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Berry, glainer, glener; provenç. gretiar, dans Cramm. d$ Faidit, pulilide par oukssahd, 2' éd. p. 3l ; bas-Iat. gUnare (si quis in messem alienam glena- Terit, tPxto de la fin du vi' sii'cle). Diez note l'étyluologio indiquée par leibniU : kimry, glajn,gUln, nol; à quoi il ajoute le scaiiilinave glana, éclaircir; de sorte que glaner serait proprement nettoyer. Cela est possible sans être très-satisfaisant; il ne faut donc pas perdre de vue le bas-latin geliha, gelima, gelina, gnrbe, poignée; anglo-saxon, gelm, gilm, poigni'^o. Ici le sens est satisfaisant, et les variations de la consonne laissent jour à la transformation. Jl reste donc de l'incertitude entre une étymoloRie bonne pour la forme, moins bonne pour le sens; une autre bonne pour le sens et moins bonne pour la forme. Le provençal grenar paraît être une forme accidentelle, et ne se rattacher en rien & granum, crain.

GLANKUR, EU.SE (gla-neur, neû-7,''), s.m.etf. Celui, celle qui glane. Les glaneurs ont recueilli assez de blé pour leur hiver. Quand près d'eux [moissonneurs] la glaiieu.sc lialiile Cherche l'épi des malheureux, bêhano. 1rs Champs.

— HIST. XIII* s. Celé herbe ne fera jà bien à glaneor, carne puetatendre tans de meurir [mûrir]. Psautier, f° toi. Et s'il est (,'leneres ne gleneresse ki voist à camp [aille à champ] par nuit devant soleil levant ne ki demourt puis solel coukant.... taiu.iar, Hecueil, p. 4 lo. {| xvr s. Glaneurs sont pauvres gens qui vont recueillir ce qui a esté laissé aux champs par les laboureurs après l'enlèvement des gerbes, Coustum. gfnfr. t. i, p. 3H.

— f.TYM. Claner; génev. gUnevr ; Berry, gUneux. Dans l'ancien français glenere est le nominatif, et glenenr le régime.

■f GLANl.S (gla-nis'), s. m. Terme de zoologie. Poisson du genre des silures habitant les grands fleuves.

— f.TYM. Lat. glanis, du grec f'-â'"!.

GLANURE (gla-nu-r'), ». f. Ce que l'on glane

après la moisson.

— ÊTYM. Glaner.

I GLAPHIQUE (gla-fi-k'), adj. Terme de minéralogie. Talc glaphique, voy. pierbe de lard.

— ÉTYM. DôçEiv, inciser, tailler.

GLAPIR (gla-pir), v. n. || 1° Il se dit de l'aboi aigre des renards et des petits chiens. Le renard glapit, aboie, et pousse un son triste, semblable au cri du paon, nuFF. Jforc. choisis, p. 243. L'cpervior glapit comme le lapin et miaule comme les jeunes chats, CHATEAUB. Génie, i, v, 5. || 2" Se dit, par dénigrement, d'une voix humaine aigre et désagréable. Au lieu de chanter, elle glapit. X le bien mesurer, il [un apothicaire] n'est pas, que je crois, Plus haut que .sa seringue et glapit comme trois, beonaiid. Je

légat. II, H.||Fig Cette statue Contre laquelle

a tant glapi Des méchants l'énorme cohue, volt. Épit. < 10. Il II se conjuïue ave l'auxiliaire atoir.

— lllST. XV* s. Si commença à glapir, contrefaisant le chien très fièrement , louis xi , Houv. xxxi.||xvi' s. Ils glapissent comme renards, paré, AnimanT, xxv.

— f.TYM. Wallon, glawer ; du germanique : suédois, g/rr/Ja, japper, glapir ; anglo-saxon, gelpan; angl. j/cip. Diez prélîre l'ancien haut -allemand klaffnn; allem. mod. tWflWi, aboyer. L'ancienne langue ne connaît pas glnpir; elle a en place glatir, usilé dès les plus hauts temps; prov. et anc. cat. glatir; esp. latir; ital. ghiatlire. Diez y voit une onomalopée ; Scheler, au contraire, y trouve un radical germaniijue klat. comme dans glapir ie radical germanique klap.

