FLÉ
de la teste à chacune flesche, car ils les fendent le long du ventre, n'en faisant que deurpiecos, id. 839.
— Etym. Anglo-.saxon, flicce; anc. angl. flick; angl. flitch; allem. Flick, Fleck, morceau. En danois et norvégien, le lard se dit flesk, mais ce mot, qui signifie viande, attribue à lard le sens de viande par excellence.
t *■ FLÉCHER (flé-ché), V. n. Commencera se développer, en parlant do la flèche de la canne à sucre.
t 2. FLÉCHER (flé-ché), V. a. Couvrir une femelle; se dit du bélier.
FLECHI, lE (flé-chi, chie), part, passé de fléchir. Il 1° Oui a subi une inflexion. Le bec de cet oiseau est un peu fléchi. || Terme de gcognosie. Couches fléchies, couches qui ofl'rent des plis anguleux. Il 2° Qui cède, qui se laisse toucher. Fléchi par les prières de son épouse.
t FLÉCHIfiRE (flé-chiê-r') , s. f. Synonyme de sagittaire, plante.
— HiST. XIV* s. De flecieres et de genieste Fist une loge.... ph. mouskes, dans du cange, flecta.
— ÉTYM. Flèche, à cause de la forme des feuilles en fer de flèche , le pétiole faisant le fût.
FLÉCHIR (flé-chir), v. a. || 1° Donner une inflexion, ployer. Fléchir la tige d'un arbre. On ne doit pas être surpris que le cuivre jaune ou laiton soit quelquefois sensiblement attirable à l'aimant, surtout après avoir été frappé ou fléchi et tordu avec force, buff. Min. t. vui, p. 83, dans pougens. || Donner une direction courbe. Ils [les canards sauvages] fléchissent îeur vol, et se lancent obliquement sur la surf^'.^e de l'eau, qu'ils effleurent et sillonnent, BUFF. Ois. t. xvu, p. (76, dans pougens. Il 2° Il se dit de l'action des muscles qui font faire aux membres une inflexion, un angle. Les muscles qui fléchissent le pied sur la jambe, la jambe sur la cuisse. || Fléchir le genou, s'agenouiller. Il n'a devant Aman pu fléchir les genoux, rac. Esth. III, 4. On vient fléchir le genou pour s'attirer les regards du prince, mass. Carême, Temples. Il Fig. Fléchir le genou, se soumettre. Tout fléchissait le genou et était rampant devant eux [Cambyse et Smerdis], rolun, Hist. anc. Œuv. t. ii, p. 471. Il Fléchir les genoux devant les idoles, adorer les idoles. Il On dit en ce sens : Fléchir le genou devant Baal. Il 3° Fig. Toucher, attendrir, faire céder. Faites qu'à mes désirs je la puisse fléchir, corn. Cinna, m, 3. Il aura peu de peine à fléchir son dédain, id. Sertor. iv, t. A-t-elle rien fléchi de son humeur altière? id. Uédée, n, 3. L'argent sut donc fléchir ce cœur inexorable, la font. Coupe. La grâce fléchit les cœurs les plus endurcis, Boss. Letl. 249. Dieu veut être fléchi, et il nous en fournit lui-même le moyen le plus efficace, bourdal. Ouvert, du jubilé, ifyst. t. ii, p. B6<. Cette férocité que tu croyais fléchir. De tes faibles liens est prête à s'afl'ranchir, rac. Prit, m, 2. Je vous crains pour vous-même ; et je viens à genoux Vous prier, ma princesse, et vous fléchir pour vous, id. Mithrid. IV, 2. Je fléchis mon orgueil, j'allai trouver Pallas, ID. Prit. IV, 2. Laissez-vous fléchir à mes vœux, MASS. Carême, ttotifs de conv. Dans la suite, ayant fléchi la colère de Dieu par un sincère et vif repentir, il obtint sa liberté et retourna à Jérusalem, rollin, Hist. anc. Œuv. t. ii, p. 66, dans pougens. Votre sagesse et votre autorité Ont d'AIzire en effet fléchi la volonté, volt. Alz. i, 2. |1 4° V. n. Avoir une courbure. M. Edwards observe que la bec de cette barge fléchit en haut, comme celui de l'alouette, caractère dont la plupart des barges portent quelque légère trace, buff. Ois. t. xiv, dans pougens. Il B° Plier, céder sous la charge. Cette poutre fléchit. Cette barre de fer rompra plutôt que de fléchir. Les pièces de cette porcelaine ont toujours en dessous trois ou quatre traces de supports, qui ont été mis pour l'empêcher de fléchir dans la cuisson, raynal, Hist. phil. t. m, liv. 5, ch. 27. || Le genou