte, godefhot, Obs. sur Charles VU l,
p. 433, dans LACUHNK.
ÉPI
— ETYM. Lat. epitogium, de M, sur, et toga, toge.
t ÊPITOIR (é-pi-toir), s. m. Terme de marine. Instrument de fer qui sert à faire entrer l'épile.
t ÉPITOMATEUK (é-pi-to-ma-teur), ». m. Celui qui compose un épitome.
— ÉTYM. I.at. fictif epitomatorem, indiqué par le verbe epilomare, abréger.
ËPITOUE (è-pi-to-m') ou, plus usité, ÉPITOMÉ (é-pi-to-mé), s. m. || 1* Abrégé d'un livre. L'épitome de Justin. Kepler dit, au quatrième livre de son épitome.... VOLT. A'eiolon , m , 6. || 2* S'écrit et se prononce toujours épitome, quand on parle d'un abrégé de l'histoire sainte ou de l'histoire grecque à l'usage des élèves qui commencent l'étude du latin. Il en est encore à l'épitome.
— ÉTYM. LaL épitome, du grec ImiOiii), abrégé, de M, sur, et TO(j.ri, section, retranchement.
ÉPÎTRE (é-pi-tr'), t. f. || 1* Lettre missive chez les anciens. Les épîtres de Cicéron. Ëplire de saint Paul aux Corinthiens. || Cet homme est familier comme les épîtres de Cicéron, il a une familiarité excessive; se dit parce qu'on a appelé les lettres de Cicéron à ses amis, lettres familières (epistuUe ad familiares). \\ Familièrement. J'ai reçu de lui une longue épître. || 2* Lettre en vers sur un sujet philosophique ou satirique. Les épîtres d'Horace, de Boileau, de Pope. La faveur que l'ode semble avoir perdue, l'épître paraît l'avoir gagnée, n'ALHMb. Héflex. sur la poésie. Œuvres, t. iv, p. «25, dans POUGENS. On attache aujourd'hui à lépltre l'idée de la réflexion et du travail, et on ne lui permet pas les négligences de la lettre, marmontel, ÉiémenU litt. Œuvres, t. vu, p. 250, dans pougens. || 3 Êi'ltre dédicatoire, dédicace mise en tète d'un livre. U faut croire que l'estime et l'amitié ont inventé l'épltre dédicatoire, mais la bassesse et l'intérêt en ont bien avili l'usage, marmontel, tb. p. 263. || i-Terme de liturgie. Leçon qui se dit un peu avant l'évangile. La messe en est à l'épître. Le côté de l'épître, la partie du chœur qui est à la droite du prêtre quand il est tourné vers l'autel.
SYN. épItre, lettre. Missive qu'on envoie à
quelqu'un : lettre est le terme général; épître, au contraire, est plus particulièrement appliqué aux lettres des anciens auteurs (les épîtres de Cicéron) ou aux lettres en vers qu'on adresse à quelqu'un. Au cas de missives modernes et non en ver», épître ne se dit qu'ironiquement.
— HIST. xit* s. Voldrai vus les epistles e dire e reconter, Qu'ai rei et as evesques enveiad li bon ber [homme, voy. baron]. Th. le mart. 7i. || xiii* s. Après, li viesti on le [la] tunique qui doit iestre vers [verte] , en la quele on list l'epistole qui senefie soufrance, Chr. de Rains, p. lo*. Une merveilleuse parole Que moult de gens tindrent à foie. Qui est escrite en ses epistres [d'Héloïse], la Rote,
— ÉTYM. Lat. epùlola, du grec iitisToX^ , lettre, de èni, vers, et oréXXtiv, envoyer, disposer (voy. stole). Palsgrave, p. 23, remarque qu'on écrit épistre et qu'on prononce ept'lre.
f ÉPITRITE (é-pi-tri-f), adj. || 1* Dans l'arithmétique ries anciens, nombre épitrite, nombre composé d'un autre nombre, plus le tiers de celui-ci. 4 est épitrite relativement à 3. || 2" S. m. Terme de prosodie. L'épitrite, pied grec ou latin composé de quatre syllabes, dont trois longues et une brève. Il Terme de musique ancienne, ou plutôt d'ancienne rhythmique.Rhythme correspondant au pied qui porte le même nom.
— ÉTYM. 'EitiTpiTo;, de iitl, sur, et TptTo;, troisième, tiers.
f ÉPlTROCULÉE(é-pi-tro-klée), s. ^. Terme d'anatomie. Ëminence située à la partie interne d» l'extrémité cubitale de l'humérus, au-dessus de la trochlée.
— ÉTYM. 'Eni, sur, et trochlée.
t. ÉPITROPE (é-pi-tro-p'), s. f. Figure de rhétorique, qui consiste à accorder quelque chose qu'on, pourrait contester, afin de donner plus d'autorité i ce qu'on veut persuader. t
— ÉTYM. 'ETTiTpoTcii, concession, de i%\, sur, e' tpénetv, tourner.
t 2. ËPITROPE (é-pi-tro-p'), t. m. Nom person • nel d'office, en Turquie, parmi les chrétiens grecs.
— ÉTYM. 'Eni-tpoito;, surveillant, de iici, sur, e' Tp^Tttiv, tourner.
t ÉPIXYLE (é-pi-ksi-n, adj. Terme de botanique. Qui croît sur le bois.
— ÉTYM. 'Etiî, sur, et lûXov, bois.
+ ÉPIZOAIRE (épi-ro-ê-r"), i. m. Animal qui vi'
en parasite à la surface du corps d'autres animaux
EPL
ÊPO
ÉPO
(la puce) , ou qui se loge sous l'épiderme (l'oearu» de la gale).
— ÊTYM. 'ETti, sur, et Cuâpiov, diminutif de Hûov. animal.
t ÉPIZOÏQCE (é-pi-zo-i-k") , adj. Terme de géologie. Se dit de terrains supérieurs à ceux qui renferment des débris de corps organisés.
— ÉTYM. 'Ettl, sur, et Çôiov, animal.
ÉPIZOOTIE (é-pi-zo-o-sie), s. {. Maladie qui règne
sur beaucoup d'animaux à la fois.
— SYN. ÉPIZOOTIE, ENZOOTIE. H y a entre ces deux mots la même différence qu'entre épidémie et endémie. L'épizootie est une maladie qui frappe un grand nombre d'animaux à la fois; l'enzootie est rine maladie qui rigne habituellement en un canton sur les animaux.
— ÉTYM. 'Eitl, sur, et Çûov, animal.
' ÉPIZOOTIQUK (é-pi-zo-o-ti-k'), adj. Oui tient de l'épizootie. Maladie épizootique.
t ÉPLAIGNEn (é-plègné), ». o. Tirer le poil du drap avec des chardons.
— ÉTYM. Il semble le même mot que l'ancien verbe eplaner , aplanir : Le lieu oii il y aura le moins de bois pour l'avoir plus tôt couppé et eplané, SALNOvg, Vénerie, p. 310, dans lacurne.
t ÉPLAIGNECR (é-plè-gneur) , ». m. Celui qui éplaigne le drap.
t ÉPLORATION (é-plo-ra-sion), s.f. Néologisme. Plaintes de l'homme éploré. Ce discours déborde de majesté, de douleurs, d'éploralions sublimes, LAMART. dans le Dict. de poitevin.