GLAPISSANT, ANTE (gla-pi-san, san-t'), adj. Oui glapit. Les voix des oiseaux carnassiers sont aussi désagréables que leur figure et leur plumage ; ils ne font retentir les airs que de sons aigus ou ^lapis!;ants, hkrn. dkst-p. Ilarm. liv. v. Ilarm anim. Il Par dénigrement. Voix g!apis.sante, voix comparée à celle des animaux qui glapissent. L'un traîne en longs fredons une voix glapissante, Bon.. Sal. m. Du grand Lully vingt rivaux fanatiques Défiguraient sur des tons glapiss.ints Des vers français en fredons italiques, volt. Goût.

GLAPI.SSEMENT (gla-pi-se-man) , s. m. || 1- L'aboi aigre dos renards et des petits chiens. Son glapissement [du renard] est une espèce d'aboiement qui K fait par des sons semblables et très-précipités, BDFF. Quadr. t. ii, p. 213, dans poigens. || 8" Par dénigrement, il se dit aussi des personnes. Passons maintenant au glapissement des furies sur le si bécarre, j. ). Rouss. Examen de l'Orphie de Gluck. Cette dominante diésce forme un glapissement affreux, lu. ib. Il Fig. Ces tribuns du peuple que la

nation comptera longtemps encore, malfrré les glapissements de l'envieuse médiocrité, au nombre des libérateurs de la patrie, Mirabeau, Collection, t. m, p. 37».

— ÊTYM. Glapir.

t GLARÉOLE (gla-ré-o-l'), t. f. Genre d'oiseaux de la famille des éclia.sjter3 et de la famille des uncirostres.

GLAS (glâ; l'f se lie : le gl4-z attristant), *. m. .Son d'une cloche qu'on tinte pour annoncer la mort ou l'agonie de quelqu'un. La plume échappe de sa main; il [l'athée] écoute avec eflroi le glas de la mort, CHATEAUB. Génie, iv, i, l. Nul temple n'a gémi dans nos villes; nul glas N'a passé sur nos fronts criant : hélas! hélas! v. huoo. Voix, 2. || Par extension. Quand la cloche des ténèbres Balance ses glas funèbres, LAMART. //arm. ii, «.De toutes les heures.... Aucune à l'oreille insensible Ne sonned'un glas plus terrible Que ce dernier coup de minuit, m. ib. iv, 4. Il Se dit des salves d'artillerie tirées aux funérailles d'un souverain ou d'un militaire élevé en grade.

— REM. On a dit glais dans le xvn* siècle, et Bichelet le préfère à glas.

— HIST. xu' s. N'out chapelle en la ville où il eûst clochier. Où li glas nen sonnast por le roy essaucier, WACE, dans du cange, ctassicum. Encontre les reis soit um (on a coutume] faire glas soner, E la processiun encontre els asembler, E dedenz le mustier à grant honur mener, Th. le tnart. «60. E à la nue terre se culchant en ses dras. Tant qu'il oeit del saint [cloche] u l'apel u le glas, ib. <02. || xiu' s. Et les cordes corut saisir. Les sains sone de grant aïr X glaz, à treble, à carenon, Ren. 334). Chlaz, Trist. II, 80. Il xiv 5. Aucune fois trouveras tu que l'en fet aiention de clas ou [au] défaut de la lune ; et sachiez que anciennement, quant la lune failloit, les femmes et les enfans couroient par les villes à bacins et à sonnetes fesans grans sons, et leursembloit que la lune, qui estoit près de mourir, se restiscitoit à leurs sonnetes; si apeloient celle feste le clas de la lune, bercheure, P" 2. Le consul a fet fere silence en sonnant le clas à ce acoustumé, id. f° 44, recto. Il xv s. Et le bon comte de Douglas, Arec qui j'ai mené grant glas, froiss. Buisson de jeunesse.

