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leur eussent encore donné un nouveau charme, VOLT. Alx. Ép. déd. Il Fleurs de rhétorique, nom donné à tous les ornements du style, cl surtout aux rigurcs agréables recommandées par les rhéteurs. N'allez pas, s'il vous pl.aît, me défendre comme Scaramouciie défendait Arlequin, en avouant qu'il était un ivrogne, un gourmand, un débauché attaqué do maladies honteuses, et s'excusant envers Arlequin en lui disant que c'était des fleurs de rhétorique, VOIT. Lett. duc de Richelieu, 27 févr. ) 766. || En mauvaise part, se dit d un discours où les fleurs de rhétorique, prodiguées sans mesure et sans goût, tiennent lieu de ce qui aurait dû être dit || 10" Veloutù délicat qui recouvre la peau de certains fruits. On a détruit la fleur de ces fruits en y touchant. Des prunes couvertes de leur Heur. || !!• Les couleurs brdiantes du teint Et, mettant la céru.sp et le plâtre en usage, Composa de sa main les fleurs de son visage, BOiL. Ép. IX. Des fleurs de votre teint Où faites-vous emplette? bérano. Lisette. \\PaT extension, lustre, tendre éclat de la beauté. Une légère fleur du corps que non-seulement la mort fait tomber, mais qui s'enfuit aux premières approches do la vieilles.se, balz. lett. )o, liv. vi La mort ternit dans les plus beaux corps toute cette fleur de beauté, boss. Sermons, m, Profess. i. De son teint la fleur naïve. Toujours fraîche, toujours vive, Confond les efl'orts de l'art, f.\vart, Ninette, t, 2. Quelquefois un souffle rapide Obscurcit un moment sous sa vapeur humide L'or, qui reprend soudain sa brillanto couleur; Ainsi du Sirius, ô jeune bien-aimée Un moment l'haleine enflammée De ta beauté vermeille a fatijîué la fleur, a. chên à Fanny malade. Quand la douleur N'avait point de ta joue éteint la jeune fleur, iD. 43. Les revers ont soufflé sur la fleur de son âge; Mais le malheur, assis sur son front consterné. Ne put en effacer la grâce et le courage, MASSo.N, Helvétiens, vi. || Il se dit, en un sens analogue, du lustre de la santé. La jeunesse en sa fleur brille sur son visage, boil. Lutr. i. La fleur de la santé brille sur son visage, voi t. Candide, 24. Il Fig. Ce qu'il [Dieu] peut faire de mieux (pour ses sei-viteurs], c'est de répandre mille amertumes sur tous leurs plaisirs, de ne leur permettre pas de s'y reposer, de secouer et d'abattre cette fleur du monde qui leur rit trop a(:réablement, boss. 2« sermon pour l'Etait, de la sainte croix, i . || 12" Par extension, lustre, tendre éclat des choses morales ou intellectuelles. Cette fleur d'innocence qui donne tant de charme au jeune âge. La connaissance des affaires, l'application à ses devoirs, l'éloignement de tout intérêt le firent connaître au public , et produisirent cette première fleur de réputation qui répand son odeur plus agréable que les parfums sur tout le reste d'une belle vie, FLÊCH. Letellier. Il en avait pris surtout cette brillante superficie, cette fleur qui jette de l'agrément dans le commerce, même avec les femmes, j. J. Rouss. Conf. IV. La Jérusalem [du Tasse] a une fleur de poésie exquise, chateaubb. Génie, II, VI, 2. Il 13° Superficie. Son esprit ne contemple que la fleur des objets. || À fleur de, loc. prép. Au niveau, sur le même plan. La digue est à fleur d'eau. Le visage plein, les yeux à fleur de tête, J. J. Houss. Conf. v. Les mines d'or et d'argent i|Ui s'y découvrent presque à fleur de terre, attestent une révolution du globe très-ancienne, mais postérieure à celles qui ont bouleversé notre hémi.sphère, baynal, Hist. phil. xvii, 8. || Fig. Et puis de pénibles souvenirs, quelque chose de son crime et de son repentir paraît encore au milieu de ces joies à fleur d'âme, par lesquelles il [Lovelace] veut se tromper lui-même, villimain, Litt, franc. )«• siècle, I" leçon. || Cette médaille est à fleur de coin, l'empreinte en est parfaitement conservée. Il Au jeu de paume, la balle a pa.ssc à fleur de corde, elle a légèrement touché la corde, de sorte (|ue peu s'en est fallu que le coup ne fût perdu II Fig. Cette affaire n'a passé qu à fleur de corde, peu s'en est fallu qu'elle n'échouât. || 14° Première vue ou premier usage d'une chose nouvelle. Voilà une étoffe qui vient d'arriver dans notre magasin; vous en aurez la fleur. || 15° La fleui do la virginité, la virginité mi^me. || Dans un langage un peu libre, fleur, pri* absolument, a le même sens. Ce n'est 'lu'un faux appât, ei sous cette couleur, Il ne veut cependant ijue surprendre une fleur, CORN. laSuir 111,6 (i'*éd). Cette fleur, qui a\ait été réservée pour le lieau prince de Massi-Carrara, me fut ravie par le capitaine corsaire, v;ilt. Candide, II. Un vieux pirate.... s'en est allé livrer ma fleur au commandant de la contrée, m. 3 Manières. Il 16» Ce qu'il y a de meilleur, d'excellent. Ne pren-
l. — .Vi
FLE
dro que la neur d'un sujet. Je ne mo rcions point d'avoir par mon adresse Sauvé le sang des dieux et la fleur de la G^^ce, cobn. «l'a. ii, 2. U fleur do nos guerriers, le sang de Unt de dieux.... lu. ib. II, 6. 11 donne la (leur de la cavalerie i un homme de qui il n'était pas assuré, d'abi.awcOurt, Arrien, liv. ii, dans rilhelet. Bornons ici noire carrière; Les longs ouvrages me font peur; Loin d'épuiser une malifcre. On n'en doit prendre que la fleur, VK FONT. Fabl. vi , Épil. Notre souper d'hier au soir, ma fille, il mo semble qu'il était fort beau, fort bien servi ; je m'y trouvai avec la fleur de mes imis, sÉv. 20 janv. <«85. Je tous donne avec plaisir le dessus de tous les paniers, c'est-à-dire la fleur de mon esprit, de ma tile, de mes yeux, de ma plume, do mon éciitoire, id. 234. La jeunesse, qui est la fleur de toute lu nation, fén. Tél. xiv. 11 y a trois ordres de l'architecture dos Grecs : le dorique, l'ionique et le corintliien; on peut les appeler avec raison la fleur et la perlection dos ordres, puisi|u'ils contiennent non-seulement tout le beau, mais encore tout le nécessaire de l'arcliitecture, rolun, Hist. anc. Œuv. t. xi, (" partie, p 16, dans poucENS. Une foule de princes, les ministres, la fleur de la noblesse, tout ce qui composait la cour d'Afcibaliba, fut égorgé, baynai,, Ilist. pliil. vu, 6. Il l'ar antiphrase. Ahl noble espion, la fleur des drôles, qui faites ici le bon valet et voulez nous souffler la dot, beaumabcii. Hère coup, ii, 24. || Fine