fléchit, on s'agenouille; et fig. on se soumet. Tout genou fléchira devant lui [Jésus-Christ], BOss. Hist. li, 4. Et fais à son aspect que tout genou fléchisse, RAC. Esth. II. 5. Il 6° Fig. Se soumettre, céder. Tout a fléchi sous leur menace, malh. m, 2, Tout fléchit sur la terre et tout tremble sur l'onde, CORN. Nicom. III, 2. Tout fléchit sous un si grand capitaine, boss. Hist. i, 10. [L'ode] Mène Achille sanglant au bord du Simoïs, Ou fait fléchir l'Escaut sous le joug de Louis, boil. Art p. ii. Au joug de la raison sans peine elle [la rime] fléchit, m. ib. i. Tout l'univers fléchit à vos genoux, rac. Perén. iv, 5. Fléchissons sous un dieu qui veut nous éprouver, VOLT. Œdipe, i, 2. || Fléchir sous le joug, s'y soumettre. J'aime, je l'avouerai, cet orgueil gêné-
FLË
reux Oui n'a jamais fléchi sous le joug amoureux, RAC. Phèd. n, 4. Il 7° Se relâcher de sa sévérité ou de sa fermeté. C'est un homme doux et qui fléchit aisément. S'il se voit en prison, il sera contraint de fléchir, PATRU, Plaidoyer ii, dans wchelet. Il faut fléchir au temps sans obstination, mol. Mis. I, 4. Le concile si ferme fléchit par violence, boss. Hist. I, 44. Mais de faire fléchir un courage inflexible, rac. Phèd.n, (. Il 8° Diminuer, devenir moindre. Depuis quarante ans qu'elle [une liaison] dure, je puis la citer pour exemple d'une amitié que ni les années ni les événements n'ont fait varier ni fléchir, MARiiaNTEL, «ém. v. || 9° Ne plus combattre avec la même vigueur, commencer à céder. L'aile droite commençait à fléchir. || 10° Se fléchir, V. réfl. Être ployé. Tout genou se fléchit devant lui [Jésus-Christ] dans le ciel, sur la terre et dans les enfers, boss. Sermons, Atcertt. Préambule. Il Fig. Comme si c'était à la règle à se fléchir pour convenirau sujet, pasc. Prov. 6. || 11° S'accommoder à, se prêter à. D'autres fois, moins sublime, mais non moins estimable, l'homme s'occupe des arts qui peuvent pourvoir i ses besoins ou augmenter ses commodités; sa raison se fléchit à tout, bonnet, Contempl. iv, 7. || 12° Être touché, apaisé. Oui l'eût cru que pour moi le ciel dût se fléchir? BOIL. Ëp. v.
— HIST. xii* s. Cum l'eve [de la Seine] est bloie et arzillose, E pleinte'ive et abundose, Cum ele est suvent flechisantz Que la terre en seit plus vaillantz, BENOIT, II, 30(B. Li prélat sunt serf Deu, 1'. reis les doit chérir ; E il sunt chief des reis, li reis lur doit fléchir, Deus est chiés [chef] des prelaz. Th. le mart. 70. Fait li dune sainz Thumaz: tuznus estiiet mûrir. Ne piir mort de justise ne me verrez fléchir; E pur l'amur de Deu voil la mort sustenir, ib. 143. ||xui* s. Dist Renart: dont vos abessiez, Et vos agenoilliez ici : Puis ambedeus ses piez fléchi, Et mist sorle piège sa main, Ben. 4798. || xiv's. Afin que par dons ne par prières il ne se peust fléchir de son propos, bercheure, f° 28,rec«o. Ainsi veez vous que le sage homme fleschi son courage pour saulver l'onneur de sa femme, Ménagier, i, 8. Devant le roi Henri le varlet se fleschi. Et puis le salua do Dieu qui mort soufri, Guescl. 1B7I». || xv* S. Guillaume de Fermiton fléchit, et lui glissa un petit le pied, FROiss. Il, II, 81. Vous sçavez que d'armes et d'amours ne doit on pas fléchir de dire vérité ; or je vous demande, par la foy que vous devez àamors et à chevalerie, lequel des chevaliers de dedans doit avoir le prix, Perceforest, t. i, ^ 1 1 o. || xvi' s. Ce Genevois parlant au gênerai. Genoux flescis troys fois baisa la terre, 3. marot, v, 33. Je sens mes facultez fléchir soubs la chcirge, mont, i, i6s. Il [l'idiome français] succombe ordinairement à une puissante conception ; si vous allez tendu, vous sentez souvent qu'il languit soubs vous et fléchit, ID. III, 364. Les muscles qui fléchissent et estendent le coulde, paré, i, 8. On peult fléchir une gauUe nouvellement cueillie, palsgr. p. 448.