— ÉTYM. Bourg, clas; proT. clas; ital. chiassn ; du lat. classicum, signal avec la trompette, de classiens, qui est relatif à une classe, à une réunion, de cJo.Mis, une certaine partie du peuple romain (voy. classe). Le classicum était proprement un signal (le trompette pour réunir, rassembler. Le nom de ce signal a passé à une sorte de sonnerie. On trouve aussi glas pour aboiement, grand bruit ; dans le sens d'aboiement, c'est le même que le provençal glal qui a ce sens et tient au verbe glatir (voy. glapir).

t GLASS-CORD (glas'-kord"), s. m. Terme de musique, instrument à touches de verre, plus souvent mais improprement nommé harmonica, que l'on frappe avec des baguettes terminées par de petits tampons,

— ÊTYM. Angl. glass, verre, et cord, corde.

I GLATIR (gla-tir), v. n. Se dit du cri de l'aigle et de certains animaux do proie.

— ÉTYM. C'est l'ancien verbe glatir: xi* s. Si cum chien i glatissent, Ch. de Uol. cclvu (voy. glapir à l'élymologie).

t GLAIIBER (glô-bir) (SEL DE), voy. sel.

•[ GLAUIIÉRITE (glô-bé-ri-f) . s. f. Terme de minéralogie. Sulfate de soude et de chaux.

f GLAUCESCENCE (g!6-sè-ssan-s') , s. f. Terme didacti|ue. État d'une surface glauque.

— f.TYM. Glauque.

t GLAUCESCEXT, ENTE (glô-sè-ssan, ssan-t'), adj. Terme de Iwtanique. Qui pré.senle une teinte glauque.

— F.TYM. Glauque.

t GLAUCIER (gifl-sié), s. m. Terme de botanique. Glaucier jaune, ou pavot cornu, plante papavéracée appartenant aux rivages caillouteux et sablonneux de la mer et des fleuves de l'Europe moyenne et méridionale, glaucium chelidonium, L.

— ETYM. Glaucus, glauque; ainsi dit à cause de la couleur très-glauque dos feuilles.

t 4. GLAUCINE (glô-si-n'), î. ^. Terme de chimie. Principe extrait des feuilles du glaucier.

t ». GLAUCINE (glau-si-n") , t. f. Nom donné au cowpox naturel à cause de la leinte gris bleu des vésicules.

— f.TYM. Lat. glaucus, bleu.

i GLAUCIQUE (glô-si-k'), adj. Terme de chimie. Acide glaucique, acide découvert dans un grand

nombre de familles végétales, cbicoracées, caprifoliacées, ombellilbres, etc.

— ETYM. I^t. glaucus, bleu ou vert.

t GLAUCO- FERRUGINEUX, EUSE (glô-kofè-rru-ji-neù, nert-z'), adj. Terme de minéralogie. Se dit d'un sable ferrugineux de couleur verte.

— f.TYM. Glauque, et ferrugineux.

t GLAUCCMATEUX, EUSE (glô-ko-ma-lefl, teûr"), culj. Terme de médecine. Afl'ccté de glaucome. Œil glaucomateux.

GLAUCOME (gia-kô-m'), ». m. Terme de médecine. Maladie des yeux où l'humeur vitrée devient opaque, avec déformation de la pupille et affaiblissement de la Tue.

— ETYM. r7oûxM|ta, de fXauvtô;, glauque, à caus» do la teinte que prend le fond de l'mil.

t GLAUCO.VIE (glô-ko-nie) ou GLAUCONITB (gia-ko-ni-f), I. f. Terme de minéralogie. Variété de craie.

t GLACCOfflEOX, EUSE (gW-ko-niefl, nieù-z*), adj. Qui est chargé de glauconie. || Terme de géologie. Le système glauconieux.

t GLAUCOPE (glô-ko-p'), ». m. Genre d'oiseaui de l'ordre des passereaux conirostres.