fleur de Normand [un Normand plus Normand que tous les autres], la font. Rem. \\ Fleur de chevalerie, fine fleur de chevalerie, s'est dit, dans les romans de chevalerie, de l'élite dos chevaliers, ou d'un chevalier accompli. || Familièrement. Fine fleur de chevalerie, homme qui a beauamp de valeur et de piol'itc. || La fleur des chevaliers, le plus brave des chevaliers. L'endroit où la fleur des chevaliers, Roland, termina ses hauts faits, chateai uh. Génie, iv, ui, 3. || Fleur des coursiers, un excellent cheval. Rossinante, la fleur des coursiers d'ibéne , BOIL. Poésies div. 2i. \\ C'est la fleur (Je la galanterie, sa dit d'un homme très-galant auprès des femmes; se dit aussi des attentions délicates qu'on emploie pour leur plaire. || La fleur des pois, Toy. pois. Il Fleur des saints, ancienne histoire de la vie des saints, écrite en espagnol par Ribadeneira et mise plusieurs fois en français. Le traître, l'autre jour, nous lompit do ses mains Un mou' noir qu'il trouva dans une Fleur des saints, mol. Tari, i, 2. || 17" Cartes de fleur, cartes à jouer de la plus belle qualité. Il Blanchi à fleur, s'est dit pour très-bien blanchi. Fil de lin blanchi à fleur, Tabl. ann. aux lett. pat. du <« déc. 4780. Il 18" Fleur de farine, la partie la plus fine de la farine. || 19° Fleur est le nom d'une foule de plantes. || Fleur de l'air, nom vulgaire de Vépidendre aéranthe (orchidées), appelée ainsi parce qu'à Montevideo et entre les tropiques elle végète suspendue aux fenêtres, et sans terre, leogabant. Il Fleur aux cocus, un des noms vulgaires de l'on*tnone nemorosa, L. plante qui fleurit en même temps que le coucou (pnmula tms). || Fleur bleue, plante dont on se sert en Asie pour colorer les mets en un beau bleu qui s'évanouit bientôt, c'est la clitore de Ternale (légumineuses) , leooarant. || Fleur du tan, ntim vulgaire du champignon nommé fuligo des jardins, dit aussi bourrée , et qui croît sur la tannée. || Fleur du soleil , le cistus helianlhcmum de Linné , appelé maintenant hilianihéme vulgaire. || Fleur du soleil, le souci des jardins, eateiidula of/kinalis, L. (composées), dit encore fleur de tous les mois. || Fleur changeante, la kelmie à fleur changeante (malvacées). || Fleur du ciel, un des noms donné au nostoc commun (algues), dit crachat de lune. || Fleur de la passion, fleur qui représente les instruments de la passion (poi»i/!ore bJ««p). Il Fleur de Constantinople, un des noms vulgaires de la iyc/ini'de c/ioWdoiiique (caryophjllées), appelc'e encore fleur de Jérusalem. || Fleur royale, un des noms du pied d'alouette. |l Fleur sanguine, la petite capucine. || Fleur de la trinité, un des noms de la pensée. || Fleur de jalousie, un des noms vulgaires de l'amarante Irtcotore, dite aussi jalousie. Il Fleur d'onze heures, un des noms vulgaires de Vornilhogale ombelle (liliacées) . dit encore dame d'onze heures, nommée ainsi parce que c'est vers cette heure que sa llear s'ouvre. || Fleur de paradis, un des noms vulgaires de la poinciane trèsbelle, dite aussi poincillade, et fleur de paon (légumineuses). || Fleur mielUe, fleur de miel, nom vulgaire des espèces du genre mélianthe (zygophyllées) . Ces fleurs ont des nectaires qui sécrètent en abondance une liqueur miellée, legoahant. || Fleur à musc, espèce de k«*mi€. || Fleur de veuve, voy.
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scADiEUSE. Il ÎO* Double fleur, variété de poirier, le fruit de ce poirier. Planter une double fleur. Manger 11110 double fleur. || 21" Fleurs de vin, de bière, de vinaigre, pellicules qui se produisent sur ces liquides et qui sont formées de petites plantes, dites mycodermes, d'une organisation trcs-inf( rieure. || U' Fleurs do corail, petites boules arrondies qu'on trouve aux extrémités des branches, lorsque les coraux sont encore jeunes et tendres. || 23" Terme d'ancienne chimie. On nommait fleurs les substances en poudre et les sublimés, qui se composent de particules trcsdivisées ou d'aiguilles fort déliées. || Fleur d'alun, l'alun de plume. || Fleurs d'antimoine, acide antimonicux pr paré par sublimation. Il perd en même temps une partie de sa substance qui s'exhale en lumée que l'on peut condenser et recueillir en aiguilles brillantes aux'iucllos on a donné le nom do fleurs argentines d'antimoine, BUFF. Wih. t. v, p. ^8'. i| Fleurs d'arsenic, acide arsénieux sublimé. || Fleurs de benjoin, acide bonzoïque obtenu par sublimation. Il Fleurs de bismuth, efllorescence d'oxjde de bismuth qu'on trouve i la surface des minéraux qui renferment en même temps ce métal à l'état natif. Il Fleur de chaux, voy. farine, n* 4. || Fleurs ^e cobalt, arsénite de cobalt pulvérulent. Le premier et le plus sûr des indices qui peuvent annoncer une mine prochaine de cobalt est une efllorescence minérale, couleur de rose, de structure radiée, à laquelle on a donné le nom de fleurs de cobalt, hvrr. Hin. t vi, p. 5. || Fleurs de cuivre, oxyde de cuivre capillaire. H Fleurs de nickel, oxyde de nickel. || Fleurs de sel ammoniac, chlorure d'ammoniiqu9 sublimé. {| Fleurs de sel ammoniac cuivreuses, chlorure d'ammoniaque et de cuivre sublimé. |{ Fleurs de soufre, soufre sublimé en trèspetits cristaux aciculaires. U Fleurs de zinc, oxyde de zinc produit par la combustion du métal. Pour tirer le zinc de la calamine ou des blendes, il suflit de les exposer au feu de calcination; ce demimétal se sublime en vapeurs qui, par leur condensation, forment de petits flocons blancs et légers auxquels on a donné le nom de fleurs de zinc, BUKF. Min. t. y, p. 387. Il 24° Terme de tanneur. Le cûté de la peau d'où le poil a été enlevé. On étend la peau sur une table bien propre, la fleur en dessus, et par conséquent la chair touche la table.... on la plie en deux, fleur contre fleur, et on ne la tord pas, lfanu«i du reZteur, p. i(5 (Roret, (827). Il 26" Terme de marine. Lesfleursd'un vaisseau sont les parties qui sont formées par les extrémités des varangues, avec les membres courbes, qui se mettent au fond et qui s'appellent genoux. || 28"' Fleurs blanches, voy. fleubs, || Proverbes. Les fèves sont en fleur, se dit à une personne qu'on accuse de folie, à cause de l'influence que l'on attribue au printemps sur l'explosion de la folie. || Le serpent est caché sous des fleurs, se dit des choses séduisantes, mais dangereuses.