— ÉTYM. Pic. flékir, provenç. fléchir ; anc. ital. flettere; du latin ^ectere, d'après Diez, par le changement, rare en français, de et en ch, et par le changement plus fréquent de la 3° conjugaison en 4°. Mais en même temps il faut admettre pour le français que /Iccftissant (xii* s.), flechissable et fléchissement (xiii* et xiV s.) indiquent une dérivation non de la conjugaison latine en ire, car alors on aurait fléchant, flechable, flechement, mais une forme allongée par iscere (flexisco, comme florisco, pour je fleuris, fleurissant, etc.). Il faut noter l'analogie de flectere avec faix, la faux.
t FLECHISSABLE (flè-chi-sa-bl"), adj. Qui peut être courbé, ployé.
— HIST. xiii° s Vers lor meurs nules prières
Ne valent tant comme blandices; Tant sunt decevables et nices. Et de flechissable nature, la Rose, 16643. Il xiv* s. Membre insensiblement [sans douleur] flechisable, H. de mondeville, f- 8, verso.
— ÉTYM. fléchir.
FLÉCHISSEMENT (flé-chi-se-man), i. m. || l'Action de fléchirles membres. La rotule est un os qui est mis tout exprès dans la jointure pour la remplir et pour la défendre, quand les os se replient pour le fléchissement du genou, fénel. Exist. I, 34. || 2* Et<:l d'un corps qui fléchit sous la charge. Le fléchissement d'une poutre.
— HIST. xiv s. L'utilité du flecissement de lui [le ligament] fu pour ce que un membre fust meu sans l'autre, h. de mondeville, f" 9.
— ÉTYM. Fléchir.
FLÉCHISSEUIl (flé-chi-seur),ad;. m. Terme d'.inatomie. Qui détermine la flexion des parties, ca
FLE
parlant des muscle!». || S. m. Les fléchissoura du genou.
— ËTYM. Fléchir. On trouve dans Pare ; les pécheurs, 1, », et les flechissaiis, ib.
FI-EGMAGOGUEou PULEGMAGOGCE (Oè-gmago-gh'), adj. Terme de médecine. Oui évacue le flegme, la pituite.
— HisT. XVI' s. Les médicaments phlegmagogues, c'est à dire faisans évacuation ae l'humeur pituiteuse, PARiî, VI, 'i'i.
— ÊTYM. 4>/eYHOY0)f A«, de if)iY|i», flegme, ctàyo}- 7i;, qui emmène, dérivé de Sf'iv, pousser (voy. agir) .
FLEGMASIE, t. f. Voy. PHLEGMASIS.
FLEGMATIQUE (flè-gma-ti-k'j, adj. || !• Terme de médecine. Oui abonde en phlegme ; c'est un synonyme ancien de lymphatique. Tempérament flegmatique. Il En ce sens on écrit aussi phlegmatique. Il 2° Fig. Qui est d'un caractère froid et lent. Un homme flegmatique. Loin ces rimeurs craintifs dont l'esprit flegmatique.... boil. Art p. li. Dans ce systime flegmatique, l'héroïsme est une extravagance, DiDER. Essai sur le mérite. Ils [les Arabes] sont flegmatiques, mais redoutables dans la colère, BUFP. Suppl. à l'Hist. nat. Œuv. t. xi, p. 265, dans potiGENS. Il Substantivement. C'est un flegmatique.
— HIST. xm* s. Se fleume habunde plus en un home, ilestapelez fleumatiques, brun, latini, Très. p. (07. Li fleumatikes qui est frois et moistes, ALEBRANT, ♦. ||xvi' S. On dit qu'un œdème est fait de sang phlegmatiquo, paré, Introd. 6.
— ÊTYM. Lat. phlegmaticus, du grec çXcyh«tix6; (voy. phlegme).
t FLEGM ATIQUEMENT ( flè -gma- ti -ko- man ) , adv. D'une manière flegmatique.