ÉPLORÉ, ÉE (é-ploré, rée), adj. Oui est tout en pleurs. Une femme éplorée. J'ai laissé tout autour une foule éplorée, corn. Poly. m, 5. Au bruit de votre mort justement éplorée, bac. Eslh. i, i. Il Par extension. Beaux lieux, recevez-moi sous vos sacrés ombrages ; Vous qui couvrez le seuil de rameaux éplorés, Saules contemporains, courbez vos longs feuillages Sur le frère que vous pleurez, la- MART. Jf^d. n, <5. Vous étiez jeune alors, vous, notre chère gloire. Vous veniez d'essayer pour la première fois Ce beau luth éploré qui vibre sous vos doigts, A. de MUSSET, Poésiet nouv. Lettre à Lamartine. Mes chers amis, quand je mourrai. Plantez un saule au cimetière; J'aime son feuillage éploré, La pâleur m'en est douce et chère, id. Poès. nouv. Lucie, élégie.
— HIST. xiu* s. Par semblant [il] lait [laisse] la serve dolente et eplourée, Berle, Lxviii. || xvi* s. Des valets pasles et esplorez, mont, i, 90. Il trouva une sienne petite fille qui estoit toute esplorée; si luy demanda, en la caressant, ce qu'elle avoit à plorer, amyot, P. /Em. I4.
— ÉTYM. É pour eJ.... préfixe, et pleurer, anciennement plorer.
ÉPLOYÉ, ÉE (é-plo-ié, iée; plusieurs disent é-ploi-ié, iée), adj. Terme de blason. Oiseaux éployés, ceux qui ont les ailes étendues. || Par extension. C'est un déchaînement de dire que le saintpère est Espagnol et que l'ambassadeur est dupe ; nous le verrons, cela ne peut se cacher : celte aigle éployée nous fera voir de quel côté elle prend son vol, SÉV. 8(2.
— REM. Le verbe éployer n'est pas usité ; il pourrait l'être sans peine, et l'on dirait très-bien : Un aigle qui éploie ses ailes.
— ÉTYM. É pour es.... préfixe, et ployé.
ÉPLCCIIAGE (é-plu-cha-j'), s. m. Action, manière d'éplucher des étoffes, des laines, des légumes, des fruits, etc. || Fig. Examen minutieux.
— ÉTYM. Éplucher.
ÉPLUCHÉ, ÉE (é-plu-ché, chée), part, passé. Débarrassé des bourres , des peluches. Ëtotfe épluchée. || Fig. Examiné comme une étoffe qu'on épluche. Sa conduite épluchée avec toute la perspicacité que donne le ressentiment. Il n'est question que de ses discours académiques, sorte d'ouvrages toujours épluchés avec la dernière rigueur, LA HARPE, Correspond, t. m, p. 200, dans pougens.
ÉPLUCUEMENT (é-plu-che-man) , s. m. || 1» Voy. ÉPLUCi'AGE. Il 2° Action d'ôler une partie des fruits d'un arbre, lorsqu'il s'en est trop formé.
— ÉTYM. Éplucher.
ÉPLUCHER (é-plu-ché). u.o. Il l" Enlever les bourres , les pailles, etc. des étoffes. Éplucher des soies, des laines. ||2° ôter soigneusement les ordures qui peuvent se trouver dans des herbes, dans des grains, etc. Éplucher de la salade. Éplucher du riz. || Il se dit aussi de la volaille dont on ôte les bouts de plume restants, du poisson dont on ôte les écailles. || Absolument. Et qui, sans éplucher, n'avalât l'éperlan, BÉGNIER, Sat. X. Il II se dit aussi des fruits dont on 6te l'enveloppe. Eplucher une noix. || 3° Éplucher
un arbre, le débarrasser du bois mort, des fruits qu'il a de trop, jj Éplucher un champ, le débarrasser des herbes. Il nous faudrait mille personnes Pour éplucher tout ce canton [en arracher tout le chanvre], LA FONT. Fabl. I, 8. Il 4° Fig. Examiner comme on fait pour une chose qu'on épluche. Qui sût d'un choix prudent toute chose éplucher, béonieh, Sat. XIV. On peut connaître quelle est la meilleure de toutes les sectes, sans les avoir toutes épluchées , n'ABLANCOURT, Lucien, Hermotime. Combien avezvous passé de nuits à éplucher les questions épineuses de la dialectique? fonten. Anacréon, Aristote. Il Éplucher une personne, s'enquérir de ce qu'elle est, de sa conduite, etc. Mon avis était qu'il fallait éplucher un homme en sa vie, et non pas en son origine, malh. Lett.àM. Colomb. Femmes aussi trompent assez souvent, Il ne les faut éplucher trop avant, la font. Troq. Il sera fort bien d'éplucher tous ces petits messieurs-là, et de les examiner à fond sur leur bien, sur leur figure, sur leur conduite, LEGRAND, Philanthrope, se. 4.|| Terme de palais. Éplucher une personne , tâcher de la trouver en défaut. Éplucher des témoins, une personne suspecte. Il 6* Plus spécialement, rechercher avec un soin minutieux ce qu'il peut y avoir d'incorrect, de répréhensible en quelque chose. Et jusqu'au fond du sac épluchons notre vie, Régnier, Sat. xv. Et bien que ma pensée Épluche à la rigueur ma conduite passée, CORN. Citt. ni, 3, i-éd. Pièce à pièce épluchant vos sons et vos paroles, boil. Épit. x. Il me siérait mal d'éplucher les défauts d'une personne dont je mange le pain, lesage, Gil Bios, vu, 2. Si j'osais éplucher cette épître, je vous dirais que trompette ne rime point à tête, volt. Lett. Prusse, 3B. Vous verrez que l'Académie mettra beaucoup plus de temps à éplucher mes remarques que je n'en ai mis à les faire, ID. Lett. d'Argental,iS août (761. On a donné ma dernière brochure à éplucher à un substitut, p. L. cour. Lett. ii, 180. || 6° S'éplucher, t!. réft. Il se dit de certains animaux qui se nettoient le poil ou la plume. Les oiseaux s'épluchent avec leur bec. || Fig. S'examiner soi-même. En m'épluchant avec soin, je fus surpris du nombre de choses de mon invention que je me rappelais avoir dites, i. z. Bouss. Pron». 4. || Être épluché, être nettoyé. Le riz s'épluche aisément.
— HlST. XIII* s. Un jur [la souris] s'asit desor le sueil. Ses grenonez [petites moustaches] apareilla, E de ses piez s'espelucha, marie, Fabl. m. || xiv s. Aucunes femmes qui par dessus la raison et sens de leurs maris veulent gloser et esplucher.... Ménagier, i, 6. || xv s. Que par trop esplucier parfont les choses secrètes.... je n'aquisisse haynes envers moi, CHASTELAIN , Exp. Sur vérité mal prise. |i xvi* s. Tous ne peuvent esplucher du safran, il faut que les aulcuns espluchent des poys, palsgb. p. 657.
— ÉTYM. Je pour es.... préfixe, et pluche; pic. épluker; bourguig. eplonge. Le simple est dans le provenç. pelucar ; ital. piluccare, que Diez tire, à l'aide du suffixe uc, du latin pilare, arracher les cheveux, les poils (voy. peluche). Il rejette l'ano. haut-allem. pluccian, allem. mod. pflûcken,, ôter en cueillant , qui aurait donné en italien pt'uccare; il est même porté à croire que ces mots germaniques proviennent des langues romanes.