— HIST. XI' s. L'escut [il] lui frtintqui esta flurs et or, Ch. de Roi. xcvi. De douce France [il] m'ont tolude la flur, ib. clxiiv. || xW s. Marsile mande des Sarazins la flor, Roiic. p. S». Pour verdure, ne pour piée, Ne pour fueille, ne pour flor, Couci, i. Grans fu la noise, et esforciés li cris. Et Gauielés s'est celé part guenchis : Armes ol bêles, paintes à flor de lis, Raoul de C. ut. \\xm' s. Mais m'aura [en mariage|, se Dieu plait, cil qui en ot la flor [virginité], AUDEFBOi LE BASTABD, Romanccro, p. 33. Berte fut gracieuse corne est la fleur sur l'ente, //er<e,x. || xiv's. Metz le colTret en terre, que le couvercle soit i fleur de la terre, «odus, C Lxxiv. [Le roi de Navarre haranguant le peuple de Paris dit] qu'il aimoit moult le royaume de France, et qu'il y estoit bien tenu, car ii estoit des fleurs de lys de tous coslés [parent de la famille royale], Chr. de St Denis, t.n,p. 250, dans LACUBNE. Il XV* s. Ce royaume ci a esté un grand temps en fleur, et vous savez, une chose qui est en fleur, elle a greigneur mestier que elle soit près gardée que quand elle est contournée en fruit, FROiss. II, u, 36. En ce temps que ceste croix [croisade] estoit en si grande fleur, et qu'on ne parloit d'autre chose, id. 1, i, «2 Et très bien montés sur fleur de roncins et de gros coursiers, ID. 1, I, ii9. Le gentil chevalier messire Jean de Hainaut, qui estoit en la fleur de sou aage, m. i, l, U. Toute la fleur de Gascogne, chevaliers et escuyer» estoient pris, id. ii, ii, 7. En la compagnie de l'amiral avoit grand foison de bonnes gens d'armes, toute fleur de chevalerie et d'escuierie, id. 11, 11, 2S4. La fleur des fleurs, c'est madame m'amie, eust. DESCH. Poésies mss. ^ t4«, dajis laCubne. Sur laquelle besie avoit environ deux boteaux de fleur ou farine, no cakor, flora. jj xvi' s. Voyaus lee peu-
pies pa.sser les deux tropiques, volter soubz la zone torride, avoir l'unz et l'aultre pôle en veue i fleui de leur orizon, rab. Paru, m, &<. Fleur de quinze ans.... MAROT, m, 404. Elle commençoil i pas&ci fleur [vieillirl , rvtK, p. 644. Couleur de fleui de siegle.... fleur de pesché, fleur mourante, etc. DAUB. fan. i, 2. Encores que toute U contr'escarpe fust en feu de coups de canon, qui liroit à fleur du rempart, id. Hiit. 11, 46. [Au vin Douveauj il y a k fleur qui est au dessus, la lye qui est au fond, pahe, Introd. e. Camillus estoit environ de ce temps là en la Qeur de sou crédit, AMYOT, Cam. 4. U n'oublioit surtouj d'y inciter toute la fleur de la jeunesse de la cour, si bien qu'on disoitquo c'estoil la fleur des fèves, bramtome, cite par ca. NiSABD, Revue de l'instruction publique, <t nov. 4 860. Combien de villes sont à fleur de champ laissées, Poésies de pebr. p. 23, dans lacuhnk.
— ETYM. Bourguign. fteu; picard, /tour; provenç. espagn. et portug. flor; ital. /iore; du latin ftorem. On a dit que fleur, dans la locution ci /leur de, venait de langlais floor, plancher; mais rien ne justilie cette éiymologie ni dans la langue d uil, ni dans les autres langues romanes. L'italien du au>si a fior : a fior d'acqua, à fleur d'eau; ce qui exclut d'autant le floor anglais.
f PLEURAGE (fleu-ra-j'), ». m. || 1* Issue de la mouture de gruau, son de gruau. || 2" Terme de gravure. CrisUllisation» formées sur la planch* de verre dans la gravure par l'acide lluorhydrique.
— ETYM. Fleur (de farine) dans le premier sens; /leur (de planie) dans le second.
FLEURAISON (fleu-rc-zon), ». f. Terme de botanique. Développement et épanouissement de la fleur. Il L'époque où les plantes fleurissent. || L'état des plantes en fleur.
REM. Le langage ordinaire confond absolument
fleuraison et floraison. Mais quelques botanistes essayent de se servir de la difl'erence tout accidentelle de ces deux mots pour attribuer à chacun un sens précis et différent : fleuraison, production des fleurs ; floraison, éUl de fleur.
— ETYM. Fleur; provenç. fiorieio.
FLEURDELISÉ, ÉE (fleur-de-h-zé, zée), part.
passé. Il 1* Terme de blason. Orné, semé de fleurs de lis. ECU fleurdelisé. Des bancs fleurdelisés pour tout ce qui avait séance, st-sim. 343, 239. ||a° Marqué, par châtiment, d'une fleur de lis.
FLEURDKLlSER(neur-de-fi-zé),e.o. || l'Omerde fleurs de lis un écusson, un manteau. || Empreindre un papier de fleurs de lis. || 2" Anciennement, marquer un criminel d'une fleur de lis avec un fer chaud. 11 méritait bien d'être fleurdelisé pour avoir tué son frère, volt. Facéties, Instruct. frère Pediculoso, 4.
— HIST. XYi* s. Les enseignes et les drapeaux tous fleurdelisez fesoient encore un fort bel efl'et, Mém. ». du Guescl. ch. to.
— ETYM. Fleur, de, lis.
FLEURÉ, ÉE (fleu-ré, ré«), adj. Terme de blaaon. Se dit des bandes, des bordures, des orles et d'autres pièces qui ont leurs bords en forme de fleurs. Il On dit aussi fleureté et fleuronné.
— HIST. xiil* s. La covreture de la «ele Ert [était, d'un brun paile de Castele, Tote ftorée à flor» d'orfrois, Flore et Blancefl. v. 4 4 87.
— ETYM. Fleur.
t FLEURËE (fleu-rée), «. f. Terme de tainture. Bcume légère de la cuve du bleu.
— HIST. XTi' s. Fleurée, e»cume d« la guesdc, OBDW, Dict.
— ÊTYM. Fleur.
FLEURER (fleu-ré), v. n. Répandre, exhalarune odeur. Cela fleure bon. Il fleurait bien plu» fort, mais non pas mieux que roses, BÉoitiER, So«. x. || Cela fleure comme baume, cela sent très-bon ; et fig. cela doit être avantageux, lucratiL |1 Sa réputation fleure comme baume, ne fleure pas comme baume, il a une excellente réputation, une mauvaise réputation.
— REM. Au ivu' siècle il n'y avait aucune distinction, pas phis qu'auparavant, entre fleurer et flairer : J'y consens, qu'elle cour«, aime l'oisiveté, Et «oit des damoiseaux fleuree en liberté, hol. te. dn maris, i, ». On dirait aujourd'hui flairée.
— HIST. XV* s. MauToise odeur m'est plu» fleurant que basme, en. dobl. Bail. 4 0*. |i xvi« s. Vous convient estre saiges, pour fleurer, sentir et ««limer ces beaulx livres de haulte gresse, bab. Corg. Prol. L'ouïr, le fleurer, ou un aultre sens. «oht. 11, soj. L'un d'eux avoit empoisonné un œillet, lequel il bailla à fleurer à son compagnon, faié, xxiii, 40.
— ETYM. Autre forme de flairer ; seulement la langue s'est servie de U di£r*r«nc« àm deux forme»
FLE
FLB
pour, laissant à flairer le lens actif, donner i fleurer la signification neutre d'avoir une bonne odeur.
<. FLEURET (fleu-rii; le t ne >e lie pas dans la conversation; au pluriel, Vs se lie : des (leu-rfe-z épointés. Flouretsrimeavec traits, succès, paix, etc.), I. m. Il 1» Sorte d'épce à lame carrée et flexible, terminée par un bouton garni de cuir, et qui sert à s'exercer à l'escrime. Ainsi qu'en ces combats De fleureU on s'exerce, béonieh, Sat. i. Court le faquin, la bague, escrime des fleurets, id. Sol. v. Fleurets à faire des armes payeront, comme lames d'épées, trois livres. Tarif, i» sept. <««♦. Il Fleuret démoucheté, fleuret dont on a ôté le bouton pour se battre. || i' Instrument d'acier qu'on emploie pour percer les roches.
— HiST. XVI' s. Un rude tireur le floret au poing,
MOm. I, (84.
— ÈTYM. Fleur; [ia.\. fioretto, petite fleur et fleuret; ainsi dit à cause que le bouton a été comparé à un bouton de fleur.
2. FLEURET (fleu-rè), s. m. || 1° Sorte de soie tirée de la bourre qui est aux environs du cocon et qui est comme une fleur que le ver à soie a produite avantquede former son ouvrage; on la nomme aussi chape. || Fil de bourre de soie qu'on mêle dans plusieurs étoffes avec de la soie ou de la laine. Le tout cuit, et de bonne, pure et fine soie, sans que l'on y puisse employer aucun fleuret ni autre espèce provenant de la bourre de soie. Statuts des march. de drap d'or, 6 juil. I6«7, art. 46. || Ruban fait de ce même fil. || Étoffe faite avec la soie des cocons de rebut. || l" Au contraire, dans le commerce, fleuret de coton, fleuret de laine, fleuret de fil, se disent du coton, de la laine, du fil de choix. Fleurets d'Espagne ou autre laine de pareille qualité, teinte et peignée, Tabl. annexé a<iX lett. pat. duiS sept. )780.