FLEGME (flè-gm'), s. m. || 1° Terme de médecine. L'une des quatre humeurs cardinales des anciens, dite aussi pituite ; elle est, suivant eux, froide et humide, et prédomine surtout en hiver. Le flegme humide et froid, s'élevant au cerveau, Y vient représenter des brouillards et de l'eau, tristan, ilariane, i, 2. Oui n'ont que du flegme dans les veines, pasc. Prov. ». || Aujourd'hui, synonyme peu employé de sérosité, d'humeur aqueuse, jj Dans ces deux sens on écrit aussi phlegme. || 4° Matière pituiteuse qu'on rejette en toussant, en crachant, en vomissant. Il a jeté beaucoup de flegmes. Il 3° Flegme salé, nom que l'on donne en Espagne aune espèce de pellagre. 114° Dans l'ancienne chimie, la partie aqueuse, insipide et inodore que la distillation dégage des corps. Les sels, les flegmes, la tète morte ne s'enflamment point, volt. Feu, 11,6. Le flegme est la substance qui est en plus grande quantité dans la composition des mixtes, et surtout dans celle des plantes et des animaux, cuabas, Pharm. i, 4, dans richelet. || Terme de distillerie. Les flegmes, produits aqueux de la première distillation des mélasses, des jus de betteraves ou de grains, et, en général, des sirops fermentes ; ils marquent de 40> à 60« environ à l'alcoolomètre , et contiennent, outre l'alcool, des huiles essentielles, des éthers, etc. C'est en rectifiant les flegmes que l'on obtient l'alcool à 95» et des huiles essentielles servant à l'éclairage. || B"Fig. Caractère posé, patient et qui se possède. La Baguenodière le regarda toujours d'un même flegme, capable de faire enrager tout le genre humain, scarh. Rom. com. li, n. Mais ce flegme, monsieur, qui raisonnez si bien , Ce flegme pourra-t-il ne s'échauffer de rien? mol. Mis. i, ), Mon phlegme est philosophe autant que votre bile, ID. ib. D'où vient que les mêmes hommes qui ont un flegme tout prêt pour recevoir indifféremment les plus grands désastres, s'échappent et ont une bile intarissable sur les plus petits inconvénients? LA BRUY. XI. Il faut égayer le repas; Point de flegme espagnol ; vive l'étourdcrie, favart, Soliman II, II, (3. Lo grand prieur dit àRoquelaure des choses aussi filcheuses que celles qu'il venait d'essuyer de son frère, et ce sans altérer un flegme fort à contretemps, ST-siu. xxvii, 64. Aux applaudissoir'<!nts, il ne peut consentir, Et son flegme obstiné cherche à les démentir, millev. Jaloiisics littéraires.
— HIST. xin* s. Flemme qui est froide et moistc, BRUN. LATiNi, TrésoT, p. <03. || XIV" S. Et o [avcc] tout ce genre à fistule est chancre, mort mal, fleugme sause, ulcère et leur semblable, u. de mon- DP.V1LLE, f" 70, verso. Il XV* s. Dieux scot que ma vieillesse endure De froit et reume, jour et nuit, De fleume, de toux et d'ordure, kust. desch. Poés. mst. f» 44ï, dans lacurne.
— ÉTYM. Norm. /Jfume; Berry, jUme, timidité, manque d'énergie; génev. fleume, pituite; peuple de Paris, flumr, pituite; provenç. flegma, {lammn , flcmma; catal. /leuma ; espagn. /Zcma; ital./Icmma;
FLÊ
de çWt|i«, pituite, proprement ce qui est brûlé, ce qui n'a plus de vertu, de^Xé^"'', brûler. On voit par l'historique que fleume ou flume du peuple est non une faute, mais un archaïsme.
FLEGMON, s. m. Voy. phlegmon.
FLKGMONKUX, ECSE, adj. Voy. PIILEGMOHEUX.
t FLÉOLE {flé-o-l'), s. f. Genre de graminées, la plupart vivacos, naissant surtout dans les prairies et donnant un bon fourrage.
— RTYM. Origine inconnue. Cène peut étrepWcum, nom botanique emprunté au grec (fUan qui désignait un roseau. Serait-il tiré du latin (laf/ellum, l'épi serré du phleumpratense, L. au bout de la tige mince représentant une sorte de fléau?
t FLET (flè), ». m. Espèce de poisson voisin de la plie et de la limande, mais moins délicat, i taches piles sur le corps {pleuronectes jlessa). \\ On trouve aussi flez, fléteau, flaiteau.
t FLÉTAN (flé-tan), ». m. Grand poisson voisin dos plies, qui, séché ou fumé, sert d'aliment dans le Nord, où il abonde. || On trouve aussi flételet, fleton.
4. FLÉTRI, lE (flé-tri, trie) , part . pass^ de flétrir <. Il 1° Oui a perdu sa couleur de vie, en parlant d'une plante. Ainsi les hommes passent comme les fleurs qui s'épanouissent le matin, et qui, le soir, sont flétries et foulées aux pieds, f en. Tél. xix. Il II se dit aussi des fruits. Pomme flétrie. || Fig. La gloire d'Israël fut flétrie, mass. Car. Temples. L'honneur est déjà flétri lorsqu'il a besoin d'être réparé, ddclos, Uist. de Louis XI, Œuvres, t. m, p. 286, dans pouGENS. Mon cœur est flétri, mon esprit lassé, ma tête épuisée, volt. /W{. d'Argental, 29 août 4766. Quand ma pauvre âme sei:; nlus calme et moins flétrie, je vous parlerai des autres chagrins que je partage avec vous, d'alehb. Lett. à Voltaire, 24 juin 4776. Jamais la tendre volupté N'approcha d'une âme flétrie, bérang. Anacréon. Il 2° Qui a perdu sa première fraîcheur. Avoir la peau flétrie. Des charmes flétris. Linge assez blanc, mais toujours flétri, qui ne vous pare point quand vous êtes aimable, et qui vous dépare un peu quand vous ne l'êtes point, Marivaux, Marianne, 4" part.