ÉPLUCUEUR, EUSE (é-plu-cheur, chefl-z'), s. m. et /■. Il 1" Celui, celle qui, dans une manufacture, épluche les laines, les soies. || Celui, celle qui épluche des herbes, des légumes, etc. Êplucheuse de pommes de terre. || 2° Fig. Celui qui ne laisse rien passer. Un grand éplucheur de mots. Grand éplucheur, clairvoyant à merveilles. Capable enfin de pénétrer dans tout, la font. Belphégor.
— ÉTYM. Éplucher.
ÉPLUCHOIR (é-plu-choir), s. m. || 1° Instrument pour éplucher des étoffes, etc. || 2°Atelier dans lequel on enlève les corps étrangers mêlés à la pâte du carton .
ÉPLUCHURE (é-plu-chu-r'), s. (. \\ !• Ordure qu'on enlève quand on épluche. Chercher dans les épluchures. || 2° Fig. Depuis la mort du roi, l'ancienne cour se trouvait éparpillée; Dangeau, retiré chez lui, ne voyait plus que des restes d'épluchures,
— ÉTYM. Éplucher.
ÉPODE (é-po-d"), s. f. Terme de prosodie grecque. La troisième partie d'un cliant divisé en strophe, antistrophe et épode. Les épodes d'Horace, le dernier livre de ses odes.
— ÉTYM. 'ETt(j)5y|, de èitj, sur, et «JiSti, chant
(voy. ODE).
t ÉPOINÇONNER ( é-poin-so-né ), 1). O. Terme I vieilli. Piquer. Jadis un loup, dit- il, que la faim lépoinçonne, Régnier, Sat. m.
— HIST. xvi* ». Tous sont espoinçoonez d'un» mesme fureur, du bellat, iv, 76, recto.
— ÉTYM. É pour et.... préfixe, et potnfon.
t ÉPOINDRE (é-poin-dr'), t). o. Terme viBilli. Faire sentir un aiguillon, un désir. Qui sont ces deux bergers dont ton cœur est épointT régnirr, Dial.
— HIST. XVI* S. Si quelqu'un n'est espoint de ceste courtoisie, il est plustost à nombrer entre les bestes qu'entre les hommes usans de raison, paré, Au lecteur.
— ÉTYM. .^ pour eî.... préfixe, et poindre, piquer, t ÉPOINTAGE (é-poin-ta-j'), s. m. Action d'é-
pointer un outil, un instrument
— ÊTYM. Épointer l .
ÉPOINTË, ÉE (é-poin-té, tée), part, passé d'épointer (. || 1* Oui a perdu sa pointe. Une aiguille épointée. || Terme de minéralogie. Se dit d'un cristal dans lequel les angles solides de la forme primitive ont été remplacés chacun par une facette. || 2° Terme de vétérinaire. Cheval épointé, cheval chez lequel une hanche, ayant été brisée, se trouve moins saillante que l'autre. || Chien épointé, chien qui s'est cassé les cuisses.
t ÉPOINTEMENT ( é-poin-te-man ), s. m. État d'un outil, d'un instrument épointé.
— IIIST. Espointement, ouwN, Dict.
— ÉTYM. Épointer i.
1. ÉPOINTER (é-poin-té), V. a. || 1" Casser la pointe, émousser. Épointer une aiguille, un couteau. Il 2* S'épointer, v. re'/l. Perdre sa pointe. Ces aiguilles s'épointent facilement.
— HIST. ivi* s. Espointer, cotGravk.
— ÊTYM. É pour et.... préfixe, et pointe.
t 2. ÉPOINTER (é-poin-té), c. o. Terme de relieur. Rendre pointu, effilé. Quand la colle forte est sèche, on détortille et l'on époinie les nerfs, lesné, la Reliure, p. t57. Détortillez les nerfs jusques dans leur racine; Ayez soin de leur faire une pointa très-fine ; Des nerfs bien épointés sont secs en un moment, m. ib. p. S3.
— ÉTYM. É pour es.... augmentatif, et pointe.
t ÉPOINTILLAGE (é-poin-ti-lla-j", Ji mouillées), s. m. Action d'épointiller les draps.
t ÉPOINTILLER (é-poin-ti-llé. Il mouillées), r. a. Enlever avec des pinces les ordures qui se sont introduites dans le drap pendant la fabrication. On dit aussi épinceter.
— ÉTYM. ^ pour es.... préfixe, et pointillé, diminutif de pointe.
t (. ÉPOINTCRE (é-poin-tu-r') , s.f. Terme de vétérinaire. Maladie des chiens qui leur rend une hanche plus basse que l'autre.
— ÉTYM. Épointé.
t 2. ÉPOINTURE (é-poin-tu-r'), s. f. Terme de relieur. Action d'épointer les nerfs. || Parcelles do ficelles qui proviennent de l'épointure des nerfs, LESNÉ, la Reliure, p. (60.
— ÉTYM. Épointer 2.
ÉPOIS (é-poî), s. m. plur. Terme de vénerie. Cors qui sont au sommet de la tète du cerf.
— HIST. XVI* s. Il jugeoit un vieil cerf à la perche, aux espois, X la meule, andouillers et à l'embrunisseure, rons. 2(0..
— ÉTYM. Le même que espiés (voy. épieu, à l'historique): cum quodam ense seu gladio evaginato, nuncupato espoy de guerre (an (365), du CANGE, espielus.
1. ÉPONGE (é-pon-j'), s. f. Ijl* Substance provenant d'un zoophyte marin, très-légère et poreuse, qui absorbe' tous les liquides dans lesquels on la plonge. Pêcheur d'épongés. Nettoyer avec une éponge. Ce drap boit l'eau comme une éponge, jj Familièrement. Boire comme une éponge, boire beaucoup. Ragotin fit tout à fait bien les honneurs ds sa maison et but comme une éponge, scarr. Rom, com. n, (6. Il Avoir une éponge dans le gosier, dans l'estomac, être grand buveur. || Passer l'éponge, effacer avec l'éponge. Passer l'éponge sur un tableau. Il Fig. Passer l'éponge sur quelque faute, la pardonner, n'en plus parler. Sur les noires couleurs d'un si triste tableau 11 faut passer l'éponge ou tirer le rideau, corn. Rodog. u, 3. L'oubli, comme une éponge, a passé dessus, Boss. Égl. (. L'éponge était passée [sur la conduite de Vendôme à Audenarde], l'oisiveté réelle de Mons en Puelle, ignorée, ST-S}M. 209, 67. Ces préceptes n'avaient qu'une bonté relative, ce qui est l'éponge de toutes les difficultés qu'on peut faire sur les lois de Moyse, MONTESQ. Esp. XIX, 2(.|| Presser l'éponge, mettre » contribution; extorquer de quelqu'un tout ca qu'il est possible d'en tirer. Cette veuve, je crois, ne serait point cruelle. Ce serait une éponge à presser au
EPO
besoin, hionahd, le Joueur, i, «. Il i' Terme de zoologie, he zoophyte lui-même. Genre d'animaux invertébré des l'embranchement des rayonnes. i 8* Terme de chasse. Le talon de la bête. || 4° Terme d'hlppiatrique. Tumeur molle qui se développe à la pointe du coude, chez les chevaux, et qui est causée par des contusions répétées d'un pied contre l'autre II 8* Terme de botanique. Éponge d'églantier protubérance des rosiers vulgairement nommée bédégar. || 6" Terme de chimie. Éponge ou mousse de platine, platine spongieux, provenant de la décomposition, par le feu, du chlorure de platine ammoniacal, et qui a la propriété d'enflammer un courant d'hydrogène.