— HiST. xia* s. Il n'avoit pas robe de soie, Ains avoit robe de florete. Faite par fines amoretes, la Rose, 883.
— ÊTYM. Fleur. En italien, ftorelto veut dire papier brouillard.
s. FLEURET (fleu-rè), ». m. Terme de danse. Nom d'un ancien pas qui se composait d'un demicoupé et de deux pas marchés sur la pointe du pied. Vois-tu ce petit trait, ce fleuret, ces coupés ? MOL. Fâcheux, I, 3.
— HIST. xvi* s. Caprioles, tours et desfours, fleurettes drues et menues, gamberottes, bonds et sauts,
CARLOII, IV, 12.
— ETYM. Ital. fioretto, diminutif de flore, fleur. FLEURETÉ, ÉE (fleu-re-té, tée), adj. Voy. pleuré.
— HIST. XIII" s. Et toutes ces choses estoient fleuretées de ambre, joinv. 280. || xv" s. Est bien raison que la juste et véritable narration de ses dignes meurs soit fleuretée de mémoires profitables et de digne efficace, chr. de pisan, Charles V, i, s.
— CTYM. Fleur.
t FLEURETIS (fleu-re-ti), *. m. Terme de musique d'église. Sorte de contre-point figuré, lequel n'est point syllabique ou note sur note, j. j. rodss. Dict. de musique. On dit aussi fleurtis et fleurette. Il Se dit de certains accords inventés sur - le champ , que les musiciens font particulièrement sur la basse.
— KTYM. Fleur.
FLEURETTE (fleu-rè-f), t. f.\\i' Petite fleur. Que me veux-tu, chère flnurette. Aimable et charmant souvenir T a. de musset. Poésies nouv. À une fleur. Il Par extension, cho.se sans importance. Encore tous ces maux ne seraient que fleurettes Sans ce maudit honneur.... Régnier, Sat. vi. || Terme d'archéologie. Pièce d'or marquée d'une fleur || 2° Fig. Propos galant. Où peuvent tous venants débiter leurs fleurettes, corn, le Uent. i, i . Cidalise est jolie et soufl'rela fleurette, hauteroche, le Soup, mai appr. se. 7. Et s'attachent en étourdis à conter des fleurettes i toutes celles qu'ils rencontrent, mol. le Sicilien, H. Vous pensiez bien trouver quelque jeune coquette Friande de l'intrigue et tendre à la fleurette, m. Éc. des maris, u, ». Des gens qui sèmeront l'argent et la fleurette, la font. Joconde. En beaux louis se content les fleurettes, id. F. avare. On le pria de faire ailleurs l'essai de ses fleurettes séduisantes, HAMILT. Gramm. 9. Les pieds sur les chenets étendus sans façons. Je pousse la fleurette et conte mes raisons, regnard, le Joueur, u, 4. || Conteur de fleurettes, homme volage qui en conte à toutes les femmes. M. Simon était galant, grand conteur de fleurettes,j.j. rouss. Conf.iv. !| En général, compliments, choses flatteuses. Adressez donc à des poètes Qui îoient encor dans leur printemps. Les très-désira-
bles fleurettes Dont vous honorez mes talents, volt. Lett. roi de Prusse, a» août <743. || 3* Terme de musique. Fleurettes, diminution à la fin d'une cadence. Il Fleurette a aussi été synonyme de fleuretis,
— RKM. Ou a dit quelquefois florettes : Et craignez plus les jeunes saints Que les florettes d'un vieux sage, volt. iV«. cvi.
— HIST. xui* s. Euz un verger s'en entra, Cinq flurettes y truva, Uint. litl. delà Fr. t. xxiv, p. 3ea. Zephirus et Flora sa famé. Qui des fl"rs est déesse et dame, Cil dui font les floretes nestre ; Flors ne congnoissent autre mestre, (o Rose, 8»5l. || xvi* s. Comme un papillon voletant De fleurette en fleurette, YVER, p. 83).
— ÊTYM. Diminutif de fleur; bourguign. fleurette, petite fleur; provenç. floreta. Cesl par une mctapliore facile à saisir que des propos galants ont été asslmilésàune petite et jolie fleur. Il y avait un verbe fleureter, qui signifiait babiller, dire des riens.
t FLEUUEUR (fleu-reur), s. m. Celui qui flaire. Arrête; quoil tu viens ici mettre ton nez, Impudent fleureur de cuisine! mol. Amph. m. 7.
— REM. On dit aujourd'hui flaireur ; mais, du temps de Molière, on ne faisait point de ci.itisction entre flairer et fleurer.
FLEURI, lE (fleu-ri, rie), part, passé de fleurir. Il 1" Couvert de fleurs. Un pommier tout fleuri. La campagne à présent n'est pas beaucoup fleurie, mol. Tart. 1, 6. Il La saison fleurie, le printemps. || On dit de même : un hiver fleuri, un hiver où les fleurs pei-sistent. Afin de venir passer avec nous un de ces hivers tièdes et fleuris qui sont réservés à notre belle Italie, balz. lett. 3, liv. ii. || Pâques fleuries, le dimanche des Rameaux, qui précède immédiatement celui de Pâques. || Terme de blason. Se dit des rosiers et autres plantes chargées de fleurs. Il Où l'on a mis des fleurs. Une jardinière richement fleurie. || 2° Fig. Route fleurie, chemin fleuri, les moyens faciles , la vie heureuse , etc. Par les chemins fleuris d'un charmant quiétisme , boil. Sat. X. Dieu ne défend pas les routes fleuries, quand elles servent à revenir à lui , chatf.aub. Génie, i, t.\\i' Qui est d'une bonne couleur, en parlant du visage, de la peau. Un visage fleuri. Il a l'oreille rouge et le teint bien fleuri, mol. Tart. II. 3. Elle que j'avais laissée si fleurie n'était pas reconnaissable , sP.v. 388. Qu'est devenu ce teint dont la couleur fleurie Semblait d'orlo.lans seuls et de bisques nourrie? boil. Sat. m. L'Etat n'a point dépéri , Je reviens gras et fleuri, bebang. Ventru. Il Un visage fleuri , se dit quelquefois, par moquerie, d'un visage couvert de boutons (on dit plulôl bourgeonné en ce sens). || 4* En peinture, couleur fleurie, couleur dont tous les tons brillants semblent tenir de l'éclat des fleurs. || 6° Barbe fleurie, barbe blanche. Non que j'assemble tous les jours Barbe fleurie et les amours, la font. Lettres, xxiii. || Jaspe fleuri, jaspe panaché, jaspe dans lequel le vert domine. Il S. m. Fleuri, aspect nuancé que présentent certaines billes de bois après avoir été sciées. Il 6' Terme de littérature. Rempli d'ornements. Dont j'aurais tenté la libéralité par une épitre dédicatoire bien fleurie . mol Préf. des Précieuses. Il [d'Urfé] soutint tout cela d'une narration vive et fleurie, de fictions très-ingénieuses.... boil. Héros de romans, discours. J'avoue que le genre fleuri a ses grâces; mais elles sont déplacées dans les discours où il ne s'agit point d'un jeu d'esprit, FÉN. t. XXI, p. 175. Le style fleuri ne doit pas être confondu avec le stylo doux, volt. Dict. phil. Fleuri. \\ Termes fleuris, termes qui appartiennent au style fleuri. Permis à vous, monsieur, de trouver ces expressions trop fleuries, p. l. cour. Lett. i,34. Il Esprit fleuri, esprit remarquable surtout par l'éclat et par l'agrément. On a dit quelquefois c'est un esprit fleuri, pour signifier un homme qui possède une littérature légère, et dont l'imagination est riante, volt. Dict. phil. Fleuri. \\ En un sens analogue. Le liant du duc de Chevreuse, ses vues fleuries, quoique sujettes à se perdre, furent des qualités faites exprès pour plaire à ce jeune prince (le duc de Bourgogne], st-sim. 30j, )88. || 7" En musique, contre-point fleuri ou figuré, celui où les parties procèdent par des valeurs et des rhythmes difl"érents. Il 8" Terme d'architecture. Roman fleuri, style roman où les corniches, les architraves, etc. sont chargées d'ornements. Le roman fleuri est du dernier âge de l'architecture romane. || Gothique fleuri, gothique où les ornements, les découpures sont multipliés à l'excès. Le gothique fleuri appartient au dernier âge de l'architecture ogivale. Il 9° Chez ceux qui élèvent des vers à sole, bruyères fleuries , bruyères abondamment chargées de cocons.