2. FLÉTRI, lE (flé-tri, trie), part, passé de flétrir 2. Marqué d'un fer chaud. || Qui a subi quelque condamnation flétrissante. Les Athéniens, assiégés par terre et par mer, sans vivres, sans vaisseaux, sans espérance de secours et sans aucune ressource, rétablirent tous ceux qui avaient été flétris par quelque décret, hollin, Hist. ane. Œuv. t. iv, p. 89, dans PonoENs. || Fig. Que son nom soit taché, sa mémoire flétrie, corn. Cid, iv, 6. Des fers de Claudius Félix encor flétri, rac. Bérén. ii, 2. Eût-il imaginé, eût-il publié cette représentation affligeante, s'il se fût cru flétri, et n'eût-il pas cru l'être, si la voix publique ne l'eût pleinement rassuré ?fonten. Jfarsigli. Pendant que, flétrie et perdue dans l'esprit de tout le monde, je passai près de trois semaines à lutter contre la mort, mariv. Marianne, 9« part.
4. FLÉTRIR (flé-trir), v. a. || 1° Faire perdre à une plante la couleur de vie. Il [le temps] flétrit les œillets, il efface les roses, rotr. Ilerc. mour. i, 3. Il Ternir. Le grand air flétrit les couleurs. || Fig. Flétrir les lauriers, porter atteinte à la gloire. Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers 1 corn. Cid, i, 4. Et dans ce haut éclat où tu te viens offrir, Touchant à tes lauriers, je crains de les flétrir, boil. Discours au roi. Ces guerriers Dont l'hiver le plus terrible A seul flétri les lauriers, bérang. Bon français. Il 2° Il se dit de l'action de l'âge, des passions, des souffrances sur le visage, sur le corps. L'âge flétrit le teint, flétrit la beauté. Les chagrins ont flétri sa jeunesse. Et mon front, dépouillé d'un si noble avantage. Du temps qui l'a flétri laisse voir tout l'outrage, rac. Mithr. m, 6. Mais l'hiver accourant d'un vol sombre et rapide Nous sèche, nous flétrit.... A. CHÉN. Élég. ■13. H n'ctait point flétri par les rides de l'âge, M. J. CHÉN. Œdipe roi, m, 4. Ta jeunesse sera flétrie Avant l'herbe de la prairie, Avant le pampre du coteau, milîevoye, Chute des feuilles. Il 3" Abattre, ôter l'énergie, la vigueur, le courage. Aucun étonnement n'a leur gloire flétrie, corn. Ilor. m, 6. La douleur avait flétri son cœur, fén. Tél. XXI. La peine qu'il avait à flétrir la gloire de ses grandes actions et de ses anciens trophées par une si honteuse démarche, rollin, llitt. anc. t. lu, p. 364 , dans POUGENS. Nos tyrans ont flétri ton âme magnanime, volt. Alx. ii, 4. || 4° Se flétrir, r. réfl. Devenir flétri. Les fleurs se flétrissent du matin au soir. Sa beauté commence à se flétrir. Son teint se flétrit comme une fleur que la main d'une nymphe a cueillie, fén. Tél. ix. || 8° Il se dit, en chirurgie, d'une partie, d'une tumeur, d'une végétation qui
perd sa vitalité et devient flasque. La tumeur fui liée à son pédicule et se flétrit.
— HIST. XII* s. Il est si de els cume del fain [foin] del champ e cume des herbes ki sur maisuns croissent, ki flaitrissent devant ço [ce] que viengent & ma&rted, Tloi», p. 44 4. Hais l'une de ses faces comença à festrir. Si que détiens la bouche très qu'as denz lui pourri, Th. le mart. 94. || xiii* s. Lor rjses flestir, la Rose, 7670. Car quant vostre rose iert [sera] flestrie, ib. 4*747. || xvi* s. L'homme est cadue et fragile, et semblable à une fleur flétrissante, Calvin, Inslit. 94. L'ame de l'homme sieclie et flétrit, m. ib. Au second appareil se trouva la partie flétrie, et U tumeur presque toute resolue,PARÉ, vi, 3. Mais ainsi qu'un bouquet se flestriten un jour, J'ay peur qu'un mesme jour flestrisse votre amour, bonsard, i92.
— ETYM. I3erry, flâirir. D'après Diez, de l'ancien adjectif flaittre, jles[re , fané, qu'il rattache sans hésitation i une forme flaccaster, dérivée du Uttio flaccere, être flasque.