— HIST. XVI* 8. Il fera rendre gorge à ces esponges, et larrons des deniers publics, Sat. UM. p. 4 77. L'on trempe un esponge femele (car telle est plus lisse et douce pour son égalité que l'esponge masle) en ladite décoction chaude, paré, ixv, 29. Par eslargir et par presser on voit l'esponge boire et plouvoir, GÉNiN, Récréât, t. ii, p. 248.
— ETVM. l'rovenç. esponja, esponga ; espagn. etponja; ital. spugna; du latin spongia ; grec,
t 2. ÉPONGE (é-pon-j') , s. f. Il !• Terme de raarécl-alerie. L'extrémité de chaque branche du fer à cheval. || 2° Châssis bordant la table sur laquelle on coule le plomb en nappes.
— HIST. xiv* s. Les espondes du pied du jeune cerf plus tranchans que celui de la biche, *odiis, f vu, verso.
— ÉTYM. Provenç. esponda, bord, extrémité; catal. espona; espagn. sponda; du latin sponda, bord du lit. Esponde est devenu, par assimilation et altération , éponge.
ÉPONGÉ, ÉE (é-pon-jé, jée), part, passé. Absorbé avec l'éponge. L'eau épongée. || Nettoyé avec l'éponge. Les carreaux bien épongés.
EPONGER (é-pon-jé. Le g prend un e quand il est devant o ou o ; j'épongeais, épongeons), v. a. Il 1" Êtancher avec une éponge ou quelque chose de spongieux. Épongez vite cette encre. || 2° Nettoyer avec l'éponge. Éponger les jambes d'un cheval. Il Dorer le pain d'épice avec une éponge imbibée de jaune d'œuf. || 3' S'éponger, «. réfl. S'essuyer. Je ruisselais de sueur, je ne faisais que m'éponger.
— ÊTYM. Éponge; norm. hépinger.
t ÉPONGIER (é-pon-jié), ». m. Porteur d'épongés, mot plaisant créé par la Fontaine. Camarade épongier [l'âne chargé d'épongés] prit exemple sur lui [l'âne chargé de sel] , Comme un mouton qui va dessus la foi d'autrui, la font. Fabl. li, <o.
t ÉPONTE (é-pon-f), s.f. La paroi supérieure ou inférieure d'un fllon. La veine du sud [dans des ardoisières] n'est pas limitée par des épontes caractérisées, BLWiEB, Presse scient. 1864, t. i, p. in.
— ÉTYM. Ce semble un dérivé de pont.
t ÊPONTILLAGE (é-pon-ti-Ua-j", Il mouillées), t. m. Terme de marine. Action de placer des épontilles pour étayer les ponts, les gaillards, etc.
fÉPONTILLE (é-pon-ti-ir, Il mouillées), s. f. Terme de marine. Élai de fer ou de bois placé verticalement sous les baux et barrots, entre les ponts des grands bâtiments.
— ÉTYM. Dimin. d'éponte, paroi supérieure ou inférieure.
t ÉPONTILLER (é-pon-ti-Ué, H mouillées), «. o. Terme de marine. Soutenir avec des épontilles.
ÊPONYME (é-po-ni-m') , adj. M 1° L'archonte éponyme, ou, substantivement, l'éponyme, le premier des neuf archontes d'Athènes qui donnait son nom à l'année. || 3" Se dit aussi des divinités qui, donnant leur nom à une ville, l'avaient sous leur protection. Les dieux éponymes, et, substantivement, les éponymes.
— ÉTYM. 'Eitcivyiioç, de M, Sur, et évojxa, nom.
ÉPOPÉE (é-po-pée), *. f. || 1° Dans un sens trèsgénéral, narration en vers d'actions grandes et héroïques. L'Iliade chez les Grecs , le Mahabarata chez les Indiens, les Ifibelungen chez les Allemands, chez nous les poèmes de Roland et d'Artus sont des épopées. Il Épopées primitives, poèmes dans lesquels certains peuples, avant la culture littéraire, ont célébré leurs dieux et leurs héros. || S° Dans un sens plus restreint, le poème épique proprement dit, soumis à ses règles, avec son merveilleux, ses épisodes, etc. C'est l'imitation, ou récit, d'une action intéressante et mémorable; ainsi l'épopée diffère de l'histoire, qui raconte sans imiter; du poème dramatique, qui peint en action;du poëmc didactique, qui est un tissu de préceptes; et des fastes en vers, qui ne sont qu'une suite d'événements sans unité, MARiiONTKL, Élém. Uttir. OEue. t. vu, p. 2«4,
ÉPO
dans pouoRNS. || Épopée comique, badine ou héroïcomique, poème épique où les événements sont travestis, soit que le poète plaisante sur un grand sujet, par exemple le Roland furieux de l'Arioste, soit qu'il en rehausse un petit, par exemple le Lutrin de Boileau. || Fig. Suite d'actions éclatantes et dignes de l'épopée. Ce n'était pas alors, sire, cette épopée Que vous aviez naguère écrite avec l'épèe, Arcole, Austerlitz, Moiitmirail, v. hugo, Crépusc. s.
— ÉTYM. 'Enoitoita, de Itioc, poème, et noieiv, faire.
t ÉPOPTE (é-po-pt"), t. m. Terme d'antiquité grecque. Celui qui était arrivé au troisième et dernier grade dans l'initiation aux mystères d'Eleusis.
— ÊTYM. 'EnôicTTic, proprement celui qui voit, de ivX, sur, et inio^ai, voir.
t ÉPOPTIE (é-po-ptie), s. f. Dignité d'épopte.
— ÉTYM 'EitOTtTEia (voy. ÉPOPTE).
t ÊPOPTIQUE (é-po-pti-k') , adj. Terme de physique. Se dit des couleurs qui se produisent à la surface des lames transparentes, quand ces lames sont très-minces.
— ÉTYM. 'EtiI, sur, et ônTO|«ii, voir.
