GNO
t GNATHIUES (ghna-ti-d'), ». /. pi. Branche de la mandibule des insectes.
— ETYM. TviSo;, m.^choire.
fONATIilDIE (ghna-ti-die), t. f. Terme de zoologie. Chacune des branches de la mfichoire inférieure des oiseaux.
— ETYM. Diminutif de yvàôot, m&choire.
f G.XAruOI)0\TE (ghna-to-don-f), od>. Terme de zoologie. Dont les dents sont implantées dans l'épaisseur des mâchoires.
— ÊTYM. rvifjo:. mâchoire, et Jîoùc, dent.
+ GNATUOTHÈQUE (ghna-to-tè-kT, ». f. Terme de zoologie. Tégument de la michoire inférieure des oiseaux.
— ÊTYM. TviBoç, mâchoire, et 6iôx>i, loge.
t G^EISS (ghnès), ». m. Terme de minéralogie. Roche composée de feldspath et de mica. Gneiss talqueui ou amphiliolique, celui dans lequel le talc ou l'amphiliole remplace le mica.
— ETYM. Mot d'origine saxonne, qui a passé des mineurs de Saxe dans la minéralogie; mais on n'en sait rien de plus.
t GNIAF (gnaf), ». m. Populairement, savetier ambulant, et, par extension, un mauvais cordonnier ou bottier. || Fig. C'est un gniaf, c'est un gâcheur, un maladroit.
— HIST. xiii* s. Qui d'autrui pesance Veult faire bonbance. On en dira gnaf, Poésiet m»» avant uou, l. IV, p. 130, dans lacurne.
— ETYM. Origine inconnue.
t GMAN, GNIAN (gnan-gnan). Sorte d'expression mimologique par laquelle on représente l'hésitation d'une personne qui craint de faire ou de dire quelque chose. Chante-t-ill — Oh ! madame, je suis si tremblant. — Et gnian, gnian, gnian, gnian, gnian ; dès que madame le veut, modeste auteur! je vais l'accompagner, deauh. Ifar. de Fig. i, *. || .V. m. et ^. Un gnian-gnian, une gnian-gnian, personne molle, sans énergie, agissant avec peine et se plaignant toiijoura. || Il se dit adjectivement. Il est gnian-gnian. || On écrit aussi gnan-gnan. Vous avez prouvé au public et à vos camarades que vous êtes en état de jouer autre chose que des gnansgnans, Lett. de Talma à Mlle Bourgoing, eu sept. 482b, dans LABCHEY, ExceiUr. du langage
— ÊTYM. Redoublement du vieux moi niant, qui est néant, et qui signifiait rien.
t GMOLE (gno-D, s. f. Terme d'écoliers. Eraflure faite par une toupie en mouvement à une autre toupie, 11ICI1E1.F.T. I Un coupquelconque.il a reçu une fameuse gniole.
t G\OGi\OrTS (gno-gno-f), ». f. Terme popu- : lire. Cliose de peu de valeur. C'est de la gnognotte.
(. GNOMK (ghnô-m'), ». m. Nom des esprits qui. dans le système des cabalistes , président à l'élément de ia terre et à tout ce .lu'ellp renferme dans son sein, comme les onilins à l'élinieiit de l'eau, les sylphes à celui de l'air et les salamandres à celui (lu feu.
— ÊTYM. Le mot remonte à Paracolse, sans qu'on sache s'il représente Yvco|ir), intelligence.
t 2. GNOME (ghnô-m'), ». f. Nom qu'on donne aux sentences des anciens sages et philosophes de la Grèce.
— ÊTYM. rv(à(iT|, sentence, proprement intelligence, de yvûnii, connaître, savoir j lat. gnoscere, noscere : sanscr. jna.
GNOMIDE (ghno-mi-d'), ». f. Femelle d'un gnome.
— ÊTYM. Gnome t.
GNO.VIIQUE (ghno-mi-k'), adj. || i° Qui contient des maximes, en parlant de poëmes, de vers. || Poésie gnomique, celle qui s'exerce à composer des maximes ou des sentences, c'est-à-dire à réduire en forme poétique les principes et les devoirs de la vie. Les plus célèbres poètes gnomiques chez les anciens sont Théognis et Phocvlide. || 2" S. m. Les gnomiques, les plus anciens philosophes grecs auteurs de sentences.
— ÉTYM. rvMsjiixic, de TvwijiTi, sentence (voy.