2. FLÉTRIR (flc-trir), v. a. || 1* Marquer une personne d'un fer chaud en punition d'un crime. Celui qui aura dérobé des cordages, ferrailles et ustensiles des vaisseaux étant dans les ports, sera flétri d'un fer chaud portant la flgure d'une ancre, Ordonn. maritime, iv, titre i, art. 4<i, dans richelet. Il 2* Frapper d'une condamnation déshonorante. Aussi Rome a-t-elle flétri par décret exprès cet écrit [le Moyen court] du père Falconi, hoss. Et. d'orais. I, 4 9. 11 serait contre la raison que la loi flétrît dans les enfants ce qu'elle a approuvé dans le père, montesq. Espr. xxiii, 6. Obscur, on l'eût flétri d'une mort légitime ; Il est puissant, les lois ont ignoré son crime, Gilbert, Mon apologie. || Absolument. Il n'y aurait de flétri que le juge qui l'a condamnée [la famille Sirven] ; car ce n'est pas le pouvoir qui flétrit, c'est le public, volt. Pol. et ligisl. Lettre de l'auteur à M. Élie de Beaumonl. il 3* Fig. Diffamer, déshonorer, traiter comme infâme. On aura de grands ménagements pour ne pas flrtrir un archevêque, Boss. Lett. quiit. 466. Comme si la sagesse ne demandait pas d'autre examen, lorsqu'il s'agit de flétrir votre frère et de l'outrager, bourdal. Exhort. faux témoign. contre J. C. t. II, p. 40. Les flatteurs qui ont loué le vice, les critiques malins qui ont tâché de flétrir la vertu, FÉN. Tél. xviii. Son supplice vous venge et ne vous flétrit pas, volt. Tancr. ii, 4. || 4* Se flétrir, ». réfl. Se déshonorer. Mais loin de me flétrir par un assassinat, Je lui dirai : Montfort, je t'appelle au combat, c. delav. Vêpres sicil. iv, 5.
— HIST. XIV* s. Estremis ou pillory et flastrisd'un fer chaud, Bibl. desch. 2* série, t. m, p. 42«. Tant fusourprise, au cucr, d'amour qui la maistrie [maîtrise],La veOe li tourble,si fut toute esbieuie; Quant descendre cuida,àterre chiot [tombe] flastrie, Baud. deSeb. ii, 94 1.
— ETYM. Origine germanique : angl. flot, plat; danois, flad; anc. Scandinave, /le«i'a, rendre plat. Le sens propre est jeter à plat, comme on le voit dans l'exemple de Baudouin de .Sebourg ; d'où frapper à plat, marquer d'un ferchaud. Pour marquer d'un fer chaud, quelque apparence qu'on puisse trouver à admettre que flétrir, marquer, est flétrir, faner, pris figurément, néanmoins on ne peut pas écarter flastrir, qui est la forme la plus ancienne de flétrir, marquer, tandis que, dans l'historique de flétrir, faner, la forme flastrir ne se montre pas. X l'origine, on ne pouvait guère se servir, pour cette punition, d'une métaphore tirée de l'herbe qui se flétrit. On disait /lah'rdans un sens analogue : L'on me devroit flatir ou vis Une vessie de mouton, la Rose, «6J«. Au reste il a été facile, à l'aide de la métaphore, de confondre flastrir cl flestrir. Comparez en outre flairer.
4. FLÉTRISSANT, ANTE (flé-tri-san, .san-t'), adj. Qui fait perdre la couleur de vie à une plante. Il Fig. Quand l'âge aura sur nous mis sa main flétrissante, Que pourra la beauté, quoique toute-puissante T Nos cœurs en la voyant ne palpiteront plus,
A. CUÉNIER, Élég. 26.
— ÉTYM. Flétrir 4.
2. FLÉTRISSANT, ANTE (flé-tri-san, san-f), adj. Qui déshonore. Je ne demande pas mieux que la paix ; mais je la veux non flétrissante , volt. lett. duroide Prtuse, 22 sept. 4759. Et le poids flétrissant de ce honteux soupçon Dont j'ai laissé dix ans profaner votre nom, briffaut, Ninxa, m, 7.
— ÊTYM. Flétrir 2.
4. FLÉTRISSURE (flé-tri-su-r"), ». f. Altération de la fraîcheur et de l'éclat des fleurs, des couleurs, du teint, de la beauté, etc.
— HIST. xn* s Et sans séjourner, de peur d<
FLE
la flestrisseure, jetterés vos neffles dans l'Bau bouillante, 0. DE SERRES, 8«7.
— F.TYM. Flétrir l.
2. FI.ÉTIUSSURE (né-tri-su-r"), s. f. || 1" Terme de justice criminelle. La m;ir(|ue d'un fer chaud. Il 2' Kig. Grave atteinte à la réputation, à l'honneur. Un pareil soupçon est une flétrissure morale. Une longue préface où je marque en détail toutes les flétrissures et les plaies honteuses que le sieur Jurieu a reçues dans ce différend, bayle, Lett. à ilinutoli, 27' août 1891. S'il ne s'agissait que de perdre, sans flétrissure, le poste que j'occupe, de bon cœur je sacrifierais cela à la charité et à l'intérêt du corps, ID. Lett. 93, I8 mai t69(, t. i, p. .120. Galérius semble porter sur son front la marque ou plutôt la flétrissure de ces vices [ambition, débauche], chateaub. Mart. Vf.
