PAS
point une erraui scientifique peut être contagieuse, et combien le charme du merveilleux peut fasciner les esprit», buff. Oiseaux, t. xvn, p. 4 43, dans pougens. Un homme adroit peut fasciner les yeux des simples, ;. i. nouss. Ém. iv. Sire, l'aspect d'un Guise a fasciné vos yeux, u. l. cnElf. Charles IX, i, t. Il Absolument. La fraude seule ne suffirait pas; elle fascine, et le fanatisme subjugue, volt. Dial. XXIV, 6. Il 3" S« fasciner, v. rifl. Se causer à soimême une fascination. Cranmer lui-même entendit raison sur ce sujet, et il écouta Calvin, qui lui parlait des illusions dont Osiandre fascinait les autres et se fascinait lui-même, boss. Variât, vm, S I3.
— HIST. XIII* s. Nous regnons ore en chascun règne; Et bien est drois que nous regnons; Que trestout le monde fesnons ; EU savons si les gens deçoivre Que nus ne s'en sait aperçoivre, la Rose, «2108. Il XVI* s. Ils fascinent les yeux et les esblouissent, en sorte qu'il font voir souvent ce qui n'est
point, PARê, XIX, 27 Ont le lict nuptial trois fois
environné : Puis d'un charme à sous-Toi» l'ayant empoisonné, Et fasciné la chambre en tournant leurs caroles [danses].... bons. 824.
— ëtym. Lat. fascinare, qui parait tenir au grec pa»xaîveiv, ensorceler, de pâaxtiv ou piîeiv, parler, prononcer des paroles. Fascinare avait donné régulièrement dans l'ancienne langue fesner.
t FASCIOLAIUE (fa-ssi-o-lè-r'), *. f. Genre de coquille univalve en forme de fuseau.
— ETYM. Voy. fasciole.
t FASCIOLE (fa-ssi-o-l'), s. f. Terme de zoologie. Ver intestinal, à corps aplati, qu'on trouve ilans les canaux biliaires et le foie de plusieurs animaux, et notamment du mouton; synonyme de douve.
— ËTYM. Lat. fasciola, diminutif de fascia, bande.
t FASCIPENNE (fa-ssi-pè-n*), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailts fasciécs.
— ETYM. Lat. fascia, bande, et penna, aile.
t FASÊIEMENT (fa-zè-ie-man), «. m. Terme de marine. Battement d'une voile lorsqu'elle est en ralingue.
t FASÉIER (fa-zè-ié), t. n. Terme de marine.
Voy. FASIEB.
FASÉOLE (fa-zé-o-r), i. f. EspRce de haricot.
— HIST. XV' s. Faisoles sont cliaulds et moistcs presque au second degré, ils. de Turin, f" 64. Il XVI* s. Les espèces principales et plus généralement cogneues, sont les fevcs, pois, lazeols, geisses, pois-cichcs, o. de serres, 444.
— ÊTYM. Lat. faseolus ou faselus, du grec çdoT]),o;. Comme cpa(jïi).o; signifie aussi une barque, il est probable ijue ce nom a été donné au fruit i cause de sa forme.
t FASIUON (fa-chion), s. f. Néologisme. Mot anglais qui s'emploie pour désigner la mode, le ton et les manières du grand monde et le beau monde luimême Les fantassins de la fashion y afllueut [ aux Tuileries] des quatre points cardinaux, eu. de Bernard, la Cinquantaine, § i.
— ETYM. Angl. fashion, du français façon.
t FASUIONABLE (fa-chio-na- bl'), s. m. et f. Jeune homme, jeune femme qui est à la tête de la mode. Il Adj. Tenue fashionable.
— ETYM. Angl. fashionable, de fashion.
FASIER (fa-zi-é), e. n. Terme de marine. Les
voiles fasient, se dit lorsque le vent ne donne pas bien daus les voiles et que la ralingue vacille incessamment, DesROCUES, <(>87, dans JAL.
— ETYM. Origine inconnue.
f FASIN (fa-zin), t. m. Cendre mêlée de terre, de brindilles, avec laquelle on couvre le fourneau de forge.
4. FASTE (fa-sf), *. m. jj 1° Magnificence qui se déploie et s'étale. Lis faste royal. Uenadad était un roi timide et vain qui n'avait que du faste et de l'orgueil, boss. Polit, a, vi, 8. Quel sera quelque jour cet enfant mer\eilleux î II brave le faste orgueilleux, Et ne se laissé point séduire À tous ses attraits périlleux, rac. Alh. u, 9. Le faste de la cour voluptueuse de Léon X pouvait blesser les yeux ; mais aussi on devait voir que cette cour même polissait l'Europe et rendait les hommes plus sociables, VOLT, ilceurs, 4 27. Du faste des grandeurs autrelois entourée, id. Scythes, i, 3. || 2" AfîecUtion de paraître avec luxe et éclat. J'ai remarqué l'horreur que ce peuple a montrée Lorsque avec tant de faste il a vu ses faisceaux [de César] Marcher arrogamment et braver nos drapeaux, corn. Pomp. iv, 4. Nous exhortons tous ceux qui peuvent donner plus abonilaminent à faire pour leur salut éternel ce qu'ils font tous les jours pour le faste du siècle, FÉN. t. xvin, p. 828. Ces temps où le faste n'était pas