FLKCBIR (fleu-rir) ,v.n. || !• Pousser des fleur», être en fleur. Entre les arbres, l'amandier fleurit des premiers, et le néflier des derniers. Défriçhet cette terre sauvage, faites fleurir comme lui [Apollon] le dései-t, kênel. Tél. il. Madame a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs ; le matin elle fleurissait, avec quelle grâce vous la savez I le soir nous la vîmes sécliéa, BOes. Duch. d'Orl. Il Par extension, il se dit de la barbe qui commence à pousser à la joue d'un jeune homme. Veux-tu voir tous les grands i U porte courir? Dit un père à son fils dont le poil va fleurir, boil. Sat. viii. Il Fig. Être dans son commencement. Dans l'un [Télemaquej la sagesse ne fait encore que fleurir ; dans l'autre [Mentor] elle porte avec abondance les fruits les plus mûrs, fEn. Tél. xi. || 2" Fig. Être dans un état brillant comparé à l'éclat d'un arbre en fleur. Par ses soins tout nous rit, tout fleurit, tout suc- C(de, ROTROU, Venceslas, v, ». Le juste fleurira comme le palmier, et il se multipliera comme la cèdie du Liban, saci, Bible, Psaume xci, 13. Le règne où fleurissent la piété, la justice.... «oss. Hist. I, 6. Faire fleurir l'agriculture, id. t'b. m, 6. L'unité catholique, qui a fait fleurir durant tant de siècles l'Église et la monarchie d'Angleterre, id. Reine d'Anglet. Marot, bientôt après fit fleurir les ballades, boil. Art. p. i. Parmi les doux plaisirs d'une paix fraternelle, Paris voyait fleurir son antique chapelle, id. Lutr. i. L'occasion ne peut être meilleure, ni les conjonctures plus favorables, si je désire du moins do fleurir et de prospérer, la BKUT. XII. Rien ne rappelle davantage l'idée de l'ancienne Grèce ; car, si les arts fleurirent en Grèce au milieu des guerres étrangères et civibs, ils eurent en Italie le même sort; et presque tout y fut porté à sa perfection, volt. Mœurs, I2l. Il est certain qu'Homère florissait deux générations après la guerre de Troie, il. t,s.s. poésie épique, ch. 2. On peut le mettre [Saint-Êvremond] au rang des hommes aimables et pleins d'esprit qui ont fleuri dans les temps brillants de Louis XIV, mais non pas au rang des hommes supérieurs, jd. tiél. littér. Lett. sur les Français, St-Évrem. Epris de l'art divin qui fleurit en Provence, Poète, lia chanté le succès de la France, delav. Vép. sicil. i, 2. || 3° F. a. Parer d'une fleur, d'un bouquet. La comtesse : Qui t'a donc fleurie si matin?— Florence : Madame on ne m'a point fleurie, c'est moi qui ai fait des bouquets, beaiimarch. Itère coup, u, 4. |! Fig. Fleurir son style, y mettre beaucoup d'ornemenls, de fleurs. Il 4''Se fleurir, v. réfl. Prendre des fleurs pour en faire un bouquet ou les mettre à sa boutonnière, à son chapeau. Il s'est fleuri en passant dans le parterre.
— REM. 1. Fleurir, signifiant être dans un état de prospérité, de splendeur, faite l'imparfait fleurissait et florissait, et toujours florissant au participe présent. U faut aussi toujours dire florissait quand il s'agit d'une personne ou d'une collection de personnes : Ronsard florissait au seizième siècle ; Athènes florissait sous Périclès. Cependant cette règle, qui est arbitraire, puisque c'est une tentative pour utiliser la double forme que ce verbe a par accident, n'en a pas été une pour tous les bons auteurs. Hésiode fleurissait trente ans avant lui, Boss. Hist. I, 6. Cet ordre respecté [les dominicains] fleurissait dans la France, volt. Ilenr. v. Il est certain que les afTaires ne sauraient être plus fleurissantes, balzac. Lettres, vu, 4». La réputation toujours fleurissante de ses écrits, BOSS. Disc. Acad. Il a. Il se conjugue avec l'auxiliaire atoir quand on veut exprimer une action : l'arbre a fleuri aujourd'hui ; avec l'auxiliaire élre, quand on veut marquer un état : l'arbre est fleuri depuis longtemps. Mais quand il signifie être dans un état de prosp^ rité,de splendeur, il veut toujours l'auxiliaiieafoir.
— HIST. XI* s. Charles le vielz, à la barbe flurie, Ch. de Roi. lxxv. Ja estes vous viels et fluriz et blans, t'b. cxxxil. ]| xii* s. [Espines] poignanz et aspres qui ne peuvent florir, lionc p. tbb. Adonc florist mes cuers et mes voloir En bone amor.... Couci, VIII. Dame, mar [à malheur] [je] vi le clair vis et la face Où rose et lis florissant chascun jour, i6. XI. Xla douznrdu temps qui raverdoie Chantent oisel et florissent verger, ib. xxi. || xiu* s. Dont peussiés veoir le bras Saint-George flori tout contremont de nés [nefs] et de veissiaus et de galies et d'huissiers, villeh. lxi. Entour la Saint-Jehan que la rose est fleurie, Berte, ii. [Elle ne brillel Nient plus qu'en prés fleuris semble gaste bruiere, ib. xil. Et bien sachiésque qui por Diu «orra en ceste besoigne, s'ame s'en ira tuuie florie en paradis pardevant lui, H. de valshc. vu. Bien puet en robes d«
FLE
colora Sainte religion florir, la Hôte, «1136. Toute sa teste [celle do la vieillosso] estoit chenue. Et blanche cum s'el fust nmie, ib. 347. (Clercs] Qui, quant ans biens du monde, contre raison florissent, I. DE UP.UNO, Test. 611. Jadis au tans des anciens Kstoit moll Diaus, mais que li liicns Kloriscoit plus Et ert (éfciitl en face, Barl. et Josaphat, p 2. || xiv s. Kt avril soit exaussiez, honourez, Oui (lorist de toutes parts Les prés, les bois et les chams et les pars [parcs], machaut, p. 130. |] xv s. Pour embelir et fleurir sa mauvaisoté et retraire la roine en Angleterre, et remettre en son danger ( pouvoir] et du roi son mari [Edouard H, Isabelle] , FROiss. I, !, n.[]xvi*s. [Molinet] aux vers fleuris, MABOT, m, 305. 11 se doubtoit fort que ses actes soroient beaux et glorieux, mais que, après avoir fleury peu de jours, ilz se feneroient et passeroient incontinent, amyot, Dion, 30. Il laissa une postérité qui dejjuis a flori longtemps au païs, m. Cimon. t . Il s'empara de l'Hespagne , laquelle il trouva florissante en nombre de peuples, m. Sertor. ». L'éloquence a flori le plus à Rome lorsque.... mont, i, 380. En la saison où la science fleurissait le plus, iD. ii, 2oa.