ÉPOQUE (é-po-k'), t.f. Il !• Point déterminé
dans l'histoire; moment où quelque fait remarquable s'e.st passé. La naissancede Jésus-Christ est l'époque où commence l'ère chrétienne. Cette époque de la ruine de Troie, arrivée environ l'an 30 < après la sortie d'Egypte et 4(64 ans après le déluge, est considérable.... Boss. Hist. i, 6. Avant l'époque des olympiades , les Rhodiens s'appliquèrent à la marine. BARTHÉLÉMY, Anoch. ch. 73. || Se dit aussi d'événements remarquables choisis dans l'histoire pour y établir des divisions, et de chaque espace de temps qui s'écoule entre deux de ces événements. Il faut avoir certains temps marqués par quelque grand événement auquel on rapporie tout le reste; c'est ce qui s'appelle époque, d'un mot grec qui signifie s'arrêter, parce qu'on s'arrête pour considérer comme d'un lieu de repos tout ce qui est arrivé devant ou après, BOSs. Hist. Dessein général. Il faut premièrement que je parcoure avec vous les époques que je vous propose, et que, vous marquant en peu de mots les principaux événements qui doivent être attachés à chacune d'elles, j'accoutume votre esprit à mettre ces événements à leur place, sans y regarder autre chose que l'ordre des temps, ID. ib. || Par extension. Eux seuls [les mauvais prêtre.?] sont les corrupteurs des peuples, les sources publiques de la décadence des mœurs, la première époque de la dépravation générale, mass. Confér. Excel, du sacerd. \\ Faire époque, se dit d'un fait important et remarquable. Nous ne savons que le mal; à peine le bien fait-il époque, J. J. Ronss. Ém. iv. Il sera toujours grand de l'avoir tenté; ce projet fera époque, dider. Sur la princesse d'Ashkow. Il 2" Toute partie du temps par rapport à ce qui s'y passe. L'époque de son mariage. J'étais à cette époque très-loin de Paris. L'époque des invasions barbares, des croisades, etc. Si la vie, en effet, n'est qu'un rapide instant. Faisonsen une époque utile et mémorable, saurin, 5parl. I, 2. n Un homme au niveau des connaissances de son époque, un homme qui est au courant des idées les plus avancées en science. || 8* Terme d'astronomie. Époque des moyens mouvements d'un astre, le lieu moyen de cet astre fixé pour un instant déterminé, afin de pouvoir ensuite, en partant de cet instant, trouver le lieu moyen de l'astre pour un autre instant quelconque, Dict. des math. || 4° Terme de géologie. Nom des durées qui ont succéilé chaque fois et respectivement aux grands.changements que la terre a subis.
— ÉTYM. 'Etcoxt^, de iitE'xeiv, retenir, de M, sur, et lx"^i svoir, parce que l'époque est un point fixe où l'on s'arrête dans le temps.
+ ÉPOCCÉ, ÉE (é-pou-sé, sée), adj. Terme de zoologie. Qui n'a pas de pouces. ||S. m. Nom d'une famille d'oiseaux.
— ÉTYM. É pour es..,, préfixe, et pouce. ÉPOUDRÊ, ÉE (é-pou-dré, drée), part, passé.
Un tapis époudré.
ÉPOUDRER (é-pou-dré) , v. a. ôter la poussière, la poudre dont une chose est couverte. Êpoudrer des meubles. || On dit plus souvent épousseter.
— HIST. xv« s. Un paysan qui naguère avoit esté au dit chastel, et, comme il disoit, avoit espoudré tous les blés de leans, donna à entendre qu'il estoit impossible qu'ils pussent vivre ne entretenir plus hault d'un mois, morstrel. ii, 221.
— ÊTYM. É pourei.... préfixe, et poudre. ÉPOUFFÉ, ÉE (é-pou-fé, fée), adj. Terme familier. Qui s'est essoufflé pour un sujet sans imiior^
ÉPO
tance. Il est venu tout épouffé nous apporter cette belle nouvelle.
— ÉTYM. Voy. ËPOtlFFn 2.
4. ÉPOUFFER (S') (é-pou-fé) , t;. réfl.terme populaire. Se dérober, disparaître, s'enfuir. Comme on le poursuivait, il s'est époufTé dans la foule.
— ÊTYM. Pouffer, avec le préfixe es, indiqiunt extraction: cesser d'être pouOTant ou bouffant, diiparattre.
t 2. ÊPOl'FFER (S') (é-pou-fé), v. réfl. Terme familier. S'essouffier, ne se dit guère en ce sens que dans la locution suivante : s'épouffer de rire, rire avec excès. Ce que la jeune mariée trouva si plaisant, que, s'épouffant de rire en commençant de boire, elle couvrit le visage de sa belle-mère, sciR- RON, i?om, eom. ii, 8.
— HIST. XII' s. Ot le la dame [la dame l'entend], de rire s'esbofi, la Uort de Garin, v. (47«. || xvi« s. Commencèrent à s'esbouffer de rire , choliérks, Contes, t. i, matinée 2.
— ÉTYM. Pouffer ou bouffer, avec le préfixe es..., indiquant augmentation, dilatation.
ÉPOUILLÉ, ÉE (é-pou-llé, liée. Il mouillées), part, passé.
ÉPOUiLLER (é-pou-llé. Il mouillées, et non pu é-pou-yé), V. a. Il 1° Chercher les poux à quelqu'un. Vous me parlez fort complai.samment de ce saint qui vous est tombé à Aix et qu'on épouille à tout moment, sÉv. 278. || i' S'épouiller, «. rt/l. Chercher ses poux. Un gueux qui s'épouille.
— HIST. XIV* s. Ils mettoiont leurs faucons au soleil pour eulx espoueiller, et semblablement tuent leurs poulz emprès leurs faucons, Modus, tnt. f* (45, dans LACUHNE.
— ÉTYM. É pour es.... préfixe, et pou.
t ÉPOCLARDAGE (é-pou-lar-da-j') , s. m. Action d'époularder.
f ÉPOCLARDER (é-pou-lar-dé), c. O. Nettoyer les feuilles de tabac avariées qui pourraient communiquer aux autres une mauvaise odeur.
t ÉPOCLLE (é-pou-l'), s. f. Voy. espoule.
t ÉPOULLIN (é- pou-lin), s. m. Voy. espolik.
ÉPOUMONÉ , ÉE ( é-pou-mo-né , née ) , pari, passé. Époumoné à force de crier.
ÉPOUMONER (é-poumo-né), t. o. ||1* Fatiguer les poumons à parler, à crier. Cette lecture m'a époumoné. || 2* S'époumoner, v. réfl. Se fatiguer les poumons. Surpris, après m'être longtemps époumoné, de ne voir paraître ni dames ni demoiselles qu'attirât la beauté de ma voix, i. i. Rouss. Con(. II. Pourquoi m'époumonerais-je à dissiper un douta que vous n'avez pas? dider. Opinions des onc. phil. (Pyrrhon.).
— REM. On ne voit pas pourquoi l'Académie ne met qu'une n à époumoner, tandis qu'elle en met deux à occasionner et autres analogues, ou plutdt pourquoi elle ne supprime pas partout, dans les cas de ce genre, les doubles n, écrivant oceationer, etc.
— ÉTYM. É pour es.... préfixe, et poumon. ÉPOUSAILLES (é-pou-zâ-U', /J mouillées), s.f.
plur. Célébration d'un mariage. Le jour des épousailles. Assister aux épousailles.
— HIST. XIII* s. Nous prendrons jour des espousailles, Bl. et Jehan, 2223. Et avant que les plevisailles ne les espousailles fussent fêtes, il firent convenence entre 11 et son fil.... beaum. ixxiv, ( l».
— ÊTYM. Proven<;. esposalhas; catal. esposallas; anc. espagn. esponsalias; porlug. espontaes ; du latin sponsalia, de sponsus, époux.
ÉPOUSE (é-pou-z') , s. f. Voy. Êpotix.
ÉPOUSÉ, ÉE (é-pou-zé, zée) , part, passé. Il 1* Qui a contracté mariage, en pariant d'une femme. Cette jeune fille épousée par un homme beaucoup plus Agé qu'elle. || 2* 11 se dit plus rarement de l'homme. Ce jeune homme épousé par une riche veuve. C'est fort bien entendu ; Vous serez épousé; mof, je serai pendu, reonard. Folies amour, ii, *. || S. m. Son épousé la faisait dame,
LA FONT. Sic.
