LA
GLA
un soulier, le cirer avec un cirage clair et luisant. Il 11° V. %. Devenir glacé. Les sources d'eau vive ne glacent jamais. || 12" Se glacer, v. réft. Être congelé. La hauteur à laquelle les vapeurs se glacent est d'environ 24ou toises sous la zone torride, et, en France, de <6(io toises, buff. Addit. théor. lerr. Qëuv. t. XII, p. 436, dans pougens. Leur sang, se glaçant dans leurs veines, comme les eaux dans le cours des ruisseaux, alanguissait leur cœur, puis il refluait vers leur tête ; alors ces moribonds chancelaient comme dans un état d'ivresse, ségur, //iï(. de Nap. XII, 2. Il Fig. Tout mon sang de frayeur dans mes veines se glace, maibet, Morld'Asdr. iv, 5. Que si la frayeur nous saisit de sorte que le sang se glace si fort que le corps tombe en défaillance, Boss. Conn. m, <l. Je sentis dans mon corps tout mon sang se glacer, rac. Iphig. i, i. Mais sa langue en sa bouche à l'instant s'est glacée, ii). Athal. u, 2. Il Fig. Se glacer, perdre de son l'eu, de son ardeur, de sa vigueur. Faudra-t-il sur sa gloire [de Louis XIV] attendre à m'e.vercer Que ma tremblante voix commence à se glacer? hoil. Épit. t.
— Hisr. xii* s. La rien [chosej qui plus el quor [cœur] me glace, benoît, ii, (3886. || xiii* s. Nostres sires Diex fait glacier l'eve à semblance de cristal, Psautier, f° 177.
— ETYM. Glace; provenç. glassar, glachar ; ital. yhiacciare. Glacer, glacier avait aussi, dans l'ancienne langue, le sens de glisser.
GLACEKIE (gla-se-rie), s. f. || 1° Art, commerce du glacier limonadier. || 2° Commerce ou usine du glacier, de celui qui fait des glaces de verre, des miroirs. La glacerie de Saint-Gobin.
— ETYM. Glacier.
fOLACEUR (gla-seur) , s. m.Ouvrierqui glace les indiennes ou autres étoffes. Il Celui qui glace des papiers.
— ETYM. Glacer.
GLACEUX, EUSE (gla-seû, seû-z'), adj. \\ 1° Plein de glace, où il gèle. Contrées glaceuses. Nuit glaceuse. Il 2° Terme de joaillier. Pierre glaceuse, pierre qui a des glaces. Diamant glaceux.
— HIST. XV" s. Se laissèrent couler jusques en froideur toute glaceuse et pleine de haineuses mixtions, CHASTEL. Exposition sur vérité. || xvi* s. Il y eut de la peine à demesler les forests en une nuit très obscure et glaceuse, d'aub. Hist. n, <88.
— ÉTYM. Glace.
f GLACIAIRE (gla-si-ê-r'), adj. Terme de géologie. Qui appartient aux glaciers. L'épuisement successif de la masse glaciaire, fournet, Observ. sur le Rhône, Comptes rendus, Acad. des se. t. Li, p. 958. Il Période glaciaire, période pendant laquelle la température de plusieurs vastes contrées a été beaucoup plus basse qu'elle n'est présentement.
— ÉTYM. Glace.
t GLACIAlRISïE (gla-si-é-ri-sf), s. m. Celui qui étudie les glaciers.
— ÉTYM. Glacier.
GLACIAL, ALE (gla-si-al, a-1'), adj. \\ l" Qui glace, qui est très-froid. Vent, air glacial. Il eut d'abord à s'avancer sur une rouie glissante, encombrée de bagages et de fuyards, contre un vent violent soufflant en face et au travers d'une nuit obscure el glaciale, segur, Hist. de Nap. ii, 7. || Mer glaciale, mer polaire couverte de glaces. || Zone glaciale, la zone qui enferme le pôle arctique ou le pôle antarctique. Il 2' Fig. Oui repousse par un froid mal accueillant. Un accueil glacial. Faire à quelqu'un une réception glaciale. Tu me fais cet aveu d'un air bien glacial, BOissY, Deh. tromp. ii, lo. Roqiielaure nous écouta avec une froideur glaciale, genus, Mlle de la Fayette, p. 73, dans pouoens. || Un homme glacial, un homme qui ne manifeste aucune chaleur d'âme. Il Un style glacial, un ouvrage glacial, style, ouvrage qui ennuie.
— REM. Cet adjectif n'a pas de pluriel masculin; du moins l'usage a répugné jusqu'ici à lui en donner un. Aussi quelques-uns ont dit glacials : des vents glacials, dans Bailly, Hist. de l'astronomie. Mais vraiment le pluriel régulier glaciaux n'a rien autre de choquant que de n'être pas employé.
— HIST. XVI* s. En certaines contrées glaciales,
— ÉTYM. Lat. glacialis, de glacies, glace. GLACIALE (gla-si-a-l'), s. f. Terme de botanique.
Espèce de ficoïde dont les feuilles sont parsemées de vésicules transparentes.
I GLACLàTION (gla-si-a-sion) , s. f. Terme didactique. Action de transformer en glace. La glaciation de l'eau.
HIST. XVI* s. En hyver, à cause de l'interception ou glaciation du dit esprit faite par le froid es parties externes, paré, Introd. «o.
— ETYM. Lat. glaciare, de glacies, glace.
i. GLACIER (gla-sié; Vr ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie : des gla-sié-z immenses), t. m. A nuis considérable de glace qu'on ne rencontre <|ue dans les hautes vallées des montagnes. Les glaciers de la Savoie. Les observateurs ont reconnu que les glaciei-s obéissent à un mouvement de progression qui les fait incessamment descendre dans la plaine.
— ÉTYM Glace.
2. GLiVCIER (gla-sié; l'r ne se lie jamais), t. m. Il 1° Limonadier qui fait des glaces. || S* Fabricant de glaces de verre.