— ÊTYM. Glauque, et ii^, ùnài, fKil.

t GLAUCOPICRINE (glô-ko-pi-kri-n'),»./. Terme de chimie. Substance très-amère extraite du glaucier.

— ETYM. Glaucier, et mxpc;, amer.

t GLAUCUS (glô-kus'),». m. Genre de mollusques. Il Se dit aussi de quelques paissons.

t GLAUIHCT (glô-mè), s. m. Un des noms vulgaires du pinson.

GLAUQUE (Kl*-k'), adj. \\ !• Terme didactique. Qui est de couleur vert de mer. Feuilles glauques. Il 2" S. m. Petit mollusque gastéropode. || Poisson du genre des .squales. || 3^ .S', m. pi. Les glauques, famille de l'ordre des hypsoptères, comprenant les chouettes. || 4» 5. f. Petite plante à tiges étalées sur la terre, qui forme un genre dans la famille des primulacces.

— ETYM. lat. glaucus, tiré du grec -rXauxo;.

t GLAVIAD (gla-viô), ». m. Un des noms vulgaires de la claïel«e.

— ÊTYM. Corruption du mot claveau ou clarelée.

GLËBE (glè-b'), «./■. jj !• Terme de féodalité. Fonds de terre avec ses serfs et ses droits. Parlâtes héritières des branches aînées mettaient les cadets mâles hors d'état de recueillir une glèbe, st-sim. 297, 74. L'esclavage de la glèbe s'établissait quelquefois après une conquête, montesq. Ksp. xm, lï. Le Bourguignon [Burgunde], qui faisait paître des troupeaux, avait Desoin de beaucoup de lerreetde peu de serfs; et le grand travail de la culture de la terre exigeait que le Romain eût moins de glèbe et un plus grand nombre de serfs, m. ib. xxx, 9. Slon fermier.... Dénigrait la glèbe et la taille, berang Prétint. || Droits de glèbe, droits annexés à la glèbe, ceux qui étaient attachés à la possession de la terre. Il Attaché à la glèbe, se disait de celui qui ne pouvait quitter la glèbe, qui changeait de propriétaire quand la terre en changeait. Il 2° Dans le style élevé. Le champ qu'on travaille. La nature, qui pirle, et que ta fierté brave, Aura-t-elleà la glèbe attaché les humains. Comme les vils troupeaux mugissants sous nos mains? volt. Scythes, iv, ï. Que de gens adorent l'argile qu'ils ont pétrie! combien d'autres sont amoureux de la glèbe qu'ils ont remuée ! bliv. Oise, anim. Œur. t v, p. 367, dans poucens. L'i.omme qui cultivait la terre s'attachait à la gl'be par les soins qu'il lui donnait et s'en éloignait avec désespoir, bavnal, Hist. pliil. v, 9. L'homme rustique sent son ftnic .s'ouvrir aux infiuences de la religion, et sa glèbe aux rosées du ciel, château». Cdni>, IV, I, 7. Le vilain acquiert le sol, et n'en demande pas davantage, content de posséder la glèbe à laquelle il fut attaché, il la fait valoir à sa mode, c'est-à-dire par le travail; or, plus la glèbe est divisée, plus elle s'améliore et prospère, p. L. cour. Letl. V. Il 3" Motte de terre. Ecraser les glèbes. Il 4* Terre où l'on trouve du minerai.

— ETYM. Provenç. gleba, gif sa; cspagn. et ital. glcha; du lat. gleba, motte de terre, qui se rapproche de glohus, globe, et a même sens et même origine.

t GLÊCHOM"^ (glé-ko-m'), ». m. Terme de botanique. Gléchomo hédéracé (labiées), appelé vulgairement lierre terrestre, herbe de la St-Jean, terréte, rondelette, glechnma hedrracra, i.

t GLEICIlÊNlRK.s (glè-ké-ni-éc), ». f. Terme de botanique. Tribu de fougères.

■1 Gl.i;iSSI.V(glè-sin), ». »i. Terme dépêche. Poisson qu'on regarde au Croisic comme un anchois

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