ÉPOUSÉE (é-pou-zée), s. f. \\ 1" Celle qu'on vient d'épouser, et quelquefois, par anticipation, celle qu'on va épouser. Mener l'épousée A l'église. L'épousée recevait du curé la bénédiction des fiançailles, CHATEAUB. Génie, i, l, <o. Et Suzanne mon épousée, où croyez-vous qu'elle soit T beaumarch. Mar. de Fig. v, 8. || Marcher comme une épousée, marcher lentement, d'une manière réservée. Doux comme une épousée, à la joue il me baise, rEomeb, Sat. viii. Il Être parée comme une épousée de village, être chargée de parure. Reluire de joyaux ainsi qu'une épousée, id. Sot. xiu. || Voir l'épousée, ancien dicton militaire qui signifiait avoir
ÉPO
Une terreur panique, et qui venait, dit-on, de ce que des coureurs du duc d'Albe, ayant aperçu de loin une noce de paysans, la prirent pour une troupe. et revinrent donner l'alarme; sur quoi le duc d'Alhe mit son armée en bataille [il s'agit du duo d'Albe qui fit longtemps la guerre dans les Pays-Bas insurgés contpe Philippe II].
— HIST. xii!' s. Mais foi que je doi m'espousée Herme, la franche, la loée, Ren. 3601. [Beauté] Tendre ot la char comme rosée. Simple fu corne une espousée, Et blanche comme llor de lis, la Itose, 4004. Il XV' s. Et quoique ce roi Jacques fut frère au bon roi Pierre de Chypre, il n'estoit pas d'espousée, mais bastard, froiss. m, iv, 68. Et il Ja maine par dessoubz l'esselle comme une espou.'îée, et s'en vont disner, Lestf>joyes demariage, p. 69.
— ÉTYM. Épousé; bourguig. épôsée.
ÉPOUSER (épou-zé), V. a. || 1* Prendre pour
époux ou pour épouse. Cette veuve a épousé un jeune homme. II épousera sa cousine. Près d'épouser la sœur, il faut tuer le frère, corn. Ilor. ii, 3. Il [Claude] n'osait épouser la fille de son frère, RAC. Brit. IV, 2. 11 était défendu à un homme qui avait soixante ans d'épouser une femme qui en avait cinquante, montesq. Esp. xxui, 2|. || Absolument. Je prends loi de Cassandre, épousons dès ce soir, BOTROu, Vencesl. m, a. L'hymen détrxiit la tendresse; Il rend l'amour sans attraits; Voulez-vous aimer sans cesse. Amants, n'épousez jamais, qui- NADLT, Alceste, v, 3. C'est, dans son caractère, une espèce parfaite; Un ambigu nouveau de prude et de coquette. Oui croit mettre les cœurs à contribution. Et qui veut épouser, c'est là sa passion, REGNARD, JoucuT, I, 6. || Il s'est laissé épouser, se dit, avec quelque ironie, d'un homme à qui on a fait les avances d'un mariage, et qui s'est laissé faire. Il Épouser la mer, se disait, dans la république de Venise, d'une cérémonie annuelle oii figurait le doge, et qui était la célébration d'un droit de souveraineté sur l'Adriatique conféré au doge en (277 par le pape Alexandre III. || f II se dit des choses qu'on reçoit en épousant une femme. Épouser une grosse dot. Il II épouse la misère, se dit en parlant d'une personne qui se marie à une autre très-pauvre, il 3° Marier, rendre époux; sens archaïque, aujourd'hui inusité. Aucun des curés ne voulut les épouser, scARH. liom. corn, m, 44. || 4" Fig. S'attacher par choix à, prendre parti pour. Dieux seuls que je r.éclame, épousez ma défense, mairet, Mort d'Asdrubal, m, 2. Il fallut épouser les passions du frère, corn. Perth. i, i. On ne montera point au t-ang dont je dévale, Qu'en épousant ma haine au lieu de ma rivale, id. Kodog. ii, 2. Le mien [mon maître] me fait ici épouser ses inquiétudes, mol. Sicil. t . Kt sur les questions qu'on pourra proposer, Faire entrer chaque secte et n'en point épouser, ID. F. sav. m, 2. Dois-je épouser ses droits contre un père irrité? bac. Phèdre, i, i. Tu épouseras mes intérêts, lesace, Gil Blas, x, il. Quelques vengeurs pourtant, armés d'un noble zèle. Ont de ces morts fameux épousé la querelle, Gilbert, Le 4 8* siècle. Il 6* On dit quelquefois dans le langage familier, épouser une étuile, un instrument, s'y appliquer. || 6° S'épouser, v. réft. S'unir par mariage. Ils s'aimaient depuis longtemps , enfin ils se sont épousés. Tu vois que c'en est fait, ils se vont épouser, hac. Baj. m, 3. On s'épouse de tout temps, on s'épousera toujours; on n'a que cette honnête ressource quand on aime, Marivaux, le Legs, se. 2. || Proverbes. Tel fiance qui n'épouse pas, se dit pour exprimer que les affaires manquent qu'on tenait pour les plus assurées; on n'achève pas tout ce qu'on commence. || Qui épouse la femme épouse les dettes.
— HIST. XII' s. Du meillor homme serez vous esposée, Honc. p. 464. || xiii' s. Espousa rois Pépins Berte la belle et gente, Berte, x. Dont vont entre els no barons devisant là où on espouseroit [marierait] la demoiselle, et quant, h. de valenc. xi. Il me mena à un prestre en secrè liu qui m'espousa, et je ne l'ozai veer [refuser] , [de peur] qu'il ne m'ocesist, BEAUM. XXX, 98. Il xv s. [Leur fille] ayant depuis peu de jours esté espousée avec le roy de Portugal. COMM. viu, 47. Il XVI' s. Les filles n'osent espouser [se marier] au'eiles n'ayent.... mont, i, 4 4 3. Il ne fault pas seulement loger la science chez soy, il la fault espouser, id. i, 4 99. Il fault [pour la vérité d'un récit] un homme qui n'ayt rien espousé [sans parti pris], id. i, 233. C'est trahison de se marier sans s'espouser, m. m, 323. Qui espouse le corps espouse les dettes, loysel, tio. Il permit i qui voudroit de prendre et espouser la querelle de celuy que l'on auroit oultragé, auyot, Solon, 32,
EPO
II avoit tousjours continué à espouser leurs affaires, ne plus ne moins que si c'eussent esté ses alliez, id. p. jEm. 82. Le fil prendre prisonnier avec monsieur de Montmorency au bois de Vinrennes, et puis espon.ser [confiner] à la bastille pour seize ou dix sept mois, brant. Cap. fr. t. ii, p. 34 6, dans
LACURNE
— ÊTYM. Wallon, siposé; provenç. espnzar; calai, espnsar; ital. sposare ; du latin spmtsare, de sponsiim (voy. époux). Dans l'ancienne langue, espouser voulait dire aussi marier.
ÊPOUSEUR (é-pou-zeur), s. m. Celui qui recherche une fille en mariage. Théramène était riche et avait du mérite; il a hérité, il est donc trèsriche et d'un très-grand mérite; voilà toutes les filles en campagne pour l'avoir pour épouseur, la bruy. VII. Je le dirai sur les deux épouseurs, que je n'aime point ce mot, même par plaisanterie, i. J. Bouss. Hél. II, 4 9. Une maison où il y a quatre demoiselles à marier est bonne à fréquenter; les épouseurs y abondent, picabd. Filles à marier, i, 4. Il Familièrement et ironiquement. Un épouseur à toutes mains, l'épouseur du genre humain, c'està-dire un trompeur qui promet aux femmes de les épouser. Un épouseur à tontes mains, mol. le Fest. I, 4 . Il en a bien abusé d'autres, c'est l'épouseur du genre humain, id. ib. u, 7.