— ÉTYM. Glace.
GLAClIrlRE (gla-siè-r'), s. f. || 1° Amas de glaces. Nos montagnes de glacières, qui sont dix fois plus hautes que le Vésuve et quarante fois plus étendues, ont toujours le même visage et sont dans un calme éternel, volt. Lett. Hamilton, 4 7 juin (773. Par les nouvelles tentatives qu'on a faites pour approclier du pôle de plus près, il paraît qu'on n'a trouvé que des glaces, que je regarde comme les appendices (le la grande glacière qui couvre cette légion tout entière depuis le pôle jusqu'à sept ou liuit degrés de distance, buff. 6' Ép. natur. Œuvres, t. XII, p. 313, dans pougens. || 2° Par analogie. Cavité souterraine dans laquelle on conserve de la glace pour l'été. || 3° Fig. Lieu très-froid. Cette chambre, cette salle est une glacière.
— ÉTYM. Glacier i.
< . GLACIS (gla-sî), s. m. || 1° Talus, pente douce et unie. Le glacis d'un étang. Il portait la passion du bien public à un tel point, et en même temps cette sorte de passion est si rare, qu'il est peut-être dangereux d'exposer au public que, quand il passait sur les marches du Pont-Neuf, il en prenait les bouts qui étaient moins usés, afin que le milieu, qui l'est toujours davantage, ne devînt pas trop tôt un glacis, FONTEN. des Billettes. Avignon a une bonne lieue de tour; presque tout le glacis est planté de deux rangs d'arbres qui forment un cours assez médiocre, DE BROSSES, Lettres sur l'Italie, t. i, lett. 2. Il 2° Terme de fortification. Pente adoucie, qui descend du haut du chemin couvert jusqu'à la campagne ouverte Ce chemin terrible Qu'un glacis
teint de sang rendait inaccessible, volt. Henr. vi. Il 3° Terme d'architecture. Glacis de corniche, petite pente ménagée sur la cymaise d'une corniche, pour l'écoulement des eaux de pluie. || 4° Terme de raffinerie. Plan horizontal en maçonnerie qui sert à exposer des pains de sucre au soleil. || Évasement qui augmente la capacité des chaudières.
— HIST. XV* s. Et si failloit abattre une engine ou ung arc-boutant, qui estoit appoincté contre le dit clochier.... à l'égal de glichy [plate-formej , DU GANGE, glatia.
— ÉTYM. L'ancien verbe glacer, qui signifiait glisser, et qui vient de glace.
2. GLACIS (gla-sI), t. m. || 1° Terme de peinture. Préparation de couleurs légères et fuyantes qu'on applique avec un pinceau fort délié sur d'autres couleurs pour leur donner plus d'éclat. || 2* Terme de maçonnerie. Enduit en pente fait sur la tète d'un mur de clôture ou de dossier de cheminée. || Terme de couvreur. Enduit que l'on fait sur la volige ou sur un lattis jointif pour recevoir le plomb d'un faîtage , d'un arêiier. || 3° Terme de tailleur. Rang de points pour faire tenir la doublure en état avec l'étoffe. Passer au glacis. || 4° Terme de passementier. Traînée de clinquant, etc. qui couvre un assez long espace sans être arrêtée, j] Partie des soies de chaînes servant seulement à lier la trame. Il B" Terme de maréchal. Circonférence et étendue de la sole de corne.
— ÉTYM. Glace.
GLAÇON (gla-son),j. m. || 1° Morceau de glace. Le bon vieillard très-inutile Que vous nommez Anacréon.... Achève sa pénible vie Auprès d'un poêle et d'un glaçon Sur les montagnes d'Helvétie, volt. Éplt. 108. Ma muse aux durs glaçons ne livre point ses pas ; Délicate, elle tremble à l'aspect des (nmas; Et près d'un pur foyer, cachée en sa retraite. Entend les vents mugir, et sa voix est muette, a. CHÉNiEH, Élég. i. Sombre hiver, sous tes glaçons Ensevelis la nature, bérang. Hiver. On lui confirmé que, sur ce point, la Bérézina n'est pas seulement une rivière, mais un lac de glaçons mouvants, SÉGUR, Hist. de Nap. Xi, 2. Un vent aigre et violent coupe leur respiration ; il s'en empare au moment où ils l'exhalent et en forme des glaçons qui pendent par leur barbe autour de leur bouche, ID. ib. IX, n. Les feux bien allumés, ils passèrent la nuit à se sécher au bruit des cris, des imprécations, des gémissements de ceux qui achevaient de fran-
chir le torrent, ou qui du haut de ses berges roulaient et se perdaient dansses glaçons, m. ib. ix, I3. Il Fig. L'un est tout feux, et l'autre tout glaçons, bf.nserade, Wmdeau, dans le Dict. de richelet. Dissifie mes glaçons par cette heureuse flamme Qu'allume ton amour, cobn. f//ii(. iv, (8. ||0n dit aussi d'une personne très-froide : C'est un glaçon. Il 2" Terme d'architecture. Ornements qui imitent les glaçons naturels.
— HIST. XII* s. Dune vint l'iver od [avec] ses glaçons, Od ses neifs [neiges) e od ses gelées, benoît, il, <728. ||xiii*8. S'a en U tant fiel etameir, Que il n'est nus liom qui mesface , Qui jamais puist avoir su grâce. C'est Ii glasons qui ne puet fondre ; Chacun jor la vodroit confondre Se chacun jor jiooit revivre , ruteb. II, 75. Il XVI* s. I.t bref ce n'est, à ouir leurs chansons, De leurs amoui-s que flammes et glaçons, DU BELLAY, VU, 28, recto.
— ÉTYM. Glace; picard, glachon; bourg, glaiçon.
t GLAÇURE (gla-su-r"), s. f. Terme de céramique. Action de recouvrir les poteries d'un enduit qui au feu doit se vitrifier.
— ÉTYM. Glacer.
