EUN
t EUGRAPIIE (eu-gra-r), i. m. Terme de physique. Sorte de chambre obscure.
— ÊTYM. Eu, bien, et ypiçeiv, tracer.
t EUIll (eu), interj. qui sert à marquer l'étonnement, l'appréhension, l'ennui, l'impatience, surtout quand elle est redoublée. Quoi I L'avez-Tous surprise [la servante) à n'être pas fidèle T — C'est pis que tout cela. — Pis que tout celai— Pis I — Comment! Diantre, friponne! euhl a-t-elle commis?... mol. F. sav. Il, «. Eh bien! ne voilà pas votre tendre maudit Oui TOUS prend à la gorge! euh! hegnard , youpur, II, 4t. Il Elle exprime aussi l'enrouement. L'intimé.... — Laissez-nous, — S'enroue. — Hél laissez-nous. Euh I euhl — Reposez-vous, Et concluez, BAC. l'taid. m, 8. Il On s'en sert encore en la redoublant pour se dispenser de répondre d'une manière positive. Comment va le malade? — Euh! euh! euh !
t EUIIAGB (eu-a-j*), X. m. Voy. edbaoe.
t EL'HÉ.MIE (eu-é-mie), t. m. Terme de médecine. Ëtat normal du sang.
— ÊTYM. Ei, bien, et «tua, sang.
ErLOGlE (eu-lo-jie), t. f. \\ !• Ancien synonyme
de pain bénit. J'ai reçu voire eulogie avec beaucoup de reconnaissance, Boss. Lelt. abb. ♦(•. || i° Au pluriel, dans l'Église grecque, nom des restes brisés des espèces eucharistiques, qui étaient distribués entre les fidèles non encore admis à la communion. Il L'Académie ne donne que le plurieL
— ÊTYM. EiXoiia, de tù, bien, et ).âYo;, discours, deXeyeiv, dire, en latin légère (voy. lire).
t EDLYSINE (eu-li-zi-n') , s. f. Terme de chimie. Matière très-soluble dans l'alcool, qui se trouve dans la bile.
— ÊTYM. ES, bien, et Xûotç, solution.
EUMÊNIDE (eu-mé-ni-d'), s. ^. Terme de mythologie. Furie. J'ai vu de près le Styx , j'ai vu les Euménides, chaulieu. Sur la mort. Je vois les Euménides Secouer leurs flambeaux vengeurs des parricides, volt. Œdipe, v, 4. Les Euménides des anciens sont belles, et n'en sont que plus efl'rayantes, DIDEROT, Essai sur la peinture, ch. 4. Oreste, condamné par un Dieu à tuer sa mère, et, pour ce crime inévitable, tourmenté parles Euménides, n'est guère moins intéressant pour nous que pour les Athéniens, marmontel, Élém. litt. Œuv. t. x, p. 489, dans pouGENS.
— ÊTYM. EO|xevl;, doux de caractère, par antiphrase et euphémisme, de tî, bien, et iiévoî, caractère.
t EUMÊRODE (eu-mé-ro-d'), t. m. Terme d'histoire naturelle. Genre de sauriens à membres bien formés.
— ÊTYM. E5, bien, et (Upoç, partie.
t EUMOLPE (eu-mol-p') , ». m. Terme d'entomologie. Eumolpede la vigne, insecte nuisible dit aussi coupe-bourgeon.
t EUMOLPIDE (eu-mol-pi-d'), ». m. Nom d'une famille sacerdotale à Athènes, chargée du culte de Cérès. Â moins que l'accusé ne se pourvoie devant les Eumolpides, car cette famille sacerdotale, attachée de tout temps au temple de Cérès, conserve une juridiction qui ne s'exerce que sur la profanation des mystères, babthél. Anadi. ch. 2i.
— ÉTYM. E0no>it8ç, auteur de cette famille.
t EUMOLPIQUE(eu-mol-pi-k'), adj. Nom donné par Fabre d'Olivet à des vers alexandrins sans rime, oii il mettait alternativement des terminaisons masculines et féminines.
— ÊTYM. EOjioXTtoç, harmonieux, de eu, bien, et Iio)iiti)|, chant, parce que Fabre trouvait que ces vers blancs avaient une belle harmonie.
t EUNOMIA (eu-no-mi-a), t. f. Petite planète trouvée en 1851.
t EUNIICHISME (eu-nu-ki-sm'), ». m. État de celui qui est eunuque.
— ÊTYM. Voy. EUNUQUE.