— ÉTYH. l'ic. flourir; provenç. florir; espagn. florecer ; ital. fwrire ; du latin florere ( avec changement de conjugaison), dérivé de flos, ftoris, fleur. Le présent je fleuris et le participe fleurissant suppo-sont une forme dérivée floriscere.
FLECHISSANT, ANTE (fleu-ri-san, san-t'), adj. Qui pousse des (leurs; qui est en fleurs. Un vieillard sur son âne aperçut en passant Un pré plein d'herbe et fleurissant, la font. l'ab. vi, 8.
— REM. Fleurissant se dit au propre et florissant au figuré (voy. florissant; voy. aussi à fleurir la remarque i).
— IIIST. xvi" s. Une belle plaine fertile et fleurissante, mont. I, <70. Ceulx qui ont donné au monde leur aage plus actif et Heurissant, id. i, 27,i. Fleurissant en santé, en richesses.... id. ii,3fl. ("etto divine police lacedemonienne, si longtemps fleurissante en vertu et en bonheur, id. ii, 222.
FLEURISTE (fleu-ri-sf), s. m. || l" Amateur de fleurs , celui qui prend plaisir à les cultiver. Le fleuriste a un jardin dans un faubourg; il y court au lever du soleil et il en revient à son coucher ; vous le voyez planté et qui a pris racine au milieu de ses tulipes, la bhuy. xiii. Ces petits fleuristes qui se pâment à l'aspect d'une renoncule, J. J. Rouss. Hél. IV, II. Il 2° Fleuriste artificiel, celui qui fait ou vend des fleurs artificielles. || Au fém. et absolument, ouvrière qui fait des fleurs artificielles. Une habile fleuriste. || 3° Peintre qui s'adonne particulièrement à peindre les fleurs. Ce peintre est un bon fleuriste. || On dit maintenant peintre de fleurs. || 4° Adj. Marchand, marchande fleuriste, celui, celle qui vend des fleurs artificielles. || Jardinier fleuriste, jardinier qui cultive des fleurs. Il Jardin fleuriste, jardin destiné à la culture des fleurs.
— ÈTVM. Fleur; ital. fiorista.
FLEURON (fleuron), s. m. || l°OmementeD forme de fleur. Les fleurons d'une couronne. Uneétoflcoù il y a des fleurons. || Kig. C'est un des plus beaux fleurons do sa couronne, le plus beau fleuron de sa couronne, c'est une des importantes prérogatives, une des plus belles provinces du prince. || Il se dit aussi de ce qu'il y a de plus avantageux pour une personne. Ua perdu le plus beau fleuron de sa couronne. Plus beau fleuron n'est en votre couronne, LA FONT. Belpli. Il Kig. Songez à vous, mon cher confrère; mettez les derniers fleurons à votre couronne par les Barmécides [titre d'une pièce de théâtre], volt. Lett. Laharpe, ta nov. (777. Il 2° Ornement qu'on place dans les endroits d'un livre 011 il reste de l'espace à remplir et sur le dos des livres ; ainsi dit parce qu'autrefois il représentait ordinairement des fleurs. || 3° Terme d'architecture. Ornement sculpté , et représentant une feuille ou une fleur. || 4" Icrme de botanique. Chacune des petites fleurs dont la réunion forme une fleur composée. Il Demi-fleuron, ou fleuron ligule, nom donné à la disposition des fleurs composées dans laquelle le limbe de la ciirolle se termine par une lame unilatérale jt dentée. || 6" Fleuron et fleurette s'e-st dit, par plai.santerie, pour fleurette simplement, au sens de propos galant Quand, près de quelque objet, vous joue/ quelquefois, Ouoiqu'en pleine santé, d'être presque aux abois, H que vous débitez et fleurons et fleurettes Pour mieux peindre des maux qu'à plaisir vous vous faites, TU. CORN. VAm. à la mode, 1, 3. || 6° Lépère étoffe de laine, de soie et de fil. || ?• synonyme do ûoutet 3. Ce ne fut pas un maigre passe-temps
Fr,E
de lui voir faire des fleurons, des passages et des cabrioles. Francion, iv, p. 155.
— HiST. xiv s. Une petite couronne d'or, i treize florons, et a, en cbascun fleuron, une esmeraude contiefaitte . trois grosses peiles et un grenat, de laiiobde, Émaux, p. IB8. || xvi* s. Plaise vous donc, noble fleuron royal.... marot, u, 92.
— f.TVM. Ourivé de fleur; ital. fiorone. FLEURONNÉ, ftE (fleu-ro-né, née), adj. || l-Dans
le blason, synonyme do fleuré, jj Terme de paléographie. Onié de fleurs. Lettres fleuronnées. Il Terme de .sculpture. Génie fleuronné, enfant ailé dont la partie inférieure se termine en nais- .sance de rinceaux , de feuillages ou de fleurs. Il 3" Terme de botanique. .Se dit des plantes dont toutes les fleurs sont des fleurons. || Demi -fleuronné, qui est formé de demi-fleurons.
— HIST. ïvi" s. Jà le laurier te prépare couronne; Jà le blanc lis dedans ton bers fleuronné, mahot, 1, 228. Si la beauté se perd, fais-en paît de bonne heure. Tandis qu'en son printemps tu la vois fleuronner, rons. 278.
— ETY.M. Fleuron.
t FLEURONNER (fleu-ro-né) , c. o. Orner de fleurons le cercle d'une couronne.
— i^TVM. Fleuron.
FLEURS (fleur), s. f. pi. Les règles des femmes, les menstrues. || Fleurs blanches, nom vulgaire de la leucorrhée.
— HIST. XIV* s. Le sanc mestrueus, ce sont les fleurs de la famé, u. de monheville, f° 8. Le flus de sanc dit flours ou menstrues, id. f° 29, verso. Il XVI* s. Fleurs blanches, paré, i, 34. Les femmes appellent leur flux de sang par ia matrice, mois, temps, semaines, purgations, fleurs rouges, id.
XVill, 68.
— ÊTYM. Fleur; ainsi dit parce qu'on a comparé les menstrues, à cause de leur couleur rouge, à une fleur. Ce qui prouve que c'est bien fleurs qu'il faut et non flueurs , que quelques-uns ont proposé comme une rectification, c'est que la basse latinité dit constamment flores, l'ancien français fleurs ou flours, et l'italien fiori.
t FLEURTIS (fieur-tt), s. m. 'Voy. pleuretiS.
FLEUVE (fleu-v'), s. m.\\ 1° Grand cours d'eau auquel plusieurs rivières servent d'affluents et qui conserve ordinairement son nom jusqu'à la mer. De même que ces fleuves tant vantés demeurent sans nom et sans gloire, mêlés dans l'Océan avec les rivières les plus inconnues, boss. Durh. d'Orl. Ce n'est pas s'opposer à un fleuve que de faire des levées, que d'élever des quais sur ses rives, pour empêcher qu'il ne déborde et ne perde ses eaux dans la campagne, id. Sermons. Vêture, Mlle de Bouillon, I . Ainsi commençait une vie dont les suites devaient être si glorieuses, semblables à ces fleuves qui s'étendent à mesure qu'ils s'éloignent de leur source et qui portent enfin partout où ils coulent la commodité et l'abondance, pléchier, Turenne. Les fleuves se font piesi|ue toujours leur lit, fonten. Gugltelmini. Des fleuves d'une largeur immense, tels que l'Amazone, la Plata, l'Orcnoque, roulant à grands flots leurs vagues écumantes et se débordant en toute liberté, semblent menacer la terre d'un envahissement et faire effort pour l'occuper tout entière, BUFF. Ois. t. XIV, p. 42, dans pougkns. Les plus grands fleuves de l'Europe sont le Volga qui a environ 660 lieues de cours depuis Reschow jusqu'à Astracan sur la mer Caspienne; le Danube dont le cours est d'environ 460 lieues aepuis les montagnes
de Suisse jusqu'à la mer Noire; le Don id. Hisl.