GLADUTEUK (gla-di-a-teur), s. m. || 1" Nom de ceux qui combattaient dans les jeux du cirque à Rome avec des armes tranchantes, soit entre eux, soit contre des bêtes féroces, l^s Romains ont voulu le dire [la nécessité de consulter les circonstances], quand ils ont dit qu'on devait délibérer avec l'occasion et en présence des affaires.... que le gladiateur prenait conseil dans l'aniphitliéâtre.... balz. Pe la cour, 4* dise. I.a gravité romaine n'a pas traité la religion plus sérieusement, puisqu'elle consacrait à l'honneur des déesses les impuretés du théâtre et les sanglants spectacles des gladiateurs, noss. Hist. ii, (6. Ah! s'ils ont pu choisir pour leur libérateur Spartacus, un esclave, un vil gladiateur.... bac. ilitlir. m, ). Les premiers docteurs de l'Éj^lise interdisaient aux chrétiens les spectacles des gladiateurs, MASS. Confér. Fuite du monde. Les combats de gladiateurs feront toujours regarder les Romains comme une nation sanguinaireet féroce, saint-foix, Ess. Paris, CEuv. t. iv, p. 235. A chaque blessure que recevait un gladiateur, le peuple criait, en battant des mains ; Hoc hahet ; el, lorsque ce gladiateur, étendu sur l'arène et percé de coups, demandait quartier, son adversaire s'ariêtail et regardait le peuple, qui souvent lui ordonnait d'achever d'oler la vie au malheureux vaincu, id. ib. Convaincu que la douleur de ce passage [la mort] qui nous effraye est bien peu de chose, puisqu'elle ne suffisait pas pour ôter aux gladiateurs la force de tomber avec grâce et d'expirer selon les lois de la gymnastique, diuer. Claude et Nér. u, H. \\ Au féminin. Je vois avec horreur dans l'histoire ces furieuses gladiatrices, BALZ. liv. VII, lett. 43. Il 2" Par extension, ferrailleur, duelliste. Enfin si cet amant que vous enjalousez Est un gladiateur?... scarron, Jodelet duelliste, dans le roux, Dict. comique. Les PP. Longuet et de Lessan n'ont-ils pas flatté la passion de ces malheureux gladiateurs, en enseignant qu'un homme qui est injustement attaque peut tuer son ennemi en duel? PASC. Fiictum pour les curés d'Amiens. Je ne crois pas que des hommes qui doivent servir la cause publique en véritables frères d'armes aient bonne grâce à se combattre eu vils gladiateurs, Mirabeau, Collection, t. m, p. 378. || Fig. Gladiateurs de plume, MAUCROix, dans richelet. || 3" Espèce de dauphin.
— HIST. xvi*s. Plusieurs gladiateurs se sontveus, au temps passé, après avoir couardemenl comballu, avaller courageusement la mort, offrant leur gosier au fer de l'ennemi et le conviant, moht. iv, 212.
— ÉTYM. Lat. gladiatorem, de gladius, glaiv* (voy. glaive).
t GLADIATOIRE (gla-di-a-toi-r'), adj. Qui a rapport aux gladiateurs et à leurs coml)ats.
— HIST. XVI" s. Deschassez le par main gladiatoire, J. mahot, v, en.
— ÉTYM. Lat. gladiatorius,de gladialor, gladiateur.
t GLADIÉ, ÉE (gla-di-é, ée), adj. Terme de botanique. Oui est en forme de glaive, et aussi qui est muni de vives arêtes.
— ÉTYM. Lat. gladius, glaive.
t GLADIFÈItE (gla-di-fe-r'), adj. Terme de zoologie. Qui porte un prolongement en forme d'épée.
— ÉTYM. Lat. gladius. glsLiye, el ferre, porter.
f GLAGEON (gla-jon), s. m. Terme de min^alogie. Espèce de marbre.
f GLAI (glè), s. m. Mot usité en quelques localités pour signifier une masse de glaïeuls formant une île dans un étang. Que j'aime ce marais paisible ! Il est tout bordé d'alisiers, D'aunes, de saules et d'o-
GLA
giers, X qui l« fer n'est point nuisible ; Les nymphes y cherchent le frais, S'y vieiinenl fournir de quenouilles, De pipeaux, de joncs elde glais, st-auand, dans i.E Boux, Vicl. comique.
— IIIST. xiii' s. À cestui [auprès de cclle-làj ne savons la montanced'un glai jglaieulj, Berte, Lvii. Il XV" s. La (lour du glay est plaisans et parfotle, FBOiss. Ballade.
— ÊTYM. Provenç. glai, glais, glaïeul ; du latin gladius, glaive, par i'assimilation qui se trouve dans gladiiilus, glaïeul. Cependant on a indiqué le celtique: lias-breton, gldi, vert; kimry, glds ; irl. glas; mais l'ï celtique ne se retrouve pas dans le glai roman; ajoutez qu'on trouve glager , couvrir de gl lïeuls , joncher, ofi le second g indique gladius.
\ GLAIE (glA) ou GLAISE (glê-7.');, S. f. Voûte d'un four de verrerie.
GLAÏEUL (pli-ieul) , *. m. || i° Nom du genre gtadidlus, famille des iridées. Le glaïeul commun, le glaïeul des moissons, le glaïeul palustre en sont des espèces. || 2" On désigne aussi sous le nom de glaïeul deux esp'cos du genre iris : le glaïeul des marais, iris pscudo-acorus, /,., et le glaïeul puant, iris fœtidissima, L, nommé aussi iris gigot.
— UEM. On a dit glaïeux au pluriel : Un sauvage oiseau de rivitre, Parmi les joncs et les glaïeux, Frappe inopinément mes yeux, Perrault, Chasse, dans BiciiELET.