— r.TYM. Épouser.
fÉPOUSSETAGE (é-pou-se-ta-j'), s. m. Action d'épousseter. || Dernière façon que l'on donne à la poudre de guerre ou de chasse.
ÉPODSSETÉ, ÉE (é-pou-se-té, tée), part, passé. Nettoyé avec l'éponssette. Meubles époussetés.jj Fig. Battu. Sans cela, vous n'auriez de nous Reçu la moitié tant de coups; Je m'offrirais de les reprendre, Si tant de coups se pouvaient rendre. Sans qu'aucun de votre côté En demeurât épousseté, scarron, Virg. i.
ÉPOUSSETER (é-pou-se-té. Régulièrement, la syllabe sset prend deux t quand la syllabe qui suit est muette: j'époussette, j'époussetterai; cependant l'Académie, qui ne dit rien sur le présent, écrit, au futur, épousseterai , qu'elle laisse prononcer comme on voudra. La prononciation vulgaire et fautive est j'épouste, et j'épousterai; cela se trouve aussi dans quelques auteurs : Oui-da , très-volontiers, je l'épousterai bien, mol. l'Étour. iv, 7; Il épouste parfois aussi mon justaucorps, legrand, Famille extravagante, se. 4 4), v. a. || 1° Oter la poussière avec une vergette, une brosse. Ëpousseter son habit. Tu rencontres un homme qui, pour épousseter ses habits et faire sa chambre le matin, donne six réaux par jour, avec la liberté de te promener et de le divertir comme un écolier dans les vacances, lesage, Gil Blas, m, 4. || Absolument. On n'en finit pas de brosser, d'épousseter, de laver, etc. Il Épousseter un cheval, le brosser après l'avoir étrillé. || 2" Fig. Épousseter quelqu'un, le battre. Je l'épousseterai comme il faut. Au reste, pour se venger un peu du poëte qui avait méiiii de lui, il lui fit épousseter le dos à coups de bâton, Francion, vi, p. 23(. L'impératrice de Russie époussette le vicaire de Mahomet , volt. Koi de Prusse, 472. Il Critiquer sans ménagement. La première fois, mon ami, nous épousseterons Michel Vanloo, DiDER. Salon de 4767, (Eiivres, t. xiv, p. 30. dans pouoens. || 3° Faire l'époussetage de la poudre de guerre ou de chasse. || 4" S'épousseter, V. re'/T. Se brosser. Allez vous épousseter.
— HIST. XVI' s. Le cheval sera estrillé, espoiisseté, bouchonné, o. de serres, 307. Il s'associa avec Louis XII pour faire la guerre aux Vénitiens, que nostre roy espoussetta bien à bon escient, BRANT. Maximilian, 2.
— f.TYM. Époussette; wallon, èpoûseler.
t ÉPOUSSETOIR (épou-se-toir), s. m. Petit pinceau à l'usage du diamantaire.
ÉPOUSSETTE (épousè-f), s. f. jj 1* Réunion de plusieurs brins de bruyère, de poil ou de crin liés ensemble, dont on se sert pour faire tomber la poussière de dessus les meubles. Ses cheveux étaient de coton. Et gros comme poils d'époussette, scarron, Virg. vil. Il On l'emploie très-souvent au pluriel, quoiqu'il ne s'agisse que d'une époussetle : Voilà des époussettes trop rudes. || 2° Abusivement. Brosse ou vergette. {| 3° Morceau d'étoffe avec lequel on nettoie un cheval après l'avoir étrillé.
— HIST. xV s. Auquel chemin le suppliant trouva une espoussele [vieux linge] en laquelle il bouta les tasses et autres utensiles par lui prinses, du cange, espoussorium. || xvi* s. Il faut lui passer doucement l'estrille, le peigne, l'espoussete et la bouchon sur
le dos, o. DE SERRES, 30«.
ÉPO
— ÉTYM. É pour et.... préfixe, et pousse, radical de poussière (voy. pousse 2). Cette étymologie, donnée par Scheler , est meilleure que celle do pousser.
t ÉPOUn (é-pou-ti), t. m. Petite ordure qui sa trouve dans les draps et autres ouvrages en laine.
— RTYM. Part, passé d'^poutir.
t ÉPOUTIER (é-pou-tié), v. a. Voy. êpoutib. t ÉPOUTIEUSE (é-pou-tieû-2'), ». f. Synonyme d'épinchense.
t lîPOUTIR (é-pou-tir), v. a. Synonyme d'énouer.
— ÊTYM. h.... pour es préfixe, et pouixe ou potie qui, dans l'ancienne langue, signifiait petite ordure : Se poulie poés veoir Sor li [sur eilej de quelque part cheoir. Osiez li lantost la poulie, la Bote, 7821. Poutie avait donné poutieux, qui fait le difficile, le minutieux. Origine inconnue.
t ÊPOUTISSAGE (é-pou-ii-sa-j'), t. m. Action d'époutir.
ÉPOUVANTABLE (é-pou-van-ta-bl') , adj. || !• Capable de causer une épouvante. Vision épouvantable. Des cris épouvantables. Que Cambrai, des Français l'épouvantable écueil, A vu tomber enfin ses murs et son orgueil, boil. Épit. vi. Des plus puissants États la chute épouvantable. Quand il veut, n'est qu'un jeu de sa main redoutable, rac. Esth. m, 4. En achevant ces mots épouvantables. Son ombre vers mon lit a paru se baisser, id. Ath. ii, 6. Il 2' Par exagération et en mauvaise pari, excessif, monstrueux. Action épouvantable. Laideur épouvantable. C'est épouvantable de se comporter ainsi.
— HIST. XII' s. Tu espowentables ies [es] ; e Ji quels conlreslera à tei? Liber psalm. p. 402. || xin' s. Enfer et trestous les deables Moult laiz et moult espoentables, la Rose, 20508. La noise que il menoient de leur nacaires [limballes] et de leur cors sarrazinois estoit espovenlable à escouter, joinv. 213. Il XV' s. Une pestilence de mortalité très grande et très espoentable se bouta en l'osl, froiss. ii, m, 30. Il XVI' s. L'espovantable [merveilleuse] magnificence des villes de Cusco et de Mexico, mont. IV, 47. Ceux dont la puissance leur est espouva»» table [les épouvante], lanoue, 379.
— ÉTYM. ^pou«anter ; Berry, ^pourond'iJe; provenç. espaventable ; espagn. espantable; ital. spa^ ren mole.
ÉPOUVANTABLEilENT (é-pou-van-ta-ble-man) , adv. D'une manière épouvantable, excessive. Ce! homme est épouvantablement laid. Cet homme-là vous aime épouvantablement, regnard, le Joueur,
— HIST XVI' S. Hz avoient mis au devant les chariots de guerre armez et esquipez fort espouvanlablement, amyot, Timol. se.
— ÊTYM. Épouvantable, et le suffixe ment; provenç. espaventablament ; ital. spavenlevolmente.