nat. Preuv Théorie terr. Œuv. t. il, p. 66, dans pouGENS. Tous les fleuves diminuent de jour en jour, parce que tous les jours les montagnes s'abaissent, id. ib. p. 166. Il y a dansl'ancien continent environ quatre cent trente fleuves qui tombent immédiatement dans l'Océan ou dans la Méditerranée et la mer Noire, in. t6. p. 27. C'est autour de leurs faites [des montagnes] que s'assemblent les nuages et les neiges, qui de là se répandant sans cesse, forment tous les fleuves et toutes les fontaines, dont on a si longtemps et si faussement attribué la source à la mer, volt. Physique, Singul. de la nat. 10. Les cantons les plus riches de Hollande ont continuellement le spectacle effrayant de fleuves suspendus à vingt et trente pieds au-dessus du sol, cvviER, Rév. p. 161. Pour la première fois les eaux de ce fleuve moscovite [le Borysthène] allaient porter une armée française et réfléchir nos armes victorieuses, sBOLR, Uist. de Nap. vi, <.||8° Il se dit quelquefois, en poésie, pour désigner une ririère quelctinque , pourvu cependant que cette rivière soit donnée dans le moment commegrande. I| 8* Fig.
FLE
Ce qui abonde et coule comme fait un fleure. Songe aux fleuves de sang où ton bras s'est baigné, corn. Cinna, iv, 2. Je le plongerai dans un fleuve de délices, FÉNEL. Tél. iv. || Un fleuve d'élo<iuence, de poésie, une éloquence, une poésie qui coule avec l'abondance et la grandeur d'un fleuve jj 4* Poétiquement. Le fleuve de la vie, le cours de la vie. On ne jette point l'ancre dans le fleuve de la vie, BEHN DE 8T-P1EBRE, Chaum. iiid. U nous faut, dans son cours. Remonter flots à flots le long fleuve des jours, lamart. Méd. 1, 28. || Im fleuve de l'éternité, le temps considéré dans son mouvement éternel. Ce n'est qu'en remontant le fleuve de l'éternité que je puis essayer do parvenir à sa source, VOLT Princip. d'action, chap. 3. H B" Terme de mythologie. Divinité qui préside à un fleuve. Les attributs d'un fleuve. Absente, quand le fleuve a reçu nos présents. Elle n'a point offert les vœux que notre zèle Adresse chaque jour à ses flots bienfaisants, c DELAv. Paria, u, «. || Familitremi'nt. Ruisseler comme un fleuve, dégoutter d'eau, de pluie. || Terme de sculpture, de peinture ou de théâtre. Personnage allégorique représentant la divinité d'un fleuve ri revêtu d'un costume de convention, surtout dans les anciens ballets , dont les sujets étaient le plus souvent mythologi<|ues. Dans des chaconnes et gavottes, J'ai vu des Fleuves sautillants; J'ai vu danser deux Hatclottes , Trois Jeux, six Plajslrs et deux Vents, panard. Description de l'opéra.
— HIST. XII* s. De t()te vertut fait à esgardeir U fluives del œvre, se il vient purs fors de la fontaine de la pense [pensée] , Job, p. 4i7. || xiii* s. De l'autre part, ce m'est avis, Court uns Hueves de paradis. Oui Eufrates est apelés, FI. et Bl. v. 2007. Il XVI* s.On dit en françois trois FFF mauvais voisins, fleuve, fort, frère, des accords, Iligarr. p. 4 6»,
dans LACURNE.
— ÊTYM. Provenç. fluvi; ital. /Iiivio ; du lat. fbtvius, de fluere, couler. L'ancien français avait aussi flum qui représente le latin flumen.
FLEXIBILITÉ (flc Itsi-bi-li-te), ». f. Ij 1° Qualité de ce qui est flexible. La flexibilité du jonc. Pour étudier convenalilement la flexibilité de l'écorce du globe et les mouvements que cette écorce reçoit de diverses causes très-complexes, il est indispensable d'avoir quelques instruments qui fixent d'une manière certaine les particularités des mouvements, HARCiiAîiD, Acad. des se. t. un, p. f2b». Il 2° Fig. 11 se dit de ce qui se plie comme les choses flexibles. C'est par cette flexibilité [à la volonté de Dieu] que des personnes qui aiment l'étude ne laissent pasda s'appliquer avec soin à des entretiens qu'ils n'aiment pas, lorsque la charité le demande , Nicole, Ess. mor. 2* traité, chap. 8. L'on possède à la fois la force et la flexibilité de l'esprit, pasc. Amour. U sentit que les mots, semblables à une cire molle, ont une flexibilité merveilleusement propre à prendre toutes sortes de formes ; de sorte qu'on les manie et qu'on les tourne comme on veut, rollin, Hist. anc. CEur. t. xi, 2- part. p. «sa.danspoceENS. J'admire toujours la fécondité et la flexibilité de votre langue [l'italien] dans laquelle on peut tout traduire heureusement, volt. Lett. Albergati, i" nov. 1769. Il Dans le chant, flexibilité de la voix, qualité qui fait qu'elle peut augmenter ou diminuer sans le moindre effort l'intensité des sons, et passer rapidement d'une note à une autre. || Dans la peinture, flexibilité des contours, le contraire de roideur, c'est-à-dire trait semblant suivre et exprimer la souplesse des chairs.
— HIST. xvr s. La flexibilité de nostre invention à forger des raisons à toutes sortes de songes, mont.
— ÊTYM. Provenç. flexibilitat ; espagn. flexibilidad ; ital. flessibililà ; du latin flexibililatem, de flexibilis, flexible.
FLEXIBLE (flè-ksi-bl'), adj. j] 1* Oui se laisse courber plus ou moins facilement jusqu'à un certain point sans se briser. Ces expériences apprennent que le bois du pied est plus fort et moins flexible que celui du sommet, biff. Hist. nat. 1.
viii, p. 208, dans polokss La nymphe invisible.
Oui, dans sa prison flexible, Reçoit vos enibrassemcnts, Sous l'écorce qui la presse Répond à votre tendresse Par de doux frémissements, delav. Paria, u, «. Il 2* Fig. Qui cède facilement aux impressions qu'on veut lui donner. Caractère flexible. L« Seigneur à mes maiu est devenu sensible. Dit-il, et, la pitié l'avant rendu flexible, Lui-même il a voulu descendre à mon secours, corn. Imit. n, ». L'amour de la volonté de Dieu... retranche toute attache de la pratique de ce5 exercices, et il nous rend flexibles à les cliar.jier, quand Dieu le veut.
FLl
FLO
FLO
NicoLB, Ess. mor. v traité, chap. 8. Je n'ai point cette roilleur d'esprit dos vieillards ; je suis flexible comme une anguille, el vif comme un lézurd, et travaillant toujours comme un écureuil, volt. /.«M. d'Argental, 22 net. 1758. 11 eet bon d'être Terme par tempérament et flexible par réflexion, vauven. Max. ctci. Rencontre de tant de génies divers, favonnant sous leurs mains la rudesse encore flexible du langage, viLLKMAiN, Dicl. de l'Acad. Préface. \\ Esprit flexible, esprit qui passe avec facilité d'un travail, d'un sujet à un autre. || Voix flexible, voix aisée qui passe facilement d'un ton à un autre. La voix de Mentor n'avait aucune douceur elTéminée, mais elle était flexible, forte, et elle passionnait jusqu'aux moindres choses, fénel. Tél. vui.