— HIST. XIV* s. Canne ou gros glagel, H. dp. mon- OEviLLE, f° 89. Le loutre gist en fort p;iys de glageux, ou en un creux soubz la racliine d'un arbre près de l'eaue, ilodus, {° xi.ii, verso. Il xv" s. Va vendre un fassel de glaioil, Si acheté oumusete ou pipes, Nat. de J. C. Il XVI' s. Le glaïeul, dicl aussi yiis, s'esleve par hulbes ou racines sans lilamens.... ses Heurs nleues sont- agréables à la veue, o. de skbrks, 57«. Les (leurs do glaieul jaune, ou flambe bastarde, ID.
— ÉTVM. Wallon, clajn; champenois, glage; picard (Noyon), glaju; provenç. glacial; non précisément du lalin gladiolus, glaïeul, proprement petit glaive (diminulir de gladius, voy. glaive), puisque le français et le provençal ont l'accent sur ol ou eul, et le latin sur di; mais d'un dérivé gladiolius, oii l'accent serait sur o.
fGLAlUAGK (glè-raj'), s. m. Action de glairer.
GLAIKK (glc-r'), s. f. Il 1" Leblanc del'oxif quand il n'est pas cuit. || Nom du blanc d'œuf chez les relieurs, (jui s'en servent pour en frotter la couverture des livres en veau. Préparation de la glaire d'oeufs : sur les glaires de douze œufs, on met deux gros d'alcool, on bat bien le tout avec un moussoir à chocolat.... llanueldu relieur, p. 148. ||2" Humeurque sécrètent les membranes muqueuseselqui ne dillère des mucosités i|ui lubrifient ces membranes que par plus de consistance et (le viscosité. La goutte avec sa craie, et la glaire endurcie Qui se forme en cailloux au fond de la vessie, volt. Tactique. || Nom des mucosités (|ui découlent des organes sexuels pendant l'accouchement. || Nom dos mucosités que rendent les petits enfants, les deux ou trois premiers jours. Il Terme de chasse. Matiôre qui se trouve dans les fumées des biches. [| Kn général, toute espice d'humeur visi|uense dans le corps vivant. Trois sortes de glaires ou humeurs extrêmement claires, ijesc. l'Homme. Il serait difficile que l'âme d'un animal qui n'est qu'une glaire en vie fût un feu céleste, voi.T. Coliiii. lUfl. Il 3" Se dit aussi d'une eau qui se trouve dans les diamants imparfaits.
— iliST, xiii' s. Glaire d'où [d'oeufs], Marbodus, Col. t66i, dans lacuhne. || xv* s. Icellui Bernart print des estoupes et de la clere des oefs, et, au mieux qu'il sut, appareilla les plaies qui fort saignoient, du cange, clara. Le my-œuf de l'oeuf ne peut sans la glaire ni la glaire sans le mi-œuf, Fno:ss. 11,111, 27. Il XVI' s. Ces phlegmes filent déliés au sortir, et depuis se ramassent et espaississent comme glaire d'ieuts, pahé, xv, 65 bis.
— KiVM. Provenç. clora, glara, s. f, et c(ar, s. m., et aussi glarea; espagn. clara ; ital. chiara; baslatin, Clara ori, blanc d'œuf. Diez, adoptant d'abord l'opinion de Grimm , le tira de l'anglo-saxon glœre, suocin. Mais il est revenu sur cette élymologie, qu'il ne soutient plus; maintenant il demande s'il faut suivre le sens qui conduit au latin clarus, le clair de l'œuf, ou la forme qui indique le Imin glarea, caillou; il rapporte à glarea, que des glossaires donnentavecle sens de chose gluante, 1 italien chiara, qui, outre le sens de glaire, a le sens de banc de sable, et le vénitien giara, qui signifie uniquement banc lie sable, qui serait en italien ghiara, représentant le latin glarea, gravier; tout cela le conduit i supposer une confusion entre clarum ooi et gla-
GLA
rea. Quoi qu'on pense de ces rapprochements pour expliquer la présence do glarea a\ec le sens de glaire, l'ensemble des formes romanes parait indiquer formellement l'adjectif latin clarus , dit au féminin clara pars ovi, la claire ou la glaire de l'œuf. Le changement du c en j/ a des exemples : gras, de crassus, pour le français; gleiia, église, de ecclesia, pour le provençal. Mahn cherche une étymologie celtique : bas-breton, glaour, salive, liquide visqueux; kimry, glyfoer, bave; mais ces mois ni pour le sens ni pour la forme ne peuvent prévaloir contre la dérivation latine.
GLAIKÉ, f.E (glè-ré, rée), part, passé de glairer. Couverture d'un livre glairée.
GLAIREU (glé-ré), V. a. Terme de relieur. Frotter la couverture d un livre avec une éponge trempée dans des blancs d'œufs, poury donner du lustre.
— ÉTVM. Glaire; wallon, glairi, baver.
GLAIIIKUX, ECSE (glé-reû, reû-z'), odj. Oui est
de la nature des glaires. Matière, humeur glaireuse.
— lllST. Xiii* s. Les sansues qui ont grosses tiestes et qui ont coleur entre noir et vert et qui sont glaireuses, ALEBRANT, 1° <♦.
— ÊTYM. Claire; wallon, gJoiri'eu.
t GI.AIUINE (glè-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Nom donné par certains auteurs à la substance que d'autres appellent barégine et qui est d'apparence glaireuse.
— ETYM. Glaire, et la finale tne qui indique nature.
t GLAIRUUE (glï-ru-r'), s. f. Terme de relieur. Préparation avec laquelle on glaire. Les gommes, le blanc d'œuf, l'alun pulvérisé Pour dorer ces objets remplacent la glairurc, lesné, la lleliure, p. 97.
GLAISE (glê-z'), s. f. Argile grasse et plastiiiue qui sert à la fabrication de la poterie grossiùre. Toutes les glaises se durcissent au feu, et peuvent même y acquérir une si grande dureté qu'elles étincellent par le choc de l'acier, dufp. Uin. t. i, p. 243, dans pouoENs. || Adjectivement. Terre glaise.