— ÊTYM. ftétrir 2.
f FLETTE (flè-f), I. f. Terme de marine. Nom d'un moyen bateau de rivière qui est au service d'un bateau plus grand, comme la chaloupe au service d'un navire, jal. Et à l'ouverture de chaque porte d'écluse ou pertuis, chacun bateau, bac, flette, barquette, nacelle, boutique à poisson et train de bois, pour toise, un sol, Arrêt du pari, u juin 1864.
— HIST xv« s. Et avecques ce auront une bonne flecte [ailleurs, flette] bien equippée, qui sera leur propre, et bien garnie de huit avirons bons et souffisans, Ord. de Charles VI, fév. Hi6, art. 541.
— ËTVM. D'après Jal, de l'anglais flot, plat, flatboat, bateau plat.
FLEUR (fleur) , s. f. || 1" Corolle simple ou composée de certaines plantes , ordinairement odorante et douée de vives couleurs. Puisque les fleurs sontle plus pur et le plus bel ouvrage de la terre.... VOIT. Lett. 73. Le chef, au lieu de fleurs, couronné de lauriers, cobn. Cid, iv, B. Et cet aimable garçon disparait en un moment comme une fleur que le vent emporte, sans guerre, sans occasion, sans mauvaise vie, sÉv. Lett. 29 mars (696. X quoi es-tu réduite, âme raisonnable? toi qui étais née pour l'éternité et pour un objet immortel, tu deviens éprise et captive d'une fleur que le soleil dessèche, d'une vapeur que le vent emporte, en un mot d'un corps qui par la mortalité est devenu un empêchement et un fardeau à l'esprit , boss. la Yallière. Ils [les voluptueux] ne parlent que de fleurs, que de festins, que de danses, que de passe-temps : couronnons nos têtes de fleurs, avant qu'elles soient flétries, m. Sermons, Impén. finale, 3. Je verrai les chemins encor tout parfumés Des fleurs dont sous ses pas on les avait semés, bac. Iphig. iv, 4. Qu'il soit comme le fruit en naissant arraché , Ou qu'un souffle ennemi dans sa fleur a séché, ID. Athal. I, 2. Il donne aux fleurs leur aimable peinture , ID. ïb. 4. 11 faut qu'avril jaloux brûle de ses gelées Le beau pommier, trop fier de ses fleurs étoilées, v. hbgo, Orient, xxxiii. || Dans le langage de la botanique, la fleur est l'ensemble des organes de la reproduction des végétaux. || Fleurs stériles, celles qui sont réduites aux enveloppes florales, soit par suite d'avortement des organes sexuels (anthères, pistil), soit par transformation de ces organes en enveloppes florales, obtenue par culture, comme dans beaucoup de fleurs doubles. Il Fleur double, celle dont les organes sexuels se sont métamorphosés en pétales. || Fleur incomplète, fleur manquant d'un ou plusieurs des quatre verticilles regardés comme essentiels. || Fleur nue, fleur dépourvue tout à la fois du calice et de la coroUe. Il Fleur mâle, fleur qui ne porte que des étamines. Fleur femelle, fleur qui ne porte que des pistils. Il Fleur ailée, nom donné aux fleurs insectiformes des orchidacées, etc. |{ On désigne aussi sous le nom de fleur l'urne des mousses et les sores des fougères. || Langage des fleurs, langage symbolique dans lequel on exprime une pensée, un sentiment secret par des fleurs isolées ou arrangées d'apr, s un certain choix. || Passer fleur, se dit de la vigne dont la floraison passe sans qu'aucune intempérie empêche le grain de se former. Si la vigne peut passer fleur et ne point couler, on ne saura où mettre tout le vin de cette année, p. i. cous, n, 87. Il 2° Terme de pharmacie. Les quatre fleurs, celles de mauve, de pied-de-cbat, de pas-d'àne et de coquelicot, dont on fait une tisane pectorale. Il 3° Par extension, plantes qu'on cultive pour l'agrément. Planter, cultiver des fleurs. Des pots de fleurs Que votre éclat est peu durable, Charmantes fleurs, honneur de nos' jardins, i e>houuèiies, dans RicHELET. 1] 4° Figure, représentition de diverses fleurs. Broder des fleurs sur une étoffe. Peindre des fleurs. || Étoffe à fleurs, étoile où il y
FLK