ÉPOUVANTAIL (é-pou-van-tall. Il mouillées), I. m. Il !• Objet quelconque propre à efl"rayer les oi. seaux et placé dans un champ, un jardin, pour les empêcher de venir manger les semences déposées dans là terre, les fruits, etc. Mettre des épouvantails sur les cerisiers. Comme on met auprès des concombres un épouvantail qui ne peut les garder, ainsi sont leurs dieux de bois, d'argent et d'or, SACi, Bible, Baruch, vi, 60. || Fig. C'est un épouvantail de chèoevière, à chènevière, ou, simplement, c'est un épouvantait, se dit d'une personne ou d'une chose beaucoup moins redoutable qu'elle ne le paraît. {| Personne très-laide. Un vrai monstre amphibie, un triste épouvantail, pavart, Soliman II, 1, 40. Il Par plaisanterie, dans le style de la galanterie, adorateor vieux et laid qu'on met en avant pour effrayer les autres ou dérouter les soupçons. Au milieu de cette foule d'adorateurs, on en choisit un, le plus insignifiant, mais d'une patience à toute épreuve, qui est toujours là, prêt à profiler en apparence du plus léger refroidissement de ses rivaux; sa vue seule entretient les craintes, irrite les amours-propres, empêche les défections; c'est ce que j'appelle l'épouvantail, mélesville et duvey- BiER, la Marquise de Senneterre, i, 7. || 2' Fig. Ce qui cause l'épouvante. Ce grand mot dont il fait un épouvantail à son parti, Boss. Var. 4 5. Que tout ce qu'on leur prêche d'un avenir n'est qu'un épouvantail pour alarmer les enfants, mass. Carême, Doutes. Il 3' Un des noms vulgaires de la sterne noire, sorte d'hirondelle de mer, appelée aussi goélette et Pierre Garin. || Au pi. Des épouvantails.
HIST. XIII' s. Li vilains a la face bise, Qui res-
.sembloit espoentail, Fabl. mss. de St-Germain, dans LACURNE. Il XVI' s. Ils dévoient avoir pour lillra espouvantaux des hostes et jouets de nos ennemis, D'Aua. hist. II, *8«.
EPO
— ÊTYM. Épouvanter ; provenç. espaventalh; calai, espantall; espagn. espanlajo; portug. espan-
ÉPOUVANTE (é-pou-van-l'), t. f. Terreur profomle et soudaine. Il a pris l'épouvanle et la voudrait donner i ceux que les périls ne peuvent étonner, tristan, Panthée, iv, 2. Esl-ce un si grand sujet d'en prendre l'épouvante? botrou, Vencesl. iv, ■•. L'épouvante est au nid plus forte que jamais, la font. Fabl. m, 20. Autre qualité assez naturelle aux conquérants, qui savent que l'épouvante fait plus de la moitié des conquêtes, Boss. Ilist. III, 0. Tandis qu'on vous verra, d'une voix suppliante, Semer ici la plainte et non pas l'épouvante, bac. Brit. i, 4. Ce cri glace d'épouvante les ennemis, fén. Tel. xx.
— HIST. xvi" s. Il suit l'espouvante des siens, d'aub. Ilist. u, 407. Depuis que l'espavonle se met en un royaume, 600 hommes en feront fuir dix mille, CARLOix, i, *8.
— ÉTYM. Voy. épouvanter; provenç. espaten, t. m.; ital. spavento.
lîl'OnVANTÉ, ÉE (é-pou-van-té, tée) , part, passé. Frappé d'épouvante. Le flot qui l'apporta recule épouvanté, rac. Phèdre, v, 6. Je suis épouvanté do ce comble d'horreur, -volt. Zaïre, iv, 5. Voilà la source des reproches d'une conscience épouvantée et des murmures secrets qui déchirent mon cœur, i. t. bouss. Hél. n, 0. Pourquoi mon cœur hnt-il si vile? Qu'ai-je donc en moi qui s'agite, Dont je me sens épouvanléT a. db Musset, Poésies nouv. la Nuit de mai.
t ÉPOUVANTEMENT (é-pou-van-te-man), t. m. Action d'épouvanter. 11 se repose sur la parole de celui qui a promis à ceux qui le servent d'envoyer son épouvantement devant eux, balzac, le Prince, 8. L'Écriture appelle la mort le roi des épouvantements, chateaud. Cénie, 11, VI, 4.
— iiiST xu* s. E li tuen espowentement conturberent mei. Liber psalm. p. <25. H xv s. Et toutes paroUes semblables de grans espoventemens, cohm. III 2. Il xvi' s. Ces mouvements guerriers qui nous ravissent de leur horreur et espovantement, mont. II, (07. Lors ce front [de Dieu] qui ailleurs porte contentement. Porte à ceux-ci la mort et l'espouvantement, d'aub. Trag. vu.
— ÊTYM. Épouvanter; provenç. espaventament ; ital. spaventamento.
ÉPOUVANTER (é-pou-van-té), «. a. \\ 1° Causer de l'épouvante. Et comme ils font du vrai, du faux ils m'épouvantent, bégnier, Élég. 1. La rigueur de ses lois m'épouvanta pour vous, bac. Bérèn. i, 5. De noirs pressentiments viennent m' épouvanter, id. Phèdre, m, «. C'est par vos faibles mains Qu'il [Dieu] veut épouvanter les profanes humains, volt. Fanât, ui, 6. Je cherchai la gloire dans les combats, je plongeai ma main dans le sang des malheureux' et mes fureurs m'épouvantèrent, Barthélémy, Ànach. ch. 78. || 8° Inspirer de l'horreur. Le nom seul d'assassin l'épouvante et l'arrête, rac. Mdr v 3. Je vais t'épouvanter par ce secret affreux', v'olt. if. de César, m, 2. Je vous dis que vous m'épouvantez, delavignf., Éc. des Yteillards, IV, 3. Il 3° S'épouvanter, v. réfl. Etre frappé d'épouvante. Théodore , parlez sans vous épouvanter, CORN. Théod. 11, 6. Le peuple s'épouvante et fuit de toutes parts, rac. Athal. 11, 2.
HIST. XI* s. Home nel veit qui mult no s'es-
paent, Ch. de /toi. cix. || xii* s. Paien frémissent,
l'ost est espoaritée, Ronc. p. 60. No puet muer
ne peut s'empêcher] qu'il ne s'en espaant, ib. p. 77.
Que li plus fier en sont espoenti, ib. p. 141 de
voz mariaces ne sui espoenté; Del martire suffrir sui del tut aprestez. Th. U mort, 448. Les ovres Belial me unt espovented. Rois, p. 206. || xiii' s. Quant sa fille la voit, forment s'en espouvenle, Berte, xcvi. Et bien appartient à office de bailli qu'il espoente et contraigne les mellix [querelleurs] , si que les paisibles vivent en paix, beaum. 24. Et sa li pères se plaint de son fils, il puet le fiz menacier et espoentcr, s'il ne se contient en bone manière, Liv.
icj'usl. 72. Il XVI* s Dont les ennemis s'espou-
vanterent si fort qu'ilz reculèrent arrière, amïot. Cor. to. U n'y avoit que ce populace do Paris qui s'espavante incontinent, cabloix, viii, 3b.
— ÉTYM. Bourguig. eponter ; picard, epauter, epavandcr, eparcander, epeuter ; wallon, spawté ; norm. épeuler; provenç. espaventar, esparantar; espagn. et portug. espanlar; ital. spaientare ; du latin expaventem, avec la finale er, faire trembler, de ex, et pavere, avoir crainte, poeor, peur (voy. peur). La forme par a se trouve dans les plus anciens textes (voy. l'historique) : tspaenter , d'où e»-