— HIST. XIII* s. En la saison que ele [l'autruche] pont, Ens ou sablon ses oes [œufs] repont jelle cache].... Et Dicx, qui tout le monde fist, Li aide par icel dévisse. Que ou sablon et en la glisse.... du CANOË, glis^ria. || xiv s. Estoupez le tout de terre glaze, de mousse, et entortillez de drappeaulx, Ménagier, ii, 2.
— ÊTYM. Norm. (Valogne, Coutance) ffitùe ; baslatin, glis, glilis, terre tenace, dans les gloses d'Isidore. On rattache d'ordinaire glis, glilis au grec •y).(i, colle ; mais cela n'est pas sûr. Scheler y voit uno racine germanique : allemand, Kley ; anglais, clay. argile.
GLAISE, ÉE (glè zé, zée), pari, passé de glaiser. Le bassin de cette fontaine est glaise.
GLAISER (glè-zé), V. O. || 1° Faire un corroi de glaise. Il 2" Terme d'agriculture. Glaiser des terres, les amender avec de la glaise.
— ÊTYM. Glaise.
GLAISEUX, EUSE (glè-zeû, ïeû-z"), adj. Oui est de la nature de la glaise. Un peu de sel versé sur les terres glaiseuses e.st un des meilleurs engrais possibles, volt. ie((. Turgot, (8 fév. 1770.
— EtV.M. Glaise; norm. gliisous.
GLAISIËRË (glè-ziê-r'), s. f. Endroit d'où l'on
tire la glaise.
— ÊTYM C/atîe;bas-liitin,9/weno.
f GLAITEUON (glè-te-ron), s. m. Un de$ noms vuljiaires du grateron.
— HIST. xiv* S. Gleteron ou gloton, du cange, lappa.
— ÊTYM. Le même que glouterori (voy. ce mot). GLAIVE (glè-v'), s. m. || 1° Êpée tranchante
(usité surtout en poésie et dans le style soutenu). J'ignore si de Dieu l'ange se dévoilant Est venu lui montrer un glaive élincelant, bac. Athal. Il, 2. Quand l'arrêt du destin eul, durant quelques jours, A tant de cruautés permis un libre cours. Et que des assassins, fatigués de leurs crimes. Les glaives émoussés manquèrent de victimes, volt. Heur. m. Il Dans l'Écriture, celui qui frappera du glaive périra par le glaive. || Fig. 11 étale i son tour des revers équitables Par qui les grands sont confondus; Et les glaives qu'il tient pendus Sur les plus fortunés coupables, Sont d'autant plus inévitables Que leurs coups sont moins attendus, corn. Polyeucte, IV, 2. Glaive du Seigneur, quel coup vous venez de frapper [la mort de la reine] I toute la terre en est étonnée, boss. Harie-Thér. Le glaive qui a tranché les jours do la reine est encore levé sur nos têtes; nos péchés en ont af&lé le trauchaat fatal : le glaive
GLA
que je tiens en main, dit le Seigneur notre Dieu, est aiguisé et poli ; il est aiguisé afin qu'il perce ; il est poli et limé afin qu'il brille, in. iO. En acceptant le glaive de douleur,dont Siméon lui prédit que son tme sera percée, bourdal. Purif. de la Viei>y*, Myst. t. II, p. nu. De quel glaive de douleur son âme ne fut-elle pas percée? wass. Patiég. Kagd. Il 2* La guerre, les combats. Le glaive peut seul déciller (litre ces deux rivaux. || 3° Le droit de vie et de mort. Le souverain a la puissance du glaive. Le glaive des lois Le glaive de la vengeance. Le glaive temporel, la justice séculière. Contre qui s'armer, contre qui tirer le glaive de la justice T patbu, Plaid. 7. Puisqu'il permet l'exercice de la puissance du glaive dans les matières de la religion et do la conscience, boss. Var. x, § &8. Qu'à la fureur du glaive on le livre avec elle, kkc. Athal. v, c. Le meurtre de Calas, commis dans Toulouse avec le glaive de la justice le » mars I7U2, est un des plus singuliers événements qui méritent l'attention de notre âge et de la postérité , volt. Polit, et Ugisl, ToU'r. Ilist. de la mort de Calas. || Anciennement. Droit de glaive, droit de connaître des crimes qui méritent la peine de mort, ou une autre peine afllictive. || 4* Le glaive spirituel, la ju-' ridiction de l'Ë^zlise, le pouvoir qu'a l'Église d'excommunier. Qu'elle est forte cette Eglise, cl que redoutable est le glaive que le Fils de Dieu lui a mis dans la main I mais c'est un glaive spirituel dont les superbes et les incrédules ne res.<entenl pas le double tranchant, iioss. le Tellier. || En un autre sens. Le feu est allumé, l'encens est prêt, le glaive est tiré ; le glaive est la parole qui sépare l'âme d'avec elle-même, pour l'attacher uniijuement à son Dieu, boss. la Vallière. || 5° Le gltive de la parole, le pouvoir de l'éloquence. Ce n'est pas ma faute si sa parole [de J. J. Rousseau], puissante comme le glaive et comme le feu, agitait les âmes de ses contemporains, villemai.n, Litlér. fr. is* s. 2* partie, 2* leçon. D'un autre Sinal fais flamboyer la cime. Retrempe au feu du ciel la parole sublime. Ce glaive de l'esprit émoussé par le temps, lauabt. Ilarm. iv, ta. || 6* Terme d'antiquité romaine. La profession de gladiateur. Condamner au glaive. Il 7° Terme du moyen âge. Lance. || Glaive courtois, lance sans fer tranchant. Le traité (les chevaliers de la Table ronde dit que les chevaliers ne portaient nulles épées, fors glaives courtois, ([ui étaient de sapin ou d'if, avec courts fers, sans être tranchants ni émoulus, dd cange, sur Jotnville, p. itt, dans LACURNE. Il 8° L'espadon, pois.son.
