PAS
gie. Corselet fascicule, corselet garni do poil» ramassés on forme do houppe.
— Etym. Fascicule.
t FASCIE (fa-ssio), t. m. \\ 1° Terme de botanique. Tige ou rameau affecté de fasciation. |1 i° S. f. plur. Termo rie conchyliologie. Cercles ou bandes qu'on remarrjue sur la robe des coquillages. || Terme de lutherie. Petites planches minces sur lesquelles reposent les tables des violons, des basses, des guitares. On dit plus souvent éclisses.
— Rtym. Lat. (ascia, bande.
FASCIË, ÊE (fa-ssi-é, ée), adj. Termo d'histoire naturelle. Marqué de bandes. Coquillage fascié. Il Terme de botanique. Branches, pédoncules ou pétioles fasciês, ceux qui sont afTeclés de fasciation.
— ETYM. Lat. fascia, bande.
FASCINAGE (fa-ssi-na-j'), ï. m. ||1* Terme de fortification . Action de faire des fascines ; ouvrage faitde fascines. || 2" Terme de ponts et chaussées. Opération qui consiste à placer, sur les bords d'un cours d'eau, des fascines destinées à les protéger, à empêcher l'immersion des terres.
— ÊTYM. Fascine.
t FASCINATEUR, TRICE (fa-»si-na-teur, tri-s'), adj. Oui fascine. Il [un chef d'escadron qui se croyait unlovolace] relevait héroïquement ses moustaches, souriait avec une volupté martiale et donnait à sa prunelle une expression fascinatrice, CH. DE BERNARD, la Femme de quarante ans, § ui.
— HIST. XVI' s. Fascinateur, COTQHAVE.
— ÉTVM. Fasciner.
FASCINATION ^fa-ssi-na-sion ; en vers, de cinq srllabes), s. f. || 1° Action de fasciner. || 2° Faculté de fasciner leur proie qu'on attribue à certains animaux. La fascination que le serpent exerce, dit-on, sur le rossignol. || Puissance que les adeptes du magnétisme prétendent exercer sur les personnes soumises à leurs opérations. || 3° Fig. Impression comparée à l'action de la fascination. Ils [les hommes] passent leur vie, sans avoir aperçu cette représeniation si sensible de la divinité [l'ordre de l'univers] ; tant la fascination du monde obscurcit leurs yeux, fEn. Exist. 1, 3. C'est donc une connaissance imparfaite, telle qu'elle peut résulter ou d'une perception confuse, ou d'une prévention contraire & la vérité, ou de la fascination des passions, qui toutes peuvent emprunter la vivacité et la sensibilité que nous attribuons à l'évidence, boullainviluers, liéfut. de Spinosa, p. (25. Toute âme à ton aspect [de la beauté] ou s'écrie, ou soupire; Et cet élan, qui suit ta fascination, Semble de notre instinct la révélation , lamart. Jocel. i, 3.
— IIIST. XVI* s. Ils usent de certaines senteurs, fascinations et enchantemens, paré, xix, 32.
— ÊTYM. Lat. (ascinationem, de fascinare, fasciner.
FASCINE ( fa-si-n' ), t. f. Sorte de fagots dont on se sert pour combler les fossés d'une place, pour épauler dos batteries, ou pour accommoder de mauvais chemins. Les chevaux de frise arrachés, la terre éboulée, les troncs et les branches d'arbre qu'on put trouver, les soldats tués par les coups de mousquet tirés au hasard, servirent de fascines, volt. Charles XII, 8. Il Fagot qu'on goudronne quelquefois pour brûler les travaux de l'enoemi. Us enllamment les airs de fascines brûlantes, Tristan, Panthée, v, ).
— lllST. xvi* s. 11 ne perdit heure ni jour à faire lever à la haste le ravelin de la porte Uroize avec faissines et fumier, d'aub. Uist. i, 230.
— ÉTVM. Wallon, /'o/icne, fagot ;HaiDaut,/'ac/i(''ne; génev. fascine, gros fagot destiné au foyer; lorrain, faicliin; Keriy, faiscine; du latt. fascina, dérivé de fascis, faisceau.
FASCINÉ, ÊE (fa-ssi-né, née), part, passé.l} fTroublé, égaré par un sortilège, par un maléfice. Jadis se croire fasciné, c'était l'être. || 2" Fig. Laissez parler un monde fasciné des choses présentes, iiASS. l'anig. St Benoit. Ces esclaves ont les yeux si fascinés, que la plupart ne voudraient pas de la liberté, si on la leur rendait; ce sont les compagnons d'Ulysse qui >!fusent de reprendre la forme humaine, volt. Vaurs, Rem. xi.
FASCINER (fa-ssi-né), V. a. || l- Troubler, égarer f».T sorcellerie. {| Il se dit de certains animaux qui paralysent les mouvements de leur proie en la regardant fixement. On a dit qu'une viptrc, eu selon d'autres un crapaud, le regardant fixement [le rossignol] lorsqu'il chante, le fascine par le seul asccn dant de son regard, buff. Ois. t. ne, p. tbi, dans POUGENS. Il i' Fig. Charmer, tromper, abuser. Le charme qui le fascinait tombe tout d'un coup, MASS. Carême, Prodigue. Quel fantôme d'Europe a fasciné ta tuoT volt. Àli. iv, 4. Montrer à quel