EUNUQUE (eu-nu-k'), s. m. || 1* Anciennement, chez les souverains de l'Asie et de l'Egypte, homme employé à la garde de la chambre des princes, sans pour cela qu'il fût chfttré. Le roi fit venir un de ses eunuques, SACI, Bibl. Paralip. ii, xvili, 8. Dieu fil en même temps que Daniel se concilia les bonnes prAces et la bienveillance du chef des eunuques, m. ib. Daniel, i, ». Par toute l'Ecriture le nom d'eunuque se prend souvent pour un valet de chambre, ou en général pour tout officier servant auprès de la personne d'un prince sans marqueraucun défaut personnel, FLKURY, Moeurs des Israél. tit. xxv, s* part. Il â" Homme châtré employé à la garde des femmes, particulièrementdansl'Orient.Onvoit, dans l'histoire de la Chine, un grand nombre de lois pour Oter aux I eunuques tous les emplois civils et militaires; mais
EUP
ils reviennent toujours; il semble que les eunuques en Orient soient un mal nécessaire, moktesq. Espr XV, 10. L'eunuque Nar>ès fut encore donné à ce règne pour le rendre illustre, ID, Itom. ch. 20. Jamais passion n'a été plus forte et plus vive que celle deCusrou, eunuque blanc, pour mon esclave Zélide,*iD. Lelt. peri. 53. ||8* Tout individu humain qui a été châtré. On crève les yeux au jeune roi son fils [de Tancrède] , et on le fait eunuque, volt. Mœurs, **. \\ 4* Kig. Homme impuissant à agir, k produire. Cet homme est sans imagination; c'est un eunuque. Seule [Charlotte Corday] tu fus un homme et vengeas les humains; Et nous, eunuques vils, troupeau lâche et sans âme. Nous savons répéter quel(|ues plaintes de femme. Hais le fer pèserait à nos débiles mains, a. chEn. Ode ix. Même k ces majestés caduques II faudrait des peuples d'eunuques, BËRANC. Ste-All. Il 6* Espèce de flûte qui n'a que trois trous, dans laquelle on chante et qui donn» une sorte d'agrément â la voix; dite autrement jombarde.
— ÊTYM. E'jvoûxoç, detûv^, lit, et I/.eiv, garder, avoir (voy. hectique).
t EUPATIIIE (eu-pa-tie), ». (. Terme didactique Douceur, soumission dans les souffrances, faciliték souffrir.
— ÊTYM. EC, bien, et nâ9o(, souffrance. EUPATOIRE (eu-pa-toi-r'), s. f. Genre de plantes
de la famille des composées , dont une espèce, l'eupatoire d'Avicenne , ou eupatoire des Arabes, ou chanvrin (eupafonum cannaftinum, L.), a été employée en médecine.
— HIST. XVI* s. Absinthe, eupatoire, agrimoine...
PABS, XXV, e.
— ÊTYM. EùitaTÔptov, du roi Jïupotor, qui mit cette plante dans l'usage médical.
t ECPATORINE (eu-pa-to-ri-n'), ». (. Terme de chimie. Poudre blanche, retirée de l'eupatortum cannabinum, L.
t EUPATRIDES (eu-pa-tri-d') , ». m. pi. Nom donné, dans les commencements d'Athènes, à la première classe du peuple, par opposition aux agriculteurs et aux artisans, et conservé plus tard â des familles nobles qui avaient les sacerdoces et le soin des choses religieuses.
— ÊTYM. EJ7t«pi5Tiç, de sJ, bien, et icorrijp, père.
t EUPEPSIE (eu-pè-psie) , ». f. Terme de médecine. Bonne digestion.
— ÊTYM. E5, bien, et ii£<l;i{, digestion, coction. t EUPÉTALE (eu-pé-ta-l') , t. f. Pierre précieuse,
l'opale. Il l.aurier nain à grandes feuilles.
— ÊTYM. EJ. bien, et néTaXov, pétale, feuille, f EUPHÉMIQUE (eufé-mik'), adj. Qui appartient à l'euphémisme. Tour, expression euphémique.
f EUPHÉMIQUEMENT (eu-fé-mi-ke man), adv.
Par euphémisme; dune manière euphémique.
EUPHÉMISME (eu-fé-mi-sm"), ». m. Figure de rhétorique qui consiste dans l'adoucissement d'un mot dur. L'euphémisme est une figure par laquelle on déguise des idées désagréables, odieuses ou tristes, sous des noms qui ne sont point les noms propres de ces idées, duuarsais, 7rope.v, ii, 16. Un ouvrier qui a fait la besogne pour laquelle on l'a fait venir, et qui n'attend plus que son payement pour se retirer, au lieu de dire payez-moi, dit par euphémisme: n'avez-vous plus rien k m'ordonner?iD. ib.
— ÊTYM. EJçri[iLiff;ièc, de eùyniilCiiv, employer des expressions de bon augure, de ti , bien, et 9Ti|jii, dire ('oy. pable, fatal).
t EUPUONE (eu-fo-n'), adj. Terme de zoologie. Oui a une belle voix. || S. m. Terme de musique. Sorte d'harmonica.
— ÉTYM. EOçuvos, de lu, bien, et çoivf,, voix.
EUPHONIE (eu-fo-nie), ». f. ||1* Terme de musique. Son agréable d'une seule voix ou d'un seul instrument. La musette sert à accompagner quelque* airs de romance qui ne sont pas sans euphonie, CHATEAUB. CUrmont , 120. || 3' Terme de grammaire. Ce qui rend la prononciation douce et coulante. L'euphonie n'a rien d'absolu, et chaque langue a la sienne propre. La langue négligerait I analogie grammaticale pour s'attacher k l'euphonie , au nombre, ii l'harmonie, et k la beauté des sons, t.». Rouss. Essai sur l'orig. des langues, ch. 1.
— ÉTYM. Provenç. espagn. et itaL eufnnia, du grec Eùçojvia, de tù, bien, et fwvTi, voix.
ECPHOMQCE (eu-fo-ni k'), adj. Oui produit de l'euphonie, qui s'emploie, se met par euphonie. Il Lettre euphonique, celle qui est employée pour adoucir la prononciation , par exemple !'» dans taj-y, lorsque l'impératif est fa, et qu'on dirait régulièrement va-y. C'est le mécanisme des organes