— HIST. xii* s. De cest glaive, de cest esfrei Parla chascuns mult endreit sei, benoît, v. B07;t. Kar reis Aigrouz od ses Daneis A fait cest gleive [carnage; de François, id. v. (0922. ||xiu* s. Tous ces que tu ne conois, soupeçonne que il soient ti ennemi.... se il porte glaive [lance], va à sa ('^stre, et se il porte espée, vaàsenestre, brun, latini, Trésor, p. 360. Et porloient un glaive vert à un long fier [fer] de Bohaigne, H. DE valenc. vu. Outre le pont de fer s'est li bers arestus, Dist à ses compaignons : de Dieu aies vertus ; Ancui feronsgrans glaives des cuiversmescreûs, Nous lortorrons [enlèverons] les testes aus brans d'acier moins, Ch. d'ÀtU. viii, 233. Là fu navré [blessé | mons Hugue d'Escos de trois glaives
I [lances] au visage, et monseigneur Raoul et monseigneur Fer « de Loupey d'un glaive parmi les espaules, JoiNV. 225. Il XIV* s. Quant il orent emploie leurs glaives, il sachierent leurs espées et commencèrent à fcrir à destre et à sencstre, Modus, ms.
f» 299, dans LACUBNE. Il XV* s Et se consuivirert
sur les heaumes et se donnèrent grands horions; cl passèrent outre et portèrent leurs glaives toutes droites, fboiss. m, iv, 13. || xvi* s. Un glaive, comme l'on dist, ou couteau Fait tenir l'autie
j en son fourreau , leroux de lincï, Pror. t. ii,
— ÊTYM. Provenç. glai, glay, glati, glaxi; portug. ' glario; ilal. gladio; du latin gladius. Glaite avait
généralement le sens de lance, comme étant l'arma par excellence des chevaliers, et, figurément, le sens de carnage.
GI.AMA, s. m. Voy. lama.
f GLAMMET (gla-'mè),t. m. Un des noms vul gaires de la mouette.
GLANAGE (gla-na-j'), s. m. Action de glaner. Faire défenses, sous de grosses peines, de frauder la dtme, soit par vol, dégât de bestiaux, glanages, ou telle autre manière de friponnerie que ce puisse être, VAt'BAN, Dime, p. (S9.
— ÊTYM. Glaner.
GLAND (glan; le d ne se lie pas; au pluriel, l'i se lie : les glan-z et les chênes), f. m. || 1* Le fruit
GLA
GLA
GLA
pie porte le chêne. Sous un cliône aussitôt il va prendre son somme; Un gland tombe: le nez du
lormeur en pâlit, la font. Fabl. ix, ♦. Malgré le
ilain assaisonnementde tout ce régal, je ne laissai pas de manger des deux côtés à la fois, comme les ;ochons mangent les glands, lesage, Guzm. d'Alfar. i, s. Je goûte une secrète salislaction à contempler dans un gland le germe d'oô naîtra dans quelques siècles le chdne majestueux à l'ombre duquel les oiseau.? de l'air et les bêtes des champs iront se réjouir, bonnet, Consid. corps org. Œtiv. t. v, p. 2117, dans pouGENS. Tourmente donc la terre, appelle donc la pluie, Chasse l'avide oiseau, détruis l'ombre ennemie; Ou bientôt, affamé près d'un riche voisin. Retourne au gland des bois pour assouvir ta faim, deulle, Gcorg. i. Le Russe.... Las de pain noir et de gland Veut manger notre pain blanc, BÉBANO. Gaulois. Et cette force qui renferme Dans un gland le germe du germe D'êtres sans nombres et sans fin, LAMART.7/arni. ii, 9. Le vont chasse loin <les campagnes Le gland tombé des rameau.x verts, v. HUGO, Odes, 1, t. Il Gland doux, noms du fruit comestible de plusieurs espèces de chênes. || Terme de botanique. Fruit qui a les caractères du fruit du cliéne, uniloculaire, indéhiscent, dont le péricarpe, uni à la graine, présente toujours à son sommet les dents fort petites du calice, et est renfermé en partie ou en totalité dans une sorte d'involucre écailleu.v ou foliacé. || 2° La nourriture supposée des premiers hommes. Il [J. J. Rousseau] veut réduire au gland l'Académie entière : Renoncez aux cités, venez au fond des bois, Mortels, vivez contents sans secours et sans lois, volt, les Deux siècles. Quelque opinion que l'on embrasse touchant l'origine (les sociétés, il est certain que, chez les peuples <le l'Italie et de la Grèce, on trouve établie la croyance à un état primitif, dans lequel les hommes sans loi, sans propriété, sans établissement fixe, errent dans les bois, et, ne sachant pas encore cultiver le blé, se nourrissent de glands, ampère, /lisl. rom. à Rome, t. 1, p. 76. Il Fig. Le siècle du gland est passé, vous donnerez du pain aux hommes; quelques superstitieux regretteront encore le gland qui leur convient si bien, elle re?'e de la nation sera nourri par vous, volt. un. la Chdlolais, 3 nov. (702. || 3° Gland de terre, gland terrestre, la gesse tubéreuse {lalhyrus lulierosus). || Par l'expression gland de terre, on désigne encore le carum bulbocaslanum, dit aussi terre-noix, l^goabant. || 4° Gland de mer, nom vulçaire des différentes espèces du genre balane et
rincipalement du balane clochette, dit aussi tulipe turban et tulipe épanouie, legoarant. Palissy a cru que les mines calcaires de Touraine étaient des mines de glanai de mer, volt. Colim. 3. || 5° Nom de morceaux de métal ou de bois taillés en forme de glands, et, par extension, de petites houppes de laine, de fil ou de soie qui terminent des cordons. Des glands de rideaux, de bourse. Gland de fil d'or. Il le vit s'échauffer et se mettre en action, jusquelà que, s'adrussantà lui, il le prit et le retint tout un temps par ses glands, comme on fait sans y penser quand on veut parler fortement à quelqu'un, et le convaincre de quob|ue chose, pellisson, Hisl. de VAcad. t. I, p. (19, dans pougens. Quand les glands et les nœuds seront posés, cela sera véritablement charmant, oeni.is. Th. d'e'duc. la March. de modes, se. 3. Il 6° Terme d'anatomie. L'extrémité de la verge et celle du clitoris. || 7° Espèce de tenaille de boisa l'usage du fabricant de peignes.