— SYN. FLEXIBLE, SOUPLE. Au propre, ce qui est souple plie et revient, après avoir plié, si la pression cesse. Ce qui est flexible, plie également, mais revient ou ne revient pas, car le mot n'implique rien à cet égard. Au figuré, la distinction se poursuit : un caractère flexible fléchit; un caractère souple fléchit aussi, mais c'est pour revenir, fléchir de nouveau, et de la sorte s'adapter aux diverses circonstances. Caractère souple se peut prendre en mauvaise part, et flexible ne s'y prend pas.
— HIST. xiv s. Le cartilage, de complexion froide et seiche, insensible et flexible aucune fois, h. de MONDEviLLE, f° ». || ïvi* S. Estre flexible à toute docilité et à la compréhension du hault savoir, jehan LïMAiRE, Pallas ■parlant à Paris, dans palsgrave. Je ne puis pas avoir le jugement si flexible, mont.
Il, 34i.
— ËTYM. Lat. flexibilis, de ftexum, supin de jîectere, fléchir.
FEEXION (flè-ksion; en vers, de trois syllabes), s. f. Il 1° Action de fléchir ; état de ce qui est fléchi. La flexion d'une solive. Le fou, la percussion et la flexion suspendent ou détruisent également la force magnétique, bufp. Min. t. ix, p. t&i, dans pouGENS. Par la longueur, la grosseur, et surtout par la double flexion des cornes, le condoma nous paraît approcher beaucoup de l'animal que Caïus a donné sous le nom de strepsiceros, ID. Quadrup. t. V, p. 402. Il 2" Terme de physiologie. Action des muscles fléchisseurs. La flexion de l'avant-bras sur le bras. || 3" Terme de grammaire. Modifications qu'éprouvent un mot qui se décline, un verbe qui se conjugue.
— SYN. FLEXION, TERMINAISON. Ces deux termes de grammaire représentent la fin des mots, ce qui vient après le radical. Mais terminaison signifie cette fin considérée en elle-même, et flexion la considère par rapport aux flexions qui la précèdent ou la suivent dans l'ordre de la déclinaison ou de la conjugaison. Un mot indéclinable n'a pas de flexion, il n'a qu'une terminaison.
— HlST. XVI' s Pour la confirmation de ladite
espine et plus facile flexion d'icelle, pare, iv, )8.
— ÉTYM. Lat. flexionem, de flexuin, supin de flectere, fléchir.
FLEXUEUX, EUSE (flè-ksu-eù, eû-z'), adj. Fléchi plusieurs fois dans sa longueur ; qui offre des courbures alternatives en différents sens. Tige flexueuse.
— ÊTYM. Lat. flexuosus, de jlexum, supin de flectere, fléchir.
FI.EXUOSITÉ (flé-ksu-ô-zi-té), s. f. Etat de ce qui est flexueux.
— f.TYM. Flexueux.
f FLIBOT (fli-bo), s. m. Terme d'ancienne marine. Petite flilte qui ne passe pas cent tonneaux, GOiLLET, 1678. S. M. a approuvé la résolution qu'il a prise de faire charger sur un flibot les bois et autres munitions qui ont été demandés pour le radoub, Lettre à Demuyn, t2 fév. 1680, dans jal.
— HIST. XVI* s. Comme l'on approchoit de la coste d'Angleterre, il se met dans un flibot, envoyé les marchands rochellois l'attendre à Bristol, et tourne le cap vers Plymouth, sully, Mém. t. m,
p. 443, dans LACURNE.
— f.TYM Uo]\. vlie-boot ; angl. fly-hoat, de \>lie, Py, mouche, et boot, boat, bateau : bateau-mouche.
t FLIBUSTEIl (fli-bu-sté), v. n. Se livrer au métier de flibustier. || V. a. Populairement. Voler, filouter. 11 m'a flibuste ma montre.
— ËTYH. Voy. fubostier; génev. /libiwter, tromper.
t FLIBUSTERIE (fli-bu-ste-rie) , s. f. Action de flibuster.
FLIBUSTIER (fli-bu-stié ; \'r ne se lie jamais ; au pluriel, Vs se lie: des flMju-stié-z entreprenants), s. m. ||.1° Aventurier, pirate appartenant à une association d'hommes établis dans quelques Iles d'Amé-
rique, et toujours en guerre contre les Espagnols, dont ils c;ipturaient les navires et inquiétaient le commerce, jal. 11 [un marchand] parle mal de la dureté des flibustiers et do leur peu de fidélité à rapporter tout à la masse après le combat; car il est permis de prendre lorsqu'on a l'épée à la main, d'estiu'es à Pontchartrain, 23 août <697, dans jal. Les flibustiers firent venir des filles de Paris dans la petite Ile dont ils s'étaient emparés; et on conte ijue Romulus, dans un beau spectacle qu'il donna aux Sabins, leur vola trois cents filles, volt. Dict. philos. Population. Imaginez des tigres qui auraient un peu de raison, voilà ce qu'étaient les flibustiers, id. Mœurs, <62. La France n'est entrée en partage de cette île [Saint-Domingue] avec l'Espagne que par la hardiesse désespérée d'un peuple nouveau, que le hasard composa d'Anglais, de liretons et surtout de Normands; on les a nommés boucaniers, flibustiers; leur union et leur origine furent à peu près celles des anciens Romains, m. t6. Tels furent les flibustiers; mais quel peuple en Europe ne fut pas flibustier? les Goths, les Alains, les Vandales, les Huns étaient-ils autre chosp T id. Dict. phil. Flibustier. On ne sait pas d'où vient le nom de flibustiers, et cependant la génération passée vient de nous raconter les prodiges que ces flibustiers ont faits, m. ib. || 2° Par extension, brigand, voleur à main armée. Les premiers rois de Rome étaient des capitaines de flibustiers, volt. Mœurs, Rome. Il 3° Chevalier d'industrie, homme qui vit de rapine et d'escroquerie. Cet homme d'affaires est un flibustier.
— ÈTY.M. A l'origine fribitstier; du hollandais vn/huiter; allem. Freibeuter; angl. freebooter, maraudeur; de vry, frei, free, libre, et boot, butin : libre faiseur de butin.
FLIC FLAC (flik-flak). || 1° Onomatopée par laquelle on exprime le bruit du coup de fouet ou de soufflets donnés de suite. On entendit flic flac. Bon pied, bon œil, et flic et flac; tiens, c'est pour toi, scARRON, Jodeiet duelliste, v, l.||2°S. m. Terme de danse. Sorte de pas (alors les deux mots se réunissent). Faire un flicflac. |{ Faire des flicflacs, s'entend aujourd'hui de l'ancienne danse où l'on chargeait souvent les pas d'ornements artificiels et contre nature. || Au plur. Des flicflacs.
— REM. Le Dictionnaire de l'Académie donne flic flac, onomatopée, en deux mots et invariable, et flicflac, substantif, eu un seul mot et variable au pluriel.
t FLIN (flin), s. m. Terme de commerce. Un des noms de la marcassite, employée à fourbir les lames d'épées.
— ÊTYM. Ane. haut-allem. flins; anglo-sax. flint, caillou.
t FLINQCER (flin-ké), t). o. Terme d'orfèvrerie. Rayer le métal pour que l'émail y tienne.
FLINT (flinf) ou FLIN'T-GLASS (flint'-glas'),s. m. Verre en cristal servant avec le crown-glass à faire les lentilles achromatiques des microscopes; il est constitué par 3 atomes de quadrisilicate de plomb et 2 atomes de quadrisilicate de potasse.
— ÉTYM. Angl. flint-glass, de flint, caillou, et glass, verre.
t FLION (fli-on), s. m. Un des noms vulgaires des coquilles appelées tellines.
t FLIPOT (fli-po), *. m. Terme de menuiserie. Petite pièce rapportée pour couvrir un défaut dans quelque ouvragî.
t FLOC (flok), I. m. Dans le costume militaire, petite touffe de laine, de soie.
— HIST. xvi» s. Trempant en huile bouillante un floc de laine attachée au bout d'une esprouvette,