a des figures do fleurs , ti».sue« ou brochées avec l'étoffe. Damas à fleurs. || Fleur de broderie, ouvrage de brodeur, fait en maniire de fleur. || Peintre de fleura, peintre qui représente des fleurs, et même aussi des fruits et des plantes entières. Il Fleurs artificielles, et, absolument, flpurs, se dit de certains ouvrages qui imitent des fleurs ou des plantes à fleurs et qui sont employés à la parure ou à la décoration. || Fleur de lis, voy. us. || En architecture, fleurs se dit des ornements qui imitent les fleurs. L'espèce de rose qui est au milieu de l'abaque du chapiteau corinthien, se nomme fleur de chapiteau. || 5° Fig. Semer, jeter, répandre des fleurs sur la tombe de quelqu'un, lui donner des louanges, rendre un culte à sa mémoire. Ce serait là le sujet du panégyrique d'un autre ; c'est la moindre partie du sien ; je ne prends que ses vertus extraordinaires, et je choisis les fleurs que je jette .sur son tombe.-iu , ki.éch. Mme d'Aiguillon ô vous surtout, infortuné Bavière, Jeune Froulai, si digne de nos pleurs, Oui chantera votre vertu guerrière ? Sur vos tombeaux qui répandra des fleurs? volt. Éi>U. LXil. Il 6" Dans le langage relevé, agréments, plaisirs La froideur qui est entre vous et lui est d'autant plus dangereuse qu'elle est cachée sous des fleurs, SÉV. 46). Le poète Orne, élève, embellit, agrandit toutes choses. Et trouve sous sa main des fleurs toujours écloses, boil. Art p. m. Rions, chantons, dit cette troupe impie; De fleurs en fleurs, de plaisirs en plaisirs, Promenons nos désirs, rac. Athal. il, 9. || Cacher sous des fleurs, couvrir de fleurs le bord du précipice, un piège, cacher sous des apparences séduisantes des choses souverainement dangereuses. Je leur semai de fleurs les bords des précipices, bac. Athal. m, 3. 11 faut couvrir de fleurs l'abîme où je l'entraîne, VOLT. M. de Ces. i. 4. || 7° Le temps où certaines choses sont dans toute leur beauté, dans tout leur éclat. Cent autres passions, des sages condamnées, Ont pris comme à l'envi la fleur de mes années, LA FONT. Poésies mêlées, lxii. Être dans la fleur de sa fortune, maucroix. Schisme, livre ii, dans richelet. Nous nous sommes plaints que la mort, ennemie des fruits que nous promettait la princesse, les a ravagés dans la fleur, boss. Ducti. d'Orl. Votre vie ailleurs et longue et fortunée, Devant Troie en sa fleur doit être moissonnée, rac. Iphig. 1, 2. J'ai perdu dans la fleur de leur jeune saison Six frères; quel espoir d'une illustre maison! ID. Phèd. II, <. L'un dans la fleur des ans, l'autre vers son déclin, volt. Mérope, ii, 2. Je le suivis [Alexandre] dans ses folies de l'Inde; enfin je l'ai vu mourir à la fleur de son âge dans Babylone, pour s'être enivré comme le dernier des goujats de son armée, ID. Dial. xxix, <. TravaiUez, disiezvous, vous avez des talents; Si le malheur vous suit , le travail le surmonte : On peut veiller sans crainte à la fleur de ses ans. gilb. à M. d'Arnaud. Il 8" Poétiquement et dans le style élevé, personne jeune, belle, ou mfme jeune enfant. Vous parlerai-je de la mort de ses chers enfants.... Représentons-nous ce jeune prince que les Grâces semblaient elles-mêmes avoir formé de leurs mains; pardonnez-moi ces expressions ; il me semble que je vois encore tomber cette fleur, boss. Uarie-Thér. De cette fleur si tendre et si tôt moissonnée, rac. Athnl. IV, 3. Chère et dernière fleur d'une tige si belle, ID. ib. iv, 6. J'apprends que vous avez perdu Mlle Guichard.... voilà donc cette pauvre petite fleur si souvent battue de la grêle, à la fin coupée pour jamais, volt. Lett. d'Argental, 27 avr. 175). Fleur de vingt ans, vertu parfaite, Vous rajeunira, sur ma foi, berang. M. de Charlem. Quoi, mortes! quoi, déjà sous la pierre couchées! Quoi, tant d'êtres charmants sans regard et sans voix! Tant de flambeaux éteints, tant de fleurs arrachées! v. HUGO , Orient, xxxiii. Toutes fragiles fleurs, sitôt mortes que nées, m. ib. || 9° Terme de littérature. Ornement, embellissement, parure d'un style lleuri. Il a essayé de jeter quelques fleurs sur ce sujet
aride Sans fleurs de bien dire ou d'autre art
plus profond, Nous tombâmes d'accord, kégnieii. Sot. X. Que penseriez-vous d'un avocat qui, plaidant une cause où il s'agirait de tout le bien de votre famille, ferait le bel esprit et remplirait son plaidoyer de fleurs et d'ornements? fen. t. xxi , p. 35. J'ai du regret de voir Tite Live jeter des fleurs sur ces énormes colosses, montesq. Hom. 5. Si, au lieu de faire une satire contre les femmes, l'exact, le solide , le laborieux, l'élégant Despiéau.v avait consulté les femmes de la cour les plus s]iiritueUes, il eût ajouté à l'art et au mérite de ses ouvrages si bien travaillés, des grâces et des fleurs qui