— iiiST. xiu* s. Il coilloient es bois les glandes Por pain, por char et por poissons, la Rose, 8404. Il xv s. Et vivoit de glans et d& pommes sauvages et avoit le goust et l'appétit d'un pourcel, froiss. m, IV, 29. ||xvi' s. Réduire le prépuce qui seroit renversé au-dessus du glan, paué, iMrod. 2.
— ÊTV.M. Génev. aglan; Berry, lland, aillant; norm. J/an (à Saint-Lo, iion) ; Maine, gutan/provenç. glan, gtant, aglan; catal. agla; ital. ghianda; du latin g/ondem; dorien, fiXavoî; grec commun, pàXœvo;. Comp. le sanscrit ja(ano, qui tombe, de gai, tomber.
f ( . GLANDAGE (glan -da y),s. m. Droit de glandée.
— mST. XVI' s. Les pourceaux gras retournez du glandage Sont égorgez et mis pour le ménage En des saloirs durant plus d'une année, Et font trouver meilleure la vinée, baïf, Œuvres, p. 24, dans la-
CURNE
— ÉTYM. Gland.
\ 2. GLANUAGIC 'glan-da-j'), s. m. Terme de vétérinaire, 'l'uniéfaction indurée des ganglions lymphatiques de l'auge dans la morve chevaline.
— KTYM. Glande.
t GLANDAIRE (glan-d«-r'), adj. Terme de zoologie. Qui vit de glands.
— f.TYM. Gland.
GLANDE (glan-d'), s. ^. || !• Terme d'analomie. Nom des parties qui ont pour fonction d'effectuer la sécrétion de certains fluides. || Terme de botanique. Nom d'organes de forme variée, remplis d'un liquide spécial. || 2° Terme d'anatomie. Nom improprement donné et improprement conservé à plusieurs organes qui ne sont le siège d'aucune sécrétion. Laglande thyréoïdo. Les glandes lympbatiiiues. Il 3° Tumeur survenue soit dans les glandes soit dans les ganglions lymphatiques. La reine d'Angleterre, fort incommodée d'une glande au sein, eut une nouvelle afffiction, st-sim. t(8, 33. Il lui était venu [à la reine d'Espagne] des glandes au col, m. 303. (98. Une glande qu'elle avait au sein fut le foyer d'une humeur corrosive qui la dévora lentement, marmontel, Mém. iv.
— lllST. XIII' s. En col nuées [nouées] glandres out [elle eut], K'hom escrouele numer sont [a coutume de nommer], Edouard le con/". v.26i2. || xvrs. Outre les choses dites en gênerai des glandes, il faut sçavoir que le pancréas est un corps glanduleux.... paré, I, (7. Les glandes [ganglions] îles ainnes, m. iv, 8(. Glandula, est une tumeur ainsi dite, parce qu'elle ressemble à un gland ou une glarsde, ou parce qu'elle est plus souvent engendrée es glandes des emonctoires, ID. v, I7.
— ÊTYM. Bas-lat. glantia , glans, glande, tumeur; du latin glans, gland, par assimilation de forme.
(.GLANDÉ, ÉK (glan-dé, dée) , adj. Terme de blason. .Se dit des chênes chargés de glands d'un émail différent de celui de l'arbre.
— f.TYM. Gland.
2. GI.ANDÉ, ÉE (glan-dé, dée), adj. Terme do vétérinaire. Cheval glandé, cheval qui a une tuméfaction des ganglions lymphatiques de la ganache.
— KTYM. Glande.
GLANDÉE (glan-dée), s. f. Récolte du gland. Dans les futaies de chêne et de hêtre, les glandées et les fainées sont si rares qu'elles correspondent une fois sur sei't ou huit avec l'année de l'exploitation d'une coupe, forcade, Rapp. au min. des fin. p. 36.11 Aller à la glandée, aller ramasser des glands. il Envoyer les porcs à la glandée, les lâcher dans la forêt à la recherche du gland.
— HIST. XVI' s. En saison de bonne glandée, dans sept ou huit sepmaines, les pourceaux auront attaint le point que desirez, o. de serbes, 337.
— ÊTY.M. Gland; Berry, iantéc, llianlée.
t GLANDIKËRE ( glan-di-fè-r' ) , adj. Terme de botanique. Qui porte des glands.
— ÊTYM. Lat. glans, gland, et ferre, porter.
t (. GLANDIFÔRME (glan-di-for-m'), adj. Terme didactique. Qui a la forme de glands.
— ÊTYM. Gland, et forme.
I 2. GLANDIFORME (glan-di-for-m'), od;. Terme d'anatomie. Oui a la forme d'une glande.
— ÊTYM. Glande, et forme.
t GLANDIVORE (glan-di-vo-r'), adj. Qui mange des glands. Le porc est glandivore.
— ETYM. Gland, et le lat. vorare, manger. GLANDULAIRE (glan-du-lê-r"), adj. || 1° Le même
que glanduleux. || Terme de pathologie. Hypertrophies glandulaires, tumeurs caractérisées anatomiquement par l'élément des glandes qui sont le siège de l'hypertrophie. || 2° S. f. Espèce de verveine, verbena aubletia, L.
— ÉTYM. Glandule.
GLANDULE (glan-du-1'), s. f. Terme d'anatomie. Petite glande, c'est-à-dire les follicules et les glandes en grappe simple. || Terme de botanique. Synonyme de glande. Ces glandules si petites dont la surface inférieure des feuilles de la sauge est parsemée, BONNET, Observ. 3(, Œuv. t. ii, p. 303, dans pougens.
— HlST. XVI' S. Les ladres ont dessus et dessous [la langue] des tubercules ou petites glandulettes, ou grains, comme on voit aux pourceaux ladies, PARÉ, xxii, (0. Glandule est une partie simple du corps, de substance quelquefois spongieuse etmoile, quelquefois dure et dense.... id. i, (7.
— ÉTYM. Diminutif degîande; provenç.gJandoio; espagn.et ital. glandula ;à\i latin glandula, amygdale.
GLANDULEUX, EUSE (glan-du-leû, leû-z'), adj. Terme d'anatomie. Oui a la forme, qui est de la nature d'une glande. Tissu glanduleux. || Terme de botanique. Poils glanduleux, poils surmontés d'uue glande ou glandule.
I — IllsT. XV!' s. Tout homme qui regardera du près trouver! le pylorus glanduleux, paré, i, (4.
— ÊTYM. Glaridule ; provenç. glandulos ; espagn. et ital. glanduloso; du latin glandulosus.
t GLANDUHFÈRE (glan-du-li-fè-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui porte de petites glandes. || Terme de botanique. Organes glandulifêres, organes qui portent une ou plusieurs glandes. Poils glanduli> fères.
— ÊTYM. Glandule, et le latin ferre, porter.
t GLANDULIFOHME (glan • du-li-for-m') , adj. Terme didactique. Qui est de la forme d'une glandule ou d'une glande.
— ÉTYM. Glandule, et forme.
tGLANDULlTE(glan-du-li-t'),ï.^. Terme de minéralogie. Roche contenant des noyaux.
— ÊTYM. Glandule.
GLANE (gla-n'), s. f. \\ i' Poignée d'épis ramassés dans les champs après l'enlèvement de» gerbes. Une grosse glane. || Droit de glaner dans un champ. || Fig. Il y a encore champ, beau champ, pour faire glane, il reste encore pour les autres assez de travail ou de profit à faire dans une affaire, dans une science, etc. || 2° Par extension, poires groupées en bouquet sur une branche. Il 3" Glane ou torche , nom donné à un petit faisceau de brios de paille liés ensemble ou tordus pour servir de soutien à quelque chose, legoarant. Il Glane d'oignons, plusieurs oignons attachés à une glane de paille. Au-dessous, une espèce d'armoire; à côté de l'armoire, une glane d'oignons suspendue, DIDEROT, Salon de 4 786, UL'uï. t. xiii, p. (98, dans pougens.
— HiST. xui' s. Sire Ysengrin, dont ne scz-tu Com il nos est bien avenu? Ce est Hrnart, Relins et l'Asne, Ces avons-nos en noslre glane [puissance], Or te pues vengier de ton pié, Rcn. (3324. || xiv s. Icelle Mabile avoit emblé et fait ses gleiines en temps d'aoust, DU cange, glana. \\ xV s. Ainsi que le suppliant batoit un peu de glaincs ou gerbes de blé, DU CANGF, , glana.
— ÊTYM. Voy. glaner; norm. lionne; Berry, glene; génev. glcnne.
GLANE, ÉE (gla-né, née) , part, passé de glaner. Des épis glanés dans un champ.
f GLANÉE (gla-née), s. /.Terme de chasse. Chasse aux canards sauvages dans laquelle le blé sert d'appât.
— ÉTYM. Glané.
GLANER (gla-né), v. a. || 1° Recueillir dans les champs les épis écbappés au moissonneur. Glaner les épis après la moisson faite. || On dit dans le même sens glaner un champ. Dans l'Ancien Testament, Dieu défend aux propriétaires de glaner leurs champs. || Par extension. Voilà l'enfant des chaumières Qui glane sur les bruyères Le bois tombé des forêts, lamart. Ilarm. ii, (. || Absolument. Booz dit à Ruth : Écoutez, ma fille, n'allez point dans un autre champ pour glaner, et ne sortez point de ce lieu, saci. Bible, Ruth, ii, 8. || Fig. L'indigence glane chez d'autres. Mais elle moissonnait chez lui, BÉRANG. Étoil. qui filent. || 2" Fig. Recueillir le peu qui a été laissé ou négligé par d'autres, en parlant de profits. Ces nations [Anglais, Français] n'ont fait que glaner après les riches moissons [en Amérique] des Espagnols , volt. Mœurs, (49. || 3° Fig. Il se dit en un sens analogue des choses d'esprit. Cette époque a été bien étudiée; à peine y pourrait-on glaner quelques faits. Lire Homère, Aristote, et, disciple nouveau. Glaner ce qu" les Grecs ont de riche et de beau, hégnier, Sat. X. 1. Il Absolument. Mais ce champ ne se peut tellement moissonner. Que les derniers venus n'y trouvent à glaner, LA rotn. Fabl. lu, (. Tout est dit.... depuis six mille ans qu'il y a des hommes, et qui pensent.... l'on ne fait plus que glaner après les anciens, la bruy. i. Les anecdotes sont un champ resserré où l'on glane après la vaste moisson de l'histoire, volt. Louis XIV, 26. L'ouvrage de Sénèque est un champ où l'on trouve toujours à glaner, DIDEROT, tlègne de Claude et Nér. ii, 3.
— lUST. xiii' s. Et si ne soit si hardis glenercs ou glenorcsse ki voist [aille] à camp glener en joui do feste ne en diemeuce souz le foarfait de cinq sols, TAiLLiAB, Recueil, p. 4 10. Se j'ai trové aucun espi Après la main es mestiviers. Je l'ai glané mD'.l volenticrs, hugies de mery, le Tournoiement de l'antechrist, p. (04. || XV s. Chascuns pense de glainer sa moisson, El d'amasser joiaul.x, or el finance, e. di;sciiamps. Administrât, de Ihùlel du prince. || xvi* s. Celui ne choisit pas qui glane, LEROUX de lincy, Proi;. 1. 1, p. 75,
— ÉTYM. Génev. jiléner,glatner ; picard, glainer;
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